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	<title>Seray PINAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Seray PINAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>MOZART, Le nozze di Figaro (distr. B)- Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-distr-b-paris-garnier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 06:38:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Succès absolu pour la reprise des Noces de Figaro selon Netia Jones à Garnier dont les quatorze représentations se sont jouées à guichet fermé. Nous avions déjà écrit à l’occasion de la première du 15 novembre, ce que nous pensions de la production, somme toute astucieuse, qui privilégie l’aspect comique de l’ouvrage et capte durablement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Succès absolu pour la reprise des <em>Noces de Figaro</em> selon Netia Jones à Garnier dont les quatorze représentations se sont jouées à guichet fermé. Nous avions déjà écrit à l’occasion de<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-paris-garnier/"> la première du 15 novembre</a>, ce que nous pensions de la production, somme toute astucieuse, qui privilégie l’aspect comique de l’ouvrage et capte durablement l’intérêt du spectateur. Force est de reconnaître que cette nouvelle vision met en lumière certains éléments qui finissent par paraître répétitifs, comme ces extraits de la pièce de Beaumarchais écrits sur le rideau de scène, ou d’autres qui s’avèrent superflus comme le dispositif du premier acte qui représente trois loges d’artistes côte à côte. L’action principale se joue à l’intérieur de la loge centrale, tandis que, sur les côtés, nous assistons à des actions secondaires, censées éclairer le comportement des personnages, alors qu’en fait elles détournent l’attention du public. Malgré tout, ce spectacle conserve son aspect original et distrayant jusqu’à l’apparition éblouissante en fond de scène, du foyer de la danse durant l’ensemble final</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/%C2%A9-Franck-Ferville-OnP-2-1294x600.jpg" />© Franck Ferville / OnP</pre>
<p>Pour les deux dernières représentations, la distribution a partiellement changé, accueillant de nouveaux interprètes pour les rôles principaux dont certains sont issus de la troupe de l’Opéra de Paris. <strong>Franck Leguérinel</strong> amuse toujours autant l’auditoire avec son Antonio buté et cocasse. <strong>Monica Bacelli</strong> est égale à elle-même dans son numéro d’<em>executive woman </em>affairée, de même que <strong>James Creswell</strong>, imposant Bartolo à la voix sonore et aux graves profonds. <strong>Eric Huchet</strong>, habitué du personnage, campe un Basile obséquieux et médisant à souhait. Le timbre juvénile de <strong>Boglárka Brindás</strong> ne passe pas inaperçu dans son air « L’ho perduta, me meschina », chanté avec une naïveté touchante. <strong>Seray Pinar </strong>campe un délicieux Cherubino à tout point de vue. Scéniquement convaincante dans son jogging rouge, la mezzo-soprano turque, chante avec une voix assurée et agile « Non so più » au premier acte avant de proposer à l’acte suivant un « Voi che sapete » délicatement nuancé. Montée en grade pour <strong>Ilanah Lobel-Torres</strong> qui après avoir chanté Barberine lors des premières représentations incarne à présent une Susanne piquante, dotée d’un medium consistant, qui livre au dernier acte un « Deh vieni non tardar » irréprochable. <strong>Margarita Polonskaia</strong> aborde son « Porgi amor » avec une voix solide et une belle projection, cependant le registre aigu n’est pas exempt de duretés. Il faut dire qu’aborder cet air sans que la voix ait eu le temps de se chauffer est un exercice périlleux. Elle se montre plus à son aise dans « Dove sono i bei momenti » dont on aura apprécié la reprise en demi-teintes. Si les premières représentations tournaient autour du comte Almaviva bouillonnant et totalement déjanté de Christian Gerhaher, le centre de gravité du spectacle s’est déplacé sur le personnage de Figaro. Non que <strong>Jérôme Boutillier</strong> ait démérité de quelque manière que ce soit, bien au contraire. Très à l’aise sur le plateau, le baryton français incarne un comte plus introverti, souvent sur la réserve, dont les colères froides ne sont pas moins convaincantes. Le timbre est somptueux et le style tout à fait accompli. Triomphateur de la soirée à l’applaudimètre, <strong>Vartan Gabrielian</strong>, campe un Figaro éblouissant. Doté d’une voix d’airain, sonore et bien projetée, le baryton arménien séduit le public dès son premier air « Non più andrai », enjoué et tendrement moqueur. Tout au long de la soirée, son Figaro jovial et rusé capte durablement l’attention. Le récitatif de son air du quatrième acte « Aprite un po’ quegl’ occhi » est théâtralement habité et l’air impeccablement interprété. <br />Toujours aussi respectueux du style de cette musique, <strong>Antonio Manacorda</strong> n’a pas évité pour autant quelques décalages. Sa direction soignée lui a cependant valu un bel accueil du public au salut final</p>
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		<title>VERDI, Rigoletto &#8211; Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-rigoletto-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 May 2025 04:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Près de dix ans après sa création à l’Opéra de Paris, la production de Rigoletto de Claus Guth conserve toute sa puissance évocatoire. Le metteur en scène multiplie les niveaux de lecture et de sens. C’est d’abord un propos social que cette production met en évidence : le bouffon, monstre social et marginal, prend les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Près de dix ans après sa création à l’Opéra de Paris, la production de <em>Rigoletto</em> de <strong>Claus Guth</strong> conserve toute sa puissance évocatoire. Le metteur en scène multiplie les niveaux de lecture et de sens. C’est d’abord un propos social que cette production met en évidence : le bouffon, monstre social et marginal, prend les habits du sans-abri, détruit physiquement et psychologiquement par ses traumatismes. L’opéra démarre ainsi par l’apparition d’un double de Rigoletto, vieilli et affaibli, un carton abîmé entre les mains dans lequel il plonge le regard. Le décor tout entier se révèle alors être un gigantesque carton qui prend toute la scène, décor conçu par <strong>Christian Schmidt</strong> au sein duquel les personnages évoluent jusqu’au drame final, dans un récit rétrospectif revécu par Rigoletto, figure étonnante du metteur en scène impuissant.</p>
<p>Le dispositif scénique retenu amplifie la tonalité tragique : tout est écrit d’avance puisque tout s’est déjà produit et le carton, boîte à souvenirs, est aussi le carcan du fatum qui enferme les personnages dans leur destin. Autre niveau de lecture, la production multiplie les mises en abyme : la boite n’est jamais qu’un théâtre dans le théâtre, auquel se rajoute la scène de théâtre qui fait office d’auberge à l’acte III. Malgré ce cadre réussi, certains choix laissent le spectateur plus sceptique. On regrettera l’incohérence des costumes qui font signe vers diverses époques, du Moyen Âge à nos jours, sans que cela ne trouve d’explication narrative ou symbolique. L’approche scénique est parfois bien trop littérale, comme durant « La donna è mobile » et sa danse de cabaret, avec costume des années 1930 et coiffes plumées, qui n’atteint clairement pas sa cible. Le tout est surmonté de quelques vidéos, réalisées avec soins mais dont la valeur ajoutée est loin d’être évidente.</p>
<p><strong>George Gagnidze</strong> se fond aisément dans la noirceur du rôle-titre. Alors qu’il est donné souffrant, il déploie un timbre rocailleux et lugubre à souhait qui sied particulièrement bien au personnage. Son jeu scénique est toutefois un peu trop monolithique : seule la scène finale laisse éclore la vulnérabilité qu’on aurait aimé voir surgir bien avant, notamment lors des duos avec sa fille. C’est cette dernière qui remporte tous les suffrages : <strong>Slávka Zámečníková</strong> est une Gilda idéale, toute en sensibilité et en détermination. La soprano franchit toutes les difficultés du rôle avec aisance et offre de lumineux aigus comme de cristallins pianissimi. Brava !</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20250503_Rigoletto_Ge-piano_097_Benoite-Fanton-1-1024x684.jpg" alt="© Benoite Fanton - OnP" class="wp-image-189388" width="582" height="388"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Benoîte Fanton / OnP</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Dmitry Korchak</strong> campe un Duc de Mantoue qui lorgne du côté du Don Juan et impose une belle présence scénique. Au plan vocal, la voix est très expressive mais le volume n’est pas toujours suffisant pour les lieux. En Sparafucile,<strong> Alexander Tsymbalyuk</strong> est aussi ténébreux qu’escompté et la chaleur enveloppante de sa basse ne le rend que plus glaçant. <strong>Justina Gringyté</strong> est une Maddelena rayonnante et pétillante qui nous gratifie d’une voix à la hauteur du rôle. <strong>Seray Pinar</strong> incarne une Giovanna au timbre charnu et au jeu théâtral affirmé, tandis que <strong>Daniel Giulianini </strong>fait montre de tout le charisme attendu d’un comte de Monterone qui fait froid dans le dos lorsqu’il maudit le héros.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Andrea Battistoni</strong> ne ménage nullement ses efforts. Il parvient à insuffler un réel dynamisme à la partition et évite tout effet fanfaronnesque par un beau travail des contrastes. Il fixe un équilibre entre l’orchestre et le plateau vocal ciselé, qui permet à l’Orchestre de l’Opéra national de Paris de montrer les muscles à plusieurs reprises. Le chœur se distingue par une émission et une diction précises, en dépit de séquences chorégraphiées peu convaincantes. &nbsp;</p>
<p><em>In fine</em>, c’est le comédien <strong>Henri Bernard Guizirian</strong> qui, en double de Rigoletto, concentre l’essentiel de la charge émotionnelle de la production. Spectateur impuissant des événements qui ont marqué son existence, il dispense, tout en silence et en mimes, une grande palette d’émotions, allant du désespoir ineffable à la sourde résignation. Sa disparition finale dans l’ombre suggère toute synthèse impossible et l’éternel retour du traumatisme. Sa présence ainsi que ses réactions, bouleversantes, à ses pires souvenirs confèrent à cette production un supplément d’âme déchirant.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-rigoletto-paris-bastille/">VERDI, Rigoletto &#8211; Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Concert des artistes de l&#8217;Académie de l&#8217;Opéra national de Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-des-artistes-de-lacademie-de-lopera-national-de-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les artistes de l’Académie de l’Opéra de Paris ont offert dans un Palais Garnier comble une belle soirée dédiée aux airs et ensembles d’opéras particulièrement appréciés du public. Magnifiquement accompagnés par un orchestre maison dirigé par le fougueux Thomas Hengelbrock, les académiciens ont pu faire montre de leurs nombreux talents – même si certains ont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 1">
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<div class="column">
<p>Les artistes de l’Académie de l’Opéra de Paris ont offert dans un Palais Garnier comble une belle soirée dédiée aux airs et ensembles d’opéras particulièrement appréciés du public. Magnifiquement accompagnés par un orchestre maison dirigé par le fougueux <strong>Thomas Hengelbrock</strong>, les académiciens ont pu faire montre de leurs nombreux talents – même si certains ont davantage convaincu, en termes de qualité vocale et de personnalité.</p>
<p>Dans une première partie entièrement consacrée à Mozart, mesdemoiselles et messieurs les Académiciens ont tous déployé de belles capacités, augurant ou confirmant pour la plupart une belle jeune carrière. Après une Ouverture au dramatisme tendu idoine d’<em>Idomeneo, re di Creta </em>à l’orchestre, la soprano hongroise <strong>Boglàrka Brindàs</strong> a illuminé le récit des malheurs d‘Ilia, la princesse troyenne (« Quando avran fine omai&#8230; Padre Germani ») de sa blondeur, de la pureté de son timbre et sa déclaration d’amour à Idamante de la grâce de ses mélismes (l’agilité est perfectible avec une meilleure gestion du souffle).<br />
La mezzo ukrainienne <strong>Sofiia Anisimova</strong> à la personnalité bien trempée a vraiment impressionné dans <em>La Finta Giardiniera</em>. Ses vocalises et ses regards pleins de feu ont dardé de beaux éclats, nous persuadant sans peine que Ramiro ne se lancerait décidément plus dans une nouvelle aventure amoureuse.</p>
<p>Le Figaro d<strong>’Ihor Mostovoi</strong> lui aussi ukrainien n’a pas moins régalé l’assistance. Son grand air (« Se vuoi Ballare ») extrait des <em>Nozze</em> a offert la variété attendue des sentiments du valet (surprise, colère, désir de vengeance) à qui son maître veut faire porter des cornes. Son superbe baryton aux graves menaçants et aux accents drolatiques a campé un personnage aussi riche que marquant.<br />
La soprano d’origine irano-marocaine <strong>Sima Ouahman</strong> et la mezzo turque <strong>Seray Pinar</strong> ont montré leur complicité, leur sens du drame et de l’effusion en duo ( «Ah perdona al primo afetto ») dans <em>La Clemenza di Tito. </em>Mais la performance de l’interprète d’Annio (<strong>Seray Pinar</strong>) semblait en demi-teinte face à l’impeccable Servilia de <strong>Sima Ouahman</strong>. Pourrait-elle vraiment nous persuader que son personnage va résister au choix de Titus ?</p>
<p>Auparavant l’aria de Sesto (« Parto, parto ») a dessiné un amoureux (<strong>Seray</strong> <strong>Pinar</strong>) aux aigus parfois un peu forcés, un personnage un peu éclipsé par le contrechant somptueux de la clarinette solo, <strong>Véronique Cottet</strong>.<br />
La Servilia de <strong>Sima Ouahman</strong> a décidément été de bonne facture donnant une leçon bien sentie à Vitellia grâce à son phrasé legato, de belles nuances et des passages en voix de tête artistes (« S’altro che le lagrime »).<br />
Cette première partie de concert s’est conclue avec un ensemble d’anthologie ; celui de l’acte II de <em>Don Giovanni</em> (« Sola sola in buio loco ») où les chanteurs déjà évoqués ont été rejoints par le Leporello du baryton-basse <strong>Luis Felipe Sousa</strong> plutôt réussi quoique la voix ne paraisse guère étendue dans le registre grave, et par le ténor texan <strong>Kevin Punnackal</strong> dont la vocalité n’offre que peu d’agréments en Don Ottavio. Il ne nous séduira pas davantage ensuite en Rodolfo de <em>Luisa Miller </em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">avec un vibrato aussi laid qu’envahissant. </span></p>
<p><strong style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Teona Todua</strong><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">, une Donna Elvira à la noblesse incontestable dans Mozart, est un peu moins appréciable en Fée de la </span><em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">Cendrillon</em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> de Pauline Viardot. Pour ouvrir la deuxième partie du concert, son joli air (</span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">« Je viens de te rendre à l’espérance </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">») dénote un léger problème de prononciation des syllabes vocaliques et des aigus peu agréables, donnant à penser que la tessiture du rôle est peut-être un peu trop exigeante pour elle. Elle est cependant très applaudie plus tard à juste titre avec sa Liù (</span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">« Signore ascolta </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">») très sensible (mais au vibrato évitable dans certains passages de registres). </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">Par contre la Norina de </span><strong style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Lisa Chaïb-Auriol</strong><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> convainc absolument. La soprano française rend justice au grand air de l’acte III du </span><em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">Don Pasquale</em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> de Donizetti (</span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">« Quel guardo il cavaliere </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">»). La soprano toulousaine a le tempérament qu’il faut mais la brune incendiaire pourrait encore affiner sa diction. En Daland du </span><em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">Vaisseau</em> <em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">fantôme</em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> (</span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">« Mögst du mein Kind </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">»), la basse </span><strong style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Adrien Mathonat</strong><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> se taille un franc succès. Ses moyens impressionnants le destinent évidemment à chanter des personnages plus nobles, mais il réussit sans peine ici à donner au discours destiné à Senta les quasi-ornements à l’italienne voulus par Wagner.</span></p>
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<p>La soirée se termine avec <em>Eugène Onéguine</em>. D’abord l’air de Lenski (« Kuda, kuda ») par le ténor français <strong>Thomas Ricart</strong> ouvre ici l’opéra de Tchaïkovski. Les plaintes et méditation du personnage avant son duel sont un peu surinterprétées en une débauche de puissance exagérée qui empêche l’émotion d’advenir. Un défaut dû sans doute au trac ; nul doute que l’expérience fera son office.<br />
Le duo final de l’opéra met en scène l’excellente Tatiana de la soprano russe <strong>Margarita Polonskaya</strong> et le baryton <strong>Andres Cascante</strong>. Le grand air en ré bémol de Tatiana devenue Princesse Gremine domine comme attendu ce final tragique, et ce grâce aussi à la magnifique étoffe d’une voix lyrique sans défaut. La <strong>Polonskaya</strong> est bien une Tatiana idéale. L’Onéguine du baryton né au Costa-Rica ne démérite pas (sans enthousiasmer) au son d’un somptueux orchestre manifestement entraîné par la verve du chef allemand – <strong>Thomas Hengelbrock</strong>, qui aura chanté tous les airs avec ses jeunes chanteurs autant pour les soutenir que pour les aider à respecter les entrées justes et tempis.</p>
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		<title>Paris Opera Competition 2023 &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/paris-opera-competition-2023-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Sep 2023 06:42:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les voies du Seigneur sont, dit-on, impénétrables. Les palmarès des concours de chant lyrique aussi… Paris Opera Competition se démarque de ses congénères par une volonté d’ouverture à un large public, au-delà des seuls casuistes de la glotte. La mise en espace de Florence Alayrac, les dessins de Céline Pagan – un par numéro – &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les voies du Seigneur sont, dit-on, impénétrables. Les palmarès des concours de chant lyrique aussi…</p>
<p>Paris Opera Competition se démarque de ses congénères par une volonté d’ouverture à un large public, au-delà des seuls casuistes de la glotte. La mise en espace de <strong>Florence Alayrac</strong>, les dessins de <strong>Céline Pagan</strong> – un par numéro – projetés en fond de scène, les costumes de <strong>Nicolas Aubagnac</strong> veulent bousculer l’inévitable défilé des candidats. La fluidité des entrées et sorties est admirable, souligne <strong>Roselyne Bachelot</strong> invitée à décoincer la cérémonie avec son franc parler et son humour coutumiers. Ses interventions entre chaque salve de numéros forment une respiration souriante dans une soirée où l’on sent moins que d’autres fois l’appréhension des jeunes chanteurs soumis à l’examen d’un jury de haute volée et, en fin de compétition, au vote électronique du public. En guise d’accompagnement, non un piano mais un (bon) orchestre – les Frivolités parisiennes (bien) dirigées par <strong>Victor Jacob</strong> – tente de se plier à tous les styles musicaux convoqués, du baroque haendélien au romantisme post-wagnérien de Zandonai. A l’impossible nul n’est tenu. Jusqu’au programme conçu à la manière d’un florilège lyrique. Duos, voire trios, alternent avec les airs – un seul par candidat ; c’est un peu court pour se forger une opinion solide. Là est la limite de l’exercice.</p>
<p>Toute erreur de répertoire peut s’avérer fatale. Nombreux sont les prétendants au titre à ne pas encore avoir l’étoffe du héros ou de l’héroïne choisis, quels que soient par ailleurs leurs mérites. Tel est le cas de <strong>Seray Pinar</strong>, mezzo-soprano turque entrée cette année à l’Académie de l’Opéra de Paris, débordée par le flux tumultueux de « Amour, viens rendre à mon âme », ses sollicitations dans le bas de la tessiture et la cadence infernale qui la cueille à court de souffle et d’imagination. Tel est aussi le cas de <strong>Milan Perisic</strong> dont l’air de Ford, extrait de <em>Falstaff</em>, prouve que le jeune Serbe – 31 ans – n’est pas encore le baryton-Verdi ambitionné. Loin s’en faut en termes de métal, d’ampleur et de mordant. Tel est encore le cas de <strong>Christopher Sokolowski</strong>, ténor américain <em>lost in translation</em> entre Roméo (de Zandonai) et Siegmund. Le premier voudrait plus de lumière, le second plus de muscle. Tel est enfin le cas de <strong>Julie Roset</strong>, soprano délicat mais trop léger pour traduire les craintes et tourments de Giunia (et même donner corps à Suzanna). Les élans de bravoure, dépourvus d’intention, se diluent dans un tendre gazouillis. Elle reçoit le 3e prix.</p>
<p>De <strong>Valérie Eichkoff</strong>, mezzo-soprano allemande invitée régulièrement à chanter Cherubino, Rosina et Cenerentola au Deutsche Oper am Rhein, on retient la chaleur enveloppante d’une voix à la souplesse aguerrie par la fréquentation de rôles rossiniens. C’est beaucoup mais encore insuffisant pour déchaîner les éléments dans l’<em>aria di tempesta </em>qu’est « Dopo notte ». « Ah, lève toi soleil », la cavatine du Roméo de Gounod, flatte le placement de la voix, la conduite scrupuleuse et la ligne égale de <strong>Gonzalo Quinchahual</strong>, ténor dont les couleurs et quelques légers défauts de prononciation trahissent les origines sud-américaines. Moins assurés, Nadir puis Ferrando empêchent la transformation de l’essai.</p>
<p>L’aisance scénique et la mâle velours du timbre d’<strong>Ossian Huskinson </strong>aurait voulu mieux que l’Air du catalogue pour se démarquer de ses concurrents, d’autant que Figaro, sans grand relief dans le duo des <em>Noces, </em>ne l’aide pas à marquer davantage de points. Qu’importe ! Le baryton-basse britannique a suffisamment de personnalité pour tracer sa route. Son nom est à suivre. Tout comme celui de <strong>Jasmin Delfs</strong>, soprano allemande capable de haute voltige – elle a fait ses débuts en reine de la nuit en 2022 dans le Young Singers Project de Salzbourg. « Salut à la France » intelligemment orné, fait valoir l’envergure, le tempérament dramatique et le bagage technique d’une voix qui, exploitée en ce sens, pourrait se destiner aux grands rôles belcantistes.</p>
<p>Émule de Lise Davidsen dont elle semble marcher sur les brisées, comme elle norvégienne, <strong>Hedvig Haugerud</strong> possède l’émission large, le soutien et l’ardeur d’un soprano wagnérien, avec l’effet torche que produit immanquablement ce type de chant, en dépit d’un fléchissement d’intensité dans les dernières phrases de « Dich, teure Halle ». Elle obtient le deuxième 2e prix.</p>
<p>De l’avis du jury et de la majorité de l’assistance, la compétition est dominée par <strong>Lauranne Oliva</strong>. Charme et grâce défient les lois de l’apesanteur dans le Duo du jasmin. Fraîcheur, musicalité et précision des aigus esquissent une folie d’Elvira encore timide. Outre l’attention au mot, commune à tous les rôles dans tous les répertoires, les vierges éplorées, les reines bafouées et autres cinglées du belcanto exigent une virtuosité plus éloquente. Patience. Âgée de seulement 23 ans, Lauranne Oliva dispose du temps suffisant pour que ses fruits tiennent les promesses de la jeune fille en fleur. Elle reçoit le premier prix ainsi que le prix du public.</p>
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		<title>ROSSINI, Il viaggio a Reims &#8211; Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-il-viaggio-a-reims-pesaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Baptisée Festival giovane – ce qui donne en français Festival jeune, l&#8217;expression est-elle heureuse ? – la production du Viaggio a Reims conçue par Emilio Sagi pour mettre à égalité de chances les promotions successives de l’Accademia rossiniana est toujours en service depuis 23 ans et semble bien partie pour figurer dans le livre des records. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Baptisée <em>Festival giovane </em>– ce qui donne en français <em>Festival jeune, </em>l&rsquo;expression est-elle heureuse ? – la production du <em>Viaggio a Reims </em>conçue par Emilio Sagi pour mettre à égalité de chances les promotions successives de l’Accademia rossiniana est toujours en service depuis 23 ans et semble bien partie pour figurer dans le livre des records. La retrouver cette année au Teatro Sperimentale ranime des souvenirs anciens, ceux des concerts imaginés par Philip Gossett, des conférences de Bruno Cagli ou d’Alberto Zedda, quand les cours de l’Accademia étaient contemporains du festival. Mais foin de nostalgie, découvrons les élèves de 2023.</p>
<p>L’orchestre Filarmonica Gioachino Rossini semble avoir besoin de quelques mesures pour entrer pleinement dans la dynamique et la dialectique de la partition, rançon probable d’un emploi du temps très chargé, mais rapidement il se ressaisit et <strong>Andrea Fot</strong>i pourra la représentation sans encombre, assez attentif aux chanteurs pour ne pas les pénaliser par des forte mettant en péril la balance. Au pianoforte Ruben Sanchez-Vieco, par ailleurs chargé de la préparation musicale et à la flûte la virtuose Cristina Flenchi restituent tous les charmes d’une musique faite pour éblouir puisque, rappelons-le, elle était destinée en priorité aux invités au sacre de Charles X.</p>
<p>Il y a dans cette cantate – ainsi que Rossini définissait <em>Il viaggio a Reims </em>– des premiers et des seconds rôles. S’il a pu arriver que ces derniers soient tenus par des chanteurs apprentis dont les moyens semblaient peu adaptés à permettre d’imaginer pour eux de brillantes carrières lyriques, la bonne surprise de cette première distribution est l’étoffe vocale et la présence scénique de ces « utilités ». La Maddalena de <strong>Saori Sugiyama </strong>révèle une voix profonde et bien projetée. Le Don Luigino de <strong>Michele</strong> <strong>Galbiati</strong> impose sa présence malgré sa portion congrue, et le Zefirino de <strong>Xavier Prado</strong> marque par la vigueur d’une voix bien posée. On ne dira rien des interprètes de Delia, Antonio et Gelsomino, car sauf inadvertance leurs interventions semblent avoir disparu..</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/13A5099-chef-dorchestre-1294x600.jpg?&amp;cacheBreak=1692999279563" />© DR</pre>
<p>Honneur aux dames – précisons que nous condamnons sans ambages la profession de foi de Belfiore, pour qui « elles » ne demandent que « ça » même quand elles disent le contraire – <strong>Sabrina Gardez </strong>campe une Madama Cortese de bon aloi, ni pimbêche ni populiste, avec un timbre agréable, une belle extension, une belle projection vocales, une agilité satisfaisante, mais qui semble dépourvue de trille. <strong>Miyoung Lee</strong> a l’agilité volubile nécessaire à l’agitation de la comtesse de Folleville, mais l’extension dans l’aigu semble encore limitée, et l’on ne peut qu’approuver la prudence qui semble de mise. Légère déception avec la Melibea de <strong>Seray Pinar</strong>, qui chante bien mais dont la voix manque pour nous du mordant lié à ce caractère fort. Reste le cas de <strong>Tamar Otanadze</strong>, dont le chant est assez irréprochable malgré un vibrato parfois trop présent, mais dont le timbre n’a pas la douceur veloutée de mainte Corinna l’ayant précédée.</p>
<p>Pour les garçons, carton plein ou presque pour les voix graves. Certes, le Don Alvaro de <strong>William Kyle </strong>semble un peu trop introverti et manque d’éclat mais à sa décharge on lui a rogné les ailes en sabrant une partie de ses interventions. Mais qu’il s’agisse du Don Prudenzio d’<strong>Omar</strong> <strong>Cepparolli</strong>, du Trombonok de <strong>Valerio Morelli, </strong>du Lord Sidney d’<strong>Alberto Comes </strong>ou du Don Profondo de <strong>Eduardo Martinez, </strong>même si ce dernier ne varie pas suffisamment les couplets dans l’air des médailles, ils ont tous des timbres agréables ou prenants et l’on écoute avec plaisir ces voix bien posées, déjà bien armées pour affronter les écueils des agilités rossiniennes. En revanche une pénurie de ténors a amené le festival à solliciter <strong>Pietro Adaini,</strong> qui chantait la veille dans la <em>Cantata in onore di Pio IX</em>, pour assumer le rôle du Conte di Libenskof. Si les montées dans l’aigu ont été plus faciles, la joliesse du son a été çà et là entachée de légères nasalités. Pas le moindre problème pour le Belfiore de <strong>Paolo Nevi,</strong> dont la voix pleine a l’assurance du « tombeur » qui se croit irrésistible et qui assume crânement l’exhibition prévue par la mise en scène.</p>
<p>Des promesses, donc, dans cette promotion, qu’il faudrait réentendre car, cela va sans dire, ces impressions sont relatives à un concert et ne prédisent en rien l’avenir !</p>
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		<title>41e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition &#8211; Dortmund</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/41e-international-hans-gabor-belvedere-singing-competition-dortmund/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2023 05:25:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quels sont les critères d’attribution d’un premier prix de chant lyrique ? Le potentiel du candidat ou sa maturité – la possibilité d’envisager dès à présent un grand rôle sur une scène internationale, fût-elle modeste ? En décernant la plus haute récompense à Ann-Kathrin Niemczyk, le jury de l’International Hans Gabor Belvedere Singing Competition a &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quels sont les critères d’attribution d’un premier prix de chant lyrique ? Le potentiel du candidat ou sa maturité – la possibilité d’envisager dès à présent un grand rôle sur une scène internationale, fût-elle modeste ? En décernant la plus haute récompense à <strong>Ann-Kathrin Niemczyk</strong>, le jury de l’International Hans Gabor Belvedere Singing Competition a opté pour la première solution. Résidente à l’Opernstudio de Zurich, la soprano allemande, âgée de seulement 23 ans, ne fait qu’une bouchée de « Dich, Teure Halle », l’air d’entrée d’Elisabeth dans <em>Tannhäuser</em>. La fulgurance de l’attaque estomaque. La voix, dramatique bien que claire, se projette avec aisance. Son éclat peut aveugler mais n’en rend que plus appréciable la manière dont le chant ensuite s’apaise pour dérouler le fil du récit. C’est en développant cette capacité à contrôler l’ampleur et l’ardeur de son instrument que Ann-Kathrin Niemczyk gravira les marches du Walhalla wagnérien auquel elle semble promise. Convaincu, le public lui décerne aussi son prix.</p>
<p>Placée sous la direction de <strong>Motonori Kobayashi</strong> à la tête d’un Dortmund Philharmonic Orchestra flamboyant, cette finale dortmundoise de la 41e édition du Belvedere se distingue par la qualité de ses candidats au nombre de quinze, avec une majorité d’hommes – cinq ténors, cinq barytons, deux contre-ténors pour deux mezzos et un soprano. Le niveau de la compétition rend difficile – et d’autant plus discutable – l’attribution des prix.</p>
<p>Sur la deuxième marche du podium, <strong>Filip Filipović</strong> résoud à sa manière le dilemme posé en préambule. Doté d’une voix égale et brillante – un alliage de cuivre et d’argent s’il fallait définir son métal –, déjà Tamino et Alfredo à Zagreb – avec contre-ut en fin de cabalette – et capable a priori de chanter sans faillir ces mêmes rôles sur des scènes équivalentes, le ténor croate doit encore travailler l’expression, apprendre la douceur pour conquérir les cœurs et les plus grandes maisons d’opéra.</p>
<p>Plus expérimenté encore – Rodolfo dans <em>La Bohème</em> à Hanovre, Mantoue au Florida Grand Opéra, Corrado (<em>Il corsaro</em>) à Chicago – <strong>Kevin Jose Semirilla Romero</strong> voit un troisième prix récompenser son beau ténor ombrageux et cambré, dont une habile gestion des registres ne peut compenser la palette limitée de nuances et surtout l’écart de propos. On ne chante pas Tchaïkovski comme Puccini ; l’adieu à la vie de Lenski veut plus d’introspection et moins de démonstration.</p>
<p>Après moult discussions, le choix du jury presse – dont nous faisions partie – s’est porté sur <strong>Neven Crnic</strong> qui, lui, se range dans la catégorie des chanteurs prêts à faire carrière. Déjà Posa et Figaro des <em>Noces</em> à Graz, Don Giovanni à Riga, le baryton bosniaque étreint l’air de Yeletski d’un chant dont on apprécie autant la solidité – relative dans l’aigu – que la sincérité. Au contraire de la majorité des autres candidats, Neven Crnic parvient à s’abstraire de la compétition pour dessiner un personnage dont les sentiments, exprimés avec vérité, émeuvent. Là se creuse la différence. Verdi l’attend.</p>
<p>Quoi d’autre ? Bien des choses en somme qui auraient nécessité l’institution de prix supplémentaires, auxquels suppléent divers engagements et sessions de coaching (voir le détail du palmarès ci-dessous) : la lumière mozartienne même si vacillante dans l’aigu de <strong>Katleho Mokhoabane</strong>, authentique ténor <em>di grazia</em> en formation aujourd’hui à l’Opernstudio du Wiener Staatsoper ; la pureté d’émission de <strong>Théo Imart</strong>, seul candidat français, contre-ténor désavantagé par les notes trop graves de « Ombra mai fu » ; <strong>Lluis Calvet I Pey</strong>, baryton espagnol à l’héroïsme admirable mais hors style dans l’air de Valentin ; <strong>Grisha Martirosyan</strong>, autre baryton intrépide hélas trop empli de vaillance ; <strong>Seray Pinar</strong>, mezzo-soprano turque dont on se demande comment il se fait qu’elle reparte les mains vides tant elle aligne de qualités, la souplesse et la pertinence des variations n’étant pas des moindres ; et <em>last but not least</em> <strong>Franco Klisović</strong>, contre-ténor sans grand relief – à dessein ? – en début de « Va tacito e nascoto », qui se métamorphose dans la reprise pour se livrer à un numéro de haute-voltige, multipliant les effets belcantistes en une joute jubilatoire avec le cor jusqu’à offrir l’équivalent en musique de ces chapelles baroques à la décoration débridée, telles que Dortmund dut compter avant que la ville ne soit rasée par les bombardements de 1945.</p>
<p>Les épreuves finales de l’édition 2024 du Belvedere auront lieu à Jurmala en Lettonie du 7 au 9 juin.</p>
<p><strong>Prix</strong></p>
<ul>
<li>1er Prix : Ann-Kathrin Niemczyk, soprano (Germany)</li>
<li>2e Prix : Filip Filipović, ténor (Croatia)</li>
<li>3e Prix : Kevin Jose Simerilla Romero, ténor (Spain)</li>
<li>Prix du public : Ann-Kathrin Niemczyk, soprano (Germany)</li>
<li>Prix de l&rsquo;International Media Jury : Neven Crnic, Baryton (Bosnie-Herzegovine)</li>
<li>Prix Hans Gabor: Annie Fassea, Soprano (Grèce)</li>
</ul>
<p><strong>Engagements et sessions de coaching</strong></p>
<ul>
<li>Royal Opera House Covent Garden : Sanele Mwelase, contre-ténor (South Africa)</li>
<li>Dutch National Opera Amsterdam : Fabian Homburg, baryton (Netherlands) pour une session de coaching ; Théo Imart, contre-ténor (France) pour une session de coaching et audition</li>
<li>Israeli Opera Tel Aviv : Katleho Mokhoabane, ténor (South Africa)</li>
<li>The Metropolitan Opera New York, Lindemann Young Artist Development Program &amp; Laffont Competition : Filip Filipović, ténor (Croatie)</li>
<li>Dzintari Concert Hall Jurmala : Serhii Moskalchuk, baryton (Ukraine)</li>
<li>Konzert Theater Bern : Ian Castro, ténor (USA)</li>
<li>Sächsische Staatsoper, Semperoper : Oleh Lebedyev, baryton (Ukraine), Mikolaj Bońkowski, baryton (Pologne)</li>
<li>Deutsche Oper am Rhein : Filip Filipović, ténor (Croatia), Grisha Martirosyan, baryton(Arménie)</li>
<li>Deutsche Oper Berlin : Nina Solodovnikova, soprano (Russie)</li>
<li>Oper Köln : Grisha Martirosyan, baryton (Arménie)</li>
<li>Theater Erfurt : Jeremy Boulton, baryton (Australie)</li>
<li>Theater Dortmund : SeongBeom Choi, ténor (South Korea)</li>
</ul>
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