Forum Opéra

Il Trovatore à New York en technicolor

Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Brève
4 octobre 2015
Il Trovatore à New York en technicolor

Infos sur l’œuvre

Détails

Pour ce Trouvère retransmis depuis le Metropolitan Opera de New York dans les cinémas Gaumont et Pathé (à noter qu’à Paris, deux salles sur 5 affichaient complet), le grand spectacle était assuré. Dans des décors pivotants un peu tristes, David Mc Vicar met en scène une violence plus ou moins contenue pour une intrigue toujours aussi tortueuse transposée ici au XVIIIe siècle. C’est un all-stars cast comme le dit la présentatrice de la soirée, Susan Graham. Et c’est vrai : la Leonora un rien extérieure d’Anna Netrebko, dont la voix s’est assombrie avec des aigus qui semblent parfois plus difficiles, se déchaine littéralement au dernier acte – le plus réussi de tous. Dmitri Hvorostosky, visiblement bien rétabli – ce qui lui a valu une standing ovation et une pluie de fleurs – campe un comte violent et tendu à l’extrême. L’Azucena de la vétérane Dolora Zajic est plus caverneuse que jamais et demeure impressionnante, en particulier au dernier acte. Yonghoon Lee se joue plus ou moins habilement des pièges de Manrico mais n’est pas avare de nuances. A noter également l’excellent Ferrando de Stefan Kocán et le non moins excellent choeur maison, qui comme souvent prend visiblement beaucoup de plaisir à jouer autant qu’à chanter. Marco Armiliato emporte le tout sans faiblesse. Il ne manquait que le générique de la MGM et on était presque à Hollywood. Tout le monde en fait des tonnes, le public est en délire (mais pas celui de la salle de cinéma, aussi froid qu’il est possible), on s’embrasse aux saluts. L’opéra parfois, c’est un sacré (beau) cinéma.

Yonghoon Lee Sings « Ah! sì, ben mio » from Verdi’s Il Trovatore

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
Dmitri Hvorostovsky en comte de Luna © Metropolitan Opera

Infos sur l’œuvre

Détails

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

« Par Toutatis », tout sur Atys !
LivreSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Dossier

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

[themoneytizer id="121707-28"]