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	<title>Leoš JANÁČEK - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Leoš JANÁČEK - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>JANACEK/ADES, Vanishings &#8211; Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-ades-vanishings-massy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un spectacle tient parfois à peu de choses : partant du constat que Thomas Adès fréquentait régulièrement le Journal d’un disparu de Janáček (en tant que chef), Lukas Hemleb (qui signe la conception et la mise en scène) trouve une correspondance presque baudelairienne entre l’œuvre pour ténor du tchèque et une série de pièces écrites &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Un spectacle tient parfois à peu de choses : partant du constat que Thomas Adès fréquentait régulièrement le </span><i><span style="font-weight: 400;">Journal d’un disparu</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Janáček (en tant que chef), <strong>Lukas Hemleb </strong>(qui signe la conception et la mise en scène) trouve une correspondance presque baudelairienne entre l’œuvre pour ténor du tchèque et une série de pièces écrites par notre contemporain – </span><i><span style="font-weight: 400;">Növények </span></i><span style="font-weight: 400;">(Plantes) – et créées au Wigmore Hall en 2022. Le premier explore les affres amoureuses d’un jeune paysan de Moravie quand le second évoque la nature et sa sensualité. Tchèque ici, là Hongrois : tout, jusque dans la musicalité des langues, dialogue. Seul l’ajout de la pièce pour piano du britannique </span><i><span style="font-weight: 400;">Darknesse Visible</span></i><span style="font-weight: 400;"> en hémistiche du spectacle peine à faire sens.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est ainsi que deux œuvres, pourtant assez éloignées d’un besoin scénique, trouvent une théâtralité inédite. La réalisation en devient aisée : le plateau – rapidement vide – laisse la place à un fond de scène en vidéos évocatrices de <strong>Luca Scarzella</strong>, quelques objets (le bœuf de Janik) servent d’appui et la direction d’acteur fait le reste. Janik arpente la scène de manière agitée, la locutrice hongroise opère comme un ange gardien apaisant, bohémienne et choristes constituent des centres de gravité qui dynamisent le dispositif.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En fosse, pour opérer la rencontre entre deux compositeurs distants d’un siècle, choix a été fait d’un arrangement du </span><i><span style="font-weight: 400;">Journal d’un disparu</span></i><span style="font-weight: 400;">. Le piano se voit accompagné par les quelques instruments nécessaires à l’œuvre chambriste d’Adès. Le travail de <strong>Laurent Cuniot</strong> est remarquable : violon, petite harmonie… on retrouve là tous les tons et rythmes si propres à la musique de Janáček. Seule exception : le glockenspiel sonne complètement incongru dans cette économie. La direction musicale, pilotée par <strong>Marc Desmons</strong>, s’avère irréprochable.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Laura Kimpe</strong> et <strong>Olga Bystrova</strong> brillent dans leur courte scène de chœur. Leurs timbres ronds et chauds rencontrent à la perfection celui plus noir et piquant d’<strong>Angela Simkin</strong>. La mezzo-soprano subjugue, grâce à son ambigus et son charisme scénique, dans ces pièces modernes qui mélangent de manière très baroques le beau et l’étrange. <strong>Helena Milošević</strong> (Zejka, la bohémienne) trouve toute la séduction dans un phrasé suave quand <strong>Vladimír Šlepec</strong> propose un portrait intelligent du paysan tchèque. Dommage qu’il lui manque un demi-ton à l’aigu, tiré et diaphane, pour rendre complètement justice à l&rsquo;œuvre. </span></p>
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		<title>Discothèque idéale &#8211; Janáček, Věc Makropulos (MacKerras, Decca &#8211; 1979)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-janacek-vec-makropulos-mackerras-decca-1979/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Venissac]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Œuvre scénique par essence, sans air ni scène isolable, L’Affaire Makropoulos n’est pas l’opéra qui se prête le plus facilement à l’écoute au disque. Pourtant, l’excellence des deux intégrales en langue originale justifie amplement d’en acquérir l’une ou l’autre. Au jeu de la comparaison, Charles MacKerras en 1979 fait pencher la balance en sa faveur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Œuvre scénique par essence, sans air ni scène isolable, <em>L’Affaire Makropoulos</em> n’est pas l’opéra qui se prête le plus facilement à l’écoute au disque. Pourtant, l’excellence des deux intégrales en langue originale justifie amplement d’en acquérir l’une ou l’autre. Au jeu de la comparaison, Charles MacKerras en 1979 fait pencher la balance en sa faveur grâce notamment à un Philharmonique de Vienne en très grande forme. La lumière des timbres, le lyrisme des cordes, l’engagement constant, en font une version aussi métaphysique que sensuelle. <strong>Elisabeth Söderström</strong> s’inscrit avec évidence dans cette optique très lyrique (là où la version tchèque de 1964 est plus théâtrale). Grande chanteuse, son Emilia Marty bénéficie certes d’une voix rayonnante de santé, mais aussi de qualités de diseuse capable des nuances les plus fines. La diva immortelle y gagne en ambiguïté et en mélancolie. Ne manque à cet enregistrement qu’une distribution d’ensemble un peu plus caractérisée pour en faire une référence indépassable. Tout le reste y est, l’orchestre et le chant travaillant à part égale à rendre éloquente l’étrange beauté de l’œuvre.</span></p>
<p class="p1"><em><span class="s1">Elisabeth Söderström (Emilia Marty), Peter Dvorsky (Albert Gregor), Vladimir Krecjik (Vitek), Anna Czakova (Kristina), Zdenek Svehla (Janek), Dr. Kolenaty (Dalibor Jedlicka), Jiri Joran (Un machiniste), Ivana Mixova (Une femme de ménage), Beno Blachut (Hauk-Sendorf), Blanca Vitkova (Une femme de chambre)<br /></span><span class="s1">Orchestre Philharmonique de Vienne, Chœur du Staatsoper de Vienne. </span><span style="font-size: revert;">Direction Charles MacKerras. </span>Decca, 1979</em></p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="261" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale.png" alt="" class="wp-image-207094"/></figure>
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		<item>
		<title>JANÁČEK, Věc Makropulos &#8211; Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-vec-makropulos-lille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Venissac]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Arrivé au milieu du troisième acte, on pensait avoir déjà toutes les pistes de la mise en scène, tous ses codes esthétiques, et avoir un avis critique définitif dessus. Avec les dix dernières minutes, Kornél Mundruczó montre qu’il en avait encore sous le coude, avec un final désarmant de beauté. Voilà une production qui ne &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Arrivé au milieu du troisième acte, on pensait avoir déjà toutes les pistes de la mise en scène, tous ses codes esthétiques, et avoir un avis critique définitif dessus. Avec les dix dernières minutes, <strong>Kornél Mundruczó</strong> montre qu’il en avait encore sous le coude, avec un final désarmant de beauté. Voilà une production qui ne faiblit jamais dans son imagination, et pourtant est toujours profondément en résonance avec la musique de Janáček.<br />
Le metteur en scène réussit à insérer progressivement de l’étrangeté dans un univers très familier, un peu à la façon de Lynch qu’il cite en note de programme. En partant de la trivialité du cabinet d’avocats et des personnages qui le peuplent, les éléments détonants se rajoutent au fur et à mesure qu’on approche de la clé du mystère d’Emilia Marty. La première apparition d’Hauk n’est ici absolument pas un moment comique, mais une parenthèse fantastique très cinématographique. La silhouette du personnage (étonnant <strong>Jean-Paul Fouchécourt</strong>) apparaît derrière un voile éclairé par des lumières stroboscopiques, tandis que le reste de la scène se fige. En plus de donner à ce fantôme du passé une tonalité bien plus émouvante que d’habitude, ce choix fait d’autant plus ressortir l’étrangeté musicale de l’extrait. En parallèle, les traits les plus humains des personnages se montrent de plus en plus décevants, notamment dans leur désir pour Emilia, seule au milieu de ces hommes qui l’oppressent et seraient prêts à la détruire. Si elle joue de sa sensualité, c’est bien par lassitude, par habitude, et jamais par plaisir.<br />
La composition de ce personnage est un autre grand atout du spectacle. Sans jamais que cela entre en contradiction avec le livret, Mundruczó rajoute un élément scénique qui ne fait que rendre sa situation plus palpable : le corps de la Marty ne lui répond plus, même si elle paraît toujours aussi jeune. Son dévoilement progressif (sans gratuité aucune), révèle tous les bandages, cicatrices qu’elle a accumulés au cours des siècles. Dès le premier acte, on la voit prise de crampes soudaines, cracher du sang, on la voit plus tard nécessiter une perfusion… Ses marques physiques expriment ce que son esprit refuse dans un premier temps d’accepter. Contrairement à d’autres représentations, elle n’est ici jamais garce ni cruelle, mais simplement lasse et désabusée. Il émane de son personnage une mélancolie assez bouleversante, que la mise en scène sait traduire par des images très puissantes. Ainsi, ce simple regard à la fenêtre, quasiment nue, baignant dans la lumière de la lune, suffit à évoquer l’altérité de l’immortelle, qui pourrait ne même pas être humaine.</p>
<p><figure id="attachment_208363" aria-describedby="caption-attachment-208363" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-208363" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/iov20260202-1451_55076555504_o-1024x697.jpg" alt="" width="1024" height="697" /><figcaption id="caption-attachment-208363" class="wp-caption-text">Aušrinė Stundytė<br />©️Frédéric Iovino</figcaption></figure></p>
<p>Il faut dire que cette interprétation du personnage ne serait pas aussi probante sans la performance exceptionnelle de la soprano lituanienne <strong>Aušrinė Stundytė</strong>. On a souvent décrit l’artiste comme une « torche vivante », un « tempérament volcanique », ce qui nous semble assez inexact, tant sa force se situe justement dans un jeu très concentré, intense mais précis. Rien de laissé au hasard, rien d’impulsif, mais une maîtrise constante, et des intentions toujours justes. Authentique soprano dramatique, cette voix n’est pas de celles qui plaisent immédiatement, mais le chant n’est jamais débraillé, et se montre riche en nuances. Qu’importe les quelques aigus tirés quand la chanteuse est aussi intelligente et aussi intègre dans son art. Charismatique, blessée, puis bouleversante, son Emilia Marty est de celles qui marquent l’histoire du rôle.</p>
<p><figure id="attachment_208371" aria-describedby="caption-attachment-208371" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-208371" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/iov20260202-0217_55076484953_o-1024x661.jpg" alt="" width="1024" height="661" /><figcaption id="caption-attachment-208371" class="wp-caption-text">©️Frédéric Iovino</figcaption></figure></p>
<p>La distribution autour d’elle est particulièrement bien équilibrée, et vaut notamment par la qualité globale du jeu. Le mérite en revient probablement notamment à l’équipe de mise en scène de la reprise, à savoir <strong>Marcos Darbyshire</strong> et <strong>Maud Billen</strong>. Le Vitek de <strong>Paul Kaufmann</strong>, excellent ténor de caractère, est gâté par la mise en scène en terme de comique de personnage, auquel il se prête avec plaisir, tandis que le Gregor de <strong>Denys Pivnitskyi</strong> est très convaincant en enfant gâté macho. Sur le strict plan vocal, on retient particulièrement la basse polonaise <strong>Jan Hnyk</strong>. Son Kolenatý, très drôle scéniquement en avocat rationnel et trop consciencieux, vaut par son chant bien projeté et élégant. On apprécie aussi le Baron Prus de <strong>Robin Adams</strong>, parfaitement détestable, et le couple Krista-Janek formé par <strong>Marie-Andrée Bouchard-Lesieur</strong> et <strong>Florian Panzieri</strong>, tous deux très attachants.</p>
<p>La seule (relative) déception vient de la fosse d’orchestre. Non que l’<strong>Orchestre National de Lille</strong> soit déméritant : bien au contraire, dès les premières notes, on est frappé par la qualité du son d’ensemble, la précision rythmique et la cohésion. La formation s’y montre sous son meilleur jour, rappelant sa grande valeur au sein des orchestres français. Non que <strong>Dennis Russell Davies</strong> soit un chef moyen : sa direction, très concentrée, laisse toute la place au théâtre sur scène, et fait ressortir avec clarté toute l’écriture motivique de Janáćek. On regrette simplement ce choix de diriger cette musique sous un aspect très moderniste, assez froid et distant. L’ouverture, impeccable, n’a pas l’élan qu’on aime y entendre, et l’ensemble de l’interprétation souffre d’un certain manque de contrastes. Ce n’est là qu’une affaire de goûts, et la réalisation a le mérite d’être cohérente et techniquement aboutie.</p>
<p><figure id="attachment_208368" aria-describedby="caption-attachment-208368" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-208368" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/iov20260202-1951_55076505553_o-1024x698.jpg" alt="" width="1024" height="698" /><figcaption id="caption-attachment-208368" class="wp-caption-text">Aušrinė Stundytė<br />©️Frédéric Iovino</figcaption></figure></p>
<p>L’Opéra de Lille signe en tout cas une grande réussite avec cette reprise, qui a tout pour initier les novices aux merveilles de l’ouvrage, et tout pour enrichir l’imaginaire de ceux qui l’aiment déjà. Une production entièrement aboutie, une artiste transcendée par le rôle, une réalisation musicale de premier plan…on en vient à oublier complètement qu’on venait à l’origine pour y entendre la prise de rôle de Véronique Gens, entre temps annulée.</p>
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		<item>
		<title>JANÁČEK, La Petite Renarde rusée &#8211; Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-la-petite-renarde-rusee-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un opéra bien singulier que cette Petite Renarde rusée de Janáček. Non pas seulement parce qu’il met en scène des animaux qui parlent (on s’y est habitué, depuis le Panchatantra et les Fables d’Ésope), mais parce que, conte sans vrai déploiement narratif, il laisse le lyrisme à l’orchestre et fait grouiller sur la scène &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un opéra bien singulier que cette <em>Petite Renarde rusée</em> de Janáček. Non pas seulement parce qu’il met en scène des animaux qui parlent (on s’y est habitué, depuis le <em>Panchatantra</em> et les <em>Fables</em> d’Ésope), mais parce que, conte sans vrai déploiement narratif, il laisse le lyrisme à l’orchestre et fait grouiller sur la scène un microcosme tantôt attendrissant tantôt cruel, qui se croise en passant sans jamais s’arrêter de vivre, dans un mouvement perpétuel qui le conduit de la vie à la mort, puis de nouveau à la vie. Si cette singularité a semblé déconcerter quelques spectateurs lors de la première (qui quittent la salle à l&rsquo;entracte, à moins d&rsquo;une demi-heure du finale), l&rsquo;enthousiasme de la majorité du public salue justement une représentation réussie de l’œuvre de Janáček, qui fait son retour après quinze ans d&rsquo;absence à l&rsquo;Opéra de Paris.</p>
<p>Le premier rôle, sans conteste, est tenu par la fabuleuse écriture orchestrale de Janáček, qui oscille entre simplicité extrême (des inspirations folkloriques et des effets de mimétisme) et audaces harmoniques inattendues. À ce jeu, <strong>l’orchestre de l’Opéra de Paris</strong> excelle sous la baguette de <strong>Juraj Val</strong><strong>čuha</strong> qui faisait ce soir des débuts remarqués dans la maison. Sa sensibilité sert à merveille le flux moiré et délicat de la musique du Tchèque, rendant justice aux élans lyriques qui durent quelques mesures et à leurs contreparties grinçantes ou terribles, mais toujours fugaces. L’orchestre donne ainsi tout son sens à une scène comme celle de l’acte 2 où l’instituteur, ivre, déclare son amour à un tournesol en pensant parler à sa bien-aimée et où, malgré le ridicule évident de la situation, perce une sincérité émouvante de la passion : cette ambiguïté était audible dans la fosse. Tout juste peut-on regretter un manque relatif de magie dans les premières mesures, si belles, et noter quelques décalages chez les cuivres qui seront vite corrigés après la première. Un unique problème demeure, nous y reviendrons, celui de l’équilibre avec un plateau vocal trop souvent inaudible.</p>
<p>La reprise de la mise en scène d’André Engel (créée à Lyon en 2000) est assurée par <strong>Dagmar Pischel</strong>. La scénographie, sans choix marquants, sert efficacement la fable avec de beaux moments visuels (le mariage des renards, la marmaille des renardeaux roux se détachant sur un fond enneigé) et des réussites comiques (la tornade de plumes lors du massacre des poules). La direction d’acteurs est bien pensée et exécutée. On peut regretter que la mise en scène dans son ensemble, descriptive voire illustrative, ne rende pas avec autant de finesse que la fosse la réversibilité d’humeur et de ton de l’opéra. Une ambiance cartoonesque domine, qui, certes, rappelle que c’est dans une BD que Janáček trouva l’idée de son opéra, mais qui tire peut-être un peu trop vers le monde de l’enfance une de ces œuvres qui ne semblent enfantines qu’aux adultes. Nous n&rsquo;insisterons pas plus sur les défauts de cette mise en scène (déjà évoqués en 2010 <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/michael-schonwandt-et-deux-renardes-a-deguster/">par notre collègue</a>), qui demeure malgré tout plutôt efficace.</p>
<p>On retiendra surtout les costumes fantasques et parfois cocasses (mention spéciale pour les poules ménagères en rose fuchsia et leur coq à la virilité saillante) d’<strong>Élisabeth</strong> <strong>Neumuller</strong>, qui a très habilement marié les caractères animaux et humains. Cette inventivité sert avec justesse le propos d’un opéra où les frontières entre les espèces s’estompent.</p>
<p>La distribution est dominée par l’excellente Renarde d’<strong>Elena</strong> <strong>Tsallagova</strong>, déjà interprète du rôle-titre lors de l’entrée au répertoire de l’opéra en 2008, et qui lui donne ici tout son relief. Elle allie à des qualités vocales indiscutables (quoique peu exposées par la partition) un charme et une aise admirables, qui la rendent crédible dans ses comportements animaux. Tout le duo avec le Renard devient un moment de bravoure, délicieux et comique quand la Renarde, en matamore, évoque ses exploits guerriers et d’un pathétique consommé lorsqu’elle s’interroge sur sa beauté. <strong>Paula Murrihy</strong> s’avère une actrice également convaincante, proposant un Renard un peu pataud mais pas moins sincère, qui semble un peu s&rsquo;écraser face à l&rsquo;exubérance de sa comparse. <strong>Milan Siljanov</strong>, le garde-chasse sonore et au timbre agréable, est vocalement très satisfaisant dans son rôle (à l’origine prévu en Vagabond, il remplace Iain Paterson, appelé pour <em>L’Or du Rhin</em>).</p>
<p>On nous pardonnera de ne pas énumérer tous les rôles de cette riche distribution, mais citons l’émouvant instituteur d’<strong>Éric</strong> <strong>Huchet</strong> et le vagabond mi-comique mi-haïssable de <strong>Tade</strong><strong>áš Hoza</strong>. Il faut signaler néanmoins qu’une partie non négligeable des petites interventions ont été peu ou pas audibles, et pas uniquement du côté des enfants du <strong>Prague Philharmonic Children’s Choir</strong> dirigé par <strong>Petr Louženský</strong>. Ce problème d’équilibre réduit l’opéra, parfois un peu longuement, à une pantomime décevante.</p>
<p>Enfin, saisissons l’opportunité de ce spectacle en tchèque pour rendre hommage à un des métiers de l’ombre de l’opéra, celui de coach linguistique. Janáček n’hésite pas à intégrer dans son texte des termes et prononciations dialectaux, traduction linguistique de ses recherches dans le folklore, ce qui ne facilite pas la tâche des chanteurs. Il semble qu’<strong>Irène</strong> <strong>Kudela</strong>, coach en langues slaves habituée de l’Opéra de Paris, ait accompli avec brio sa mission, puisque Tadeáš Hoza, le seul chanteur tchèque de la distribution, a salué son travail <a href="https://francais.radio.cz/la-petite-renarde-rusee-de-leos-janacek-est-de-retour-a-lopera-bastille-8840004">en interview</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-la-petite-renarde-rusee-paris-bastille/">JANÁČEK, La Petite Renarde rusée &#8211; Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ludovic Tézier ne chantera pas l&#8217;Or du Rhin à l&#8217;Opéra de Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ludovic-tezier-ne-chantera-pas-lor-du-rhin-a-lopera-de-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 07:10:51 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=180496</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Opéra de Paris a publié le communiqué suivant : « Ludovic Tézier, souffrant, est contraint de se retirer de la nouvelle production de L&#8217;Or du Rhin de Richard Wagner mise en scène par Calixto Bieito. Une grippe l&#8217;empêche d&#8217;assurer l&#8217;ensemble des répétitions nécessaires à cette prise de rôle. Le baryton fait part de son immense &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Opéra de Paris a publié le communiqué suivant : « <strong>Ludovic Tézier</strong>, souffrant, est contraint de se retirer de la nouvelle production de<em> L&rsquo;Or du Rhin</em> de Richard Wagner mise en scène par Calixto Bieito. Une grippe l&#8217;empêche d&rsquo;assurer l&rsquo;ensemble des répétitions nécessaires à cette prise de rôle. Le baryton fait part de son immense déception à devoir y renoncer. Ce rêve partagé avec Alexander Neef, directeur général de l’Opéra national de Paris, s’annonçait comme un temps fort de la saison et un rendez-vous très attendu des spectateurs. Le rôle de Wotan est repris par <strong>Iain Paterson</strong> pour l&rsquo;ensemble des représentations qui se déroulent du 29 janvier au 19 février à l&rsquo;Opéra Bastille. »</p>
<p>Membre de la troupe de l’English National Opera, Iain Paterson a été beaucoup programmé à l&rsquo;ONP ces dernières années : <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lor-du-rhin-paris-bastille-la-folle-journee-du-walhalla/"><em>Das Rheingold</em></a> (2020, dans une version concert pour cause de COVID), <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/die-walkure-paris-bastille-rallumer-le-feu/"><em>Die Walküre</em></a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/siegfried-paris-radio-france-siegfried-est-une-fete/"><em>Siegfried</em></a>&nbsp;(2020, suite du cycle),&nbsp;<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/salome-paris-bastille-du-sang-du-sexe-et-une-grande-salome/"><em>Salome</em></a> (2022) ou encore <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stravinsky-the-rakes-progress-paris-garnier/"><em>The Rake’s Progress</em> </a>(2024). Il devait également chanter le rôle du garde-chasse dans <em>La Petite Renarde rusée</em> : compte tenu de sa soudaine promotion au titre de maître des dieux, il sera remplacé par <strong>Milan Siljanov</strong>, l&rsquo;ouvrage de Leoš Janáček étant donné à l&rsquo;Opéra-Bastille à partir du 15 janvier et <em>Das Rheingold</em> à partir du 29. Ian Paterson a récemment interprété <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-das-rheingold-berlin-deutsche-oper/">le rôle de Wotan à Berlin</a> pour l&rsquo;ensemble du cycle. Nous formulons tous nos voeux de prompt rétablissement à Ludovic Tézier dont la prise de rôle en Wotan était pour beaucoup le temps fort de la saison de l&rsquo;ONP. Le baryton français est par ailleurs à l&rsquo;affiche du <em>Gala des 150 ans du Palais Garnier</em> qui aura lieu le 24 janvier prochain.</p>
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		<title>JANACEK, Věc Makropulos &#8211; Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-vec-makropulos-lyon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jun 2024 21:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’œuvre fait presque office de rareté sur la scène française, n’était-ce la production entre King Kong et Monroe de l’Opéra de Paris. Pourtant Věc&#160;Makropulos cumule nombre d’avantages&#160;: un livret moderne entre polar et thriller&#160;; un sous-thème philosophique que le transhumanisme de certains mégalomanes contemporains réactive&#160;; une durée réduite à l’heure du refresh permanent de nos &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’œuvre fait presque office de rareté sur la scène française, n’était-ce la <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-laffaire-makropoulos-paris-bastille/">production entre King Kong et Monroe de l’Opéra de Paris</a>. Pourtant <i>Věc</i><em>&nbsp;Makropulos</em> cumule nombre d’avantages&nbsp;: un livret moderne entre polar et thriller&nbsp;; un sous-thème philosophique que le transhumanisme de certains mégalomanes contemporains réactive&nbsp;; une durée réduite à l’heure du <em>refresh</em> permanent de nos smartphones ; un compositeur au sommet de son art ; une musique qui épouse la parole et les affects avec un naturel troublant. Choix judicieux donc pour l’Opéra de Lyon qui <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-katia-kabanova-lyon/">nous donne rendez-vous avec Janáček régulièrement</a>.</p>
<p>Aussi vrai que <i>Věc</i><em>&nbsp;Makropulos</em> dispose de tous les ingrédients pour se tailler une place au répertoire, elle ne souffre pas d’approximation et exige des artistes qui la servent d’exceller. Le chanté-parlé, une scansion rythmée, une instrumentation qui alterne entre ligne simple et opulence… tout cela doit être embrassé par le chef d’orchestre avec maestria. Il doit à la fois dépeindre, colorer et narrer, peut-être encore plus que dans d’autres répertoires. Ce soir, <strong>Alexander Joel</strong> n’y est pas encore. La narration piétine pendant le duo de dupe avec Berti, on cherche encore à entendre le venin d’Emilia notamment dans sa confrontation avec Prus. Janacek a ménagé des scènes de genre – les pas de deux avec Maxi – que le chef peine à détacher du continuum de l’intrigue principale. Si l’ensemble fonctionne au global, il y manque le frisson induit par l’irruption brutale de la mère originelle venue purger les comptes dans cet interminable procès en succession.&nbsp;</p>
<p>Le plateau vocal concède quelques difficultés. <strong>Paul Curievici</strong> (Vitek) s’abime à l’aigu dès les premières mesures, rapidement rejoint Denys Pivnitskyi (Albert) dont le chant presqu’exclusivement en force fatigue vite l’auditeur. On lui saura gré de faire de ces difficultés vocales un élément de sa composition scénique. Ce Berti désespéré et fou amoureux se révèle aussi crédible que pénible. <strong>Thandiswa Mpongwana</strong> dispose d’un beau métal, dont les aspérités font le charme… peut-être moins d’une diction qui lui permettrait d’insuffler vie et épaisseur à son personnage. <strong>Karoly Szemeredy</strong> (Maître Kolenaty) et <strong>Tomas Tomasson</strong> (Prus) endossent avec à-propos leurs rôles. Le premier entre facétie et sérieux croque un portait sans faute de l’avocat blasé et pince sans rire. Le second puise dans un timbre épais et charbonneux pour dessiner un Jaroslav sûr de lui jusqu’à la rencontre fatidique avec Emilia. Le personnage dispose de peu de répliques pour faire entendre la douleur que provoque la mort de son fils en même temps que la fascination entre Eros et Thanatos pour le vampire Marty. Le baryton y parvient avec un grand naturel. Les deux ténors plus légers trouvent en <strong>Marcel Beekman</strong> (Maxi) et <strong>Robert Lewis</strong> (Janek) deux interprètes idoines.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/LAffaireMakropoulos2GP┬®JeanLouisFernandez_39-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-165950" width="910" height="606"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean-Louis Fernandez</sup></figcaption></figure>


<p>Malgré toutes ses qualités, <i>Věc</i>&nbsp;<em>Makropulos</em> repose largement sur le rôle principal, Emilia Marty, aka Elina Markopoulos. L’histoire la conduit de l’opérette à la grande scène dramatique finale. <strong>Ausrine Stundyte</strong> n’a rien perdu de son magnétisme scénique naturel et d’un sens inné de la scène et du théâtre, qui lui font incarner chacun de ses personnages avec justesse. En revanche, l’instrument s’avère de plus en plus instable, même dans le confort de la rythmique du chanté parlé, et laisse des béances dans la ligne vocale. On craint pour la scène finale où le soprano retrouve in extremis chaire et consistance dans le timbre, en même temps que volume et projection.</p>
<p>Pain béni qu’une telle actrice pour <strong>Richard Brunel</strong> qui mène tout son plateau avec une précision d’horloger. Si le celui-ci empile les machineries parfois gratuitement (les meubles qui vont et viennent, les allers-retours entre le plateau haut et le plateau bas), la proposition jouit d’une lisibilité parfaite notamment dans les premières scènes où il faut bien comprendre quelles sont les pièces du puzzle. La direction d’acteur ne repose pas que sur les talents d’Ausrine Stundyte et chacun se voit confier la juste attitude ou le bon geste. Comme à son habitude, Richard Brunel ne cherche pas la relecture à tout prix, laissant le charme du livret opérer, à l’exception de l’ultime scène qui voit Emilia aller au bout de son geste de renoncement et bruler la formule magique de son père plutôt que de la céder à Krista. Cette proposition prend donc toute sa valeur dans son esthétisme et sa minutie et est accueillie chaleureusement aux saluts.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-vec-makropulos-lyon/">JANACEK, Věc Makropulos &#8211; Lyon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Aimons, dansons, chantons sans cesse en 2024-25 à l&#8217;Opéra de Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/aimons-dansons-chantons-sans-cesse-en-2024-25-a-lopera-de-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 05:55:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est en tout cas le slogan choisi pour 2024-25 et sans doute le vœu du directeur, Alexander Neef, qui a su avec son équipe remettre la Grande Boutique à flot. Ça se fête : la maison (toutes activités comprises) présente un bénéfice net pour cette saison ; cela ne s&#8217;était pas vu depuis 2017. Le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est en tout cas le slogan choisi pour 2024-25 et sans doute le vœu du directeur, Alexander Neef, qui a su avec son équipe remettre la Grande Boutique à flot. Ça se fête : la maison (toutes activités comprises) présente un bénéfice net pour cette saison ; cela ne s&rsquo;était pas vu depuis 2017. Le programme a donc sûrement été pensé pour éviter les embardées (économiques) et pouvoir continuer à afficher un taux moyen de remplissage de quatre vingt treize pour cent dans les deux salles, Garnier et Bastille, (au prix d&rsquo;un certain conformisme).</p>
<p>Ce nouveau programme lyrique, me direz-vous, donne-t-il quand même envie d&rsquo;aimer, chanter et danser ? Dix-neuf spectacles (un de plus), et comme pour cette saison, sept nouvelles productions sont attendues. Si la volonté affichée est de présenter un fonctionnement plus conforme aux ambitions vertes de toute bonne entreprise, on ne sera pas autrement surpris en 2024-25 de revisiter un panorama assez large (pour ne pas dire très éclectique) de l&rsquo;opéra français, de Jean-Philippe Rameau (<em>Castor et Pollux</em> vu par <strong>Peter Sellars</strong> associé au chef <strong>Teodor Currentzis</strong>) à Pascal Dusapin (<em>Il Viaggo, Dante </em>au livret en italien (quand même), une commande de l&rsquo;OnP associé au Festival d&rsquo;Aix, et une recréation parisienne par <strong>Kent Nagano</strong> et l&rsquo;inévitable<strong> Claus Guth</strong>). Si les chef(fe)s et artistes français sont très présents la saison prochaine (sans oublier la troupe maison formée de huit chanteurs), ces œuvres seront portées par des équipes internationales. Vous retrouverez les Gounod (<em>Faust </em>avec <strong>Pene Pati</strong>, <strong>John Relyea</strong> et <strong>Marina Viotti</strong>), Massenet (<em>Manon </em>avec <strong>Nadine Sierra</strong> et <strong>Benjamin Bernheim, Amina Edris</strong> et <strong>Roberto Alagna</strong>) et autres Debussy. <em>Pelléas et Mélisande</em> sera l&rsquo;occasion de juger du travail inédit de <strong>Wajdi Mouawad</strong> mettant en scène <strong>Sabine Devieilhe (</strong>qu&rsquo;on aurait aimé d&rsquo;ailleurs voir dirigée par un chef français ?). Amateur(e) d&rsquo;Offenbach ? Vous aurez droit à une nouvelle production pensée par <strong>Barrie Kosky</strong> (avec les chefs <strong>Stefano Montanari</strong>, <strong>Michele Spotti</strong>) des <em>Brigands</em> (œuvre déjà donnée il y a trente ans). Certains se désoleront (à juste titre) de ne pas pouvoir applaudir <em>Orphée aux enfers</em> ou <em>La Belle Hélène, </em>qui eux n&rsquo;ont jamais été donnés<em>.</em></p>
<p>Si vous préférez les Italiens, vous ne serez pas déçus avec trois Verdi en trois reprises (<em>Don Carlos </em>avec Marina Rebeka, <em>Rigoletto </em>dirigé par <strong>Domingo Hindoyan</strong> – par Krzysztof Warlikowski pour le premier et Claus Guth pour le second, souvenez-vous – et un <em>Falstaff</em> plus ancien dû à <strong>Dominique Pitoiset</strong>, dirigé cette fois par l&rsquo;excellent <strong>Michael Schønwandt</strong>). Deux Puccini sinon rien, avec le retour wilsonien de <em>Madama Butterfly</em> (et les débuts <em>in loco</em> d&rsquo;<strong>Eleonora Buratto</strong> sans oublier la joie d&rsquo;entendre <strong>Aude Extrémo</strong>) et un nouveau <em>Trittico </em>(<strong>Christof Loy</strong>, <strong>Carlo Rizzi</strong>) dont l&rsquo;intérêt principal sera d&rsquo;entendre <strong>Asmik Grigorian</strong>. La surprise ne sera pas grande de retrouver aussi du Bellini (<em>Les Puritains</em>) avec<strong> Lisette Oropesa</strong>, du Donizetti (<em>La</em> <em>Fille du régiment</em> avec<strong> Julie Fuchs</strong>) et du Rossini avec son <em>Barbier</em> dans la production excitante de <strong>Damiano Michieletto</strong>. </p>
<p>Pas de saison sans Mozart (avec la belle <em>Flûte</em> de <strong>Robert Carsen</strong>) dirigé par la cheffe ukrainienne <strong>Oksanna Lyniv</strong>, ni sans Janacek (<em>La Petite</em> <em>Renarde rusée</em>) ou Stravinsky (<em>The Rake&rsquo;s progress</em>). Du son neuf (quoique ancien) aussi avec <em>L&rsquo;Isola disabitata</em> de J. Haydn pour les artistes de l&rsquo;Académie, et mis en scène par l&rsquo;ancien danseur du Ballet, <strong>Simon Valastro</strong>. </p>
<p>Mais pour les wagnéristes ? Les membres de cette secte redoutée ne sont pas oubliés puisqu&rsquo;une nouvelle Tétralogie sera donnée à Paris. Elle débutera la saison prochaine avec <em>L&rsquo;Or du Rhin</em> (mais pourquoi devoir attendre trois ans ce<em> Ring</em> qui devrait se voir en deux années maximum ? Et pourquoi pas en deux semaines ?). Décidément <strong>Philippe Jordan</strong> n&rsquo;a pas été remplacé et c&rsquo;est très dommage. Ce sera le fameux  <em>Ring</em> commandé avant la pandémie à <strong>Calixto Bieito</strong>, avec les prises de rôles de <strong>Ludovic Tézier</strong> (Wotan) et <strong>Eve-Maud Hubeaux</strong> (Fricka), sous la baguette de P<strong>ablo Heras-Casado</strong>. </p>
<p>Pour conclure notons que les Mélomanes fêteront avec les artistes de l&rsquo;Opéra de Paris les 150 ans du Palais Garnier avec un grand gala en janvier 2025.</p>


<figure class="wp-block-video"><video height="480" style="aspect-ratio: 864 / 480;" width="864" controls src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/23623-OPERA_S2425__45s__HD-480px.mp4"></video></figure>
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		<title>JANACEK, Jenůfa &#8211; Londres (Barbican)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-jenufa-londres-barbican/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 08:10:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A la tête du London Symphony Orchestra, Simon Rattle livre en ce début une lecture à la luxuriance suffocante de Jenůfa, en version de concert au Barbican Center de Londres. Troisième œuvre de Janáček à être défendue in loco (après La petite renarde rusée en 2019 et Katya Kabanova l’an passé), ces soirées londoniennes bénéficient &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A la tête du London Symphony Orchestra, <strong>Simon Rattle</strong> livre en ce début une lecture à la luxuriance suffocante de <em>Jenůfa</em>, en version de concert au Barbican Center de Londres. Troisième œuvre de Janáček à être défendue in loco (après <em>La petite renarde rusée</em> en 2019 et <em>Katya Kabanova</em> l’an passé), ces soirées londoniennes bénéficient d’une distribution excellente (malgré la défection d’Asmik Grigorian dans le rôle-titre).</p>
<p>Simon Rattle et le LSO prouvent une fois de plus leurs affinités avec la musique tchèque du début du 20<sup>e</sup> siècle : chaleur des tons, précision rythmique, justesse et mordant de certaines attaques… tous les ingrédients constitutifs de la musique de Janáček sont présents. L&rsquo;émérite directeur musical puise à foison dans l’étoffe noble et généreuse de l’orchestre, fouette les tempi au besoin, s’attarde par endroit pour approfondir les tableaux et les ambiances. Il peut pour ce faire compter sur des solistes de premier ordre, premier violon en tête. Surtout, et contrairement à des périodes plus maniéristes dans l’esthétique qu’il défendait, Simon Rattle ne se perd jamais dans une démonstration d’opulence sonore. Bien au contraire, il concentre les qualités de son orchestre dans une lecture tendue, à peine en concurrence avec le plateau vocal, au service d’une lecture qui, pour « belle » qu’elle soit, s’avère avant tout dramatique et pathétique.</p>
<p>La distribution fait des merveilles et mérite très certainement de figurer sur la gravure qui devrait suivre ces concerts. Les chœurs tout d’abord jouissent d’une préparation irréprochable et apportent d’emblée les couleurs folkloriques voulues pour leurs scènes. <strong>Hanna Hipp</strong> (la femme du maire), <strong>Evelin Novak</strong> (Karolka), <strong>Claire Barnett-Jones</strong> (Barena) et <strong>Erika Baikof</strong> (Jano) ne font qu’une bouchée de leurs courtes interventions. <strong>Jan Martinik</strong> dispose de la profondeur de timbre et du volume nécessaires pour dépeindre un Starek autoritaire ou un maire à la bonhommie joyeuse. <strong>Nicky Spence</strong> incarne crânement le jeune notable inconséquent du village, Steva, avec une vigueur vocale bienvenue. Le Laca d’<strong>Ales Briscein</strong> revient année après année avec la même constance et la même justesse. <strong>Carole Wilson</strong> possède ce grain de timbre un rien aigre qui épouse d’emblée l’image sonore que l’on se fait de la grand-mère Buryjovka. Enfin, <strong>Agneta Eichenholz</strong> remplace avantageusement la vedette initialement programmée dans le rôle-titre. La beauté du timbre sied parfaitement au personnage doux qu’elle choisit d’interpréter. Sa Jenůfa se laisse chahuter par son destin, s’épanche avec beaucoup de justesse et d’émotion dans ses monologues, avant d’irradier dans la scène finale, enfin délivrée d’un destin impossible. <strong>Katarina Karneus</strong> remporte de manière méritée le plus grand succès de la soirée. Si quelques scories émaille le chant, on reste pantois devant l’autorité qui se dégage de ce timbre mat et surtout de la justesse des accents de la chanteuse, qui culminent dans un deuxième acte halluciné.</p>
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		<title>Festival de Verbier 2024, une édition entre Mahler et montagne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-de-verbier-2024-une-edition-entre-mahler-et-montagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 03:18:15 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=154203</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si le froid de janvier s&#8217;installe, les annonces sur la future saison des festivals d&#8217;été laissent déjà entrevoir les beaux jours à venir. Le Festival de Verbier, dans le canton du Valais en Suisse,&#160; se déroulera cette année du 18 juillet au 4 août 2024. La recette du succès, inventée il y a tout juste &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si le froid de janvier s&rsquo;installe, les annonces sur la future saison des festivals d&rsquo;été laissent déjà entrevoir les beaux jours à venir. Le Festival de Verbier, dans le canton du Valais en Suisse,&nbsp; se déroulera cette année du 18 juillet au 4 août 2024. La recette du succès, inventée il y a tout juste 30 ans, reste la même : « une pléiade de stars internationales et de jeunes talents prometteurs. » Montagnes obligent, Gustav Mahler sera présent en majesté, à travers l&rsquo;ascèse panthéiste de la Troisième Symphonie, dirigée par <strong>Simon Rattle</strong>, puis avec la Cinquième, sous la baguette de <strong>Klaus Mäkelä</strong>.</p>
<p>Pour la suite, <strong>Yuja Wang, Antonio Pappano, Daniel Harding, Nikolaï Luganski, Vasily Petrenko</strong> ou <strong>Alexandre Kantorow</strong>, en récital et en concert sous la direction de <strong>Lahav Shani</strong>, seront les principales étoiles d&rsquo;une constellation de concerts d&rsquo;où se détachent deux opéras en version de concert. Les <em>Noces de Figaro </em>de Mozart, dirigées par <strong>Gabor Takacs-Nagy</strong>, avec un couple Comte-Comtesse formé par <strong>Peter Mattei</strong> et <strong>Golda Schultz</strong>, et un&nbsp;<em>Falstaff&nbsp;</em>verdien qui mettra à l&rsquo;honneur, sous la baguette de<strong> James Gaffigan</strong>, les jeunes voix de l&rsquo;Atelier lyrique du Festival. Au rayon des récitals, un Liederabend de <strong>Magdalena Kozena</strong> (Wolf et Janacek notamment au programme) et une soirée jazz autour de <strong>Thomas Quasthoff</strong> complèteront une programmation toujours plus éclectique, qui permettra également d&rsquo;applaudir Angélique Kidjo et le violoncelliste et chanteur sud-africain Abel Selaocoe.</p>
<p>Tous les renseignements disponibles sur le <a href="https://www.verbierfestival.com/programme/?">site du Festival</a></p>
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		<item>
		<title>JANACEK, L’affaire Makropoulos &#8211; Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-laffaire-makropoulos-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2023 08:41:39 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=142881</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;un des sujets favoris du spectateur lyrique est certainement la fin de carrière des chanteurs. A l&#8217;écouter, on apprend souvent à raison que telle soprano aurait dû s&#8217;arrêter il y a dix ans, que ce pauvre ténor a bien fait de se réfugier dans des seconds rôles chez Puccini, mieux taillés à ce qui lui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;un des sujets favoris du spectateur lyrique est certainement la fin de carrière des chanteurs. A l&rsquo;écouter, on apprend souvent à raison que telle soprano aurait dû s&rsquo;arrêter il y a dix ans, que ce pauvre ténor a bien fait de se réfugier dans des seconds rôles chez Puccini, mieux taillés à ce qui lui reste d&rsquo;appareil vocal, surtout depuis qu&rsquo;il est passé baryton, qu&rsquo;il faut laisser la place à la jeune génération, et que Blomstedt, quand même, c&rsquo;est plus ce que c&rsquo;était. En lisant le casting de cette reprise de l&rsquo;<em>Affaire Makropoulos</em>, ce même spectateur lyrique a probablement froncé les sourcils : « Allons, Karita Mattila en Emilia Marty, est-ce bien raisonnable ? ». Soyons justes avec lui, sa dernière apparition à la Grande Boutique (Herodias chez Strauss il y a tout juste un an) n&rsquo;était pas la plus éclatante qu&rsquo;on lui ait connue. Emilia Marty est un rôle redoutable, où nombre de chanteuses en pleine santé laissèrent leur larynx.</p>
<p>Et pourtant, quel coup de maître que ce choix : rarement l&rsquo;adéquation entre œuvre, mise en scène et distribution n&rsquo;aura été aussi juste. Pour illustrer le destin tragique d&rsquo;une cantatrice immortelle, <strong>Krzysztof Warlikowski</strong> situe l&rsquo;action dans un Hollywood triste et glacé, où l&rsquo;on assiste à la lente agonie d&rsquo;une Emilia Marty aux allures assumées de Marylin Monroe. C&rsquo;est dans ce double rôle d&rsquo;icône de l&rsquo;opéra et de vedette de cinéma que <strong>Karita Mattila</strong> excelle : tout à la fois lucide et disjonctée, elle est une Emilia Marty usée d&rsquo;avoir trop vécu, et pourtant passionnément vivante. Sa voix reflète cette dualité : elle porte le passage des années (projection amoindrie dans le médium, quelques sons en force), mais son immense talent d&rsquo;actrice et de musicienne la fait véritablement triompher des assauts de la partition. Mattila est Marilyn, qui est Marty, qui est Makropoulos, c’est l’équation qui s’impose à l’écoute de cette prestation.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Mal1-1024x683.png" alt="" class="wp-image-142882"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Bernd Uhlig</sup></figcaption></figure>


<p>Bien que moins exposé, le reste de la distribution est tout à fait à la hauteur des enjeux. <strong>Pavel Černoch</strong> prête son timbre vaillant et héroïque aux saillies passionnelles d&rsquo;Albert Gregor. Le Jaroslav Prus crâneur et solennel de <strong>Johan Reuter</strong> épate tout autant que l&rsquo;assurance de <strong>Károly Szemerédy</strong> en Doktor Kolenaty. Le couple formé du Janek « un peu bête et trop blond » de <strong>Cyrille Dubois</strong>, et de la voix fraîche mais robuste d&rsquo;<strong>Ilanah Lobel-Torres</strong> amuse tout autant que le Vitek pétillant et chic de <strong>Nicholas Jones</strong>. La touchante apparition de <strong>Peter Bronder</strong> en improbable Hauk-Šendorf complète un panel de personnages finement dessinés.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Susanna Mälkki</strong> fait des miracles avec une partition pourtant à la limite du jouable. L&rsquo;orchestre sonne admirablement, sans que les particularités du langage janačékien soient édulcorées. Osons une mention toute particulière aux cuivres sous et sur la scène, dont les fanfares hallucinantes sont exécutées avec une remarquable précision.</p>
<p>Une fois n&rsquo;est pas coûtume, l&rsquo;<em>Affaire Makropoulos</em> est un chef-d&rsquo;œuvre qui se joue dans une salle à moitié vide. La crainte d&rsquo;une contre-performance de la part du rôle titre en est-elle la raison ? Gageons que ce compte-rendu réconciliera le spectateur sceptique avec ce qui est certainement l&rsquo;un des plus beaux spectacles de la saison lyrique parisienne.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="695" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Mak2-1024x695.png" alt="" class="wp-image-142883"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Bernd Uhlig </sup></figcaption></figure>
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