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	<title>Andrew RICHARDS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Andrew RICHARDS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>VERDI, Macbeth — Bruxelles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/macbeth-bruxelles-des-ambitions-pas-toujours-abouties/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 05:23:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a toutes sortes de façons, pour un metteur en scène, d’aborder un opéra de l’ampleur de Macbeth. La plus efficace est de dégager de l’analyse préalable de l’œuvre une idée forte, un axe majeur, et au départ de cet axe, de construire un spectacle cohérent sur le plan du sens et de l’esthétique. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a toutes sortes de façons, pour un metteur en scène, d’aborder un opéra de l’ampleur de Macbeth. La plus efficace est de dégager de l’analyse préalable de l’œuvre une idée forte, un axe majeur, et au départ de cet axe, de construire un spectacle cohérent sur le plan du sens et de l’esthétique. <strong>Olivier Fredj</strong>, qui aborde ici l’opéra pour la première fois, a retenu la grande importance des rêves et du monde imaginaire dans le déroulement du livret, et semble avoir axé son spectacle sur une lecture psychanalytique, qui permet certainement un approfondissement très élaboré et très intéressant. Quelles sont les motivations de Macbeth et de sa femme, quelle est la part entre la raison et la folie, comment s’installe la banalisation du meurtre ou sa justification, et comment le remords travaille les personnages au fil du temps, voici pour l’essentiel les questions auxquelles cette mise en scène tente – non sans une certaine ambition – d’apporter des réponses. La tension omniprésente entre le monde réel et le monde imaginaire, les incursions dans l’irrationnel et le surnaturel qui émaillent le récit sont autant d’éléments tragicomiques dont il va pouvoir également pouvoir se servir.</p>
<p>Fredj définit un lieu unique, un grand hôtel de l’entre-deux guerres, nombreuses références au style Art déco à la clé, dans lequel viendront prendre place la quasi totalité des scènes, tantôt dans le hall d&rsquo;entrée, tantôt dans les chambres ou dans les cuisines, créant un contraste entre l’intensité dramatique du livret et le côté familier, presque impersonnel des lieux. Autre décision radicale, il renvoie les chœurs – dont on connaît l’importance à la fois dramatique et musicale dans cette pièce – en arrière scène, il les assied comme autant de spectateurs supplémentaires qui regarderaient l’action par derrière, bien souvent il les cache derrière rideau, et confie à une troupe de pantomimes les mouvements de scène que Verdi a prévu pour le chœur.</p>
<p>Cette troupe de seize danseurs, tous choisis pour leur physique longiligne, très présente tout au long du spectacle, tour à tour sorcières (ou sorciers travestis…), fêtards, larbins, etc… est le principal élément dynamique du spectacle, bouge sans cesse et s’affaire en tous sens. C’est très efficace pour certaines scènes, celle des sorcières tout au début de l’œuvre notamment, moins pour d’autres qui sont traitées sur le mode de la caricature ou tournées en dérision sans qu’on en perçoive le sens.</p>
<p>Dès l’ouverture, des projections vidéo conduisent le spectateur vers le monde de la psychanalyse : on montre des dessins évoquant les tests de Rorschach, on fait intervenir des figures oniriques, des représentations du cerveau humain, l’axe est clairement défini. Le problème est que cet axe n’est pas théâtral au premier chef, qu’il ne débouche pas sur des propositions visuelles très marquées, qu’il ouvre des questionnements mais n’apporte pas de réponse, de sorte que toute la première partie du spectacle semble tirer un peu dans tous les sens et verser dans l’anecdotique, sans que le spectateur y trouve de repère.</p>
<p>Les décors, très soignés dans le détail, sont globalement ternes, peu éclairés, peu colorés et si certains costumes rappellent l’Ecosse (Macbeth porte un kilt par dessus son pantalon) il participent d’une esthétique visuellement peu chatoyante, malgré les fastes du banquet à la fin du deuxième acte. Lorsque l’intrigue se resserre, lorsque le drame se dépouille de ses artifices, le propos du metteur en scène se clarifie enfin. Le basculement du spectacle se produit au moment où les chœurs quittent le fond de scène pour envahir la salle : les proscrits écossais de la forêt de Birnam sont parmi les spectateurs, créant au sein du public un sentiment de grande proximité et d’adhésion tout à fait inattendu. Macduff entame son grand air porté par cette belle intensité dramatique qui perdurera jusqu’à la fin du spectacle.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/macbeth_10_s._hendricks_macbethcbuhlig.jpg?itok=38HV4-w3" title="Scott Hendricks (Macbeth),Carlo Colombara(Banco) © Bernd Uhlig" width="468" /><br />
	Scott Hendricks (Macbeth),Carlo Colombara(Banco) © Bernd Uhlig</p>
<p>Les propositions musicales quant à elles, sont claires dès le début : porté par une excellente distribution vocale, <strong>Paolo Carignani </strong>déroule la partition de façon efficace mais sans trop de raffinement, luttant visiblement contre une acoustique difficile qui rend les cordes peu présentes et l’oblige à se concentrer sur l’essentiel tout en apportant un soin particulier à diriger très soigneusement les ensembles vocaux.</p>
<p><strong>Béatrice Uria-Monzon</strong>  aborde le rôle de Lady Macbeth pour la première fois, et propose une vision du personnage extrêmement convaincante : sa voix aux possibilités très larges, avec néanmoins une couleur caractéristique de mezzo, généreuse, particulièrement riche et bien timbrée fait merveille dans ce rôle habituellement tenu par un soprano, auquel elle confère une intensité dramatique idéale, sans compromis dans les aigus. Elle possède en outre un véritable talent de comédienne, une présence scénique bien précieuse pour un rôle aussi dense. A ses côtés <strong>Scott Hendricks</strong> semble plus fade (mais c’est précisément sur ce contraste que repose une partie de l‘intrigue) dans le rôle de Macbeth. Lui qui nous avait tant séduit en Sweeny Todd à la fin de la saison dernière était peut-être en méforme passagère, toujours est-il qu’il semblait chanter en deçà de ses capacités, avec moins d’intensité et de présence qu’à l’accoutumée. Voix puissante au timbre riche également, <strong>Carlo Colombara</strong> s’impose facilement dans le rôle de Banco, mais sans trop de raffinement musical cependant. A l’inverse, le désormais ténor <strong>Julian Hubbard </strong>(il avait entamé sa carrière comme baryton) se montre émouvant, pas autant cependant que <strong>Andrew Richards</strong> qui remporte d’ailleurs un franc succès en Macduff. Il compense la brièveté du rôle par une intensité dramatique remarquable et une sensibilité musicale très appréciable.</p>
<p>Au delà de la belle surprise qu’on a décrite plus haut, les chœurs livrent une excellente prestation, malheureusement elle aussi desservie par l’acoustique du lieu, en particulier lorsque les chanteurs interviennent cachés derrière un rideau qui étouffe un peu le son et amollit la diction. Dès qu’ils sont présents dans la salle, on s’aperçoit de la qualité de leurs interventions et de leur efficacité dramatique.</p>
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		<title>CHAUSSON, Le Roi Arthus — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-etait-grand-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Mar 2014 10:22:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Oui, vraiment, il était grand temps que l’on réentende en France l’unique œuvre lyrique d’Ernest Chausson, que seul avait jusqu’ici osé l’opéra de Montpellier en 1997. Pour le centenaire de la création en 2003, Bruxelles avait accompli son devoir de mémoire en remontant Le Roi Arthus mais, depuis, plus rien en territoire francophone. Merci &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Oui, vraiment, il était grand temps que l’on réentende en France l’unique œuvre lyrique d’Ernest Chausson, que seul avait jusqu’ici osé l’opéra de Montpellier en 1997. Pour le centenaire de la création en 2003, Bruxelles avait accompli son devoir de mémoire en remontant <em>Le Roi Arthus</em> mais, depuis, plus rien en territoire francophone. Merci donc à l’Opéra du Rhin d’avoir eu ce courage d’explorer des chemins moins rebattu, après la première française de <em>Der Ferne Klang</em> en 2012. Hélas, s’il était grand temps, c’est aussi parce que nos oreilles et nos yeux auraient sans doute été moins indulgents si cette production était venue après celle que nous livrera l’Opéra Bastille en mai-juin 2015 avec une distribution extrêmement prometteuse. En effet, ce que l’on a vu et entendu à Strasbourg ne relève malheureusement pas de l’enchantement complet.</p>
<p>
			Il était plus que temps de monter <em>Le Roi Arthus</em>, mais il était peut-être déjà trop tard pour confier Genièvre à <strong>Elisabete Matos</strong>. Même sans savoir à quoi ressemblait la voix de Jeanne Paquot-d’Assy, la Brünnhilde bruxelloise qui créa le rôle (et qui enregistra le dernier air de Lakmé pour Zonophone en 1902), on peut supposer que la fréquentation des rôles wagnériens n’a pas eu que des conséquences positives pour la voix de la soprano portugaise, dont le vibrato très large désarçonne d’abord, avant qu’on finisse par s’y habituer plus ou moins. Malgré un déferlement de décibels assez admirable, c’est à une Genièvre virago qu’on a ici affaire, ce qui ne contribue pas à rendre le personnage sympathique. Est-ce au temps qu’il faut attribuer les innombrables accidents dont fut émaillé le parcours d’<strong>Andrew Richards</strong> en Lancelot ? Aucune annonce préalable n’ayant signalé d’indisposition chez le ténor américain, force est de supposer qu’il ne trouve pas dans cette partition un terrain idéal, avec des aigus trop souvent glapis et des sons désagréables. Heureusement, il y avait <strong>Andrew Schroeder</strong>, au français impeccable – on ne peut en dire autant de son compatriote précédemment évoqué –, au phrasé toujours juste, mais auquel manque seulement un soupçon de puissance vocale pour imposer davantage son roi. Son duo avec l’excellent Merlin de <strong>Nicolas Cavallier</strong> reste un des grands moments de la soirée, à condition de fermer les yeux, on y reviendra. En Lyonnel, <strong>Christophe Mortagne</strong> ne trouve pas à s’épanouir comme dans les rôles de caractère dont il est un interprète précieux. Les chœurs de l’Opéra du Rhin, contraints de forcer le volume au premier acte, comme l’exige la partition, révèlent une autre facette de leur talent à la fin de l’œuvre, même si les cinq chanteuses tirées du pupitre de sopranos semblent avoir bien du mal à venir à bout des longues notes tenues qu’impose l’apothéose finale d’Arthus. Après un démarrage un peu difficile, pour une ouverture qui manque d’aura et de mystère, l’Orchestre de Mulhouse se rattrape tout à fait, avec notamment de beaux solos au début des actes II et III ; pour sa première venue à l’Opéra du Rhin, <strong>Jacques Lacombe</strong> tire le meilleur de la formation placée sous sa baguette.</p>
<p>			 </p>
<p>			Il est sans doute temps, enfin, que Strasbourg songe à inviter d’autres metteurs en scène que <strong>Keith Warner</strong>, dont le <em>Tannhäuser </em>n’avait <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=4966&amp;cntnt01returnid=54">guère convaincu</a> au cours de la saison précédente. Dans sa production du <em>Roi Arthus</em>, on apprend que la Première Guerre mondiale a éclaté parce que la reine (une rousse, sans doute parente de la Vénus de l’an dernier) couchait avec Buckingham (un Lancelot tout de noir vêtu et à la longue crinière), ce qui n’a pas vraiment ravi le maréchal Joffre (Arthus arborant képi, uniforme et guêtres, avant sa transfiguration finale en chevalier médiéval) : nous sommes en effet en 1914, la quête du Graal est remplacée par les élans patriotiques de la Troisième République et les bardes ont des allures de Monet et de Pissarro octogénaires. Si l’on peut admettre cette transposition, comment en revanche accepter des jeux de scène dont le seul but semble être de tourner en dérision l’intrigue et les personnages ? Etait-il nécessaire que Merlin jongle avec des pommes ? Keith Warner déclare avoir voulu un jeu d’acteur au style « absolument strict, contenu, serré » : on ne s’en douterait pas en voyant certains gestes particulièrement ridicules, comme le tournoiement de derviche auquel se livre Genièvre lorsqu’elle dit vouloir être unie « éternellement » à Lancelot, ou le duel particulièrement mal réglé entre Lancelot et Mordred à la fin du premier acte, et mieux vaut passer sous silence le suicide de la reine, la pauvre Elisabete Matos ayant passé une partie de l&rsquo;acte à se débattre avec des tresses dignes de Mélisande tombées beaucoup trop tôt de son chignon.</p>
<p>
			Il était temps qu’on nous montre <em>Le Roi Arthus</em>, mais l’heure des réjouissances n’a pas encore sonné.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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		<item>
		<title>Parsifal</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/castellucci-avant-wagner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2014 17:29:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Un gigantesque portrait de Nietzsche s’offre à la vue du spectateur durant le prélude de ce Parsifal. Dieu est-il mort ? Le message, dans une telle œuvre, pourrait sembler tantôt provocateur, tantôt pertinent, le premier acte se déroulant de toute façon dans un royaume que foi et espérance semblent bel et bien avoir déserté. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Un gigantesque portrait de Nietzsche s’offre à la vue du spectateur durant le prélude de ce <em>Parsifal</em>. Dieu est-il mort ? Le message, dans une telle œuvre, pourrait sembler tantôt provocateur, tantôt pertinent, le premier acte se déroulant de toute façon dans un royaume que foi et espérance semblent bel et bien avoir déserté. Surtout, il dévoile plus sûrement que la colère hystérique des détracteurs de « Sur le concept du visage du fils de Dieu » la poésie et la profondeur de l’univers de <strong>Romeo Castellucci</strong>.</p>
<p>			Un univers profondément imprégné par le fait religieux, où chaque geste, chaque visage, chaque personnage semble destiné à incarner une attitude, rejet ou adhésion, pessimisme ou optimisme, face à la foi. Un univers panthéiste, où personnages et nature, au I, se confondent, où Kundry, Eve dénaturée, est associée, au II, à un serpent. Un univers ambivalent, qui s’ouvre en point d’interrogation : où vont ces innombrables figurants, au III, pour autant que leur long cheminement les mène véritablement quelque part ? Un univers, enfin, dont on découvre vite qu’il tourne autour de <em>Parsifal </em>pour mieux en scruter la surface – et en éviter les profondeurs : l’inventivité des décors a beau être complètement ahurissante, et les images, d’une incontestable et hypnotique beauté, rien jamais ne fait vraiment corps avec l’œuvre de Wagner.</p>
<p>			Tout fonctionne comme si Castellucci superposait sa propre rhétorique au langage du compositeur, préférant, au lieu de participer à la fusion que suppose le Gesamtkunstwerk, composer sa variation toute personnelle, bien souvent magistrale, finalement déroutante.<em> Parsifal</em>, bien entendu, suscite davantage de questions qu’il n’apporte de réponses ; mais c’est à une réflexion d’un autre genre qu’est invité ici le spectateur : pour sa première incursion dans le monde de l’opéra, le scénographe italien a choisi de ne pas mettre son esthétique au service de l’œuvre, mais au contraire, de faire de l’œuvre le moyen (on n’ose écrire : le prétexte) de sa démarche artistique. Ce serait, pour un peu, Richard Wagner qui mettrait en scène Romeo Castellucci. Et tout surprenant (et contestable) que soit ce spectacle, il devait être immortalisé comme une expérience théâtrale particulièrement stimulante.</p>
<p>			Quid de l’expérience musicale ? Elle nous trouvera plus concis : la distribution peut compter sur l’engagement impressionnant d’<strong>Andrew Richards</strong>, l’alto ductile d’<strong>Anna Larsson</strong>, ou le beau style de <strong>Thomas Johannes Mayer</strong>, qui montre en Amfortas des subtilités de chanteur d’oratorio. Avec le Gurnemanz usé de <strong>Jan-Hendrik Rootering</strong> et le Klingsor détonnant de <strong>Tomas Tomasson</strong>, les choses se gâtent passablement.</p>
<p>			C’est avant tout l’orchestre que l’on retient : comme à Paris en 2008, <strong>Hartmut Haenchen</strong> réalise un travail remarquable, où la clarté de chaque pupitre n’empêche pas la cohésion d’un puissant jeu d’ensemble, où la précision « analytique » du geste se rallie, une fois n’est pas coutume, du côté de l’expressivité et de l’émotion. C’est beaucoup, pas tout à fait suffisant pour égaler la (lourde) concurrence dans ce domaine. Castellucci, décidément, passe ici avant Wagner !</p>
<p>			 </p>
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			</item>
		<item>
		<title>SPONTINI, La Vestale — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/au-coin-du-feu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2013 21:57:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Créée en 1807 à l’Opéra de Paris, La Vestale obtient d’emblée un succès considérable au point qu’elle fut jouée plus de deux cents fois jusque dans les années 1850 avant de tomber dans l’oubli. Berlioz admirait beaucoup la partition, tout comme Wagner qui la dirigea à Dresde en 1844. Au cours du vingtième siècle, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Créée en 1807 à l’Opéra de Paris, <em>La Vestale</em> obtient d’emblée un succès considérable au point qu’elle fut jouée plus de deux cents fois jusque dans les années 1850 avant de tomber dans l’oubli. Berlioz admirait beaucoup la partition, tout comme Wagner qui la dirigea à Dresde en 1844. Au cours du vingtième siècle, l’œuvre connait un regain d’intérêt, mais dans sa version italienne, grâce notamment à des monstres sacrés comme Rosa Ponselle qui l’interprète au Metropolitan Opera en 1925 et Maria Callas qui la reprend trente ans plus tard à la Scala dans une mise en scène de Visconti. Pourtant elle ne parvient guère à s’imposer durablement au répertoire à cause des difficultés techniques que présente le rôle-titre, à moins que ce ne soit parce que celui-ci requiert surtout une cantatrice dotée d’une personnalité et d’un charisme hors du commun.</p>
<p>			C’est donc dans sa version originale que <em>La Vestale</em> revient dans un théâtre parisien après un peu plus d’un siècle et demi d’absence. <strong>Éric Lacascade</strong>, dont c’est la première mise en scène d’opéra, propose une vision sobre et dépouillée de l’ouvrage. Un mur sombre avec au milieu une large porte occupe le fond de scène. Au premier plan, des tables et des bancs en bois délimitent l’espace. Les costumes sont intemporels, les hommes portent de longs manteaux noirs, les vestales de simples chemises de nuit blanches. L’acte deux est le plus réussi : au centre du plateau trône une grande vasque d’où émerge le feu sacré, tandis que l’ombre des grilles du portail projetée sur le sol donne l’impression que Julia est prise dans sorte de toile d’araignée. La direction d’acteurs, extrêmement soignée, ne laisse jamais les interprètes livrés à eux-mêmes, pourtant le spectacle ne décolle pas vraiment et frôle parfois le ridicule, par exemple lorsque les vestales déposent des fleurs sur le sol au premier acte, ou au trois, quand le souverain Pontife et Licinius s’affrontent en échangeant mollement quelques coups de poings ; mais c’est surtout la course-poursuite grotesque qui s’engage entre le couple d’amoureux et la foule durant l’ersatz de ballet que l’on entend en guise de conclusion, qui aura valu au metteur en scène quelques huées au rideau final.<br />
			  </p>
<p>			La distribution, homogène dans l’ensemble, n’appelle aucun reproche majeur. <strong>Konstantin Borny</strong> dispose d’un timbre sombre aux graves profonds qui sied à son statut de chef religieux dont il possède en outre toute l’autorité requise. Autorité qui fait en revanche défaut à la Grande Vestale incarnée par <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong>. En bonne forme vocale, la mezzo-soprano propose un chant soigné avec une diction en progrès mais passe à côté de son personnage qui, tout au long de l’intrigue, semble être une vestale parmi les autres, ni vraiment stricte et austère au un, ni emplie de bienveillance vis-à-vis de Julia au trois. <strong>Jean-François Borras</strong> campe un Cinna tout à fait remarquable. La voix est bien projetée, la diction impeccable et le timbre est presque plus séduisant que celui d’<strong>Andrew Richards</strong> qui a pour lui un physique avantageux et une belle présence scénique. Son Licinius a fière allure et parvient à être émouvant notamment au cours de ses duos avec Julia. Cependant son format vocal apparaît un rien sous-dimensionné durant ses emportements de la scène finale, lorsqu’il surgit avec ses soldats pour arracher sa belle au supplice. Il en est de même pour <strong>Ermonela Jaho</strong> dont le joli timbre et les exquis pianissimi font merveille dans les pages élégiaques comme l’air « Ô des infortunés déesse tutélaire » interprété avec beaucoup de sensibilité et d’émotion, mais qui se trouve poussée aux limites de ses moyens dans les passages véhéments comme en témoigne la seconde partie de l’air « Toi que j’implore avec effroi » qu’elle affronte crânement et couronne d’un suraigu brillant sans parvenir toutefois à rendre pleinement justice à la partition. Sa Julia discrète et réservée ne semble pas brûler d’une passion dévastatrice qui la pousse à braver les interdits et défier la mort.</p>
<p>			Saluons enfin la performance du <strong>chœur Aedes</strong>, largement sollicité dans cet ouvrage, dont les interventions nombreuses et variées n’appellent que des éloges.<br />
			A la tête d’un <strong>Cercle de l’Harmonie</strong> en bonne forme, en dépit de quelques menus écarts de justesse, <strong>Jérémie Rhorer</strong>, dirige avec fougue et un grand sens du théâtre cette partition mythique que le public semble somme toute heureux de découvrir enfin dans sa version scénique.</p>
<p>			 </p>
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		<item>
		<title>La Battaglia di Legnano</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-nuit-au-musee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 09:01:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Grâce au bicentenaire Verdi, et à l’intégrale entreprise par C Major, certains opéras du maître de Busseto vont enfin connaître leur première au DVD. Ce n’est pas tout à fait le cas de La Battaglia di Legnano, mais on ne disposait jusqu’à présent que d’une version, captée en 2006 au Teatro Massimo Bellini de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Grâce au bicentenaire Verdi, et à l’intégrale entreprise par C Major, certains opéras du maître de Busseto vont enfin connaître leur première au DVD. Ce n’est pas tout à fait le cas de <em>La Battaglia di Legnano</em>, mais on ne disposait jusqu’à présent que d’une version, captée en 2006 au Teatro Massimo Bellini de Catane, avec notamment Elisabete Matos dans le rôle de Lida, dirigée par Nello Santi. Autrement dit, il y avait tout à fait place pour une intégrale concurrente. Hélas, ce n’est pas la mise en scène de <strong>Ruggero Cappuccio</strong> qui parviendra à retenir l’attention : comme on le comprend au rideau final, l’idée directrice est que cet opéra serait une de ces tableaux guerriers dont la peinture académique du XIXe siècle était friande, ce qui revient à faire de Verdi un peintre de bataille de la trempe de Meissonnier. Remonter aujourd’hui <em>La Battaglia di Legnano</em>, c’est un peu comme restaurer une toile ancienne, et cette production nous transporte dans les réserves d’un musée où s’accumulent quelques-uns des chefs-d’œuvre que la guerre a inspiré à l’art occidental, de la <em>Bataille d’Anghiari</em> de Léonard de Vinci à <em>La Grèce à Missolonghi</em> de Delacroix, en passant par la <em>Reddition de Breda</em> de Velasquez. Quelques figurants munis de pinceaux retouchent ces toiles (ou ces sculptures, puisqu’un crucifix subit aussi ce nettoyage, au troisième acte). Ça ne mange pas de pain, mais ça n’apporte strictement rien à notre compréhension de l’œuvre, et les chanteurs viennent se planter devant ces toiles de fond sans qu’il se passe vraiment grand-chose. Les costumes mélangent allègrement les époques, avec un chœur en imperméables résolument ancrés dans la deuxième moitié du XXe siècle, les chevaliers qui semblent sortis des troupes de Garibaldi et une héroïne qu’on prendrait pour Luisa Tetrazzini donnant un concert vers 1910.</p>
<p>
			Vocalement, les plus grandes satisfactions viennent du titulaire du rôle qui semble aussi avoir le plus inspiré le compositeur : avec Rolando, Verdi s’élève au-dessus du reste de sa partition pour anticiper sur les grands personnages de baryton qu’il allait créer au cours des années suivantes. Par chance, <strong>Leonardo López Linares</strong> s’avère le membre le plus convaincant de la distribution réunie à Trieste, avec des couleurs chaudes et une diction mordante. Pilier de l’intégrale C Major (elle est aussi Abigaille de <em>Nabucco</em>, Giselda d’<em>I Lombardi</em> et Leonora de <em>La Force du destin</em>), <strong>Dimitra Theodossiou</strong> est une chanteuse émouvante et courageuse, à qui les exigences verdiennes ne font pas peur. L’extrême aigu a sans doute été fragilisé par l’abus de rôles périlleux, mais la voix est belle. Dommage que l’absence totale de direction d’acteurs la cantonne à des poses certes élégantes mais terriblement convenues, pour un personage que la partition borne aux accents élégiaques. Le ténor américain <strong>Andrew Richards</strong> s’est illustré à Paris en <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=296&amp;cntnt01returnid=54">Don José</a>, ailleurs en <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=296&amp;cntnt01returnid=54">Cavaradossi</a> : sa voix parvient à se plier aux exigences du premier Verdi, mais son chant, surtout dans l’aigu, a quelque chose de fabriqué, d’aussi contraint que le pantalon moulant dans lequel est sanglée sa silhouette juvénile. Cela dit, qui pourrait égaler Corelli, modèle de générosité vocale Arrigo à la Scala <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2945&amp;cntnt01returnid=55">en 1961</a> ? L’orchestre ne sonne pas toujours très glorieux quand on l’entend à nu dans l’ouverture, alors que les chœurs assurent fièrement les nombreux passages a capella que leur réserve la partition. En résumé, une version musicalement satisfaisante, mais sur le plan visuel, un DVD pour rien.</p>
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		<title>Carmen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/retour-au-comique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Thiellay]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Nov 2010 15:24:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cent trente-quatre ans après la création de l’œuvre dans la même salle et le début d’une très très longue présence sur les scènes du monde entier, Jérôme Deschamps, en pleine cohérence avec son choix de bâtir le répertoire « du Comique » autour de ce qui appartient à ses gênes, a proposé au public parisien de retrouver &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Cent trente-quatre ans après la création de l’œuvre dans la même salle et le début d’une très très longue présence sur les scènes du monde entier, Jérôme Deschamps, en pleine cohérence avec son choix de bâtir le répertoire « du Comique » autour de ce qui appartient à ses gênes, a proposé au public parisien de retrouver l’esprit de Carmen. Il a, pour ce faire, mis toutes les chances de son côté : un orchestre de taille réduite, avec des instruments d’époque ; une production adaptée à la salle relativement intime (1250 places) permettant une grande proximité avec le public ; une Carmen d’exception, surtout… et un buzz qui, plusieurs mois avec les représentations, avait épuisé toutes les places disponibles. Une nouvelle preuve que l’Opéra comique, année après année, réussit son pari : retrouver une identité forte, proposer des titres souvent originaux, ou dans des conditions originales… et créer l’évènement sur la place de Paris.</p>
<p> </p>
<p>Le résultat est à la hauteur, comme l’avait relevé <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1022&amp;cntnt01returnid=54">Christophe Rizoud, rendant compte de la soirée du 15 juin 2009</a>.</p>
<p> </p>
<p>Production adaptée, disions nous : le décor, construit autour d’une structure semi-circulaire unique, aérienne pour une part, reproduite au sol pour une autre, renforce le sentiment d’intimité bien loin des grosses productions un peu froides récemment vues à la Scala ou au Met notamment. On est au théâtre et les couleurs chaudes, dominante ocre, offrent un parfait écrin au drame. Le choix de la version de Richard Lanhman Smith, avec les dialogues en français, se justifie bien, de ce point de vue, même si la présence de non francophones dans la distribution reste problématique. Si le Don José d’<strong>Andrew Richards</strong> donne à peu près le change du point de vue de la prononciation – il a décrit dans <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1295&amp;cntnt01returnid=29">un entretien à Forum Opéra</a> la somme de travail que cela lui avait demandé &#8211; on se demande un peu ce que vient faire en Andalousie un Zuniga tout droit sorti de l’armée britannique. Dans une moindre mesure, le <strong>Monteverdi Choir</strong> trahit parfois quelques hésitations dans la prononciation du français.</p>
<p> </p>
<p>Dans la fosse, <strong>John Elliot Gardiner</strong> traduit le punch et le lyrisme qui, selon lui, caractérisent l’œuvre. Sa lecture est des plus classiques, au diapason de la mise en scène, sans aucune surprise.</p>
<p> </p>
<p>La distribution est dominée de la tête et des épaules par <strong>Anna Caterina Antonacci</strong>. Dans la continuité d’une vaste tournée internationale qui l’avait conduite au Covent Garden de Londres, entourée de stars (Kaufmann, d’Arcangelo, Pappano – un <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=426&amp;cntnt01returnid=55">DVD Deutsche Grammophon</a> est entré bien haut dans la discographie) et à Toulouse notamment, elle donne salle Favart une démonstration de ses talents d’artistes. Elle est incandescente, irrésistible en femme fatale, mûre et réfléchie, différente à de nombreux égards de celle d’<a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1932&amp;cntnt01returnid=55">Elīna Garanča</a>… Sa Carmen assume, crânement son destin, et, au IV, elle se livre en pleine connaissance de cause à son bourreau. La diction est parfaite et, dans la salle comme au DVD, on ne perd pas un mot. Le velours de sa voix convient aussi bien aux moments de séduction comme aux passages plus dramatiques (Air des cartes). <strong>Andrew Richards</strong>, encore peu connu en France, réussit, dramatiquement, à se hausser à la hauteur de sa partenaire. Son timbre racé et cuivré sert le personnage, assez frustre, et même bestial au dernier acte, cheveux longs et costume déchirés aidant. Sa vaillance, son engagement scénique forcent la sympathie, même si l’émission est bien peu naturelle. <strong>Nicolas Cavallier</strong>, habitué de toutes les scènes parisiennes, campe un bel Escamillo, à la prestance très convaincante, malgré un certain manque de brio et de projection dans le haut de la tessiture. Quant à <strong>Anne-Catherine Gillet</strong>, son matériau de soprano léger, plutôt modeste, s’épanouissait bien dans la salle de l’opéra comique et son allure de bonne sœur égarée renforce le contraste entre son monde et celui de Carmen. Du reste de la distribution, on retient en particulier l’excellent Moralès de <strong>Riccardo Novaro</strong>, pour qui a été rétabli l’intéressante scène dite de l’anglais, au premier acte.</p>
<p> </p>
<p>Après des soirées accueillies avec enthousiasme par le public, l’élégant DVD édité par Fra Musica permet de conserver une belle trace de cette production et le spectacle est complété par un entretien avec le chef, le directeur et la musicologue maison. A deux mois des fêtes de fin d’année, un très joli objet qui viendra agréablement garnir les sapins de Noël.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong>Jean-Philippe Thiellay</strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>VERDI, Simon Boccanegra — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/belle-scenographie-mais-distribution-trop-inegale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Oct 2010 07:59:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  La précédente production de Simon Boccanegra de l’Opéra national du Rhin, datant de 1999, nous avait marqué avec une très belle mise en scène de David Poutney et une distribution réunissant, côté masculin, Carlo Guelfi et Julian Konstantinov qui avaient fait des étincelles. D’étincelles, ce soir, il n’y en a guère eues, il faut &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>		 </p>
<p class="rteleft">
		<font size="2">La précédente production de <em>Simon Boccanegra</em> de l’Opéra national du Rhin, datant de 1999, nous avait marqué avec une très belle mise en scène de David Poutney et une distribution réunissant, côté masculin, Carlo Guelfi et Julian Konstantinov qui avaient fait des étincelles.<br />
		D’étincelles, ce soir, il n’y en a guère eues, il faut l’avouer. La faute principalement à une distribution très inégale.</font></p>
<p>		Sergey Murzaev, en Simon, affiche un matériau impressionnant et sonore, mais le chanteur donne trop dans la puissance et peine à nuancer sa voix. Les tentatives de demi-teintes échouent la plupart du temps et rendent sa mort peu convaincante et peu émouvante&#8230; Seule la scène du conseil le voit sous son meilleur jour. Si, indiscutablement, le matériau est intrinsèquement très beau, il semble encore un peu trop brut de décoffrage et mériterait davantage de finesse.  </p>
<p>		Avec Michael Ryssov en Fiesco, on reste dans les décibels mais aussi dans le manque de finesse et surtout, de noblesse. Le timbre est assez banal et la ligne de chant, assez prosaïque, manque singulièrement d’élégance. L’acteur est en outre assez maladroit, avec des postures assez convenues.</p>
<p>		Nuccia Foccile ne convainc pas totalement elle non plus. La faute à la maturité de la chanteuse qui ne colle guère avec la jeunesse du rôle qu’elle incarne&#8230; La voix, dont l’usure est assez sensible (le vibrato notamment), ne convient en outre pas vraiment au soprano lyrique exigé ici. L’artiste réserve malgré tout quelques beaux moments mais l’on a vraiment peine à croire à son personnage qui, là encore, manque de classe et de noblesse&#8230;</p>
<p>		Par contre, le Gabriele d’Andrew Richards nous a comblé. Ce magnifique ténor a déjà tenu ici (en 2006) un prometteur Don Carlos et depuis, le chanteur a pris une grande assurance et se donne toujours avec autant de générosité sur scène, ce qui rend son incarnation d’une intense force dramatique. Richards affiche un timbre d’une grande beauté, avec notamment des aigus rayonnants et comme électriques, et offre un chant superbe, non avare de nuances, dans un rôle sans doute parmi les plus difficiles &#8211; sinon ingrats &#8211; du répertoire de ténor verdien. Et si quelques rares sons un peu bas sont à relever, la fougue du chanteur emporte tout et convient parfaitement au personnage impulsif de Gabriele. Une réussite de plus pour ce merveilleux artiste particulièrement attachant et exaltant.</p>
<p>		Autre belle réussite, le Paolo de Roman Burdenko. Très beau baryton, à la voix puissante, offrant de solides aigus mais aussi un grave consistant, il sera sans doute plus tard un très beau Simon (on en aurait presque souhaité qu’il incarne le rôle ce soir !).</p>
<p>		Le chœur fut moins convaincant que d’habitude, entre un chœur féminin trop trémulant (dans le sublime air de Fiesco du Prologue, décidément bien mal servi) et un tutti tout en force&#8230; </p>
<p>		L’Orchestre symphonique de Mulhouse a, de même, paru moins en forme, mais cela est sans doute dû à la direction très inégale de Rani Calderon. À son meilleur dans une scène du Conseil assez réussie, sa direction connaît par ailleurs de terribles trous (par exemple dans un Prologue vide, creux, handicapé par des silences qui semblent interminables). Le manque de rythme dramatique est souvent cruel, et, en contrepartie sans doute, les accélérations qui accompagnent certaines fins d’acte nous ont paru frôler le mauvais goût. Les tempi sont d’ailleurs parfois très rapides (comme par exemple dans le duo entre Simon et Amelia, empêchant à cette sublime musique de parfaitement émouvoir) ou nous ont semblé incohérents comme par exemple dans la scène du deuxième acte entre Simon, Amelia et Gabriele où celui-ci doit chanter les mêmes phrases mélodiques (« Dammi la vita » puis, plus tard, « Dammi la morte » &#8211; géniale trouvaille de Verdi soit dit en passant) à deux tempi différents (la deuxième fois plus lente que la première). On pourra cependant trouver un travail certain sur la sonorité, mais qu’il est difficile d’équilibrer l’accompagnement du sublime air d’Amélia au début du premier acte !&#8230;</p>
<p>		La mise en scène de Keith Warner, qui, par bonheur, nous fait grâce d’une quelconque actualisation, se caractérise avant tout par une belle et ingénieuse scénographie permettant une très habile maîtrise de la surface scénique : dans un cube, deux grands panneaux mobiles délimitent des espaces avec une grande variété, ce qu’augmente la présence de portes sur ces panneaux. Les personnages passant ces portes alors que les panneaux se déplacent donnent ainsi l’impression qu’ils changent de pièce. Les panneaux sont en outre superbement décorés sur une de leurs faces par la reproduction de fresques de Mantegna du Palais ducal de Mantoue (mais pourquoi diable des croix blanches les parsèment-ils ?&#8230;). L’opposition entre les costumes sobres et noirs des patriciens et ceux, colorés et chatoyants, des plébéiens est elle aussi une belle idée. Tous ces éléments sont parfaitement mis en valeur par les superbes éclairages de Wolfgang Goebbel.<br />
		On sera par contre plus dubitatif sur l’utilité d’un bassin rempli d’eau à l’avant-scène. Que symbolise-t-il ? La mer ? (il fait davantage penser à un égout&#8230;). Et surtout à quoi bon en faire sortir Simon au Prologue puis y faire traîner Paolo à la fin de la scène du Conseil ?&#8230;<br />
		La direction d’acteurs est soignée mais discutable car les personnages manquent, de manière générale, de noblesse et de grandeur. Cela est particulièrement cruel pour Amelia ou Fiesco, mais aussi pour la mort du Doge où, après avoir titubé une bonne partie du temps après qu’il ait absorbé le poison, Simon est obligé de se traîner au sol de manière assez ridicule&#8230;</p>
<p>		Décidément, Simon Boccanegra, sans doute l’un des plus beaux ouvrages de Verdi, est bien difficile à réussir et la mythique production d’Abbado-Strehler à la Scala semble décidément plus mythique et insurpassable que jamais&#8230; </p>
<p>		 </p>
<p>	 </p>
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		<title>Opera Rocks (entretien avec Andrew Richards)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/opera-rocks-entretien-avec-andrew-richards/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/opera-rocks-entretien-avec-andrew-richards/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude-Pascal Perna]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 08:05:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Voix riche et puissante, musicalité infaillible, acteur né à l’instinct dramatique indéniable, Andrew Richards, soutenu par un physique de jeune premier, est l’une des valeurs les plus sûres du firmament lyrique. Il est emblématique de l’artiste moderne, en harmonie avec son époque et ses courants, pourtant respectueux du passé et de l’âge d’or de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			<strong><strong>Voix riche et puissante, musicalité infaillible, acteur né à l’instinct dramatique indéniable, Andrew Richards, soutenu par un physique de jeune premier, est l’une des valeurs les plus sûres du firmament lyrique. Il est emblématique de l’artiste moderne, en harmonie avec son époque et ses courants, pourtant respectueux du passé et de l’âge d’or de la tradition lyrique, en particulier de la première moitié du XXème siècle.</strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Comment devient-on l’un des plus talentueux et charismatiques ténors de la génération actuelle ?</strong></strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong>Avant tout, il est capital d’être vrai et intègre avec soi-même. Prétendre qu’il s’agisse d’une recherche, voire d’un acquis serait un leurre. Le talent et dans un sens, le charisme, sont le fruit de la  perception même du public ; celle-ci échappe dès lors à mon contrôle ! Aucune recette miracle :pour réussir, il faut être en mesure de se consacrer entièrement à son art en y étant sincère.</strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Vous portez de nombreux masques …</strong></strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong>En effet, pourtant dans chaque rôle que j’aborde, je m’attache à puiser les facettes qui me ressemblent le plus, ce qui pourrait laisser supposer que je suis un piètre comédien ! Un acteur de la stature de Sir Laurence Olivier était en mesure de recréer la moindre attitude, le plus infime geste, et j’en suis incapable. Je puise dans mes nouveaux personnages les traits saillants me ressemblant le mieux :c’est ma méthode ! Etant moi-même un enfant de la <em>“génération cinématographique”,</em> si je puis dire, je m’inspire d’une forme de tradition, celle consistant à puiser la vérité dans tout ce que j’entreprends, en lui rendant justice. Le but est de communiquer, en toute honnêteté.</strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Comment vous êtes-vous orienté vers l’opéra ?</strong></strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong>Ma famille n’était pas particulièrement musicienne, pourtant à l’âge de neuf ans, j’écoutais des disques et imitais les chanteurs ! Puis, quelque dix ans plus tard, une représentation de <em>La Forza del destino</em>, quel nom prédestiné (rires), fut une véritable révélation ! Je bénéficiais alors d’une formation musicale classique et je jouais dans un orchestre de jazz, mais la féerie d’un spectacle lyrique et surtout, la magie des voix, furent le catalyseur pour moi :ce fut un véritable déclic. </strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong><strong>Que signifie pour vous être un chanteur lyrique aujourd’hui ?</strong></strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong>Avoir de la discipline, de la force et la détermination de progresser. L’un des aspects les plus ardus réside dans la nécessité de trouver la couleur la plus juste, la sonorité dans votre voix qui émeuve le public, sans aucune notion préconçue. Je recherche l’émotion et c’est une règle, avant même d’être un objectif en soi. Après 15 ans de carrière internationale, je continue à me battre pour évoluer et progresser artistiquement. Et je n’ai pas l’intention de baisser les bras en cas d’obstacle. Ce combat, cette ténacité sont ancrés au fond de moi ; une voix intérieure m’incite à poursuivre. Suscitent-ils de l’admiration ? Peut-être, mais je vous assure que cette quête perpétuelle de perfection est un poids lourd à porter, d’abord pour moi-même, mais également pour mon entourage.</strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong><strong>Quels sont les points-clés de votre carrière ?</strong></strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong>Sans hésitation, mes débuts aux Arènes de Vérone cette année. En une semaine, j’ai chanté Turriddu <em>(Cavalleria rusticana),</em> Don José <em>(Carmen)</em> et Mario Cavaradossi <em>(Tosca.) </em>Malgré le gigantisme des productions, il n’y eut quasiment aucune répétition :tout au plus, quelques heures et sans même connaître vos partenaires de plateau ! On pourrait décrire cela de <em>”l’opéra touristique”</em>, mais malgré tout, l’expérience fut captivante. Interpréter la sérénade <em>‘O Lola’ </em>dans Cavalleria <em>rusticana </em>depuis le dernier gradin surplombant le plateau est une entrée en scène très particulière, dominant quelque 22’000  spectateurs ! Tout paraît si immense – et je suis américain, habitué aux vastes espaces ! -. Le chef d’orchestre est si éloigné :j’ai parfois l’impression qu’il ne dirige pas, tant la distance est large. Je n’aperçois qu’un écran de contrôle, entendant à peine la harpe m’accompagnant au loin :je ne pense alors qu’à mon chant. Puis, il y eut la représentation de <em>Tosca,</em> en remplacement de Marcelo Alvarez, appelé à Berlin pour un concert avec Montserrat Caballé. Les Arènes, anticipant la participation d’Alvarez, affichaient complet :mon remplacement n’était dès lors pas placé sous les meilleurs auspices ! Mais figurez-vous qu’au terme de la représentation, je fus contraint de bisser le début de la scène du 3ème acte et l’air de Mario <em>“E lucevan le stelle”</em> ! Le chef d’orchestre Daniel Oren décida de la refaire, et comme le chanteur incarnant le geôlier avait déjà quitté le plateau, c’est lui-même qui me donnera la réplique ! Ce fut une magnifique expérience.</strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong><strong>Vous chantez régulièrement en Allemagne, pays féru d’opéra et particulièrement audacieux et innovateur en matière de mises en scène …</strong></strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong>En effet, ma production préférée fut celle de Christoph Loy pour <em>Faust</em> à Francfort en 2005. Si le concept même fut certainement contemporain, il me laissa pourtant fouiller le personnage de manière introspective, sans retenue. Je développai l’image du mythe du vieux Faust, tremblant, atteint par la maladie de Parkinson, saisi de tremblements convulsifs dans la confrontation avec Méphistophélès :ce fut une expérience passionnante. Au titre des expériences inoubliables, je citerai également les récentes <em>Norma</em> à Munich, où j’interprétai Pollione aux côtés d’Edita Gruberová. Au final du dernier spectacle, je dus retenir mes larmes, tant l’émotion était grande de pouvoir chanter avec cette grande dame du chant ! </strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Au stade actuel de votre carrière, avez-vous un rôle préféré ?</strong></strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong>Sans aucune hésitation, Don José dans <em>Carmen</em>. Ce rôle me met au défi, autant comme chanteur, que comme comédien. Don José exige trois voix distinctes et ma formation musicale, notamment dans le jazz, m’a permis d’aborder le premier acte avec une émission vocale plus légère, pour la faire évoluer au gré des actes. Dans le duo du premier acte avec Micaela, je chante comme les Italiens diraient, sur un <em>“fil di voce”</em>, ce qui me rappelle la projection que j’utilise dans le répertoire de jazz, puis ma voix se libère jusqu’au duo final. Au terme d’une représentation de <em>Carmen </em>aux Arènes de Vérone récemment, Plácido Domingo me complimenta au sujet de mon interprétation de l’air <em>“La fleur que tu m’avais jetée”</em> et particulièrement, à propos de mon Si bémol dans le final de l’air. Il en était admiratif et je fus touché par son compliment.</strong></p>
<p>			<strong>  </strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong><br />
			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Quelles différences saillantes avez-vous relevées entre les théâtres américains et européens ?</strong></strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong>Tout d’abord, la taille, car elle affecte le chant :lorsque la salle est vaste, le chanteur est enclin à chanter fort, ce qui est dangereux. Par conséquent, je préfère les scènes européennes, qui sont plus petites, ainsi que leur ambiance. Les lieux me paraissent sacrés, plus chargés d’émotion. Aux Etats-Unis, la scène, souvent, n’est qu’un immense espace, sans âme, alors qu’en Europe, en général, les chanteurs peuvent avoir la sensation de communier dans une église, dans un lieu sacré. Ici, je me sens davantage stimulé à respecter les nuances, le moindre détail et la plus petite inflexion de mon chant. Je ressens l’esprit des artistes lyriques de l’âge d’or, le <em>Golden Age</em>, qui ont chanté sur ces planches, des monstres sacrés tels qu’Enrico Caruso, Tito Schipa et tant d’autres :l’histoire est là à vos pieds ! Leurs voix et jusqu’à un certain point, leur présence, résonne et occupe l’espace ; je vous garantis que quelques années ont été nécessaires pour moi afin de dominer cette sensation étrange.</strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Vous admirez les chanteurs du passé : quel rôle jouent-ils dans votre parcours d’artiste lyrique ?</strong></strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong>Leur manière de chanter, l’articulation et le respect de la prosodie me paraissent plus orientés vers l’expressivité pure. Certains chanteurs brillaient par leurs effets vocaux faciles, tenant leur aigu de manière démesurément exagérée, mais malgré cette fâcheuse habitude, j’ai l’impression qu’ils étaient plus engagés, plus rompus à la défense et à l’intégrité de leur art. Le passé est-il sacré ? Je crois que de plus en plus, le culte de la personnalité prévaut, même si ce dernier a toujours existé :ce thème fait d’ailleurs l’objet d’une constante réflexion chez moi ! Pour en revenir aux artistes du passé, que je respecte énormément, je m’attache à me hisser au plus haut niveau artistique possible, dans le dessein de rendre justice, à manière, aux ténors de l’âge d’or de l’opéra. Il est vrai que leur époque était différente :à ce titre, ils subissaient moins de pressions extérieures, ils pouvaient se consacrer plus sereinement à l’étude, puis à la réalisation de leur art. Ils sont indéniablement une source d’inspiration importante pour moi.</strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Sous un angle purement musical, quelles sont vos réflexions au sujet de leur apport artistique et plus généralement, sur l’évolution de l’opéra ?</strong></strong></p>
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<p>			<strong>A leur époque, contextuellement, leur orientation artistique et leur engagement, étaient en différents. Progressivement, la taille de l’ orchestre a modifié la donne. L’adaptation constante du diapason dans l’orchestre, particulièrement pour les voix les plus aigues, influence notre manière de chanter. Et ce n’est pas que le diapason :dans mon cas, ce sont tous les harmoniques de ma voix qui subissent de plein fouet ces changements ! Face à un très grand orchestre, je dois adapter mon émission vocale en soutenant davantage ma voix de poitrine :la sensation est parfois étrage, voire effrayante. Rétrospectivement, quand j’écoute ces chanteurs du passé, je déplore aujourd’hui la carence de transparence que je perçois dans la fosse d’orchestre, cet imperceptible aspect diaphane des instruments qui est difficile à décrire. Seuls quelques grands chefs d’orchestre sont en mesure de véhiculer cette transparence orchestrale qui évite aux chanteurs de forcer leur voix ! Trop nombreux sont ceux qui jouent de manière tonitruante, attendant de nous en premier lieu une projection dramatique, au détriment de la nuance ! Je dirais par conséquent que ces chanteurs du passé étaient plus respectueux de l’expression, plus scrupuleux de la moindre inflexion musicale, alors que de nos jours, c’est l’effet qui prime avant tout. Je ne suis certainement pas opposé à la dimension dramatique, bien au contraire ! Toutefois, celle-ci doit être le résultat d’un équilibre bien maîtrisé. La raison, dans ce cas – et une forme de sagesse – devraient primer et surtout, il faut éviter de tendre vers la perfection, le 100% en permanence.</strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Vos récentes interprétations du rôle-titre de Werther au Théâtre Royal de la Monnaie et de Don José <em>(Carmen)</em> à l’Opéra-Comique ont été auréolées de succès :quel souvenir conservez-vous de ces deux représentations ?</strong></strong></p>
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<p>			<strong>La préparation des deux rôles fut passionnante, car elle fut rendue possible grâce au travail avec un <em>coach</em> connaissant l’oeuvre et le personnage, plutôt que de devoir puiser mon inspiration au travers d’enregistrements célèbres, tels que celui d’Alfredo Kraus (Werther), parmi d’autres. Votre apport, sous l’angle de l’introspection historique du rôle et ses multiples facettes, fut précieux :je suis maintenant prêt, pour les prochaines 20 années à venir pour développer le personnage. En fait, ce type de rôle, si fascinant et complexe, ne me permet d’en explorer que 50% de ses innombrables  facettes. Werther est le début d’un processus de développement en moi et j’en suis heureux. La scène de la mort me hante, elle me transporte complètement. La fusillade de Mario Cavaradossi elle aussi est impressionnante, mais j’avoue qu’elle ne soutient pas la comparaison, si comparaison il devait y avoir ! Quant à mon expérience vécue autour du personnage de Don José à l’Opéra-Comique, ce fut enrichissant mais intimidant. Aborder ce rôle dans un théâtre aussi emblématique ! Ne maîtrisant pas encore parfaitement le français, le défi à relever fut majeur pour moi, puisque je dus faire de mon mieux pour ne pas transformer Don José en une caricature de ‘touriste américain’ ! Même si le travail avec le chef d’orchestre Sir John Eliot Gardiner, qui est très exigeant, se déroula pour le mieux, je me sentis comme étouffé dans un étau, plutôt que d’être soutenu pour m’en libérer, devant tant me concentrer sur la question de la prononciation et cela est capital dans Carmen et il se montra extrêment exigeant sur ce point. Je réalisai alors que l’un des aspects qui m’attiraient le plus dans cette production était justement cette exigeance de devoir donner 100% de moi-même, dans une quête de perfection … Le défi fut de trouver un degré de perfection qu’au fil du temps je n’attendais plus de moi-même, je dois l’avouer. Par conséquent, travailler dans un tel état d’esprit, tourmenté par cette constante quête ne fut pas facile. Il y eut quelques frictions avec le chef, mais n’est-ce finalement pas là une preuve manifeste d’une réelle exigence artistique, en quelque sorte, sa <em>“marque de fabrique”</em> ? Il ne brada pas ses exigences et je lui en fus finalement reconnaisant. J’ai alors pris conscience que je n’étais pas encore parvenu au degré de maturité artistique que je pensais pourtant avoir atteint ! Au début, j’étais tenté, je l’avoue, de me concentrer en priorité sur la beauté du son ou sur une attitude particulière, puis j’ai réalisé qu’il serait nécessaire de se conformer à l’exigence de la perfection !</strong></p>
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<p>			<strong><strong>Pourrions-nous évoquer ici une notion de … barrière linguistique ? </strong></strong></p>
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<p>			<strong>A mes yeux – et je risque d’en surprendre plus d’un ! – Carmen peut être chanté plus facilement dans un pays tel que l’Italie, un pays latin. En effet, je suis plus vite à même de comprendre et de me m’identifier à la spontanéité latine et extrovertie. Il y a davantage de générosité dans l’approche :je ne parlerai donc pas de barrière linguistique, mais peut-être d’un état d’esprit différent <strong>?</strong></strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Quelle est selon vous la véritable vocalité de Don José ?</strong></strong></p>
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<p>			<strong>Une certaine tradition a imposé des ténors lyriques, parfois incapables de rendre justice à l’aspect plus dramatique du rôle ! Comment donner un véritable impact aux 3ème et 4ème actes avec la voix d’un Nemorino dans <em>L’Elisir d’amore</em> ou de Gérald dans <em>Lakmé ?</em> A moins de réduire l’orchestre et de le transformer en quatuor de chambre ! Il est impossible – et il ne serait pas opportun &#8211; de chanter le dernier acte de Carmen comme un lyrique. Je sais que ma prestation parisienne a pu étonner, car j’ai apporté une voix et une couleur plus sombre, racée, virile et compacte, alors que la tendance actuelle tend vers un Don José plus léger. Ecoutez Georges Thill, Raoul Jobin, Franco Corelli … Werther et Don José offrent, selon moi, un spectre dramatique sans parallèle :l’évolution du personnage, sa transformation. Il m’arrive parfois de pleurer oui ! Un exemple concret me vient à l’esprit :lors d’une représentation de Rodolfo dans <em>La Bohème</em>, mes dernières notes peu avant le tomber du rideau, après la mort de Mimi, furent réellement étouffées par mes sanglots. Lorsque le chef d’orchestre vint me saluer, je lui présentai mes excuses, mais à ma grande surprise, il me répondit, la voix chargée d’émotion  :<em>“Ne présentez pas vos excuses, bien au contraire et ne changez rien à votre interprétation, ce fut parfait :notre pacte est ainsi scellé !”</em></strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Votre voix évolue vers le ténor <em>spinto </em>et vous venez de remporter un franc succès à Munich dans Pollione, aux côtés d’Edita Gruberová, qui faisait ses adieux au rôle-titre de <em>Norma</em> en Allemagne. Quels autres rôles héroïques envisagez-vous d’aborder ?</strong></strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong>Je viens de chanter Samson, au Teatro Comunale Bologne, un rôle que j’adore, mais je ne compte pas m’aventurer trop au-delà :mon objectif est de pouvoir continuer à chanter des emplois de lyrique ou de <em>lirico-spinto</em>, sans devoir altérer ma voix et me cantonner à un seul répertoire. Il y aura <em>Parsifal,</em> d’abord à Stuttgart, puis à Monnaie, puis l’on vient de me proposer <em>Lohengrin, </em>Des Grieux <em>(Manon)</em> et Luigi <em>(Il Tabarro.)</em> Cela dépendra en grande partie du chef d’orchestre :idéalement, il devrait m’encourager à chanter de manière lyrique, en privilégiant la rondeur et la beauté du son. Je suis vigileant, je ne dois pas outrepasser les limites naturelles de ma voix et je tiens à aborder Roméo ou Jean <em>(Hérodiade.)</em> Couleur, timbre, ainsi qu’une certaine forme physique doivent être préservées au mieux pour incarner ces rôles ou d’autres, à l’instar de Dick Johnson <em>(Fanciulla del West)</em>, que beaucoup de ténors ont des scrupules à chanter ! Dans dix ans peut-être, car je suis prudent et je ne tiens absolument pas à forcer.</strong></p>
<p>			<strong><strong>  </strong></strong></p>
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			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Quelques mots au sujet de votre collaboration avec les metteurs en scène et leur position dominante dans le monde de l’opéra …</strong></strong></p>
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<p>			<strong>Avouons qu’à notre époque, la mise en scène prime avant toute autre considération. Mon prochain défi sera le rôle-titre de Parsifal dans une mise en scène de Calixto Bieito ; je sais que d’aucuns seront choqués par sa vision de l’oeuvre wagnérienne, elle ne manquera pas de susciter de la controverse, mais aujourd’hui c’est courant et cela vous montre l’importance des metteurs en scène. L’aspect visuel est l’élément le plus important de nos jours. C’est tout à fait symptomatique. Cependant, des collègues rassurants m’ont confié combien il est respectueux des chanteurs :il réalise un travail fantastique avec eux, donc je me réjouis de pouvoir travailler avec lui. Je ferai alors de mon mieux pour atteindre les objectifs qui seront fixés, tout en disant <em>“non”</em> quand cela sera nécessaire ; mais mon souci principal sera de préserver ma voix et mon équilibre artistique. Souvent, les metteurs en scène veulent susciter, brasser des émotions contradictoires, des conflits dans le for intérieur des chanteurs, tout le contraire de la paix intérieure qui est nécessaire pour chanter en donnant le meilleur de soi-même :ce constat est parfois préoccupant. C’est la raison pour laquelle je recherche avant tout l’harmonie, cette paix intérieure, d’où la nécessité absolue de dégager une bonne collaboration entre le metteur en scène et les solistes. Dans cet état d’esprit, j’ai pu bénéficier des précieux conseils de Renata Scotto, qui m’a préparé au rôle de Pinkerton <em>(Madama Butterfly.) </em>L’idéal est d’évoluer dans le respect mutuel et souvent, heureusement, cela fonctionne. Il y a des exceptions, certes, à l’instar d’une production de <em>Don Carlos, </em>où l’intransigeance du metteur en scène fut intrusive et totale. Un exemple ? Alors que Rodrigo, marquis de Posa, rendait son dernier soupir, à l’acte IV, on voulut me contraindre à vomir sur scène ! Selon moi, cela n’a aucun sens dramaturgique.</strong></p>
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<p>			<strong><strong>Quel est l’archétype du jeune artiste lyrique aujourd’hui ? </strong></strong></p>
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<p>			<strong>Une personne capable de faire abstraction du bruit environnant qui perturbe notre attention. Pouvoir déconnecter – j’oserais dire en pouvant se passer d’une forme trop exacerbée de confort – pour se consacrer à l’essentiel :la poursuite, la réalisation de son art. Notre culture actuelle exerce de plus en plus de pressions et pourtant, il devient manifestement difficile de se passer de ce confort. Dans mon cas, je suis issu d’une famille américaine modeste et comme mes parents me l’ont enseigné, nous devions faire abstraction de cette notion même de confort. Nous devions nous concentrer sur le seul labeur et nous lever quotidiennement à 4h30 du matin pour traire les chèvres ! (rires). L’effet pervers est justement de ne pas savoir quand se relaxer pour se détendre. Etre un artiste de nos jours exige une souplesse, déjà en tant qu’interprète, mais aussi, en tant qu’être humain, en vue de créer un équilibre. J’ai abandonné certains sports lourds telle l’halthérophilie car justement, je me concentrais trop sur mon aspect physique, alors que dans mon for intérieur, j’étais pleinement en quête de spiritualité. Sur le plan essentiellement vocal, je ne crois pas que cela fut bénéfique pour ma voix, l’émission devant rester souple, flexible et tout à fait libre. Etre trop figé ou rigide, le résultat d’une pratique sportive trop intense, ne peut convenir à un chanteur lyrique.</strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Ce cliché ou cette perception vous correspond-t-elle ?</strong></strong></p>
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<p>			<strong>Tout à fait et ma réalisation la plus importante aura été de passer de l’autre côté de la barrière, d’évoluer en passant du chanteur débutant au ténor en carrière, partenaire d’Edita Gruberová, ce qui revient à prendre mieux conscience de mon évolution et mesurer la chance que j’ai aujourd’hui. Je peux mieux apprécier le résultat, tant sur le plan vocal, que sous la seule perspective artistique ; je ne me repose certainement pas sur mes lauriers, mais je suis désormais en mesure de me dire que j’ai accompli quelque chose de concret.</strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Un exemple de journée traditionnelle pour Andrew Richards …</strong></strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong>Je passe trop de temps devant mon ordinateur et justement, j’invite mes admirateurs à consulter mon site Internet &#8211; <a href="http://www.tenorrichards./">http://www.tenorrichards.</a>com &#8211; vous y trouverez toute mon actualité ! Vous voyez que je suis un ténor moderne ! Je donne beaucoup d’énergie dans cette tâche et je réalise combien cela doit changer. Après le réveil et le petit déjeuner, je fais mes vocalises, que je limite généralement à deux ou trois heures quotidiennement. En général, ma journée est consacrée à l’étude des rôles et je m’attache, autant souvent que possible, à passer du temps calmement à la maison. Lors des répétitions, j’ai pris pour habitude de marquer mon rôle et de ne plus chanter à pleine voix :je me concentre ainsi également sur la mise en scène. Je lis régulièrement :des biographies de chanteurs ou des ouvrages philosophiques. J’aime suivre certains programmes télévisés et j’adore le cinéma, mais de plus en plus, je réalise qu’il est nécessaire pour moi de rechercher et de vivre dans une forme de tranquillité et surtout, d’harmonie. </strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Quels conseils prodigueriez-vous à de jeunes chanteurs ?</strong></strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong>Apprendre autant que possible à puiser au fond de leur ténacité, cela ne peut être que bénéfique pour eux. Je les encourage à se motiver pour tout entreprendre afin de parvenir au sommet. De plus en plus, particulièrement aux Etats-Unis, des artistes lyriques déclarent être des “<em>chanteurs travailleurs”</em> ! Quel est l’intérêt sur le plan artistique ? Bien que nous soyons tous en quelque sorte des <em>“chanteurs travailleurs”</em>, je leur préconise plutôt de croire fermement à la source de leur talent et de la considérer comme un don exceptionnel. Nous sommes tous uniques :ce n’est pas manquer d’humilité que de vouloir aspirer à être le meilleur. Mon expérience m’a démontré que je devais, que je dois, atteindre et réaliser mes rêves les plus fous. Cependant, mon éducation et la rigueur de ma foi auront quelque peu muselé cet objetif, mais au final, mon constat est favorable. </strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Pour conclure, quel est votre maxime préférée ?</strong></strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><em>Opera Rocks !</em></strong></p>
<p>			<strong><strong> </strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Propos recueillis et traduits de l’anglais par Claude-Pascal Perna</strong></strong></p>
<p>			<strong><strong>Bruxelles, le 18 septembre 2009</strong></strong></p>
<p> </p>
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		<title>BIZET, Carmen — Paris (Opéra Comique)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 20:25:01 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Représenter <em>Carmen </em>salle Favart, c’est prendre le taureau par les cornes. Afficher en effet l’œuvre phare de Georges Bizet &#8211; et de tout le répertoire lyrique ! &#8211; dans les lieux même de sa création tient de l’entreprise à risque : on touche au mythe, on réveille les fantômes et, en même temps, on redonne à l’ouvrage sa juste dimension, celle d’un et de l’Opéra-comique.</p>
<p> </p>
<p>Avec Sir John Eliot Gardiner à la direction d’orchestre et Anna Caterina Antonacci dans le rôle titre, Jérôme Deschamps et son équipe ont mis toutes les chances de leur côté. Le premier – <strong>John Eliot Gardiner</strong> – dépoussière allégrement la partition, lui restituant ce souffle qu’un excès de popularité avait fini par vicier. Voilà enfin une <em>Carmen</em> amincie, vivante, percutante qui sans rien perdre de ses élans lyriques, ni de sa force d’expression – l&rsquo;ouverture aveuglante de clarté, l&rsquo;entr’acte du IV éclatant –, retrouve une seconde jeunesse. Quelques décalages avec les chœurs et un cor égaré dans l’air de Micaëla sont péchés de première ; tout devrait rentrer dans l’ordre au fil des représentations. </p>
<p>La seconde – <strong>Anna Caterina Antonacci</strong> – à défaut d’un timbre gorgé de soleil, dispose d’une palette de couleurs qu’elle utilise en tragédienne consommée. Teint clair (mais l’ambitus du rôle, on le sait, autorise tous les types, soprano comme mezzo-soprano), articulation précise même si un peu exotique dans les dialogues parlés, inflexions surprenantes, plus proches parfois de la comédie musicale que de l’opéra, composent une gitane qui sans être une de ces moricaudes à la chair brûlante, n’en possède pas moins le décolleté humide et l’œil arrogant. Une présence plus qu’une voix ; Bizet n’envisageait pas Carmen autrement. </p>
<p>Autour d’eux, un plateau homogène d’où émerge la Micaëla d’<strong>Anne-Catherine Gillet</strong>, dont la présence acérée parvient à rendre intéressant un personnage qui trop souvent transpire l’ennui, et le Moralès de <strong>Riccardo Novaro</strong> pour qui on a eu la bonne idée de rétablir à l’acte I la scène de l’Anglais. <strong>Nicolas Cavallier</strong> compense par la diction l’absence de lustre dans l’aigu, nous rappelant au passage combien la tessiture d’Escamillo est inconfortable. <strong>Andrew Richards</strong> rachète par l’engagement des accents qui font de Don José un cousin basque de Turiddu (<em>Cavalleria Rusticana </em>figure d’ailleurs à son répertoire). L’air de la fleur empoigne avec – on n’osait l’espérer – le fameux si bémol négocié en voix de tête mais <em>piano</em>. Le duel du III se satisfait d’une certaine brutalité, le duo final balayant les dernières réserves par le désespoir sauvage, quasi christique, qui l’anime.</p>
<p> </p>
<p>Pourquoi, avec tous ces atouts en main, avoir bigorné la partie en faisant appel à <strong>Adrian Noble</strong> ? En voulant éviter la carte postale et le folklore (sic), le metteur en scène britannique, malgré un dispositif ingénieux d’hémicycle qui, selon les actes, sert à la fois de place, de taverne et d’arène, met les deux pieds dans la convention : cigarières jupe relevée sur les cuisses, chorégraphie fluide mais scènes de combat dyspnéiques et mouvements de foule maladroits. Une feria de Séville aux allures de frairie ne parvient heureusement pas à enrayer l’à propos d’un <strong>Monteverdi Choir</strong> au meilleur de sa forme. </p>
<p> </p>
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