Forum Opéra

Wagner à Toulon

Partager sur :
Brève
7 octobre 2013
Wagner à Toulon

Gala Wagner : l’intitulé est trompeur puisque Mélanie Diener, invitée d’honneur de ce premier concert de la saison chante d’abord les Wiesendonck Lieder avant d’entamer les Vier letzte Lieder de Richard Strauss. La Fiordiligi de 1996 à Garnier semble en petite forme ; manifestement éprouvée par la chaleur elle peine à trouver l’intonation juste et à rendre homogène une voix qui semble curieusement dépourvue de soutien. C’est de l’orchestre que viendront les plaisirs d’écoute. De belles couleurs distinctes, un souffle généreux mais maîtrisé, c’est de bon augure pour l’Ariane à Naxos prévue en mars prochain. Mais l’hommage à Wagner est bien là, dans le murmure amoureux du début de Siegfried Idyll, où la tendresse monte par vagues comme dans l’escalier menant à la chambre de Cosima, et dans une coruscante ouverture de Der Fliegende Holländer, particulièrement indiquée en ce 28 septembre où de grands voiliers sont rassemblés dans la rade. L’exécution est brillante, mais c’est le dosage sonore des timbres qui ravit dans sa précision et sa justesse. Ce beau résultat confirme l’excellence du travail accompli par l’orchestre sous la direction inspirée de son directeur musical, Giuliano Carella. [Maurice Salles]

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Une Flûte théâtrale qui transforme l’œuvre en un Hörspiel foisonnant, renouvelant profondément l’écoute. Fidèle à l’esprit du Singspiel, cette lecture est portée par une distribution jeune et investie, la direction toujours inventive de René Jacobs et un orchestre éblouissant.
Brève
[themoneytizer id="121707-28"]