Forum Opéra

Le sang de Werther à l’Opéra Comique : l’envers du décor

Partager sur :
Brève
22 janvier 2026

L’Opéra nous l’enseigne : il existe d’innombrables façons de mettre fin à ses jours. Werther, dans la mise en scène de Ted Huffman à l’affiche de l’Opéra Comique jusqu’au 29 janvier, use d’un couteau pour se trancher les veines plutôt que de recourir à une arme à feu conformément au livret (comment le pourrait-il d’ailleurs puisqu’à la fin du III, à rebours des didascalies, Charlotte ne confie pas les pistolets à un domestique mais s’enfuit au secours de Werther, le coffret d’armes serré contre elle ?).

C’est dans une mare de sang, que le héros de Massenet, les bras profondément entaillés, rend le dernier soupir. Cette flaque rouge d’un réalisme saisissant n’a pas manqué d’intriguer. Comment Pene Pati, l’interprète de Werther, a-t-il pu abriter sous son seul tee-shirt une telle poche de liquide. Une vidéo sur Instagram dévoile le procédé conçu par Bart van Merode, le collaborateur artistique aux décors : c’est au moyen de pompes actionnées par deux machinistes que le sang remonte jusqu’à la scène (voir vidéo ci-dessous). Simple comme bonjour, encore fallait-il y penser…

Pour apprécier l’effet dans le confort de son salon, à défaut d’être dans la salle, la représentation du 23 janvier à 20h sera diffusée en direct sur arte.tv, puis restera disponible en ligne pendant plusieurs mois.

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
© Jean-Louis-Fernandez

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Brève
[themoneytizer id="121707-28"]