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	<title>Iréne THEORIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Iréne THEORIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>STRAUSS, Elektra &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 May 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A Mycènes, dans la cour du palais une princesse sale, l&#8217;imprécation à la bouche, mange avec les chiens et terrifie toute la maison des Atrides. Prisonnière avec sa sœur Chrysothemis d&#8217;une demeure maudite dans laquelle sa mère, la Reine Clytemnestre a assassiné à la hache son époux Agamemnon avec la complicité de son amant, Egisthe, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A Mycènes, dans la cour du palais une princesse sale, l&rsquo;imprécation à la bouche, mange avec les chiens et terrifie toute la maison des Atrides. Prisonnière avec sa sœur Chrysothemis d&rsquo;une demeure maudite dans laquelle sa mère, la Reine Clytemnestre a assassiné à la hache son époux Agamemnon avec la complicité de son amant, Egisthe, Elektra attend le retour d&rsquo;Oreste, son frère, pour venger son père. Chacun connaît l&rsquo;intrigue du chef-d&rsquo;œuvre radical de Richard Strauss posant comme jamais les règles modernes de la tragédie (jamais égalée à ce jour), inférée tant du théâtre grec revu par Nietzsche que du post-wagnérisme et des avant-gardes au mitan des XIXe et XXe siècles. Pouvoir écouter à Paris cet ouvrage admirable, dont le livret d&rsquo;Hofmannsthal, complice de Strauss pour vingt ans, sert avec une rare efficacité une musique d&rsquo;une violence jouissive, est une joie qui ne se refuse pas –&nbsp;y compris quand l&rsquo;opéra est donné sans mise en scène au Théâtre des Champs-Elysées.&nbsp;</p>
<p>Dans cet opéra paré des prestiges de la barbarie dionysiaque, <strong>Iréne Theorin</strong> et <strong>Violeta Urmana</strong> étaient de surcroît très attendues mais il faut bien reconnaître qu&rsquo;une petite déception domine à l&rsquo;issue de la soirée.&nbsp; En cause entre autres, l&rsquo;impression qu&rsquo;ont laissé la soprano suédoise quelque peu fatiguée, ou soucieuse de se ménager, et la mezzo lituanienne plus tout à fait au faîte de ses moyens malgré un charisme intact. <strong>Cornelius Meister</strong> prend d&rsquo;ailleurs soin de museler le plus souvent l&rsquo;orchestre, accompagnant parfois sagement le chant, quand on aurait rêvé d&rsquo;une direction plus sauvage, telle que voulu par Strauss. Après les trois coups grandioses du motif ternaire du début, l&rsquo;orchestre ne parvient à retranscrire que rarement l&rsquo;allégresse ou le choc barbare attendus, si ce n&rsquo;est au finale fortissimo bouclant alors avec grandeur au son des « Oreste, Oreste » lancés par Chrysothemis (magnifique <strong>Simone</strong> <strong>Schneider</strong>) une soirée à laquelle aura manqué la force tellurique d&rsquo;une noire cérémonie sans concession. Le directeur musical de l&rsquo;Opéra de Stuttgart se montre plus convaincant dans les passages lyriques préfigurant les œuvres straussiennes à venir, livrant peut-être une <em>Elektra</em> façon conversation en musique plutôt que brûlot expressionniste. Certes, la scène du TCE ne permet pas de réunir les 140 musiciens prévus par les meilleures productions, mais même avec sa centaine d&rsquo;interprètes l&rsquo;orchestre semble parfois manquer d&rsquo;assise grave, un comble pour un orchestre germanique.&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/JPR_2072-1024x678.jpg" alt="" class="wp-image-161743"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Elektra @Jean-Philippe Raibaud</sup></figcaption></figure>


<p>Que reste-t-il donc sans la profondeur abyssale du drame ? De très beaux moments, avec une première scène d&rsquo;exposition où se défend avec alacrité une jeune garde de chanteuses convaincantes (les Servantes dont <strong>Stine Marie Fischer</strong>, <strong>Ida Ränzlöv</strong> et <strong>Maria Theresa Ullrich</strong>, entre autres), malgré une entrée un peu décevante d&rsquo;<strong>Iréne Theorin</strong> (dont les « Agamemnon » semblent bien fades dans son air liminaire « Allein ! Weh, ganz allein ! » pour l&rsquo;évocation du meurtre paternel). Certes, la soprano danoise a du métier et parvient souvent à servir la flamme intraitable du personnage (avec sa note tenue dans son évocation de l&rsquo;absence d&rsquo;Oreste « Wo bist du ? », le contre-ut non évité pour évoquer la danse sur la tombe royale ou plus loin dans ses imprécations à Clytemnestre avec quelques aigus triomphants) mais ce ne sera pas sa soirée d&rsquo;anthologie pour ce rôle. Les nombreux pianissimi entendus ici ne conviennent pas à la fureur de ce personnage. <strong>Violeta Urmana</strong> en Clytemnestre frappe par son autorité tout en noblesse douloureuse mais peine à offrir un mezzo inoubliable, faute d&rsquo;une déclamation un peu en-deçà des attentes avec des graves peu projetés. Excellente actrice, elle compense une certaine monotonie vocale, cherchant à gommer quelques aspérités de ce rôle « horrible » (selon sa créatrice même, Ernestine Schumann-Heink). Les entrées de Chrysothemis et Oreste&nbsp; enthousiasment a contrario.</p>
<p><strong>Simone Schneider</strong> offre une superbe Chrysothemis, qui vole la vedette à l&rsquo;héroïne éponyme. Son soprano rayonnant et puissant impressionne de bout en bout. La chanteuse communique admirablement « le feu intérieur » de la jeune fille frustrée mais indomptable dans son genre (« Ich kann nicht setzen und ins Dunkel starren »). Une puissance que ne pourra jamais vraiment faire entendre l&rsquo;Elektra d&rsquo;<strong>Iréne Theorin</strong>. L&rsquo;Oreste du baryton polonais <strong>Pawel Konik,&nbsp;</strong>en troupe à l&rsquo;Opéra de Stuttgart, a la majestueuse noblesse princière attendue, doté d&rsquo;une voix richement timbrée et bien projetée. Après un intermède pleinement wagnérien, ses retrouvailles avec Elektra bouleversent, malgré un orchestre un peu trop alangui. <strong>Iréne Theorin</strong> ouvrage alors avec talent le chant de sa vision de rêve (« O lass deine Augen mich sehn, Traumbild &#8230; »). Après l&rsquo;exécution des meurtres de la Reine et d&rsquo;Egisthe au son d&rsquo;une chasse orchestrale à la sauvagerie idoine, une bacchanale finale très réussie grâce à un chef lâchant enfin sa meute viendra clôturer une soirée inégale.&nbsp;</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-paris-tce/">STRAUSS, Elektra &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Wagner, La Walkyrie &#8211; Simon Rattle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wagner-la-walkyrie-simon-rattle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous terminions notre compte-rendu enthousiaste du premier volet de cette Tétralogie en appelant la suite de nos vœux. Au premier chef, c&#8217;est la direction de Simon Rattle, avec sa finesse arachnéenne, qui nous avait séduit. Mais ce qui convient à L&#8217;Or du Rhin, à ses niveaux géologiques, à son ton si particulier, à la minéralité &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous terminions <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wagner-das-rheingold-simon-rattle/">notre compte-rendu enthousiaste du premier volet de cette Tétralogie</a> en appelant la suite de nos vœux. Au premier chef, c&rsquo;est la direction de <strong>Simon Rattle</strong>, avec sa finesse arachnéenne, qui nous avait séduit. Mais ce qui convient à<em> L&rsquo;Or du Rhin</em>, à ses niveaux géologiques, à son ton si particulier, à la minéralité de son propos, allait-il convaincre au même titre dans <em>La Walkyrie</em> ? Le moins que l&rsquo;on puisse dire est qu&rsquo;on n&rsquo;est pas déçu. Le chef reproduit, dans un contexte différent, toutes les qualités qui faisaient le prix du prologue. En premier lieu une transparence inouïe du tissu orchestral. Depuis quand n&rsquo;avions nous pas entendu un prélude du premier acte aussi haletant, grâce à une articulation parfaite ? Qui aujourd&rsquo;hui parvient à rendre aussi déchirants les solos de violoncelle lors de la première rencontre entre Siegmund et Sieglinde ? Lors du duo proprement dit, tout s&rsquo;enflamme à l&rsquo;orchestre, mais le chef veille à ne laisser passer aucun débordement, et tous les plans sonores restent clairs, étagés, discernables, jusqu&rsquo;au dernier accord, qui claque comme un coup de fouet. Le sommet reste cependant un acte III où le travail sur les bois relève du sublime, et où Simon Rattle fait tour à tour avancer et reculer son orchestre, l&rsquo;ouvrant et le refermant tel un éventail, en fonction des oscillations des personnages. Du tout grand art, servi par un <strong>Orchestre de la radio bavaroise</strong> au sommet de ses moyens.</p>
<p>La seule chanteuse de <em>L&rsquo;Or du Rhin</em> que nous retrouvons ici est la Fricka <strong>d&rsquo;Elisabeth Kulman</strong>. Elle aussi réussit sa mue. Autant elle fut onctueuse lorsque sa partie le réclamait, autant elle parvient à montrer ici la dignité outragée qu&rsquo;on attend d&rsquo;elle. La voix est d&rsquo;une étoffe toujours aussi somptueuse, avec des graves à se pâmer, et la scène qu&rsquo;elle fait à Wotan a grande allure. Pour un peu, elle deviendrait presque sympathique, ce qui serait un contresens. Il faut dire que son mari a un peu de peine à exister face à elle. Appelé en dernière minute à remplacer un Michael Volle souffrant, <strong>James Rutherford</strong> ne comble pas vraiment. Certes, son timbre est de toute beauté, et la présence est celle d&rsquo;un vrai roi des dieux. Mais le discours manque de tranchant, la diction est un peu molle, les consonnes pas suffisamment projetées. Surtout, on ne trouve rien dans cette incarnation qui a sorte du rang, qui la rende mémorable à quelque titre que ce soit. Un honorable chanteur de province, dans un coffret de ce niveau, cela dépare un peu. Après les insuffisances de Michael Volle, voilà donc ce Ring lancé sans un vrai Wotan. Captée avant <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-crepuscule-des-dieux-bayreuth-de-lart-de-tout-gacher/">ses problèmes vocaux qui hérissèrent le public de Bayreuth</a>, <strong>Irene Theorin</strong> offre des aigus solides et agréablement allégés lorsqu&rsquo;il le faut, en osmose avec un chef qui veut à tout prix éviter le côté tonitruant. Sa Brünhilde est finement dessinée, déjà plus humaine que divine, et terriblement en empathie avec le couple des Wälsungen.</p>
<p>Des Wälsungen qui, au même titre que la direction de Sir Simon, font de ce coffret un incontournable. En bons jumeaux, ils ont les mêmes qualités : une puissance, une présence et une projection phénoménales, ainsi qu&rsquo;un équilibre rarement atteint entre héroïsme et humanité. C&rsquo;est vrai de <strong>Stuart Skelton</strong>, dont le métal est fêlé juste ce qu&rsquo;il faut pour laisser passer la souffrance. Un Siegmund valeureux mais qui est notre frère en humanité à nous tous. Et ses « Wälse ! » sont d&rsquo;une durée plus qu&rsquo;honorable. C&rsquo;est encore plus vrai <strong>d&rsquo;Eva-Maria Westbroek,</strong> qui trouve enfin l&rsquo;occasion d&rsquo;immortaliser sa Sieglinde au disque, après l&rsquo;avoir promenée sur toutes les grandes scènes du monde. La voix est large, autant que celle de Brünhilde (le « Nicht sehre dich Sorge um mich » fera trembler vos enceintes), mais c&rsquo;est la puissance de l&rsquo;amour qui s&rsquo;exprime ici, avec une vérité bouleversante. Le duo du I, que l&rsquo;on croyait usé à force de l&rsquo;avoir écouté, retrouve la force de la sève aux premiers jours du printemps. Les Walkyries sont inégales, ce qui étonne au milieu tant de luxe, et le Hunding de <strong>Eric Halfvarson</strong> divisera. Il y aura ceux qui adhèrent, et ceux qui pointeront à raison ce que ce chant peut avoir de trémulant, voire de délabré. Pour notre part, nous avouerons fondre face à une telle profusion du son, jointe à tant d&rsquo;autorité. A l&rsquo;heure du bilan, les qualités l&#8217;emportent largement, même si une Walkyrie sans Wotan d&rsquo;exception laisse fatalement un goût de trop peu. Mais pour son chef électrisant, son orchestre diaphane et son couple d&rsquo;amoureux, on est sûr de revenir souvent à ce coffret.</p>







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		<title>Sondra Radvanovsky renonce à Turandot à Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sondra-radvanovsky-renonce-a-turandot-a-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 13:42:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La soprano canadienne sera remplacée selon les dates par Tamara Wilson (6 novembre), Irene Theorin (9, 13, 17, 29 novembre) et Anna Pirozzi (22, 26 novembre). Le reste des distributions (deux en alternance) est inchangé.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La soprano canadienne sera remplacée selon les dates par Tamara Wilson (6 novembre), Irene Theorin (9, 13, 17, 29 novembre) et Anna Pirozzi (22, 26 novembre). Le reste des distributions (deux en alternance) est inchangé.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/sondra-radvanovsky-renonce-a-turandot-a-paris/">Sondra Radvanovsky renonce à Turandot à Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Le bêtisier lyrique de l’année 2022</title>
		<link>https://www.forumopera.com/le-betisier-lyrique-de-lannee-2022/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/le-betisier-lyrique-de-lannee-2022/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 08:01:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rendez-vous incontournable des chaînes hertziennes entre Noël et le jour de l’an, le bêtisier compile bévues, fous rires, erreurs et autres événements imprévisibles qui viennent perturber le cours d’un tournage ou d’une émission télévisée. Appliqué à l’opéra, ce sont des moments surprenants, des incidents sans gravité, partagés ensuite sur les réseaux sociaux, où le spectacle &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Rendez-vous incontournable des chaînes hertziennes entre Noël et le jour de l’an, le bêtisier compile bévues, fous rires, erreurs et autres événements imprévisibles qui viennent perturber le cours d’un tournage ou d’une émission télévisée. Appliqué à l’opéra, ce sont des moments surprenants, des incidents sans gravité, partagés ensuite sur les réseaux sociaux, où le spectacle prend un tour aussi insolite qu’inattendu. Retour en 2022 sur ces instants souvent amusants, parfois hilarants, plus rarement scandaleux, qui nous rappellent que l’opéra, contrairement à l’idée reçue, ne se prend pas toujours au sérieux.</p>
<hr>
<ul>
<li><strong>Joseph Calleja, la fleur qu’on lui avait jetée</strong></li>
</ul>
<p>«&nbsp;La fleur que tu m’avais jetée&nbsp;» est un des airs les plus célèbres de <em>Carmen</em>. Pourtant, à New York, c’est à l’issue d’une représentation de <em>Tosca</em> que Joseph Calleja a dû au moment des saluts plonger au sol pour récupérer un bouquet tombé à l’avant-scène. Commentaire du ténor : « Parfois, il faut bosser dur pour ramasser des fleurs ! ».</p>
<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/tv/CZXFrocKOxM/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><p><a href="https://www.instagram.com/tv/CZXFrocKOxM/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" rel="nofollow noopener" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank"><svg height="50px" version="1.1" viewBox="0 0 60 60" width="50px" xmlns="https://www.w3.org/2000/svg" xmlns:xlink="https://www.w3.org/1999/xlink"><g fill="none" fill-rule="evenodd" stroke="none" stroke-width="1"><g fill="#000000" transform="translate(-511.000000, -20.000000)"><g><path d="M556.869,30.41 C554.814,30.41 553.148,32.076 553.148,34.131 C553.148,36.186 554.814,37.852 556.869,37.852 C558.924,37.852 560.59,36.186 560.59,34.131 C560.59,32.076 558.924,30.41 556.869,30.41 M541,60.657 C535.114,60.657 530.342,55.887 530.342,50 C530.342,44.114 535.114,39.342 541,39.342 C546.887,39.342 551.658,44.114 551.658,50 C551.658,55.887 546.887,60.657 541,60.657 M541,33.886 C532.1,33.886 524.886,41.1 524.886,50 C524.886,58.899 532.1,66.113 541,66.113 C549.9,66.113 557.115,58.899 557.115,50 C557.115,41.1 549.9,33.886 541,33.886 M565.378,62.101 C565.244,65.022 564.756,66.606 564.346,67.663 C563.803,69.06 563.154,70.057 562.106,71.106 C561.058,72.155 560.06,72.803 558.662,73.347 C557.607,73.757 556.021,74.244 553.102,74.378 C549.944,74.521 548.997,74.552 541,74.552 C533.003,74.552 532.056,74.521 528.898,74.378 C525.979,74.244 524.393,73.757 523.338,73.347 C521.94,72.803 520.942,72.155 519.894,71.106 C518.846,70.057 518.197,69.06 517.654,67.663 C517.244,66.606 516.755,65.022 516.623,62.101 C516.479,58.943 516.448,57.996 516.448,50 C516.448,42.003 516.479,41.056 516.623,37.899 C516.755,34.978 517.244,33.391 517.654,32.338 C518.197,30.938 518.846,29.942 519.894,28.894 C520.942,27.846 521.94,27.196 523.338,26.654 C524.393,26.244 525.979,25.756 528.898,25.623 C532.057,25.479 533.004,25.448 541,25.448 C548.997,25.448 549.943,25.479 553.102,25.623 C556.021,25.756 557.607,26.244 558.662,26.654 C560.06,27.196 561.058,27.846 562.106,28.894 C563.154,29.942 563.803,30.938 564.346,32.338 C564.756,33.391 565.244,34.978 565.378,37.899 C565.522,41.056 565.552,42.003 565.552,50 C565.552,57.996 565.522,58.943 565.378,62.101 M570.82,37.631 C570.674,34.438 570.167,32.258 569.425,30.349 C568.659,28.377 567.633,26.702 565.965,25.035 C564.297,23.368 562.623,22.342 560.652,21.575 C558.743,20.834 556.562,20.326 553.369,20.18 C550.169,20.033 549.148,20 541,20 C532.853,20 531.831,20.033 528.631,20.18 C525.438,20.326 523.257,20.834 521.349,21.575 C519.376,22.342 517.703,23.368 516.035,25.035 C514.368,26.702 513.342,28.377 512.574,30.349 C511.834,32.258 511.326,34.438 511.181,37.631 C511.035,40.831 511,41.851 511,50 C511,58.147 511.035,59.17 511.181,62.369 C511.326,65.562 511.834,67.743 512.574,69.651 C513.342,71.625 514.368,73.296 516.035,74.965 C517.703,76.634 519.376,77.658 521.349,78.425 C523.257,79.167 525.438,79.673 528.631,79.82 C531.831,79.965 532.853,80.001 541,80.001 C549.148,80.001 550.169,79.965 553.369,79.82 C556.562,79.673 558.743,79.167 560.652,78.425 C562.623,77.658 564.297,76.634 565.965,74.965 C567.633,73.296 568.659,71.625 569.425,69.651 C570.167,67.743 570.674,65.562 570.82,62.369 C570.966,59.17 571,58.147 571,50 C571,41.851 570.966,40.831 570.82,37.631"></path></g></g></g></svg></a></p>
<p><a href="https://www.instagram.com/tv/CZXFrocKOxM/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" rel="nofollow noopener" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank">Voir cette publication sur Instagram</a></p>
<p style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px; margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/tv/CZXFrocKOxM/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" rel="nofollow noopener" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank">Une publication partagée par Joseph Calleja (@maltesetenor)</a></p>
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<ul>
<li><strong>Jessica Pratt, au bord de la folie</strong></li>
</ul>
<p>Chanter Lucia di Lammermoor demande une souplesse à toute épreuve. Jessica Pratt en a fait la périlleuse expérience à Naples lorsqu’à l’issue de la fameuse scène de la folie, elle s’est effondrée trop à l’avant de la scène. Le rideau tombant, la soprano n’a dû son salut qu’à une roulade dont l’agilité pour le coup n’avait rien de vocal.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">Jumped in as Lucia last night in Naples and just when I thought I had made it to the end with no blunders I realised I had ‘fainted’ too far downstage and the curtain was about to squash me&nbsp;<a href="https://t.co/UyG1SMPlHh" rel="nofollow">pic.twitter.com/UyG1SMPlHh</a></p>
<p>	— Jessica Pratt (@Soprano_JPratt) <a href="https://twitter.com/Soprano_JPratt/status/1485018239960858627?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow">January 22, 2022</a></p></blockquote>
<p><script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<ul>
<li><strong>Olga Peretyatko se fait couper le sifflet</strong></li>
</ul>
<p>L’histoire, ancienne, a ressurgi en 2022 par un de ces caprices dont les réseaux sociaux sont coutumiers. Interrompue en pleine cadence de <em>Salavieï</em> par une sonnerie de téléphone portable, Olga Peretyatko s’interrompt, s’esclaffe – le public aussi – puis reprend le cours de la mélodie comme si de rien n’était.</p>
<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/CZcmB6pBgly/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><p><a href="https://www.instagram.com/reel/CZcmB6pBgly/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" rel="nofollow noopener" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank"><svg height="50px" version="1.1" viewBox="0 0 60 60" width="50px" xmlns="https://www.w3.org/2000/svg" xmlns:xlink="https://www.w3.org/1999/xlink"><g fill="none" fill-rule="evenodd" stroke="none" stroke-width="1"><g fill="#000000" transform="translate(-511.000000, -20.000000)"><g><path d="M556.869,30.41 C554.814,30.41 553.148,32.076 553.148,34.131 C553.148,36.186 554.814,37.852 556.869,37.852 C558.924,37.852 560.59,36.186 560.59,34.131 C560.59,32.076 558.924,30.41 556.869,30.41 M541,60.657 C535.114,60.657 530.342,55.887 530.342,50 C530.342,44.114 535.114,39.342 541,39.342 C546.887,39.342 551.658,44.114 551.658,50 C551.658,55.887 546.887,60.657 541,60.657 M541,33.886 C532.1,33.886 524.886,41.1 524.886,50 C524.886,58.899 532.1,66.113 541,66.113 C549.9,66.113 557.115,58.899 557.115,50 C557.115,41.1 549.9,33.886 541,33.886 M565.378,62.101 C565.244,65.022 564.756,66.606 564.346,67.663 C563.803,69.06 563.154,70.057 562.106,71.106 C561.058,72.155 560.06,72.803 558.662,73.347 C557.607,73.757 556.021,74.244 553.102,74.378 C549.944,74.521 548.997,74.552 541,74.552 C533.003,74.552 532.056,74.521 528.898,74.378 C525.979,74.244 524.393,73.757 523.338,73.347 C521.94,72.803 520.942,72.155 519.894,71.106 C518.846,70.057 518.197,69.06 517.654,67.663 C517.244,66.606 516.755,65.022 516.623,62.101 C516.479,58.943 516.448,57.996 516.448,50 C516.448,42.003 516.479,41.056 516.623,37.899 C516.755,34.978 517.244,33.391 517.654,32.338 C518.197,30.938 518.846,29.942 519.894,28.894 C520.942,27.846 521.94,27.196 523.338,26.654 C524.393,26.244 525.979,25.756 528.898,25.623 C532.057,25.479 533.004,25.448 541,25.448 C548.997,25.448 549.943,25.479 553.102,25.623 C556.021,25.756 557.607,26.244 558.662,26.654 C560.06,27.196 561.058,27.846 562.106,28.894 C563.154,29.942 563.803,30.938 564.346,32.338 C564.756,33.391 565.244,34.978 565.378,37.899 C565.522,41.056 565.552,42.003 565.552,50 C565.552,57.996 565.522,58.943 565.378,62.101 M570.82,37.631 C570.674,34.438 570.167,32.258 569.425,30.349 C568.659,28.377 567.633,26.702 565.965,25.035 C564.297,23.368 562.623,22.342 560.652,21.575 C558.743,20.834 556.562,20.326 553.369,20.18 C550.169,20.033 549.148,20 541,20 C532.853,20 531.831,20.033 528.631,20.18 C525.438,20.326 523.257,20.834 521.349,21.575 C519.376,22.342 517.703,23.368 516.035,25.035 C514.368,26.702 513.342,28.377 512.574,30.349 C511.834,32.258 511.326,34.438 511.181,37.631 C511.035,40.831 511,41.851 511,50 C511,58.147 511.035,59.17 511.181,62.369 C511.326,65.562 511.834,67.743 512.574,69.651 C513.342,71.625 514.368,73.296 516.035,74.965 C517.703,76.634 519.376,77.658 521.349,78.425 C523.257,79.167 525.438,79.673 528.631,79.82 C531.831,79.965 532.853,80.001 541,80.001 C549.148,80.001 550.169,79.965 553.369,79.82 C556.562,79.673 558.743,79.167 560.652,78.425 C562.623,77.658 564.297,76.634 565.965,74.965 C567.633,73.296 568.659,71.625 569.425,69.651 C570.167,67.743 570.674,65.562 570.82,62.369 C570.966,59.17 571,58.147 571,50 C571,41.851 570.966,40.831 570.82,37.631"></path></g></g></g></svg></a></p>
<p><a href="https://www.instagram.com/reel/CZcmB6pBgly/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" rel="nofollow noopener" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank">Voir cette publication sur Instagram</a></p>
<p style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px; margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/reel/CZcmB6pBgly/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" rel="nofollow noopener" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank">Une publication partagée par Fansdeculture • Opera music (@fansdeculture)</a></p>
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<li><strong>Marcelo Alvarez jette l’éponge dans <em>Manon</em></strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/genovamanon1.jpg?itok=p_F22LMs" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER">A Gênes, lors d’une représentation de <em>Manon</em>, Marcelo Alvarez a prétexté la fumée dont la mise en scène de Davide Livermore abusait pour quitter la scène en pleine représentation. Aucun smartphone n’a immortalisé l’incident mais notre confrère Jean Michel Pennetier l’a relaté avec l’humour qu’on lui connaît&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce soir-là, Marcelo Alvarez n&rsquo;impressionne guère dans son premier air&nbsp; ̎Tra voi, belle, brune e bionde ̎. Le duo avec Manon le voit en plus grande difficulté encore : pour sa deuxième réplique, &nbsp;̎Perdonate al dir mio ̎, aucun son ne sort de son gosier. Le ténor argentin fait arrêter l&rsquo;orchestre et lance &nbsp;̎Basta. Non è possibile cantare con tutto questo fumo… ̎, incriminant ainsi les fumées de la locomotive qui inondent le plateau (là où il y a de la Gênes&#8230;). Sur ce, le ténor quitte la scène : lui aussi a des vapeurs ! Sa Manon (Maria José Siri) allait-elle rester longtemps &nbsp;̎Sola&#8230; perduta&#8230; abbandonata ̎&nbsp;? Après 20 minutes de pause, Riccardo Massi est annoncé en remplacement, et le chef Donato Renzetti reprend l&rsquo;ouvrage depuis le début. Pour Claudio Orazi, le surintendant du Carlo Felice, Alvarez ne manque pas d&rsquo;air et le prétexte invoqué par celui-ci est quelque peu fumeux </em>».&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>A Liège, Don Giovanni dérape sur du chocolat</strong></li>
</ul>
<p><strong>​</strong><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/d._luciano_c_j_berger_orw-liege_0.jpg?itok=0FhUDKKE" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER">Autre histoire drôle, survenue lors d’une représentation de <em>Don Giovanni </em>à Liège, racontée cette fois par Camille De Rijck&nbsp;: «&nbsp;<em>La Dame Blanche est un dessert célèbre du Royaume de Belgique : deux boules de glace vanille sont nappées d&rsquo;onctueuse sauce au chocolat fondu. C&rsquo;est donc tout naturellement ce que fait Don Giovanni de ses compagnes pendant la scène du banquet : il leur nappe les seins de sauce au chocolat, qu&rsquo;il prend ensuite un malin plaisir à lécher avec force œillades de pervers polymorphe. Las, aux saluts, quelques gouttes de chocolat sont venues se loger sur la scène échardeuse du théâtre wallon et Davide Luciano, titulaire du rôle-titre, en venant saluer en a été pour ses frais : lourde chute sur les fesses et voilà le </em>dissoluto<em> littéralement</em> punito <em>par là où il a péché (entre autres).&nbsp;</em>»</p>
<ul>
<li><strong>Angela Gheorghiu, le saut de la mort</strong></li>
</ul>
<p>Vue des coulisses, le saut de la mort de Tosca reste sensationnel. Angela Gheorghiu à Istanbul en révélait l’artifice, en même temps que l’on lisait sur son visage l’appréhension de se jeter dans le vide, fût-ce pour atterrir sur un matelas confortable sous l’œil vigilant des machinistes. C’est que l’exercice n’est pas sans risque. Renata Tebaldi s’y cassa la jambe. Zinka Milanov, une des grandes titulaires du rôle qui voyait d’un mauvais œil sa cadette mordre ses plates-bandes, excipa alors de l&rsquo;accident pour persifler : « J’ai toujours su qu’elle n’était pas capable de chanter Tosca ! ». Après avoir repris ses esprits, Angela Gheorghiu se relève avec précaution pour aller sur le devant de la scène recueillir de légitimes applaudissements.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">O Scarpia, avanti a Dio&#8230; different perspective at the end of a very intense and emotional performance a few days ago&nbsp;&nbsp;<a href="https://t.co/0bTHIPQkxs" rel="nofollow">pic.twitter.com/0bTHIPQkxs</a></p>
<p>	— Angela Gheorghiu (@angelagheorghiu) <a href="https://twitter.com/angelagheorghiu/status/1551222705743175681?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow">July 24, 2022</a></p></blockquote>
<p><script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<ul>
<li><strong>Marina Rebeka, Norma dans les pommes</strong></li>
</ul>
<p>Birgit Nilsson confiait qu’une bonne paire de chaussures était la première des conditions pour chanter Isolde. Norma exige également d’être à l’aise dans ses baskets si l&rsquo;on veut éviter le coup de pompe. Sans présumer de la qualité de ses brogues, Marina Rebeka en a fait l’épuisante expérience à Barcelone. A l’issue d’une représentation mémorable de l’opéra de Bellini, la soprano à bout de force s’est évanouie en coulisses. C’est chancelante et soutenue par ses partenaires qu’elle est venu saluer le public, recevant une formidable ovation dont témoigne une vidéo prise sur le vif.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">After singing a fantastic Norma at El Liceu Marina Rebeka missed the curtain call because she was indisposed. Finally, with the support of the cast she came to the stage side to get a well deserved applause <a href="https://t.co/1b3C23Kj4K" rel="nofollow">pic.twitter.com/1b3C23Kj4K</a></p>
<p>	— Skate Art Guy (@SkateArtGuy) <a href="https://twitter.com/SkateArtGuy/status/1550212983049035776?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow">July 21, 2022</a></p></blockquote>
<p><script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<ul>
<li><strong>Iréne Theorin, un doigt d&rsquo;honneur au public de Bayreuth</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/29534437-irene-theorin-3ife.jpg?itok=jqjHNNaE" style="width: 150px; height: 84px; border-width: 10px; border-style: solid; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER">Pas une année sans que le Festival de Bayreuth n’agite le Landerneau lyrique. Cet été, ce n’est pas la nouvelle mise en scène du <em>Ring</em> par Valentin Schwarz qui a défrayé la chronique mais le doigt d’honneur d’Iréne Theorin à un spectateur qui huait son interprétation de Brünnhilde dans <em>Le Crépuscule des dieux</em>. D’après notre confrère Dominique Joucken, le geste, explicite à défaut d’être élégant, a provoqué un joli raffut dans le Festspielhaus, le public se divisant entre ceux qui soutenaient la soprano et ceux qui, au contraire, estimaient son attitude déplacée.</p>
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		<title>WAGNER, Götterdämmerung — Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-crepuscule-des-dieux-bayreuth-de-lart-de-tout-gacher/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Sep 2022 12:02:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est la colère qui domine au moment du rideau final pour cette nouvelle Tétralogie à Bayreuth. Valentin Schwarz a tout simplement loupé le coche, et termine le quatrième volet du Ring sur un échec cuisant. Son acte III du Crépuscule des Dieux est un ratage, d&#8217;autant plus impardonnable que le début de la représentation promettait &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est la colère qui domine au moment du rideau final pour cette nouvelle Tétralogie à Bayreuth. <strong>Valentin Schwarz</strong> a tout simplement loupé le coche, et termine le quatrième volet du<em> Ring</em> sur un échec cuisant. Son acte III du <em>Crépuscule des Dieux </em>est un ratage, d&rsquo;autant plus impardonnable que le début de la représentation promettait beaucoup : le prologue est très réussi, avec ses Nornes tout droit sorties d&rsquo;un film d&rsquo;horreur et son duo Siegfried/Brünnhilde en forme de scène de ménage. L&rsquo;acte I est encore mieux venu, puisque les références constantes du metteur en scène à l&rsquo;univers des séries télévisées tombent à pic pour les Gibichungen : Gunther et Gutrune ne sont-ils pas de parfaits exemples de cette génération biberonnée aux réseaux sociaux et au culte des apparences ? Hagen n&rsquo;est-il pas le méchant idéal, « the guy you love to hate » ? L&rsquo;acte II est sans doute le sommet du cycle : délaissant sa tendance à la surcharge décorative et à l&rsquo;accumulation d&rsquo;événements, Schwartz opte pour un décor blanc d&rsquo;une totale sobriété, et un jeu sur les éclairages et la fumée, qui laisse les passions des personnages à nu et qui montre quel grand metteur en scène il pourrait être s&rsquo;il ne cherchait pas à faire trop de choses à la fois, et s&rsquo;il consentait à trier ses idées. Le problème est que, pour l&rsquo;acte III, son inspiration est définitivement tombée en panne. Situant l&rsquo;action au fond d&rsquo;une piscine, il ne parvient pas à choisir entre l&rsquo;abondance du début et la sobriété du II, et son propos s&rsquo;enfonce petit à petit dans l&rsquo;insignifiance, jusqu&rsquo;à un final complètement ridicule et sanguinolent. Le public était pourtant réceptif, avec pour preuve un rideau à l&rsquo;acte II où les huées avaient disparu, signe que l&rsquo;Autrichien n&rsquo;est victime d&rsquo;aucun préjugé. Ce troisième acte a besoin d&rsquo;une refonte d&rsquo;urgence, sous peine d&rsquo;handicaper gravement un<em> Ring </em>qui compte par ailleurs de très beaux atouts.</p>
<p>La Brünnhilde d&rsquo;<strong>Iréne Theorin</strong>, par exemple, qui nous a fait peur dans le prologue, avec un duo inaudible où ses graves partent en capilotade. Mais elle se ressaisit dès la scène avec Waltraute, et offre un acte II glorieux. Quant à son immolation, elle reste celle d&rsquo;une tragédienne de premier ordre, qui sait transformer son vibrato parfois lourd en atout. Et la femme a autant de caractère que la chanteuse : <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-doigt-dhonneur-direne-theorin-au-public-de-bayreuth">elle adressera un superbe doigt d&rsquo;honneur</a> à un spectateur mécontent au moment des saluts. Ambiance ! Son Siegfried est au diapason, comme si les ondes positives ou négatives passaient de l&rsquo;un à l&rsquo;autre dans le couple. <strong>Stephen Gould </strong>est lui aussi à la peine dans le Prologue, mais son arrivée dans le palais des Gibichungen lui permet de déployer enfin son format héroïque, et le récit et la mort du III le trouvent en excellente forme, même si les aigus sentent toujours un peu l&rsquo;effort. Globalement, ce Siegfried est plus déclamé que chanté, ce qui parait être le lot de tous les titulaires du rôle après une fréquentation assez longue.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/gott_190722_368_cenriconawrath_presse.jpg?itok=XfLC_SQE" title="Bayreuther Festspiele" width="468" /><br />
	© Bayreuther Festspiele</p>
<p>Le Gunther de <strong>Michael Kupfer-Radecki </strong>donne du caractère a son personnage, quitte à forcer parfois sa voix qui reste essentiellement lyrique. Le jeu d&rsquo;acteur impressionne : rarement a-t-on rendu avec autant de férocité le caractère superficiel et veule du personnage. Sa Gutrune confirme les promesses de <em><a href="/das-rheingold-bayreuth-une-petite-comedie">L&rsquo;Or du Rhin</a>,</em> où elle était Freia : <strong>Elisabeth Teige</strong> a une voix aussi opulente que son physique, et elle en joue avec maestria dans le domaine de la séduction pure. Il ne faut pas attendre longtemps avant de voir surgir la tragédienne, et ses appels au III donnent déjà furieusement envie de l&rsquo;entendre dans des rôles plus conséquents. <strong>Olafur Sigurdarson </strong>reste fidèle à lui-même et délivre un Alberich étincelant de noirceur, fêté par le public. <strong>Christa Mayer</strong> (Waltraute) restera une des découvertes de ce<em> Ring</em> : voilà une chanteuse qui sait occuper. Occuper une scène, occuper une acoustique, occuper un récit. Les Nornes sont dominées par <strong>Okka Von Der Damerau</strong>, qui a cependant l&rsquo;intelligence d&rsquo;alléger son émission pour ne pas écraser ses deux comparses. Il est devenu presque routinier pour les critiques envoyés à Bayreuth de souligner l&rsquo;excellence des Choeurs du Festival, et on ne dérogera pas à la tradition pour cette fois : que ce soit dans les houles du II ou les murmures du III, tout est parfait.</p>
<p>Seuls Hagen et les Filles du Rhin déçoivent. Lui à cause d&rsquo;une fatigue qui semble s&rsquo;être installée, et qui prive la voix de tout mordant. <strong>Albert Dohmen</strong> fit pourtant les grands soirs de Bayreuth entre 2006 et 2010, quand il chantait Wotan dans la mise en scène de Tankred Dorst. Mais sa voix n&rsquo;est plus que l&rsquo;ombre d&rsquo;elle-même, et le volume semble s&rsquo;être évaporé. Dommage, parce que la couleur serait parfaite pour Hagen. Les ondines déçoivent aussi parce que, comme dans <a href="/das-rheingold-bayreuth-une-petite-comedie"><em>L&rsquo;Or du Rhin</em></a>, elles trébuchent constamment en matière de rythme et manquent d&rsquo;ampleur.</p>
<p>Le grand triomphateur de ce soir est l&rsquo;orchestre du Festival. Sous la battue désormais complètement assurée de <strong>Cornelius Meister</strong>, qui sait le faire respirer largement, il rutile de mille feux, et aucun des délicats entrelacs du <em>Crépuscule </em>n&rsquo;est ignoré, la trame instrumentale étant à la fois transparente et puissante. La Marche funèbre du III, comme il se doit, fut un moment de grandeur qui fit se mouiller plus d&rsquo;un visage dans la salle. Acclamations dantesques au moment où l&rsquo;orchestre a enfin quitté sa fosse invisible pour récolter les lauriers de ce travail.</p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/edito/de-leternelle-reinvention-de-la-grammaire-wagnerienne">Dans un récent éditorial,</a> Camille De Rijck soulignait la crise qui menace Bayreuth. Ce Ring, avec ses échecs et ses succès, ses tentatives et ses aboutissements, est une forme de réponse : au milieu des difficultés de toutes sortes, l&rsquo;œuvre de Wagner reste vivante, et servie par des gens qui l&rsquo;aiment, jusqu&rsquo;à se fourvoyer complètement. Plus que jamais, Bayreuth est un atelier, où on essaie, on tombe et on se relève. Rien n&rsquo;aurait sans doute davantage plu au maître qui lançait, dans les dernières années de sa vie : « Enfants, surtout, faites du neuf ! »</p>
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		<title>Le doigt d&#8217;honneur d&#8217;Iréne Theorin au public de Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-doigt-dhonneur-direne-theorin-au-public-de-bayreuth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Sep 2022 05:43:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nouveau scandale sur la colline verte ! Ce mardi soir, à l&#8217;issue du troisième acte du Crépuscule des Dieux, Iréne Theorin a adressé un doigt d&#8217;honneur bref mais bien visible à un spectateur qui la huait. Son geste a provoqué un beau chahut dans le Festspielhaus, le public se divisant à parts égales entre ceux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nouveau scandale sur la colline verte ! Ce mardi soir, à l&rsquo;issue du troisième acte du <em>Crépuscule des Dieux</em>, Iréne Theorin a adressé un doigt d&rsquo;honneur bref mais bien visible à un spectateur qui la huait. Son geste a provoqué un beau chahut dans le Festspielhaus, le public se divisant à parts égales entre ceux qui la soutiennent et ceux qui trouvent son attitude déplacée. Notre <a href="/le-crepuscule-des-dieux-bayreuth-de-lart-de-tout-gacher">compte rendu</a> permettra aux lecteurs de se faire une opinion plus complète sur la prestation de la soprano dans cette œuvre si exigeante pour Brünnhilde.</p>
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		<title>WAGNER, Die Walküre — Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-walkyrie-bayreuth-adagio-giocoso/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Aug 2022 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/adagio-giocoso/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plusieurs commentateurs ont comparé la Tétralogie de Wagner à une symphonie. L&#8217;Or du Rhin serait l&#8217;allegro du début, La Walkyrie le poignant adagio, Siegfried tiendrait lieu de scherzo, et le Crépuscule des Dieux serait le majestueux final. De tout temps, c&#8217;est donc la puissance émotionnelle qui a été reconnue comme trait dominant dans La Walkyrie, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs commentateurs ont comparé la <em>Tétralogie </em>de Wagner à une symphonie.<em> L&rsquo;Or du Rhin </em>serait l&rsquo;allegro du début, <em>La Walkyrie </em>le poignant adagio, <em>Siegfried </em>tiendrait lieu de scherzo, et le <em>Crépuscule des Dieux</em> serait le majestueux final. De tout temps, c&rsquo;est donc la puissance émotionnelle qui a été reconnue comme trait dominant dans <em>La Walkyrie</em>, et les metteurs en scène doivent s&rsquo;y confronter avec plus ou moins d&rsquo;appétence pour le genre. <a href="https://www.forumopera.com/das-rheingold-bayreuth-une-petite-comedie">Après son <em>Or du Rhin</em> déjanté,</a> marqué par une succession ininterrompue de gags, on craignait que <strong>Valentin Schwarz </strong>soit gêné aux entournures par le lyrisme de feu et de glace de la partition. Il n&rsquo;en est rien. L&rsquo;humour n&rsquo;a pas disparu, mais il est mis au service de l&rsquo;expression des sentiments. Si Brünnhilde se comporte parfois comme une enfant, c&rsquo;est pour souligner l&rsquo;affection envahissante que lui porte son père Wotan. Si les Walkyries sont représentées dans une clinique de chirurgie esthétique, c&rsquo;est une preuve de leur narcissisme, qui ne les quittera qu&rsquo;au dernier moment pour aider leur sœur en détresse. Si Fricka vient trinquer avec son mari à la fin de l&rsquo;œuvre, c&rsquo;est pour célébrer son triomphe : Siegmund est mort, et Brünnhile endormie pour très longtemps. La déesse du foyer et de la fidélité a donc tout lieu d&rsquo;exulter.</p>
<p>On mettra de côté un acte I uniformément sérieux, d&rsquo;où toute légèreté est bannie au profit d&rsquo;un travail de fond sur les relations entre les trois personnages, éclairé par un usage sensationnel des lumières et un changement de décor en plein accord avec le lyrisme qui s&rsquo;impose aux voix comme à l&rsquo;orchestre. Si certaines trouvailles apparaissent lumineuses, comme les deux enfants en tenues argentées qui montrent les jeunes années des jumeaux, d&rsquo;autres restent obscures, comme le fait que Sieglinde soit enceinte depuis le début. De Hunding ? De Wotan ? Impossible à déterminer à ce stade&#8230; De toute façon, l&rsquo;ambition de Valentin Schwarz ne semble pas être de fournir une clé de lecture globale pour le cycle, mais d&rsquo;en raconter l&rsquo;histoire avec le plus de plaisir possible pour les spectateurs.</p>
<p>Comme la veille, dans <em>L&rsquo;Or du Rhin</em>, les chanteurs se glissent dans leur rôle avec délices, et semblent épouser complètement le concept scénique, même quand il les met dans des positions inconfortables. Sieglinde doit ainsi chanter dans presque toutes les positions imaginables. Cela n&#8217;empêche pas <strong>Lise Davidsen </strong>de délivrer une prestation fabuleuse, où la puissance ne se transforme jamais en cri, où le lyrisme déchire le cœur tout en gardant au chant sa ligne et sa noblesse. Déjà sublime dans son duo du I et ses quelques répliques angoissées au II, elle crève littéralement le plafond avec son « Nicht sehre dich Sorge » final, où la salle entière semble trembler sous la force de ses supplications. Flagstad ressuscitée, ont dit plusieurs spectateurs lors des entractes. Le compliment n&rsquo;est pas mince, surtout dans un tel endroit.</p>
<p>Plusieurs grincheux se sont plaint de son jumeau. S&rsquo;il est vrai que le Siegmund de <strong>Klaus Florian Vogt</strong> n&rsquo;a pas vraiment de registre grave et qu&rsquo;il privilégie le lyrisme du personnage au détriment de son héroïsme, chacun devra convenir que ce qu&rsquo;on entend est un véritable « bel canto wagnérien », une bouffée de lyrisme dans un répertoire qui met parfois les voix à rude épreuve. Et le volume assumé jusque dans le plus faible pianissimo est la preuve que Vogt a le format de Siegmund, n&rsquo;en déplaise à ses détracteurs. Le Hunding de <strong>Georg Zeppenfeld</strong> s&rsquo;inscrit dans une tradition plus identifiable : la basse wagnérienne sonore et rude, comme on la conçoit souvent à Bayreuth. Comme les moyens sont généreux et la projection excellente, le public lui réserve un triomphe.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/wal_150722_039_cenriconawrath_presse-1.jpg?itok=Ww8C3dyt" title="Bayreuther Festspiele" width="312" /><br />
	© Bayreuther Festspiele</p>
<p>La Brünnhilde d&rsquo;<strong>Irene Theorin </strong>aura droit à un accueil plus mitigé. Il est vrai que son chant est inégal. Si elle nous régale d&rsquo;aigus envoyés comme des javelots, son grave est non seulement moins audible mais il apparaît parfois complètement désorganisé, avec des phrases à peine chantées et qui semblent se perdre dans le néant. On a une Walkyrie tour à tour couverte de gloire et comme perdue dans sa partie, au sujet de laquelle le jugement définitif est comme suspendu jusqu&rsquo;au <em>Crépuscule</em> (la Brünnhilde dans <em>Siegfried </em>sera assurée par Daniela Kohler). La Fricka de <strong>Christa Mayer</strong> confirme ses qualités de la veille : ampleur, dramatisme, jeu de scène millimétré, qualité de la diction. Voilà une épouse qui donne du fil à retordre au roi des dieux. <strong>Tomasz Konieczny </strong>fait son entrée dans le rôle de Wotan, prenant le relais d&rsquo;Egils Sillins. Quel changement ! Enfin, un ton et une autorité qui conviennent au personnage, loin du fantoche pâlichon de la veille. Les moyens sont illimités, et le Polonais peut même se permettre de s&rsquo;en passer, dans le début du duo avec Fricka par exemple, où il se tasse comme écrasé par l&rsquo;autorité de la mégère, avant d&rsquo;exploser au début de son monologue. Le contraste est saisissant, et montre l&rsquo;intelligence du rôle acquise en quelques années. L&rsquo;acte III le montrera avec une intensité, un art de la profération, un investissement qui sont proprement inouïs. La colère, la déception, l&rsquo;envie de vengeance sont reflétées dans ce timbre d&rsquo;airain, qui semble ne jamais donner le moindre signe de fatigue, et qui termine sur la scène du feu magique avec la même fraicheur que les premières mesures de l&rsquo;acte II.</p>
<p>Les Walkyries sont sonores mais inégales, certaines semblant mûres pour des rôles solistes alors que d&rsquo;autres paraissent plutôt sorties d&rsquo;un chœur. La direction musicale de <strong>Cornelius Meister</strong> gagne en assurance, et sa conception du Ring commence à apparaître : celle d&rsquo;un lyrisme contemplatif, aux tempos mesurés, qui fait la part belle aux jeux de timbres dont l&rsquo;<strong>Orchestre du Festival</strong> sait se montrer prodigue. Le pari est tenu avec une belle constance. Etant données les circonstances difficiles dans lesquelles le chef allemand a dû travailler, on avouera ne pas comprendre l&rsquo;hostilité qu&rsquo;une partie du public continue à lui réserver.</p>
<p> </p>
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		<title>Liceu de Barcelone : gala du 175e anniversaire revu et corrigé</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/liceu-de-barcelone-gala-du-175e-anniversaire-revu-et-corrige/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2022 11:20:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les soubresauts de l’actualité obligent le Liceu à revoir le programme du gala de célébration de son 175e anniversaire, le dimanche 3 avril, initialement taillé sur mesure pour Anna Netrebko . La soprano devait offrir une démonstration des différentes facettes de son art en interprétant les rôles de Lady Macbeth, Turandot et Musetta. Trois chanteuses &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les soubresauts de l’actualité obligent le Liceu à revoir le programme du gala de célébration de son 175<sup>e</sup> anniversaire, le dimanche 3 avril, initialement taillé sur mesure pour <strong>Anna Netrebko</strong> . La soprano devait offrir une démonstration des différentes facettes de son art en interprétant les rôles de Lady Macbeth, Turandot et Musetta. Trois chanteuses la remplaceront : <strong>Sondra Radvanovsky</strong> dans l’acte II de<em> Macbeth</em> (aux côtés de <strong>Ludovic Tézier</strong>), <strong>Iréne Theorin</strong> dans l’acte II, scène 2 de <em>Turandot</em> (<strong>Joseph Calleja</strong> lui donnera la réplique) et <strong>Lisette Oropesa</strong> non dans <em>La Bohème</em> mais dans la scène de folie de <em>Lucia di Lammermoor</em>. Les extraits de ces trois opéras, parmi les plus représentés au Liceu (respectivement 117, 86  et 296 fois), seront dirigés par <strong>Marco Armiliato</strong> dans une proposition scénique de <strong>Valentina Carrasco.</strong></p>
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		<title>Turandot</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/turandot-de-madrid-via-tokyo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 08:59:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Puis&#8217;-kong-kong-pran-pa, Ça-oh-râ, Ça-oh-râ&#8230; Ça-oh-râ toujours l&#8217;air chinoâ ! » Bob Wilson avait peut-être en tête ces couplets de la tasse chinoise dans L’Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel quand il préparait sa production de Turandot : l’épure des décors, la géométrique des costumes, la prédominance des couleurs froides évoquent certes une Asie moins chinoise que japonisante. Peu &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Puis&rsquo;-kong-kong-pran-pa, Ça-oh-râ, Ça-oh-râ&#8230; Ça-oh-râ toujours l&rsquo;air chinoâ ! » Bob Wilson avait peut-être en tête ces couplets de la tasse chinoise dans <em>L’Enfant et les Sortilèges </em>de Maurice Ravel quand il préparait sa production de <em>Turandot </em>: l’épure des décors, la géométrique des costumes, la prédominance des couleurs froides évoquent certes une Asie moins chinoise que japonisante. Peu importe au fond : Giacomo Puccini lui-même n’a pas composé son dernier opéra en ethnologue, et l’on ne saurait mettre en cause la cohérence du travail de Wilson, dans lequel l’influence du Nô et du Kabuki se manifestent presque toujours. Mieux, force est de constater que cette esthétique fonctionne ici très bien. Au-delà de sa beauté plastique, qui offre, dès la scène d’ouverture glaçante, des images d’une grande beauté, le spectacle a de la lisibilité (au prix, parfois, d’un certain manichéisme dans les choix des couleurs des costumes : Turandot rouge sang, Calaf immaculé…), de l’élégance, et même une certaine drôlerie, bienvenue dans la scène de Ping, Pang et Pong qui, lors des représentations madrilènes ayant fait l’objet de la présente captation, <a href="https://www.forumopera.com/breve/on-repeint-turandot-lart-doit-etre-inclusif">ne se doutaient pas qu’ils seraient rebaptisés Jim, Bob et Bill lors de la reprise de la production à Toronto.</a></p>
<p>A Madrid, c’est aussi un casting mémorable qui fait de ce DVD une des toutes meilleures versions récentes de <em>Turandot</em>. Timbre d’airain et technique d’acier, habituée d’Isolde et d’Elektra, <strong>Irène Theorin </strong>n’est pas mise en difficulté par le format impressionnant du rôle éponyme. Mais non contente d’assumer crânement l’ambitus de la partition, elle en épouse aussi les contrastes et les subtilités, s’autorisant, dans « In questa reggia », des nuances trop rarement entendues de la part d’autres chanteuses qui, trop occupées à négocier les notes, négligent les mots et le personnage. <strong>Gregory Kunde </strong>lui apporte une réplique étonnante et saisissante : ce sémillant sexagénaire continue d’afficher une santé vocale inaltérable à mesure qu&rsquo;il aborde des répertoires de plus en plus lourds. La longueur du souffle, la facilité des aigus, la clarté du timbre, à peine altérée par la largeur du vibrato, lui donnent encore toutes les cartes pour camper un Calaf presque juvénile, traversant « Nessun dorma » comme si de rien n’était. <strong>Yolanda Auyanet </strong>chante régulièrement Norma, Elisabetta (<em>Don Carlo</em>), Leonora (<em>Il Trovatore</em>) : cela fait-il d’elle une soprano trop imposante pour la douce Liu ? Elle prouve à chaque instant le contraire, pliant sa voix chaleureuse au gré d’une technique lui permettant les <em>piani </em>les plus extatiques comme les éclats les plus fervents. Si tout le reste du casting est à l’avenant de ce trio sans faille, il faut mentionner en particulier la présence émouvante d’un autre grand rossinien dans ce Puccini, en la présence de <strong>Raúl Gimenez </strong>en Altoum.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Nicola Luisotti </strong>vise juste et droit : sa direction exalte les couleurs de l’orchestre et met en valeur les chœurs (excellents !) sans sacrifier la progression dramatique de l’intrigue, porte le drame en évitant grandiloquence et affects… en somme, du Bob Wilson version chef d’orchestre !</p>
<p><iframe allow="autoplay; fullscreen" allowfullscreen="" frameborder="0" height="360" src="https://player.vimeo.com/video/419927617" width="640"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/419927617">Puccini : Turandot (Teatro Real &#8211; Madrid)</a> from <a href="https://vimeo.com/user113339963">Bel Air Classiques</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>PUCCINI, Turandot — Barcelone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-streaming-barcelone-princesse-high-tech-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de Turandot  (visible jusqu&#8217;au 14 octobre 2020), nous vous proposons de retrouver ci-après le compte rendu de la représentation du 07 octobre 2019 . En 1999, après le terrible incendie qui détruisit totalement la salle et la scène, le Liceu rouvrait avec Turandot (Giovanna Casolla). Vingt ans ont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>Turandot </em> (<a href="https://www.arte.tv/fr/videos/091009-000-A/turandot-de-puccini-au-gran-teatre-del-liceu-de-barcelone/">visible jusqu&rsquo;au 14 octobre 2020</a>), nous vous proposons de retrouver ci-après le compte rendu de la représentation du 07 octobre 2019 .</strong></p>
<hr />
<p>En 1999, après le terrible incendie qui détruisit totalement la salle et la scène, le Liceu rouvrait avec <em>Turandot</em> (Giovanna Casolla). Vingt ans ont passé, et c’est à nouveau Turandot qui est à l’affiche. Mais aujourd’hui, il semblerait presque que l’entreprise catalane de spectacle <em>La Fura dels Baus</em> se soit appropriée Turandot un peu partout dans le monde, en direct ou par personne interposée. Camille De Rijck titrait son compte rendu de la récente mise en scène d’Alex Ollé à Tokyo « <a href="https://www.forumopera.com/turandot-tokyo-new-national-theater-turandot-mater-dolorosa">Turandot mater dolorosa</a> », et Guillaume Saintagne celle plus ancienne de Carlus Padrissa à Munich « <a href="https://www.forumopera.com/turandot-munich-turandot-cyber-punk">Turandot cyber punk</a> ». Ce soir, c’est le spécialiste de créations vidéo <strong>Franc Aleu</strong> qui s’attaque pour la première fois à un opéra, avec un passé également <em>Fura dels Baus</em>. Il y a donc dans tout cela un petit air de connivence, car les procédés sont souvent les mêmes, et la dramaturgie torturée de manière voisine. Son choix a été de transposer l’œuvre dans le futur… Pourquoi pas ! Transposons, transposons, il en restera toujours quelque chose…</p>
<p>	Tout tourne ici autour de l’œil : on se trouve d’abord dans un œil, qui est un peu celui d’un cyclone, puis l’on comprend que les lunettes lumineuses que tous les interprètes portent sont des signes de vie (télévision, tablette, téléphone portable, réalité augmentée, 3D, etc.) et qu’ôter ses lunettes à quelqu’un revient à lui ôter la vie. On n’est pas loin de l’acte d’Olympia des <em>Contes d’Hoffmann</em>. Mais s’y ajoutent bien d’autres choses, car le metteur en scène veut aussi dénoncer le machisme, sans pour autant gommer la rédemption de Turandot par l’amour, dont elle comprend la réalité grâce au sacrifice de Liù. Et donc, après avoir puisé dans l’imagerie populaire de la Vierge du Pilar, de Sœur Marie de l’Incarnation selon les canons de l’école de Beuron, ou même des madones troubles de Pierre et Gilles, il impose à la malheureuse Turandot de terminer l’opéra penchée en <em>mater dolorosa</em> sur le corps inanimé de Liù.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" height="301" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/5002-507ca_bofill.jpg?itok=HjCjtCLN" width="468" /><br />
	© Photo Antoni Bofill</p>
<p>Le spectacle en lui-même est somptueux, mais trop c’est trop. Tournette en délire perpétuel, pyramide évoquant le pouvoir mais crachant des fumées comme un volcan, Ping, Pang et Pong finissant enfermés dans d’énormes bulles de savon, débauche de laser, d’images synthétiques, de couleurs et de lumières, on ne sait plus où regarder, et les personnages principaux sont un peu noyés dans la masse. Et puis on a une impression d’étouffement, un peu comme si cette mise en scène avait été prévue pour une scène plus grande et se trouvait ici à l’étroit. Par ailleurs l’énorme casque-lunettes porté par Turandot (on pense à Métropolis autant qu’au système automatique de choix de verres correcteurs inventé par les Frères Lissac) rend peu perceptibles ses expressions, même de près. Donc elle exprime peu de choses, si ce n’est par la voix.</p>
<p>	Et là, les choses sont plus positives, avec une distribution dont la qualité première est l’unité et l’équilibre. <strong>Iréne Theorin</strong> réussit ce soir un sans-faute, avec une voix stable encore qu’un peu prudente au début, se libérant totalement ensuite pour surmonter sans effort apparent les éclats d’un orchestre boosté par un <strong>Josep Pons</strong> en grande forme. Sans doute le casque qu’elle porte est-il plutôt inconfortable et ne l’aide-t-il pas, et c’est vrai que l’on ne retrouve ni la puissance ni l’expressivité de deux des grandes interprètes du passé, Birgit Nilsson et Eva Marton. Mais cela est largement compensé par une prestance et une implication sans faille, rendant le personnage attachant à défaut d’être vraiment sympathique.</p>
<p>	Car la sympathie va forcément à la pauvre Liù, plus malheureuse que les pierres, et cela se voit. A l’applaudimètre, <strong>Ermonela Jaho</strong> l’emporte haut la main. Et pourtant, qu’apporte-t-elle au personnage en dehors d’interminables minauderies ? Elle joue simplement le rôle d’une cantatrice en train de chanter Liù, mais cela plaît au public. En revanche, son chant est de qualité, d’une grande technicité, et quelques notes filées, surtout au début, emportent l’adhésion.</p>
<p>	<strong>Jorge de León</strong> est un Calaf d’excellente tenue, dont la voix se marie fort bien avec celle de la princesse de ses rêves. Sans doute atteint-il rapidement ses limites en matière d’identification au personnage, et à la fin de l’opéra, le voir contempler interminablement le casque qu’il a arraché à Turandot sans pouvoir rien exprimer d’autre que l’étonnement d’une poule ayant trouvé un canif, montre aussi les limites atteintes ce soir en termes de direction d’acteurs. Mais côté vocal, la voix est belle, la projection parfaite, et la puissance bien en adéquation avec le lieu.</p>
<p>	L’excellent Timur d’<strong>Alexander Vinogradov</strong> est, comme Liù, un peu trop traditionnel, mais la voix est magnifique et l’interprète attachant. Les Ping, Pang et Pong de <strong>Toni Marsol</strong>, <strong>Francisco Vas</strong> et <strong>Mikeldi Atxalandabaso</strong> arrivent à s’extraire du poids des éléments scéniques pour faire vivre aussi bien que possible leurs trois personnages si ambigus par une musicalité et des ensembles quasi sans faille. Saluons <strong>Chris Merritt</strong> (Altoum), qui a l’air de beaucoup s’amuser à contempler, depuis son trône haut perché, toute l’agitation ambiante.<br />
	Enfin, dans le petit rôle d’un mandarin, on remarque la prestation très prometteuse de <strong>Michael Borth</strong>. Les chœurs assurent avec vaillance leur partie.</p>
<p>	<a href="https://www.arte.tv/fr/videos/091009-000-A/turandot-de-puccini-au-gran-teatre-del-liceu-de-barcelone/">Voir la vidéo</a></p>
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