<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Noa NAAMAT - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/naamat-noa/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/naamat-noa/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:22:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Noa NAAMAT - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/naamat-noa/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Benvenuto Cellini</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/benvenuto-cellini-benvenuto-nest-plus-malvenuto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2020 05:09:32 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/benvenuto-cellini-benvenuto-nest-plus-malvenuto/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 10 septembre 1838, la création du Benvenuto Cellini de Berlioz a constitué un échec retentissant pour son auteur, abattu par ses audaces – auxquelles le public de la salle Le Peletier n’était pas franchement préparé – et surtout par ses (nombreux) ennemis. La presse, se faisant l’écho du naufrage, prenait le relais. Le grand caricaturiste Benjamin Roubaud, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/benvenuto-cellini-benvenuto-nest-plus-malvenuto/"> <span class="screen-reader-text">Benvenuto Cellini</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/benvenuto-cellini-benvenuto-nest-plus-malvenuto/">Benvenuto Cellini</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 septembre 1838, la création du <em>Benvenuto Cellini</em> de Berlioz a constitué un échec retentissant pour son auteur, abattu par ses audaces – auxquelles le public de la salle Le Peletier n’était pas franchement préparé – et surtout par ses (nombreux) ennemis. La presse, se faisant l’écho du naufrage, prenait le relais. Le grand caricaturiste Benjamin Roubaud, alias Benjamin, croquait bientôt dans <em>Le Charivari</em> Berlioz en marionnettiste échevelé, essayant tant bien que mal de donner à lui tout seul un Malvenuto Cellini, cette « <em>Grrande (sic) représentation extraordinaire de (…) avec pasquinades littéraires et arlequinades musicales… À la fin de la parade, une grrande (sic) statue sera coulée… l’auteur aussi</em> ». </p>
<p>La carrière de cet opéra-comique pourtant génial en sera durablement marquée et il n’y a guère que ces dernières années, après la fantastique résurrection de l’œuvre par Colin Davis, qu’il est donné avec davantage de régularité. </p>
<p>À l’occasion de l’année Berlioz, pour les 150 ans de sa disparition, l’Opéra royal de Versailles accueillait après le Festival de La-Côte-Saint-André ce <em>Benvenuto Cellini</em> sous la direction de <strong>John Eliot Gardiner</strong> dans une version mise en espace par <strong>Noa Naamat</strong> et devant les décors originaux représentant la perspective de la Galerie des batailles dans un palais de marbre et d’or, créés par Cicéri à l’occasion de l’inauguration, en 1837, de ladite Galerie. On dit que Berlioz y aurait dirigé son grand concert du 29 octobre 1848 dans les mêmes conditions que pour ce spectacle. Forumopera avait rendu compte de ce dernier, capté en DVD, dont la réalisation de <strong>Sébastien Glas</strong>, soignée et intelligente, rend justice au spectacle sur lequel on se focalise comme si nous y étions, et moins à ce fameux décor, qu’on ne voit que de loin. </p>
<p>Le disque confirme parfaitement <a href="https://www.forumopera.com/benvenuto-cellini-versailles-la-liberte-guidant-hector">le ressenti de Laurent Bury</a>, qui avait assisté au spectacle pour Forumopera, même si la captation favorise davantage les artistes. <strong>Michael Spyres,</strong> presqu’imbattable dans ce répertoire, est de fait souvent aérien et magnifique, mais il n’en est parfois pas moins imprécis et même sur la corde, notamment dans le dernier tableau : son « Sur les monts les plus sauvages » est un rien acrobatique dans ses délicates variations. <strong>Sophia Burgos</strong>, très appliquée voire un peu sage, elle n’en est pas moins crédible en Teresa. <strong>Adèle Charvet</strong> nous ravit en Ascanio. <strong>Lionel Lhote</strong> compose un cocasse et parfait Fieramosca. Le Balducci de <strong>Maurizio Muraro</strong> est sans doute celui qui a la diction française la moins convaincante de toute la troupe, mais ses graves profonds l’absolvent aisément. Quant au pape Clément VII de <strong>Tareq Nazmi</strong>, s’il impressionne un peu moins, il est loin de démériter, d’autant qu’il joue parfaitement la comédie.</p>
<p>Car on la joue, la comédie, et même plutôt très bien. Le chœur lui-même, dont certains membres complètent les solistes pour les autres rôles, s’amuse avec gourmandise sur son estrade derrière l’orchestre. La mise en espace est bien trouvée, efficace. Elle confirme qu’il vaut parfois mieux ce genre de dispositif plutôt qu’une mise en scène, <em>a fortiori</em> ratée. La captation permet d’ailleurs de mieux voir certains détails amusants, comme l’entrée du somnolent pape Clément, qui vient appuyer sa tête contre l’épaule du chef d’orchestre, lequel le réveille d’un coup de coude, la mine renfrognée.</p>
<p>Les instruments d’époque de l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique, dont l’existence même est aujourd’hui en danger à cause de la crise, font merveille dans cette œuvre. John Eliot Gardiner dirige avec énergie la partition d’un compositeur qu’il a lui aussi, comme d’autres Britanniques (Beecham, Davis) ou Américains (Nelson) avant lui, si bien servi.</p>
<p>Une belle réussite en somme, qui restitue tout ce que ce spectacle avait de réjouissant. Rien que pour cela et par les temps qui courent, n’hésitez pas à vous en repaître.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/benvenuto-cellini-benvenuto-nest-plus-malvenuto/">Benvenuto Cellini</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BERLIOZ, Benvenuto Cellini — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/benvenuto-cellini-versailles-la-liberte-guidant-hector/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Sep 2019 05:56:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/la-libert-guidant-hector/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il n’y a pas à s&#8217;y tromper : si Benvenuto Cellini déplut au public de l’Opéra de Paris en 1838, c’est bien parce qu’il s’agissait d’une œuvre hors-normes, marqué au coin du génie. Pour sa première œuvre lyrique scénique, Berlioz avait choisi de s’accorder une liberté totale, sur un livret qui, même revu et augmenté pour &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/benvenuto-cellini-versailles-la-liberte-guidant-hector/"> <span class="screen-reader-text">BERLIOZ, Benvenuto Cellini — Versailles</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/benvenuto-cellini-versailles-la-liberte-guidant-hector/">BERLIOZ, Benvenuto Cellini — Versailles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’y a pas à s&rsquo;y tromper : si <em>Benvenuto Cellini </em>déplut au public de l’Opéra de Paris en 1838, c’est bien parce qu’il s’agissait d’une œuvre hors-normes, marqué au coin du génie. Pour sa première œuvre lyrique scénique, Berlioz avait choisi de s’accorder une liberté totale, sur un livret qui, même revu et augmenté pour l’Académie royale de musique, conservait l’esprit de l’Opéra-Comique. Un livret frondeur, qui osait effrontément se moquer du pape (la censure allait y mettre bon ordre) et qui faisait tant bien que mal coexister aventures galantes, humour et Histoire à l’intérieur de ce qui fut peut-être, mythe d’Orphée excepté, le tout premier <em>künstleroper. </em>Même s’il ne reste pas grand-chose des <em>Mémoires</em> de Cellini dans cet opéra, le héros n’en est pas moins un artiste, ou du moins on le lui rappelle opportunément dans le dernier tiers de l’œuvre. Partant de ce livret délicieusement composite, Berlioz composa une musique qui regardait beaucoup vers l’Allemagne pour le côté orchestral, un peu vers l’Italie pour les moments de virtuosité, et qui ne devait qu’à lui l’inventivité et la complexité de ses rythmes, une des pierres d’achoppement à la création, la mise en place de certaines scènes relevant du défi pour des artistes habitués à plus de confort. Bientôt deux siècles plus tard, malgré les multiples remaniements dont elle fit l’objet, la partition de <em>Benvenuto Cellini</em> apparaît comme un chef-d’œuvre resté trop longtemps ignoré : le premier enregistrement intégral dut attendre les années 1960 et l’intérêt des Britanniques pour l’un de nos plus grands génies nationaux.</p>
<p>Et c’est encore un Britannique qui défend et illustre brillamment Berlioz aujourd’hui. Merci donc à <strong>Sir John Eliot Gardiner </strong>de mettre autant d’ardeur et de finesse à diriger cette musique qui laisse toujours pantois par son caractère imprévisible et visionnaire. En 1838, plusieurs années avant <em>Le Vaisseau fantôme, </em>la « musique de l’avenir » était déjà là, telle que nous la donne à entendre l’Orchestre révolutionnaire et romantique.</p>
<p>Pour la dernière étape de la tournée de quatre concerts, entreprise le 29 août à La Côte-Saint-André, poursuivie à Berlin le 31 et à Londres le 2 septembre, on peut évidemment reprendre les éloges prodigués dernièrement <a href="https://www.forumopera.com/benvenuto-cellini-la-cote-saint-andre-les-metaux-ces-fleurs-souterraines">par Yvan Beuvard dans le cadre du Festival Berlioz</a>. Oui, la mise en espace de <strong>Noa Naamat </strong>vaut bien des mises en scène, elle est pétillante et ne fait jamais vraiment regretter que le chœur reste à l’arrière-plan et les solistes devant l’orchestre. Les costumes, colorés, empruntent à diverses périodes historiques mais suffisent à dépayser agréablement. Plaisir supplémentaire, réservé au public de Versailles ce 8 septembre : le concert est donné devant les splendides toiles peintes en 1837 par Ciceri, alors l’un des décorateurs attitrés de l’Opéra de Paris, et devant lesquelles, peut-être, Berlioz dirigea un concert à Versailles le 23 octobre 1848 (le DVD à paraître sous le label Château de Versailles Spectacles devrait permettre à tous d&rsquo;en bénéficier).</p>
<p>En 1838, l’Académie royale de musique avait aligné quelques-uns de ses gosiers les plus illustres pour créer <em>Benvento Cellini</em>. Sir John Eliot Gardiner a réussi à distribuer l’œuvre à une brochette de valeureux chanteurs, à commencer par le moderne héritier de Nourrit et de Duprez (le rôle-titre, conçut pour le premier, fut finalement créé par le second) : <strong>Michael Spyres</strong>, berliozien émérite, qui fait merveille dans le côté piquant de toute la première partie. Quel dommage, vraiment, qu’il y ait <a href="https://www.forumopera.com/actu/michael-spyres-lopera-est-comme-la-science-ou-la-religion-un-domaine-que-lon-na-jamais-fini">si peu de rôles comiques où il pourrait s’illustrer</a>, car on le sent fort à l’aise dans ce genre. Au deuxième acte, on sent une réelle fatigue aux moments les plus exposés, et l’on se souvient que, depuis le début du concert, le ténor américain s’essuie discrètement le nez : refroidissement ? Surmenage lié à un agenda toujours aussi chargé ?</p>
<p>Deux francophones dans l’équipe : l’excellent baryton belge <strong>Lionel Lhote</strong>, sans doute le meilleur Fieramosca dont on puisse rêver. La voix est d’une solidité à toute épreuve, notamment dans l’aigu, et le comédien est parfait, qui sait trouver le juste dosage entre la suffisance et le ridicule, avec des gestes toujours éloquents. La jeune mezzo <strong>Adèle Charvet</strong> ne devrait pas tarder à rejoindre les fleurons de l’école française de chant, avec un Ascanio au timbre velouté et un allant appréciable dans l’incarnation. A propos de francophonie, il aurait peut-être fallu harmoniser la prononciation des noms propres : faire rimer Balducci avec Lucie, et dire Cellini comme Céline, pourquoi pas, car c&rsquo;est sans doute ce qui se pratiquait en France au XIXe siècle, mais il vaudrait mieux alors s&rsquo;en tenir à une seule version et ne pas hésiter constamment entre version française et version italienne.</p>
<p>En 1838, c’est Julie Dorus-Gras en personne qui était Teresa. Pour succéder à la créatrice de Marguerite dans <em>Les Huguenots </em>ou d’Eudoxie dans <em>La Juive</em>, <strong>Sophia Burgos</strong>, admirée en Maria de <em>West Side Story</em> <a href="https://www.forumopera.com/west-side-story-edimbourg-adieu-kiri-adieu-jose">dirigé par le même Sir John Eliot</a>, n’a pas encore l’envergure nécessaire. Mais la qualité de son français et son charme juvénile nous font rendre les armes, et si son « Mes chers parents » manque un peu d’insolence et d’imagination (et pourquoi donne-t-on si rarement l&rsquo;air initialement écrit par Berlioz, « Ah ! Que l&rsquo;amour une fois dans le cœur »?), on admire la fougue dont elle est capable dans le duo du deuxième acte.</p>
<p>Deux vraies basses complètent cette distribution. <strong>Tareq Nazmi</strong> est hilarant en pape somnolent et amoral, et <strong>Maurizio Muraro</strong> fait oublier par ses graves impressionnants une diction parfois perfectible.</p>
<p>Du Monteverdi Choir en grande forme (et il faut être en grande forme pour débiter à la vitesse d’une mitraillette les « Venez voir, venez voir, venez voir l’habile homme » du Carnaval romain) surgissent, impeccables, les quelques chanteurs qu’appellent les petits rôles.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/benvenuto-cellini-versailles-la-liberte-guidant-hector/">BERLIOZ, Benvenuto Cellini — Versailles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BERLIOZ, Benvenuto Cellini — La Côte-Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/benvenuto-cellini-la-cote-saint-andre-les-metaux-ces-fleurs-souterraines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 21:00:28 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/les-mtaux-ces-fleurs-souterraines/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après une Damnation de Faust d’anthologie, que nous avait offert le Festival Berlioz l’an passé, John Eliot Gardiner, familier de l’ouvrage, a choisi la version parisienne révisée, riche en péripéties comiques, de très loin préférable à la version allemande de Weimar, la plus jouée. Un jeune homme de 76 ans, dont les qualités sont connues, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/benvenuto-cellini-la-cote-saint-andre-les-metaux-ces-fleurs-souterraines/"> <span class="screen-reader-text">BERLIOZ, Benvenuto Cellini — La Côte-Saint-André</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/benvenuto-cellini-la-cote-saint-andre-les-metaux-ces-fleurs-souterraines/">BERLIOZ, Benvenuto Cellini — La Côte-Saint-André</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après une <em>Damnation de Faust</em> d’anthologie, que nous avait offert le Festival Berlioz l’an passé, <strong>John Eliot Gardiner</strong>, familier de l’ouvrage, a choisi la version parisienne révisée, riche en péripéties comiques, de très loin préférable à la version allemande de Weimar, la plus jouée. Un jeune homme de 76 ans, dont les qualités sont connues, dirige ce soir la formation idéale, qu’il a forgée, pour nous offrir le plus beau des <em>Benvenuto Cellini</em>. L’<strong>Orchestre Révolutionnaire et Romantique</strong> et ses instruments d’époque est le gage de l’authenticité des couleurs que revêt l’œuvre. Le <strong>Monteverdi Choir</strong>, qu’il fonda il y a longtemps, s’est évidemment renouvelé, tout en cultivant ses qualités initiales. La direction insuffle une vie constante à ce long chef d’œuvre, mal aimé pour des raisons que l’on s’explique mal. Car savoureuse en est la verve humoristique, riche en insultes et jurons, anticipant ceux du capitaine Haddock, associée à la vivacité dramatique : on n’est pas loin de l’esprit de <em>Gianni Schicci</em>. L’écriture, jamais pédante, riche en effets, et sa traduction sonore nous réjouissent, sans que jamais l’attention se relâche. Pour mieux connaître les sources historiques de  l’ouvrage, les curieux se reporteront utilement à l’excellente contribution de Cédric Manuel  (<a href="/actu/benvenuto-cellini-la-gloire-etait-sa-seule-idole">Benvenuto Cellini : la gloire était sa seule idole</a>).</p>
<p>Une version semi-scénique était annoncée. Malgré l’absence de décors, tout est là, les costumes, directement sortis de l’imagerie de la Renaissance romaine, les lumières, subtiles et idéalement choisies. Quant à la direction d’acteurs, nombreuses sont les réalisations scéniques qui pourraient ambitionner la perfection atteinte par chacun et par tous sous la direction imaginative de <strong>Noa Naamat</strong>. Encore que l’ophicléide participe à la fête, que les ponctuations des cuivres font se dresser ces dernier dans un bel ensemble, comme des riffs de jazz, tout l’espace scénique en dehors des pupitres est mis à profit : les acteurs circulent, dansent, s’affrontent, se cachent, la procession défile, et les chœurs sont animés par une gestique très individualisée comme collective (le chœur des matelots avec le balancement contraire des deux rangs).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="281" src="/sites/default/files/styles/large/public/benvenuto_3.jpg?itok=qc_ZAj7T" title="Benvenuto Cellini à La Côte Saint-André © castafiore ARA" width="468" /><br />
	Benvenuto Cellini à La Côte Saint-André © castafiore ARA</p>
<p>La distribution, internationale, est proche de l’idéal, ne comportant aucune faiblesse. Rien dans l’élocution ne trahit les origines, sinon les traces d’italien de <strong>Maurizio Muraro</strong>, qui participent à la caractérisation du trésorier du pape. Le sur-titrage n’est utile que durant les nombreux ensembles et certains chœurs, polyphoniques. Evidemment, l’importance du rôle de Cellini et les qualités du chant de <strong>Michael Spyres</strong> en font la tête d’affiche. Joyeux, croquant la vie à belles dents, sincèrement épris de Teresa, c’est aussi l’artiste prêt à sacrifier tous ses biens pour ce Persée dont la fonte est une scène d’anthologie. Notre plus grand ténor rayonne, idéal dès le premier trio (« Ô mon bonheur, vous que j’aime plus que ma vie »), et nous donne une nouvelle leçon de chant berliozien, avec l’ élégance, les phrasés, l’aisance qui le laissent sans rival dans ce répertoire le plus exigeant. Teresa est confiée à  <strong>Sophia Burgos</strong>, jeune, charmante, émission fraîche, colorée,  sensible, même si l’ampleur est mesurée (« Entre l’amour et le devoir » est fort bien conduit, aux aigus aisés, avec l’émotion attendue). Fieramosca, l’infortuné, stupide, ridicule (Orphée en proie aux Bacchantes), est magistralement incarné par <strong>Lionel Lhote</strong>. L’émission est ample, épanouie, d’une grande sûreté, assortie d’une expression parfaite, tout comme son intelligibilité. Un grand chanteur qui se double d’un comédien investi.  <strong>Adèle Charvet</strong> (Ascanio) est délicieuse, vive, sensible (l’air « Tra, la, la… » du 4e tableau). La voix sonore, chaude, libre et souple se prête aux récitatifs comme aux épanchements lyriques Elle sera acclamée spontanément par le public. Balducci, dont on a mentionné les traces savoureuses d’accent italien, est campé par <strong>Maurizio Muraro</strong>. Les graves sont solides, le débit délibérément haché, la voix comme le jeu nous valent un trésorier autoritaire, dévot, d’un comique idéal, toujours juste. L’émission choisie, grommelante au début, s’amplifiera ensuite pour nous valoir des ensembles très équilibrés. Il participait déjà à la production de l’Opéra-Bastille de mars 2018, tout comme l’excellent <strong>Vincent Delhoume</strong> dans le rôle de Francesco. Le pape, désopilant (avec restitution des passages censurés, dont on comprend la cause) est <strong>Tareq Nazmi</strong>. Son autorité vocale comme son jeu – du meilleur comique – n’appellent que des éloges. <strong>Ashley Riches </strong>(Bernardino), <strong>Alex Ashworth</strong> (Pompeo) et <strong>Peter Davoren</strong> (cabaretier à la voix nasillarde) ces deux derniers, artistes du choeur, complètent une équipe de haut vol, où les complicités se lisent sur les visages et s’écoutent avec un égal bonheur.</p>
<p>L’ouverture, son fulgurant allegro initial, pris à l’arraché, avec le contraste accusé du mouvement lent, aux superbes modelés, plante le décor. La bonne humeur, la vivacité non exempte de tendresse ni de force régneront sans partage, avec les couleurs les plus justes, du hautbois plaintif aux bassons goguenards et à l’ophicléide burlesque, sans oublier les deux guitares et l’enclume. Les moments de pure poésie font bon ménage avec les scènes tumultueuses, truculentes, puissantes, comme sait le faire John Eliot Gardiner. Riche d’une soixantaine de voix, le <em>Monteverdi Choir</em>, depuis celui les femmes ameutées par Balducci, au triomphe final, est un acteur essentiel de cet opéra-comique. Il faudrait mentionner chacun d’eux, tant ils sont très caractérisés, variés, de la chanson à boire, à la revendication sociale, en n’oubliant pas le très beau chœur des matelots (avec les deux guitares et l’enclume).</p>
<p>Cette production-phare du Festival, inaugurant une prestigieuse tournée (Berlin, Londres, puis son couronnement versaillais), a motivé le déplacement du Ministre de la Culture, Franck Riester, qui avait auparavant visité le Musée Berlioz. Il sera l’un des premiers à se dresser pour ovationner longuement, les artisans de cette réalisation exceptionnelle, unanimement appréciée. Souhaitons qu’un enregistrement permette de multiplier le bonheur des auditeurs de la série de représentations qui s&rsquo;ouvre.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/benvenuto-cellini-la-cote-saint-andre-les-metaux-ces-fleurs-souterraines/">BERLIOZ, Benvenuto Cellini — La Côte-Saint-André</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
