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« Casse-toi, pauvre con », dira Carmen à Don José ?

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Brève
19 novembre 2012
« Casse-toi, pauvre con », dira Carmen à Don José ?

A l’Opéra de Paris, la grande affaire de cette fin d’année est évidemment la nouvelle production de Carmen, la troisième depuis qu’existe l’Opéra Bastille, après la très éphémère mise en scène de José-Luis Gomez, et celle d’Alfredo Arias, créée en 1997 et reprise presque tous les ans jusqu’en 2002. On sait que les dialogues parlés y seront conservés (attention aux distributions internationales qui ne manqueront pas de s’y succéder !), mais des dialogues « adaptés » par Marion Bernède, collaboratrice du metteur en scène Yves Beaunesne. Celui-ci explique sur le site de l’OnP qu’il a voulu « aller à l’essentiel », « offrir de l’épaisseur aux rôles » et – c’est là qu’on craint le pire – « se rapprocher d’une Espagne proche de nous – en gros, l’époque de la movida ». Faut-il donc s’attendre à ce que cette Carmen ait les mêmes écarts de langage que la Médée de Warlikowski, ou que la Fille du régiment de Laurent Pelly, qui adressait à Sulpice un retentissant mot de Cambronne ? Réponse à partir du 4 décembre. [Laurent Bury]

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De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Brève
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