Quand il ne chante pas la mélodie française ou Michel Legrand avec son épouse, que fait Laurent Naouri ? Eh bien il crée, figurez-vous. Le 29 novembre, à Londres, il était la voix chantée dans A Song of Good and Evil, œuvre musicalo-théâtrale qui évoque trois vies : celle de deux avocats, Hersch Lauterpacht et Rafael Lemkin, concepteurs de la notion de crime contre l’humanité, et celle de Hans Frank, un des nazis condamnés à mort lors des procès de Nuremberg. L’auteur du texte, le juriste franco-britannique Philippe Sands, en était aussi l’un des deux narrateurs, avec Vanessa Redgrave. Accompagné par le pianiste Guillaume de Chassy, Laurent Naouri y chantait notamment « Erbarme dich » de la Passion selon saint Mathieu, « L’énigme éternelle » tirée des Mélodies hébraïques de Ravel, mais il a aussi assuré la création d’une bien curieuse mélodie, composée par Frédéric Chaslin « en imitation de Richard Strauss » : en 1943, le compositeur du Chevalier à la rose avait en effet mis en musique un texte à la gloire de Hans Frank, Wer tritt herein, so fesch und schlank?, mais la partition en est perdue. A quand une version française de ce spectacle ?
Laurent Naouri par-delà le bien et le mal
Partager sur :
Brève
3 décembre 2014
Laurent Naouri par-delà le bien et le mal
- Œuvre
- Auteur
- Compositeur
- Editeur
- Labels
- Lieu
- Saison
- Orchestre
- Artistes
Commentaires
VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS
Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
- Œuvre
- Auteur
- Compositeur
- Editeur
- Labels
- Lieu
- Saison
- Orchestre
- Artistes
Nos derniers podcasts
Nos derniers swags
Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG
Les dernières interviews
Les derniers dossiers
Zapping
- 20 avril 2026
- 12 avril 2026
Vous pourriez être intéressé par :
Une Flûte théâtrale qui transforme l’œuvre en un Hörspiel foisonnant, renouvelant profondément l’écoute. Fidèle à l’esprit du Singspiel, cette lecture est portée par une distribution jeune et investie, la direction toujours inventive de René Jacobs et un orchestre éblouissant.
Il suffit de lire le dramatis personae et tout est dit : Crespin, Janowitz, Vickers, Stewart, Talvela, Karajan. Des choix qui étonnèrent en 1967. L’époque des géants, Mödl, Nilsson, Hotter, s’éloignait à peine, et voilà qu’on proposait un Wagner lyrique, quasi belcantiste, vibrant d’humanité.
[themoneytizer id="121707-28"]

