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	<title>Liudmyla MONASTYRSKA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Liudmyla MONASTYRSKA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Nabucco &#8211; New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jan 2024 08:22:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée en 2001, la production de Nabucco signée Elijah Moshinsky avait déjà fait l’objet d’une diffusion dans les cinémas en janvier 2017 avec la même soprano et la même basse. La présence de Placido Domingo dans le rôle-titre qui lui avait valu quatre ans plus tôt un triomphe à Londres où il avait déjà Ludmilla &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée en 2001, la production de Nabucco signée <strong>Elijah Moshinsky</strong> avait déjà fait l’objet d’<a href="https://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-infatigable-dans-nabucco-a-new-york/">une diffusion</a> dans les cinémas en janvier 2017 avec la même soprano et la même basse. La présence de Placido Domingo dans le rôle-titre qui lui avait valu quatre ans plus tôt un triomphe à Londres où il avait déjà Ludmilla Monastyrska comme partenaire, constituait l’intérêt majeur de cette retransmission. Cette fois, on peut se demander ce qui justifie ce choix puisqu’il ne s’agit pas d’une nouvelle production et qu’il n’y a parmi les personnages principaux aucune prise de rôle susceptible d’attirer les foules. Le Met nous propose donc une soirée de routine qui distille un sentiment de déjà vu et surtout de déjà entendu, après les magnifiques découvertes qu’il nous a offertes à l’automne dernier. Mais au Met, même la routine n’est pas dénuée d’intérêt. Si aucun des rôles de premier plan ne réserve de véritable surprise, c’est parmi les personnages secondaires que nous aurons découvert une révélation prometteuse.</p>
<p>L’intrigue est située dans l’antiquité, les costumes d’<strong>Andreane Neofitou </strong>n’évoquent aucune époque précise, les choristes sont vêtus de couleurs claires, tuniques et pantalons larges pour les hommes, robes modestes pour les femmes, certaines portent bizarrement une charlotte sur la tête. Abigaille arbore des tenues bien plus seyantes qu’en 2017. En revanche on se demande pourquoi lorsqu’elle s’installe sur le trône elle tient dans ses mains les attributs dévolus aux pharaons d’Egypte. Placés sur une tournette, les décors de John Napier représentent d’un côté le temple de Jérusalem figuré par d’énormes blocs de granit de couleur claire, de l’autre le palais de Nabucco constitué d’un grand escalier surmonté d’une statue dorée représentant une idole païenne. La direction d’acteurs, minimaliste, se contente de propoposer aux protagonistes des gestes convenus.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="606" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Nabucco.-Marty-Sohl.-Met-Opera-.2-1024x606.jpg" alt="" class="wp-image-153854"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Nabucco, © Marty Sohl / Met Opera</sup></figcaption></figure>


<p>Familier du rôle de Nabucco qu’il a déjà chanté à Orange et Vérone notamment, <strong>George Gagnidze</strong> propose une vision monolithique du roi de Babylone. Les moyens semblent importants, la ligne vocale soignée, le legato impeccable mais l’interprète demeure placide et ses accès de colère n’impressionnent pas. Seules ses interventions au dernier tableau où il clame son repentir et son amour paternel distillent une émotion palpable. En 2013 à Londres, <strong>Liudmyla Monastyrska</strong> avait fait sensation en incarnant une flamboyante Abigaille qui semblait se jouer des difficultés d’une partition réputée périlleuse. Au Met, en 2017, les moyens étaient toujours là mais la soprano ukrainienne avait paru gênée aux extrémités de la tessiture. Cette fois, si elle parvient encore à rendre justice à la partition en dépit de quelques vocalises savonnées, l’effort est palpable dans le suraigu et le grave est exagérément poitriné. Reste un beau legato dans son grand air du deuxième acte « Anch&rsquo;io dischiuso » et une incarnation toujours convaincante comme en témoignent les gros plans d’<strong>Habib Azar</strong>. <strong>Dmitry Belosselskiy</strong> incarne un Zaccaria imposant et solennel. Le timbre est profond et le legato souverain dans son air « Vieni o levita ». Il affronte crânement les difficultés de sa grande scène du premier acte « Sperate o figli » mais se trouve à cours de grave dans « O chi piange ». Soulignons, les interventions pleinement convaincantes de <strong>Scott Scully</strong> en Abdallo, ainsi que de <strong>Brittany Olivia Logan</strong> et <strong>Le Blu</strong>, respectivement Anna et Le Grand prêtre de Baal, tous deux membres du <em>Lindemann Young Artist Development Program</em> et gardons pour la fin, les prestations captivantes de <strong>Seokiong Baek</strong> et <strong>Maria Barakova.</strong> Le ténor sud-coréen effectuait des débuts remarqués sur la scène du Met. Le timbre est clair, la projection apparemment idéale et le style adéquat. Son interprétation tout à fait émouvante d’Ismaël lui a valu de chaleureux applaudissements au rideau final. Dotée d’un physique de jeune première, la mezzo-soprano russe a constitué la révélation de la soirée. Son indéniable présence, la beauté de son timbre délicatement fruité et la justesse de son incarnation ont été saluées par une ovation méritée de la part du public.</p>
<p>A la tête d’un Orchestre du Met en grande forme, <strong>Daniele Callegari</strong> a proposé une direction magistrale, à la fois précise et énergique. Le chef italien se plait à accélérer le tempo dans les scènes de foule afin de produire un effet spectaculaire et à ralentir dans les airs où les personnages s’épanche pour mieux souligner leurs émotions.</p>
<p>Le samedi 27 janvier prochain le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, une nouvelle production de <em>Carmen</em> signée Carrie Cracknell avec Aigul Akhmetshina et Piotr Beczala.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-new-york-streaming/">VERDI, Nabucco &#8211; New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>VERDI, La forza del destino — Parme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-forza-del-destino-parme-eternel-kunde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 01:04:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut parfois du temps à un spectacle pour trouver ses marques. C’est le cas ce soir au Teatro Regio de Parme pour cette Forza del destino dans le cadre du Festival Verdi. Après une première partie (actes 1 et 2) en demi-teinte, soudain l’émotion déferle sur le public, et c’est une longue ovation qui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut parfois du temps à un spectacle pour trouver ses marques. C’est le cas ce soir au Teatro Regio de Parme pour cette <em>Forza del destino</em> dans le cadre du Festival Verdi. Après une première partie (actes 1 et 2) en demi-teinte, soudain l’émotion déferle sur le public, et c’est une longue ovation qui accueille les dernières notes de la romance d’Alvaro « O tu che in seno agli angeli ». <strong>Gregory Kunde</strong> parvient à y instiller une mélancolie poignante teintée de désespoir. Le ténor américain qui a d’abord percé comme <em>contraltino </em>rossinien avant de triompher en <em>baritenore</em> (chez Rossini encore, faisant du rôle d&rsquo;Otello sa signature) a su évoluer et se réinventer en ténor lirico-spinto. Et avec quel succès ! Évidemment il ne faut pas rechercher de l’<em>italianità</em> dans cette voix aux accents parfois rocailleux. Mais on y trouve bien d’autres bonheurs, au premier rang desquels une santé vocale stupéfiante (lui qui fêtera ses soixante-dix dix bougies dans moins de deux ans) avec une projection impérieuse et des aigus de poitrine à la puissance impressionnante. Pourtant le chanteur ne se contente pas de cette seule intensité, et n&rsquo;en oublie pas pour autant les nuances et les demi teintes, mettant les moindres inflexions du timbre au service de l’expression.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="321" src="/sites/default/files/styles/large/public/forz1.jpg?itok=0iQQzkQn" title="© Roberto Ricci" width="468" /><br />
	© Roberto Ricci</p>
<p>Son ennemi mortel, Don Carlo di Vargas (<strong>Amartuvshin Enkhbat</strong>) parvient à rivaliser, par des moyens diamétralement opposés, faisant sans conteste de l’acte 3 le sommet de la soirée. Le baryton mongol qui chante régulièrement sur les plus grandes scènes (cette saison notamment la Scala et au MET) étonne d’abord par son émission égale, sans arrêtes, voire légèrement ouatée. Mais quelle solidité sur toute la tessiture : ce chant inaltérable qui pourrait gêner ailleurs, colle ici parfaitement au personnage monolithique qui ne vit que par et pour la vengeance.</p>
<p>Difficile alors de se faire une place face à ces deux adversaires, hormis les personnages comiques qui viennent apporter une respiration bienvenue dans cet océan de noirceur. Au-delà du Trabuco très à l’aise scéniquement (mais moins marquant vocalement) d’<strong>Andrea Giovannini</strong>, le Fra Melitone de <strong>Roberto de Candia</strong> étonne d’abord par sa sobriété et son refus d’histrionisme, avant de prendre toute sa mesure dans la scène de la distribution de la soupe au dernier acte, d’une truculence parfaite.</p>
<p>On applaudit également à deux mains la Preziosilla atypique d’<strong>Annalisa Stroppa</strong> : loin des matrones souvent distribuées dans ce rôle, elle met en avant son mezzo plutôt clair et agile, aux aigus brillants, mais aussi sa silhouette juvénile, pour camper une cantinière d’une grande fraîcheur : elle parvient même rendre excitant le « Rataplan » ce qui en soit est un exploit !</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="309" src="/sites/default/files/styles/large/public/forz2.jpg?itok=yZwSrkJO" title="© Roberto Ricci" width="468" /><br />
	© Roberto Ricci</p>
<p>On retrouve cette jeunesse et cette séduction où on ne l’attendait pas forcément : chez le Padre Guardiano. La basse chantante de <strong>Marko Mimica</strong> instille au personnage une grande humanité. Parions que les années apporteront davantage de creux et d’autorité à cette belle incarnation. </p>
<p>La Leonora de <strong>Liudmyla Monastyrska</strong> est plus clivante. La chanteuse ukrainienne a toutes les notes du rôle, ce qui en soit est déjà un exploit. Elle possède également une puissance sonore impressionnante. Mais est-elle la Leonora idoine pour autant ? Car si elle sait parfois alléger (avec une « Vergina delli Angeli » émouvante, magnifiée par la douceur et le rayonnement du Chœur du Teatro communale di Bologna) elle se réfugie souvent dans le volume quand il faudrait plus de subtilité. En ressort une impression de solidité, voire d’une certaine placidité, alors qu&rsquo;on rêverait de transcendance.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="292" src="/sites/default/files/styles/large/public/forz4.jpg?itok=ic7MsmG1" title="© Roberto Ricci" width="468" /><br />
	© Roberto Ricci</p>
<p>Elle n’est pas aidée par la nouvelle production signée <strong>Yannis Kokkos</strong>. On reconnaît immédiatement l’univers du metteur en scène, où le noir est omniprésent (hormis l’irruption de couleurs lors de la tarentelle de l’acte 3). Les différents tableaux se caractérisent par des formes qui se détachent sur un fond de ciel souvent nocturne : une église et une croix pour l’acte 2, des immeubles détruits pour les champs de bataille pour l’acte 3. Le tout ne manque pas d’esthétique mais bien d’animation : les chanteurs semblent très souvent livrés à eux-mêmes. Les scènes de foule sont plus efficacement gérées, sans pour autant sortir d’une certaine convention.</p>
<p>Heureusement on peut compter sur <strong>Roberto Abbado</strong> pour apporter de la vie à la tête des forces du Teatro Comunale di Bologna. Ou plutôt la mort : s’il introduit la légèreté nécessaire dans les scènes de caractère, il laisse sourdre dès l’ouverture l’intuition du destin funeste, s’appuyant sur les sonorités luxueuses de l’orchestre, et notamment des cuivres implacables.</p>
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		<item>
		<title>PUCCINI, Turandot — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-new-york/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 May 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 7 mai le Metropolitan Opera a retransmis dans les cinémas, pour la seconde fois en moins de trois ans, la production désormais historique de Turandot que Franco Zeffirelli avait signée en 1987. Cette production est bien connue des mélomanes puisqu’elle a fait l’objet de deux parutions en DVD, la première avec la distribution &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 7 mai le Metropolitan Opera a retransmis dans les cinémas, pour la seconde fois en moins de trois ans, la production désormais historique de <em>Turandot </em>que <strong>Franco Zeffirelli</strong> avait signée en 1987. Cette production est bien connue des mélomanes puisqu’elle a fait l’objet de deux parutions en DVD, la première avec la distribution d’origine (Eva Marton, Plácido Domingo, James Levine), la seconde, une vingtaine d’années plus tard avec Maria Guleghina et Marcello Giordani sous la direction d’Andris Nelsons. On connaît le penchant du metteur en scène italien pour les productions grandioses, quelquefois surchargées à l’excès, mais il faut reconnaître que, concernant cet opéra inspiré du conte merveilleux de Carlo Gozzi qui situe l’action dans une Chine légendaire et féerique, cela fonctionne parfaitement. Comment ne pas être captivé par ces tableaux vivants spectaculaires, ces décors monumentaux, ces costumes chatoyants, ces innombrables figurants et acrobates qui, somme toute, témoignent d’une esthétique de bon goût et rendent justice au texte.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="image-large" title="Turandot © Metropolitan Opera" src="/sites/default/files/styles/large/public/turandot-1600x685-4.jpg?itok=O_xvXiw7" alt="" width="468" height="216" /><br />
Turandot © Marty Sohl / Metropolitan Opera</p>
<p>A l’automne 2019, le rôle-titre était dévolu à Christine Goerke. Pour cette reprise qui aurait dû constituer l’un des temps forts de la saison, c’est Anna Netrebko qui devait incarner la princesse de glace et par la même occasion célébrer ses vingt ans de carrière sur la première scène new-yorkaise, vingt ans au cours desquels elle aura interprété devant des salles combles, plus d’une quinzaine d’ouvrages différents dont une grande partie ont été diffusés dans les cinémas. Hélas, les circonstances en ont décidé autrement. Les complaisances supposées de la soprano russo-autrichienne envers Vladimir Poutine dont elle avait soutenu la candidature en 2012 avant de faire volte-face, l’ont contrainte à se retirer de cette production tandis que le Met mettait un terme, peut-être définitif, à sa collaboration avec elle.</p>
<p>Le rôle de Turandot a donc été confié à la soprano ukrainienne – tout un symbole – <strong>Liudmyla Monastyrska</strong> qui chante toute la première partie de « In questa reggia » mezzo-forte, comme dans un rêve éveillé, mais l’effet recherché est quelque peu compromis par son vibrato envahissant lors des premières mesures de l’air. La cantatrice est bien plus à son affaire vocalement lors des énigmes mais elle peine à exprimer son désarroi lorsque Calaf sort vainqueur de l’épreuve sans doute à cause de son timbre pauvre en couleurs, de même qu’elle demeure impavide durant tout le duo final sans se montrer capable de suggérer la métamorphose de son personnage au cours de cette scène. Interviewée durant l’entracte, la soprano avait confié qu’elle n’avait plus chanté cet opéra depuis sept ans, sans doute ne convient-il plus tout à fait à ses moyens actuels. Rien d’indigne n’est à relever dans sa prestation qui demeure cependant en deçà de ce que l’on attend dans ce rôle, surtout au Met. Au rideau final, comme le soir de la première, la chanteuse vient saluer, enveloppée dans un drapeau ukrainien, suscitant une large ovation de la part du public  mais il n’est pas certain qu’elle ne doive ces acclamations qu’à son seul talent.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="image-large" title="Liudmyla Monastyrska © Ken Howard / Metropolitan Opera" src="/sites/default/files/styles/large/public/turandot._ken_howard._met_opera.jpeg?itok=peKRNmw5" alt="" width="278" height="468" /><br />
Liudmyla Monastyrska © Ken Howard / Metropolitan Opera</p>
<p>Face à elle, <strong>Yonghoon Lee</strong> aborde Calaf avec un timbre séduisant et une voix assurée lors de son premier air, qui produit un bel effet. Hélas, le ténor est vite dépassé dans la scène des énigmes dont il peine à soutenir la tessiture élevée qui l’oblige à chanter constamment en force au point de frôler l’accident vocal. Le très attendu « Nessun dorma » interprété avec une belle conviction, le trouve bien plus à son affaire en dépit d’un aigu conclusif écourté. C’est dans le duo final, dont la tessiture est mieux adaptée à ses moyens que le ténor coréen se montre sous son meilleur jour et distille une émotion largement perceptible servi par une palette variée de couleurs vocales.</p>
<p>On ne peut qu’être impressionné devant la longévité vocale de <strong>Ferruccio Furlanetto</strong> qui campe un Timur poignant avec une voix solide et bien timbrée, dotée d’un registre grave profond et sonore.</p>
<p>Lorsqu’on aura mentionné les prestations facétieuses mais non dépourvues de sentiment d’<strong>Alexey Lavrov</strong>, <strong>Tony Stevenson </strong>et <strong>Eric Ferring</strong>, respectivement Ping, Pang et Pong, et l’empereur satisfaisant de <strong>Carlo Bosi</strong>, il restera à saluer la Liù magnifique d’<strong>Ermonela Jaho</strong>, grande triomphatrice de la soirée, poignante de bout en bout, dont la douceur et la pureté de la voix et les somptueux sons filés qu’elle émet avec aisance pour servir une incarnation de premier ordre, lui valent un triomphe pleinement mérité.</p>
<p>Signalons également l’excellente préparation des chœurs, si importants dans cet ouvrage, et la qualité superlative de l’orchestre du Met aux belles sonorités.</p>
<p>Au pupitre <strong>Marco Armiliato</strong>, dont on connaît les affinités avec ce répertoire, dirige avec subtilité cette partition complexe en dépit de tempos un rien trop lents au premier acte. En revanche la scène des énigmes est spectaculaire et son dernier acte impeccablement construit avec une progression dramatique qui va crescendo jusqu&rsquo;à la mort de Liù, est un sommet.</p>
<p>Le samedi 21 mai, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live <em>Lucia di Lammermoor </em>dans une nouvelle production de Simon Stone avec Nadine Sierra dans le rôle-titre.</p>
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		<title>Les voix de la saison 2022 des Proms</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-voix-de-la-saison-2022-des-proms/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Apr 2022 03:43:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle saison des Proms, les célèbres concerts-promenades londoniens, s’étendra du 15 juillet au 9 septembre 2022. Parmi les soirées mettant plus particulièrement en valeur la voix, on pourra citer les concerts suivants, sans chercher toutefois l’exhaustivité dans cette riche programmation. Le 15 juillet, le Requiem de Verdi affichera le jeune ténor Freddie De Tommaso &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La <a href="https://www.bbc.co.uk/proms">nouvelle saison</a> des Proms, les célèbres concerts-promenades londoniens, s’étendra du 15 juillet au 9 septembre 2022. Parmi les soirées mettant plus particulièrement en valeur la voix, on pourra citer les concerts suivants, sans chercher toutefois l’exhaustivité dans cette riche programmation. Le 15 juillet, le <em>Requiem </em>de Verdi affichera le jeune ténor Freddie De Tommaso <a href="/actu/freddie-de-tommaso-deja-dans-la-cour-des-grands">qui avait récemment interviewé par notre confrère Sylvain Fort</a>. Alice Coote et James Newby chanteront <em>Dido and Aenas </em>le 19. L’opéra d’Ethel Smyth, <em>The Wreckers</em>, qui sera <a href="/breve/glyndebourne-feministe">recréé au Festival de Glyndebourne cet saison</a>, sera repris dans la foulée en concert le 24. Le <em>Deutsche Requiem </em>de Brahms sera donné le 28. Le concert du 30 juillet comprendra (entre autres) <em>Il Tabarro</em>, avec George Gagnidze sous la direction de Mark Elder. Le 31, Liudmyla Monastyrska participera à un concert avec l’Ukrainian Freedom Orchestra où elle chantera « Abscheulicher! », extrait de <em>Fidelio</em>. Le soprano Louise Alder interprétera les <em>Quatre derniers Lieder</em> de Richard Strauss et <em>Blumine </em>de Gustav Mahler sous la direction de Daniele Rustioni le 9 août. La Symphonie N<sup>o </sup>4 de Robert Schumann sera également au programme. A la tête du Chœur Monteverdi et de l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique, John Eliot Gardiner dirigera la <em>Missa solemnis </em>le 7 septembre. Lise Davidsen participera à la Dernière nuit des Proms le 9 septembre, mais là, c’est surtout le public qui chante ! </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Berlin : Deustche Oper 2022-23</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/berlin-deustche-oper-2022-23/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Mar 2022 05:14:41 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/berlin-deustche-oper-2022-23/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comme il est de coutume sur la Bismarckstrasse, la saison 2022-23 du Deutsche Oper à Berlin regorge de belles choses et l’amateur d’art lyrique sera comblé du 5 septembre avec Eine florentinische Tragödie en version concertante, au 8 juillet 2023 avec la dernière de Rigoletto. 6 nouvelles productions et 24 reprises avec quelques dates qui &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/berlin-deustche-oper-2022-23/"> <span class="screen-reader-text">Berlin : Deustche Oper 2022-23</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme il est de coutume sur la Bismarckstrasse, la saison 2022-23 du Deutsche Oper à Berlin regorge de belles choses et l’amateur d’art lyrique sera comblé du 5 septembre avec <em>Eine florentinische Tragödie</em> en version concertante, au 8 juillet 2023 avec la dernière de <em>Rigoletto</em>.</p>
<p>6 nouvelles productions et 24 reprises avec quelques dates qui donnent envie de prendre son billet d’avion ! <em>Fidelio</em> avec<strong> Klaus Florian Vogt</strong> en Florestan, <em>Simone Boccanegra</em> mis en scène par <strong>Vasily Barkhatov</strong>, <em>Arabella</em> tenue par <strong>Rachel Willis-Sørensen</strong>, <em>Francesca da Rimini</em> et <strong>Sara Jakubiak</strong> dans le rôle-titre, <em>Herodiade</em> avec <strong>Clémentine Margaine</strong>, et une création mondiale <em>Il teorema di Pasolini</em> de Giorgio Battistelli dirigé par <strong>Daniel Cohen</strong> avec <strong>Barbara Frittoli</strong> dans le rôle de Lucia.</p>
<p>Parmi les reprises que nous ne citerons pas toutes, notons une <em>Carmen</em> avec <strong>Annalisa Stroppa</strong>, les <em>Contes d’Hoffmann</em> de <strong>Laurent Pelly</strong>, le <em>Don Quichotte</em> de Massenet, <em>Elektra</em> avec et <strong>Nina Stemme</strong> et <strong>Karita Mattila</strong> (Klytämnestra), une <em>Fledermaus</em> pour la fin d’année mise en scène par <strong>Rolando Villazón</strong>, <em>La Forza del Destino</em> avec la Leonore de <strong>Liudmyla Monastyrska</strong>, la <em>Manon Lescaut</em> de <strong>Anja Harteros</strong>, <em>Salome</em> mis en scène par <strong>Claus Guth</strong>, <em>Tosca</em> avec le duo <strong>Sondra Radvanovsky</strong> / <strong>Vittorio Grigolo</strong> en alternance avec <strong>Joseph Calleja</strong>, le <em>Tristan und Isolde</em> de <strong>Graham Vick</strong> avec <strong>Clay Hilley</strong>, <strong>Nina Stemme</strong> et <strong>Franz-Josef Selig</strong>, <em>Turandot</em> avec le Calaf de <strong>Stefano La Colla</strong>.</p>
<p>Et tant d’autres belles choses à retrouver sur le <a href="https://deutscheoperberlin.de/de_DE/home-saison-22-23">site du Deutsche Oper</a>.</p>
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		<title>Anna Netrebko et le Met, c’est fini ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-et-le-met-cest-fini/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Mar 2022 10:12:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Milan, Zurich et Munich, le Metropolitan Opera de New York indique dans un communiqué le retrait de l’affiche d’Anna Netrebko : « Ne s&#8217;étant pas conformée aux conditions du Met pour qu&#8217;elle répudie son soutien officiel à Vladimir Poutine qui fait la guerre en Ukraine, la soprano Anna Netrebko s&#8217;est retirée de ses concerts à venir &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-va-bien-mais-ne-chantera-pas-a-milan-a-munich-non-plus">Milan, Zurich et Munich</a>, le Metropolitan Opera de New York indique dans un communiqué le retrait de l’affiche d’<strong>Anna Netrebko </strong>: « Ne s&rsquo;étant pas conformée aux conditions du Met pour qu&rsquo;elle répudie son soutien officiel à Vladimir Poutine qui fait la guerre en Ukraine, la soprano Anna Netrebko s&rsquo;est retirée de ses concerts à venir au Met pour<em> Turandot </em>de Puccini en avril et mai ainsi que pour <em>Don Carlos </em>de Verdi la saison prochaine ». La soprano russe avait de son côté annoncé mardi dernier <a href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-decide-de-prendre-du-recul">mettre sa carrière en suspens</a>. Rien de surprenant donc. Mais si <strong>Peter Gelb</strong> déplore une « grande perte artistique pour le Met et pour l&rsquo;opéra » et reconnaît que « Anna est l&rsquo;une des plus grandes chanteuses dans l&rsquo;histoire du Met », il lui semble « difficile d&rsquo;imaginer un scénario qui verrait Anna revenir au Met ». C’est la soprano ukrainienne <strong>Liudmyla Monastyrska</strong> qui la remplacera dans<em> Turandot</em>. Le nom de sa remplaçante dans <em>Don Carlos</em> sera communiqué ultérieurement.  </p>
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		<title>Attila</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/attila-une-occasion-manquee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2020 09:44:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Attila est un œuvre généralement mal considérée par les critiques ou les musicologues. Un an plus tard, Verdi composera en effet Macbeth, ouvrage d&#8217;une toute autre envergure. Mais si l&#8217;on met de côté les références aux grands titres verdiens, force est de reconnaître qu&#8217;Attila est un opéra plutôt exaltant, pour peu qu&#8217;il soit bien interprété. Pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Attila</em> est un œuvre généralement mal considérée par les critiques ou les musicologues. Un an plus tard, Verdi composera en effet <em>Macbeth</em>, ouvrage d&rsquo;une toute autre envergure. Mais si l&rsquo;on met de côté les références aux grands titres verdiens, force est de reconnaître qu&rsquo;<em>Attila </em>est un opéra plutôt exaltant, pour peu qu&rsquo;il soit bien interprété. Pour le rôle-titre, <strong>Ildebrando D&rsquo;Arcangelo </strong>possède sans conteste les moyens de ce rôle particulièrement difficile, à la frontière entre le belcanto (que la basse italienne fréquente régulièrement) et l&rsquo;opéra romantique plus tardif. La voix est homogène sur l&rsquo;étendue de la tessiture, avec des graves profonds et des aigus superbes, mais manque parfois un peu de l&rsquo;aplomb et de l&rsquo;autorité attendue dans ce rôle. La virtuosité est très correcte dans les parties rapides, mais là encore il manque ce je-ne-sais-quoi de folie que l&rsquo;on attend dans ce répertoire. <strong>Liudmyla Monastyrska </strong>démarre avec un vibrato un peu prononcé qui s&rsquo;atténuera au fil de la représentation (il s&rsquo;agit d&rsquo;une représentation en concert). L&rsquo;enregistrement au plus près du micro ne permet pas de goûter la puissance de cette voix imposante, telle qu&rsquo;on l&rsquo;apprécie en salle : dans ces conditions, les limites belcantistes du soprano ukrainien sont un peu trop visibles, avec une virtuosité aux forceps, un peu bousculée. Finalement, la chanteuse surprend là où on l&rsquo;attendait moins, dans les parties les plus élégiaques d&rsquo;Odabella, avec des piani sur le souffle de toute beauté. <strong>George Petean </strong>n&rsquo;est pas exactement le baryton Verdi attendu en Ezio, avec une voix un peu faible dans le grave et un médium qui manque d&rsquo;épaisseur. Mais l&rsquo;aigu est impressionnant, la virtuosité impeccable et le style séduisant. Sa  grande scène de l&rsquo;acte II est un des sommets du concert, avec une cabalette doublée, ornée et couronnée d&rsquo;un magnifique suraigu. <strong>Stefano La Colla</strong> rappelle Carlo Bergonzi dans les bons comme dans les mauvais jours : perfection du phrasé, legato impeccable, interprétation idiomatique, d&rsquo;une part ; haut médium attaqué systématiquement par en dessous (avec un effet d&rsquo;ascenseur un peu pénible à la longue), absence de suraigus ou de variations. Sur ce point, on s&rsquo;interroge sur le parti choisi par <strong>Ivan Repušić</strong>. La première partie est privée d&rsquo;ornementation dans les reprises de cabalettes et des suraigus traditionnels (ou pas&#8230;). On pense aussitôt aux mauvaises habitudes de Riccardo Muti qui, malgré son génie, n&rsquo;avait pas compris le répertoire belcantiste. En seconde partie, ces contraintes semblent se lever, au moins partiellement, comme si les chanteurs en profitaient parce que le chef serait resté bloqué dans l&rsquo;ascenseur. Au positif, la direction est vive, convaincante, mais l&rsquo;orchestre reste un peu lourd (les flonflons ne sont parfois pas loin), quand celui de la Scala savait s&rsquo;alléger dans cet ouvrage. Au global, l&rsquo;enregistrement s&rsquo;écoute et se rééecoute avec plaisir, mais un travail en studio avec un chef moins générique aurait probablement donné un résultat très supérieur.</p>
<p> </p>
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		<title>VERDI, Il trovatore — Berlin (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-trovatore-berlin-staatsoper-quarte-gagnant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Oct 2018 05:36:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/quart-gagnant/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Belle reprise à Berlin, au Staatsoper Unter den Linden, d’une production de novembre 2013 du Trouvère, dans la vision de Philipp Stölzl. A revoir la version initiale (Domingo, Netrebko, Rivero, Prudenskaya, pour le quatuor vocal, le tout sous la direction de Barenboïm), on se dit hâtivement qu’il ne peut s’agir là que d’une seconde distribution &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Belle reprise à Berlin, au Staatsoper Unter den Linden, d’une production de novembre 2013 du <em>Trouvère</em>, dans la vision de <strong>Philipp Stölzl</strong>. A revoir la version initiale (Domingo, Netrebko, Rivero, Prudenskaya, pour le quatuor vocal, le tout sous la direction de Barenboïm), on se dit hâtivement qu’il ne peut s’agir là que d’une seconde distribution en somme. Or, ce n’est pas tout à fait exact, tant cette soirée, pour irrégulière qu’elle fut par certains aspects, nous offrit aussi de jolis moments, voire quelques fulgurances dont on se souviendra.</p>
<p>La vision que nous offre Stölzl est des plus intelligentes en ce sens qu’elle renonce en quelque sorte à mettre en scène une histoire et des personnages aussi incongrus qu’improbables. On ne reviendra pas sur le délire que représente ce livret si ce n’est pour se demander comment diable Verdi a pu se résoudre à mettre en musique un tel imbroglio, et comment, de surcroît, il plaqua sur cette histoire sans queue ni tête une musique dont la richesse et l’inspiration mélodiques n’ont à coup sûr que peu d’équivalents dans son œuvre. Or, ce que nous montre Stölzl est simple : il est impossible de mettre en scène de façon crédible une telle histoire ! Qu’à cela ne tienne, on demandera donc aux personnages de jouer leur propre rôle, comme des enfants jouent aux soldats, à la poupée (c’est en poupées d’ailleurs, au milieu d’une maison de poupées, qu’apparaissent dans un premier temps Leonora et Inez) : on jouera donc à Leonora et Manrico, à Azucena et Luna, on jouera aux soldats, on jouera à se faire peur, on jouera aux méchants, on se battra en duel mais pour de faux, on transformera le chœur des enclumes en chorale champêtre à la Jérôme Bosch, des personnages apparaîtront comme des diables sortant de leurs boîtes. En un mot, la mise en abyme que propose Stölzl est une lecture intéressante pour une telle œuvre dans la mesure où, s’il est quasiment impossible d’adhérer à l’histoire telle qu’elle est narrée originellement, sa lecture au second degré, devient, quant à elle, un artifice crédible.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="291" src="/sites/default/files/styles/large/public/trovatore_4.jpg?itok=-uy-utN9" title="Acte III © Matthias Baus" width="468" /><br />
	© Matthias Baus</p>
<p>Les décors du coup délimiteront un terrain de jeu (que nous avons trouvé un peu trop exigu et profond pour la vaste scène du Staatsoper) ; il s’agit bien d’une maison de poupées avec des fenêtres-cases qui s’ouvrent selon les besoins. Magnifiques éclairages de <strong>Olaf Freese </strong>qui contribuent grandement à nous transporter dans cet univers enfantin. L’usage de la vidéo en revanche ne nous a pas semblé apporter grand-chose, si ce n’est la projection ici et là d’œuvres de Magritte ou Dali, comme pour souligner combien nous étions loin de la réalité et combien toutes les situations offertes à notre vision étaient en quelque sorte surréalistes.</p>
<p>Il faut, on le sait, un quatuor de tout premier ordre pour distribuer Trovatore, et cette difficulté (technique et financière) que rencontrent nombre de maisons d’opéras explique en partie que cette pièce soit la moins jouée de la « trilogie populaire » des années 1851 à 1853. Une fois de plus Berlin nous a offert un quarté gagnant.</p>
<p>Le rôle-titre est tenu par <strong>Stefano La Colla</strong>. Nous le retrouvons avec les qualités et les défauts que nous notions il y a quelques semaines à Francfort pour son <a href="https://www.forumopera.com/tosca-francfort-que-la-torture-est-douce">Cavaradossi</a>. Ses qualités sont immenses : il possède un organe puissant, capable de se jouer des pires difficultés (et Dieu sait que son rôle n’en manque pas – mais alors pourquoi omettre la reprise dans « Di quella pira » ?), un timbre encore juvénile et une tessiture impressionnante. Nous manquent encore et toujours cette chaleur, cette rondeur dont une voix qui ne vibre décidément pas nous prive cette fois encore. En tout cas une vaillance sans défaut et une superbe implication dans le jeu.</p>
<p>Face à lui, son frère, le Comte de Luna, campé par <strong>Vladislav Sulimsky,</strong> que nous découvrons. On nous le présente comme un baryton Verdi, ce qu’il n’est pas même si son répertoire comporte quelques specimens de la série : Rigoletto, Macbeth, Rodrigo et donc Luna. La voix, par sa noirceur parfois caverneuse ne correspond pas exactement à ce type de voix. Qu’importe en réalité  : voilà une technique assurée et un timbre qui s’épanouira pleinement dans le « Deh rallentate, o barbari ! » du II.</p>
<p>La paire féminine a remporté un beau succès dont on dira qu’il fut mérité mais conquis de haute lutte. La Leonora de <strong>Liudmyla Monastyrska</strong> nous a réservé quelques frayeurs au I, où elle a pris bien trop peu de risques dans son « Tacea la notte placida » qu’elle chantait en marchant sur des œufs. La voix pourtant était déjà chaude, envoûtante, au chromatisme captivant. C’est à l’issue de l’entracte qu’on retrouva Monastyrska bien plus en confiance ; elle nous réserva de très beaux moments, culminants en un « Tu vedrai che amore in terra » qui souleva l’assistance. On aimerait la revoir en Aida ou Lady Macbeth.</p>
<p>L’Azucena de <strong>Violeta Urmana</strong> fut celle qui nous convainquit le plus et remporta l’enthousiasme du public. Techniquement, tout y était, l’agilité, l’amplitude, la force. Elle fut la seule à n’omettre aucune des difficultés que la partition sème comme des cailloux et il faut saluer cette performance. Oserons-nous une réserve ? Urmana n’a pas dans sa voix la noirceur, l’aspérité, la rugosité que la sorcière doit posséder pour être totalement le personnage ô combien complexe que les librettistes présentent. Nous voulons saluer aussi la très belle partition proposée par le Ferrando de <strong>Grigory Shkarupa </strong>qui ouvre l’opéra avec une voix tonique, claire et un jeu qui nous fait vite comprendre le parti pris du metteur en scène.</p>
<p>La Staatskapelle que nous entendions était dirigée par la jeune coréenne <strong>Eun Sun Kim</strong>, dont la carrière est déjà bien engagée. Nous n’avons pourtant pas été convaincu par sa lecture, qui gommait par trop les aspérités orchestrales et rythmiques qui font la richesse de cette pièce. Si l’on ajoute de nombreux et étonnants décalages au I, on comprendra que l’orchestre ne fut pas le héros de la soirée. Un héros qu’aurait pu incarner <strong>Martin Wright</strong>, le chef d’un chœur absolument parfait, capable d’une gestuelle esthétique tout en maintenant un chant des plus assurés. On le sait, chez Verdi, le chœur est au cœur du dispositif&#8230;</p>
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		<title>PUCCINI, Manon Lescaut — Barcelone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/manon-lescaut-barcelone-manon-au-regime-sans-sucre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jun 2018 06:52:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout semblait réuni pour une de ces soirées électriques dont le Liceu, et son public démonstratif, ont le secret. D&#8217;où vient alors ce petit sentiment d&#8217;incomplétude à l&#8217;issue de cette représentation musicalement et visuellement remarquable ? David Livermore , co-réalisateur des décors avec Giò Forma, offre ici une production somptueuse et spectaculaire, renforcée par des vidéos &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout semblait réuni pour une de ces soirées électriques dont le Liceu, et son public démonstratif, ont le secret. D&rsquo;où vient alors ce petit sentiment d&rsquo;incomplétude à l&rsquo;issue de cette représentation musicalement et visuellement remarquable ? <strong>David</strong> <strong>Livermore</strong> , co-réalisateur des décors avec <strong>Giò Forma</strong>, offre ici une production somptueuse et spectaculaire, renforcée par des vidéos suffisamment discrètes (le bateau qui emmène Manon en s&rsquo;éloignant dans la brume&#8230;). Les éclairages de <strong>Nicolas Bovey </strong>crééent une ambiance poétique de clair-obscur, sans jamais que les chanteurs ne soient dans l&rsquo;ombre. Les costumes de <strong>Giusi Giustino </strong>sont superbes et variés. La direction théâtrale est fouillée. Les mouvements du moindre choriste et de chaque figurant sont ici parfaitement réglés. Ceux des solistes le sont en revanche un peu trop. Avec des chanteurs d&rsquo;une certaine maturité, surjouer les adolescents a toujours quelque chose d&rsquo;incongru. Mais au final, nous ne sommes pas transportés par l&rsquo;émotion car les partis-pris de Livermore laissent le spectateur à l&rsquo;extérieur du drame. Ainsi, Des Grieux est affublé d&rsquo;un double muet qui revit les événements (<a href="/rigoletto-paris-bastille-un-carton">une idée qui n&rsquo;avait déjà pas fait un carton à Bastille</a>), au prix d&rsquo;ailleurs de quelques licences puisqu&rsquo;il est présent même lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas supposé l&rsquo;être. L&rsquo;action est transposée à l&rsquo;époque de l&rsquo;immigration de masse italienne vers les Etats-unis d&rsquo;Amérique. Un prologue parlé nous fait découvrir le double de Des Grieux qui vient se recueillir à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ellis_Island">Ellis Island</a>, le centre fédéral où étaient accueillis les candidats au rêve américain. Au premier acte, nous sommes dans une gare italienne à la fin du XIXe siècle : Des Grieux et Manon s&rsquo;enfuiront avec la locomotive ! Au deuxième acte, nous sommes plongés dans un bordel où Manon semble se plaire à jouer le rôle de mère maquerelle : voici une jeune fille vite délurée et qui se contente de peu en termes de luxe. Visiblement, il en faudrait plus pour dégoûter le Chevalier : la noblesse n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle était. Le troisième acte est traité de manière assez traditionnelle, avec de beaux effets vidéo sur le navire qui doit emporter les jeunes femmes convaincues de prostitution. Au dernier acte, nous sommes dans le dispensaire d&rsquo;Ellis Island (on ne peut pas faire plus peuplé comme désert). Côté jardin, des immigrants sont soignés sur des lits d&rsquo;hôpital, une famille pleure la perte d&rsquo;un nouveau-né. Côté cour, Manon meurt de soif, Des Grieux ayant semble-t-il été incapable de trouver la cuisine (le réfectoire pouvait accueillir 1.000 personnes). Entre les deux derniers actes, sur l&rsquo;intermezzo, une vidéo déroule des photos de ces italiens partis pour fuir la misère du Mezzogiorno. Livermore souhaite en effet interpeller le public sur le sort de ces immigrés qui se déversèrent par millions sur le nouveau continent (historiquement, l&rsquo;immigration de masse d&rsquo;origine italienne est en effet à son apogée à l&rsquo;époque de la création de l&rsquo;ouvrage de Puccini). De belles images dont la musique renforce l&rsquo;émotion, mais, à part être monté dans un bateau, il n&rsquo;y a aucun rapport entre des italiens volontaires pour abandonner leur pays, et des prisonnières françaises condamnées à quitter de force le leur. Sur les derniers accords, le double de Des Grieux vient coller sur l&rsquo;écran en avant scène la photo de Manon qu&rsquo;il gardait par devers lui, et les multiples visages de l&rsquo;intermezzo viennent rejoindre le portrait de la jeune fille. Là encore une belle image, mais très extérieure au drame qui vient de se jouer.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/4908-0059ca_bofill.jpg?itok=yQ6sQ-7T" title="Manon Lescaut Barcelone Photo @ A. Bofill" width="468" /><br />
	© A. Bofill</p>
<p>Vocalement, le plateau est de haute volée. <strong>Liudmyla Monastyrska</strong> <a href="/aida-madrid-a-bout-de-souffle">confirme ses progrès de représentations en représentations</a>. La projection est impeccable, avec des aigus riches en couleurs. Le timbre moiré sait exprimer les différentes émotions du personnage. Sa mort, sur un fil de voix, est particulièrement touchante. Toutefois, ses deux airs sont un peu graves pour ses moyens naturels , et la projection se fait alors moins impressionnante. Dans une forme vocale insolente, <strong>Gregory Kunde </strong>campe un Des Grieux juvénile à souhait, à l&rsquo;aigu percutant. On a peine à imaginer que le chanteur a fêté ses 64 ans il y a peu, tant la voix est fraîche. Electrisant dans ses airs, le ténor est tout aussi passionnant dans ses autres interventions : l&rsquo;art du chanteur américain lui permet en effet de soutenir l&rsquo;attention jusque dans le moindre dialogue, où chaque phrase est colorée avec une intelligence et un naturel qui rappelle l&rsquo;ancienne école d&rsquo;un Bergonzi. <strong>David Bižić</strong> est un Lescaut bien chantant, à la voix percutante, très à l&rsquo;aise scéniquement. A 68 ans, <strong>Carlos Chausson </strong>(lui aussi d&rsquo;école belcantiste comme Kunde) est un autre miracle vocal avec une voix puissante, sans vibrato intempestif. La noirceur du timbre, la diction incisive et une remarquable présence scénique en font un Geronte idéal. L&rsquo;Edmondo de <strong>Mikeldi Atxalandabaso</strong>, magnifiquement chantant, est particulièrement percutant. L&rsquo;ensemble des seconds rôles sont magnifiquement tenus, et le Liceu peut légitimement se féliciter d&rsquo;un tel réservoir de talents.</p>
<p>A la tête d&rsquo;un orchestre impeccable, <strong>Emmanuel Villaume </strong>offre une direction énergique, tout en étant respectueuse des voix, refusant tout sentimentalisme, en phase avec la mise en scène. Pourtant, un peu de guimauve n&rsquo;aurait tué personne&#8230;</p>
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		<title>VERDI, Aida — Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aida-madrid-a-bout-de-souffle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Mar 2018 21:30:13 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/a-bout-de-souffle/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis sa création en 1871 au Caire, Aida est prétexte à moult débordements égyptologiques. Il a fallu rapidement investir des scènes immenses – arènes, stades &#8230; – pour accueillir la débauche de figurants en chendjit et d’obélisques dorés suscitée par le livret de Ghislanzoni et la musique de Verdi. Certains ont prétendu la partition intimiste &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa création en 1871 au Caire, <em>Aida</em> est prétexte à moult débordements égyptologiques. Il a fallu rapidement investir des scènes immenses – arènes, stades &#8230; – pour accueillir la débauche de figurants en chendjit et d’obélisques dorés suscitée par le livret de Ghislanzoni et la musique de Verdi. Certains ont prétendu la partition intimiste pour s’essayer à des approches minimalistes, la dernière en date <a href="https://www.forumopera.com/aida-salzbourg-le-renouveau-etait-dans-la-partition">à Salzbourg cet été avec Anna Netrebko dans le rôle-titre</a>. En vain. L’ouvrage veut de la pompe, du monumental et de l’accessoire. Point n’est besoin d’en convaincre <strong>Hugo De Ana</strong>. L’homme, connu pour ses mises en scène emphatiques, trouve là un terrain de jeu idéal. Dans un raccourci géographique et historique audacieux, les pyramides du Caire côtoient le temple de Louxor. Un rideau d’argent, martelé de hiéroglyphes, sépare chaque tableau. Des projections vidéo agrandissent des décors déjà démesurés. Des danseurs demi-nus, tour à tour esclaves et guerriers, envahissent le plateau dès le prélude. Prêtres et soldats, en cohorte décuplée par des miroirs immenses, défilent au pas. Une porte d’or et de pierres précieuses ferme les appartements d’Amnéris. Soutenue par des statues de plusieurs mètres, la stèle fatale évoque moins un tombeau obscur qu’une cathédrale. La scène du triomphe est évidemment triomphale. Tout cela pourrait paraître exagéré si l’interprétation musicale n’enfilait le même pardessus XXL.</p>
<p>C’est qu’il faut des titans pour rendre acceptable une vision aussi titanesque. Si <strong>Roberto Tagliavini</strong>, rossinien plus que verdien émérite, offre de Ramfis un portrait trop sage, si <strong>Violeta Urmana </strong>en Amneris impérieuse manque d’impact lorsqu’il lui faut assommer de notes graves ses adversaires, <strong>Grégory Kunde</strong> et <strong>Liudmyla Monastyrska</strong> trouvent là l’occasion de marquer de leurs empreintes gigantesques les rôles de Radamès et d’Aïda.</p>
<p>Faut-il encore s’étonner du parcours et de la longévité du ténor américain ? Rien ne lui semble aujourd’hui insurmontable. Pas même le ridicule de dreadlocks qui font du général égyptien, non un adorateur de Ftha, mais de Bob Marley. D’un « Celeste Aida » en forme de déclaration de guerre jusqu’au duo final, où la voix se risque enfin à d’immatériels <em>piani</em>, chaque note est pensée, assumée, projetée avec violence, sans concession, en accord avec la sauvagerie sur scène des danses imaginées par <strong>Michele Costentino</strong>.</p>
<p>En 2016, Paris découvrait ébahi <a href="https://www.forumopera.com/breve/les-debuts-eclatants-de-liudmyla-monastyrska-a-lonp">Liudmyla Monastyrska dans ce rôle d’Aida</a>. Faire trembler les lustres du Teatro Real est jeu d’enfant lorsqu’on parvient sans mal à emplir la Bastille. Bien qu’il faille s’accrocher plus d’une fois à son accoudoir pour résister aux coups portés, ce n’est pourtant pas la projection qui scotche mais, par contraste, l’émission d’aigus finement et longuement tracés sur le fil de la portée. Douce et véhémente à la fois, impérieuse et soumise, la soprano ukrainienne résoudrait la quadrature du cercle si la diction était moins confuse.</p>
<p>Dans le court rôle d’Amonasro,<strong> Gabriele Viviani</strong> ne lui cède en rien. La puissance hors du commun, les traits droits augmentés de cet élan pugnace qu’exige le chant verdien font du duo entre père et fille un combat de fauves à la vie à la mort. En roi d’Egypte, <strong>Solomon Howard</strong> expose un torse à faire pâlir de jalousie Samuel Ramey et une voix d’une autorité conforme à celle présumée d’un souverain.</p>
<p>A la tête d’un chœur et d’un orchestre déchaînés, <strong>Nicolas Luisotti</strong> tire les ficelles de ce qui s’apparente vite à une gigantomachie. Sa direction ne marche pas, elle court, elle bouscule, elle gifle, sans négliger les raffinements de l’écriture, mais en privilégiant l’urgence du drame, jusqu’à son issue fatale qui loin d’apporter la paix implorée par Amneris nous laisse cloué sur notre fauteuil, haletant, assommé et heureux. </p>
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