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	<title>Lambert WILSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lambert WILSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Chœur du NFM de Wroclaw &#8211; La Côte-Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/choeur-du-nfm-de-wroclaw/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Placés sur deux rangs en arc de cercle autour de l’autel, les chanteurs du chœur nous offrent un récital de musique sacrée auquel nul ne peut rester indifférent. La thématique retenue comme l’interprétation nous prennent à la gorge. On ne peut qu’admirer et être touché par une forme d’effroi et de grâce, tant les qualités &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Placés sur deux rangs en arc de cercle autour de l’autel, les chanteurs du chœur nous offrent un récital de musique sacrée auquel nul ne peut rester indifférent. La thématique retenue comme l’interprétation nous prennent à la gorge. On ne peut qu’admirer et être touché par une forme d’effroi et de grâce, tant les qualités d’émission, les timbres, la précision, la justesse sont exemplaires. Sur des textes extraits des psaumes 125 et 94, Gorecki nous offre son <em>Euntes ibant et flebant</em>, opus 32 (1972). Voix de femmes, puis d’hommes, divergent à partir d’un unisson, qui se fera pédale, procédé novateur en son temps, mais toujours porteur d’émotion tendue, d’attente. Le langage n’a pas pris une ride, et son effet demeure, comme celui de l’irruption de la lumière (accord parfait suivi d’harmonies qui nous renvoient aux polyphonies de la Renaissance et du baroque). Œuvre majeure dont la modernité s’enracine dans la tradition, la <em>Lukaspassion</em> (1966) de Penderecki allait marquer durablement le chant choral de son empreinte et participer au rayonnement du compositeur. Le passage retenu, <em>In pulverem mortis deduxisti me,</em> également <em>a cappella</em>, n’est pas moins remarquable.</p>
<p>Au lendemain de la mémorable <em>Enfance du Christ</em> (1) donnée au Festival Berlioz, le chœur de la NFM de Wroclaw se produit dans l’église de La Côte Saint-André, à l’acoustique généreuse, idéale pour tel programme. Composé par <strong>Lionel Sow</strong>, familier de longue date des œuvres retenues (2), qu’il a enregistrées cette année (Accord), il renvoie à la thématique médiévale de la danse macabre. Celle-ci n’a pas seulement inspiré Saint-Saëns. Honegger, Frank Martin l’ont magistralement illustrée, et –&nbsp;moins connu en France, Hugo Distler, que nombre d’auditeurs découvrent à cette occasion. La mort gouverne donc ce programme, centré sur sa <em>Totentanz</em> (de sa <em>Geistliche Chormusik</em>). Le trouble, les inquiétudes, les tourments, l’angoisse prévalent même si la rédemption et le paradis sont promis. Au cœur du programme, après les deux pièces en latin des Polonais Gorecki et Penderecki et avant un motet de Max Reger, l’ample fresque étant écrite pour chœur mixte, flûte et récitant, l’instrument l’ouvrira par la quatrième des <em>Cinq miniatures</em> que Philippe Hersant écrivit en 1995. Aussitôt la <em>Totentanz</em>, la sarabande de la partita BWV 1013 de Bach, participera au retour à la sérénité. Le flûtiste rend pleinement justice à la <em>Miniature</em> pour flûte alto, d’une exigence singulière. La chaleur, la rondeur de l’émission grave de l’instrument captivent, valorisées par une écriture qui n’est pas sans évoquer l’Extrême-Orient. La sarabande de Bach nous laisse perplexe&nbsp;: stylistiquement, on est loin du baroque, sans compter le timbre inapproprié de l’instrument moderne. Les interventions de la flûte ponctueront les 14 «&nbsp;Sprüche&nbsp;» [phrases], initiées par le chœur, et commentées par le récitant. Des poèmes dialogués, la Mort avec d’autres personnages empruntés à des peintures illustrant la danse macabre (d’une église de Lübeck), feront alterner des pages confiées au chœur à quatre voix mixtes avec le texte (traduit en français) confié ici à <strong>Lambert Wilson</strong>. &nbsp;Associé régulièrement à la production de l’ouvrage par Lionel Sow, il engage toutes ses qualités au service du texte riche, puissant, contrasté. La voix du merveilleux conteur est impérieuse, puissante, timbrée à souhait. Cependant, malgré les oppositions qu’appelle le texte, la véhémence est constante (on imagine les prêches de Savonarole), terrible dans ses imprécations, et l’on est fasciné, subjugué. Les modelés, les contrastes du chœur attestent son excellence et sa familiarité avec ce répertoire exigeant.</p>
<p>Pour conclure, après la sarabande pour flûte dont il a été question plus haut, la plénitude recueillie (à 5 voix, les soprani sont dédoublées), les tourments du <em>O Tod, wie bitter bist du</em> [Ô mort, comme tu es amère], de Max Reger. L‘émotion y est constante, faisant appel à la puissance de l’unisson.&nbsp; Hommage au public français, c’est le merveilleux <em>Notre père</em> de Maurice Duruflé qui sera donné en bis, participant à la sérénité retrouvée.</p>
<p>Seul regret, au terme de ce bouleversant concert, que le public n’ait pu s’approprier les textes chantés, qu’ils soient en latin ou en allemand, réduisant le chant choral à une dimension instrumentale.</p>
<pre>(1) Lien <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/berlioz-lenfance-du-christ-la-cote-saint-andre/">L’enfance du Christ – La Côte Saint-André</a>;&nbsp;
(2) Lionel Sow nous a ouvert son jardin secret, qui signait il y a plus de vingt ans des <em>Chants faciles pour les funérailles</em>.</pre>
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		<item>
		<title>BERNSTEIN, Candide &#8211; Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bernstein-candide-strasbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Mar 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Emménageant à Strasbourg pour ses études, l&#8217;auteure de ces lignes avait découvert un dispositif formidable qui permit à des générations d&#8217;étudiants de profiter à prix très réduits d&#8217;une offre culturelle de haute qualité et des émotions esthétiques afférentes : la carte Culture. Cette dernière fête ses trente ans, l&#8217;occasion d&#8217;investir la Aula – superbe patio &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Emménageant à Strasbourg pour ses études, l&rsquo;auteure de ces lignes avait découvert un dispositif formidable qui permit à des générations d&rsquo;étudiants de profiter à prix très réduits d&rsquo;une offre culturelle de haute qualité et des émotions esthétiques afférentes : la carte Culture. Cette dernière fête ses trente ans, l&rsquo;occasion d&rsquo;investir la Aula – superbe patio couvert du Palais Universitaire de Strasbourg – pour une version concertante du <i>Candide</i> de Bernstein dont une représentation, gratuite, était même réservée cette semaine aux étudiants alsaciens ! </span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Evoquer Leibniz, <span style="color: #000000">fut-ce</span> avec irrévérence, à quelques pas de la statue du philosophe et des amphis, amener l&rsquo;opéra au cœur même d&rsquo;un lieu emblématique de l&rsquo;université, voilà une proposition hautement pertinente pour les jeunes artistes de <b>l&rsquo;Opéra Studio de l&rsquo;Opéra national du Rhin</b> sous la houlette experte de <b>Lambert Wilson</b>. Narrateur ironique à l&rsquo;humour grinçant, tour à tour cabotin, crooner ou libidineux, le comédien-chanteur campe un Pangloss hilarant de certitudes qui rend l&rsquo;action aussi limpide que dynamique ; au point que l&rsquo;absence de mise en scène n&rsquo;est jamais pesante. Leonard Bernstein lui-même avait d&rsquo;ailleurs fait le même choix en 1989 dans sa version avec le London Symphony Orchestra.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Ni ennui, ni temps mort, donc, dans cette soirée réjouissante, au diapason des tempi – très – enlevés choisis par l&rsquo;excellent jeune chef de l&rsquo;Opéra Studio, <b>Samy Rachid</b>. Ce dernier habite la partition des pieds à la tête, dansant presque face à <b>Orchestre symphonique de Mulhouse </b>à l&rsquo;interprétation décoiffante, toute en vitalité juvénile, et ce, dès l&rsquo;ouverture.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Acoustiquement, le lieu n&rsquo;est pas simple, les artistes ne s&rsquo;entendent sans doute pas très bien d&rsquo;où quelques décalages. Sans cesse le chef se penche en arrière vers les chanteurs, accroche leur regard pour donner les entrées, puis pirouette vers l&rsquo;avant pour soutenir le Chœur de l&rsquo;Opéra national du Rhin à la pâte sonore opulente même si son anglais n&rsquo;est pas toujours très clair.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Côté solistes, le Maximilien d&rsquo;<b>Oleg Volkov</b> impose sa prestance décontractée et la projection puissante d&rsquo;un organe au grain généreux sans aucun effort apparent.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Liying Yang</b>, quant à elle, prête sa voix riche à la belle autorité au personnage délicieusement dévoyé de la vieille dame.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><span style="color: #1d1d1d">Nommée Révélation classique de l’ADAMI</span> en 2021, <b>Brenda Poupard</b><span style="color: #1d1d1d"> collabore régulièrement avec</span> l<span style="color: #1d1d1d">e Poème Harmonique. Elle campe </span>une Paquette tout en fruité que l&rsquo;on aurait aimé plus entendre, tout comme <b>Andrei Maksimov</b>, impeccable d&rsquo;autorité vocale ou encore <b>Iannis Gaussin </b>dont le Vanderdendur, félin, matois, révèle un vrai sens comique servi par une projection puissante et percussive.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Tous rejoignent le couple d&rsquo;amoureux dans des ensembles bien équilibrés où perce le plaisir manifeste de pasticher tous les genres en jouant des couleurs et des nuances.</span></span></p>
<p style="text-align: center"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-126868 aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Candide-7574presse-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /><br />
© DR</p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">La Cunégonde de <b>Floriane Derthe</b> est un concentré de charme en fourreau lamé qui brille également par un timbre charnu, des aigus aussi faciles que ses graves sont bien campés. On perd parfois le personnage quand son œil trahit trop clairement la chanteuse en quête d&rsquo;un appui pour une entrée mais il ne s&rsquo;agit là que d&rsquo;un défaut de jeunesse.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">La révélation de la soirée est sans conteste <b>Glen Cunningham</b> qui, tout en assumant la modeste fonction du gouverneur, s&#8217;empare avec maestria du rôle titre en remplacement de son collègue, <b>Damien Arnold</b>, malade. Le jeune ténor force l&rsquo;admiration tant il parvient à se détacher de la partition pour incarner un Candide tout d&rsquo;ingénuité et de naturel, tant dans l&rsquo;émission que dans le jeu, rendant l&rsquo;incarnation naïve totalement crédible, ce qui est loin d&rsquo;être facile.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Si l&rsquo;instrument n&rsquo;est pas démesuré, les <em>forte</em> sont d&rsquo;une indéniable autorité, les <em>piani</em> délicatement filés dans un remarquable travail des nuances. Le chanteur colore même ses différents personnages d&rsquo;une palette différente faisant montre d&rsquo;une intelligence musicale qui force l&rsquo;admiration.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Le propos universaliste de Voltaire est ainsi porté avec brio par des chanteurs du monde entier : chinois, russe, australien, écossais autant que français dans u<span style="color: #1d1d1d">ne version généreuse de cette « farce d&rsquo;étudiant » qui nous démontre avec jubilation combien les voies de l&rsquo;optimisme sont impénétrables. </span></span></span></p>
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		<item>
		<title>Felicity Lott, Lambert Wilson, Jacqueline Bourgès-Maunoury — Dinard</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/felicity-lott-lambert-wilson-jacqueline-bourges-maunoury-dinard-entente-very-cordiale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Aug 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après une première édition acrobatique liée au Covid ainsi qu&#8217;au Brexit – et à la difficulté de faire traverser la Manche aux artistes –, Dinard Opening débute avec une soirée emblématique de l&#8217;esprit d&#8217;ouverture du festival franco-britannique. Lambert Wilson, parrain de cette saison 2022, y compose avec Felicity Lott un impeccable couple de music-hall qui décline &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après une première édition acrobatique liée au Covid ainsi qu&rsquo;au Brexit – et à la difficulté de faire traverser la Manche aux artistes –, Dinard Opening débute avec une soirée emblématique de l&rsquo;esprit d&rsquo;ouverture du festival franco-britannique.</p>
<p><strong>Lambert Wilson</strong>, parrain de cette saison 2022, y compose avec <strong>Felicity Lott</strong> un impeccable couple de music-hall qui décline en bilingue l&rsquo;éventail des possibles amoureux de la mélodie jusqu&rsquo;à la comédie musicale avec de sérieuses limites techniques mais un abattage qui n&rsquo;a d&rsquo;égal que leur complicité.</p>
<p>Ce programme inédit, créé pour l&rsquo;occasion, s&rsquo;appuie sur le piano remarquablement attentif et sans afféterie de <strong>Jacqueline Bourgès-Maunoury</strong>. La musicienne connaît bien les deux artistes qu&rsquo;elle a déjà accompagnés pour plusieurs spectacles au croisement de la musique et de la littérature.</p>
<p>Les trois acolytes déambulent en une trentaine de numéros sur la carte du Tendre de la musique légère sans se préoccuper d&rsquo;un fil narratif ou d&rsquo;une chronologie sentimentale.</p>
<p>Le duo d&rsquo;entrée, « Darling, je vous aime beaucoup » d&rsquo;Anna Sosenko, donne immédiatement le ton délicieusement « franglish » de la soirée avant un superbe extrait de <em>Gigi</em>, « I remember it well », qui souligne à quel point ces deux-là ne se prennent pas au sérieux. Ils y interprètent un « colloque sentimental » de fantaisie où deux vieux amants n&rsquo;ont plus du tout les même souvenirs de leur rencontre, au point que l&rsquo;on s&rsquo;interroge : ce sont-ils jamais rencontrés ? Les deux chanteurs sont tout aussi crédibles et charmants en jeunes premiers pour le Duo de l&rsquo;âne de <em>Véronique</em> ou «  All I ask of you », extrait de <em>The Phantom of the Opera</em>.</p>
<p>Par la suite, Lambert Wilson s&rsquo;expose à plusieurs reprises bien au-delà de ses moyens vocaux, notamment dans les mélodies de Vaughan Williams dont il aurait pourtant aisément pu faire l&rsquo;économie, tant le programme est déjà (trop) roboratif. Les aigus sont vacillants, le corps peu impliqué vocalement, la justesse problématique. Le comédien heureusement sauve le chanteur ; Il est si drôle en adolescent emprunté dans les chants traditionnels adaptés par Benjamin Britten !</p>
<p>Dame Felicity Lott lui donne la réplique avec la générosité qu&rsquo;on lui connaît, y compris lorsqu&rsquo;elle reste silencieuse – comme dans «  Don’t put your daughter on the stage, Mrs. Worthington » de Noël Coward – rendant parfaitement crédible leur couple, qu&rsquo;ils interprètent comme des personnages de leur génération ou deux gamins qui aiment décidément bien dindons et moutons (<em>la Mascotte, </em>Audran).</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/c_candide_camera_3292.jpg?itok=kb5LclTk" title=" © Candide Camera" width="468" /><br />
	 © Candide Camera</p>
<p>La chanteuse ne violente jamais sa voix, travaille ses faiblesses avec délicatesse, accentuant l&rsquo;expression, les couleurs , les nuances dont de très beaux piani. L&rsquo;élégance vocale autant que scénique est une vraie leçon, que ce soit dans le si drôle «  Never say no to a man », extrait de <em>State Fair</em> de Richard Rodgers, le fripon «  A Bar on the Piccola Marina » de Noël Coward ou encore le mutin «  Ça fait peur aux oiseaux » de Paul Bernard.</p>
<p>La parfaite maîtrise des styles musicaux ainsi que le merveilleux talent d&rsquo;acteur de ces deux conteurs trouvent leur apogée dans de beaux moments d&rsquo;émotion comme «  If Love were all » de Noël Coward ou enfin «  How could I ever know ? » , tiré du S<em>ecret Garden</em> de Lucy Simon.</p>
<p>Dinard accueille encore d&rsquo;éclectiques et tentantes propositions jusqu&rsquo;au 12 août comme les King&rsquo;s singers le 7, Keyvan Chemirani le 8 ou encore Stacey Kent pour la clôture du festival.</p>
<p>
	 </p>
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		<item>
		<title>Musiques en fête 2016 : un aperçu des festivités</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/musiques-en-fete-2016-un-apercu-des-festivites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2016 05:57:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2011, Musiques en fête propulse l’opéra dans le petit écran à une heure de grande écoute.  Présentée par Claire Chazal et Alain Duault, l’édition 2016 réunira comme à chaque fois chanteurs d’opéra et de variété pour un programme dont l’exigence fluctuera de « Syracuse » chanté par Lambert Wilson à l’air de Jean dans Herodiade interprété &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2011, Musiques en fête propulse l’opéra dans le petit écran à une heure de grande écoute.  Présentée par Claire Chazal et Alain Duault, l’édition 2016 réunira comme à chaque fois chanteurs d’opéra et de variété pour un programme dont l’exigence fluctuera de « Syracuse » chanté par <strong>Lambert Wilson</strong> à l’air de Jean dans <em>Herodiade</em> interprété par <strong>Bryan Hymel</strong>.  On attend aussi beaucoup de l’hommage aux trois ténors par <strong>Florian Laconi, Philippe Talbot et</strong> <strong>Jean-Pierre Furlan. Julie Fuchs, Béatrice Uria-Monzon, Vannina Santoni, Gabrielle Philiponet, Florian Sempey, Alisa Kolosova et Ermonela Jaho </strong>complèteront la distribution.<strong> Luciano Acocella </strong>et<strong> Didier Benetti </strong>se partageront la direction de l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo. Que dire d’autre pour ne pas tout révéler ? L’émission est diffusée le 20 juin prochain sur France 3 et <a href="http://culturebox.francetvinfo.fr/" target="true" rel="noopener">culturebox</a>.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="270" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x4babra" width="480"></iframe></p>
<p>
	<a href="http://www.dailymotion.com/video/x4babra_musiques-en-fete-2016-teaser_tv" target="_blank" rel="noopener">Musiques en Fête 2016 (teaser)</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/france3" target="_blank" rel="noopener">france3</a></i></p>
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			</item>
		<item>
		<title>SONDHEIM, A Little Night Music — Paris (Châtelet)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/a-little-night-music-paris-chatelet-paris-acclame-sondheim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 14:53:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Stephen Sondheim, compositeur et parolier américain, exceptionnel homme de théâtre et de musique avant tout, va fêter ses 80 ans. Paris vient de lui offrir un bel anniversaire! Il a fait le voyage, ce 15 février 2010, pour assister à la création au Châtelet de l’un de ses plus beaux chefs d’œuvre, que Broadway vient &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          <strong>Stephen Sondheim</strong>, compositeur et parolier américain, exceptionnel homme de théâtre et de musique avant tout, va fêter ses 80 ans. Paris vient de lui offrir un bel anniversaire! Il a fait le voyage, ce 15 février 2010, pour assister à la création au Châtelet de l’un de ses plus beaux chefs d’œuvre, que Broadway vient aussi de reprendre à New York. Le théâtre, debout, l’a acclamé au salut final. Belle revanche sur une ville qui l’ignorait encore, il y a peu, et qui lui rend ainsi hommage. Merci le Châtelet !</p>
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<p>Soirée très parisienne que cette première. Le ban et l’arrière-ban s’y pressent. On chuchote que le compositeur est là ! Les bien pensants de l’art lyrique tentent de raccrocher les wagons qu’ils ont laissé passer, les fans ne cachent pas leur joie, les commentaires vont bon train sur un compositeur dont deux minutes auparavant on ignorait l’existence (Mieux vaut dénigrer haut et fort dans ces cas-là, c’est plus sûr : « musique trop saccadée, il est meilleur comme parolier ! » Sic ! …et j’en passe!). Le public, au début, cherche ses marques : est-on dans G. B. Shaw ou dans O. Wilde, dans Proust ou Tchekov ? Est-on à l’Opéra ou à la Royal Shakespeare Company ? Et, soudain, dans le théâtre, on retient son souffle, l’attention et l’émotion deviennent palpables. Jusqu’au triomphe final.</p>
<p>L’œuvre a été créée en 1973 à New York et a connu aussitôt un grand succès. Après <em>Company </em>et <em>Follies</em> qui avaient fait beaucoup parler d’eux mais qui avaient dérouté une partie du grand public, Sondheim, avec <em>A Little Night Music</em>, devient un créateur incontournable à Broadway. Cette fois, critique et public sont unanimes. Et pourtant, comme dans toutes ses œuvres, Dieu sait s’il sait brouiller les pistes, s’il aime étourdir son public dans les dédales qu’il prend un malin plaisir à dessiner. L’œuvre, au début, a toutes les allures d’un hommage à la grande opérette viennoise. N’est-on pas dans la valse en permanence ? Mais voilà ! Cette valse devient obsessionnelle et ses variations font tourner la tête autant que ces effluves ravéliennes qui rappellent, dans l’ouverture, cette autre <em>Valse</em> à laquelle il est fait souvent référence (belle chorégraphie de <strong>Andrew George)</strong>. Quelquefois, ce sont simplement des bribes de valses qui nous entêtent et qui nous rappellent les minimalistes américains. Les mots aussi s’entrechoquent dans le livret (« saccadé » ?), à la manière d’un Alfred Jarry, et nous rappellent que l’opérette française avait longtemps fait du fatras littéraire sa marque de fabrique. </p>
<p>La valse qui tourbillonne ici cache donc bien son jeu. Le livret d’<strong>Hugh Wheeler </strong>est inspiré du film de Bergman <em>Sourires d’une nuit d’été</em>. On est en Suède au début du XXe siècle, dans une sorte de théâtre dans le théâtre (avec, en avant scène, une rampe crue, digne du Boulevard du Crime), lors d’une nuit d’été qui ne tombe jamais et qui distille une sourde angoisse que Sondheim sait chanter mieux que quiconque. La vieille dame, ancienne courtisane flétrie par tant d’amours ratées, annonce que, dans sa propriété, où plusieurs couples, faits et défaits, vont se côtoyer, la nuit sourira trois fois : pour les jeunes, les fous et pour ceux dont l’âge ne se dit plus. La vieille dame, c’est la mythique <strong>Leslie Caron</strong>, qui, à son entrée en scène, est accueillie par une salve d’applaudissements. Et elle est chez elle dans ce rôle. Tant pis si elle s’égare dans son texte, elle n’en est que plus touchante. Les couples se retrouveront, comme dans l’aube athénienne de Shakespeare, et la vieille dame s’éteindra doucement. Le rideau tombera lui aussi lentement sur cette douce solitude : ce sera enfin la sérénité d’un vrai crépuscule.</p>
<p>Mais rien ici de mélodramatique. L’humour vient toujours à point pour étrangler le pathos. De plus, Sondheim a pris soin de faire commenter l’action, en une sorte de clin d’œil amusé à la distanciation brechtienne, par un quintette vocal, interprété par des chanteurs d’opéra aux techniques et aux timbres remarquables qui sont aussi des personnages du drame. Il invoque même Brahms en donnant à ce quintette le nom de « Liebeslieder ». Ce n’est pas anodin. Dans les <em>Liebeslieder Walzer</em> brahmsiens, le quatuor vocal chante des valses aux amoureux, les conseillent ou les raillent comme dans <em>A Little Night Music</em>. Il ne manque au cycle que l’intrigue et le théâtre. Nul doute que Sondheim y a songé. Ainsi, aux Lieder <em>Wie des Abends schöne Röte </em> et <em>O die Frauen </em> de Brahms, par exemple, Sondheim répond par <em>The sun won’t set </em> et <em>In praise of Women</em>! On l’a compris : en humaniste cultivé, Stephen Sondheim peuple sa nuit d’été de tous ces miroirs dans lesquels nous nous contemplons en permanence.</p>
<p>La mise en scène de <strong>Lee Blakeley</strong> en rend tout le merveilleux avec la même intelligence, par un long cheminement, de la nuit la plus sombre qui débute par ce quintette très opératique, jusqu’aux prémices d’une d’aurore boréale, aux feux de laquelle on peut se brûler. La première partie se déroule dans la pénombre des théâtres ou des lourdes tentures des demeures bourgeoises. Puis la toile de fond se lève brusquement, à la campagne, sur une lumière qui aveugle soudain : celle de ce crépuscule nordique interminable où les personnages trouveront la clarté nécessaire pour se révéler à eux-mêmes.   </p>
<p><strong>Jonathan Stuckhammer</strong> dirige l’Orchestre Philharmonique de Radio France avec toute la sensualité et l’ironie requises et les musiciens rendent honneur à cette sublime musique. Les personnages sont superbement campés par des acteurs-chanteurs rompus à ce genre de théâtre musical. <strong>Greta Scacchi</strong> incarne de manière touchante Désirée Armfeldt, artiste en déshérence en quête d’un amour perdu. C’est une grande actrice mais sa voix chantée peine à s’épanouir. C’est un peu frustrant dans le célèbre « Send in the clowns ». Heureusement, <strong>Lambert Wilson</strong>, qui a étudié le chant, vient superbement à sa rescousse dans la reprise du thème à la fin de l’ouvrage. Il incarne à merveille l’avocat Egermann et en dessine avec acuité toutes les subtilités. Un grand artiste ! <strong>David Curry </strong>qui interprète Henrik, son fils, avec justesse et émotion, est un ténor qui se joue sans problèmes de la tessiture du rôle. <strong>Rebecca Bottone</strong> (Anna) et <strong>Nicolas Garret</strong> (le Comte) chantent aussi bien qu’ils jouent. Tous les interprètes sont à citer avec une mention pour Petra, la servante, rôle écrit dans la grande tradition de Broadway, où <strong>Francesca Jackson</strong> se taille un franc succès. Le décor de <strong>Rae Smith</strong> est superbe, le raffinement des costumes de <strong>Jo van Schuppen</strong> impressionne et les lumières de <strong>Jenny Cane</strong>, si importantes, sont justement éblouissantes.</p>
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<p>Il faut courir voir ce spectacle. Stephen Sondheim a ses fans et ses détracteurs, on le sait, mais laissez-vous brûler à ce crépuscule. Sa petite musique de nuit vous trottera longtemps dans la tête.</p>
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