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	<title>Cédric LE BARBIER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Cédric LE BARBIER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, Barbe-Bleue — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/barbe-bleue-paris-salut-a-tout-la-boutique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Barbe-Bleue est-il en train de retrouver les faveurs du public ? Les représentations de l’une des grandes œuvres d’Offenbach les moins jouées en France se multiplient ces temps derniers. C’est que derrière une intrigue passablement embrouillée se cachent de multiples allusions à une actualité toujours présente, l’exercice du pouvoir, les relations hommes-femmes, le machisme, et la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Barbe-Bleue est-il en train de retrouver les faveurs du public ? Les représentations de l’une des grandes œuvres d’Offenbach les moins jouées en France se multiplient ces temps derniers. C’est que derrière une intrigue passablement embrouillée se cachent de multiples allusions à une actualité toujours présente, l’exercice du pouvoir, les relations hommes-femmes, le machisme, et la sexualité en général. Tout fonctionne sur des sous-entendus, mais ceux de l’époque d’Offenbach ne nous parlent plus guère aujourd’hui. « Salut à tout’ la boutique ! » lançait Hortense Schneider sous les rires des spectateurs en arrivant à la cour du roi Bobèche. La référence à la cour de Napoléon III était alors évidente, mais ne l’est plus aujourd’hui. C’est donc une de ces œuvres qu’il faut rafraîchir en lui redonnant des repères compréhensibles par le spectateur actuel. Les choix du metteur en scène <strong>Frantz Morel À l’Huissier</strong> sont à la fois drôles, cohérents et efficaces, encore que déjà eux-aussi un peu datés pour les plus jeunes.</p>
<p>	Ce soir, le spectacle a donc été modernisé, et se construit autour de deux entités bien lisibles malgré l’absence de décors : d’un côté, le château de Disneyland, plein de petits Mickey, avec ses courtisans formatés, beigne dans le rouge avec ou sans paillettes. De l’autre, c’est le bleu du King « Elvis » qui domine, « héros d’une jeunesse rebelle, avide de nouvelles sensations ; son palais, entre repère de mafieux et jungle room où sont cachées ses cinq épouses défuntes, est le Graceland de tous les excès ». Ses cinq épouses, soi-disant disparues, ont les traits de Marylin, Audrey Hepburn, Brigitte Bardot, Susan Hayward et Liz Taylor.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="408" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/7_jacquesdondeine_x1a0302_barbebleue_20221213_corr.jpg?itok=_xC58G5l" width="468" /><br />
	Ivan Fidler et Marie Charlet © Photo Jacques Dondeine</p>
<p>Sur le plateau de 140 m² tout en largeur de la salle du Marché Saint-Germain récemment rénovée, avec notamment des fauteuils très confortables, mais sans fosse, l’orchestre a été placé à l’arrière de la scène, encadré d’un praticable et de deux rampes. Quelques éléments (la boutique de la fleuriste, les trônes de Bobèche et de Clémentine) sont complétés en fond de scène par un rideau de fils recevant des projections. Tout cela fonctionne plutôt bien, et permet d’intégrer l’orchestre à l’action.</p>
<p>	Le grand moment de la soirée demeure l’apparition de <strong>Marie Saadi</strong> (Boulotte) en Madonna-Barbarella revue façon Groseille (mère et fille). Elle reprend avec une visible jubilation un rôle qui paraît fait pour elle (<a href="https://www.forumopera.com/breve/barbe-bleue-a-neuilly">voir notre compte rendu de 2012</a>). Sa voix, ample et corsée, toujours aussi à l’aise dans les graves que dans l’aigu, est en effet parfaitement adaptée à cet emploi où brilla Hortense Schneider. Le partenaire de cette dernière était à l’époque le fameux José Dupuis, à la fois acteur et ténor léger, qui créa beaucoup d’œuvres d’Offenbach. <strong>Xavier Mauconduit</strong> a plus les moyens d’un Hoffmann, mais ne serait une méforme vocale annoncée, campe un Barbe-Bleue tout à fait convaincant à tous points de vue.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="343" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/10_jean-yvesgrandin_whatsapp_image_2022-12-18_at_11.55.25_corr.jpg?itok=ROk8pd0D" width="468" /><br />
	Marie Saadi et Xavier Mauconduit © Photo Jean-Yves Grandin</p>
<p>On retrouve avec plaisir des membres de la compagnie Divinopéra, dirigée par Marie Saadi, et notamment <strong>Cédric Le Barbier</strong>, tout à fait excellent dans le rôle de Popolani. <strong>Jean-Philippe Poujoulat</strong> (le prince Saphir) et <strong>Marie Cordier</strong> (Fleurette/Hermia) roucoulent à l’unisson, tandis que les querelles conjugales du roi Bobèche et de la reine Clémentine trouvent en <strong>Ivan Fidler</strong> et <strong>Marie Charlet</strong> deux interprètes fort drôles parfaitement distribués. Les cinq femmes de Barbe-Bleue sont également très réussies.</p>
<p>	Une mention particulière pour les chœurs, bien mis en scène et tout à fait épatants, notamment ces dames fort amusantes. Un peu plus de répétitions aurait peut-être permis à l’orchestre de faire plus de nuances, et de présenter des plans sonores mieux étagés. La direction de <strong>Johannes Le Pennec</strong> mériterait d’être allégée et plus primesautière dans les passages concernés.</p>
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		<title>OFFENBACH, La Belle Hélène — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-belle-helene-paris-helene-et-les-garcons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 22:34:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Offenbach et sa Belle Hélène peuvent-ils se satisfaire d’une présentation en concert ? Oui, quand c’est fait avec doigté, comme ce soir, bien qu’il ne s’agisse pas d’une grande production de niveau international. D’abord, les dialogues sont passés à la trappe, y compris les charades et bouts rimés, remplacés par deux récitantes qui dialoguent avec humour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Offenbach et sa <em>Belle Hélène</em> peuvent-ils se satisfaire d’une présentation en concert ? Oui, quand c’est fait avec doigté, comme ce soir, bien qu’il ne s’agisse pas d’une grande production de niveau international. D’abord, les dialogues sont passés à la trappe, y compris les charades et bouts rimés, remplacés par deux récitantes qui dialoguent avec humour pour renseigner les spectateurs qui ne connaîtraient pas l’intrigue. Cela fonctionne plutôt bien, sans trop rompre le rythme de l’action. Ensuite, l’orchestre est réduit à une douzaine d’excellents instrumentistes, c’est-à-dire à peu près un par pupitre, ce qui est toujours infiniment mieux qu’une version pour un ou deux pianos. Enfin, la « troupe » mêle des professionnels confirmés avec de jeunes chanteurs et des amateurs, qui tous se donnent à fond dans une mise en espace astucieuse mêlant l’antique et le contemporain, pour que l’on passe une bonne soirée, ce qui a été le cas.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="468" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/7_belle_helene_vociharmoni_2020_16.jpg?itok=QWcPiiGw" width="320" /><br />
	Marie Saadi, Jeremy Kalvar et Tarek Mohia © Photo Richard Kalvar/VociHARMONIE</p>
<p>On connaît bien <strong>Marie Saadi</strong>, la plus Parisienne des Canadiennes, qui s’est au fil du temps spécialisée dans Offenbach (on l’a vue en Boulotte, Antonia, Grande Duchesse et Périchole), ce qui ne l’empêche pas de chanter par ailleurs les grands rôles du répertoire lyrique. Son potentiel de sympathie est formidable, et dès qu’elle apparaît, elle met le public dans sa poche. Son Hélène oublie la critique de la société du Second Empire au profit d’une jeune femme libérée d’aujourd’hui, au milieu d’une multitude de garçons, et faisant ce dont elle a envie quand elle en a envie et avec qui elle a envie. Elle joue de son physique avec drôlerie et elle ne chante pas seulement avec sa voix, mais avec tout son corps. La voix est puissante avec des aigus magnifiques assis sur un médium et bas-médium de toute beauté. Côté interprétation, le personnage est surtout excessif en tout, jusque dans l’humour qui explose dans « l’homme à la pomme », grand moment comique. Mais les grands airs que tout le monde attend sont bien là aussi, bref, une interprétation qui compte.</p>
<p>	Les seconds rôles sont d’un excellent niveau vocal et scénique, puisque tout se passe sur un petit podium permettant de jouer les scènes, avec des chanteurs-acteurs épatants qui sont aussi, et cela s’entend, des musiciens accomplis. Le Ménélas de <strong>Tarek Mohia</strong> est ébouriffant de qualité vocale et de drôlerie dans son interprétation, sans pour autant sacrifier une excellente diction. <strong>Cédric Le Barbier </strong>(Agamemnon) confirme les qualités que l’on avait déjà décelées, notamment dans le rôle de <a href="https://www.forumopera.com/les-mousquetaires-au-couvent-paris-pour-faire-un-brave-mousquetaire">Brissac</a>. Et <strong>Léo Muscat</strong> (Oreste) présente également de grandes qualités très prometteuses. Autant dire que le malheureux Pâris (<strong>Jeremy Kalvar</strong>) avait fort à faire au milieu d’un ensemble aussi cohérent, car sa prestation vocale est loin d’égaler son amusante et très accomplie caractérisation du personnage.</p>
<p>	Les chœurs, bien équilibrés, ont présenté quelques petits retards à l’allumage, mais les choses se sont arrangées une fois le moteur chaud. <strong>Daniel Gàlvez-Vallejo</strong> dirige tout son monde avec doigté, bien dans le style d’Offenbach, avec aussi de très jolies nuances et des tempi soutenus.</p>
<p> </p>
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		<title>VARNEY, Les Mousquetaires au couvent — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-mousquetaires-au-couvent-paris-pour-faire-un-brave-mousquetaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 06:59:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Curieuse histoire que celle de cette opérette très populaire jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, puis perdue dans la routine et les distributions de second ordre, avant que de réapparaître récemment à l’Opéra Comique dans la mise en scène à la fois déjantée et un peu guindée de Jérôme Deschamps. Rien dans cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Curieuse histoire que celle de cette opérette très populaire jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, puis perdue dans la routine et les distributions de second ordre, avant que de réapparaître récemment à l’Opéra Comique <a href="https://www.forumopera.com/les-mousquetaires-au-couvent-paris-favart-jesus-revient-deschamps-sen-va">dans la mise en scène à la fois déjantée et un peu guindée de Jérôme Deschamps</a>. Rien dans cette œuvre ne nous concerne vraiment aujourd’hui, pas de réflexion existentielle, les ressorts théâtraux sont des plus communs et bien datés qui se déroulent dans le monde des couvents et des pensionnats de jeunes filles. Tout au plus peut-on y voir un brin d’anticléricalisme gentiment subversif. Bref, rien de bien nouveau ni de bien affriolant, ne serait la musique de Varney qui a gardé son entrain communicatif, avec notamment deux « tubes », « Eh ! oui, c’est moi l’abbé Bridaine », et « Pour faire un brave mousquetaire ».</p>
<p>	Alors, n’était-ce pas mission impossible que d’essayer de ressusciter cette opérette dans sa forme traditionnelle ? Pari pourtant gagné haut la main par la troupe <strong>Divinopéra</strong>, qui met en œuvre des recettes simples mais efficaces. D’abord une distribution sans failles et bien équilibrée de chanteurs-acteurs-danseurs qui se donnent à fond pour la plus grande joie des spectateurs, ensuite une adaptation du texte parlé en alexandrins façon Edmond Rostand, qui en corrige paradoxalement le côté suranné en lui apportant un second degré humoristique. Car pour le reste, pas de transposition, hormis les demoiselles du pensionnat qui sortent toutes leur portable pendant les cours, et l’inénarrable Be-Bop mené à la fin du deuxième acte par  Narcisse de Brissac avec la mère supérieure. Le respect de l’œuvre originale est donc total, illuminé par les très jolis costumes de <strong>Madeleine Nicollas</strong>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" height="312" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/11_n49a0863bd.jpg?itok=PanFr9p1" width="468" /><br />
	© Photo Alain Argaud</p>
<p>Le personnage de Narcisse de Brissac est évidemment un rôle en or, que <strong>Cédric Le Barbier</strong> s’approprie avec autant de gourmandise que de talent. Il est vif, drôle et toujours en situation, dépensant sans compter une énorme énergie sans que cela affecte en rien les qualités vocales d’une belle voix de baryton. Sa compagne en devenir, Louise de Pontcourlay, est jouée fort drôlement par <strong>Virginie Marry</strong>, élève dissipée façon Mam’zelle Nitouche, qui chante également fort bien. Les tourtereaux Marie de Pontcourlay (<strong>Marie Cordier</strong>) et Gontran de Solanges (<strong>Olivier Montmory</strong>) ont évidemment des rôles d’amoureux plus convenus, qu’ils interprètent joliment, faisant ressortir de charmants moments d’émotion en chantant parfaitement bien leurs romances « Mon Dieu, que mon âme incertaine » et « Il serai vrai ! ce fut un songe », qui font indéniablement penser à Gilbert et Sullivan.</p>
<p>	On retrouve avec plaisir <strong>Marie Saadi</strong>, qui outre son action pour la redécouverte de ce répertoire trop oublié, campe une truculente Simone menant son monde à la baguette. L’abbé Bridaine d’<strong>Hugues Blunat</strong> est particulièrement atypique, et lui aussi, comme tous les autres, a la voix idéale du rôle. Une mère supérieure fort drôle (<strong>Marie-Caroline Husson</strong>), qui serre parfois d’un peu près son abbé, une sœur Opportune (<strong>Caroline Duliège</strong>) bien dans la tradition, et un gouverneur de Touraine (<strong>Jean-Philippe Poujoulat</strong>) plutôt original, parachèvent cette belle distribution, que complètent de très bons comparses.</p>
<p>	L’orchestre, composé d’une dizaine d’excellents musiciens, est mené avec finesse par <strong>Romain Dumas</strong> qui sait être attentif au plateau tout en conservant des tempi soutenus. Le chœur est d’une grande clarté, en même temps que d’un grand naturel, là où tant d’autres paraissent empruntés. L’ensemble, frais, dynamique et drôle, doit beaucoup à la direction d’acteurs et à la mise en scène d’une grande efficacité d’<strong>Emmanuel Gardeil</strong>. On passe vraiment une excellente soirée.</p>
<p> </p>
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		<title>VociHARMONIE à Paris hors des sentiers battus</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/vociharmonie-a-paris-hors-des-sentiers-battus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Apr 2016 11:16:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après le succès d’Athalie de Mendelssohn en début d’année, Daniel Gàlvez-Vallejo et son ensemble vocal VociHARMONIE continuent de nous emmener hors des sentiers battus avec le Stabat Mater de Pergolèse dans son instrumentation d’origine mais avec quatuor vocal de solistes au lieu de l’habituel duo soprano/alto, et la Fantaisie Chorale de Beethoven rarement donnée. Considéré &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après le succès d’<a href="/breve/succes-pour-le-concert-inaugural-de-lensemble-vociharmonie"><em>Athalie</em> de Mendelssohn</a> en début d’année, <strong>Daniel Gàlvez-Vallejo</strong> et son ensemble vocal Voci<strong><em>HARMONIE </em></strong>continuent de nous emmener hors des sentiers battus avec le <em>Stabat Mater</em> de Pergolèse dans son instrumentation d’origine mais avec quatuor vocal de solistes au lieu de l’habituel duo soprano/alto, et la <em>Fantaisie Chorale</em> de Beethoven rarement donnée.</p>
<p>Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la musique mondiale, le <em>Stabat Mater</em> de Pergolèse est ce soir défendu par quatre solistes (<strong>Evelyn Vergara</strong>, soprano, <strong>Véronique Chevallier, </strong>soprano, <strong>Edouard Billaud</strong>, ténor et <strong>Cédric Le Barbier</strong>, basse), accompagnés d’un quintette à cordes et continuo avec orgue, et d’un chœur mixte de belle facture placés sous la direction de Daniel Gàlvez-Vallejo. Bien que traitée d’une manière plus romantique que baroque par le chef, l’interprétation rend pleine justice à cet ultime chef-d’œuvre de Pergolèse, et nous a permis de découvrir Evelyn Vergara, une jeune soprano très prometteuse.</p>
<p>La <em>Fantaisie</em> pour piano, chœur et orchestre de Beethoven ne peut que souffrir d’une réduction pour quintette à cordes, malgré la qualité des instrumentistes qui ne pouvaient prétendre atteindre au volume sonore d’une formation plus dense. <strong>Genaro Pereira</strong>, au piano, a donné une interprétation sensible mais encore un peu superficielle de cette œuvre complexe et difficile.</p>
<p>En complément à ce programme déjà important, sont proposés le concerto n° 7 pour piano, quintette à cordes et continuo de Jean Sébastien Bach (<strong>Nao Matzda</strong> au piano), l’air de concert  « Ah ! Perfido » de Beethoven (Véronique Chevallier), et le trio de concert « Tremate, empi, tremate » de Beethoven (Véronique Chevallier, <strong>Daniel Gàlvez-Vallejo</strong>, ténor et <strong>Cédric Le Barbier</strong>, basse).</p>
<p>Temple des Batignolles, 44 bd des Batignolles 75017 Paris, seconde exécution le 8 avril 2016</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Périchole à Paris, petite sœur de Sheila</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-perichole-a-paris-petite-soeur-de-sheila/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Feb 2016 09:32:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jane Rhodes avait l’habitude de dire que la Périchole, rôle qu’elle a beaucoup chanté, était la petite sœur de Carmen. Ce soir, l’opéra-bouffe d’Offenbach est transposé au début des années 60 : projection de publicités et audition de variétés d’époque pendant les entractes (difficiles à apprécier du fait du décalage qu’elles représentent avec Offenbach), et sur &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Jane Rhodes avait l’habitude de dire que la Périchole, rôle qu’elle a beaucoup chanté, était la petite sœur de Carmen. Ce soir, l’opéra-bouffe d’Offenbach est transposé au début des années 60 : projection de publicités et audition de variétés d’époque pendant les entractes (difficiles à apprécier du fait du décalage qu’elles représentent avec Offenbach), et sur scène des costumes magnifiques et pleins d’humour avec d’énormes perruques choucroute signées <strong>Véronique Savin</strong>, et une banane pour Piquillo digne du <em>Lucien</em> de Frank Margerin. <strong>Christian Bruster</strong> est l’auteur de la mise en scène et de ce régal coloré, et s’est même occupé de la fosse puisque les musiciens de l’orchestre changent de costume à chaque acte. Dans cet environnement yéyé, Chats Sauvages et Âge tendre et tête de bois, la Périchole est donc plus petite sœur de Sheila que de Carmen.<br />
	Par ailleurs, on n’est plus au Pérou, mais à Monaco, ce qui nécessite des adaptations au texte de la version de 1874, dont les scènes parlées restent bien longuettes. Ainsi est-on notamment privés du « il grandira car il est Espagnol », qui devient « il grandira car il est de Monac » ce qui ne fait guère mouche. Ici, tout est au premier degré, on ne se pose aucune question existentielle, comme l’avait fait Jérôme Savary sur les dictateurs, les favelas, la malnutrition dans le tiers monde, ni sur la condition de la femme et ses libres choix. Au contraire, tout est beau et gentil, et se déroule dans la joie et la bonne humeur d’un spectacle résolument familial.<br />
	L’orchestre <strong>Divinopéra</strong> (qui regroupe également sous ce nom le chœur), est composé de très bons musiciens, et leur chef <strong>Romain Dumas</strong> a parfaitement réussi à trouver l’esprit d’Offenbach dans une battue à la fois rapide et expressive. D’excellents chanteurs, dont <strong>Marie Saadi</strong> (irrésistible Périchole parée d’une improbable robe rose), <strong>Matthieu Justine</strong> (Piquillo) et <strong>Cédric Le Barbier</strong> (le Vice-roi) animent avec entrain un délire scénique qui aurait certainement pu aller plus loin encore.</p>
<p>Prochaines représentations à l’Espace Cardin les 6 et 7 février 2016.</p>
<p class="note"> </p>
<p class="note"> </p>
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