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Michael Spyres dans le New Yorker

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Brève
5 octobre 2022
Michael Spyres dans le New Yorker

Toucher un public qui n’est pas habituellement destiné à la musique classique, c’est par cette célèbre punchline que Lang Lang justifie son dernier album consacré à des arrangements sirupeux de Walt Disney. La question se pose de manière récurrente : avec quel hameçon attrape-t-on les personnes a priori réfractaires à l’opéra ? En leur servant des adaptations lyriques de l’air de Blanche Neige ? Pas sûr. Michael Spyres, dont l’intégrité artistique n’a jamais été mise en question, a fait l’objet d’un coup de projecteur dans le dernier numéro du New Yorker, où son album Baritenor est porté aux nues. Une nouvelle preuve qu’un peu de rectitude dans le choix de répertoire ne fait jamais de mal à personne. 

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De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Brève
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