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	<title>Zubin MEHTA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 19 Mar 2024 16:41:40 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Zubin MEHTA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/mehta-zubin/</link>
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	<item>
		<title>Munich 2024-25 : un nouveau Ring s&#8217;annonce</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/munich-2024-25-un-nouveau-ring-sannonce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La tradition est respectée ; un nombre conséquent des grands noms des scènes lyriques se retrouvera Munich pour une saison marquée par le lancement d’une nouvelle tétralogie. Malheureusement, ce cycle s’étalera sur trois saisons et nous n’aurons droit l’an prochain qu’au prologue ; Das Rheingold a été confié à Tobias Kratzer et Vladimir Jurowski pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La tradition est respectée ; un nombre conséquent des grands noms des scènes lyriques se retrouvera Munich pour une saison marquée par le lancement d’une nouvelle tétralogie. Malheureusement, ce cycle s’étalera sur trois saisons et nous n’aurons droit l’an prochain qu’au prologue<em> ; Das Rheingold</em> a été confié à <strong>Tobias Kratzer</strong> et <strong>Vladimir Jurowski</strong> pour la direction d’orchestre. Parmi les autres nouvelles productions, <em>La Fille du régiment</em>, coproduction du San Carlo dans la mise en scène de <strong>Damiano</strong> <strong>Michieletto</strong> avec en alternance <strong>Pretty</strong> <strong>Yende</strong> et <strong>Lisette</strong> <strong>Oropesa</strong>. Il ne faudra pas manquer non plus le rare <em>Die Liebe der Danae</em>, mis en scène par <strong>Claus Guth</strong>, avec <strong>Malin</strong> <strong>Byström</strong> dans le rôle-titre et le Midas d’<strong>Andreas</strong> <strong>Schager</strong>. Pas plus que le nouveau <em>Don Giovanni</em>, le <em>Pénélope</em> de Gabriel Fauré mais avec <strong>Loïc Félix</strong> (Antonoüs) et <strong>Hélène Carpentier</strong> (Alkandre) comme seuls chanteurs français.<br />
Comme chaque année le festival d’été, les Münchner Opernfestspiele 2025 du 27 juin au 31 juillet. Le festival proposera la trilogie Da Ponte, <em>Katia</em> <em>Kabanova</em>, le dyptique <em>Cavalleria</em>/<em>Pagliacci</em> (<strong>Semenschuk</strong>, <strong>Kaufmann</strong>, <strong>Grigolo</strong>) ou encore <em>I Masnadieri</em> somptueusement servi (<strong>Schrott</strong>, <strong>Castronovo</strong>, <strong>Oropesa</strong>). <em>Lohengrin</em> sera aussi à l’honneur avec <strong>Pape</strong>, <strong>Beczala</strong>, <strong>Willis-Sørensen</strong>, <strong>Kampe.</strong><br />
Parmi les reprises une <em>Tosca</em> avec <strong>Lise Davidsen </strong>et <em>Turandot</em> avec <strong>Sondra</strong> <strong>Radvanovsky</strong>. Celle-ci sera aussi Lady Macbeth dans <em>Macbeth</em> (avec <strong>Gerald Finley</strong> dans le rôle-titre) <em>Die Tote Stadt</em> avec <strong>Klaus-</strong> <strong>Florian</strong> <strong>Vogt</strong> en Paul, <em>Aida</em> avec <strong>Elīna Garanča</strong> en Amneris et <strong>Arsen Soghomonyan</strong> en Radamès. A noter aussi une <em>Bohème</em> avec <strong>Angel Blue</strong> et<strong> Pene Pati</strong> ou encore un <em>Don Carlo</em> dirigé par <strong>Zubin Mehta</strong> (<strong>Schrott</strong>, <strong>Costello</strong>, <strong>Willis-Sørensen</strong>.<br />
Le programme est à retrouver <a href="https://www.staatsoper.de/spielzeit-2024-25">ici</a>.</p>
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		<title>Dominique Meyer présente la nouvelle saison de la Scala de Milan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/dominique-meyer-presente-la-nouvelle-saison-de-la-scala-de-milan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 02:09:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;La Scala va bien&#160;». De passage à Paris avec une partie de son équipe, le surintendant de la prestigieuse institution milanaise, Dominique Meyer, a d’abord rassuré sur l’état de sa maison, lors d’une présentation de la saison 2023 organisée à l’Ambassade d’Italie. Particulièrement touchée par l’épidémie de Covid, la région lombarde a déploré de nombreux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;La Scala va bien&nbsp;». De passage à Paris avec une partie de son équipe, le surintendant de la prestigieuse institution milanaise, Dominique Meyer, a d’abord rassuré sur l’état de sa maison, lors d’une présentation de la saison 2023 organisée à l’Ambassade d’Italie. Particulièrement touchée par l’épidémie de Covid, la région lombarde a déploré de nombreux décès et subi un long confinement. Une période mise à profit pour entamer quelques travaux à la Scala, visant notamment à en améliorer l’acoustique, et en réorganiser le fonctionnement interne. Et les résultats sont déjà là&nbsp;: Dominique Meyer annonce ainsi des recettes de billetterie «&nbsp;supérieures de 10% à celles qui étaient réalisées avant la crise Covid&nbsp;», signe selon lui qu’il n’y a «&nbsp;aucune fatalité&nbsp;» et que «&nbsp;l’opéra doit s’adresser à tout le monde ». Fort de cette conviction, il a détaillé la nouvelle politique de la Scala, fondée sur la technologie, la responsabilité environnementale, et l’inclusion, comprenant notamment des travaux de rénovation, des objectifs de réduction des émissions de CO2, l&rsquo;arrivée du streaming en février 2023 et des avantages tarifaires pour le jeune public et les familles, un soin particulier étant par ailleurs apporté à la programmation destinée aux enfants.</p>
<p>Dans ce contexte, la saison 2023 se caractérise par un certain retour aux fondamentaux, avec une programmation «&nbsp;centrée sur l’Italie&nbsp;». Certes, c’est un opéra russe, <em>Boris Godounov </em>(dans la version originale) qui sera présenté en lever de rideau le 7 décembre prochain, sous la baguette de <strong>Riccardo Chailly</strong> et dans une mise en scène de <strong>Kasper Holten</strong>. Mais les amateurs de bel canto romantique seront comblés, avec <em>Lucia di Lammermoor </em>(Oropesa et Florez dirigés par Chailly, dans une production de <strong>Yannis Kokkos</strong> sacrifiée par la crise Covid), la reprise du <em>Macbeth </em>signé <strong>Davide Livermore</strong> (<strong>Luca Salsi</strong> en alternance avec <strong>Amartuvshin Enkhbat</strong> dans le rôle-titre, <strong>Semenchuk </strong>ou <strong>Netrebko</strong> en Lady), un <em>Barbier de Séville </em>début septembre avec les jeunes chanteurs de l’Académie, ou encore le retour attendu des <em>I vespri siciliani </em>(en italien), avec entre autres <strong>Luca Micheletti </strong>et <strong>Marina Rebeka</strong>. Cette dernière reviendra pour une <em>Bohème</em>, où elle partagera la scène avec <strong>Irina Lungu</strong>, Luca Micheletti derechef, et <strong>Freddie De Tommaso</strong>, <a href="https://www.forumopera.com/cd/freddie-de-tommaso-il-tenore-aux-ames-bien-nees">récemment salué pour son récital paru chez Decca</a>. Au rayon vérisme, <em>Andrea Chénier </em>permettra de comparer les mérites respectifs de <strong>Yusif Eyvazov</strong> et de <strong>Jonas Kaufmann</strong>, face à la Maddalena de <strong>Sonya Yoncheva</strong>. <em>Les Contes d’Hoffmann </em>(<strong>Grigolo</strong>, <strong>Buratto</strong>, <strong>Abdrazakov</strong>, placés sous la direction de <strong>Frédéric Chaslin</strong>) représenteront l’opéra français, <em>Salome </em>(<strong>Mikneviciute</strong>, <strong>Volle</strong>, <strong>Watson </strong>dirigés par<strong> Zubin Mehta</strong>), l’opéra allemand, et <em>Peter Grimes </em>(<strong>Jovanovich</strong>, <strong>Carr</strong>, mise en scène de <strong>Robert Carsen</strong> et direction musicale de <strong>Simone Young</strong>, par ailleurs présente à la conférence), l’opéra anglais. Au rayon des raretés, notons que la <em>Rusalka </em>de Dvořák sera jouée pour la première fois à la Scala, au moins de juin. La saison scaligère, c’est aussi des ballets, des récitals vocaux (Netrebko, Grigolo, <strong>Werba</strong>, Fleming, <strong>Bernheim</strong>, Volle, Salsi), du piano (<strong>Pollini</strong>, mais aussi <strong>Buniatishvili</strong>, <strong>Igor Levit</strong>,…) et une riche programmation symphonique, au cours de laquelle, outre le maître des lieux Riccardo Chailly, nous pourrons voir Zubin Mehta, <strong>Daniel Harding</strong>, <strong>Timur Zangiev</strong> ou <strong>Daniele Gatti </strong>se succéder au podium. Tous les détails sur <a href="https://teatroallascala.org" rel="nofollow">teatroallascala.org</a>.</p>
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		<title>Verdi, La Forza del Destino &#8211; Florence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-la-forza-del-destino-florence-objectif-lune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Aug 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le livret de La Force du Destin est incontestablement le plus baroque parmi ceux des opéras de Verdi qui datent d&#8217;après les « années de galère ». Son accumulation un peu foutraque de scènes sans grand rapport les unes avec les autres, ses personnages qui changent sans cesse d&#8217;avis, ses impayables formules où la grandiloquence le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le livret de <em>La Force du Destin</em> est incontestablement le plus baroque parmi ceux des opéras de Verdi qui datent d&rsquo;après les « années de galère ». Son accumulation un peu foutraque de scènes sans grand rapport les unes avec les autres, ses personnages qui changent sans cesse d&rsquo;avis, ses impayables formules où la grandiloquence le dispute à la vacuité (« La vie est un enfer pour le malheureux », « Mourir, terrible chose »), si elles n&rsquo;ont pas tari la plume de Verdi, ont découragé plus d&rsquo;un metteur en scène. Personne ne savait jusqu&rsquo;à présent sur quel pied danser avec cette œuvre tour à tour géniale et triviale, et les transpositions type « Regietheater » ont échoué aussi platement que les lectures littéralistes. <strong>Carlus Padrissa</strong> et la <strong>Fura del Baus </strong>ont eu la bonne idée de chercher ce qui, dans la culture contemporaine, correspond le mieux au style déjanté de l&rsquo;opéra, quelque chose qui entre en résonnance avec sa matière chaotique, sa dispersion spatiale et ses sauts temporels. Assez logiquement, ils ont opté pour la science-fiction. Voilà donc Leonora et Alvaro transformés en guerriers inter-galactiques, Don Carlo optant quant à lui pour une tenue de cosmonaute au repos, tandis que le Padre Guardiano et Fra Melitone oscillent entre Obi Wan et des ensembles qui évoquent Karl Lagerfeld. Des inscriptions projetées expliquent les trous de l&rsquo;intrigue avec des textes qui semblent tout droit sortis de <em>Star Wars.</em> Mais tout cela est réalisé avec talent et conviction, et la richesse visuelle qui caractérise toutes les productions de la Fura del Baus : acrobates, luminaires, vidéos, &#8230; L&rsquo;œil est constamment à la fête, et la profusion de détails convient idéalement à l&rsquo;oeuvre la plus « espagnole » de Verdi. On n&rsquo;ira pas jusqu&rsquo;a prétendre que ce traitement transforme <em>La Force du destin </em>en chef-d&rsquo;œuvre de la dramaturgie, mais les 3h et quelques se regardent avec plaisir et même impatience, ce qui n&rsquo;est pas courant.</p>
<p>Il faut dire que la fête est aussi musicale. La direction somptueuse de <strong>Zubin Mehta </strong>est comme en symbiose avec l&rsquo;imagination du metteur en scène. Ce qu&rsquo;on entend sortir de la fosse d&rsquo;orchestre est d&rsquo;une étoffe aussi riche que les décors et les costumes. A près de 85 ans, le maestro indien renoue avec ses plus beaux enregistrements lyriques des années 60 (<em>Il Trovatore, Turandot, Aida</em>, pour ne citer que les plus connus), avec une alliance parfaite entre la richesse de la matière sonore et l&rsquo;élan dramatique, et une facon de faire « sonner » un orchestre qui n&rsquo;appartient qu&rsquo;à lui, naturelle et fluide. Il faudra bien un jour réévaluer l&rsquo;apport du chef en matière lyrique, alors que la critique francaise l&rsquo;a éreinté d&rsquo;une manière parfois proprement scandaleuse. Les musiciens de <strong>l&rsquo;Orchestre du Mai musical florentin </strong>ne s&rsquo;y trompent pas. Loin des ukases d&rsquo;un certain milieu culturel, ils savent à qui ils ont affaire, et se donnent avec ardeur. Le plaisir est palpable, dans les grandes houles comme dans les moments de méditation, et la seule bande-son du spectacle mériterait déjà une publication.  Les chanteurs s&rsquo;inscrivent dans la même optique de générosité, jusqu&rsquo;à l&rsquo;excès. On tremble plus d&rsquo;une fois pour <strong>Roberto Aronica,</strong> tant on se dit qu&rsquo;il va se faire exploser les vaisseaux sanguins en prenant tant de risques, mais le résultat fait se dresser les cheveux sur la tête. Certes, on n&rsquo;ira pas prétendre que c&rsquo;est comme ca qu&rsquo;il faut chanter le rôle à chaque fois, mais que de sincérité, que d&rsquo;éclat et quelle facon d&rsquo;habiter son personnage, malgré quelques notes tapées à côté. Du son, <strong>Amartuvshin Enkhbat</strong> en a aussi à revendre, mais il en fait un usage très différent. Dans une veine ultra-classique, son chant est un modèle de phrasé verdien, et la réussite du spectacle doit beaucoup à la noblesse qu&rsquo;il confère a chacune de ses apparitions. <strong>Saioa Hernández</strong> combine les qualités de ses deux comparses, avec une défonce vocale ahurissante (dès la premiere scène, que tant de sopranos sacrifient pour se réserver aux scènes finales) jusqu&rsquo;a un « Pace, Pace » d&rsquo;anthologie, et une scène du Monastère qui est à verser parmi les meilleures ; mais tout cet ouragan vocal cache un contrôle du son jamais pris en défaut et un sens du phrasé qui rappelle sans cesse le bel canto que Verdi n&rsquo;avait pas quitté depuis si longtemps en 1862.</p>
<p><strong>Ferrucio Furlanetto</strong> ne fait pas ses 72 ans. Même si la voix bouge un peu dans les aigus, l&rsquo;assise reste impeccable, et la bête de scène n&rsquo;a rien perdu de son art, qu&rsquo;on perçoit déjà à sa façon d&rsquo;arpenter le plateau. Le Fra Melitone de <strong>Simone Alaimo</strong> apporte une belle fraicheur à son personnage. Quant à la Preziosilla de <strong>Annalisa Stroppa</strong>, sa prestation est à l&rsquo;image de sa premiere apparition : ses seins sont enflammés tout autant que son chant, et les pages franchement triviales que Verdi lui a réservées sont tout bonnement irrésistibles. Avec des rôles secondaires tous excellents (même l&rsquo;Alcade de <strong>Francesco Samuele Venuti </strong>retient l&rsquo;attention), des chœurs qui ne semblent pas du tout gênés par leur masque et une réalisation vidéo qui fait vivre constamment les péripéties du récit, ce DVD devient la nouvelle référence filmée pour <em>La Force du Destin</em>, surclassant <a href="https://www.forumopera.com/dvd/la-forza-del-destino-ostentation-vocale">la production de Munich qui appariait Jonas Kaufmann et Anja Harteros,</a> très riche vocalement mais bien moins convaincante au niveau du propos.</p>
<p> </p>
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		<title>STRAUSS, Die Fledermaus — Florence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-fledermaus-florence-pipistrello-chauve-souris-en-italien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 02:45:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A chaque pays ses traditions. Si en Allemagne et en Autriche Die Fledermaus occupe la Saint-Sylvestre de bien des théâtres, nos amis transalpins fréquentent moins le chef d&#8217;œuvre de Johann Strauss. A Florence, son entrée au répertoire date de 2015 et il faut surement voir la patte d’Alexander Pereira derrière cette nouvelle coproduction avec le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A chaque pays ses traditions. Si en Allemagne et en Autriche <em>Die Fledermaus </em>occupe la Saint-Sylvestre de bien des théâtres, nos amis transalpins fréquentent moins le chef d&rsquo;œuvre de Johann Strauss. A Florence, son entrée au répertoire date de 2015 et il faut surement voir la patte d’Alexander Pereira derrière cette nouvelle coproduction avec le Staatstheater am Gärtnerplatz de Munich. Si certaines idées de la mise en scène de <strong>Joseph Ernst Köpplinger </strong>nous laissent songeur – la transposition dans les années 1920, dans une station de ski autrichienne ne semble qu’un prétexte au générique animé pendant l’ouverture et au décor tarabiscoté du chalet tout en diagonales plutôt qu’en angles droits – on louera l’inventivité et l’humour subtil des deuxième et troisième actes. Les décors sont somptueux : entrée du palais Orlofsky agrémentée de haies et d’une reproduction en glace de la statue en or de Johann Strauss du Stadtpark de Vienne, prison de bric-à-brac où l’on retrouve les lignes diagonales justifiées par le poids de la paperasse sous lequel croulent les armoires. Frosch et Frank sont désopilants. Surtout le metteur en scène autrichien joue la carte de la connivence nationale et maintient un fil rouge humoristique tout au long du spectacle grâce au ténor. Alfred chante aux fenêtres de Rosalinde (ou depuis sa cellule de prison), voilà un trait bien latin qu’<strong>Alex Tsilogiannis</strong> va reproduire sans cesse au premier et dernier acte en commentant l’action avec des tubes du répertoire italien : Rosalinde et lui s’échangent (en musique) des répliques de la Traviata (« amami Alfredo » très à propos). Quand il fait irruption dans la maison, « che gelida manina » accompagne leurs palabres de séduction. Au troisième acte, « nessun dorma » ouvre cet acte situé au petit matin du lendemain de la Saint-Sylvestre. Frosch parie que le ténor sera incapable de rester silencieux et l’emporte sur un « vincero » tonitruant repris à l’orchestre. Enfin quand le gardien se croit emmuré dans sa propre prison, Alex Tsilogiannis entame « Celeste Aida ». On se gondole sur son fauteuil et tout le reste est à l’avenant, entre élégance, finesse et maestria. On se demande quelles citations du répertoire germanique pourront être dévolues au ténor à Vienne quand la production s’y établira, même si ces drôleries italiennes, auxquelles il faut ajouter encore des extraits de <em>Rigoletto</em>, peuvent trouver leur place partout.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/244-michelemonasta_a1_5990-scaled_-_copie_0.png?itok=OmclJR0D" title="© Michele Monasta" width="468" /><br />
	© Michele Monasta</p>
<p>A l’image de la production, <strong>Zubin Mehta </strong>dirige l’orchestre du <em>Maggio musicale fiorentino</em> avec délicatesse et une précision d’orfèvre… d’où se détache un ballet tonitruant. Les équilibres sont dosés avec soin, le plateau installé confortablement sous la battue et la balance du chef. On regrettera un grain de folie, des tempi plus allants, peut-être dû à la distribution.</p>
<p>Se détache de celle-ci le ténor grec Alex Tsilogiannis, aussi présent dans les ensembles qu’à propos dans tous les courts emplois qu’on lui demande de revêtir (le « Vincero » backstage décoiffe). <strong>Marina Viotti </strong>endosse sans effort le froc du Prince Orlofsky. Son timbre granuleux épouse les affects de l’aristocrate désabusé. <strong>Valentina Stadler</strong> (Ida) et <strong>Daniel Prohaska</strong> (Doktor Blind) assurent leur partie sans démériter ; <strong>Robert Meyer</strong> (Frosch) et <strong>Francesco Grifoni </strong>(valet du Prince) accompagnent les chanteurs d’un jeu à la verve comique adéquate. <strong>Liviu Holender</strong> convainc lui tout à fait en Doktor Falke facétieux. De même pour <strong>Reinhard Mayr </strong>dont le Frank bénéficie d’une émission franche et d’un surcroit de volume. C’est finalement le trio principal qui nous laisse sur notre soif. <strong>Regula Mülhemann</strong> dispose d’un très beau registre suraigu mais on a connu des Adele plus folles, plus audacieuses dans les roucoulades et plus précises dans la vocalisation. <strong>Markus Werba</strong> possède à l’évidence tous les ressors pour incarner Gabriel. Il lui manque un rien de projection et de beaucoup de volume pour l’imposer. Enfin, <strong>Olga Bezsmertna</strong> capitalise sur une voix charnue qui hélas plafonne. Ses aigus sont systématiquement trop bas et la czardas la met en difficulté. Heureusement l’esprit de troupe et le plaisir évident que tous prennent à participer à cette production réussie contrebalance ces quelques insuffisances.</p>
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		<title>La salle Zubin Mehta inaugurée (par lui-même) à Florence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-salle-zubin-mehta-inauguree-par-lui-meme-a-florence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Dec 2021 14:53:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle salle du Teatro del Maggio musicale fiorentino porte désormais le nom de l&#8217;illustre chef d&#8217;orchestre qui en fut le directeur musical pendant plus de 30 ans. Cette troisième salle modulable, conçue par le créateur de l&#8217;ensemble du complexe de la place Vittorio Gui, Paolo Desideri, et les acousticiens du cabinet allemand Müller-BBM, peut &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle salle du Teatro del Maggio musicale fiorentino porte désormais le nom de l&rsquo;illustre chef d&rsquo;orchestre qui en fut le directeur musical pendant plus de 30 ans. Cette troisième salle modulable, conçue par le créateur de l&rsquo;ensemble du complexe de la place Vittorio Gui, Paolo Desideri, et les acousticiens du cabinet allemand Müller-BBM, peut accueillir jusqu&rsquo;à 1100 spectateurs pour des spectacles de musique de chambre, mais aussi des ouvrages lyriques. Elle a été inaugurée ce 21 décembre par un concert dirigé par le chef indien lui-même, comme il l&rsquo;avait fait il y a dix ans lors de l&rsquo;ouverture officielle du complexe florentin. Le concert de ce 21 décembre a eu lieu en présence du Président de la République italienne, Sergio Mattarella. </p>
<p>Zubin Mehta a dirigé la <em>7e symphonie</em> de Beethoven, qu&rsquo;il affectionne particulièrement, ainsi que la plus rare mais très belle <em>Messa di Gloria</em> de Puccini, avec en solistes le ténor Benjamin Bernheim et le baryton Mattia Olivieri. Un nouveau concert, ce 22 décembre, présentera les mêmes oeuvres et ajoutera le <em>Te Deum</em> d&rsquo;Anton Bruckner, avec les mêmes solistes, rejoints par la soprano Elisabet Strid et la mezzo Marie-Claude Chapuis ; avant de terminer l&rsquo;année avec des représentations de <em>Fidelio</em> de Beethoven dans la grande salle du complexe dirigé par Alexander Pereira. </p>
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		<title>Haydn, La Création &#8211; Florence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haydn-la-creation-florence-zubin-le-demiurge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Oct 2021 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aussi surprenant que cela puisse paraitre, Zubin Mehta n&#8217;avait jamais gravé La Création de Haydn au disque. Malgré une fréquentation assidue de Haydn en concert (on se souvient avec la chair de poule d&#8217;une 104e symphonie donnée à Salzbourg avec les Wiener Philharmoniker, où tout semblait danser autour de nous), rien ne permettait de fixer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Aussi surprenant que cela puisse paraitre, <strong>Zubin Mehta</strong> n&rsquo;avait jamais gravé <em>La Création</em> de Haydn au disque. Malgré une fréquentation assidue de Haydn en concert (on se souvient avec la chair de poule d&rsquo;une 104e symphonie donnée à Salzbourg avec les Wiener Philharmoniker, où tout semblait danser autour de nous), rien ne permettait de fixer pour la postérité l&rsquo;idée que le maestro se faisait de cette œuvre mythique entre toutes.</p>
<p>Arrivé au crépuscule d&rsquo;une carrière de six décennies, le chef, âgé de 85 ans, frappe un grand coup avec cette triple parution CD-DVD-Blu-Ray, enregistrée à Florence, qui s&rsquo;accompagne d&rsquo;un autre enregistrement capté à Munich, sous le label de l&rsquo;orchestre philharmonique local. Le concert de Florence etait supposé commémorer les 50 ans des débuts <em>in loco </em>de Zubin Mehta. La crise sanitaire aurait dû en avoir raison, mais le chef a tenu bon contre vents et marées, et les représentations ont eu lieu, même si c&rsquo;est sous une forme très contrainte. Signe que Zubin Mehta accorde un prix tout particulier à cette œuvre. Signe aussi que c&rsquo;est sa conception qui sera au centre de l&rsquo;attention et des lignes qui vont suivre.</p>
<p>Brisons d&#8217;emblée le suspense. Mehta ne tient aucun compte des acquis du mouvement baroque. Pour lui, <em>La Création </em>est une fresque romantique, qui brasse la totalité de nos existences et vise, par son ampleur même, à aider l&rsquo;auditeur à se situer dans l&rsquo;univers. Au diable le non vibrato, les cuivres naturels ou les petits effectifs choraux. Sa baguette déclenche les forces telluriques les plus primaires, les grondements du tonnerre, le bruit des astres qui se frottent les uns aux autres, le feulement de Léviathan, les cohortes d&rsquo;anges qui louent le Seigneur. Un monde en musique naît sous nos yeux, dans une optique panthéiste et dyonisiaque qui n&rsquo;est pas sans rappeler celle de Leonard Bernstein (Deutsche Grammophon).</p>
<p>Si la conception de l&rsquo;œuvre séduit au-delà de toute mesure, la réalisation concrète est plus difficile. La faute en incombe d&rsquo;abord aux conditions de l&rsquo;enregistrement. Comme le montre la version filmée, les règles sanitaires les plus strictes ont été imposées par les autorités italiennes. Cela signifie des choristes masqués, des instrumentistes à vent encagés dans du plexiglas, et des distances kilométriques entre tout le monde. Obtenir une cohésion dans de telles circonstances relève de la mission impossible. Surtout qu&rsquo;il faut aussi reconnaitre que la qualité des pupitres de <strong>l&rsquo;orchestre du Mai musical florentin</strong> n&rsquo;est plus tout a fait ce qu&rsquo;elle était.</p>
<p>Il suffit de réécouter les enregistrements verdiens du même Mehta réalisé dans les années 90 pour réaliser que l&rsquo;orchestre a perdu en virtuosité pure. Plus d&rsquo;un départ est brouillon, plus d&rsquo;un instrumentiste se prend les pieds dans le tapis, et certaines fugues ressemblent à un sauve-qui-peut. Mais le professionnalisme de Mehta permet de faire en sorte que les musiciens arrivent toujours à retomber sur leurs pattes. Sa battue ample et souple est comme un phare dans la tempête : finalement, tout le monde arrive à bon port. Et si la précision est souvent hasardeuse, l&rsquo;orchestre a conservé son coloris très moëlleux, mélange irrésistible de clarté latine et de fondu germanique, hérité de l&rsquo;époque glorieuse de Riccardo Muti, sans même remonter jusqu&rsquo;à Vittorio Gui. Tableau identique pour l<strong>e chœur du mai musical florentin :</strong> on frôle souvent l&rsquo;accident ( « Stimmt an die Saiten ») mais le corps du son reste toujours homogène, et l&rsquo;enthousiasme des chanteurs finit par emporter l&rsquo;adhésion.<br />
 <br />
Les solistes ne sont pas sur les mêmes sables mouvants. Sans doute plus favorisés par les conditions de la captation, ils offrent des prestations qui marquent, dans des rôles qui ont pourtant été chantés par les plus grands. Ils sont aussi gâtés par la prise de son qui, à rebours du style habituel dans les oratorios, les place au premier rang, avec une vie et une présence bienvenues. <strong>Maximilian Schmitt</strong> a affirmé son art <a href="https://www.forumopera.com/cd/joseph-haydn-la-creation-et-dieu-crea-herreweghe">depuis l&rsquo;enregistrement de Philippe Herreweghe (Outhere &#8211; Phi) :</a> une voix idéalement placée, une ligne souveraine et une puissance comme libérée du carcan qui avait tendance à l&rsquo;enserrer. <strong>Hanna-Elizabeth Müller</strong> n&rsquo;y va pas par quatre chemins : c&rsquo;est un opéra sacré qu&rsquo;elle chante ici, et elle déploye sans pudeur un timbre voluptueux à souhait, ne faisant qu&rsquo;une bouchée des vocalises de Gabriel, et transformant Eve en tentatrice absolue. On avoue ne pas avoir résisté à ses charmes. Encore un cran au-dessus de ses deux partenaires, la prestation de <strong>Michael Volle</strong> est historique. Pour bien en mesurer la portée, il faut d&rsquo;abord dire un mot de la partie de Raphael. Elle est la plus importante en durée dans l&rsquo;oratorio (surtout si on y rajoute Adam, comme c&rsquo;est souvent le cas), et c&rsquo;est largement sur elle que repose la narration du récit. Elle est ensuite d&rsquo;une nature très hybride, puisqu&rsquo;elle exige une forte capacité de déclamation, mais aussi un attendrissement dans un air comme « Nun scheint im vollen Glanz », où le lyrisme prédomine nettement. Par dessus le marché, la tessiture est un problème presque insoluble, puisque Haydn demande quelques notes très hautes, accessibles aux seuls barytons, tout en descendant très bas dans certains récitatifs. Une ambiguité qui explique que des chanteurs aussi différents que Dietrich Henschel et Kurt Moll se soient illustrés avec brio dans le rôle. Michale Volle parvient à faire la synthèse de toutes ces contradictions : impérial d&rsquo;autorité dans ses récitatifs, enivrant de lyrisme lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de chanter la gloire du Créateur, et aussi à l&rsquo;aise dans les aigus que dans les graves, donnant notamment un « Und Gott schuff grosse Wallfische » qui laisse pantois, traversant toutes les régions de la voix humaine avec l&rsquo;aisance d&rsquo;un cheval de course. Un tel exploit est d&rsquo;autant plus surprenant que le chanteur avait dans le passé laissé voir quelques « trous » dans son registre grave.<br />
 <br />
Pour son chef en transe, son chœur enthousiaste, ses solistes opératiques et son Michael Volle historique, cette version est donc à connaître, même si elle ne bouleverse pas la discographie.<br />
 </p>
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		<title>VERDI, La traviata — Florence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-traviata-florence-nadine-sierra-dans-une-autre-dimension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Oct 2021 03:18:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nanetta, Gilda, Lucia… la trajectoire de Nadine Sierra la conduisait en droite ligne vers Violetta. Ce devait être chose faite en mai 2020 au Teatro Réal de Madrid. En pleine pandémie, les représentations avaient été repoussées à l’été et la soprano américaine disparaissait de l’affiche. Cette série florentine serait donc, sauf erreur, les débuts de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Nanetta, <a href="https://www.forumopera.com/rigoletto-paris-bastille-des-chanteurs-et-un-chef-inspires">Gilda</a>, <a href="https://www.forumopera.com/lucia-di-lammermoor-barcelone-debuts-triomphaux-de-nadine-sierra-a-barcelone">Lucia</a>… la trajectoire de <strong>Nadine Sierra</strong> la conduisait en droite ligne vers Violetta. Ce devait être chose faite en mai 2020 au Teatro Réal de Madrid. En pleine pandémie, les représentations avaient été repoussées à l’été et la soprano américaine disparaissait de l’affiche. Cette série florentine serait donc, sauf erreur, les débuts de Nadine Sierra dans cet Everest vocal et scénique qu’est Violetta. Aucune crainte concernant le bagage technique et l’aisance vocale de la soprano : elle fait une bouchée du premier acte qu’elle conclut à l’aigu et sur une note tenue électrisante. Elle enchaîne trilles et vocalises avec une agilité confondante, un souffle long qui soutient un legato parfait et s’aventure même à quelques variations extrapolées du plus bel effet. Non, tout l’enjeu pour Nadine Sierra était de donner du corps et de la chair au-delà des notes. Et dès le premier acte, on est servi. Les répliques et piques de la fête mondaine lui donnent l’occasion de travailler ses couleurs et accents : le portrait commence, plus profond que la légèreté arrosée au champagne bien souvent servi. Il reste à polir encore la prononciation italienne (Francesco Meli à ses côtés est un modèle du genre) mais cela n’obère en rien la montée en puissance qui va suivre. Au deuxième et au troisième acte, assise sur un médium chaud et sonore, elle s&rsquo;engouffre dans les affres du personnage et incarne chaque moment avec conviction. Malgré un Placido Domingo ce soir-là en perdition, nous y reviendrons, elle mène le duo jusqu’à un « dite a la giovine » qui lui vaudra une nouvelle ovation de la salle. «Amami Alfredo » trouve tout l’impact dramatique nécessaire. Un triomphe éclate à l’issue de son « addio del passato » conduit sur un fil, gorgé de nuances et de couleurs où même les respirations laissent sourdre la douleur et l’abandon du personnage. La coupe est presque pleine, n’était-ce une prononciation un peu lâche et des graves certes présents, mais qui peuvent encore s’étoffer davantage. En <strong>Francesco Meli</strong>, elle trouve une réplique pleine d’élégance de style. Souffle et phrasé sont les qualités premières du ténor génois. La mise en scène en fait un dandy photographe, mélange du film <em>Blow-up</em> et des amants de Margaret dans la série <em>The Queen</em>, et c’est bien ce personnage sûr de lui mais sensible qu’il incarne. Là encore, on regrette que la palette des nuances ne s&rsquo;enrichisse pas au-delà de <em>piani</em> et <em>mezze voce</em> disséminés ça et là. Les chœurs sont remarquables de présence et d&rsquo;aisance scéniques dans toutes les scènes de groupe. Les seconds rôles appellent aussi tous des éloges, notamment tous les jeunes chanteurs nés dans les années 80 et 90 auxquels le Maggio fait appel (<strong>Francesco Samuel Venuti</strong> est un Baron Douphol glaçant du haut de ses 25 ans !). Reste le cas <strong>Placido Domingo</strong>. Que l’on soit partisan ou non de sa deuxième carrière dans des rôles de baryton, il lui reste (ou restait?) toute sa science verdienne et un « chien » sans faille pour faire naître l’émotion autour de ses personnages. Ce 2 octobre, le compte n’y est pas. Passées les quelques répliques de Germont père où un premier trou de mémoire le déstabilise, le madrilène s’effondre dans le duo : peu de souffle, absence de legato et surtout un volume à la limite du confidentiel. On entendra le souffleur venu à la rescousse avant que l’air conclusif, ici donné en intégralité, ne finisse de l’achever en scène. Avec galanterie, Nadine Sierra l’emmène saluer devant le rideau avant la pause. Il en profite pour montrer sa gorge en excuses. Avant la deuxième partie, Alexander Pereira monte sur scène pour lui aussi s’excuser de ne pas avoir annoncé le refroidissement et les difficultés respiratoires de la star, qui sauve pourtant la soirée nous dit-il en maintenant sa participation et remercie le public de la compréhension dont il a déjà fait montre.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/la_traviata_c_michele_monasta-maggio_musicale_fiorentino_12.jpg?itok=gk1DyOXR" title="© Michele Monasta / Maggio musicale fiorentino" width="468" /><br />
	© Michele Monasta / Maggio musicale fiorentino<br />
	 </p>
<p dir="ltr">Heureusement en fosse <strong>Zubin Mehta</strong> veille au grain ! Penser que le vénérable chef était déjà à Florence en 1964 (mais au Teatro communale, alors maison du Maggio musicale) pour diriger la même œuvre, laisse rêveur. Quelle longévité et quelle élégance dans cette direction toute classique et assise sur de beaux contrastes entre le velouté des cordes et la droiture des cuivres. Les aléas scéniques de la soirée montre surtout quel chef de théâtre il est encore, capable d’adapter sa phalange aux capacités du plateau tout en maintenant une dynamique évidente, sans jamais verser dans la facilité ou le tonitruant. La préparation de l’orchestre est sans faille et aucune scorie ne vient émailler le joyau serti que le chef confectionne.</p>
<p>	L’élégance c’est aussi ce qu’il faudra retenir de la production de <strong>Davide Livermore</strong> : salon chinois à la mode parisienne au premier acte, studio photo évoquant Blow-up donc au deuxième, vidéos léchées de D-Wok, les mêmes qui officiaient à Vérone cet été. La scène rougeoie d&rsquo;éléments flatteurs que des costumes des années 60 et 70 finissent d’habiller. On comprend moins les slogans projetés, arrivés tout droit de mai 1968 : « mon corps, mon choix » ; « jouissez sans entraves » ; « faites l’amour pas les magasins » ou encore l’irruption de la police chez ces bourgeois et nobles à la fin de la fête. Tout cela relève d’un plaquage gratuit comme on a pu en voir souvent dans des transpositions sans vrais fondements.</p>
<p dir="ltr"> </p>
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		<title>Daniele Gatti, futur directeur principal du Mai musical florentin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/daniele-gatti-futur-directeur-principal-du-mai-musical-florentin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jul 2021 03:38:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alexander Pereira, surintendant du Mai musical florentin, a annoncé qu&#8217;en accord avec le directeur musical emblématique – depuis 1985 – et désormais émérite, Zubin Mehta, il avait désigné Daniele Gatti comme futur directeur principal de l&#8217;institution. Le chef italien, tout juste parti de l&#8217;opéra de Rome après un unique et court mandat, sera donc aux commandes du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alexander Pereira, surintendant du Mai musical florentin, a annoncé qu&rsquo;en accord avec le directeur musical emblématique – depuis 1985 – et désormais émérite, <strong>Zubin Mehta</strong>, il avait désigné <strong>Daniele Gatti</strong> comme futur directeur principal de l&rsquo;institution. Le chef italien, tout juste parti de l&rsquo;opéra de Rome après un unique et court mandat, sera donc aux commandes du Mai musical à partir de mars prochain et pour trois ans, dans un premier temps au moins. </p>
<p>Daniele Gatti devra diriger 3 ouvrages lyriques et au moins 5 concerts par saison à Florence, et conduire également deux extensions du festival chaque automne et au début de chaque année. Il s&rsquo;agira de présenter trois ou quatre opéras et concerts, tous reliés par un fil conducteur, ainsi que l&rsquo;a précisé le nouveau directeur. Il en a même annoncé les thèmes : hommage au Verdi de la maturité, le mythe de Faust, le conte, la seconde école de Vienne, ainsi qu&rsquo;un hommage à Puccini.</p>
<p>L&rsquo;occasion pour Gatti de préciser la programmation à venir, en particulier pour 2023 et 2024 : le festival principal sera lui-même relié par un seul thème : l&rsquo;Homme chantre et le surnaturel, dédié à Wagner. Tout un programme ! En 2023, Mehta dirigera donc <em>Lohengrin </em>et Gatti<em>, Les Maîtres chanteurs ; t</em>andis que l&rsquo;année suivante, Mehta se chargera de<em> Tannhauser </em>et Gatti de <em>Parsifal.</em></p>
<p>Mais avant cela, il y a 2021-2022, saison durant laquelle le nouveau maestro viendra diriger plusieurs fois l&rsquo;orchestre du Mai musical. Saison qui verra par ailleurs quelques grands classiques (C<em>osì fan tutte, Traviata, Falstaff, Madama Butterfly, Fidelio</em> ou <em>Die Fledermaus</em>) cotoyer des oeuvres plus rares comme <em>Linda di Chamounix</em> de Donizetti, <em>L&rsquo;Amico Fritz</em> ou plus encore <em>Lo sposo di tre, e il marito di nessuna</em>, unique opera-buffa de l&rsquo;austère Cherubini, que dirigera <strong>Diego Fasolis</strong>. Pour les autres, <strong>Zubin Mehta</strong>, <strong>John Eliot Gardiner</strong> ou <strong>Riccardo Frizza, Michele Gamba et Francesco Ciampa</strong> se succéderont sur le podium. D&rsquo;autres grands noms de la baguette sont également attendus pour une série de concerts – outre Gatti. Côté chanteurs, on annonce une pluie d&rsquo;étoiles bien en place ou montantes ! Vous en saurez plus sur le <a href="https://www.maggiofiorentino.com/event_season/stagione-lirica-2021-2022/">site du Mai musical</a> !</p>
<p> </p>
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		<title>Suite à un malaise, Zubin Mehta annule la Scala</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/suite-a-un-malaise-zubin-mehta-annule-la-scala/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 11:03:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pris d’un malaise pendant une répétition de Salome vendredi dernier à la Scala, Zubin Mehta a dû être hospitalisé à Milan. Le chef indien, âgé de 84 ans, est sorti de l’hôpital dès lundi, mais les médecins lui ont prescrit une période de convalescence afin de prendre du repos. Mehta ne sera donc pas en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pris d’un malaise pendant une répétition de <em>Salome </em>vendredi dernier à la Scala, Zubin Mehta a dû être hospitalisé à Milan. Le chef indien, âgé de 84 ans, est sorti de l’hôpital dès lundi, mais les médecins lui ont prescrit une période de convalescence afin de prendre du repos. Mehta ne sera donc pas en mesure de diriger comme prévu le chef-d’œuvre de Richard Strauss. En conséquence, Riccardo Chailly en assurera la direction. La production de Damiano Michieletto sera retransmise sur RAI5 et Radio3 le samedi 20 février et affichera Elena Stikhina dans le rôle-titre. </p>
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		<title>Concerto di canto &#8211; Live in streaming  — Florence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concerto-di-canto-live-in-streaming-florence-la-porti-un-bacione-a-firenze-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 23:55:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est au son du mouvement lent de la 9e symphonie de Beethoven et devant la grande salle vide aux fauteuils bleus du nouveau théâtre de Florence, qu’Alexander Pereira, son surintendant comme on dit en Italie, nous accueille, non sans une nervosité très perceptible et très compréhensible. Moins ambitieuse que le récent grand zapping du Metropolitan (voir &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est au son du mouvement lent de la 9<sup>e</sup> symphonie de Beethoven et devant la grande salle vide aux fauteuils bleus du nouveau théâtre de Florence, qu’<strong>Alexander Pereira</strong>, son surintendant comme on dit en Italie, nous accueille, non sans une nervosité très perceptible et très compréhensible. Moins ambitieuse que le récent grand zapping du Metropolitan (<a href="https://www.forumopera.com/at-home-gala-streaming-new-york-le-grand-zapping-streaming">voir notre compte-rendu</a>) Cette soirée a été imaginée pour conjurer, en quelque sorte, le triste spectacle d’une salle vide, pourtant bien visible derrière A. Pereira durant tout la soirée.</p>
<p>Bien sûr, le surintendant a prévenu : il y aurait sans doutes des imprévus. Ils n’ont pas manqué. Le son souvent précaire, les décalages, les difficultés pour joindre tel ou tel, les conversations parasites, jusqu&rsquo;aux éternuements du surintendant, ont émaillé la soirée, suscitant souvent l&#8217;embarras. Les situations les plus cocasses ont trouvé leur point d’orgue avec Diana Damrau que Pereira n’entendait pas et qui était pourtant bien audible, jusque dans l’expression de son incompréhension. Ou encore dans un problème de retour avec Francesco Meli qui a conduit le pauvre surintendant à raconter laborieusement une blague pour gagner du temps, sans parler de l&rsquo;enregistrement des chants d&rsquo;oiseaux que le surintendant entend près de chez lui chaque matin. Che importa ? comme diraient les Florentins. On peut en rire et la plupart de ces incidents – si l’on met de côté les présentations terriblement laborieuses et hésitantes d’Alexander Pereira, gêné dans son italien et sans doute par le stress- n’ont pas empêché l’émotion d’être au rendez vous et avec elle près de 30 artistes. C’était bien la seule chose qui comptait et les problèmes techniques de ces quelques 2h30 de concert virtuel n’ont pas altéré le témoignage d’affection qu’ont porté les artistes. </p>
<p>Certains avaient pré-enregistré leur contribution, d’autres étaient en direct. Tous ont adressé à leur façon, souvent avec pudeur, un message d’espoir et d’amitié à l’Italie, à Florence et à l’art lyrique. </p>
<p>Alexander Pereira a d’ailleurs profité de l’occasion pour rappeler ou donner un aperçu des prochains rendez vous musicaux florentins, qui ne manqueront ni d’audace (Le rare <em>Siberia</em> de Giordano avec Sonya Yoncheva), ni d’attraits (en commençant par le premier Iago de Ludovic Tézier dans un <em>Otello</em> que dirigera <strong>Zubin Mehta </strong>à l’automne, ou encore <em>Cosi fan tutte</em> avec Hampson en Don Alfonso ou <em>Adriana Lecouvreur </em>avec Maria José Siri). Mehta qui justement ouvre la soirée en disant sa frustration d’avoir dû repousser à l’automne cette production d’<em>Otello</em> et l’intégrale des symphonies de Beethoven. Comme lui, à la fin de la soirée, sur fond d’un air enregistré 30 ans auparavant, <strong>Leo Nucci</strong> rendra hommage à la ville de Florence, où il a étudié et d’où il est en partie originaire.</p>
<p>Le Toscan Puccini aura été le grand gagnant des compositeurs de la soirée, six chanteurs l’ayant choisi. <strong>Krassimira Stoyanova</strong> interprète ainsi un <em>Salve Regina</em> et la romance de jeunesse <em>Sole e amore</em>, tout comme une rayonnante <strong>Sonya Yoncheva</strong>, en coup de vent,<strong> </strong>un peu plus tard. <strong>Piero Pretti</strong> se lance dans un sonore « Che gelida manina » et <strong>Francesco Meli</strong> lui fait écho devant son impressionnante discothèque avec « Recondita armonia », s’accompagnant lui-même au piano. <strong>Rosa Feola</strong> emporte les cœurs avec un remarquable « O mio Babbino caro », cher aux Florentins, tandis que <strong>Fabio Sartori </strong>clôture la soirée avec un tonitruant mais réussi « Nessun dorma » de <em>Turandot</em>.</p>
<p>La bonne humeur était aussi au rendez-vous, avec le Dulcamara d’<strong>Ambrogio Maestri</strong>, qui harangue les <em>rustici</em> sa petite fiole d’élixir à la main, accompagné par le chef d’orchestre <strong>Marco Armiliato</strong> au piano. Depuis Zurich, <strong>Thomas Hampson </strong>est tout fier de nous présenter le grand salon du fameux hôtel Baur au lac où le 1<sup>er</sup> acte de la <em>Walkyrie</em> a été créé avec Liszt au piano – qui pouvait bien faire tout un orchestre- et…. Wagner en interprète.  Le baryton américain chante quant à lui une chanson traditionnelle de son pays, un peu mélancolique, qu’un son très médiocre – ou un micro trop proche- empêche de savourer et même de distinguer. <strong>Luca PIsaroni</strong> ne se contente pas de chanter fort bien Figaro dans le célèbre « Non più andrai », il le joue sans pouvoir tenir en place. Une fois le quiproquo digne d’un Tex Avery avec <strong>Diana Damrau</strong> passé, celle-ci interprète fort joliment une chanson allemande que l&rsquo;on nous pardonnera de ne pas avoir reconnu. Autre moment fort de la soirée, depuis leur domicile espagnol, l’extraordinaire et endiablé duo <strong>Saioa Hernández – Francesco Pio Galasso</strong>, tiré de la zarzuela <em>El gato montés</em> de Manuel Penella, auquel leur chien lui-même n’est pas insensible. </p>
<p>Beaucoup de participants ont mis l’accent sur l’émotion, l’espoir, l’énergie dont nous avons tous besoin aujourd’hui, quitte à choisir des chansons plutôt que des airs d’opéras. <strong>Nicola Alaimo</strong>, qui sera Michonnet dans la production d’<em>Adriana Lecouvreur</em>, ne ménage pas son piano lorsqu’il interprète de toute son âme la chanson <em>Granada</em>. <strong>Mikhail Petrenko</strong> impressionne lui aussi avec une chanson populaire russe, <em>Utushka</em>, pleine de vigueur et de détermination.</p>
<p><strong>Maria José Siri </strong>donne un premier aperçu remarquable de l’<em>Adriana Lecouvreur</em> qu’elle incarnera en 2021,  dans « Ecco, respiro appena ». C’est avec une grande douceur, mais sans trainer, que <strong>Sara Mingardo</strong> interprète « Folle è ben che si crede » de Tarquinio Merula et que <strong>Cecilia Bartoli </strong>fait une petite place à Vincenzo Bellini avec « Vaga luna, che inargenti », au milieu des fleurs. Les trois chanteuses s’accompagnent d’ailleurs elles-mêmes au piano.</p>
<p>Dans une pièce plutôt dédiée à Verdi (pas moins de trois portraits et un buste du maître, et une affiche d’I due Foscari à la Scala), <strong>Anna Pirozzi</strong> interprète une impressionnante <em>Wally</em> (« Ebben, ne andrò lontana »), tandis que depuis Kiev où il est près de nous présenter tous les membres de l’académie Tchaikovsky où il se trouve, <strong>Vittorio Grigolo</strong> laisse perler une « Furtiva lagrima » un peu extravertie, non sans avoir rappelé qu’il s’agissait d’un air d’espoir et d’amour et pas du tout d’un lamento larmoyant.</p>
<p>Emotion encore avec <strong>Michele Pertusi,</strong> qui choisit lui aussi une chanson populaire de Luigi Denza – l’auteur du fameux <em>Funiculi funicula </em>&#8211; « Vieni » et <strong>Luca Salsi</strong>, qui interprète un Rigoletto éperdu, presque à bout de souffle (« Cortigiani, vil razza dannata »). Emotion toujours avec un merveilleux duo entre <strong>Ludovic Tézier</strong> en comte Almaviva et son épouse <strong>Cassandre Berthon</strong> en Susanna, « Crudele,perché finora », à l’occasion duquel le grand baryton adresse aux Italiens un  message de soutien et d’amitié plein de la chaleur et de la simplicité qu’on lui connaît.</p>
<p>Mais il faut dire que le moment le plus admirable nous est venu de <strong>Lisette Oropesa</strong> qui, depuis son domicile de Baton-Rouge aux Etats-Unis, a choisi d’interpréter a capella une chanson du saule. Pas du tout celle de Verdi ni celle de Rossini, mais celle de la <em>Ballad of Baby Doe</em> de Douglas Moore. Un moment d’enchantement, aidé par l’une des meilleures captations de la soirée, pré-enregistrée.</p>
<p>Messages d’amour au chant, à l’Italie, et à Florence, il fallait bien donner le dernier mot à <strong>Eva Mei</strong> qui a choisi la chanson emblématique de cette ville merveilleuse, « La porti un bacione a Firenze » d’Odoardo Spadaro. Et comment qu’on le lui portera !</p>
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