Le premier Hoffmann parisien de Benjamin Bernheim a remporté – à juste titre – tous les suffrages, critiques et publics. Il serait cependant injuste de ne pas saluer la performance de Dmitry Korchak dans ces mêmes Contes sur cette même scène de la Bastille au motif qu’il occupe l’affiche des dernières représentations, les 21, 24 et 27 décembre, une fois le soufflé médiatique retombé. Le ténor russe fait mieux que combler les trois dates non assurées par son homologue français. Dans ce rôle d’Hoffmann, éreintant en raison de ses tensions et de sa longueur, Dmitry Korchak montre une résistance à toute épreuve. A quelques fautes de prononciation près, son français est toujours intelligible. Le Rossinien, familier de Pesaro (où nous l’avions découvert en 2006 et applaudi à plusieurs reprises depuis) se devine à la souplesse de la ligne et à la manière crâne avec laquelle il coiffe la partition d’une poignée d’aigus apocryphes, émis en voix de poitrine sans effort apparent. Egalité des registres et vaillance, stimulés par un engagement désespéré, contribuent à offrir d’Hoffmann un portrait original, poète dostoïevskien au dilemme moins amoureux qu’existentiel. Chapeau l’artiste !
Dmitry Korchak, l’autre Hoffmann de la Bastille
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Brève
25 décembre 2023
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Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
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