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	<title>Carl ORFF - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<title>Carl ORFF - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Carl Orff (Jean-Philippe Thiellay)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/carl-orff-jean-philippe-thiellay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Musicien inclassable, Carl Orff occupe une place à part dans le paysage musical européen. Alors que ses contemporains se déchirent entre avant‑gardes sérielles, néoclassicisme ou expérimentations électroacoustiques, Orff traverse son époque comme un électron libre, imperméable aux courants qui l’entourent. Ni moderniste, ni conservateur, ni véritable héritier d’une école, il avance selon une logique propre, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Musicien inclassable, Carl Orff occupe une place à part dans le paysage musical européen. Alors que ses contemporains se déchirent entre avant‑gardes sérielles, néoclassicisme ou expérimentations électroacoustiques, Orff traverse son époque comme un électron libre, imperméable aux courants qui l’entourent. Ni moderniste, ni conservateur, ni véritable héritier d’une école, il avance selon une logique propre, nourrie de culture antique, de rythmes archaïques et d’une conception très personnelle de la voix.</p>
<p>Né en 1895 à Munich dans une famille bavaroise où la pratique musicale est très présente, Carl Orff étudie la composition et la direction à l’Académie de musique de Munich avant de travailler dans plusieurs théâtres allemands dès les années 1920. En 1924, il fonde avec Dorothee Günther la Günther‑Schule, institution dédiée à la pédagogie musicale et au mouvement, où il développe la méthode Orff, aujourd’hui largement diffusée. Pendant la période nazie, il poursuit ses activités de compositeur et collabore avec les scènes bavaroises, ce qui lui sera beaucoup reproché. Après la guerre, il continue d’enseigner et de composer, essentiellement pour le théâtre musical. Il reste installé en Bavière jusqu’à sa mort en 1982, laissant une œuvre centrée sur la voix, le rythme et la scène.</p>
<p>La place singulière qu’il occupe dans l’histoire de la musique explique en partie son absence d’héritiers. Orff a traversé le XXe siècle, ses audaces, ses fureurs, ses erreurs, et quitté la scène artistique sans laisser de disciples directs, ni de véritable filiation esthétique.</p>
<p>Dans ces conditions, est-il étonnant qu’aucune biographie en français ne lui ait été consacrée jusqu’alors ? <strong>Jean‑Philippe Thiellay </strong>vient combler cette lacune avec un ouvrage bref, mais dense, qui nous offre un accès clair et documenté à une personnalité souvent mal comprise. L’auteur, qui connaît intimement les rouages du monde musical, adopte une démarche résolument factuelle : il ne cherche ni à réhabiliter, ni à accabler. Cette neutralité, rare dans un sujet inflammable, constitue l’une des grandes forces de son approche.</p>
<p>Car les controverses autour de Carl Orff ne manquent pas, en particulier celles liées à son attitude sous le régime nazi. Jean-Philippe Thiellay les aborde sans détour, mais sans céder à la tentation du procès ou de la défense passionnée. Il expose les faits, restitue les témoignages contradictoires, rappelle les zones d’ombre comme les éléments à charge ou à décharge, et laisse au lecteur la responsabilité de se forger une opinion.</p>
<p>Linéaire, le récit biographique s’accompagne d’une analyse musicale étayée, éclairant les sources, montrant comment cette esthétique singulière, fondée sur la pulsation, la répétition et une forme de primitivisme assumé, a façonné des partitions originales.</p>
<p>Reste le phénomène <em>Carmina Burana</em>, œuvre‑monde qui a éclipsé le reste du catalogue et propulsé Orff dans une postérité paradoxale : immense popularité, mais reconnaissance critique hésitante. S’agit-il finalement d’un « tube » isolé au sein d’une œuvre, certes singulière mais d’un intérêt secondaire, ou de l’arbre qui cache la forêt d’autres compositions méconnues ? Tout l’enjeu de cet essai biographique est de nous inviter à explorer la question.</p>
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		<title>Wolfgang Sawallisch, Complete Opera Recordings</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wolfgang-sawallisch-complete-opera-recordings/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 03:44:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Warner Classics poursuit son édition de l’intégrale des enregistrements de Wolfgang Sawallisch – «&#160;un des plus grands évangélisateurs modernes de la musique allemande et de la meilleure manière de la faire&#160;», écrivait Sylvain Fort dans son hommage nécrologique en 2013. Après l’œuvre symphonique, mélodique et chorale en juin dernier, quinze opéras – trente-et-un CD – &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Warner Classics poursuit son édition de l’intégrale des enregistrements de Wolfgang Sawallisch – «&nbsp;un des plus grands évangélisateurs modernes de la musique allemande et de la meilleure manière de la faire&nbsp;», écrivait Sylvain Fort dans <a href="https://www.forumopera.com/wolfgang-sawallisch-le-survivant/">son hommage nécrologique en 2013</a>.</p>
<p>Après l’œuvre symphonique, mélodique et chorale en juin dernier, quinze opéras – trente-et-un CD – sont réunies en un seul coffret luxueux, de <em>Die Zauberflöte</em> qui n’est pas la meilleure des versions car desservi par une distribution un cran en dessous d’autres (Moll, Schreier, Moser, Rothenberger), à <em>Die Kluge</em> et <em>Der Mond</em>, deux ouvrages en un acte de Carl Orff peu enregistrés – le second bénéficie de la présence lumineuse d’Elisabeth Schwarzkopf.</p>
<p>Entre cet alpha et ces omégas voulus par l’éditeur&nbsp;: Wagner et Strauss, deux monuments dont Sawallisch se pose en gardien d’une tradition musicale au cœur de laquelle il a grandi. En découlent une précision et une fidélité sans faille aux intentions des compositeurs. Ce respect de la lettre n’est pas synonyme d’un quelconque académisme, ou pire, d’une absence de vision. Au contraire, quelle que soit la partition, sa direction se caractérise par une clarté exceptionnelle, une attention méticuleuse aux détails orchestraux, et une capacité à révéler la profondeur émotionnelle de l’œuvre interprétée.</p>
<p>Derrière le chef symphonique, derrière l’homme de théâtre soucieux d’équilibre entre la fosse et la scène, il y a aussi le pianiste et accompagnateur de grands <em>Liedersänger</em> tels Dietrich Fischer-Dieskau, Margaret Price, Lucia Popp, entre autres. Le sens du mot, si essentiel dans la conversation en musique straussienne, pose en référence l’enregistrement de <em>Capriccio</em> en 1959 où rayonne Elisabeth Schwarzkopf en Comtesse partagée entre Nicolaï Gedda et Dietrich Fischer-Dieskau. Auréolés de distributions non moins prestigieuses, <em>Intermezzo</em> (Popp, Fischer-Dieskau, Moll), <em>Die Frau ohne Schatten</em> (Kollo, Studer, Schwarz) et <em>Elektra </em>(Marton, Studer) renvoient à la période munichoise de Sawallisch lorsque sous sa direction, musicale entre 1971 et 1982, puis générale jusqu’en 1992, le Bayerische Staatsoper retrouvait son éclat d’antan.</p>
<p>Invité à Bayreuth de 1957 à 1962, Sawallisch entretient avec l’œuvre de Wagner un rapport d’abord orchestral. Captée <em>live</em> à Munich en 1989, sa Tétralogie aligne quelques grands chanteurs – Waltraud Meier, Julia Varady, Hildegard Behrens, René Kollo, Kurt Moll… – mais c’est dans la fosse que se noue le drame. Les maîtres-mots en restent clarté et précision. L’enregistrement des <em>Maîtres chanteurs</em> (Heppner, Studer, Moll) coïncide avec la décision du chef d’abandonner l’opéra en 1992.</p>
<p>Moins essentiels mais non moins intéressants car rarement enregistrées, <em>Abu Hassan</em> de Weber (Moser, Gedda, Moll) et <em>Die Zwillingsbrüder</em> de Schubert (Gedda, Moll encore), deux <em>singspiel</em> en un acte, complètent la collection.</p>
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		<title>ORFF, Carmina Burana &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/orf-carmina-burana-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Populaires mais finalement rares à Paris, les Carmina Burana de Carl Orff remplissaient le Théâtre des Champs Elysées deux soirs de suite autour des forces de Radio France, avec Ludovic Tézier en soliste principal. Le baryton français connait l’œuvre qu’il donnait encore récemment à la Cité Interdite à l’occasion de festivités autour du 120e anniversaire &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Populaires mais finalement rares à Paris, les <em>Carmina Burana</em> de Carl Orff remplissaient le Théâtre des Champs Elysées deux soirs de suite autour des forces de Radio France, avec <strong>Ludovic Tézier</strong> en soliste principal. Le baryton français connait l’œuvre qu’il donnait encore récemment à la Cité Interdite à l’occasion de festivités autour du 120e anniversaire de Deutsche Grammophon. Aux côtés d’une R<strong>egula Mühlemann</strong> lumineuse et au contrôle du souffle impressionnant et d’un <strong>Matthias Rexroth</strong> très expressionniste dans le court lamento dévolu au contre-ténor, tout semblait réuni pour offrir une exécution de premier ordre. Pourtant, en ce premier concert, c’est arrimé à sa partition que Ludovic Tézier intervient. Quelques menues erreurs rythmiques ou des départs imprécis, dont il n’est pas le seul responsable, nuisent à une bonne exécution. Pour autant, le matériau vocal et la technique hors pair de Ludovic Tézier en font très certainement un interprète de premier ordre de cette partie vocale.</p>
<p>Une grande part de responsabilité incombe à<strong> Kazuki Yamada</strong> dont la battue métronomique se perd parfois dans une gestuelle chorégraphique qui n’est pas des plus lisibles. Le chef multiplie les ruptures de tempo que l’ensemble des forces en présence a parfois du mal à suivre. Surtout, en dehors de ces variations de forme, la lecture proposée s’avère d’une linéarité morne où chaque reprise n’offre qu’un miroir de l’exécution précédente et où l’on cherche en vain les stations nobles et profanes que dépeint Orff.</p>
<p>Les chœurs de Radio France se trouvent eux aussi disparates tout au long de la soirée. Les sopranos buttent à quelques reprises sur les notes les plus tendues, les hommes bataillent pour suivre le chef dans ses choix. Le positionnement au fond de la scène du Théâtre des Champs Elysées s’avère au désavantage de tous : cela assourdit l’émission dans une œuvre où ce sont pourtant bien les chœurs qui occupent la première place. Pour autant, de belles scènes –&nbsp;à la taverne ou encore dans la cour d’amour – se détachent, laissant présager de ce qui aurait pu être un tout autre concert.</p>
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		<item>
		<title>Musiques en Fête &#8211; Orange</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/musiques-en-fete-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Musiques en Fête, incontournable levé de rideau des Chorégies, donne chaque année un avant-gout de la parure revêtue par le festival. Cette année, la volonté affichée par Jean-Louis Grinda est de placer les Chorégies sous le signe du renouveau et cela se remarque dès cette parenthèse introductive, grande fête populaire de l’art lyrique. Outre les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Musiques en Fête</em>, incontournable levé de rideau des Chorégies, donne chaque année un avant-gout de la parure revêtue par le festival. Cette année, la volonté affichée par <strong>Jean-Louis Grinda</strong> est de placer les Chorégies sous le signe du renouveau et cela se remarque dès cette parenthèse introductive, grande fête populaire de l’art lyrique. Outre les nombreux nouveaux talents mis sur le devant de la scène du Théâtre antique, le programme traditionnellement pluriel, a été recentré sur la voix et l’opéra avec des solos, duos, trios, quatuors et même un hilarant  septuor, allant du <em>Bel Canto</em> au répertoire dramatique, en passant par le Baroque. « Cette année, j’ai voulu renouveler les distributions avec de nouvelles voix que je suis allé chercher un peu partout et qui participent de l’espoir que l’opéra perdure en dépit de tous les Cassandre ! Et puis j’ai voulu en même temps renouveler le répertoire avec des œuvres que pour la plupart nous n’avons pas encore entendues à Musiques en Fête »<em>,</em> nous a confié <strong>Alain Duault, </strong>concepteur historique du programme.</p>
<p>Lundi soir, <em>Musiques en fêtes</em>, s’est donc décliné sur un air nouveau. La famille s’est enrichie de jeunes visages, et parmi ceux-ci, l’heureuse surprise de ce florilège vocal, la soprano d’origine éthiopienne <strong>Mariam Battistelli</strong>. Débordant d’énergie, facétieuse, elle reprend ici avec brio le rôle de Musetta qu&rsquo;elle avait déjà interprété à Monte Carlo en 2020. On peut aujourd&rsquo;hui mesurer tout le chemin parcouru par la jeune chanteuse depuis sa prestation monégasque. Son passage par l’Ecole de perfectionnement du Palais des Arts de la Reine Sofia, lui a été manifestement bénéfique.  Elle interprète Musette avec une facilité et une décontraction qui montre déjà tout du potentiel de la jeune soprano. Autre attraction vocale de la soirée, la mezzo-soprano <strong>Anna Goryachova</strong>, qui a fait sensation l&rsquo;année dernière en Roméo dans <em>I Capuletti et I Montecchi, </em>se lance ici dans le répertoire baroque avec « Venti, turbini, prestate » du <em>Rinaldo</em> de Haendel avec des moyens vocaux exceptionnels servis par un timbre à la fois sombre et moiré conférant à son interprétation profondeur couleurs, et expressivité. Elle cultive la virtuosité et un art consommé de l’ornementation qui révèlent une artiste de fière et belle allure. Autres nouvelles venues : <strong>Aurélie Jarjaye</strong> à la voix émouvante dotée d’un léger vibrato, touche au cœur dans « Memories » de <em>Cats</em> et <strong>Sandra Hammoui</strong>, au chant soigné et au timbre clair, mais qui ne possède pas tout à fait la légèreté et la dimension aérienne requises pour le « Ah non credea mirarti » de <em>La Somnambula</em>.</p>
<p>Coté masculin, le ténor <strong>Julien Henric </strong>a suscité le frisson dans l’air de Roméo « Lève-toi Soleil » servi par un timbre superbe, une voix homogène et assurée, un aigu percutant, avec une projection et une diction impeccables. Le ténor <strong>Diego Godoy</strong> impressionne par l’ampleur de ses moyens et son engagement dans « Di quella pira » de <em>Il Trovatore</em>. L’artiste ne manque pas d’ardeur et d’héroïsme, même si on s’attendrait toutefois, avec une telle puissance, à plus de nuances et davantage d’amplitude et de virtuosité. Il s’est en revanche montré beaucoup plus à son aise en  Duc de Mantoue, dont il a la brillance et l’assurance, motivé sans doute par sa partenaire (que de baisers dans ce duo !) <strong>Emy Gazeilles</strong>, Gilda au timbre clair et à luminosité  juvénile. Les ténors étaient d’ailleurs fort bien représentés dans cette soirée, puisqu’outre Julien Henric et Diego Godoy, <em>Musiques en fête </em>accueillait également <strong>Kaëlig Boché</strong> en Don José. Il n’a guère été aisé au jeune chanteur de trouver ses marques face à la Carmen stratosphérique de <strong>Marina Viotti</strong> dans le duo final de l’acte 1. Dans <em>La Fleur que tu m&rsquo;avais jetée</em>, au-delà de qualités évidentes de timbre et de ligne de chant, il a toutefois manqué puissance et charisme au jeune ténor pour être pleinement convaincant. Le rôle de Don José n&rsquo;est donc pas (encore) pour lui. En revanche, à ce stade, il ferait merveille dans Ferrando de<em> Cosi</em> <em>Fan tutte</em> dont il possède le phrasé, le timbre et les nuances piano. La basse <strong>Adrien Mathonat</strong> confère à l’air « O wie will ich triumphieren » de somptueuses couleurs vocales.  Sa descente vers les tréfonds abyssaux de sa tessiture pourrait toutefois être moins tendue et davantage audible, mais la voix convoque à l&rsquo;évidence l’émotion. Aucune basse française ne possède actuellement comme celle-ci une telle densité de timbre si caractéristique des chanteurs de l’Europe de l’Est.</p>
<p>Parmi les artistes davantage familiers de l’évènement, Le baryton-basse argentin <strong>Nahuel di Pierro</strong> s’est quant à lui distingué par la noblesse du grain profond d’une voix chaude, mais aussi une diction impeccable qui rendent son interprétation de « Vi ravviso, o luoghi ameni » de <em>La Somnambula</em> magistrale.</p>
<p>Outre les nouveaux visages, certaines voix de la grande famille de <em>Musiques en Fête</em> ont répondu présent, tel <strong>Florian Sempey</strong> superbe d’autorité et de présence dans « Estuans Interius », du <em>Carmina Burana</em> de Orff, <strong>Jerôme Boutillier</strong> égal à lui-même dans le Toast d’Escamillo qu’il habite comme à son habitude avec maestria, Côté féminin, les stars de la soirée, ont incontestablement été Marina Viotti et <strong>Catherine Hunold</strong>, venue en <em>invitée </em>de dernière minute. Sa participation à <em>Musiques en Fêtes</em> a permis de faire découvrir au public qu’elle n’est pas seulement wagnérienne, mais également une grande interprète dramatique capable de s’emparer avec brio de Macbeth ou Norma, dans laquelle elle a d&rsquo;ailleurs brillé en duo avec une Marina Viotti, superlative. Cette dernière a montré qu’elle était en effet capable d’épouser tous les répertoires avec une aisance déconcertante : de Bellini à Bizet en passant par une « Historia de un amor » d’Almaran, où elle se fond à la perfection dans le style andalou jouant de son timbre rond et corsé pour livrer une lecture éminemment sensuelle. Pour rester dans l’exceptionnel et le spectaculaire, il convient de mentionner le moment de bravoure et la pyrotechnie vocale de la soprano Catalane <strong>Sarah Blanch Freixes</strong> dans l’exubérant « Glitter and be gay » tiré de <em>Candide</em> de Berstein. La colorature virtuose est aussi une comédienne hors paire qui tient la scène en véritable show-woman, obligeant d&rsquo;ailleurs le caméraman à épouser son ballet de contorsions scéniques pour pouvoir la suivre ! Dans la même veine de l&rsquo;<em>entertainment</em> de haute volée, et complétant ce florilège vocal, la chanteuse <strong>Isabelle Georges</strong> s’est illustrée avec brio dans  « My heart belongs to Daddy » de Cole Porter. Portant haut la tradition du Music-Hall combinée à la maestria et l&rsquo;éclectisme de l&rsquo;entertainer à l&rsquo;Américaine, elle nous livre un numéro pétillant et plein d&rsquo;allant.</p>
<p>Pour accompagner ce parterre d’artistes, l’Orchestre national de Montpellier, le Chœur de Parme et le Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo, avec la maîtrise de l’Opéra d’Avignon dirigés par les chefs <strong>Luciano Acoccella</strong> et <strong>Didier Benetti</strong> qui ont été rejoints cette années par la jeune cheffe <strong>Chloé Dufresne</strong> Révélations « chef d&rsquo;orchestre » aux Victoires de la musique et assistante de <strong>Gustavo Dudamel</strong> la direction musicale du Los Angeles Philharmonic. Mentionnons également le chœur d&rsquo;enfants de <em>Pop the Opera</em> dans un émouvant medley Disney.</p>
<p>Musiques en Fête nous a offert lundi soir une belle soirée lyrique, qui ne se perd pas sur des chemins de traverse. Renouant ainsi avec l’esprit de ses années fondatrices, cette treizième édition conçue comme une ode à la voix (et aussi à la joie) a su, sans nul doute,  capturer le regard et l&rsquo;intérêt tant du grand public que de l’amateur éclairé.</p>
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		<title>Sonya Yoncheva annonce son prochain CD</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-annonce-son-prochain-cd/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 05:50:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sonya Yoncheva affiche sur les réseaux sociaux la couverture de son prochain album intitulé The Courtesan et consacré aux courtisanes, coquettes et autres grandes amoureuses. On y croisera Thaïs, Manon, Dalila, Traviata, Manon Lescaut, Madama Butterfly, Iris, Stephana de Siberia et les Mimì des deux Bohème, celle de Puccini et celle de Leoncavallo. L&#8217;enregistrement a été réalisé à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sonya Yoncheva</strong> affiche sur les réseaux sociaux la couverture de son prochain album intitulé <em>The Courtesan</em> et consacré aux courtisanes, coquettes et autres grandes amoureuses. On y croisera Thaïs, Manon, Dalila, Traviata, Manon Lescaut, Madama Butterfly, Iris, Stephana de <em>Siberia </em>et les Mimì des deux <em>Bohème</em>, celle de Puccini et celle de Leoncavallo. L&rsquo;enregistrement a été réalisé à Gènes l&rsquo;année dernière avec les forces du Carlo Felice sous la direction de <strong>Marco Armiliato</strong>. <strong>Charles Castronovo </strong>accompagne le soprano pour deux duos, celui de l&rsquo;acte I de <em>Thaïs</em> et celui de l&rsquo;acte III de <em>La Traviata</em>. En bonus, <strong>Sonya</strong> <strong>Yoncheva</strong> interprète « In trutina » extrait de <em>Carmina Burana </em>qui reste dans le même esprit puisque le texte exprime le pouvoir de la sensualité. Tout en restant sous exclusivité chez Sony Classical, la chanteuse produit l&rsquo;album sous son propre label, SY11 Productions. La date de sortie de ce 5<sup>e</sup> récital est prévue au 9 février <a href="https://sy11events.com/store/" rel="nofollow">mais il peut déjà être commandé en ligne</a>.</p>
<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style="background:#FFF;border:0;border-radius:3px;margin: 1px;max-width:540px;min-width:326px;padding:0;width:99.375%;width:-webkit-calc(100% - 2px);width:calc(100% - 2px)">
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<a href="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="background:#FFFFFF;line-height:0;padding:0 0;text-align:center;text-decoration:none;width:100%" target="_blank" rel="noopener"><br /></a></p>
<p><a href="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="background:#FFFFFF;line-height:0;padding:0 0;text-align:center;text-decoration:none;width:100%" target="_blank" rel="noopener">Voir cette publication sur Instagram</a></p>
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<p style="color:#c9c8cd;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;line-height:17px;margin-bottom:0;margin-top:8px;overflow:hidden;padding:8px 0 7px;text-align:center"><a href="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="color:#c9c8cd;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;font-style:normal;font-weight:normal;line-height:17px;text-decoration:none" target="_blank" rel="noopener">Une publication partagée par Sonya Yoncheva (@sonyayoncheva)</a></p>
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		<title>Carl Orff Edition</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/carl-orff-edition-orff-und-die-ostalgie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2018 07:14:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Carmina burana ont permis à des centaines de millions d’auditeurs de se familiariser au langage de Carl Orff. Ostinati, redites, mélodies syllabiques, réduites à leur plus simple ligne, usage d’une percussion toujours…percussive, contrastes accusés, rythmes motoriques et obsédants, fréquents recours au chant recto-tono, harmonies modales ou tonales rudimentaires, la liste des procédés mis en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les <em>Carmina burana</em> ont permis à des centaines de millions d’auditeurs de se familiariser au langage de Carl Orff. Ostinati, redites, mélodies syllabiques, réduites à leur plus simple ligne, usage d’une percussion toujours…percussive, contrastes accusés, rythmes motoriques et obsédants, fréquents recours au chant recto-tono, harmonies modales ou tonales rudimentaires, la liste des procédés mis en œuvre  serait longue. Il faut cependant reconnaître que ces recettes intelligemment utilisées ne manquent pas d’efficacité. L’outrance, l’expressivité qui apparente certains passages à de la musique de cirque, grotesque, font partie de la palette, et on ne peut rester insensible à la force dramatique et à la séduction, particulièrement lorsque les œuvres sont servies par des interprètes solides et engagés. Un véritable opéra populaire, s’adressant au plus grand nombre, dépourvu cependant de démagogie.</p>
<p>Régulièrement publiés séparément, depuis leur transfert numérique, ces enregistrements d&rsquo;ouvrages de Carl Orff, datés des années 1970-80 et regroupés dans un même coffret, présentent l’intérêt de participer d’une même approche, puisque réalisés sous la direction d’<strong>Herbert Kegel</strong>. Après trois ans passés à l’opéra de Rostock, l’élève de Karl Böhm dirigea durant presque trente ans le RSO de Leipzig, avant de passer à l’orchestre symphonique de sa ville, et enfin à Dresde, où il se suicida en 1990.  Sa familiarité avec le répertoire du XXe siècle, qu’il défendit efficacement, son indéniable métier lui permirent d’accéder au statut d’icône du régime, à l’égal de Kurt Masur. Sa position comme sa fonction à la radio autorisèrent nombreux enregistrements, toujours honorables, souvent remarquables, comme c’est le cas ici.</p>
<p>Imprégné de musique ancienne (il adapta Monteverdi et Bach), Orff avait pour projet de remonter aux sources de l’expérience musicale collective, au drame antique comme au mystère médiéval. Ce coffret nous présente deux facettes de son œuvre. Avant une trilogie inclassable (<em>Trionfi</em>), dont les <em>Carmina burana</em> constituent le fleuron, deux œuvres conçues pour être jouées ensemble par un théâtre de marionnettes, puis remaniées pour la scène (<em>Der Mond</em>, et <em>die Kluge</em>). Comme le soulignait Laurent Bury dans <a href="/cd/die-kluge-on-croit-rever">une récente chronique</a>, si la concurrence de très grandes pointures vocales peut conduire l’amateur à privilégier d’autres versions, celle-ci s’avère fort recommandable, ne serait-ce que par la qualité de la restitution, qui ravira tous les audiophiles. Sawallisch (avec Schwarzkopf), Eichhorn (avec Popp), qui associent <em>die Kluge</em> et <em>der Mond</em>, restent les références. Pour la trilogie des <em>Trionfi</em>, la concurrence des Jochum, Ormandy et Smetacek est pour le moins sévère, même si l’interprétation de Herbert  Kegel peut se prévaloir de la reconnaissance de la veuve du compositeur, Liselotte Orff.</p>
<p><em>Die Kluge</em> [la rusée, ou, plutôt, l’avisée] est un conte philosophique. Le livret  en est savoureux de drôlerie, la musique – avec les moyens que l’on sait – épouse parfaitement l’action et ses multiples rebondissements. <em>Der Mond</em> [la lune], sorte de de mystère médiéval où s’opposent la verve populaire poussée à l’extrême et la fraîcheur d’une spiritualité naïve, s’inscrit dans la même veine.  A la différence de la Trilogie qui suit, les influences du cabaret berlinois, de Kurt Weill et du jazz sont perceptibles. Des trois volets des Trionfi, l’histoire n’aura retenu que les célébrissimes <em>Carmina Burana</em>. Les <em>Catulli Carmina</em> et le <em>Trionfo di Afrodite</em>, de la même veine, ne sont plus guère défendus qu’au disque. Le simplisme d’une écriture répétitive, déclamatoire, obsédante, ce primitivisme délibéré, ce motorisme ont fait leurs preuves : l’efficacité dramatique est au rendez-vous, et la musique est accessible à chacun. Curieux mélange de textes empruntés à Catulle, Sapho, Euripide, confiés très souvent à des chœurs, ces deux dernières œuvres ont une force proche de celle des <em>Carmina burana</em>.</p>
<p>L’orchestre peut rivaliser avec les meilleurs : la direction de Herbert  Kegel, d’une grande rigueur, sert parfaitement le texte. La couleur, la vigueur rythmique, une formidable énergie émanent de ces enregistrements. Tout le gratin vocal de la RDA, ou presque, a été convoqué – y compris la seconde épouse du chef (<strong>Celestina Casapietra</strong>) pour les <em>Carmina burana</em> – artistes plus qu’honorables, boudés à l’époque par l’Occident, qui ne retenait que Theo Adam et Peter Schreier.  Impossible de citer chacune et chacun, tant ils sont nombreux. Dans <em>Die Kluge</em>, le chant de <strong>Magdalena Falewicz</strong>, soprano très pur, en contraste avec l’outrance délibérée de ses partenaires masculins, fait forte impression (la berceuse de la scène 9, surtout). Il en va de même des passages a cappella de la scène 5 (les vagabonds), proches des productions des <em>Comedian Harmonists</em>. Retenons aussi le nom de <strong>Reiner Süss</strong>, splendide basse, qui campe un paysan (<em>Die Kluge</em>), un vieil homme (<em>Der Mond</em>) enfin un coryphée (<em>Triomphe d’Aphrodite</em>) d’une voix bien timbrée, projetée à souhait. Le ténor <strong>Eberhard Büchner</strong> tire bien son épingle du jeu dans les quatre œuvres qu’il sert. On le connaissait dans le répertoire lyrique germanique, avec quelques incursions à l’Ouest après la chute du mur. Ici, il a la jeunesse vocale épanouie, qui sied parfaitement à ce répertoire. Les chœurs, essentiels, habités par les œuvres interprétées, sont parfaits, qu’ils s’agisse des enfants ou des adultes.</p>
<p>La qualité nouvelle de la restitution satisfera les plus exigeants, avec une spatialisation réelle. En dehors des quatre pages consacrées à  Herbert Kegel, interprète de Carl Orff, et de la distribution de chacune des œuvres,  le livret d’accompagnement est d’une affligeante indigence : le détail des plages de chaque enregistrement doit être recherché sur la pochette cartonnée de celui-ci ; pas un mot sur les livrets, ni résumés, a fortiori non reproduits.  Un ensemble très cohérent, vers lequel se tourneront les nostalgiques du vinyle, pour y trouver une nouvelle dimension sonore, mais qui laisse dubitatif quant à sa présentation.</p>
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		<title>ORFF, Carmina Burana — Buenos Aires</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/carmina-burana-buenos-aires-profanes-festifs-et-grandioses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Mar 2017 09:09:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si la saison du Teatro Colon ne commence qu’aux alentours du 15 mars, les langueurs de l’été sud-américain finissant accueillent sur les rives du fleuve d’Argent un festival de musiques contemporaines (De Materie de Louis Andriessen était programmé deux jours consécutifs) et les débuts de la saison symphonique de l’Orquesta Filarmonica de Buenos Aires dont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si la saison du Teatro Colon ne commence qu’aux alentours du 15 mars, les langueurs de l’été sud-américain finissant accueillent sur les rives du fleuve d’Argent un festival de musiques contemporaines (<em>De Materie</em> de Louis Andriessen était programmé deux jours consécutifs) et les débuts de la saison symphonique de <strong>l’Orquesta Filarmonica de Buenos Aires</strong> dont l’illustre bâtiment est aussi la résidence. La salle comble, en grande partie sur abonnement, pour un programme incluant une œuvre contemporaine d’Esteban Benzecry et les<em> Carmina Burana</em> de Carl Orff, témoigne de la vigueur de l’engouement des portègnes. En cette soirée de reprise, le directeur musical mexicain <strong>Enrique Arturo Demiecke</strong> se fend d’un discours introductif de défense du financement de la culture (l’Argentine n’en finit pas de se remettre de la crise financière), et d’un hommage à Damian Ramirez, jeune contre-ténor de 31 ans décédé le 12 janvier 2017 et qui devait interpréter la partie du cygne dans l’œuvre d’Orff. <em>Madre Tierra</em>, diptique symphonique créée à Radio France dans le cadre du festival « Présences 2015 » (19 février 2015) lors de la saison inaugurale du nouvel Auditorium, permet à l’orchestre de se remettre dans le bain. L’œuvre « à programme » apparaît comme un patchwork entre une introduction atonale qui bascule dans un amoncellement de cellules laissant entendre toutes sortes d’influences : Chostakovitch, Wagner, Janacek… et des touches plus autochtones pour évoquer la Pacha Mama et Nuke Mapu. La grande transparence de l’orchestre et l’acoustique précise et chaude du Colon permettent d’apprécier cette introduction, même si l’on regrette une certaine monotonie avec peu de nuances et un volume presque toujours mezzo-forte.</p>
<p>	En deuxième partie, à l’image de son discours à la fois grave, plein d’humour et de saillies, Enrique Arturo Demiecke dirige <em>Carmina Burana</em> dans des tempi vifs et avec beaucoup de contrastes. Les crescendos de « fortuna » font entendre l’orchestre dans toute sa cohésion et sa force. Chaque pupitre brille par ses attaques mordantes et une grande souplesse pour suivre les ruptures de rythme et de nuances exigées par le chef. Les violoncelles et contrebasses charpentent la texture de la plupart des chants bien secondés par des percussions savamment dosées, que viennent colorer une petite harmonie fruitée et des cuivres mats. Les violons se saisissent quant à eux des contrechants et commentaires venant pimenter le discours qui se déploie dès lors. Celui-ci est moins européen et médiéviste que ce à quoi les canons de l’œuvre nous ont habitués. Les danses de la taverne regardent davantage la culture latino-ibérique et les chants d’amours déçues puis retrouvées lorgnent vers la milonga… avec toutes les exubérances que cela induit. La fresque globale en devient pittoresque et grandiose, pathétique et lyrique pour s’achever dans un triomphe.</p>
<p>	Un succès où le <strong>Coro estable del Teatro Colon</strong> et le <strong>Coro de Ninos del Teatro Colon</strong> jouent un grand rôle. Même dans les tempi endiablés voulus par le chef, ils gardent toute leur cohésion et surpassent, malgré leur position en fond de scène, la masse de l’orchestre dans les tutti. Si les sopranos concèdent une ou deux duretés dans les passages les plus tendus, basses, barytons et ténors sont irréprochables. Au delà de la technique, l’interprétation suit à la lettre et les ambiances de la partition et les partis pris du chef. Les jeunes chanteurs n’ont pas à rougir devant leurs ainés, ils marchent dans leur pas tant pour la rigueur que pour la beauté intrinsèque de leur chant.</p>
<p>	Enfin,<strong> Martin Oro</strong> nasalise son émission pour rendre toute la plainte du cygne. <strong>Laura Rizzo</strong> entame avec précaution sa partie ce qui nuit quelque peu à la ligne de son chant. Le cristal de son timbre trouve un bel emploi dans ses dernières interventions et la voix acquiert une belle agilité. <strong>Alfonso Mujica</strong> remporte la palme chez les solistes : douceur et rondeur du chant, style de la ligne et puissance lui permettent toutes les nuances et les affects qui culminent dans « circa mea pectora », triste et révolté.</p>
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		<title>Die Kluge</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/die-kluge-on-croit-rever/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Aug 2016 07:27:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les Carmina Burana, l’affaire est entendue : Carl Orff a réussi un coup de maître et s’est assuré une popularité que rien ne paraît devoir compromettre avant longtemps. On sait aussi qu’il existe, dans la même veine, mais en beaucoup moins célèbre sur le plan international, deux autres partitions formant triptyque sous le nom de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour les <em>Carmina Burana</em>, l’affaire est entendue : Carl Orff a réussi un coup de maître et s’est assuré une popularité que rien ne paraît devoir compromettre avant longtemps. On sait aussi qu’il existe, dans la même veine, mais en beaucoup moins célèbre sur le plan international, deux autres partitions formant triptyque sous le nom de <em>Trionfi, </em><em>Catulli Carmina</em> et <em>Le Triomphe d&rsquo;Aphrodite</em>. En dehors de ces titres, monsieur Orff composa aussi deux brefs opéras d’après des contes des frères Grimm, qui ne sont guère donnés qu’en terre germanophone, semble-t-il. L’un d’eux s’appelle <em>Der Mond</em>, « La Lune » (1939). L’autre, et c’est là que ça se gâte, s’appelle <em>Die Kluge</em>, autrement dit « La Femme intelligente »… Tout un programme. Il fut créé en 1943 à Francfort, et valut au compositeur le Prix national décerné par la DDR en 1949. Jusque-là, passe encore. Mais là où l’où croit rêver, c’est lorsque l’on découvre la discographie de cette œuvre peu connue en France : une première version en 1956, dirigée par Wolfgang Sawallisch, avec Elizabeth Schwarzkopf, Gottlob Frick et le baryton Marcel Cordes, régulièrement rééditée par EMI. Et ça ne s’arrête pas là, puisqu’en 1970, un spectacle mis en scène par Orff en personne, et dirigé par Kurt Einhorn, fut enregistré avec du très beau linge aussi : Lucia Popp, à nouveau Gottlob Frick, et Thomas Stewart !</p>
<p>Dans ces conditions, quelles chances peut bien avoir la version rééditée une fois de plus par Berlin Classics, enregistrée entre 1976 et 1980, avec une distribution qui, si elle chante fort correctement, n’en reste pas moins de seconde zone ? Comment <strong>Magdalena Falewicz, Reiner Süss </strong>et<strong> Karl-Heinz Stryczek</strong> pourraient-ils lutter contre les fortes personnalités vocales réunies dans les intégrales concurrentes ? La soprano polonaise fut en son temps une chanteuse estimable ; elle fut notamment l’Amour dans l’<em>Orfeo ed Euridice</em> de Gluck enregistré par René Jacobs avec Sigiswald Kuijken, mais son personnage est assez transparent. Habitué de rôles comme le baron Ochs, décédé l’an dernier, Reiner Süss ne fait pas non plus tout à fait le poids face à Gottlob Frick. Karl-Heinz Stryczek était manifestement un chanteur qu’appréciait le chef <strong>Herbert Kegel</strong>, car il fit également appel à lui pour son enregistrement des <em>Carmina Burana </em>et pour le <em>Trionfo di Afrodite</em> (avec Reiner Süss également) du même Carl Orff.</p>
<p>La qualité sonore de l&rsquo;enregistrement, de studio et plus récent que ses concurrents, est un atout incontestable. Néanmoins, d’autres labels, dont EMI et Mis, ont choisi de coupler <em>Der Mond</em> et <em>Die Kluge</em> en un album, pour un tarif nettement inférieur aux deux CD qu’occupe <em>Die Kluge</em> seul chez Berlin Classics. Reste enfin la question de l’œuvre elle-même, où Orff reprend avec beaucoup moins éloquence les recettes éprouvées dans <em>Carmina Burana</em> : répétition de phrases, chant syllabique, rythmes soulignés, usage régulier de percussions tonitruantes. Pourtant, ce singspiel (où tous les rôles secondaires sont ici doublés par des comédiens dès qu&rsquo;intervient le dialogue parlé) aurait peut-être besoin d’un DVD pour qu’on en mesure l’efficacité dramatique, d’autant que Berlin Classics n’a pas jugé nécessaire d’en fournir le livret, même en version orginale.</p>
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		<title>ORFF, Carmina Burana — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/carmina-burana-baden-baden-cantate-hollywoodienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2015 05:41:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En hommage à Leonard Bernstein qui rêvait d’un orchestre international de jeunes dans l’optique de faire de la musique en amis (Let’s make music as friends), la Philharmonie des Nations a été créée en 1995 par Justus Frantz. C’est avec un enthousiasme manifeste (et communicatif) que le chef a mené sa formation (qui a déjà &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En hommage à Leonard Bernstein qui rêvait d’un orchestre international de jeunes dans l’optique de faire de la musique en amis (<em>Let’s make music as friends</em>), la Philharmonie des Nations a été créée en 1995 par <strong>Justus Frantz</strong>. C’est avec un enthousiasme manifeste (et communicatif) que le chef a mené sa formation (qui a déjà donné près de 1300 concerts depuis sa fondation) dans une approche très hollywoodienne de <em>Carmina Burana</em> flamboyantes, devant une salle quasi comble. Si la couleur orchestrale se caractérise tout d’abord par une déferlante sonore sans nuances où surnagent les deux pianos et les percussions, les pupitres se mettent rapidement en valeur, les uns à la suite des autres, avec une grande force expressive.</p>
<p>L’orchestre propose des couleurs chatoyantes pour chaque section du cycle : rouleau compresseur lancé à pleine puissance pour la roue de la fortune (« O fortuna »), explosion printanière frémissante (« Primo vere »), dérision burlesque et ivresse quasi orgiaque grâce notamment aux vents remarquables (« In Taberna »), puis célébration amoureuse passionnée, de l’attente haletante à l’orgasme (« Cours d’amour ») avant la reprise finale du « O Fortuna » où sentiment mortifère et espoir se mêlent, l’œuvre se redécouvre dans cette approche plurielle excitante. Orff souhaitait une mise en scène pour les <em>Carmina</em> et il est vrai qu’on regrette l’absence d’un délire visuel de la part de la Fura dels Baus ou d’autres vidéastes, mais Justus Frantz parvient à créer une ambiance sonore puissamment évocatrice pour la cantate, en changements de rythmes constants, ce qui rend l’audition de l’œuvre éminemment originale.</p>
<p>À l’exception du chœur d’enfants autochtone, tous les chanteurs sont Coréens. La prononciation du latin et des allemand et français médiévaux s’en ressent singulièrement… Cela dit, au fil des numéros, la diction se fait plus claire et les chœurs s’affirment, jusqu’au paroxysme de « In taberna quando sumus ». Les quatre pupitres conversent fort intelligemment.</p>
<p>Les solistes, peu connus, ne manquent pas de susciter l’intérêt. Le baryton <strong>Carlo Kang </strong>semble tout d’abord manquer d’assise dans ses graves tout en projetant des aigus magnifiques, puis finit par consolider son autorité à tous les niveaux. En revanche, si son interprétation du cygne pathétique et lamentable lui offre l’occasion d’un joli numéro d’acteur, quoique un peu outré, l’interprétation du ténor <strong>Myung Hoon Ji</strong> laisse sceptique, malgré un falsetto ébouriffé et jubilatoire. C’est la charmante soprano <strong>Elisa Choo </strong>qui ravit le plus, dans son affriolante robe de tulle vermillon, mignonne comme un cœur, toute en délicatesse et nuances. Souplesse et maîtrise caractérisent son approche de l’œuvre, avec un « Dulcissime » éthéré et sublime.</p>
<p>Électrisé, le public fait une ovation à Justus Frantz et ses partenaires. Visiblement ravi et galvanisé, le chef offre deux reprises, un « Were diu werlt alle min » (si le monde m’appartenait) bienvenu pour ces musiciens en provenance de quarante pays, ambassadeurs de paix par la musique et bien sûr, jamais deux sans trois, un extatique « Fortuna Imperatrix Mundi » qui résonne encore aux oreilles.</p>
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		<title>Carmina Burana</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/gratum-et-optatum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2012 05:14:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Et si nous tenions là la version moderne des Carmina Burana ? Comme on dit en ces cas-là, « la discographie ne manque pas de références ». Et c’est vrai : Jochum, Sawallisch, Wand, Leitner et d’autres ont magnifié la puissance symphonique et barbare de l’œuvre ; plus récemment, Ozawa ou Plasson en ont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Et si nous tenions là la version moderne des <em>Carmina Burana</em> ? Comme on dit en ces cas-là, « la discographie ne manque pas de références ». Et c’est vrai : Jochum, Sawallisch, Wand, Leitner et d’autres ont magnifié la puissance symphonique et barbare de l’œuvre ; plus récemment, Ozawa ou Plasson en ont donné une vision plus opératique ; cependant que Welser-Möst et Thielemann revenaient à une veine fort germanique. C’est sans parler des ratages manifestes, manquant la dimension héroïque et burlesque de l’œuvre au profit de grandes orgues sonnant creux (Prévin, Harding). Ce qui, depuis longtemps, manque au paysage, c’est une version décapée de ses facilités pseudo-médiévales, et conservant cependant l’étrangeté et la nervosité de la partition d’Orff.</p>
<p>			C’est à cette espèce d’équilibre rêvé que parvient <strong>Kristjan Järvi</strong> à la tête de l’orchestre symphonique et des chœurs de la MDR. C’est d’abord le fait d’un chœur (adultes et enfants) d’une homogénéité et d’une puissance inouïes. Sans aucune trace du vilain accent allemand déparant bien des prestations, le chœur de la MDR est à la fois intelligible, tonique, présent. Chaque pupitre mérite l’attention : des basses saines et fortes, sans lourdeurs ; des ténors mâles et expressifs ; des mezzos et des sopranes de grande plénitude. La variété des textes et des climats atteste leur capacité collective à trouver les couleurs justes, par exemple dans un Ecce gratum rarement entendu aussi clair et léger. A l’avenant de cette intelligence et de cet équilibre, l’orchestre de la MDR raffine des subtilités admirables, sans pour jamais s’écouter jouer. Tout avance, change, raconte. L’œuvre se libère de la gangue de pesanteurs germaines et de complaisances décadentistes : elle chante et joue comme rarement.</p>
<p>			Notre crainte venait, avouons-le, de solistes qu’on ne connaît pas bien. Quelle joie alors d’entendre en <strong>Marco Panuccio</strong>, au lieu des ordinaires hautes-contre et semi-castrats, un ténor de très belle facture donnant au falsetto d’Olim lacus tout son piquant et toute sa force. Il va sans doute falloir suivre cet italo-américain qui a fait un joli début de carrière aux Etats-Unis. De même, le jeune baryton <strong>Daniel Schmutzhard</strong>, ancien de la troupe de la Volksoper, séduit par son timbre dense, ses facultés vocales largement à la hauteur des escarpements orffiens et son humour de déclamateur (on lui passera un solécisme sur « facies » au lieu de « faciem »). Et la plus belle découverte est sans doute l’Américaine <strong>Kiera Duffy</strong>, dont la jeune carrière, essentiellement Outre-Atlantique, avait un peu échappé à notre attention. Elle se hisse à la hauteur réputée inatteignable de Lucia Popp dans ses interventions toutes de finesse et de délicatesse. Les trois solistes épousent parfaitement l’intensité voulue par le chef et l’influx qu’il imprime à cette œuvre si singulière et plurielle.<br />
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