Il y a dans La Luna un homme chauve, une bouteille à la main, qui chante « Condotta ell’era in ceppi », un extrait du duo entre Azucena et Manrico au 2e acte du Trouvère, avant que l’héroïne du film, Caterina, n’offre son corps à son fils en un geste désespéré. La fascination de Bernardo Bertolucci pour l’opéra était connue – comment ne pas l’être lorsqu’on est en né en terre verdienne à Parme. Le choix de la musique n’obéit pourtant pas à des préoccupations esthétiques. L’opéra chez le réalisateur italien se voulait métaphore psychologique. Le récit par Azucena du supplice de sa mère annonce le sacrifice de Caterina. C’est cette compréhension intime de l’art lyrique que pleure, aux côtés du cinéphile, l’amateur d’opéra, en apprenant la mort de Bertolucci, aujourd’hui, lundi 26 novembre, à l’âge de 77 ans.
Bernardo Bertolucci, l’opéra le pleure aussi
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Brève
26 novembre 2018
Bernardo Bertolucci, l’opéra le pleure aussi
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