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	<title>Narea SON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Narea SON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WEBER, Der Freischütz &#8211; Hambourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/weber-der-freischutz-hambourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en novembre 2024 que le metteur en scène Andreas Kriegenburg, remarqué l’an passé à Bregenz dans l’Œdipe de Enesco, a proposé à l’opéra d’Etat de Hambourg une nouvelle production du Freischütz. Celle-ci est reprise avec bonheur dans une série de représentations qui n’a pas fait salle comble et c’est bien dommage. En cette avant-dernière &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en novembre 2024 que le metteur en scène <strong>Andreas Kriegenburg</strong>, remarqué l’an passé à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/enesco-oedipe-bregenz/">Bregenz dans l’<em>Œdipe</em></a> de Enesco, a proposé à l’opéra d’Etat de Hambourg une nouvelle production du <em>Freischütz</em>. Celle-ci est reprise avec bonheur dans une série de représentations qui n’a pas fait salle comble et c’est bien dommage. En cette avant-dernière de la saison, plusieurs groupes de lycéens ont pris bonne place et se sont fait entendre, sans que ce soit toujours à propos, dirons-nous avec retenue…<br />
Kriegenburg, précisons-le d’emblée car nous sommes à Hambourg, n’est pas un adepte forcené du Regietheater, loin de là. Sa vision du <em>Freischütz</em> n’est pas véritablement transposée, si ce n’est d’un siècle peut-être, comme nous le signale les costumes d’<strong>Andrea</strong> <strong>Schraad</strong>, mais cela n’a guère d’importance. En revanche, la question de l’ « opéra national », l’opéra allemand par excellence, demeure au centre de sa réflexion et c’est elle qui retient toute son attention. Kriegenburg restera ainsi très fidèle au texte et à l’intrigue, pour mettre en avant ce qui, selon lui, est profondément allemand, dans les personnages et leur contexte.<br />
Or c’est à une vision somme toute sévère de ses contemporains que Kriegenburg, originaire de l’ex-Allemagne de l’Est (il est né en 1963 à Magdebourg), nous convie. L’Allemagne est posée par ses traditions : la ferveur religieuse, les costumes régionaux des hommes et des femmes, les Biergärten (ces jardins où la bière coule à flot) les parties de chasse bien sûr ; les forêts allemandes, au cœur de l’imaginaire romantique allemand, sont omniprésentes grâce aux décors (signés <strong>Harald Thor</strong>) des extérieurs, tous bordés de palissades en bois brut que l’on devine tiré des forêts du Taunus.<br />
Mais l’essentiel est ailleurs et c’est ce qui intéresse Kriegenburg : la place de l’individu face au collectif dans la société allemande. Lorsqu&rsquo;un individu se démarque de la masse, la communauté sanctionne cet individualisme. C&rsquo;est exactement le sort réservé à Max : il est montré dans la position de celui qui échoue et qui se trouve rejeté par le collectif. Dès le départ, Max, qui est un peu un loser, se démarque. Il ne revêt pas les habits traditionnels des chasseurs, il s’assied à l’écart, il est isolé de la foule, de cette société compacte, capable d’exclure celui qui est autre et surtout qui échoue. S’il est accepté <em>in fine</em> (sextuor et scène conclusive), c’est par la grâce d’un <em>deus ex machina</em> qui, sous la forme d’un ermite, vient offrir une improbable fin heureuse, dont, disons-le bien, personne n’est dupe. Car la question demeure : comment l’individu, pour peu qu’il soit en décalage, réagit-il à la pression de la société majoritaire ? Et comment en arrive-t-on là ? A cet égard, le personnage de Samiel (rôle parlé excellemment tenu par <strong>Clemens Sienknecht</strong>) est considérablement mis en valeur. Présent sur scène durant tout le premier acte, où il prend parfois la parole à la place des autres personnages (bel effet ô combien signifiant), il se démultiplie aux deuxième et troisième actes où l’on retrouve une dizaine de représentants du Mal, que l’on sent omniprésents et incontournables. Chacun aura perçu à quoi, dans l’imaginaire allemand contemporain, cette figure renvoie.<br />
Il faut savoir gré à Kriegenburg d’avoir concilié une évidente fidélité au livret original et une réflexion propre sur la société allemande, d’avoir su interroger avec tact et clairvoyance mais délicatesse une œuvre profondément ancrée dans la culture d&rsquo;Outre-Rhin.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Der-Freischutz_Schlucht-c-Brinkhoff_Mogenburg-1294x600.jpg" />© Brinkhoff / Mögenburg</pre>
<p>C’est justement parce que <em>Der Freischütz</em> est profondément allemand qu’on attend qu’il soit servi dans une langue authentique. De ce point de vue-là, comme nous l’avons dit, Clemens Sienknecht parle un parfait Hochdeutsch, ce qui le place intelligemment à l’écart, voire au-dessus des autres protagonistes, dont on attendrait un parler plus dialectal. Et c’est là que le bât blesse le plus dans le rendu de l’authenticité, d&rsquo;autant plus que les dialogues parlés sont nombreux. Quelque parfaitement méritants et appliqués que soient les interprètes, aucun ne peut se fondre dans un parler local qui ne s’apprend pas ou guère et qui ici, nous fait cruellement défaut. Mis à part le rôle d’Ottokar, aucun autre n’est tenu par un germanophone, et cela s’entend.<br />
Une fois cela dit, la représentation est d’une bonne tenue vocale. <strong>Liviu Holender</strong> reprend le rôle d’Ottokar en remplacement d‘Andrew Hamilton et il fait preuve d’autorité dans la scène finale, elle-même dominée par l’apparition saisissante de l’ermite, tout de blanc vêtu, porté par la basse chantante de <strong>Hubert Kowalczyk</strong>. Rôle bref mais d’une grande intensité. <strong>Chao Deng</strong> est un Cuno moins à l’aise au I qu’au final. <strong>Alexander Roslavets</strong> et <strong>Dovlet Nurgeldiyev</strong> forment un duo Caspar &#8211; Max intense et somme toute crédible.<br />
Ce sont les voix féminines qui ont illuminé la soirée : <strong>Jane Archibald</strong> est une magnifique Agathe. Sa grande scène du II est toute d’émotion et de délicatesse ; les aigus sont purs, le timbre clair. Une mention toute particulière pour la truculente Ännchen proposée par la sud-coréenne <strong>Narea Son</strong>. Le duo avec Agathe au début du II est très attachant tout comme le trio avec Max de ce même deuxième acte. Beaucoup de souplesse, et d’agilité dans une voix lumineuse et vraiment prometteuse.<br />
Les chœurs d’hommes et de femmes font montre d’une bonne maîtrise de la langue et de la partition. Quelques décalages subsistent.<br />
L’orchestre de l’Opéra de Hambourg est dirigé par <strong>Yoel Gamzou</strong>, dernier élève de Carlo-Maria Giulini et qui deviendra à compter de septembre 2026 le nouveau directeur musical de l’Opéra de Pologne-Teatr Wilki à Varsovie. C’est lui qui avait assuré la première de cette nouvelle production l’an passé. L’orchestre sonne admirablement, les cors sont splendides, les soli de violoncelle et d’alto impeccables. On restera interrogé par quelques emballements rythmiques (thème principal de l’ouverture et conclusion orchestrale au III), qui ne s’imposaient certainement pas.</p>
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		<title>MOZART, Die Entführung aus dem Serail — Hambourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-entfuhrung-aus-dem-serail-hambourg-sauvetage-reussi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Oct 2021 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mine de rien, la nouvelle production – réussie disons-le d’emblée –  de cet Enlèvement au sérail  tient de son petit miracle et relève d’un sauvetage réussi. Il y a moins d’un mois de cela, à peu près deux semaines avant la première du 17 octobre sur la Dammtorstraβe de Hambourg, le Dr Ralf Klöter, le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Mine de rien, la nouvelle production – réussie disons-le d’emblée –  de cet <em>Enlèvement au sérail</em>  tient de son petit miracle et relève d’un sauvetage réussi. Il y a moins d’un mois de cela, à peu près deux semaines avant la première du 17 octobre sur la Dammtorstraβe de Hambourg, le Dr Ralf Klöter, le patron du Staatsoper Hamburg a reçu la visite de l’intendant Georges Delnon lui annonçant tout de go qu’il avait décidé de cesser la collaboration en cours avec le metteur en scène Paul-Georg Dittrich, pourtant l’enfant du pays. Tout ceci bien sûr « in gegenseitigem Respekt » (« avec tout le respect dû » – qu’en termes fleuris ces choses-là sont dites ! ). Nous n’en saurons guère plus si ce n’est les incontournables « incompatibilités artistiques » invoquées qui peuvent tout et rien dire à la fois. Toujours est-il que c’est en moins de deux semaines que <strong>David Bösch</strong>, contacté en urgence, a dû se mettre à l’ouvrage pour proposer cette huitième nouvelle production hambourgeoise de l’ <em>Enlèvement au sérail</em> (la dernière datait de 1993 et avait connu 64 représentations). David Bösch est un régisseur respecté Outre-Rhin ; s’il a fait l’essentiel de sa carrière dans le théâtre en Allemagne et surtout au Burgtheater de Vienne, on lui doit également des mises en scènes d’opéra remarquées (un <em>Orlando furioso</em> à Francfort ou un <em>Elisir d’amore</em> à Munich). Il faut lui être reconnaissant d’avoir sauvé cette production. Certes, au vu des délais raccourcis, le propos du metteur en scène est simplifié à l’extrême et le décor inexistant : des matelas ici et là simulent sans doute le harem. Le reste du décor est constirué de vidéos projetées (des mangas d&rsquo;une utilité discutable, censément destinées à commenter l&rsquo;action, plutôt là pour meubler qu&rsquo;autre chose ) et la direction d’acteur assez rudimentaire. N’en faisons pas grief. Chez Mozart, on le sait, on pourrait se passer de tout, de décor, de costumes, de jeu d’acteur, pourvu qu’il  reste la musique. D&rsquo;aucuns ajouteront qu&rsquo;on lui en voudra d’autant moins que cette production <em>a minima</em> nous aura peut-être épargné quelque mise en scène improbable comme Hambourg et bien d’autres maisons allemandes savent en proposer.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/stueck-3966-original.png?itok=0nzWvGQJ" title="© DR Staatsoper Hamburg" width="468" /><br />
	© DR Staatsoper Hamburg</p>
<p>La musique donc ; elle est joliment servie par un <strong>Adam Fischer</strong> d’une remarquable juvénilité ! Le chef maîtrise ses troupes, les mène parfois à la hussarde avec des tempi martiaux, mais qui se tiennent. Pour le « Martern aller Arten », il fait appel à un quatuor obligé (flûte, hautbois, violon et violoncelle) ; tout cela du plus bel effet et qu’importe si cela ne figure pas tel quel dans la partition originelle. La distribution vocale mérite qu’on s’y attarde. Pour le dire simplement il n’y a pas de maillon faible, même s’il y a ici et là quelques imperfections dans le rendu d’une partition dont on ne dira jamais assez la difficulté. Commençons par Constanze. <strong>Tuuli Takala</strong> remarquée <a href="https://www.forumopera.com/la-traviata-metz-tuuli-takala-une-violetta-qui-promet">dans ces colonnes</a> à Metz pour sa Violetta, se sort brillamment du parcours redoutable que représente le rôle. Pourtant son « Ach, ich liebte » au début du I nous est apparu tout en tension et les aigus peu affirmés. La suite est plus rassurante et elle passe l’épreuve du redoutable deuxième acte avec réussite ; son « Martern aller Arten » suscite légitimement de l’enthousiasme. Beaucoup de choses y sont : la technique, l’agilité, la beauté du timbre aussi. Manque encore l’aisance, mais peut-on être à l’aise quand il faut gravir un tel sommet ? On retiendra aussi la prestation de <strong>Narea Son</strong> en Blonde ; cette jeune Sud-coréenne, pas encore entièrement à l’aise dans les récitatifs en langue allemande, se joue des quelques suraigus de son rôle avec une aisance prometteuse. Voilà une jeune cantatrice qu’il nous plaira de réentendre quand elle aura gagné en puissance et consolidé la partie haute de la gamme.</p>
<p>Sur les quatre hommes de l’intrigue, l’un est un rôle entièrement parlé. <strong>Burghart Klaußner </strong> (le pacha Selim) est un acteur réputé en Allemagne et qui a connu son brin de célébrité grâce à sa contribution à la série <em>The Crown</em>. Il campe ici un pacha à la fois amoureux, joueur et bon perdant. Le Pedrillo de <strong>Michael Laurenz</strong> qui apparaît sous les traits d’un jardinier (il cultive sans doute l’amour de sa promise…) est impeccable. On aura remarqué la noblesse de <strong>Martin Mitterrutzner</strong> en Belmonte. Son « Hier soll ich dich denn sehen » du I a donné le la de toute sa prestation : beauté de la ligne, pureté du timbre, et surtout cette impression de grande élégance qui ressort de l’ensemble. L’Osmin de<strong> Ante Jerkunica</strong> recueille sans doute la plus belle ovation. Celle-ci est méritée. Le terrible début du I, pris à froid et interminable, est un véritable piège pour celui qui s’y est mal préparé. Ce n&rsquo;est pas le cas ce soir-là et le défi est superbement relevé grâce à un jeu juste jusqu’au bout et une basse bien basse et bien chantante.</p>
<p> </p>
<p>Décernons un coup de chapeau à tous les acteurs de cette production passablement chamboulée mais qui délivre un spectacle réjouissant.</p>
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