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Discothèque idéale : Benjamin – Written on Skin (Benjamin, Nimbus – 2013)

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Brève
19 décembre 2013
Le compositeur George Benjamin est indéniablement l’un des protagonistes les plus importants de la scène lyrique. En témoigne son catalogue d’œuvres qui comprend à ce jour quatre opéras. Son œuvre lyrique la plus acclamée, unanimement qualifiée de novatrice, est Written on Skin, créée en 2012 au Festival d’Aix-en-Provence et reprise un an plus tard à l’Opéra-Comique sous la baguette du compositeur, qui est aussi un chef d’orchestre accompli.

Le compositeur britannique George Benjamin est indéniablement l’un des protagonistes les plus importants de la scène lyrique internationale. En témoigne son catalogue d’œuvres qui comprend à ce jour quatre opéras. Ancien élève d’Olivier Messiaen, il reste très attaché à la France où il a su s’établir non comme invité mais comme acteur à part entière. Son œuvre lyrique la plus acclamée, unanimement qualifiée de novatrice, est Written on Skin, créée en 2012 au Festival d’Aix-en-Provence et reprise un an plus tard à l’Opéra-Comique sous la baguette du compositeur, qui est aussi un chef d’orchestre accompli.

Inspiré de l’univers des troubadours occitans des XIIe et XIIIe siècles, l’argument tel que conçu par l’auteur dramatique Martin Crimp – seul librettiste de Benjamin – est aussi simple qu’étrange. Le Garçon (the Boy) est embauché par le Protecteur (the Protector) afin de réaliser les enluminures d’un ouvrage consacré à la famille de ce dernier. Sa femme Agnès tombe amoureuse du Garçon que le Protecteur finit par assassiner, avant d’incorporer son cœur dans un repas d’Agnès, à l’insu de celle-ci. Lorsqu’elle apprend la vérité, elle se suicide par défenestration. L’action est constamment commentée par un trio d’anges.

Il existe deux enregistrements de l’œuvre, l’une semblable à l’autre : la version originale, avec Barbara Hannigan, Bejun Mehta (un cousin de Zubin Mehta), Christopher Purves et Benjamin à la tête du Mahler Chamber Orchestra, ainsi qu’un DVD de la production du Royal Opera House de Londres avec la même distribution (à l’exception du deuxième Ange) et l’orchestre attitré de la maison, dans une mise en scène de Katie Mitchell. Choisissons le premier qui a le mérite d’être celui de la création, avec un profil orchestral légèrement plus plastique et dessiné.

Références :

Aix-en-Provence : Nimbus Records, 2013, NI 5885/6.

Londres : Opus Arte, 2013, OA BD7136 D [DVD].

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