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Sophie Harmsen, deux petits chants et puis s’en va ?

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Brève
4 juillet 2017
Sophie Harmsen, deux petits chants et puis s’en va ?

La pianiste japonaise Mari Kodama a enregistré chez Pentatone un album consacré à Manuel de Falla. Au programme : Noches en los jardines de España, El sombrero de tres picos, Interlude et danse extraits de La vida breve ainsi que la danza ritual del fuego tirée de El amor brujo. De la musique instrumentale avant tout, dirigée par Kazuki Yamada à la tête de l’Orchestre de la Suisse Romande, si l’on excepte les deux chants d’ El sombrero de tres picos, inspirés par le Cante jondo, littéralement « chant profond », élément clé du répertoire flamenco. Mezzo-soprano d’origine canadienne, Sophie Harmsen s’empare de ces deux airs avec la même détermination farouche qui la pousse, dans un autre répertoire, à oser le redoutable « Qual guerriero in campo armato » écrit à l’intention de Farinelli. Est-ce la raison pour laquelle on trouve à sa voix des couleurs fauves proches de celles de Vivica Genaux, grande interprète aujourd’hui de cette aria virtuose ? « L’Annio de Sophie Harmsen est lui-aussi de classe mondiale : belle voix richement timbrée sur tout l’ambitus et une masculinité d’une crédibilité rare. » écrivait Camille De Rijck dans son compte rendu de La Clemenza di Tito à Madrid en novembre dernier. Depuis, la chanteuse semble avoir disparu des radars lyriques. Il serait pourtant dommage que sa carrière s’en tienne au stade des promesses.

 

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Sophie Harmsen © Gunther Komnick

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