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Entrée spectaculaire de Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny au ROH

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Brève
2 avril 2015
Entrée spectaculaire de Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny au ROH

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Mercredi 1er avril 2015 : retransmission dans les cinémas de l’œuvre de Kurt Weill Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny qui fait son entrée au répertoire du Royal Opera House dans une production signée John Fulljames. L’ouvrage est chanté en anglais dans une nouvelle traduction de Jeremy Sams. L’action est transposée de nos jours où cette satire grinçante du capitalisme débridé est plus que jamais d’actualité. Au premier acte, l’énorme camion dans lequel voyagent les personnages devient la ville qu’ils ont fondée. Les remorques se transforment en bastringue où Jenny et ses compagnes aguichent le chaland. Au deuxième acte, la ville est représentée par des containers multicolores superposés qui, en s’ouvrant, dévoilent ici un restaurant, là un ring de boxe, ailleurs un débit de boisson, un cabaret ou une maison close. Les éclairages somptueux de Bruno Poet et les projections variées et inventives qui ponctuent l’action contribuent à faire de cette production un spectacle à la fois éblouissant et ingénieux. La distribution – sans faille –  est dominée par l’exceptionnel Jimmy Macintyre de Kurt Streit qui accomplit une performance scénique et vocale absolument magistrale, tant il s’investit dans son rôle de loser dont le plus grand crime est de ne plus avoir d’argent. Les autres interprètes masculins, notamment  Willard W. White, Peter Hoare, Jeffrey Lloyd Roberts et Daren Jeffery  campent des personnages hauts en couleurs et parfaitement en situation. Côté féminin, Christine Rice est une Jenny touchante au timbre lumineux. Coiffée d’une improbable perruque rose et blanche, Anne Sofie von Otter, dont on connaît les affinités avec le compositeur, campe avec autorité une Leocadia Begbick à la fois cupide et cynique. Pour sa prise de rôle, la mezzo-soprano suédoise, en bonne forme vocale, livre une composition dramatique épatante. Mark Wigglesworth dirige avec subtilité cette partition où l’on peut déceler pêle-mêle des réminiscences de Stravinski et de Korngold, du jazz ou des musiques de cabaret berlinois. Des rediffusions sont prévues les 16, 17 et 23 avril.

Kurt Weil : Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny avec Christine Rice, Anne Sofie von Otter, Kurt Streit, Willard W. White, Peter Hoare, Jeffrey Lloyd Roberts, Daren Jeffery. Mise en scène : John Fulljames. Direction orchestrale : Mark Wigglesworth. Londres, Royal Opera House, 01/04/15

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© ROH.Clive Barda 2015

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