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Le Trouvère à Paris annulé, qui paye les pots cassés ?

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Brève
26 juin 2018
Le Trouvère à Paris annulé, qui paye les pots cassés ?

Hier, lundi 25 juin, deux heures avant le lever du rideau, un communiqué de l’Opéra national de Paris informait le public que la représentation du Trouvère, prévue le soir-même, était annulée « en raison d’un mouvement de grève d’une organisation syndicale ». Rien de nouveau malheureusement sous le soleil. Coutumière du fait, la « grande boutique », en de telles occasions, n’a jamais autant mérité le sobriquet dont l’a affublé Verdi. Il ne reste qu’à s’indigner gentiment, exprimer sa sympathie aux artistes lésés et attendre que la situation se tasse. Après tout, ce n’est que de l’opéra, une distraction élitiste pour riches retraités en mal de sensations fortes. Avant de plier le dossier cependant, on peut s’interroger sur ce mouvement de grève. L’organisation syndicale incriminée sans être nommée a sûrement de bonnes raisons pour ainsi prendre au débotté une décision nuisible à plusieurs milliers de personnes. Encore faudrait-il les connaître. Il est à espérer qu’un complément d’explications sera apporté au bref communiqué balancé hier dans l’urgence. Le public floué est en droit d’être mieux informé, à défaut de rentrer dans ses frais. Car l’Opéra national de Paris certes rembourse les billets mais qui prend en charge les coûts de transport et d’hébergement, non négligeables lorsqu’on vient des quatre coins de France, voire du monde ? Cela n’est pas votre problème. Hier, vous regardiez le match de foot à la télé. Erreur. Selon les versions (et les productions), un lever de rideau à l’Opéra de Paris coûte entre 300.000 et 500.000€. A votre avis, qui paye ?

Addendum : depuis la publication de cet article, la représentation de Boris Godounov  ce mardi 26 juin 2018 à 20h à l’Opéra Bastille a été annulée. La raison invoquée est « un mouvement de grève d’une organisation syndicale concernant une catégorie de salariés ». Rien de plus.

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© Julien Benhamou / Opéra national de Paris

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