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	<title>Jean-Jacques L&#039;ANTHOËN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:23:05 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Jean-Jacques L&#039;ANTHOËN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VIVALDI, L&#8217;Olimpiade &#8211; Beaune</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-lolimpiade-beaune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 06:50:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment oublier l’Olimpiade que Rinaldo Alessandrini offrit ici même en 2002, avant de l’enregistrer ? Après avoir très longuement mûri son projet, c’est maintenant le tour de Jean-Christophe Spinosi, dont la familiarité à Vivaldi est connue. La production, prévue en 2022, avait été compromise par la pandémie. Elle sera reprise à Paris au TCE, dans une &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment oublier <em>l’Olimpiade</em> que Rinaldo Alessandrini offrit ici même en 2002, avant de l’enregistrer ? Après avoir très longuement mûri son projet, c’est maintenant le tour de <strong>Jean-Christophe Spinosi</strong>, dont la familiarité à Vivaldi est connue. La production, prévue en 2022, avait été compromise par la pandémie. Elle sera reprise à Paris au TCE, dans une mise en scène d’Emmanuel Daumas, et une distribution totalement renouvelée (1) en juin 2024, en prélude à l’ouverture des Jeux olympiques. Le respect de la partition est absolu : ni coupure, ni altération de tel ou tel passage, le fait est suffisamment rare pour être signalé.</p>
<p>De Caldara à Donizetti, le livret de Métastase fut illustré plus de cinquante fois. L’histoire, complexe, repose sur deux couples – réunis pour une fin heureuse. Les deux hommes sont amis, qui se découvrent rivaux, la princesse Aristea étant promise par son père au vainqueur des Jeux. Mais l’authentique vainqueur, ayant concouru sous le nom de son ami et à sa demande, est aimé de la princesse. De multiples péripéties, allant de la tentative de meurtre du roi, au sacrifice de la fiancée abandonnée comme à la reconnaissance de l’enfant sacrifié vont autoriser toutes les situations dramatiques propres à émouvoir le public.</p>
<p>L’ouverture, nerveuse, incisive, contrastée à souhait, augure bien de la suite. La direction, énergique et souple, équilibre et sculpte avec un bonheur constant. Maîtrisant l’ouvrage comme la syntaxe et la grammaire vivaldiennes, Jean-Christophe Spinosi construit le drame en soulignant les richesses (ainsi les figuralismes, tel galop de cheval dans « Qual destrier… », le violoncelle solo de « Sciagurato, in braccio a morte »…).  L’Ensemble Matheus, précis, articulé, dynamique, coloré, est au service du chant : peut-on mieux servir l’œuvre ?</p>
<p>Si l’orchestre et la direction sont exemplaires, la distribution réserve autant d’excellences que de prises de rôle un tantinet laborieuses, parce qu’insuffisamment assimilées ou desservies par les moyens vocaux. Les trois brèves interventions du « coro », ici les solistes rassemblés à l’unisson, déçoivent, sympathiques mais bâclées.</p>
<p>Aristea, convoitée par Licida, aimée de Megacle, est <strong>Francesca Ascioti</strong>. Malgré d’incontestables moyens, on demeure sur sa faim, faute d’une pleine appropriation du rôle, jusqu’au deuxième acte. Le bon et noble Megacle, accablé par le sort, partagé entre l’amitié et l’amour, est le contre-ténor<strong> Rémy Brès-Feuillet</strong>. Inégal dans les registres, il mettra du temps avant d’imposer son autorité, vocale et dramatique. Asservi par la lecture, il ne s’en échappe vraiment qu’au travers des récitatifs. Ce n’est qu’au dernier acte (« Lo seguitai felice ») qu’il parviendra à nous émouvoir. Le duo Aristea-Megacle qui ferme le premier acte ne convainc pas pleinement. <strong>Jean-Jacques L’Anthoën </strong>a l’autorité vocale et dramatique requise pour incarner Clistene, le roi. Si les moyens sont réels, l’articulation des traits reste en deçà des attentes. La plénitude vocale n’interviendra qu’avec le trouble de « Non son donde viene ». L’ Alcandro de <strong>Matthieu Toulouse </strong>est desservi autant par une émission inégale que par la lecture appliquée de ses interventions. Ces réserves émises, il faut maintenant insister sur les qualités des trois autres solistes. L’inconstant et fougueux Licida est <strong>Fernando Escalona</strong>, contre-ténor vénézuélien, exceptionnel d’aisance, de maturité et de couleur. Il s’est pleinement approprié la partition et son jeu, libre et habité, impressionne. Son « Mentre dormi », où les cors se joignent aux cordes, est admirable, voix longue et agile aux mezza voce idéaux, avec une ornementation juste, virtuose, jamais ostentatoire. Toutes ses interventions confirmeront cette maîtrise, doublée d’un incontestable investissement dramatique. <strong>Chiara Brunello</strong>, contralto aux graves profonds, est Argene. Elle associe sa maîtrise vocale à son sens dramatique, servis par une élocution et un débit exemplaires. Ses trois airs (un par acte) sont autant de réussites. Enfin, pour couronner le tout,<strong> Ana Maria Labin </strong>campe un Aminta d’excellence. Le précepteur avisé, mûr, est servi par des moyens vocaux qui ne se démentent jamais. La voix est sonore, souple, homogène, aux aigus brillants, avec un sens de l’ornementation d’un répertoire où elle confirme toutes ses qualités. Son air « Siam navi » est un modèle tant par la virtuosité des traits que par l’égalité des registres. Il en ira de même tout au long de l’ouvrage (« Son qual per mare ignoto », aux superbes couleurs). La liberté du jeu, associée à un investissement exemplaire participent à notre bonheur.</p>
<p>Pour résumer, un chef aguerri, un brillant ensemble et une distribution peu homogène, où l’excellence voisine une lecture vocale qui peine parfois à convaincre.</p>
<pre>(1) <strong>Jakub Józef Orliński</strong><strong> - </strong>Licida <strong>; </strong><strong>Marina Viotti</strong><strong> - </strong>Megacle<strong> ; </strong><strong>Varduhi Abrahamyan</strong><strong> - </strong>Aristea<strong> ; </strong><strong>Delphine Galou</strong><strong> - </strong>Argene<strong> ; </strong><strong>Jodie Devos</strong><strong> - </strong>Aminta<strong> ; </strong><strong>Luigi De Donat</strong>o - Clistene<strong> ; </strong><strong>Christian Senn</strong><strong> - </strong>Alcandro. On nous promet une dimension contemporaine (breakdance, slam, street art…) ainsi que la participation d’athlètes de l’équipe de France.</pre>
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			</item>
		<item>
		<title>CRUZ, La Princesse légère — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-princesse-legere-streaming-paris-opera-comique-un-conte-musical-reinvente-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de La Princesse Légère  (visible jusqu&#8217;au 31 mai 2020), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 9 mars 2018. Commande de l’Opéra Comique, ce premier ouvrage lyrique de la compositrice colombienne Violeta Cruz est le fruit d’un travail mené en symbiose avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>La Princesse Légère </em> (<a href="https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/princesse-legere-replay">visible jusqu&rsquo;au 31 mai 2020</a>), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 9 mars 2018.</strong></p>
<hr />
<p>Commande de l’Opéra Comique, ce premier ouvrage lyrique de la compositrice colombienne <strong>Violeta Cruz</strong> est le fruit d’un travail mené en symbiose avec les librettistes et toute l’équipe artistique. Le chantier de la salle Favart ayant pris du retard, sa création mondiale eut lieu à l’<a href="https://www.forumopera.com/la-princesse-legere-lille-gonfle">Opéra de Lille</a> fin 2017.</p>
<p>C’est dans le cadre d’un événement annuel « Mon premier festival d’opéra » que ce spectacle étourdissant destiné  à un large public (comprenant des séances scolaires et des introductions à l’œuvre avant chaque représentation) a été présenté à Paris.</p>
<p>Durant une heure trente la mise en scène indescriptible de <strong>Jos Houben</strong> et <strong>Emily Wilson</strong>, n’accuse aucune faiblesse et les douze scènes riches en rebondissements s’enchaînent sans pause. Victime de la vengeance d’une méchante sorcière qui lui a jeté un sort le jour de son baptême, une Princesse, privée de sa « gravité », flotte dans les airs au grand désespoir de ses parents. Depuis sa tendre enfance sous forme d’une mini carotte cocktail, disparaissant au moindre courant d’air, jusqu’à son aventureuse jeunesse en robe vaporeuse de couleur orange où elle s’amuse à survoler le royaume puis à s’ébattre dans un lac, les péripéties se succèdent dans une veine à la fois excentrique et poétique. Pivot dramatique : la scène hilarante où l’héroïne est soumise à l’examen des docteurs Malofoi et Déjanthés qui déclarent au couple royal : « Il faut la faire pleurer ». Ayant  découvert l’amour d’un Prince polyglotte prêt à mourir pour elle, la Princesse ensorcelée décide de le sauver. Après avoir réussi, elle fond en larmes et peut enfin marcher.</p>
<p>Grande originalité de ce conte musical atemporel : les éléments de décors (paravents, bascule, tourniquet&#8230;), les accessoires, même les costumes et les paroles, participent non seulement visuellement mais aussi musicalement à l’action dramatique. Au moyen de capteurs, les sons électro-acoustiques étranges, les sons frottés et les chutes d’objets&#8230; contribuent à créer une espèce de masse sonore hétérogène expressive qui ne heurte jamais l’oreille. Chuchotements, bafouillages, borborygmes, surgissements inopinés de plaisanteries puériles ainsi que toute une gamme de rires se mêlent aux rimes d’un texte ludique.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/2_la_princesse_legere_dr_pierre_grosbois_0.jpeg?itok=9W-P9IG1" title="© Pierre Grosbois" width="468" /><br />
	© Pierre Grosbois</p>
<p>Simultanément, dans la fosse,  le chef d’orchestre<strong> Jean Deroyer </strong>dirige fermement les dix musiciens instrumentistes de l’Ensemble Court-Circuit<strong> </strong>spécialiste de la création contemporaine. Alors que parfois, <strong>Alexandra Greffin-Klein</strong> (violon), <strong>Jean-Etienne Sotty</strong> (accordéon) et <strong>Bogdan Sydorenko </strong>(clarinette), se mêlant aux acteurs-chanteurs, interviennent sur scène pour les accompagner.     </p>
<p>Après un grand rire orchestral, la chanson de la Princesse permet d’apprécier le soprano aérien et bien articulé de <a href="https://www.forumopera.com/breve/jeanne-crousaud-premier-prix-du-concours-georges-liccioni"><strong>Jeanne Crousaud</strong></a> au moment où elle devient une jeune fille. Le Prince <strong>Jean-Jacques L’Anthoën</strong>, lui,<strong> </strong>fait entendre sa séduisante voix chaude de ténor pour l’air «  I shall wait for her ».</p>
<p><strong>Nicholas Merryweather</strong> (le Roi) et <strong>Majdouline Zerari </strong>(la Reine) ont peu à chanter mais, présents du début à la fin, ils tiennent leurs rôles avec autorité. En travesti, le comédien-chanteur, <strong>Guy-Loup Boisneau,</strong> campe une impressionnante sorcière, plus animale qu’humaine. Il est à noter qu’afin de permettre la fusion immédiate avec l’électronique, les voix sont nécessairement sonorisées.</p>
<p>Dans leurs costumes aux couleurs acides et aux articulations marquées, incroyables d’inventivité, tous les personnages se transforment en figurines rigolotes coiffées de drôles de chapeaux et de perruques bizarres. Ils désertent la réalité pour évoquer avec bonheur le monde de l’enfance peuplé de jouets et de marionnettes.</p>
<p>Compte tenu de l’intensité du spectacle, cette première parisienne remporte un succès mesuré. Parions que pendant le week-end qui a suivi, il aura rencontré une complicité plus débridée devant son véritable public.</p>
<p><a href="https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/princesse-legere-replay">Voir la vidéo</a></p>
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		<item>
		<title>CRUZ, La Princesse légère — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-princesse-legere-paris-opera-comique-un-conte-musical-reinvente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Mar 2018 05:23:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Commande de l’Opéra Comique, ce premier ouvrage lyrique de la compositrice colombienne Violeta Cruz est le fruit d’un travail mené en symbiose avec les librettistes et toute l’équipe artistique. Le chantier de la salle Favart ayant pris du retard, sa création mondiale eut lieu à l’Opéra de Lille fin 2017. C’est dans le cadre d’un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Commande de l’Opéra Comique, ce premier ouvrage lyrique de la compositrice colombienne <strong>Violeta Cruz</strong> est le fruit d’un travail mené en symbiose avec les librettistes et toute l’équipe artistique. Le chantier de la salle Favart ayant pris du retard, sa création mondiale eut lieu à l’<a href="https://www.forumopera.com/la-princesse-legere-lille-gonfle">Opéra de Lille</a> fin 2017.</p>
<p>C’est dans le cadre d’un événement annuel « Mon premier festival d’opéra » que ce spectacle étourdissant destiné  à un large public (comprenant des séances scolaires et des introductions à l’œuvre avant chaque représentation) a été présenté à Paris.</p>
<p>Durant une heure trente la mise en scène indescriptible de <strong>Jos Houben</strong> et <strong>Emily Wilson</strong>, n’accuse aucune faiblesse et les douze scènes riches en rebondissements s’enchaînent sans pause. Victime de la vengeance d’une méchante sorcière qui lui a jeté un sort le jour de son baptême, une Princesse, privée de sa « gravité », flotte dans les airs au grand désespoir de ses parents. Depuis sa tendre enfance sous forme d’une mini carotte cocktail, disparaissant au moindre courant d’air, jusqu’à son aventureuse jeunesse en robe vaporeuse de couleur orange où elle s’amuse à survoler le royaume puis à s’ébattre dans un lac, les péripéties se succèdent dans une veine à la fois excentrique et poétique. Pivot dramatique : la scène hilarante où l’héroïne est soumise à l’examen des docteurs Malofoi et Déjanthés qui déclarent au couple royal : « Il faut la faire pleurer ». Ayant  découvert l’amour d’un Prince polyglotte prêt à mourir pour elle, la Princesse ensorcelée décide de le sauver. Après avoir réussi, elle fond en larmes et peut enfin marcher.</p>
<p>Grande originalité de ce conte musical atemporel : les éléments de décors (paravents, bascule, tourniquet&#8230;), les accessoires, même les costumes et les paroles, participent non seulement visuellement mais aussi musicalement à l’action dramatique. Au moyen de capteurs, les sons électro-acoustiques étranges, les sons frottés et les chutes d’objets&#8230; contribuent à créer une espèce de masse sonore hétérogène expressive qui ne heurte jamais l’oreille. Chuchotements, bafouillages, borborygmes, surgissements inopinés de plaisanteries puériles ainsi que toute une gamme de rires se mêlent aux rimes d’un texte ludique.</p>
<p>Simultanément, dans la fosse,  le chef d’orchestre<strong> Jean Deroyer </strong>dirige fermement les dix musiciens instrumentistes de l’Ensemble Court-Circuit<strong> </strong>spécialiste de la création contemporaine. Alors que parfois, <strong>Alexandra Greffin-Klein</strong> (violon), <strong>Jean-Etienne Sotty</strong> (accordéon) et <strong>Bogdan Sydorenko </strong>(clarinette), se mêlant aux acteurs-chanteurs, interviennent sur scène pour les accompagner.     </p>
<p>Après un grand rire orchestral, la chanson de la Princesse permet d’apprécier le soprano aérien et bien articulé de <a href="https://www.forumopera.com/breve/jeanne-crousaud-premier-prix-du-concours-georges-liccioni"><strong>Jeanne Crousaud</strong></a> au moment où elle devient une jeune fille. Le Prince <strong>Jean-Jacques L’Anthoën</strong>, lui,<strong> </strong>fait entendre sa séduisante voix chaude de ténor pour l’air «  I shall wait for her ».</p>
<p><strong>Nicholas Merryweather</strong> (le Roi) et <strong>Majdouline Zerari </strong>(la Reine) ont peu à chanter mais, présents du début à la fin,  ils tiennent leurs rôles avec autorité. En travesti, le comédien-chanteur, <strong>Guy-Loup Boisneau,</strong> campe une impressionnante sorcière, plus animale qu’humaine. Il est à noter qu’afin de permettre la fusion immédiate avec l’électronique, les voix sont nécessairement sonorisées.</p>
<p>Dans leurs costumes aux couleurs acides et aux articulations marquées, incroyables d’inventivité, tous les personnages se transforment en figurines rigolotes coiffées de drôles de chapeaux et de perruques bizarres. Ils désertent la réalité pour évoquer avec bonheur le monde de l’enfance peuplé de jouets et de marionnettes.</p>
<p>Compte tenu de l’intensité du spectacle, cette première parisienne remporte un succès mesuré. Parions que pendant le week-end qui a suivi, il aura rencontré une complicité plus débridée devant son véritable public.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-princesse-legere-paris-opera-comique-un-conte-musical-reinvente/">CRUZ, La Princesse légère — Paris (Opéra Comique)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>CRUZ, La Princesse légère — Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-princesse-legere-lille-gonfle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2017 07:12:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En mars dernier, la Salle Favart devait rouvrir avec une création mondiale. Malheureusement, à cause du retard des travaux, l’Opéra-Comique s’est bien malgré lui dégonflé, ce qui vaut à l’Opéra de Lille, l’un des coproducteurs, d’offrir à La Princesse légère sa véritable première, neuf mois après la date initialement prévue (et c&#8217;est en mars 2018 &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En mars dernier, la Salle Favart devait rouvrir avec une création mondiale. Malheureusement, <a href="https://www.forumopera.com/breve/reouverture-de-favart-repoussee-au-mois-davril">à cause du retard des travaux</a>, l’Opéra-Comique s’est bien malgré lui dégonflé, ce qui vaut à l’Opéra de Lille, l’un des coproducteurs, d’offrir à <em>La Princesse légère</em> sa véritable première, neuf mois après la date initialement prévue (et c&rsquo;est en mars 2018 que ladite princesse se posera à Paris). Un spectacle jeune public, programmé à 18 heures, cela suscite peut-être moins de battage qu’une nouveauté présentée à l’heure où les grands vont d’habitude à l’opéra, et pourtant… Ceux qui avaient pu craindre que le soufflé retombe auront eu tort, car Violeta Cruz a parfaitement relevé le défi et, pour être légère, sa <em>Princesse</em> n’en est pas moins substantielle.</p>
<p>La compositrice colombienne réussit en effet là où d’autres ont peiné à parvenir à un résultat. Sa musique est totalement moderne mais jamais agressive, elle sait émouvoir ou faire rire, nous plonger dans un climat de poésie ineffable, elle est évocatrice, jamais désincarnée. Elle sait désarticuler le texte quand l’envie lui prend, le rendre parfois délibérément incompréhensible par superposition de paroles différentes, et s’offre même le luxe de quelques moments ouvertement mélodiques et faciles à mémoriser, ce qui est loin d’être superflu lorsque l’on s’adresse au « jeune public ».<br />
	Autre choix qu’il fallait assumer, celui d’une histoire aussi difficile à représenter que celle de cette « princesse sans gravité » imaginée par George MacDonald, contemporain et ami de Lewis Carroll : pourtant, <strong>Jos Houben</strong>, qui en a soufflé l’idée, et <strong>Emily Wilson </strong>ont brillamment su, dans leur mise en scène, montrer par diverses ruses cette héroïne plus légère que l’air. Le spectacle est lui aussi « léger », au sens où il devrait pouvoir être monté dans des lieux divers, malgré la complexité du dispositif de capteurs qui permet un traitement électronique des sons (merci l’Ircam). Le décor se compose de quelques panneaux coulissants et de deux pentes de bois constamment déplacées au sol par les chanteurs et les acteurs eux-mêmes. Les costumes ne sont pas vraiment ravissants, mais ils sont colorés, au moins pour le prince et la princesse, et celui de la sorcière est assez impressionnant.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="251" src="/sites/default/files/styles/large/public/capture_decran_2017-12-14_19.53.50.png?itok=MvfBuq6G" title=" © Pascal Bonnière" width="468" /><br />
	 © Pascal Bonnière</p>
<p>Sur la scène, six artistes se partagent tous les rôles, les chanteurs doivent aussi déclamer, et l’on a plus d’une fois l’impression que les acteurs chantent. Tous sont sonorisés, là aussi pour permettre une exploitation électronique du son en direct. Le Roi (le baryton <strong>Nicholas</strong> <strong>Merryweather</strong>) et la Reine (la mezzo <strong>Majdouline Zerrari</strong>) sont présents tout au long de l’œuvre, mais sont souvent sollicités pour constituer un arrière-plan vocal. Les deux vrais grands rôles sont donc ceux de la Princesse et du Prince. Après y avoir créé il y a trois ans le rôle-titre du <em>Petit Prince</em> de Michael Lévinas, <strong>Jeanne Crousaud </strong>revient à Lille pour une autre création contemporaine, et prête à l’héroïne une voix bien timbrée, pour un personnage où l’on pouvait craindre un emploi excessif du suraigu ou des acrobaties (comme pour l’Ariel de Thomas Adès dans <em>The Tempest</em>). Et l’on s’avoue tout à fait séduit par la voix de baryton – ou de ténor grave, comme le précise sa biographie – de <strong>Jean-Jacques L’Anthoën</strong>, prince charmant que l’on rêve d’entendre un jour en Pelléas.</p>
<p>La mise en scène ne cesse de faire monter sur le plateau l’un ou l’autre des dix musiciens de l’Ensemble Court-circuit, et c’est justice qu’ils aient leur part des feux des projecteurs, pour mieux saluer l’admirable travail qu’ils accomplissent dans la fosse ou pas, dirigé par les gestes impérieux et précis de <strong>Jean Deroyer</strong>.</p>
<p>Au terme de ce spectacle d’une heure trente, on songe qu’il existe donc aujourd’hui des compositeurs vraiment capables d’écrire pour la voix et pour la scène, et l’on espère que Violeta Cruz aura bientôt l’occasion de poursuivre dans le genre lyrique où elle a si bien débuté. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Mystère de l&#8217;écureuil bleu, le Webopéra de l&#8217;Opéra-Comique</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-mystere-de-lecureuil-bleu-le-webopera-de-lopera-comique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Feb 2016 15:05:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré un an et demi de fermeture pour travaux, l’Opéra-Comique compte bien continuer à faire entendre sa voix, et ses voix, à travers diverses manifestations. Récemment, c’était la visite nocturne du chantier de la Salle Favart ; à présent, c’est à travers un « webopéra » diffusé dimanche 21 février à 18 heures. Après Robert le cochon et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré un an et demi de fermeture pour travaux, l’Opéra-Comique compte bien continuer à faire entendre sa voix, et ses voix, à travers diverses manifestations. Récemment, c’était la <a href="http://forumopera.com/breve/pleine-nuit-a-lopera-comique-une-creation-a-experimenter">visite nocturne du chantier de la Salle Favart</a> ; à présent, c’est à travers un « webopéra » diffusé dimanche 21 février à 18 heures. Après <a href="http://forumopera.com/robert-le-cochon-et-les-kidnappeurs-paris-favart-operette-pur-porc"><em>Robert le cochon et les kidnappeurs</em></a> créé en juin 2014, Marc-Olivier Dupin fait une fois encore équipe avec Ivan Grinberg pour <em>Le Mystère de l’écureuil bleu</em>, hommage attendri au répertoire de l’Opéra-Comique où, sur la trame d’une enquête policière dans le théâtre même, passent des réminiscences de <em>Lakmé</em>, de <em>Louise</em>, de <em>Manon</em> et de bien d’autres titres encore. De ce fait, on s’interroge sur le public auquel s’adresse exactement cette création : l’auteur du livret est connu comme auteur pour enfants, et la nature du crime au centre de l’intrigue semble destiner l’œuvre au jeune public, mais cette heure et demie mêlant parlé et chanté, malgré des ensembles associant joliment les voix, risque de paraître bien longuette aux têtes blondes, car le spectacle manque cruellement de rythme, malgré la prestation brillante des artistes, pour la plupart issus de l’Académie de l’Opéra-Comique. <strong>Sandrine Buendia</strong> semble beaucoup s’amuser à prêter son entrain et son timbre de vif-argent à un personnage de diva cruelle. Pour elle et la belle voix complémentaire d’<strong>Armelle Khourdoïan</strong>, Marc-Olivier transforme l’air des clochettes en duo. <strong>Marion Tassou </strong>campe le troisième personnage féminin, également soprano. Trois voix masculines leur donnent la réplique : le ténor <strong>Safir Behloul</strong> et les barytons <strong>Jean-Jacques L’Anthoën</strong> et surtout <strong>Ronan Debois</strong>, qui bénéficie du rôle en or du directeur de l’Opéra-Comique.</p>
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<p><em>Le Mystère de l’écureuil bleu</em> – <em>Enquête à l’Opéra-Comique</em>, livret et mise en scène Ivan Grinberg, Musique et direction musicale Marc-Olivier Dupin, orchestre des Frivolités Parisiennes. Coproduction Arte France, Opéra Comique et François Roussillon et associés, à visionner jusqu’au 21 août sur le <a href="http://www.opera-comique.com/fr/saisons/fevrier-2016/mystere-l-ecureuil-bleu-enquete-l-opera-comique">site de l&rsquo;Opéra-Comique</a></p>
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