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	<title>Eva Maria WESTBROEK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Nov 2023 09:36:54 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Eva Maria WESTBROEK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Wagner, La Walkyrie &#8211; Simon Rattle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wagner-la-walkyrie-simon-rattle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous terminions notre compte-rendu enthousiaste du premier volet de cette Tétralogie en appelant la suite de nos vœux. Au premier chef, c&#8217;est la direction de Simon Rattle, avec sa finesse arachnéenne, qui nous avait séduit. Mais ce qui convient à L&#8217;Or du Rhin, à ses niveaux géologiques, à son ton si particulier, à la minéralité &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous terminions <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wagner-das-rheingold-simon-rattle/">notre compte-rendu enthousiaste du premier volet de cette Tétralogie</a> en appelant la suite de nos vœux. Au premier chef, c&rsquo;est la direction de <strong>Simon Rattle</strong>, avec sa finesse arachnéenne, qui nous avait séduit. Mais ce qui convient à<em> L&rsquo;Or du Rhin</em>, à ses niveaux géologiques, à son ton si particulier, à la minéralité de son propos, allait-il convaincre au même titre dans <em>La Walkyrie</em> ? Le moins que l&rsquo;on puisse dire est qu&rsquo;on n&rsquo;est pas déçu. Le chef reproduit, dans un contexte différent, toutes les qualités qui faisaient le prix du prologue. En premier lieu une transparence inouïe du tissu orchestral. Depuis quand n&rsquo;avions nous pas entendu un prélude du premier acte aussi haletant, grâce à une articulation parfaite ? Qui aujourd&rsquo;hui parvient à rendre aussi déchirants les solos de violoncelle lors de la première rencontre entre Siegmund et Sieglinde ? Lors du duo proprement dit, tout s&rsquo;enflamme à l&rsquo;orchestre, mais le chef veille à ne laisser passer aucun débordement, et tous les plans sonores restent clairs, étagés, discernables, jusqu&rsquo;au dernier accord, qui claque comme un coup de fouet. Le sommet reste cependant un acte III où le travail sur les bois relève du sublime, et où Simon Rattle fait tour à tour avancer et reculer son orchestre, l&rsquo;ouvrant et le refermant tel un éventail, en fonction des oscillations des personnages. Du tout grand art, servi par un <strong>Orchestre de la radio bavaroise</strong> au sommet de ses moyens.</p>
<p>La seule chanteuse de <em>L&rsquo;Or du Rhin</em> que nous retrouvons ici est la Fricka <strong>d&rsquo;Elisabeth Kulman</strong>. Elle aussi réussit sa mue. Autant elle fut onctueuse lorsque sa partie le réclamait, autant elle parvient à montrer ici la dignité outragée qu&rsquo;on attend d&rsquo;elle. La voix est d&rsquo;une étoffe toujours aussi somptueuse, avec des graves à se pâmer, et la scène qu&rsquo;elle fait à Wotan a grande allure. Pour un peu, elle deviendrait presque sympathique, ce qui serait un contresens. Il faut dire que son mari a un peu de peine à exister face à elle. Appelé en dernière minute à remplacer un Michael Volle souffrant, <strong>James Rutherford</strong> ne comble pas vraiment. Certes, son timbre est de toute beauté, et la présence est celle d&rsquo;un vrai roi des dieux. Mais le discours manque de tranchant, la diction est un peu molle, les consonnes pas suffisamment projetées. Surtout, on ne trouve rien dans cette incarnation qui a sorte du rang, qui la rende mémorable à quelque titre que ce soit. Un honorable chanteur de province, dans un coffret de ce niveau, cela dépare un peu. Après les insuffisances de Michael Volle, voilà donc ce Ring lancé sans un vrai Wotan. Captée avant <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-crepuscule-des-dieux-bayreuth-de-lart-de-tout-gacher/">ses problèmes vocaux qui hérissèrent le public de Bayreuth</a>, <strong>Irene Theorin</strong> offre des aigus solides et agréablement allégés lorsqu&rsquo;il le faut, en osmose avec un chef qui veut à tout prix éviter le côté tonitruant. Sa Brünhilde est finement dessinée, déjà plus humaine que divine, et terriblement en empathie avec le couple des Wälsungen.</p>
<p>Des Wälsungen qui, au même titre que la direction de Sir Simon, font de ce coffret un incontournable. En bons jumeaux, ils ont les mêmes qualités : une puissance, une présence et une projection phénoménales, ainsi qu&rsquo;un équilibre rarement atteint entre héroïsme et humanité. C&rsquo;est vrai de <strong>Stuart Skelton</strong>, dont le métal est fêlé juste ce qu&rsquo;il faut pour laisser passer la souffrance. Un Siegmund valeureux mais qui est notre frère en humanité à nous tous. Et ses « Wälse ! » sont d&rsquo;une durée plus qu&rsquo;honorable. C&rsquo;est encore plus vrai <strong>d&rsquo;Eva-Maria Westbroek,</strong> qui trouve enfin l&rsquo;occasion d&rsquo;immortaliser sa Sieglinde au disque, après l&rsquo;avoir promenée sur toutes les grandes scènes du monde. La voix est large, autant que celle de Brünhilde (le « Nicht sehre dich Sorge um mich » fera trembler vos enceintes), mais c&rsquo;est la puissance de l&rsquo;amour qui s&rsquo;exprime ici, avec une vérité bouleversante. Le duo du I, que l&rsquo;on croyait usé à force de l&rsquo;avoir écouté, retrouve la force de la sève aux premiers jours du printemps. Les Walkyries sont inégales, ce qui étonne au milieu tant de luxe, et le Hunding de <strong>Eric Halfvarson</strong> divisera. Il y aura ceux qui adhèrent, et ceux qui pointeront à raison ce que ce chant peut avoir de trémulant, voire de délabré. Pour notre part, nous avouerons fondre face à une telle profusion du son, jointe à tant d&rsquo;autorité. A l&rsquo;heure du bilan, les qualités l&#8217;emportent largement, même si une Walkyrie sans Wotan d&rsquo;exception laisse fatalement un goût de trop peu. Mais pour son chef électrisant, son orchestre diaphane et son couple d&rsquo;amoureux, on est sûr de revenir souvent à ce coffret.</p>







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		<title>Staatsoper Hambourg 2023-24 : Olivier Messiaen est de retour</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/staatsoper-hambourg-2023-24-olivier-messiaen-est-de-retour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Mar 2023 05:43:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une bien belle saison 2023-24 qui s’annonce à Hambourg&#160;; Kent Nagano, directeur musical, a présenté une programmation forte de cinq nouvelles productions et vingt-neuf reprises. En voici les lignes saillantes. La saison commencera en septembre avec une nouvelle production de Boris Godunov mis en scène par Frank Castorf et dirigé par Kent Nagano (Alexander &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une bien belle saison 2023-24 qui s’annonce à Hambourg&nbsp;; <strong>Kent Nagano</strong>, directeur musical, a présenté une programmation forte de cinq nouvelles productions et vingt-neuf reprises. En voici les lignes saillantes.</p>
<p>La saison commencera en septembre avec une nouvelle production de <em>Boris Godunov</em> mis en scène par <strong>Frank Castorf</strong> et dirigé par Kent Nagano (<strong>Alexander Tsymbalyuk</strong> tiendra le rôle-titre). Autre événement, en octobre, <strong>Dmitri Tcherniakov</strong> proposera une nouvelle <em>Salome</em> dirigé par Nagano avec <strong>Asmik Grigorian</strong> et <strong>Violeta Urmana</strong>. En avril, <strong>Adam Fischer</strong> dirigera une nouvelle <em>Clemenza</em> <em>di</em> <em>Tito</em> avec <strong>Michèle Losier</strong> en Sesto. Mais l’événement majeur de l’année sera la nouvelle production de <em>Saint-François d’Assise</em> dans une mise en scène de <strong>Thomas Jürgens</strong>, <strong>Julia Mottel</strong> et <strong>Georges Delnon</strong>. <strong>Johannes Martin Kränzle</strong> sera François et <strong>Anna Prohaska</strong> l’Ange.</p>
<p>Parmi les reprises signalons <em>Turandot</em> (<strong>Evelino</strong> <strong>Pidò</strong> /<strong>Catherine Foster</strong>, <strong>Gregory Kunde</strong>), <em>Don</em> <em>Carlos</em> mis en scène par <strong>Peter Konwitschny</strong> et le Philippe d’<strong>Alexander</strong> <strong>Vinogradov</strong>, un <em>Fliegender</em> <em>Holländer</em> de haute lignée (<strong>Franz-Josef Selig</strong>, <strong>Michael Spyres</strong>, <strong>Michael Volle</strong>, <strong>Gabriela Scherer</strong>), <em>Peter</em> <em>Grimes</em> (Gregory Kunde), <em>Norma</em> avec <strong>Olga Peretyatko</strong> et <strong>Marcelo Álvarez</strong>, <em>Lady Macbeth von Mzensk</em> (<strong>Eva-Maria Westbroeck</strong>), <em>Manon</em> (<strong>Pene Pati</strong> sera Des Grieux) et <em>Die Tote Stadt</em> avec <strong>Klaus Florian Vogt</strong> en Paul.</p>
<p>Sans oublier les concerts exceptionnels de <strong>Sonya Yoncheva</strong> et <strong>Jakub Józef Orliński</strong>. Toutes les représentations sont à <a href="https://www.staatsoper-hamburg.de/downloads/2223/Oper_23-24_web.pdf?m=1677759788&amp;">retrouver ici</a>.</p>


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		<title>BERG, Wozzeck — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wozzeck-paris-bastille-dune-actualite-troublante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Mar 2022 05:43:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>S’il est un chef-d’oœvre de la culture européenne enfant de la guerre, c’est bien Wozzeck. Sa source, la pièce de Buchner germe dans les débris des guerres napoléoniennes et de la médecine de guerre balbutiante. L’opéra de Berg voit le jour entouré des gueules cassées du premier conflit mondial. C’était cette filiation que William Kentridge &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>S’il est un chef-d’oœvre de la culture européenne enfant de la guerre, c’est bien <em>Wozzeck</em>. Sa source, la pièce de Buchner germe dans les débris des guerres napoléoniennes et de la médecine de guerre balbutiante. L’opéra de Berg voit le jour entouré des gueules cassées du premier conflit mondial. C’était cette filiation que <a href="https://www.forumopera.com/wozzeck-salzbourg-plus-noir-que-le-fond-de-la-mare"><strong>William Kentridge</strong> mettait en images en 2017 à Salzbourg</a> en proposant un bric-à-bric aussi foutraque que l’esprit torturé de Wozzeck, tout autant victime que bourreau. En cinq ans, ce spectacle illustratif a conservé sa puissance d’évocation et ses images de désolation de la guerre trouvent un écho troublant aux guerres des empires que l’on voit renaitre autour de nous. Symbole de plus, s’il était nécessaire, le tambour-major porte un brassard bleu et or… Nous enfantons aujourd’hui les Wozzeck de demain.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/agathe_poupeney_opera_national_de_paris-wozzeck-21-22-agathe-poupeney-onp-1-.jpg?itok=wRCZf-Jb" title="© Agathe Poupeney / ONP" width="468" /><br />
	© Agathe Poupeney / ONP</p>
<p>Deux chanteurs de la distribution salzbourgeoise ont suivi la production à Paris. <strong>Gerhard Siegel </strong>se rit toujours autant des aigus et écarts meurtriers du Capitaine en même temps qu’il compose un parfait pleutre cruel. <strong>John Daszak</strong>, présent lui aussi en Autriche, sera resté en France après les représentations de <em>Khovantchina</em>. Son Tambour-major résiste tant bien que mal à l’écriture assassine de Berg et en impose scéniquement. L’Opéra national de Paris aura su réunir autour de ces deux vétérans une solide distribution jusque dans les plus petits rôles. <strong>Heinz Göhrig</strong> se révèle un fou presque poète. <strong>Mikhail Timoshenko</strong> et <strong>Tobias Westman</strong> illuminent la scène de groupe du deuxième acte : fraicheur du timbre, qualités expressives… Leur numéro juchés sur l’armoire est parfait d’ironie grinçante. <strong>Tansel Akzeybek</strong> s’appuie sur un registre supérieur solide pour composer un Andrès bien plus affirmé que ce que le livret pourrait laisser penser. Enfin <strong>Marie-Andrée Bouchard-Lesieur</strong> sort Margret de l’anonymat relatif où la cantonnent ses quelques répliques. La voix est charnue et la présence scénique indéniable. <strong>Falk Struckmann</strong>, particulièrement inspiré, dessine un docteur machiavélique. Enfin, c’est avec plaisir que Paris revoit <strong>Eva-Maria Westbroek </strong>sur ses planches. Elle fait montre d’une santé vocale impressionnante et se permet jusqu’à des <em>piani </em>aigus du plus bel effet. <a href="https://www.forumopera.com/wozzeck-amsterdam-krzysztof-warlikowski-revient-a-berg">Habituée du rôle</a>, excellente actrice, elle saisit chacun des aspects de cette femme tour à tour grave et adultère. <strong>Johan Reuter</strong> construit son personnage comme un long crescendo vers la folie. Timbre sombre, voix posée, calme, ses premières scènes décrivent un soldat hors du monde, un brin loufoque. Les sévices des autres, l’âpreté de la société, la déception amoureuse vont le faire basculer. Le chant se muscle, le volume suit la courbe jusqu’à une dernière scène hallucinée.</p>
<p><strong>Susanna Mälkki</strong> choisit la même gradation. Le premier acte parait presque doux, bercé dans une mise en place remarquable et une précision rythmique à faire pâlir les métronomes. La dynamique est la bonne, l’attention au plateau – et aux choeurs très en forme – sans faille. Le deuxième et troisième acte sortent de ce cadre propret mais sans non plus céder à la furie nécessaire. Au global, cette lecture manque de contrastes, de bruit mais aussi des quelques viennoiseries dont Berg a saupoudré cette oeuvre glaçante. </p>
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		<item>
		<title>Ring de Bastille : Kaufmann et Westbroek forfaits</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ring-de-bastille-kaufmann-et-westbroek-forfaits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2020 17:23:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux des solistes – et non des moindres – du Ring de Bastille ont déclaré forfait : Jonas Kaufmann qui devait interpréter le rôle de Siegmund préfère limiter ses voyages en cette période de pandémie. Il sera remplacé par Stuart Skelton ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle sauf bien sûr pour les fans inconditionnels &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Deux des solistes – et non des moindres – du <em>Ring</em> de Bastille ont déclaré forfait : <strong>Jonas Kaufmann</strong> qui devait interpréter le rôle de Siegmund préfère limiter ses voyages en cette période de pandémie. Il sera remplacé par <strong>Stuart Skelton</strong> ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle sauf bien sûr pour les fans inconditionnels du ténor allemand. De son côté,  <strong>Eva-Maria Westbroek</strong> se voit contrainte de renoncer à tout déplacement, son époux ayant contracté le virus. C’est <strong>Lise Davidsen</strong> qui assurera le rôle de Sieglinde à sa place.</p>
<p>D’autre part il serait question d’annuler les retransmissions en direct de ces concerts qui seront malgré tout enregistrés en vue d’une diffusion ultérieure. Quant à leur captation vidéo, un temps envisagée, elle serait définitivement passée à la trappe.</p>
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		<item>
		<title>PUCCINI, La fanciulla del West — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-fanciulla-del-west-new-york-quand-le-classique-fonctionne-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de La fanciulla del West (visible du 27 juillet 01h30 heure de Paris jusqu&#8217;au 28 juillet 00h30 sur le site du MET), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 17 octobre 2018. C’est quelque chose de symboliquement touchant que d’assister à une &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>La fanciulla del West </em>(visible du 27 juillet 01h30 heure de Paris jusqu&rsquo;au 28 juillet 00h30 sur le site du <a href="https://www.metopera.org/">MET</a>), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 17 octobre 2018.</strong></p>
<hr />
<p>C’est quelque chose de symboliquement touchant que d’assister à une représentation de <em>La </em><i><em>f</em>anciulla del West</i> au Metropolitan Opera House, commanditaire et créateur de la partition en 1910. Bien qu’il ne soit certainement pas l’ouvrage le plus connu de Puccini, ce western lyrique s’est tout de même ménagé une place de choix au cœur de la saison new-yorkaise. Il n’est donc pas surprenant de le voir servi par une distribution de haut vol, qui conjugue des protagonistes stars à une belle brochette de seconds rôles.</p>
<p>Avec une absence notoire d’airs aisément repérables, la <i>Fanciulla</i> est un casse-tête à distribuer, tant les interventions des différents personnages sont découpées en de nombreuses exclamations, interjections ou dialogues, dans un feu d’artifice vocal qui rappelle <i>Falstaff</i> ou le deuxième acte de <i>La Bohème</i>. C’est donc à chacun des chanteurs de trouver le juste milieu entre style récité et beau chant. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="363" src="/sites/default/files/styles/large/public/fan5.jpg?itok=1Bls3Ia8" title="© Ken Howard / Met Opera" width="468" /><br />
	© Ken Howard / Met Opera</p>
<p>Question lyrisme, le baryton <b>Oren Gradus</b> se sert de la complainte de Jake Wallace pour s’assurer un succès bien mérité. Encore plus remarquable est la prestation pleine de style et de noblesse de <b>Michael Todd Simpson</b> en Sonora, chez qui un timbre brillant répond à une belle incarnation scénique. <b>Carlo Bosi</b> ne sacrifie pas au chant trop aigrelet que le ténor bouffe de Nick requiert d’habitude. Ici aussi, la prestation vocale est de haut rang, tout comme les débuts de <b>James Creswell</b> en Ashby, très à l’aise musicalement et scéniquement. </p>
<p><b>Željko Lučić</b> donne à son Jack Rance des allures bienvenues de Scarpia, concentrant toute la hargne du personnage dans son timbre noir et maussade. On craint quelques fatigues dans le début de la prestation, mais un deuxième acte survolté chasse tous les doutes possibles. Attendu depuis quatre ans (après tant d’annulations et de rebondissements dans son actualité new-yorkaise), <b>Jonas Kaufmann</b> fait avec Dick Johnson son retour au Met. La voix semble ici aussi sur la réserve par endroits, ne passant pas nécessairement le bouillonnant orchestre de Puccini. Mais cette économie ne rend que plus visible les véritables éclats de lyrisme du rôle, et les soupirs de la déclaration d’amour du premier acte fendraient le cœur du plus invétéré de ses détracteurs. <b>Eva-Marie Westbroek</b> trouve avec Minnie un rôle à la taille de ses moyens vocaux. Ne souffrant d’aucune faiblesse sur l’ensemble de sa tessiture (quels graves !), elle incarne une jeune femme passionnée, dont la présence scénique rayonne dans tout l’ouvrage. </p>
<p>La direction musicale de <b>Marco Armiliato</b> dévoile un Orchestre du Metropolitan en grande forme. On retrouve enfin le lyrisme qui nous faisait défaut dans <a href="/samson-et-dalila-new-york-met-new-york-puisquon-vous-dit-quil-peut-le-faire"><i>Samson et Dalila</i></a>, sans pour autant perdre la souplesse si chère à l’orchestre de Puccini. Gageons à l’inverse qu’un peu plus de réserve aurait été bienvenue pour mieux faire passer les chanteurs, notamment dans le duo Dick/Minnie du deuxième acte. La prestation tout à la fois virtuose et éloquente du chœur d’hommes du Metropolitan est également à saluer.</p>
<p>Avec le raté de la veille dans <a href="/samson-et-dalila-new-york-met-new-york-puisquon-vous-dit-quil-peut-le-faire"><i>Samson et Dalila</i></a>, il y avait beaucoup à craindre de la mise en scène de <b>Giancarlo del Monaco</b>. C’est finalement avec enthousiasme que l’on accueille cette proposition, pourtant ultra-classique. Pas de transposition, pas de lecture peu conventionnelle des personnages, pas d’originalité folle dans les décors et les costumes, mais il faut reconnaître que cela fonctionne. C’est principalement une direction d’acteur virtuose qui est le point fort du spectacle, avec un premier acte remarquable dans sa gestion du rapport entre les solistes et le chœur. </p>
<p><a href="https://www.metopera.org/user-information/nightly-met-opera-streams/?utm_source=720OperaStreamsNewsletterW19&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=2021_stream&amp;utm_content=version_A">Voir la vidéo</a><br />
	 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-fanciulla-del-west-new-york-quand-le-classique-fonctionne-streaming/">PUCCINI, La fanciulla del West — New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Eva-Maria Westbroek, pas d&#8217;Ariane à Hong Kong</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/eva-maria-westbroek-pas-dariane-a-hong-kong/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 10:50:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/eva-maria-westbroek-pas-dariane-a-hong-kong/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce devait être l&#8217;un des fleurons du festival de Hong Kong : les 21 et 23 février, deux représentations d&#8217;Ariane à Naxos en provenance de l&#8217;Opéra de Munich allaient être accueillies au Hong Kong Cultural Centre, dans la production de Robert Carsen, sous la direction d&#8217;Asher Fisch. Hélas, le coronavirus en a décidé autrement, et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce devait être l&rsquo;un des fleurons du festival de Hong Kong : les 21 et 23 février, deux représentations d&rsquo;<em>Ariane à Naxos</em> en provenance de l&rsquo;Opéra de Munich allaient être accueillies au Hong Kong Cultural Centre, dans la production de <strong>Robert Carsen</strong>, sous la direction d&rsquo;<strong>Asher Fisch</strong>. Hélas, le coronavirus en a décidé autrement, et c&rsquo;est toute l&rsquo;édition 2020 du festival qui vient de passer à la trappe. <strong>Eva-Maria Westbroek</strong> ne chantera donc ni la Primadonna du prologue, ni Ariane. Après l&rsquo;annulation de sa Kundry dans <em>Parsifal</em> à Palerme en janvier, les fans de la soprano néerlandaise guettaient pourtant le retour de leur idole. Prochaine échéance scénique : Sieglinde à l&rsquo;Opéra de Paris en mai prochain.</p>
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		<title>Retour de Parsifal à Palerme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/retour-de-parsifal-a-palerme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 12:55:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après 65 ans d’abstinence, pour ouvrir la programmation 2020 à partir du 26 janvier prochain, le Teatro Massimo de Palerme, retrouve Parsifal. Omer Meir Wellber – dont c’est la première saison comme directeur musical de la grande maison sicilienne – bouscule les habitudes. Chef principal du BBC Manchester Orchestra, principal chef invité du Semperoper de Dresde, il a &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après 65 ans d’abstinence, pour ouvrir la programmation 2020 à partir du 26 janvier prochain, le Teatro Massimo de Palerme, retrouve <em>Parsifal</em>. <strong>Omer Meir Wellber</strong> – dont c’est la première saison comme directeur musical de la grande maison sicilienne – bouscule les habitudes. Chef principal du BBC Manchester Orchestra, principal chef invité du Semperoper de Dresde, il a choisi de diriger l’ultime chef-d’œuvre, dans une nouvelle mise en scène de <strong>Graham Vick</strong>, en coproduction avec le Teatro Communale de Bologne. La distribution en est particulièrement prometteuse (<strong>Eva Maria Westbroeck</strong>, <strong>Daniel Kirch</strong>, <strong>Evgeny Nitkin</strong>…). Le chef précise ses intentions : « <em>Ce sera un anti-Parsifal : il est important qu’aujourd’hui nous considérions Wagner comme un compositeur seulement. Nous devons effacer de son image toutes les choses qui ont sédimenté sur sa musique, afin que nous puissions voir seulement ce qu’il a écrit, allant au-delà de toutes les problématiques qui ont été ajoutées à travers le temps</em> ». Plus d&rsquo;informations sur le <a href="http://www.teatromassimo.it/calendario/opere/parsifal.html">site du Teatro Massimo</a>.</p>
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		<title>En direct de New-York : Philippe Jordan embrase le Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/en-direct-de-new-york-philippe-jordan-embrase-le-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Mar 2019 04:34:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de sa création sur la scène du Metropolitan Opera qui s’est étalée sur deux saisons, 2010/2011 pour les deux premiers volets et 2011/2012 pour les deux suivants, le Ring signé Robert Lepage avait été intégralement retransmis dans les cinémas avant de faire l’objet d’une parution en DVD. Cette année, alors que le Met repropose &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa création sur la scène du Metropolitan Opera qui s’est étalée sur deux saisons, 2010/2011 pour les deux premiers volets et 2011/2012 pour les deux suivants, le <em>Ring</em> signé<strong> Robert Lepage</strong> avait été intégralement retransmis dans les cinémas avant de faire l’objet d’une parution en DVD. Cette année, alors que le Met repropose le cycle entier entre mars et mai, seule <em>La Walkyrie</em>, sans doute le plus populaire des quatre ouvrages, a les honneurs du grand écran. L’imposante machine imaginée par le metteur en scène canadien, constituée de gigantesques pales qui figurent tour à tour la hutte de Hunding, les montures des Walkyries et le rocher de Brünnhilde, crée des images spectaculaires notamment au début du deuxième acte lorsque les pales en question sont chevauchées par les filles de Wotan et à la fin du trois, lorsqu’elles se dressent verticalement et que la Walkyrie apparaît en leur sommet, la tête en bas, au milieu d’effets de lumières rouges symbolisant des flammes.</p>
<p>Deborah Voigt, la première Brünnhilde de cette production présente la soirée. La soprano américaine aura à cœur d’interviewer, en plus des interprètes principaux, <strong>Eve Gigliotti</strong> et <strong>Kelly Cae Hogan</strong> qui incarnaient déjà Siegrune et Gerhilde à ses côtés il y a huit ans. Le reste de la distribution est entièrement renouvelé à l’exception d’<strong>Eva-Maria Westbroek</strong> qui retrouve avec bonheur le rôle de Sieglinde auquel elle apporte sa douceur et sa féminité. Le timbre a conservé sa fraîcheur d’antan et la voix son volume, notamment au troisième acte lorsqu’elle chante « O hehrstes Wunder ! Herrlichste Maid ! » dominant l&rsquo;orchestre avec une intensité dramatique saisissante. A ses côtés <strong>Stuart Skelton</strong> campe un Siegmund à la voix solide et bien projetée. Au premier acte, ses « Wälse ! Wälse ! » percutants et longuement tenus, filmés en contre-plongée comme pour en accroître l’impact, mettent la salle en délire. Tous deux seront longuement ovationnés lors des saluts ainsi que <strong>Günther Groissböck</strong>, Hunding impressionnant aux graves profonds et sonores. Au cours de son interview, la basse autrichienne annonce sa participation au <em>Ring </em>de Bayreuth en 2020 cette fois en Wotan, une prise de rôle qui promet d’être captivante. <strong>Greer Grimsley</strong> en revanche interprète ce personnage avec une certaine réserve et une voix aux graves rocailleux qui, pour autant qu’on puisse en juger au cinéma, semble manquer de projection. Cependant, au trois il parvient à trouver des accents poignants lors des adieux à sa fille, qu’il interprète avec une grande intégrité vocale. La Fricka de <strong>Jamie Barton</strong> en impose d’emblée grâce à l’ampleur de sa voix aux aigus tranchants et à son registre grave étoffé qui renforce son autorité. Enfin, <strong>Christine Goerke</strong>  campe une Walkyrie atypique qui a tendance à minauder à son entrée en scène, altérée par des « Hojotoho » instables mais au fil des actes son personnage acquiert la grandeur tragique et la puissance que l’on attend de cette héroïne pour culminer dans une scène finale déchirante.</p>
<p>Grand triomphateur de la soirée, <strong>Philippe Jordan</strong> en impose dès le prélude qu’il dirige avec un tempo vif, une énergie et des contrastes impressionnants. Tout au long de l&rsquo;ouvrage, il offrira aux chanteurs un tapis sonore somptueux, sans cesser de maintenir une tension dramatique soutenue jusqu’au dernier accord, qui lui vaudra des acclamations enthousiastes après chaque entracte et une ovation debout au rideau final.</p>
<p>Le samedi 11 mai le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live <em>Dialogues des carmélites</em> sous la direction de Yannick Nézet-Séguin.    </p>
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		<title>Wozzeck</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wozzeck-le-cauchemar-des-seventies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Feb 2019 07:59:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 1962, Krzysztof Warlikowski a atteint l’adolescence au beau milieu des années 1970 et ne s’en est visiblement jamais remis. Du moins est-ce l’impression que l’on peut avoir en voyant la mise en scène de Wozzeck qu&#8217;il a conçue pour l&#8217;Opéra d&#8217;Amsterdam. L&#8217;intrigue est située dans un univers où se rencontrent les pantalons pattes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Né en 1962, <strong>Krzysztof Warlikowski</strong> a atteint l’adolescence au beau milieu des années 1970 et ne s’en est visiblement jamais remis. Du moins est-ce l’impression que l’on peut avoir en voyant la mise en scène de <em>Wozzeck</em> qu&rsquo;il a conçue <a href="http://https://www.forumopera.com/wozzeck-amsterdam-krzysztof-warlikowski-revient-a-berg">pour l&rsquo;Opéra d&rsquo;Amsterdam</a>. L&rsquo;intrigue est située dans un univers où se rencontrent les pantalons pattes d’éph et cols pelle-à-tarte <em>seventies </em>pour les messieurs, jupes au-dessus du genou et coiffures gonflées <em>sixties</em> pour les dames. Un monde à la fois libéré (avec sa petite robe zippée en latex, Marie a tout l’air d’exercer le plus vieux métier du monde) et régi par des conventions aussi rigides que la laque qui maintient les cheveux en place : le spectacle s’ouvre sur un long prologue mimé, sur une musique qui n’a rien à partager avec celle d’Alban Berg, et où l’on voit des enfants habillés en petits adultes participer à un concours de danses de salon, le fils de Wozzeck et Marie se sentant exclus de ce cercle très fermé. Dans ce milieu étouffant, le « héros » retrouve son métier de coiffeur, celui qu’il exerçait dans la vraie vie, puisque Büchner s’est inspiré d’un fait divers survenu à Leipzig, comme le rappelle un texte projeté au début de la représentation. Coiffeur et non plus soldat, le Wozzeck de Warlikowski est un pauvre type, traduction moderne du fameux « Wie arme Leute », qui traîne partout son mal-être, sa coupe de cheveux ringarde, ses lunettes moches et sa veste blanche trop grande pour lui. Un minable qui finit par passer à l’acte, poussé à bout par les exigences de la société et par la trahison de Marie, la vie tout entière du personnage apparaissant comme une sorte de long cauchemar dont il ne se réveille qu’à l’instant de mourir. Cette production nous éloigne évidemment de l’Allemagne du XIX<sup>e</sup> siècle et de l’univers militaire (ni le Capitaine ni le Tambour-major ne porte ici d’uniforme), mais le drame y prend un relief assez saisissant. Même si l’on recommandera plutôt une version plus traditionnelle à qui en serait simplement à découvrir l’œuvre – le flou sur les différents lieux de l’action peut sembler déconcertant à certains moments –, ce spectacle s’inscrit parmi les lectures qui apportent un éclairage original.</p>
<p>Ce caractère incisif, on le trouve aussi dans la direction claire et agressive de <strong>Marc Albrecht</strong>. L’orchestre phiharmonique des Pays-Bas le suit parfaitement dans cette démarche, tout comme le chœur de l&rsquo;Opéra d&rsquo;Amsterdam, et le chœur d’enfants qui intervient à la toute fin de l’œuvre. Mais bien sûr, l’intérêt de ce DVD tient aussi beaucoup aux solistes réunis sur le plateau, chacun livrant une véritable performance sur le plan théâtral, grâce au travail accompli avec Krzysztof Warlikowski ; les passages où le parlé se substitue plus ou moins insensiblement au chanté sont de ce point de vue particulièrement réussis. On citera d’abord le jeune <strong>Jacob Jutte</strong>, fils de Wozzeck, excellent comédien auquel on fait même réciter une sorte de fable (en néerlandais) durant l’un des entractes. Les deux apprentis, dont l’un en travesti, se transforment en duo de music-hall, et Margret elle-même est ici une chanteuse (de jazz ?) en robe-fourreau dont Wozzeck vient perturber le travail. Parmi les seconds rôles, on distingue <strong>Marcel Beekman</strong>, vu à Paris en Platée, dont la voix haut-perchée fait merveille dans les glapissements expressionnistes du Capitaine. En contrepoids, <strong>Willard White</strong> est un Docteur beaucoup moins halluciné qu’on ne le voit parfois, un Docteur qui semblerait presque raisonnable dans son délire tant la voix impose une autorité naturelle et sereine. L’Andres de <strong>Jason Bridges </strong>est moins rêveur, moins poète que d’autres titulaires du rôle, mais non moins en voix. Du Tambour-major, <strong>Frank Van Aken</strong> a bien la stature et l&rsquo;ampleur. Quant aux deux rôles principaux, il est bien agréable d’entendre Marie confiée à une grande voix lyrique comme celle d’<strong>Eva-Maria Westbroek</strong>, malgré un vibrato parfois un peu large dans l’aigu forte ; la musique de Berg y gagne des résonances wagnériennes et straussiennes qu’on ne soupçonne pas toujours avec des interprètes plus strictement étiquetées « musique du XX<sup>e</sup> siècle ». De son côté, <strong>Christopher Maltman</strong> se montre un acteur impressionnant, ravagé de tics nerveux ; s’il possède un timbre moins sombre que d’autres Wozzeck avant lui, il se rattrape amplement par son intelligence du texte et par sa totale adhésion à ce cauchemar ordinaire que propose Warlikowski.</p>
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		<title>TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-dame-de-pique-londres-roh-hermann-et-les-heureux-errements-dherheim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jan 2019 04:25:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Précédemment créée à Amsterdam, disponible en DVD et récemment diffusée dans les cinémas en direct de Londres, la production de Stefan Herheim a été amplement chroniquée dans nos pages. Comme souvent chez ce metteur en scène, deux intrigues coexistent. Dans le drame original, Hermann aime Lisa promise au prince Eletski. Alors qu&#8217;elle l&#8217;attend pour se donner à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Précédemment créée à <a href="/la-dame-de-pique-amsterdam-piotr-ilyitch-le-prince-travesti">Amsterdam</a>, disponible en <a href="/dvd/pique-dame-piotr-aime-nikolai-qui-aime-medea">DVD</a> et récemment diffusée dans les cinémas en direct de <a href="/breve/en-direct-de-londres-trop-de-tchaikovski-nuit-a-tchaikovski">Londres</a>, la production de <strong>Stefan Herheim </strong>a été amplement chroniquée dans nos pages. Comme souvent chez ce metteur en scène, deux intrigues coexistent. Dans le drame original, Hermann aime Lisa promise au prince Eletski. Alors qu&rsquo;elle l&rsquo;attend pour se donner à lui, le jeune homme essaye d&rsquo;extirper à la grand-mère de la jeune fille, une martingale magique pour gagner au jeu, causant la mort de la grand-mère de saisissement. Lisa se suicide en se jetant dans un canal. Hermann, à qui la vieille comtesse est apparue en songe pour lui indiquer les trois cartes gagnantes, se rend à la salle de jeu. Il gagne les deux premiers coups, mais au troisième, c&rsquo;est une autre carte qui sort : la Dame de Pique, où il croit voir le visage ricanant de la vieille femme. Il se tue. L&rsquo;intrigue surajoutée se base sur la vie intime présumée du compositeur. Si l&rsquo;homosexualité de celui-ci est avérée, ainsi que l&rsquo;échec de son mariage avec la jeune  Antonina Miliukova, les conditions de sa mort sont toujours discutées. Tchaïkovski aurait contracté (volontairement ou pas) le choléra en absorbant un verre d&rsquo;eau non stérilisée, puisée dans la Néva. Pour certains, il s&rsquo;agirait d&rsquo;un suicide (à l&rsquo;arsenic cette fois) lié à la découverte de la relation du compositeur avec un jeune officier (mineur). Enfin, partenaires à la ville comme à la scène, Nikolay et Medea Figner ont respectivement créé les rôles d&rsquo;Hermann et de Lisa. Au méta-niveau du drame, Herheim fait du prince Eletski (Tchaïkovski) l&rsquo;amoureux platonique d&rsquo;Hermann (Nikolay Figner) auquel il cède sa future épouse Lisa (Medea Figner). Présent durant toute la soirée (tantôt interprété par le baryton, tantôt par un acteur), Tchaïkovski reste un créateur, qui s&rsquo;inspire de son drame personnel pour composer l&rsquo;oeuvre qui vient transcender son impasse sentimentale. Pour créer un effet de loupe, les choeurs sont grimés à l&rsquo;identique des personnages principaux, perdant toute existence propre. Le verre d&rsquo;eau réapparait régulièrement : mort de la Comtesse par le poison, suicide de Lisa (qui, de toute façon, aurait bu la tasse dans la Néva), etc. Lisa en Ange noir de la mort ; Tchaïkovski s&rsquo;automutilant avec sa plume d&rsquo;oie, entouré de figures de Saint-Sébastien ; les trois cartes de la martingales devenant trois pages de partition musicale ; l&rsquo;impératrice Catherine jouée par un Hermann sardonique ; on noircirait des colonnes à raconter les détails de cette mise en scène, qu&rsquo;il faut voir plusieurs fois pour en apprécier la richesse, et encore, sans être sûr d&rsquo;avoir tout saisi. Pour brillante qu&rsquo;elle soit, la mise en scène d&rsquo;Herheim semble parfois tourner en rond, mais la production est d&rsquo;une grande beauté, souvent spectaculaire (à la fin de la première partie, les choeurs sont dans la salle et invitent le public à se lever pour l&rsquo;arrivée de l&rsquo;impératrice). On ne pourra reprocher à Herheim d&rsquo;avoir plaqué une vision personnelle étrangère à ce drame car c&rsquo;est justement sa marque de fabrique ! Mais avouons qu&rsquo;il y a là de quoi désarçonner un public non préparé (alors que ses <em><a href="/les-vepres-siciliennes-copenhague-traitement-de-choc">Vêpres siciliennes</a></em> en ces mêmes lieux étaient lisibles aux deux niveaux), surtout un samedi soir quand on cherche avant tout un divertissement, même de haut niveau. Enfin, la vision d&rsquo;Herheim contribue à évacuer une grande partie du sentimentalisme de Tchaïkovski pour revenir à la nouvelle de Pouchkine, au ton autrement plus sarcastique (on pourrait noter que le compositeur avait lui-même plaqué son romantisme sur une oeuvre qui ne l&rsquo;était pas).</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="261" src="/sites/default/files/styles/large/public/0250_the_queen_of_spades_production_photo_c_roh_2018._photographed_by_catherine_ashmore.jpg?itok=odfIfYNu" title="© Catherine Ashmore" width="468" /><br />
	© Catherine Ashmore</p>
<p>Face à un tel foisonnement, les chanteurs passent un peu au second plan, et c&rsquo;est sans doute tant mieux. Démonstration est faite qu&rsquo;il ne suffit pas toujours d&rsquo;aligner des noms connus pour satisfaire l&rsquo;oreille. En Hermann, <strong>Aleksandrs Antonenko </strong>rachète ses dernières apparitions scéniques qui nous avaient quelque peu inquiétés (il avait également dû annuler sa participation à la captation vidéo diffusée quelques jours auparavant). Certes les aigus sont parfois un peu trop droits, la souplesse laborieuse, avec des problèmes de justesse dans les vocalisations un peu rapides, mais ce chant plutôt animal trouve sa complète justification dans ce rôle. Hermann / Figner n&rsquo;a pas plus d&rsquo;égards pour Eletski / Tchaïkovski que pour la Comtesse. Herheim en fait plutôt un manipulateur aveuglé par ses désirs qu&rsquo;un amoureux romantique. Le ténor letton sait aussi nuancer avec intelligence : les deux couplets de son dernier air sont ainsi parfaitement différenciés, tant dramatiquement que vocalement, et sa mort est émouvante. <strong>Eva-Maria Westbroek </strong>n&rsquo;a pas les mêmes talents pour tirer parti de son état vocal actuel : vrillé, esquivé ou crié, l&rsquo;aigu est une épreuve, pour elle comme pour l&rsquo;auditeur, et sa grande scène tombe à plat. <strong>Vladimir Stoyanov </strong>offre un chant stylé, très musical, mais la voix manque un peu de largeur de timbre et de projection. <strong>John Lundgren</strong> est un luxe absolu en Tomski dont les deux airs, aux premier et dernier actes, sont de véritables joyaux. Couleur, puissance, aisance dans l&rsquo;aigu, gestion du souffle : c&rsquo;est absolument remarquable. À 74 ans, <strong>Felicity Palmer</strong> incarne une comtesse absolument terrifiante dramatiquement. L&rsquo;ancien soprano reconverti n&rsquo;éprouve aucune difficulté vocale dans ce rôle de contralto, avec des graves abyssaux, et sans vibrato envahissant. Sa réminiscence murmurée de l&rsquo;air de Grétry, « Je crains de lui parler la nuit », tiré de son <em>Richard Cœur de Lion</em>, est un moment suspendu dans le temps proche du sublime. La distribution est complétée par une pléthore de seconds rôles, globalement excellents, desquels on retiendra en particulier la fraîche Pauline d&rsquo;<strong>Anna Goryachova </strong>et le délicieux Prilepa de<strong> Jacquelyn Stucker</strong>.</p>
<p><strong>Antonio Pappano </strong>offre une direction plutôt en phase avec la mise en scène, davantage analytique que fiévreuse, sauf dans les passages plus romantiques, amoureusement ciselés. Si les cordes de l&rsquo;orchestre restent toujours aussi élégantes, les réserves d&rsquo;usage s&rsquo;appliquent à la prestation des cuivres. Parfaitement préparés par <strong>William Spaulding</strong>, les choeurs sont superlatifs.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-dame-de-pique-londres-roh-hermann-et-les-heureux-errements-dherheim/">TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique — Londres (ROH)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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