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	<title>Cheryl STUDER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Cheryl STUDER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Bregenz 2022 entre raretés et vieilles connaissances</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bregenz-2022-entre-raretes-et-vieilles-connaissances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Dec 2021 08:58:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 1946, le Festival de Bregenz (ou Brégence comme on disait autrefois) est l&#8217;un des plus anciens et des plus originaux, mêlant opéra populaire et résurrection d&#8217;ouvrages méconnus. Pour l&#8217;édition 2022, Madama Butterfly sera donnée en plein air (et éventuellement sous une pluie battante) sur la scène du lac dans une mise en scène &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé en 1946, le Festival de Bregenz (ou Brégence comme on disait autrefois) est l&rsquo;un des plus anciens et des plus originaux, mêlant opéra populaire et résurrection d&rsquo;ouvrages méconnus. Pour l&rsquo;édition 2022, <em>Madama Butterfly </em>sera donnée en plein air (et éventuellement sous une pluie battante) sur la scène du lac dans une mise en scène d&rsquo;<strong>Andreas Homoki </strong>(probablement moderne et spectaculaire, car c&rsquo;est la règle du lieu) avec une alternance de trois distributions (sonorisées) et le Wiener Symphoniker. Le Palais des Festivals (qui sert aussi de lieu de repli de la scène du lac quand il pleut VRAIMENT beaucoup) accueillera la rare <em>Siberia </em>d&rsquo;Umberto Giordano, lequel considérait cet ouvrage comme son chef-d&rsquo;œuvre. Le livret est inspiré de Dostoïevski. Le rôle de Stephana, l&rsquo;amoureuse qui choisit bien mal ses partenaires, sera interprété par le jeune soprano canadien <strong>Ambur Braid</strong> qui côtoiera un vétéran de la scène, <strong>Cheryl Studer</strong>, toujours avec le Wiener Symphoniker. Dans le minuscule Theater am Kornmarkt (malheureusement sans beaucoup de charme), <em>L&rsquo;Italiani in Algeri</em> sera proposée dans une mise en scène de <strong>Brigitte Fassbaender</strong>. L&rsquo;<em>Armida</em> de Haydn lui succèdera en août, les deux ouvrages seront accompagnés par le Symphonieorchester Vorarlberg.</p>
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		<item>
		<title>Finale des auditions du Met en streaming</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/finale-des-auditions-du-met-en-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 May 2021 09:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les auditions du Met (plus exactement Metropolitan Opera National Council Auditions) sont une ancienne tradition new-yorkaise, aujourd&#8217;hui dans sa 67e saison. Chaque année, l&#8217;institution organise des auditions à travers tout le pays : cette saison, ce ne sont pas moins de 1.200 candidatures qui se sont manifestées, la moitié ayant été retenues pour les 31 auditions &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les auditions du Met (plus exactement Metropolitan Opera National Council Auditions) sont une ancienne tradition new-yorkaise, aujourd&rsquo;hui dans sa 67<sup>e</sup> saison. Chaque année, l&rsquo;institution organise des auditions à travers tout le pays : cette saison, ce ne sont pas moins de 1.200 candidatures qui se sont manifestées, la moitié ayant été retenues pour les 31 auditions régionales. 141 chanteurs ont été sélectionnés par la suite pour participer aux 10 concours régionaux qui ont eux-mêmes fait émerger 23 demi finalistes. Ceux-ci se sont produit devant un plus large public le 9 mai et les 10 finalistes se produiront à nouveau en concert le 16 mai. Le prix est plutôt bien doté (20 000 dollars par gagnant) et assure une exposition assez unique pour les professionnels du lyrique. La pression est forte et avait inspiré à <a href="https://youtu.be/FyMszwMVCVQ">Susan Froemke son film <em>The Audition</em>, réalisé lors de l&rsquo;édition 2007 du concours</a>. Compte tenu des circonstances sanitaires, la finale est proposé en streaming avec inscription préalable sur le lien concerts.kiswe.com/metopera. Rappelons quelques lauréats remarquables : Grace Bumbry, Louis Quilico, Teresa Stratas, Jessye Norman, Frederica von Stade, Shirley Verrett, June Anderson, Samuel Ramey, Kathleen Battle, Cheryl Studer, Carol Vaness, Renée Fleming, Susan Graham, Thomas Hampson, Ben Heppner, Deborah Voigt, Sondra Radvanovsky et, dans les années 2000, Lawrence Brownlee, Michael Fabiano, Angela Meade, Lisette Oropesa ou Nadine Sierra. Pour les curieux, le Met propose <a href="https://www.metopera.org/about/auditions/national-council-auditions/about-the-national-council/">un petit film retraçant la compétition depuis ses origines,</a> initialement en partenariat avec les radios (Martina Arroyo fut ainsi découverte via ce média). Les 10 finalistes comptent 7 chanteurs américains et 3 artistes coréens : les sopranos Hyoyoung Kim, Brittany Olivia Logan, Murrella Parton, Raven McMillon et  Erica Petrocelli, les mezzos  Emily Treigle et  Emily Sierra, un baryton-basse, Jongwon Han, un baryton Timothy Murray, et un ténor, Duke Kim. Souhaitons aux lauréats des carrières aussi riches que celles de leurs ainés.</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nostalgiques des années 1990, Cheryl Studer revient !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/nostalgiques-des-annees-1990-cheryl-studer-revient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 02:36:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le label Oehms Classics publie aujourd&#8217;hui 14 février une énième version de Cavalleria rusticana / Pagliacci. L&#8217;enregistrement est dirigé par Oksana Lyniv, celle-là même qui conduisait récemment l&#8217;orchestre du Bayerische Staatsoper dans Le Château de Barbe-Bleue, mais pour ce disque, il s&#8217;agit du Philharmonique de Graz. On s&#8217;en doute, la distribution n&#8217;inclut pas de grandes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le label Oehms Classics publie aujourd&rsquo;hui 14 février une énième version de <em>Cavalleria rusticana / Pagliacci. </em>L&rsquo;enregistrement est dirigé par <strong>Oksana Lyniv</strong>, celle-là même qui conduisait récemment l&rsquo;orchestre du Bayerische Staatsoper dans <em>Le Château de Barbe-Bleue</em>, mais pour ce disque, il s&rsquo;agit du Philharmonique de Graz. On s&rsquo;en doute, la distribution n&rsquo;inclut pas de grandes stars internationales &#8211; Ezgi Kutlu en Santuzza, Aldo di Toro en Turiddu et Canio, Audun Iversen en Alfio et Tonio, etc. – mais tout de même, il y a un nom qui interroge. Dans le rôle de Mamma Lucia, écrit pour un contralto, et où s&rsquo;est illustrée une Fedora Barbieri, par exemple, figure <strong>Cheryl Studer</strong>, étoile filante des années 1990. Celle que s&rsquo;arrachaient les studios d&rsquo;enregistrement pour lui faire tout chanter, de Gounod à Richard Strauss en passant par Rossini et Wagner, semble donc faire une seconde carrière dans les petits rôles, tantôt de soprano, comme la confidente de Clytemnestre dans <em>Elektra</em> au Staatsoper de Berlin, tantôt de mezzo, comme Adelaide d&rsquo;<em>Arabella</em> qu&rsquo;elle chantait en 2014 à Hambourg. Cela dit, elle n&rsquo;est évidemment pas la seule, puisque l&rsquo;on apprenait il y a peu que Katia Ricciarelli allait elle aussi chanter Mamma Lucia, <a href="https://www.forumopera.com/breve/un-couple-manque-a-verone">cet été à Vérone</a>.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/4260034869875.jpg?itok=EuFuNBn_" width="468" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gloire immortelle de nos aïeux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/gloire-immortelle-de-nos-aieux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Dec 2018 06:03:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce dossier, nous donnons la parole aux voix inoubliables. Gabriel Bacquier : « J’ai trouvé ma voix seulement lorsque j’ai eu à lutter avec les grands » par Laurent Bury Bianca Castafiore : Sola, perduta, abbandonata par Yvan Beuvard Renée Doria : « Lucia est une andouille, Gilda une poire, les sopranos sont presque &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<table align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="25" style="width: 100%;" summary="">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2">
<p dir="ltr"><strong>Dans ce dossier, nous donnons la parole aux voix inoubliables.</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/bacquier500x500.jpg" style="width: 80px; height: 80px;" title="Gabriel Bacquier © DR" /></td>
<td>
<p><a href="https://www.forumopera.com/actu/gabriel-bacquier-jai-trouve-ma-voix-seulement-lorsque-jai-eu-a-lutter-avec-les-grands"><strong>Gabriel Bacquier</strong> : « J’ai trouvé ma voix seulement lorsque j’ai eu à lutter avec les grands » </a>par Laurent Bury</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/castafiore.jpg" style="width: 80px; height: 77px;" title="Bianca Castafiore  © DR" /></td>
<td>
<p><a href="/actu/bianca-castafiore-sola-perduta-abbandonata"><strong>Bianca Castafiore</strong> : Sola, perduta, abbandonata</a> par Yvan Beuvard</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/doria_renee.jpg" style="width: 80px; height: 81px;" /></td>
<td>
<a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=6187&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Renée Doria : </strong>« Lucia est une andouille, Gilda une poire, les sopranos sont presque toujours des idiotes »</a> par Laurent Bury
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/christineedapierre.jpg" style="width: 80px; height: 53px;" /></td>
<td>
<a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5203&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Christiane Eda-Pierre </strong>: « Je me suis faite toute seule, grâce à mon travail »</a> par Christian Peter
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/brigitte-fassbaender.jpg" style="width: 80px; height: 60px;" /></td>
<td><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=6447&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Brigitte Fassbaender </strong>: « Nous brûlions pour le chant »</a> par Sylvain Fort</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" height="80" src="/sites/default/files/hendricks_0.jpg" title="MASQUER" width="80" /></td>
<td><a href="https://www.forumopera.com/actu/barbara-hendricks-la-noblesse-et-la-necessite-de-lart"><strong>Barbara Hendricks, la noblesse et la nécessité de l’art</strong></a> par Roselyne Bachelot</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/lott-1_1.png" style="width: 80px; height: 80px;" title="Dame Felicity Lott © DR" /></td>
<td><a href="https://www.forumopera.com/actu/felicity-lott-je-nai-jamais-su-dire-non-sauf-pour-les-roles-dangereux"><strong>Felicity Lott </strong>: « Je n’ai jamais su dire non, sauf pour les rôles dangereux »</a> par Violette Viannay</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/christaludwig.jpg" style="width: 80px; height: 60px;" /></td>
<td>
<p><a href="/actu/christa-ludwig-mezzo-ou-soprano-je-ne-sais-pas"><strong>Christa Ludwig</strong> : « Mezzo ou soprano ? Je ne sais pas ! »</a> par Clément Taillia</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/massard_0.jpg" style="width: 80px; height: 68px;" title="Robert Massard © DR" /></td>
<td>
<p><strong><a href="http://www.forumopera.com/actu/robert-massard-paroles-du-dernier-empereur">Robert Massard : paroles du dernier Empereur</a> </strong>par Sylvain Fort</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/mesple_0.jpg?itok=DNWb8-wj" style="width: 80px; height: 53px;" /></td>
<td>
<p><a href="http://www.forumopera.com/actu/mady-mesple-jai-chante-sur-scene-plus-de-musique-contemporaine-que-doperettes"><strong>Mady Mesplé</strong> : « J&rsquo;ai chanté sur scène plus de musique contemporaine que d&rsquo;opérettes ! »</a> par Jean-Jacques Groleau</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/milnessherrill.jpg" style="width: 80px; height: 80px;" title="Sherril Milnes © DR" /></td>
<td>
<p><a href="https://www.forumopera.com/actu/sherrill-milnes-jai-toujours-ete-une-bonne-eponge"><strong>Sherrill Milnes</strong> : « J’ai toujours été une bonne éponge »</a> par Laurent Bury</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/murray2.jpg" style="width: 80px; height: 80px;" title="Ann Murray  © DR" /></td>
<td>
<p><a href="https://www.forumopera.com/actu/ann-murray-si-britten-avait-ete-un-peintre-il-aurait-ete-extraordinaire"><strong>Ann Murray </strong>: « Si Britten avait été un peintre, il aurait été extraordinaire »</a> par Benoît Jacques</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/pollet2.jpg?itok=WH-36C5F" style="width: 80px; height: 108px;" /></td>
<td><a href="http://www.forumopera.com/actu/francoise-pollet-jai-souvent-dit-tout-haut-ce-que-les-autres-pensaient-tout-bas"><strong>Françoise Pollet</strong> : « J&rsquo;ai souvent dit tout haut ce que les autres pensaient tout bas »</a> par Camille De Rijck</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/elisabethschwarzkopf.jpg" style="width: 80px; height: 80px;" /></p>
</td>
<td>
<strong><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=6017&amp;cntnt01returnid=29">Elizabeth Schwarzkopf</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=6017&amp;cntnt01returnid=29"> : « il n’y a ni plus ni moins de belles voix aujourd’hui que par le passé »</a> par Jean-Jacques Groleau
</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/studer.jpg" style="width: 80px; height: 100px;" /></td>
<td><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=6373&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Cheryl Studer </strong>: « J&rsquo;ai assez rapidement découvert que Richard Strauss était le plus adapté à ma voix. »</a> par Jean-Jacques Groleau</td>
</tr>
<tr>
<td><img decoding="async" alt="" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/tomowa-sintow-anna-5.jpg?itok=3_CszbYt" style="width: 80px; height: 94px;" /></td>
<td>
<p><a href="/actu/anna-tomowa-sintow-cest-desormais-moi-qui-donne-mon-propre-tempo-a-ma-vie"><strong>Anna Tomowa-Sintow </strong>: « C’est désormais moi qui donne mon propre tempo à ma vie ! »</a> par Claude-Pascal Pernat</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Massenet Operas</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/massenet-operas-sept-fois-jules-en-un-coffret/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 May 2018 05:04:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’avantage d&#8217;une compilation, c’est qu’elle ne coûte à peu près rien à ceux qui les mettent en vente, et qu’elle ne coûte pas trop cher à ceux qui les achètent. A condition de ne posséder aucune intégrale d’opéra de Massenet, le coffret commercialisé par Erato n’est pas dépourvu d’attraits, même s’il n’égale pas le coffret &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/massenet-operas-sept-fois-jules-en-un-coffret/"> <span class="screen-reader-text">Massenet Operas</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’avantage d&rsquo;une compilation, c’est qu’elle ne coûte à peu près rien à ceux qui les mettent en vente, et qu’elle ne coûte pas trop cher à ceux qui les achètent. A condition de ne posséder aucune intégrale d’opéra de Massenet, le coffret commercialisé par Erato n’est pas dépourvu d’attraits, même s’il n’égale pas le coffret de 23 disques réalisé par Decca en 2012, où l’on trouvait notamment <em>Le Roi de Lahore</em>, <em>Esclarmonde</em> et <em>Thérèse</em> en plus des inévitables <em>Manon </em>et <em>Werther</em>. En 16 CD, Erato présente un peu moins de raretés, mais l’offre est alléchante, qui propose sept titres représentatifs de la carrière du compositeur, de ses débuts jusqu’à sa mort, ou presque, de 1881 pour <em>Hérodiade</em> à 1910 pour <em>Don Quichotte</em>. Après, reste à voir si l’objet tient toutes ses promesses.</p>
<p>Ce que ce coffret reflète avant tout, c’est l’inéluctable internationalisation du disque, à une époque où il était apparemment devenu impensable d’enregistrer un opéra français avec des chanteurs francophones. Des Français, il n’y en a pas beaucoup ici, et il y en a qu’on aurait peut-être préféré ne pas entendre. Ainsi, pourquoi être allé chercher <strong>Henry Legay</strong> pour interpréter Des Grieux ? Pourquoi <strong>Nadine Denize</strong> pour chanter Hérodiade ? Pour un <strong>Nicolaï Gedda</strong> qui se montre admirable en Werther ou en Nicias, pour un <strong>Sherrill Milnes</strong> à la diction très correcte, il faut aussi subir quelques accents très exotiques, avec le Palémon visqueux de <strong>Richard van Allan</strong>, par exemple. Mais reconnaissons que, dans l’ensemble, la qualité d’articulation est plutôt très bonne, avec le français toujours étonnamment pur de <strong>Cheryl Studer</strong>. Et puis, soyons juste, il y a dans ce coffret deux titres entièrement confiés à des francophones : dans <em>Le</em> <em>Jongleur de Notre-Dame</em> où l’on entend enfin celui qui aurait pu et dû être le héros de bien des intégrales : <strong>Alain Vanzo</strong>, qui fut sur les scènes un superbe Des Grieux et un somptueux Werther, mais auxquels les studios ne firent jamais appel dans Massenet, sauf pour ce rôle du Jongleur qui ne correspondait peut-être pas parfaitement à sa nature. Et <a href="https://www.forumopera.com/cd/lumiere-de-levidence">l’on a déjà dit</a> tout le bien qu’il fallait penser de la <em>Sapho</em> gravée en 1976-77 par une stupéfiante <strong>Renée Doria</strong>, et l’on aimerait que tous les artistes aient conservé la même vaillance à 60 ans. Pour <strong>Beverly Sills</strong>, l’enregistrement de <em>Thaïs</em>, en 1976, arrive un peu tard : comme l’écrivait Sylvain Fort dans <a href="https://www.forumopera.com/actu/la-reine-est-morte-hommage-a-beverly-sills">son hommage nécrologique</a>, « la voix de Sills commence à décliner dès le milieu des années 70 […] l’instrument se dérobe ».</p>
<p>Curieusement,<strong> Victoria de Los Angeles</strong> a été choisie pour deux intégrales majeures où sa présene étonne un peu. Malgré tout le bien que l’on pense de la soprano espagnole, était-elle la candidate idéale pour Charlotte, rôle de mezzo même si la créatrice viennoise, Marie Renard, avait un répertoire incluant aussi de vrais rôles de soprano (mais Marie Delna, la première Charlotte française, était carrément contralto). Et en Manon, où elle est plus à sa place, il lui manque l’aisance dans l’extrême aigu qui lui aurait permis de respecter tout à fait la partition dans « Profitons bien de la jeunesse ». Dans le même ordre d’idée, <strong>José van Dam</strong> n’est pas exactement la basse exigée par Don Quichotte, et son timbre ne se différencie pas assez nettement de celui d’<strong>Alain Fondary </strong>en Sancho.</p>
<p>Côté chefs, <strong>Georges Prêtre</strong> apporte à <em>Werther</em> toute la passion souhaitable, mais la direction de <strong>Michel Plasson </strong>n’est pas la plus enflammée qui soit. <strong>Lorin Maazel </strong>assume de manière enthousiasmante la dose de clinquant inévitable dans <em>Thaïs </em>(où il interprète aussi le solo de violon de la « Méditation »), mais <strong>Pierre Monteux</strong> n’arrache pas toujours <em>Manon</em> à une certaine routine.</p>
<p>Donc il y a là du bon et du moins bon, mais s&rsquo;il existait une intégrale parfaite de <em>Manon</em> et de <em>Werther</em>, ça se saurait&#8230;</p>
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		<title>STRAUSS, Elektra — Berlin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-berlin-patrice-chereau-toujours-vivant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Oct 2016 09:23:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aix-en-Provence il y a trois ans, Milan et New-York un peu plus tard, Berlin aujourd’hui, demain Barcelone : l’Elektra de Richard Strauss selon Patrice Chéreau tourne comme peu de spectacles le font. Yannick Boussaert avait dit, au printemps dernier, ce que l’immensité du Metropolitan Opera lui faisait perdre en puissance et en acuité. Mais le Schillertheater, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><a href="http://www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre">Aix-en-Provence il y a trois ans</a>, Milan et New-York un peu plus tard, Berlin aujourd’hui, demain Barcelone : l’<em>Elektra </em>de Richard Strauss selon <strong>Patrice Chéreau</strong> tourne comme peu de spectacles le font. <a href="http://www.forumopera.com/elektra-new-york-etranges-sensations">Yannick Boussaert avait dit, au printemps dernier</a>, ce que l’immensité du Metropolitan Opera lui faisait perdre en puissance et en acuité. Mais le Schillertheater, où la Staatsoper de Berlin continuera de jouer ses productions encore un an, n’est pas immense : dix-sept rangs à l’orchestre, neuf au balcon, et presque que des fauteuils de face qui ne laissent rien passer de l’action. Et quelle action ! Rappeler que Chéreau a livré, avec ce qui fut sa dernière mise en scène, l’une de ses plus émouvantes réalisations ne surprendra plus personne. Ce qui surprend encore, c’est l’émotion intacte qui secoue invariablement la salle, face à des images qui appartiennent désormais à l’Histoire et inhiberont ou inspireront sans doute des générations de successeurs : comment pourra-t-on montrer les retrouvailles d’Electre et d’Oreste autrement qu’ainsi, avec en arrière-scène les longues accolades des servants qui se reconnaissent, la bouche bée ? Comment vouloir dorénavant d’une Chrysothemis ingénue et d’une Clytemnestre vociférante ? Comment, après cela, imaginer faire débuter la confrontation entre la mère et la fille sans ce long premier regard, plein de crainte et d’amertume ? Là est le secret de cette <em>Elektra </em>: s’imposer avec évidence par la fluidité des enchaînements, le naturel de la direction d’acteur, l’authenticité de personnages qui font résonner chaque mot de Hofmannsthal, la beauté un peu énigmatique du décor de <strong>Richard Peduzzi </strong>et des éclairages de <strong>Dominique Bruguière</strong>. Rien que le texte et la musique, et raconter une histoire.</p>
<p class="rtejustify">Cette histoire-là, personne ne peut sans doute l’incarner mieux qu’<strong>Evelyn Herlitzius</strong>. Sans minimiser le talent de la grande Nina Stemme, reconnaissons : l’Electre de Chéreau, c’est Herlitzius, ses trépignements d’adolescente grandie trop vite, ses danses extatiques, et jusqu’à sa voix, assez claire pour paraître juvénile encore, mais bien assez solide pour assumer sans trébucher la terrifiante partition de Richard Strauss, ses terrifiantes colères comme ses tendresses, son abandon (les retrouvailles avec Oreste), parfois sa presque <em>vis comica</em> (le bref duo avec Egisthe). Face à elle, <strong>Adrianne Pieczonka</strong>, on le sait, ne fait pas l’oie blanche : de son timbre sombre gorgé d’harmoniques, elle esquisse dès son entrée une Chrysothemis cherchant l’ivresse de la sensualité où sa sœur préfère les vertiges de la vengeance, une Chrysothemis déjà femme. Et <strong>Waltraud Meier</strong> est, elle, une Clytemnestre femme encore, plus qu’un vampire spasmophile, une femme digne et outragée qui émeut plus qu’elle terrifie ; on sait combien son art du phrasé, son éloquence distancée, sa technique aussi, qui lui permet d’apprivoiser une tessiture qui n’est plus naturellement sienne, renforcent cette conception, marquante assurément.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/elektrachereau3.jpg?itok=bdOK_MWW" title="© Bernd Uhlig" width="468" /><br />
	© Bernd Uhlig</p>
<p class="rtejustify">Face à un trio féminin aussi soudé qu’oppressant – pour le meilleur et pour le pire : une famille – il faut que les autres chanteurs soient solides pour n’être pas résiduels. C’est le cas, et de quelle manière, avec le splendide Oreste de <strong>Michael Volle</strong>, qui a tout à la fois l’expressivité d’un Liedersänger, la sensibilité d’un Hans Sachs, la résignation ombrageuse d’un <em>Hollandais volant…</em> C’est le cas encore avec <strong>Stephan Rügamer</strong>, Egisthe sans afféteries. C’est le cas enfin, avec une constellation de luxueux et bouleversants seconds rôles, figures bien connues qui ne sont certes pas étrangères aux résonnances familières du spectacle : <strong>Franz Mazura</strong>, immense, impérieux, <strong>Donald McIntyre</strong>, fragile et émouvant, un extraordinaire plateau de servantes et de suivantes, d’où émergent les voix d’<strong>Anna Samuil</strong> et de <strong>Marina Prudenskaya</strong>, la présence irremplaçable de <strong>Roberta Alexander</strong>, le timbre immédiatement reconnaissable de <strong>Cheryl Studer</strong>.</p>
<p class="rtejustify">Pour la première fois, Esa-Pekka Salonen n’est pas dans la fosse lors d’une représentation de l’<em>Elektra </em>de Chéreau. Sa direction, à la fois tendue et souple, rendait justice à Strauss qui voulait que l’œuvre fût jouée comme « de la musique de fée ». A la tête de l’opulente Staatskapelle de Berlin, <strong>Daniel Barenboïm</strong> ne craint pas de plonger avec délices dans l’exploration des moindres détails de la partition, mais ne s’éloigne pas pour autant du théâtre. La baguette de ce vieux complice de Patrice Chéreau agit, au contraire, comme le baromètre de ce qui se déroule sur scène, accentuant ou atténuant à l’envi un solo, modulant les rythmes, sculptant les phrases sans jamais cesser de prendre soin de ses chanteurs.</p>
<p class="rtejustify">Et à l’issue d’un moment de musique et de théâtre sans temps mort, sans compromis, sans fulgurances artificielles et sans facilité, d’un moment de musique et de théâtre dont pas une minute n’est volée à l’œuvre ni à ses auteurs, que le public, comme un seul homme, se lève et fait un triomphe aux artistes. Peut-être pour dire qu’il faut faire tourner pour longtemps encore l’<em>Elektra </em>de Patrice Chéreau. </p>
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		<title>Janowski à Dresde : un Ring à réhabiliter</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/janowski-a-dresde-un-ring-a-rehabiliter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Sep 2016 15:10:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la série des rééditions de la rentrée, Sony Classical propose désormais en coffrets individuels le Ring dresdois de Marek Janowski enregistré pour Ariola-Eurodisc entre 1981 et 1983, après l&#8217;avoir proposé en coffret unique (compte rendu détaillé à lire ici). Au diapason de ce qu&#8217;écrivait Christophe Rizoud en mai 2012, on a envie de réhabiliter &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la série des rééditions de la rentrée, Sony Classical propose désormais en coffrets individuels le<em> Ring</em> dresdois de <strong>Marek Janowski </strong>enregistré pour Ariola-Eurodisc entre 1981 et 1983, après l&rsquo;avoir proposé en coffret unique (<a href="http://www.forumopera.com/cd/puisque-cest-offert-ou-presque">compte rendu détaillé à lire ici</a>).</p>
<p>Au diapason de ce qu&rsquo;écrivait Christophe Rizoud en mai 2012, on a envie de réhabiliter ce <em>Ring </em>trop souvent décrié ou méprisé. Non qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de transformer des vessies en lanternes, au sein d&rsquo;une discographie comportant tant de versions à juste titres légendaires. Point de légende ici, encore moins de vertige cosmique. Pour cela, voyez Furtwängler, Böhm, Keilberth, Knappertsbusch, Krauss, Solti ou Karajan, pour ne prendre que les plus marquants. L&rsquo;amateur sera même, par moments, confronté au reflet sans fard de ce <em>testimonium paupertatis </em>qu&rsquo;était le chant wagnérien au début des années 80. Ainsi, le Siegfried de <strong>René Kollo</strong>, qui renvoie impitoyablement à une fable de La Fontaine où il est question de grenouille et de boeuf, la Brünnhilde de <strong>Jeannine Altmeyer</strong>, vite dépassée par les événements, ou le Wotan de <strong>Theo Adam</strong>, gris et élimé. Mais à côté, pourquoi faire la fine bouche face à la Sieglinde plantureuse et <strong>Jessye Norman</strong>, au Siegmund engagé et fort bien chantant de <strong>Siegfried Jerusalem</strong>, aux Hagen et Fafner luxueux de <strong>Matti Salminen</strong>, au Loge très fin diseur (ça compte!) de <strong>Peter Schreier</strong>, au Hunding opulent de <strong>Kurt Moll</strong>, à l&rsquo;Alberich pénétré de <strong>Siegmund Nimsgern </strong>? Quant aux seconds rôles, entre la Woglinde de <strong>Lucia Popp </strong>(la plus belle de la discographie avec Schwarzkopf ?) et l&rsquo;Ortlinde de <strong>Cheryl Studer</strong>, l&rsquo;auditeur y trouve aussi son compte.</p>
<p>Cette distribution n&rsquo;a en définitive pas à rougir, loin s&rsquo;en faut, au regard de ce qui se pratiquait à Bayreuth à la même époque (elle est globalement supérieure au Ring enregistré de Boulez, sans parler de celui, qui lui a succédé, de Solti) ou même de ce qui se trouve aujourd&rsquo;hui sur certaines scènes prestigieuses (<a href="http://www.forumopera.com/cd/le-chef-est-en-pleine-forme-mais-les-heros-sont-fatigues">on renverra au Ring viennois de Thielemann&#8230;</a>).</p>
<p>Non, ce qui manque en réalité à ce <em>Ring</em>, et constitue un handicap rédhibitoire, c&rsquo;est surtout une direction d&rsquo;orchestre digne de l&rsquo;oeuvre. Celle de Marek Janowski est ici déséspérement plate et sans relief. On sera d&rsquo;autant plus sévère qu&rsquo;il dispose d&rsquo;une phalange – la <strong>Staatskapelle de Dresde</strong> – pas avare de qualités intrinsèques. Surtout, le même chef, 30 ans plus tard, a su se montrer autrement plus inspiré à la tête des forces de la radio de Berlin, dans le cadre de son intégrale Wagner enregistrée pour Pentatone Classics. C&rsquo;est donc plutôt là, on l&rsquo;aura compris, qu&rsquo;il faut aller découvrir sa vision du <em>Ring</em>.</p>
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		<title>Cheryl Studer : « J&#8217;ai assez rapidement découvert que Richard Strauss était le plus adapté à ma voix. »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cheryl-studer-jai-assez-rapidement-decouvert-que-richard-strauss-etait-le-plus-adapte-a-ma-voix/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2014 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soprano américaine chérie des studios d’enregistrement dans les années 1990, Cheryl Studer a embrassé tous les répertoires – ou presque – et chanté des rôles aussi différents que Semiramide, Marguerite (Faust de Gounod) ou Salome...   Comment êtes-vous venue à la musique, et plus particulièrement à l&#8217;opéra ?  Je suis née dans une famille où on allait &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	<strong>Soprano américaine chérie des studios d’enregistrement dans les années 1990, Cheryl Studer a embrassé tous les répertoires – ou presque – et chanté des rôles aussi différents que Semiramide, Marguerite (<em>Faust</em> de Gounod) ou Salome..</strong>.<br />
	  <br /><strong>Comment êtes-vous venue à la musique, et plus particulièrement à l&rsquo;opéra ? </strong><br />
	Je suis née dans une famille où on allait régulièrement à l&rsquo;église. La première chorale dans laquelle je suis entrée a été la chorale d&rsquo;enfants de notre paroisse. Quand j&rsquo;ai eu 5 ans, j&rsquo;ai commencé à prendre des leçons de piano puis, à 9 ans, j&rsquo;ai également pris des cours d&rsquo;alto. Ma mère considérait cela comme nécessaire à une éducation convenable. J&rsquo;ai aussi pris des cours ce danse, et ce jusqu&rsquo;à mes années d&rsquo;université ! Et si, dans mon entourage familial proche, personne n&rsquo;est un musicien au sens professionnel du terme – à l&rsquo;exception de ma fille aînée –, chacun a étudié un instrument et nous avons tous appris et pratiqué le chant. Mon arrière-arrière-arrière&#8230; grand-mère, Elisa Studer, avait pratiqué le jodle de manière professionnelle, à Berne, en Suisse. <br /><strong>Quels ont été vos modèles, les chanteurs que vous aimiez écouter, que ce soit au disque ou à la radio ?</strong><br />
	Ma première expérience lyrique a eu lieu quand j&rsquo;avais 9 ans. Ma mère, qui travaillait pour une station FM à la radio, a ramené à la maison un LP, spécifiquement pour moi. Après quelques minutes d&rsquo;écoute sur mon petit tourne-disques rouge, je me souviens que je me suis mise à courir en criant « C&rsquo;est ça, c&rsquo;est ça que je veux être ! » C&rsquo;était un disque de Maria Callas : « Callas à Paris ». Avant cette expérience, je ne savais même pas ce que c&rsquo;était que l&rsquo;opéra, même si nous avions l&rsquo;habitude d&rsquo;écouter de la musique classique à la maison. Maria Callas a donc bien évidemment été ma première grande source d&rsquo;inspiration, rapidement suivie par Leontyne Price, Montserrat Caballé et Marilyn Horne. <br /><strong>Diriez-vous que vous avez autant appris d&rsquo;elles que de vos professeurs ? </strong><br />
	Je dirais que j&rsquo;ai appris de tout le monde, sans exception ! Les disques peuvent nous permettre de mieux comprendre les styles, par exemple. Le cinéma aussi peut aider à mieux comprendre beaucoup de choses sur le jeu scénique. Mais pour la technique vocale, rien ne remplace un bon professeur. <br /><strong>Justement, quels ont été vos professeurs ?</strong><br />
	Mon premier professeur, Gwendolyn Pike,était assez réputée dans la ville où nous habitions. Après avoir plusieurs années durant épuisé ma mère en lui réclamant des cours de chant, elle a finalement contacté cette dame, lui a parlé de moi. Sa première question fut : « Quel âge a votre fille ? » Quand ma mère lui a répondu que j&rsquo;avais 12 ans, Mme Pike refusa de me prendre. Cependant, ma mère lui expliqua à quel point j&rsquo;étais déterminée et qu&rsquo;à son avis, j&rsquo;allais quand même essayer de prendre des cours coûte que coûte ; et si elle refusait, j&rsquo;irais donc nécessairement chez un professeur moins qualifié. Mme Pike proposa alors à ma mère de m&rsquo;amener la semaine suivante pour une audition, et à ce moment-là, elle me parlerait. Lors de cette première rencontre, j&rsquo;étais malade ; mais au lieu de me renvoyer en me conseillant de patienter encore quelques années, elle m&rsquo;a proposé de commencer à prendre des leçons avec elle dès la semaine suivante. J&rsquo;étais la plus jeune de ses élèves, et la plus jeune qu&rsquo;elle ait jamais acceptée ! J&rsquo;ai travaillé avec elle de 12 à 16 ans. Elle avait un tout petit studio et son petit chien gris avait l&rsquo;habitude de s&rsquo;asseoir à ses pieds, quand elle était au piano. Quand mes résonateurs commençaient à se mettre en place, il aboyait et quittait la pièce. C&rsquo;est comme si j&rsquo;avais eu deux paires d&rsquo;oreilles pour me donner un feed-back ! <br /><strong>Quel répertoire avez-vous aimé d&#8217;emblée ? </strong><br />
	J&rsquo;ai assez rapidement découvert que Richard Strauss était le plus adapté à ma voix. Pourtant c&rsquo;est avec la musique de Rossini que j&rsquo;ai eu le plus de plaisir, je pense.</p>
<p>	<strong>Les musiques que vous aimez chanter sont-elles les mêmes que celles que vous avez plaisir à écouter ? </strong><br />
	Mes compositeurs préférés sont Rossini, Wagner et Strauss. A vrai dire, j&rsquo;adore écouter les voix masculines ! J&rsquo;ai toujours écouté beaucoup les ténors et les barytons dramatiques par exemple, comme Gedda, Bonisolli, Taddei, Cappucilli ou mon dernier professeur, Hans Hotter.<br /><strong>Votre répertoire est très étendu, du bel canto jusqu&rsquo;à Strauss. Mais y a-t-il des ouvrages que vous regrettez de ne pas avoir interprétés – je pense à Britten ou Janacek, par exemple ?</strong><br />
	En fait, j&rsquo;ai chanté du Janacek, <em>Kat&rsquo;a Kabanova</em>, et dans une merveilleuse production. J&rsquo;aurais dû chanter Anna Bolena de Donizetti, je pense que ce rôle aurait parfaitement convenu à ma voix. Et je suis totalement passée à côté du répertoire vériste, du moins en termes d&rsquo;ouvrages complets, car j&rsquo;ai bien chanté des extraits de ces compositeurs, mais seulement pour des concerts. Je regrette aussi de n&rsquo;avoir jamais eu l&rsquo;opportunité de chanter l&rsquo;intégralité du rôle de Salome sur scène. J&rsquo;ai énormément aimé ce rôle, mais j&rsquo;ai essayé de faire attention à ne pas abîmer trop précocement ma voix et j&rsquo;ai donc dû refuser un bon nombre de propositions que je trouvais beaucoup trop prématurées. Je regrette aussi de n&rsquo;avoir jamais eu l&rsquo;occasion de participer à une création. Je travaille toutefois maintenant avec un compositeur, Stafan Heuke, pour un opéra qui doit voir le jour en 2016-2017.</p>
<p>	<strong>Vous avez une carrière discographique phénoménale. Quels sont les meilleurs souvenirs que vous en gardez ? </strong><br />
	J&rsquo;ai adoré travailler avec Michel Plasson. C&rsquo;était chaque fois une atmosphère unique. Je garde aussi un excellent souvenir des séances de travail avec Riccardo Muti pour <em>Attila</em>. Ce fut une expérience incroyable, même s&rsquo;il faisait alors plus de 40° à ce moment-là à Milan ! <em>Semiramis</em> (pour DG cette fois, les autres enregistrements étaient avec EMI) fut aussi une merveilleuse expérience ; mais peut-être était-ce en grande partie parce qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un projet personnel&#8230; Ils m&rsquo;avaient demandé ce que j&rsquo;avais le plus envie de faire et, sans hésiter, j&rsquo;ai dit : Semiramis. A l&rsquo;exception de mes enregistrements solo, c&rsquo;est la seule fois où l&rsquo;on m&rsquo;a demandé ce que j&rsquo;aurais envie d&rsquo;enregistrer. <br /><strong>Avez-vous chanté Arabella, ou Daphné ? On imagine aisément que ces rôles aussi devaient vous convenir parfaitement ! </strong><br />
	Ma toute première Arabella, c&rsquo;était avec le Royal Opera House de Covent Garden. J&rsquo;ai dû remplacer au pied levé une autre soprano (très honnêtement, je ne me souviens plus qui). J&rsquo;ai eu deux semaines pour apprendre le rôle avant le début des répétitions. J&rsquo;ai toujours été assez rapide dans l&rsquo;apprentissage des rôles, mais Strauss est souvent très difficile. Et quand je suis arrivée à Londres, je ne savais pas mon rôle comme je l&rsquo;aurais dû. Je continuais donc à apprendre alors que j&rsquo;avais commencé à répéter les premières scènes&#8230; C&rsquo;est une situation assez stressante. C&rsquo;était en 1996, l&rsquo;année où ma mère est tombée malade et nous à quittés. J&rsquo;ai pu rechanter ce rôle un peu plus tard à Munich. Mais pour être totalement franche avec vous, ce rôle n&rsquo;était pas si idéal que ça pour ma voix – un petit peu trop lyrique, sans doute. Mais quelle sublime musique à chanter ! Quant à Daphne, je l&rsquo;ai chantée à Nice pour la toute première fois. C&rsquo;était l&rsquo;année de la catastrophe de Tchernobyl ! Pour le coup, le rôle de Daphne m&rsquo;allait comme un gant à ce moment-là de ma carrière. Et c&rsquo;était un bonheur que de le chanter. Ce rôle aussi, je l&rsquo;ai repris un peu plus tard à Munich, sous la direction de Wolfgang Sawallisch. <br /><strong>Vous avez décidé de vous installer en Allemagne – un pays qui reste aujourd&rsquo;hui encore un modèle pour la pratique de la musique, et de l&rsquo;opéra en particulier. </strong><br />
	En 1978, j&rsquo;ai participé à un concours vocal organisé par le Metropolitan Opera de New York. J&rsquo;ai obtenu la 3e place. J&rsquo;ai alors cru que le monde n&rsquo;attendait plus que moi. Après une douzaine d&rsquo;auditions infructueuses, j&rsquo;ai commencé à me poser des questions. J&rsquo;étais assez frustrée ! Je me suis même dit que je devrais peut-être me contenter de chanter des lieder, comme j&rsquo;en avais pris l&rsquo;habitude avec Mme Pike, qui me faisait chanter beaucoup plus de lieder que d&rsquo;airs d&rsquo;opéra en raison de mon âge. Je me suis donc inscrite à l&rsquo;Académie d&rsquo;été de l&rsquo;Institut Franz Schubert,à côté de Vienne. Durant cet été, j&rsquo;ai rencontré bon nombre de professeurs et de coaches vocaux, parmi lesquels Hans Hotter, qui a réussi à me convaincre de rester en Europe et d&rsquo;étudier avec lui. J&rsquo;ai alors téléphoné à ma mère pour lui demander d&rsquo;annuler mon vol retour, et de m&rsquo;envoyer quelques affaires d&rsquo;hiver – et un peu d&rsquo;argent. Ce fut une période assez difficile, avec pas mal de pleurs au début. Pas vraiment à cause du mal du pays, comme on pourrait le croire, mais parce que je n&rsquo;arrivais pas à faire fonctionner les téléphones d&rsquo;alors ! A cette époque, il y avait ces téléphones payants, en Autriche, dans lesquels il fallait mettre des pièces de monnaie. Ensuite, vous étiez connecté à la personne avec laquelle vous souhaitiez parler. Mais il fallait à ce moment-là appuyer sur un bouton pour faire tomber la pièce de monnaie, sinon, la personne que vous aviez au bout du fil ne pouvait pas vous entendre. Je me souviens aussi des factures d&rsquo;électricité : il m&rsquo;est arrivé d&rsquo;en payer avec un jour de retard. Je n&rsquo;avais plus de lumière, et je pensais qu&rsquo;il faudrait que j&rsquo;attende une semaine avant que la lumière soit rétablie. En fait, j&rsquo;ai vécu un bon mois sans électricité, trop apeurée pour oser téléphoner à mon propriétaire jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un ami vienne et ait l&rsquo;idée de regarder la boite à fusibles. Évidemment, je n&rsquo;avais pas eu l&rsquo;idée d&rsquo;y regarder puisque je ne savais même pas que ça existait. Cela m&rsquo;a donné l&rsquo;occasion de passer un mois très romantique à la lueur des bougies&#8230;<br /><strong>Que répondez-vous à ceux qui prétendent qu&rsquo;en matière de chant, « tout était mieux avant » ?</strong><br />
	Il y a eu des chanteurs absolument prodigieux dans le passé, Caruso, Ponselle, Melchior, Flagstad, Callas&#8230; Peut-être la qualité du chant était parfois globalement meilleure qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est qu&rsquo;à l&rsquo;époque, quand on allait à l&rsquo;opéra, on s&rsquo;intéressait au chant plus qu&rsquo;au physique des chanteurs et à la mise en scène. Maintenant, l&rsquo;art lyrique est considéré comme un art total, où l&rsquo;aspect scénique, visuel, est aussi important que l&rsquo;aspect musical. Les plus grands chanteurs du passé avaient tout cela, bien entendu, l&rsquo;art du chant et le charisme scénique – la plupart des grands chanteurs du passé étaient aussi prodigieux par leur art du chant que par leur personnalité. Mais l&rsquo;essentiel de leur énergie, ils la passaient à peaufiner leur chant. Aujourd&rsquo;hui, avec notre souci du politiquement correct, les personnalités sont toutes un peu sur le même moule, sans plus aucune aspérité. Cela vaut pour les musiciens mais aussi pour tous les autres arts, et pour les politiciens également. <br /><strong>Pensez-vous que l&rsquo;art lyrique se porte bien ? Elisabeth Schwarzkopf avait l&rsquo;habitude de dire que dans quelques générations, même Callas et Caruso seraient oubliés&#8230; </strong><br />
	Pour le moment, le souvenir de Maria Callas est toujours vivant, et bien vivant ! Avec le temps, nous serons tous oubliés, c&rsquo;est sûr, mais le disque nous permet de laisser une trace un peu plus durable, quand même.<br /><strong>Vous consacrez beaucoup de temps aux jeunes, par le biais de master-classes ou d&rsquo;académies&#8230;</strong><br />
	Je donne des master-classes parce que j&rsquo;ai beaucoup de choses à transmettre, des informations pratiques que j&rsquo;estime très utiles et qu&rsquo;un jeune artiste risque de mettre des années à apprendre si personne ne les lui dit. Chaque artiste a des attentes et des besoins différents. Certains ont besoin d&rsquo;une aide technique. Je remarque par exemple que l&rsquo;articulation est devenue le parent pauvre de notre art. Je me dis parfois que c&rsquo;est dû aux costumes ; plus les costumes sont relâchés, plus vous êtes amenés à vous relâcher vous aussi. Le relâchement se généralise, les muscles du soutien du souffle, puis ceux des épaules, de la mâchoire par exemple, et la langue. Ce qui est positif, c&rsquo;est que tous les jeunes avec lesquels j&rsquo;ai été amenée à travailler sont tous extrêmement demandeurs ; avec des attentes et des énergies différentes, tous ont cette soif d&rsquo;apprendre et de savoir.</p>
<p>	<strong>Tout ce que vous devez leur apprendre, n&rsquo;était-ce pas le rôle des « troupes » comme il n&rsquo;en existe plus que dans les pays germaniques, justement ? </strong><br />
	Les « ensembles » au vieux sens du terme ont tous disparu. Avec eux, c&rsquo;est toute une atmosphère, un esprit de famille qui s&rsquo;est perdu dans les maisons d&rsquo;opéra. C&rsquo;est peut-être dû à l&rsquo;accélération globale de notre façon de fonctionner, les directions passent plus rapidement que par le passé, et le sens de la continuité n&rsquo;existe plus vraiment. Chaque nouveau directeur croit devoir faire l&rsquo;inverse de son prédécesseur. Cela affecte l&rsquo;ensemble des domaines de notre art. <br /><strong>Je suppose que vous avez eu la chance de rencontrer des chefs d&rsquo;orchestre qui prenaient le temps de travailler avec les artistes durant les répétitions&#8230;</strong><br />
	Tous les grands chefs d&rsquo;orchestre répétaient, et répétaient beaucoup. Surtout Muti et Sinopoli. Muti préparait toujours nos rôles avec nous deux semaines avant même le début des répétitions scéniques. Six heures par jour, tous les jours, et il se mettait presque toujours lui-même au piano. Vous imaginez tout ce que l&rsquo;on peut apprendre alors !<br /><strong>Lesquels de vos disques conseilleriez-vous à de jeunes auditeurs ? </strong><br />
	Mes enregistrements préférés sont ceux de Marguerite dans <em>Faust</em> de Gounod, et Salome. Je vais vous paraître immodeste mais je me suis préparée seule à ce rôle de Salome, sans chef de chant. Et comme je n&rsquo;ai pas eu l&rsquo;occasion de chanter le rôle à la scène avant de l&rsquo;enregistrer,je me suis préparée comme l&rsquo;aurait fait un chef d&rsquo;orchestre, analysant l&rsquo;œuvre dans son ensemble avant de m&rsquo;intéresser à mes propres lignes vocales. On peut donc réellement dire ici qu&rsquo;il s&rsquo;agit de mon interprétation. Je suis aussi assez fière d&rsquo;avoir réussi à convaincre Philips que j&rsquo;étais capable de chanter la Reine de la Nuit. Ce fut une expérience extraordinaire. Je garde aussi un superbe souvenir de la Susannah de Carlysle Floyd pour Virgin. Comme vous le savez sans doute, j&rsquo;ai longtemps habité moi-même Knoxville, dans le Tennessee. Ce qui n&rsquo;a fait que renforcer mon empathie pour ce personnage&#8230;<br /><strong>Et des regrets ? </strong><br />
	Aida, peut-être. Je pense que j&rsquo;aurais dû apprendre le rôle plus tôt. J&rsquo;aurais eu plus de facilité ensuite, quand ma voix a commencé à grandir. La mémoire musculaire m&rsquo;aurait aidée.<br /><strong>Propos recueillis en février 2014 par Jean-Jacques Groleau. </strong><br />
	Jean-Jacques Groleau est actuellement dramaturge au Théâtre du Capitole, Toulouse.</p>
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		<title>Lohengrin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/abondance-de-lumiere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 May 2013 05:32:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Si le Lohengrin dirigé par Claudio Abbado à Vienne en 1990 a beaucoup à offrir, c’est surtout sur un plan musical. Soigneusement captée (Brian Large est aux manettes), la mise en scène de Wolfgang Weber n’est pas déshonorante, tant s’en faut : au regard des dernières productions bayreuthiennes, elle affiche un classicisme de bon &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Si le <em>Lohengrin</em> dirigé par Claudio Abbado à Vienne en 1990 a beaucoup à offrir, c’est surtout sur un plan musical. Soigneusement captée (Brian Large est aux manettes), la mise en scène de <strong>Wolfgang Weber </strong>n’est pas déshonorante, tant s’en faut : au regard des dernières productions bayreuthiennes, elle affiche un classicisme de bon aloi, qui lui vaudra, selon le point de vue, d’être qualifiée de scandaleusement réactionnaire ou, au contraire, de sobre et de bon goût. Aucune trace de Regietheater ici : le premier degré est assumé, costumes et décors revendiquent un médiévisme joliment stylisé, qui n’est pas sans rappeler la fameuse mise en scène de Wieland Wagner. Rien de bien révolutionnaire non plus dans la direction d’acteurs. On colle à la partition, sans génie particulier, il faut bien le dire : quand Lohengrin doit enlacer Elsa, il l’enlace avec conviction, quand Ortrud doit surgir, elle surgit, avec conviction, quand Elsa doit se jeter à terre, elle se jette à terre avec conviction, etc. Cela fait de (très) belles images, mais on aura compris qu’il est vain d’attendre de cette mise en scène qu’elle éclaire l’œuvre d’un jour nouveau ou qu’elle en dévoile des recoins inattendus (sans même parler de relecture). On regrettera au passage que la scène soit plongée en permanence dans une pénombre à la longue pesante.</p>
<p>			Pour la musique, en revanche, on a droit à une abondance de lumière.<br />
			Dans la fosse, <strong>Claudio Abbado </strong>fait des miracles. Sa direction vive, cursive, théâtrale, convient merveilleusement à l’œuvre de jeunesse qu’est <em>Lohengrin </em>: rappelons que Wagner l’a composée entre 33 et 35 ans. Un exemple : la transition entre les scènes 2 et 3 du III (lever du jour), trop souvent dirigée comme la chevauchée des Walkyries ou – pire encore &#8211; la procession des chevaliers du Graal, est ici fouettée avec une fougue et une ardeur irrésistibles (au passage : quels cuivres !). Il faut dire que dans la fosse, le chef dispose du plus bel orchestre d’opéra du monde : Vienne, à la hauteur de sa réputation. On chavire devant les cordes, aux phrasés miraculeux, enjôleuses et caressantes au III pendant le duo d’amour. La petite harmonie n’est pas en reste, et on sait à quel point elle est sollicitée dans la partition. Tout cela nous vaut bien souvent des couleurs inouïes. Ajoutons que le chœur, d’un fondu remarquable, n’est pas pour rien dans ce succès.</p>
<p>			Sur scène aussi, on est à la fête.<br />
			De tous les rôles wagnériens, Lohengrin est sans doute celui qui convient le plus à la voix de Placido Domingo : <em>Lohengrin </em>ne passe pas pour rien pour le plus italien des opéras de Wagner (il fut le premier à être créé à la Scala : ce n’est pas un hasard). Certes, la prononciation allemande est – comme toujours avec Domingo &#8211; un peu exotique, mais on considérera qu’il s’agit ici d’un pêché véniel, tant le timbre lumineux du célèbre ténor fait ici des merveilles, d’autant que la voix est encore comme inentamée. On se demande à la vérité qui &#8211; à part peut être Siegfried Jerusalem &#8211; pouvait chanter le rôle de manière aussi convaincante en 1990. On relèvera cependant une fatigue vocale à la fin de la représentation, particulièrement perceptible dans le récit du Graal (les aigus se tendent, et l’on voit apparaître une tendance à accélérer, et à pointer les notes).<br /><strong>Cheryl Studer</strong> avait, à l’époque de la représentation, exactement la voix d’Elsa. On sait les ravages spectaculaires et irrémédiables subis à la suite d’une succession de prises de rôles hasardeuses. Rien de cela ici, fort heureusement. On retrouve avec bonheur ce soprano lyrique et charnu, parfaitement conduit sur l’ensemble de la tessiture, qui a fait d’elle, pendant une petite décennie, une des artistes les plus recherchées.<br />
			Le rôle d’Ortrud est connu pour être un des plus meurtriers du répertoire wagnérien. On saluera donc comme elle le mérite la prestation de la Croate <strong>Dunja Vejzovi</strong>c : sans être aussi vipérine et insinuante qu’une Astrid Varnay (indépassable dans ce rôle), elle assume crânement la tessiture affreusement tendue avec un aplomb vocal remarquable. Voilà une authentique voix de mezzo, et ce n’est pas peu dire.<br />
			Son compagnon d’infortune est campé ici par <strong>Hartmut Welker</strong> : son Telramund est solide, mais ne parvient pas à convaincre totalement, en raison d’un timbre un peu gris. De même, le Roi Henri de <strong>Robert Lloyd</strong>, à la voix de basse belle mais paresseuse, passe sans réellement marquer.</p>
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