<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Karlheinz STOCKHAUSEN - Compositeur - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/compositeur/stockhausen-karlheinz/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/compositeur/stockhausen-karlheinz/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 26 Nov 2023 11:42:11 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Karlheinz STOCKHAUSEN - Compositeur - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/compositeur/stockhausen-karlheinz/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>STOCKHAUSEN, Sonntag aus Licht &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stockhausen-sonntag-aus-licht-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sonia Hossein-Pour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Nov 2023 07:05:07 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=151391</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y aurait tant à dire sur Licht, le cycle de sept opéras écrit par Karlheinz Stockhausen entre 1977 et 2003, et qui a quelque chose d’une tétralogie wagnérienne à la sauce XXe siècle. Sauf que ce ne sont pas les légendes nordiques qui inspirent la trame du récit mais le Livre d’Urantia (1955), un &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/stockhausen-sonntag-aus-licht-paris-philharmonie/"> <span class="screen-reader-text">STOCKHAUSEN, Sonntag aus Licht &#8211; Paris (Philharmonie)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stockhausen-sonntag-aus-licht-paris-philharmonie/">STOCKHAUSEN, Sonntag aus Licht &#8211; Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y aurait tant à dire sur <em>Licht</em>, le cycle de sept opéras écrit par <strong>Karlheinz Stockhausen</strong> entre 1977 et 2003, et qui a quelque chose d’une tétralogie wagnérienne à la sauce XXe siècle. Sauf que ce ne sont pas les légendes nordiques qui inspirent la trame du récit mais le <em>Livre d’Urantia</em> (1955), un ouvrage spirituel dans lequel les récits bibliques ont été récrits à l’aune de découvertes sur le cosmos.<em> Sonntag aus Licht</em> (« Dimanche de lumière »), dernier opéra du cycle composé entre 1998 et 2003, était présenté en deux soirées à la Philharmonie de Paris par l’ensemble <strong>Le Balcon</strong>.</p>
<p>Écouter la musique de Stockhausen aujourd’hui est pour nous une expérience assez curieuse. Elle nous plonge dans une époque à la fois totalement dépassée et paradoxalement prospective, dans son esthétique, son formalisme, sa démesure. <em>Sonntag aus Licht</em> revêt une dimension particulièrement liturgique, où la mise en espace et le mouvement processionnel des interprètes, le caractère litanique du livret sous la forme d’un catalogue de phrases sobres et de mots simples, quelques fois poétiques, nous donnent l’impression d’assister à un rituel sectaire. L’expérience est aussi cosmique : les voix et les instruments spatialisés et amplifiés aux quatre coins de la salle, nappés d’un soupçon d’électronique, enveloppent le spectateur et le projettent quasi littéralement dans un autre espace-temps. Tout, absolument tout est rigoureusement écrit par le compositeur, jusqu’à la mise en espace de l’œuvre ; et pourtant, il y a cette impression étrange que des interstices de liberté se sont glissés à l’intérieur de la structure rythmique de la partition. D’un point de vue formel, c’est comme si Stockhausen nous disait que quelque chose d’autre pouvait se jouer au-delà ou à l’intérieur de la métrique. Mais il y a plus. Une dimension politique pourrait-on dire, en ceci que la hiérarchie conventionnelle entre les interprètes se trouve parfois ébranlée. Par exemple, le musicien instrumentiste devient soliste au même titre que le musicien chanteur et, situés sur un même pied d’égalité, ils vont jusqu’à entrer en dialogue ou se substituer l’un à l’autre, interprétant ainsi le même personnage. Dans la monumentalité de cette œuvre complexe, il est fascinant d’observer la manière dont opère la force du groupe, puisée dans la confiance et une sorte d’intuition collectives, indépendamment du rôle de coordination dévolue au chef d’orchestre. Mais en fin de compte, <em>Sonntag aus Licht</em> est surtout une expérience, avec tout ce que ce terme met de distance avec la dimension purement sensible, émotionnelle. C’est une musique qui s’adresse plus à l’esprit qu’au corps, comme en témoigne d’ailleurs la vision de l’amour qu’elle véhicule, dépourvue de chair, de toucher, de sensualité.</p>
<figure id="attachment_151414" aria-describedby="caption-attachment-151414" style="width: 8192px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-151414 size-full" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/18A5092.jpg" alt="" width="8192" height="5464" /><figcaption id="caption-attachment-151414" class="wp-caption-text">Paris, le 21 novembre 2023. Karlheinz Stockhausen / Sonntag aus Licht (scènes 3,4 et 5) ©Denis ALLARD / Philharmonie de Paris</figcaption></figure>
<p><strong>Maxime Pascal</strong>, en maître de cérémonie et des horloges, dirige avec une implacable précision. Toute l’équipe du Balcon et de la Philharmonie avec lui a fait montre d’un professionnalisme à tout rompre dans le montage d’un projet de cette envergure. Et toutes les formations de musiciens et de chanteurs – Le Balcon, l’<strong>Orchestre de chambre de Paris</strong>, le <strong>Chœur Stella Maris</strong>, la <strong>Maîtrise de Paris</strong> ainsi que les élèves du <strong>Conservatoire national Supérieur de Musique</strong> <strong>de Paris</strong> – doivent être salués pour leur engagement, la qualité et la rigueur de leur travail dans cette véritable et impressionnante performance. Même louange du côté des solistes, en particulier <strong>Michiko Takahashi</strong>, soprano au timbre gourmand et dont la voix tutoie les sommets du registre aigu avec une incroyable aisance, à l’instar de <strong>Jenny Daviet</strong>, déjà très remarquée et remarquable dans <em>Freitag aus Licht</em> l’année passée, et à laquelle le charisme et la grâce donnent l’allure d’une actrice de cinéma. Beaucoup d’élégance aussi chez <strong>Hubert Mayer</strong>, un ténor à la voix techniquement très solide et parfaitement saine.</p>
<p>Il faut une grande confiance mais aussi un certain culot pour monter une œuvre telle que <em>Licht</em>, laquelle engage nombre de parties prenantes sur plusieurs années. Mais pour qui et pourquoi ? Qui s’intéresse (encore) à Stockhausen et qu’est-ce que <em>Sonntag aus Licht</em> apporte au monde ? Si l’exploit artistique peut nous laisser admiratifs, il n’en reste pas moins qu’une telle débauche de moyens peut nous laisser perplexes face au type de public auquel le spectacle est, par défaut, adressé. C’est-à-dire l&rsquo;élite de l&rsquo;élite. La niche de la niche. Des nostalgiques ou des amateurs de musique conceptuelle, une certaine bourgeoisie cultivée qui cherche à sortir de sa zone de confort, par curiosité – c’est notre cas – par goût peut-être, mais aussi par posture, parce que cela fait chic dans une époque qui a soif d’expériences plus que de profondeur. Il y a là comme un hiatus avec la manière dont il faudrait penser et produire des spectacles aujourd’hui, afin qu’ils demeurent porteurs de sens là où notre monde en est de moins en moins pourvu. <em>Sonntag aus Licht</em> ne serait-il pas une messe pour un autre temps ?</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stockhausen-sonntag-aus-licht-paris-philharmonie/">STOCKHAUSEN, Sonntag aus Licht &#8211; Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-paris-philharmonie-lunivers-du-docteur-stock/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 05:02:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/l-univers-du-docteur-stock/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tout le monde n&#8217;est pas obligé d&#8217;aimer le Stockhausen des opéras. Avec des livrets qui n&#8217;en sont pas, un dispositif scénique parfois vieilli et une musique qui violente les chastes oreilles, l&#8217;habitué de Mozart et Verdi est certainement bousculé par une telle expérience. Pourtant, on est forcé de s&#8217;incliner devant la capacité de compositeur à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-paris-philharmonie-lunivers-du-docteur-stock/"> <span class="screen-reader-text">STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Paris (Philharmonie)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-paris-philharmonie-lunivers-du-docteur-stock/">STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout le monde n&rsquo;est pas obligé d&rsquo;aimer le Stockhausen des opéras. Avec des livrets qui n&rsquo;en sont pas, un dispositif scénique parfois vieilli et une musique qui violente les chastes oreilles, l&rsquo;habitué de Mozart et Verdi est certainement bousculé par une telle expérience. Pourtant, on est forcé de s&rsquo;incliner devant la capacité de compositeur à composer tout ce qui l&rsquo;entoure. De la musique, aux décors, aux gestes et à la lumière, chaque élément est constitutif d&rsquo;une gigantesque composition face à laquelle on demeure dans une admiration interdite.</p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/donnerstag-aus-licht-paris-favart-und-es-ward-licht">Reprise de la production de 2018 à l&rsquo;Opéra Comique</a>, ce <em>Donnerstag</em> était hélas amputé de l&rsquo;apothéose du III, rendue impossible en contexte de pandémie. On comprend volontiers ces contraintes qui ont dû être un crève-cœur pour l&rsquo;équipe artistique : la composition de son et de lumière façon <em>Acte préalable</em> scriabinien était vraiment le point de convergence de tout le spectacle.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="343" src="/sites/default/files/styles/large/public/c_meng_phu.jpg?itok=gCrzsAAw" title="© Meng Phu" width="468" /><br />
	© Meng Phu</p>
<p>La mise en scène de <strong>Benjamin Lazar</strong> slalome avec adresse au travers des indications vétilleuses du compositeur, et brosse un portrait du premier acte qui n&rsquo;est pas sans rappeler <em>Wozzeck</em>. Car ce premier acte de <em>Donnerstag</em> est sans doute la plus personnelle des œuvres de Stockhausen. On y retrouve en filigrane toute la tragédie de son enfance marquée par l&rsquo;assassinat de sa mère par les nazis et la mort de son père au front.</p>
<p><strong>Damien Bigourdan</strong> hérite du rôle ingrat de Michaël, devant incarner un enfant parfois agaçant, sans pouvoir ici transformer l&rsquo;essai au troisième acte. La voix est pourtant coulée dans un métal noble et brillant, particulièrement mise en valeur dans l&rsquo;<em>Examen</em>. <strong>Pia Davila</strong> incarne une mère tourmentée et expressive, mais au timbre clair et puissant. On retrouve avec bonheur <strong>Damien Pass</strong>, qui, présent à chaque production jusqu&rsquo;alors, doit maintenant connaître cette musique comme sa poche.</p>
<p>Les réels héros de la soirée, ce sont pourtant les solistes instrumentistes. Le cor de basset d&rsquo;<strong>Iris Zerdoud</strong> offre une réplique sensible à la trompette virtuose de <strong>Henri Deléger</strong>. On ne réalise probablement pas la quantité d&rsquo;information à assimiler pour interpréter le rôle de Michaël-Trompette, ni le tour de force physique que représente un concerto de cinquante minutes.</p>
<p>Face à une partition calculée jusque dans ses moindres recoins, la direction de <strong>Maxime Pascal</strong> est toujours aussi investie et musicale. Délaissant le terrain de la précision aseptisée, il convainc les musiciens du Balcon de jouer cette pièce avec la même ferveur qu&rsquo;un dernier quatuor de Beethoven ou qu&rsquo;une symphonie de Bruckner.</p>
<p>On attend avec curiosité le prochain volet de ce cycle Licht, le premier à être donné dans son intégralité par une équipe artistique.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-paris-philharmonie-lunivers-du-docteur-stock/">STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STOCKHAUSEN, Dienstag aus Licht — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stockhausen-dienstag-aus-licht-philharmonie-paris-la-guerre-des-etoiles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Oct 2020 18:43:59 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/la-guerre-des-toiles/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec son occurrence annuelle, le cycle Licht de Stockhausen initié par l&#8217;ensemble Le Balcon tient un peu de la saga Star Wars. On se rend à la Philharmonie en se posant les mêmes questions qu&#8217;à l&#8217;entrée d&#8217;une salle de cinéma : « Que nous réserve-t-on cette fois-ci ? Comment frapper encore plus fort que la fois passée ? ». La &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/stockhausen-dienstag-aus-licht-philharmonie-paris-la-guerre-des-etoiles/"> <span class="screen-reader-text">STOCKHAUSEN, Dienstag aus Licht — Paris</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stockhausen-dienstag-aus-licht-philharmonie-paris-la-guerre-des-etoiles/">STOCKHAUSEN, Dienstag aus Licht — Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec son occurrence annuelle, le cycle<em> Licht</em> de Stockhausen initié par l&rsquo;ensemble Le Balcon tient un peu de la saga<em> Star Wars</em>. On se rend à la Philharmonie en se posant les mêmes questions qu&rsquo;à l&rsquo;entrée d&rsquo;une salle de cinéma : « Que nous réserve-t-on cette fois-ci ? Comment frapper encore plus fort que la fois passée ? ». La comparaison est d&rsquo;autant plus pertinente que ce <em>Dienstag aus Licht</em> est placé sous le signe de la guerre aérienne de tous contre tous : projections d&rsquo;avions en flammes, spatialisation sonore immersive et champs de bataille dévastés arrosés de fumigènes ont tout d&rsquo;un blockbuster hollywoodien. Mais ce cycle <em>Licht</em> semble souffrir des mêmes travers que les neuf volets de la saga conçue par George Lucas : les « épisodes » ne se valent pas nécessairement tous.</p>
<p>Dans <a href="https://www.forumopera.com/donnerstag-aus-licht-paris-favart-und-es-ward-licht"><em>Donnerstag</em></a>, il y avait les éléments biographiques du premier acte, et le fantastique concerto pour trompette du deuxième pour éblouir l&rsquo;auditeur. Les rituels de <a href="https://www.forumopera.com/samstag-aus-licht-samedi-de-debauche"><em>Samstag</em></a>, et notamment la troisième partie dans l&rsquo;église lui conféraient une noble stature et avaient le mérite de rompre pour de bon avec l&rsquo;expérience de concert habituelle. <em>Dienstag</em> semble vouloir se situer entre les deux, sans vraiment convaincre pour autant. Certes, la partie électronique qui ouvre le deuxième acte est assez spectaculaire, surtout lorsqu&rsquo;elle est diffusée dans une salle qui s&rsquo;y prête aussi bien. Certes, le <em>Jahreslauf</em> du premier acte amuse par son aspect ludique et séduit grâce à son parfum japonisant. Pour autant, le « Salut » fatigue un peu, sans parler de la « bataille » entre les cuivres, où l&rsquo;imagination du compositeur semble tourner court. Le duo entre Michael et la Pietà ne convainc pas davantage, et Synthi-fou nous est sympathique, mais plus par sa ressemblance à un muppet que par compréhension profonde de notre part.</p>
<p>La faute n&rsquo;est certainement pas à rejeter sur les interprètes : <strong>Richard Wilberforce</strong> et <strong>Maxime Pascal</strong> se démènent littéralement comme des fauves pour extraire des chœurs et cuivres les sonorités âpres du combat entre Lucifer et Michael. Il convient à ce titre de saluer la performance impeccables du Jeune chœur de Paris et des Elèves du Conservatoire national supérieur de musique.<br /><strong>Elise Chauvin</strong> n&rsquo;intervient que brièvement pour concilier le bien et le mal, mais la force de son timbre la rend tout à fait crédible. En Pietà, <strong>Léa Trommenschlager</strong> n&rsquo;a que peu d&rsquo;occasions de dévoiler son timbre chaleureux, et il en est de même pour <strong>Damien Pass</strong> en Lucifer, et <strong>Hubert Mayer</strong> en Michael, que l&rsquo;on aurait aimé tous deux entendre plus. Acteurs du drame au même titre que les chanteurs, <strong>Mathieu Adam </strong>(trombone) et <strong>Henri Deléger</strong> (trompette et bugle) ne déméritent aucunement, et rappellent leur prestation ébouriffante de <em>Donnerstag</em>.<br />
	La proposition scénique de <strong>Damien Bigourdan</strong> et <strong>Myrtille Debièvre</strong> exploite habilement l&rsquo;espace de la grande salle de la Philharmonie. Elle a également le mérite de présenter un travail personnel, sans pour autant aller contre les (très nombreuses !) indications laissées par le compositeur. La vidéo efficace de <strong>Nieto</strong> et les costumes poétiques de <strong>Pascale Lavandier</strong> complètent ce travail avec pertinence.</p>
<p>Il est toujours regrettable de ne pas adhérer pleinement à une proposition artistique aussi forte. On sait que l&rsquo;art de Stockhausen se situe toujours à la frontière entre le génial et l&rsquo;idiot, entre le sublime et le vulgaire. Sans être idiot et vulgaire de bout en bout (bien loin de là), <em>Dienstag</em> ne parvient pas pour autant à se hisser au niveau des deux volets entendus précédemment. Attendons patiemment <em>Montag</em>, annoncé pour novembre 2021 !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stockhausen-dienstag-aus-licht-philharmonie-paris-la-guerre-des-etoiles/">STOCKHAUSEN, Dienstag aus Licht — Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Festival d&#8217;Automne 2020 : trois opéras, mais lesquels&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-dautomne-2020-trois-operas-mais-lesquels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 09:26:11 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/festival-dautomne-2020-trois-operas-mais-lesquels/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que son édition 2019 se termine à peine, le Festival d&#8217;Automne vient d&#8217;annoncer de manière elliptique les principaux éléments de sa prochaine édition. En 2020, la manifestation parisienne promet d&#8217;être exceptionnellement lyrique, puisque l&#8217;on y remarque notamment la présence de trois opéras, signés Olga Neuwirth, Pascal Dusapin et Karlheinz Stockhausen. Le mystère risque pourtant &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/festival-dautomne-2020-trois-operas-mais-lesquels/"> <span class="screen-reader-text">Festival d&#8217;Automne 2020 : trois opéras, mais lesquels&#8230;</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/festival-dautomne-2020-trois-operas-mais-lesquels/">Festival d&rsquo;Automne 2020 : trois opéras, mais lesquels&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que son édition 2019 se termine à peine, le Festival d&rsquo;Automne vient d&rsquo;annoncer de manière elliptique les principaux éléments de sa prochaine édition. En 2020, la manifestation parisienne promet d&rsquo;être exceptionnellement lyrique, puisque l&rsquo;on y remarque notamment la présence de trois opéras, signés <strong>Olga Neuwirth, Pascal Dusapin et Karlheinz Stockhausen</strong>. Le mystère risque pourtant de continuer à planer longuement sur les titres en question. Pour la compositrice autrichienne, il est tentant de penser qu&rsquo;il pourrait s&rsquo;agir de son <em>Orlando</em> <a href="https://www.forumopera.com/breve/orlando-eloge-de-landrogynie-au-staatsoper-de-vienne">récemment créé à l&rsquo;Opéra de Vienne</a>, même si cet opéra est désormais amputé de quelques minutes, suite à la plainte des ayant-droits du théologien et compositeur de musique sacrée Martin Gotthard Schneider (1930-2017), qui contestent une utilisation détournée du cantique « Danke für diesen guten Morgen », repris par Olga Neuwirth pour dénoncer l&rsquo;hypocrise de la société face aux actes de pédophilie commis par des ecclésiastiques. De Pascal Dusapin, l&rsquo;Opéra Comique doit présenter en mars le dernier opus scénique, <em>Macbeth Underground</em>, dont la création mondiale a eu lieu <a href="https://www.forumopera.com/macbeth-underworld-bruxelles-la-monnaie-noirs-delires">en septembre à Bruxelles</a>, donc on voit mal comment ce titre pourrait revenir à l&rsquo;affiche dès l&rsquo;automne. Pour Stockhausen, en revanche, on a l&#8217;embarras du choix, car il s&rsquo;agira probablement de l&rsquo;une des journées du cycle <em>Licht</em> entrepris par Le Balcon, dont on a déjà pu voir le <a href="https://www.forumopera.com/donnerstag-aus-licht-paris-favart-und-es-ward-licht"><em>Jeudi</em></a> Salle Favart et le <a href="https://www.forumopera.com/samstag-aus-licht-samedi-de-debauche"><em>Samedi </em></a>à la Philharmonie.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/festival-dautomne-2020-trois-operas-mais-lesquels/">Festival d&rsquo;Automne 2020 : trois opéras, mais lesquels&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STOCKHAUSEN, Samstag aus Licht —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/samstag-aus-licht-samedi-de-debauche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jun 2019 16:38:01 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/samedi-de-dbauche/</guid>

					<description><![CDATA[<p>*/ Avec Samstag aus Licht, le Balcon dévoile le deuxième volet de son odyssée stockhausenienne, qui vise à présenter les sept opéras du cycle Licht d’ici 2024. Le voyage s’ouvrait en fureur, avec Donnerstag aus Licht présenté à l’Opéra comique. Pour le Samedi, c’est à la Philharmonie que revient le défi d’assurer la représentation de cette &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/samstag-aus-licht-samedi-de-debauche/"> <span class="screen-reader-text">STOCKHAUSEN, Samstag aus Licht —</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/samstag-aus-licht-samedi-de-debauche/">STOCKHAUSEN, Samstag aus Licht —</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
<!--/*--><!--*/
p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica; -webkit-text-stroke: #000000}
p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica; -webkit-text-stroke: #000000; min-height: 13.0px}
span.s1 {font-kerning: none}
	
/*-->*/
</p>
<p>	Avec <em>Samstag aus Licht</em>, le Balcon dévoile le deuxième volet de son odyssée stockhausenienne, qui vise à présenter les sept opéras du cycle <em>Licht</em> d’ici 2024. Le voyage s’ouvrait en fureur, avec <a href="https://www.forumopera.com/donnerstag-aus-licht-paris-favart-und-es-ward-licht"><em>Donnerstag aus Licht</em> présenté à l’Opéra comique</a>. Pour le <em>Samedi</em>, c’est à la Philharmonie que revient le défi d’assurer la représentation de cette œuvre.</p>
<p>Quand on s’appelle Karlheinz, et qu’on pense être né sur l’étoile Sirius, on n’écrit pas un opéra comme tous les autres. Outre sa durée (une trentaine d’heures tout de même), <em>Licht</em> franchit définitivement les limites de ce qui nous semblait être l’art lyrique jusqu’à présent. Si <em>Donnerstag</em> pouvait faire émerger quelques vestiges de l’opéra « old school », <em>Samstag</em> casse les codes pour de bon.</p>
<p>La première partie a lieu dans la salle de concert (ici, la Cité de la musique). On y chante assez peu : le rôle de Lucifer est bien moins bavard qu’auparavant, celui-ci se contentant de jouer les maîtres de cérémonie, introduisant chaque action musicale. On savoure tout de même la noirceur et la profondeur du timbre de <strong>Damien Pass</strong>, à qui la figure de l’ange déchu convient tout à fait. Pour la dernière partie de cette soirée, le public est invité à se rendre dans l’église Saint Jacques-Saint Christophe, à quelques rues de la Philharmonie. Cette dernière scène (d’une heure environ) fait intervenir un chœur d’hommes, sept trombones et un orgue dans un rituel effrayant, certes, mais assez séduisant à la longue. Sur des sons tenus qui ne sont pas sans rappeler <em>Stimmung</em>, le <strong>Chœur de l’Armée française </strong>récite les <em>Vertus</em> de Saint François en rythmant le discours de percussions ou de coups de sabots au sol. Profitons-en pour signaler l’excellente qualité des solistes du chœur, qui ne disposent pourtant que de quelques mesures à peine pour mettre en avant leurs qualités vocales.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/ot2a7199.jpg?itok=NKJUb8lZ" width="468" /><br />
	© Claire Gaby / J&rsquo;adore ce que vous faites</p>
<p>Bien entendu, le spectacle n’est pas sans quelques longueurs, mais celles-ci sont un peu la règle du jeu chez Stockhausen. Malgré le jeu virtuose et ultra-précis d’<strong>Alphonse Cemin</strong>, le <em>Klavierstück XIII</em> fait trouver le temps un peu long. Plus intéressante musicalement est le « Chant de Kathinka », pour flûte seule et six percussionnistes. Dans un rituel sonore inspiré des musiques de cour japonaises, le compositeur déploie une palette de techniques flutistiques admirablement servie par <strong>Claire Luquiens</strong>.<br />
	Enfin, c’est dans la gargantuesque « Danse de Lucifer » que <strong>Maxime Pascal</strong> entre en scène, dirigeant avec toujours autant de passion l’orchestre d&rsquo;harmonie du Conservatoire régional de Paris. Dans cette immense pantomime instrumentale, les interprètes sont disposés en hauteur, selon la forme du visage de Lucifer (sourcil, bouche, œil etc.). Exigeant des instrumentistes comme du chef une coordination entre jeu et geste assez inédite, c’est bel et bien un visage monstrueux et grimaçant qui ondule sous nos yeux.</p>
<p>La mise en scène de <strong>Damien Bigourdan</strong>, et les vidéos de <strong>Nieto</strong> viennent se greffer sur la trame scénique déjà millimétrée de Stockhausen, en soulignant les points importants du spectacle. On appréciera aussi les costumes fantasques de <strong>Pascale Lavandier</strong>, qui révèle la dimension onirique de chaque personnage.</p>
<p>Face à cette débauche de moyens, on ne peut s’empêcher de se poser quelques questions. Est-ce bien la musique de Stockhausen que l’on applaudit ? N’est on pas avant tout enthousiasmé par la virtuosité instrumentale des interprètes (qui jouent tous par cœur, bien entendu) ? Est-ce aussi le tour de force logistique de cette soirée que l’on salue ? Peut-être un peu des trois, n’en déplaise au compositeur.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/samstag-aus-licht-samedi-de-debauche/">STOCKHAUSEN, Samstag aus Licht —</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-paris-opera-comique-und-es-ward-licht/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2018 07:17:25 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/und-es-ward-licht/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Etant donnée l’absence presque systématique des grands classiques de la modernité à la Grande Boutique, on ne peut que féliciter le Balcon et l’Opéra Comique d’avoir eu l’audace de présenter une œuvre aussi déroutante que le Donnerstag aus Licht de Stockhausen. Interprété pour la première fois sans le concours direct de la famille du compositeur &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-paris-opera-comique-und-es-ward-licht/"> <span class="screen-reader-text">STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Paris (Opéra Comique)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-paris-opera-comique-und-es-ward-licht/">STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Paris (Opéra Comique)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Etant donnée l’absence presque systématique des grands classiques de la modernité à la Grande Boutique, on ne peut que féliciter le Balcon et l’Opéra Comique d’avoir eu l’audace de présenter une œuvre aussi déroutante que le <em>Donnerstag aus Licht</em> de Stockhausen. Interprété pour la première fois sans le concours direct de la famille du compositeur (mort en 2007), il s’agit donc d’un véritable renouveau pour une œuvre créée il y a bientôt quarante ans.</p>
<p>Dans cette partition, le compositeur, plus mégalomane que jamais, ne se refuse rien. Ni un acte entier purement instrumental, ni un quintuple chœur et orchestre pour le « Festival » du troisième acte, ni un code gestuel ultra-précis accompagnant chaque action scénique et musicale, ni enfin les contorsions les plus improbables confiées aux instrumentistes et aux chanteurs… De cette surcharge de requêtes plus utopiques les unes que les autres naît un spectacle inclassable, qui interroge autant qu’il séduit. En effet, si la plupart des scènes ne laissent pas de doute sur le génie scénique du compositeur, la demi-heure d’élucubration théologique à la fin du troisième acte paraît affreusement longue, même pour le public le plus averti. C’est finalement l’aspect auto-biographique qui demeure le plus touchant, faisant du premier acte de l’œuvre une réussite sans appel. Dans tout l’opéra, le sublime côtoie l’insoutenable, et l’on pense volontiers à la phrase de Hans von Bülow au sujet de Bruckner, artiste « mi-génie, mi-idiot ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/17_donnerstag_aus_licht_dr_stefan_brion.png?itok=ZRhU6zZT" title="© Stéfan Brion" width="468" /><br />
	© Stéfan Brion</p>
<p>Pour servir ce projet monumental, il faut une distribution faite d’artistes infaillibles en tous points. Or, la réussite de cette soirée est principalement due au fait que l’Opéra Comique et le Balcon ont réuni toutes les conditions nécessaires à un triomphe.</p>
<p>C’est tout d’abord la formidable prestations des solistes instrumentaux qu’il faut saluer, ceux-ci ayant une importance parfois supérieure à leurs avatars chanteurs. Le couple Eva et Michael formé par <strong>Iris Zeroud </strong>au cor de basset et <strong>Henri Deléger </strong>à la trompette impressionne par le simple fait d’avoir retenu l’énorme quantité de musique par cœur. A cette prouesse de mémorisation s’ajoute une virtuosité digitale doublée d’une prestance scénique touchante. Les mêmes éloges vont au piano vertigineux d’<strong>Alphonse Cemin</strong> lors de la séance d’examen de Michael, au couple de clarinettes-clowns formé par <strong>Alice Caubit </strong>et <strong>Ghislain Roffat</strong>, au tuba contorsionniste de <strong>Maxime Morel</strong>, et bien sûr au tromboniste danseur de claquettes (sic) de <strong>Mathieu Adam</strong>.<br />
	De même, les doubles dansés de chaque personnage soulignent autant que les chanteurs l’importance de certains passages du texte. Mais au-delà du code gestuel façon langage sourd-muet, c’est une véritable présence scénique qui est encore à saluer, et avant tout celle d’<strong>Emmanuelle Grach</strong> en Michael danseur.</p>
<p>Côté voix, il va de soi que Stockhausen n’aborde pas le chant lyrique comme n’importe quel autre compositeur. Plus qu’un instrument de virtuosité, la voix sert avant tout à porter le texte, et à compléter une macroforme instrumentale, lointain souvenir des éternelles mélodies de <em>Saint-François d’Assise</em>, créé seulement deux ans après. C’est ce qui est avant tout visible dans le troisième acte, où ce sont de longues notes tenues, souvent dans un registre très aigu, qui mettent à l’épreuve les chanteurs. A ce titre, <strong>Elise Chauvin </strong>tire son épingle du jeu, avec un aigu puissant et radieux, qui gagnerait cependant en assurance et en stabilité dans un autre répertoire. Un constat similaire peut être tiré pour <strong>Damien Bigourdan </strong>(Michael au premier acte) : ce n’est pas toujours beau, mais ce n’est pas non plus le propos de cette musique. Au-delà de la solidité certaine de la voix, on déplorera un timbre un peu acide dans le forte. On lui préfèrera son homologue du troisième acte, incarné par <strong>Safir Behloul</strong>, fort d’un registre medium plus rond et plus chaleureux.</p>
<p>Ce sont cependant les propositions de l’Eva (soprano) de <strong>Léa Trommenschlager </strong>et du Luzifer (basse) de <strong>Damien Pass </strong>qui constitueront les temps forts de cette soirée. On connaissait la première avant tout dans la musique baroque, on la découvre ici formidable interprète et tragédienne, au timbre chaleureux, sachant pourtant se faire agressif si la partition le requiert. En diable et père, Damien Pass peut compter sur une voix puissante, transmettant à merveille toute la hargne des deux personnages. Sa diction allemande impeccable lui assure une formidable joute orale contre Michael, alors que celui-ci restait justement un peu en retrait. </p>
<p>La direction de <strong>Maxime Pascal </strong>est toujours aussi exaltée qu’à l’habitude, et il faut certainement une bonne dose de charisme pour tenir la concentration d’autant d’instrumentistes pendant aussi longtemps. Par ailleurs, saluons l’excellente initiative d’avoir intégré les étudiants du CRR de Paris au spectacle. Autant l’orchestre à cordes que le jeune chœur de paris ne déméritent à aucun moment des formations professionnelles qu’ils côtoient. </p>
<p>Mettre en scène Stockhausen, c’est accepter de se frayer un chemin à travers un spectacle déjà pensé jusque dans ses moindres gestes, tout en proposant une lecture personnalisée. La grande qualité de cette mise en scène sera certainement son côté volontiers séduisant, à l’opposé des propositions trash que l’on a pu voir au cours des dernières années. <strong>Benjamin Lazar </strong>a bien compris que c’est avant tout la recherche du beau qui préoccupe le compositeur, ce qui se traduit par un dispositif scénique aussi sobre qu’efficace. De même, l’équipe artistique parvient à retransmettre tout à fait fidèlement la pensée du compositeur, sans pour autant brider son imagination, comme en témoignent le magnifique costume d’Eve (cor de basset) d’<strong>Adeline Caron</strong> ou les ingénieuses séquences vidéo de <strong>Yann Chapotel</strong>. De même, le dispositif lumineux imaginé par <strong>Christophe Naillet </strong>impressionne particulièrement au troisième acte, transformant l’Opéra Comique en un véritable temple de la lumière.</p>
<p>En incluant les brefs prologues instrumentaux, mais surtout le monumental « Abschied » sur le parvis de l’Opéra, le Balcon ouvre et clôt ce <em>gesamtkunstwerk</em> par excellence sur de longs appels de trompettes, que l’on espère être les prémices des six autres volets du cycle.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-paris-opera-comique-und-es-ward-licht/">STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Paris (Opéra Comique)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une pétition contre les opéras de Stockhausen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/une-petition-contre-les-operas-de-stockhausen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2017 10:47:49 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/une-petition-contre-les-operas-de-stockhausen/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La saison dernière, les représentations bâloises de Donnerstag aus Licht avait suscité des remous, parce que la fondation Stockhausen s&#8217;opposait à la mise en scène de Lydia Steier. Cette fois, c&#8217;est du public néerlandais qu&#8217;émane l&#8217;hostilité envers les représentations de l&#8217;intégralité du cycle Licht prévues par Pierre Audi en 2019, juste avant son départ de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/une-petition-contre-les-operas-de-stockhausen/"> <span class="screen-reader-text">Une pétition contre les opéras de Stockhausen</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/une-petition-contre-les-operas-de-stockhausen/">Une pétition contre les opéras de Stockhausen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison dernière, les <a href="http://www.forumopera.com/donnerstag-aus-licht-bale-tel-quen-lui-meme-enfin-leternite-le-change">représentations bâloises de<em> Donnerstag aus Licht</em> </a>avait suscité des remous, parce que la fondation Stockhausen s&rsquo;opposait à la mise en scène de Lydia Steier. Cette fois, c&rsquo;est du public néerlandais qu&rsquo;émane l&rsquo;hostilité envers les représentations de l&rsquo;intégralité du cycle <em>Licht</em> prévues par <strong>Pierre Audi</strong> en 2019, juste avant son départ de l&rsquo;Opéra d&rsquo;Amsterdam, en coproduction avec le Holland Festival et le conservatoire de La Haye. <a href="http://www.petities24.com/geen_stockhausen">Une pétition</a> est disponible sur Internet, dont le but est d&rsquo;interdire cette programmation. Emane-t-elle de rétrogrades insensibles au charme des quatuors d&rsquo;hélicoptères ? Certes, le texte invoque une musique qui ne peut être comprise que par des oreilles et des cerveaux exercés, et estime qu&rsquo;il serait préférable de monter des opéras véristes, les grands oubliés de la programmation actuelle du DNO, mais ce n&rsquo;est pas tout. Aux questions d&rsquo;ordre technique et financier s&rsquo;ajoute cet argument massue : en 2001, Stockhausen déclara que les attentats du 11 Septembre constituaient « la plus grande œuvre d&rsquo;art jamais réalisée ». A l&rsquo;heure où le terrorisme se porte bien, sinon de mieux en mieux, cette déclaration sonne mal, il est vrai, mais Stockhausen n&rsquo;est sûrement pas le seul créateur dont il vaut mieux oublier les opinions pour ne retenir que les œuvres.  Si Pierre Audi ne parvient pas à ses fins à Amsterdam, il pourra peut-être monter les sept opéras de Stockhausen dans le cadre du festival d&rsquo;Aix&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/une-petition-contre-les-operas-de-stockhausen/">Une pétition contre les opéras de Stockhausen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Bâle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-bale-tel-quen-lui-meme-enfin-leternite-le-change/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Oct 2016 21:13:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/tel-qu-en-lui-mme-enfin-l-ternit-le-change/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cela devait arriver. Karlheinz Stockhausen n’étant plus de ce monde, ses œuvres ont désormais droit au même traitement que celles de ses illustres prédécesseurs défunts et, en dépit de tous les ayant-droits et autres gardiens du temple, il est maintenant possible de ne retenir de ses opéras que leur musique pour en proposer une traduction &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-bale-tel-quen-lui-meme-enfin-leternite-le-change/"> <span class="screen-reader-text">STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Bâle</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-bale-tel-quen-lui-meme-enfin-leternite-le-change/">STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Bâle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cela devait arriver. Karlheinz Stockhausen n’étant plus de ce monde, ses œuvres ont désormais droit au même traitement que celles de ses illustres prédécesseurs défunts et, en dépit de tous les ayant-droits et autres gardiens du temple, il est maintenant possible de ne retenir de ses opéras que leur musique pour en proposer une traduction scénique aussi libre que celles que l’on inflige aux plus grands titres du répertoire. Et tandis l’on reproduit respectueusement à l’identique la production originelle d’<em>Einstein on the Beach</em> de Philip Glass, il faut se réjouir que <em>Donnerstag aus Licht</em>, autre tentative de dynamitage de l’opéra traditionnel également conçue dans les années 1970, inspire de nouvelles mises en scène, enfin, une nouvelle mise en scène après les trente années pendant lesquelles l’œuvre est restée endormie. On peut comprendre qu’au sein de la Fondation Stockhausen, des voix se soient élevées contre le spectacle monté en juin à Bâle par <strong>Lydia Steier</strong> : loin de la dimension cosmique voulue par le compositeur, cette production ancre résolument <em>Donnerstag aus Licht</em> dans la réalité humaine, et même biographique, puisque l’on peut trouver des ressemblances entre Stockhausen et son héros, Michael, moderne Orphée chargé d’apporter aux hommes la musique des cieux et aux cieux la musique des hommes. Et loin du sérieux imperturbable que supposerait le livret, un humour non dénué d’ironie est ici présent. C’est surtout vrai au troisième acte où, au lieu d’être reçu au Ciel par les esprits éthérés, Michael est en fait devenu le gourou d’une sorte de secte de doux illuminés. D’une redoutable efficacité théâtrale, le spectacle est construit sur la récurrence d’un événement traumatique, maintes fois mimé à l’arrière-plan par des acteurs coiffés de masques (on reconnaît la patte de <strong>Ursula Kudrna</strong>, collaboratrice de Philip Stölzl notamment pour <em>Rienzi</em>) : lors de l’anniversaire du petit Michael, sa mère lui apporte une superbe gâteau et lui offre un petit robot, mais son père refuse de lui témoigner la moindre affection. Ce moment est la clef de lecture psychologique utilisée par la metteuse en scène, le gâteau d’anniversaire revenant à intervalles réguliers, notamment au dernier acte où l’on voit même des danseuses de music-hall sortir de sa version géante. Au deuxième acte, <em>Vol au-dessus d’un nid de coucou</em> est la référence avouée, et ce long concerto pour trompette d’où les voix sont absentes se déroule dans un hôpital psychiatrique vaguement cauchemardesque, les vidéos de <strong>Christ Kondek</strong> permettent le « voyage sur Terre » prévu par Stockhausen. A la fin, lors du long monologue du héros, tous ses avatars sont réunis (enfant, jeune homme, trompettiste, danseuse) pour un superbe moment de recueillement.</p>
<p>A l’heure où certains se complaisent à prédire que tout un pan de la musique savante du XX<sup>e</sup> siècle est voué à l’oubli, il est réjouissant de constater que <em>Donnerstag aus Licht</em> fait salle comble, pour la dernière de ces trois représentations automnales,. On croise certes parmi les spectateurs quelques musiciens d’aujourd’hui (Philippe Manoury, Gérard Condé), mais le public venu nombreux en ce dimanche brasse toutes les générations et tous les styles. Après l’avoir vu diriger de main de maître <em>Akhnaten </em>pour l’Opéra des Flandres, on retrouve <strong>Titus Engel</strong> très à son affaire à la tête du <strong>Sinfonieorchester Basel</strong> : sa mission dépasse le travail habituel d’un chef en fosse puisque, avant que le spectacle proprement dit ne démarre, on le voit également diriger, en smoking framboise écrasée, la cigarette au bec et le verre de whisky à la main, une « Salutation » offerte au public dans le hall du théâtre, interprétée par des musiciens arborant costumes de velours et coiffures typiquement <em>seventies</em>. La salle est également sonorisée, notamment pour donner à entendre un « chœur invisible » présent pendant tout le premier et tout le dernier acte : la régie son est assurée par <strong>Kathinka Pasveer</strong>, muse de Stockhausen.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/17_web.jpg?itok=AJyEHw_m" title=" © Sandra Then" width="468" /><br />
	 © Sandra Then</p>
<p>Au troisième acte, celui qui ressemble le plus à un opéra traditionnel, on remarque l’éblouissante prestation du <strong>Chœur du Théâtre de Bâle</strong> dans cette musique qui n’a rien de facile. Comme on l’a laissé entendre, chacun des trois personnages principaux possède son double instrumentiste et son alter ego dansant, qui sont pleinement intégrés à l’action et révèlent un admirable talent théâtral, surtout pour des musiciens qui ont peu l’habitude de se produire sur scène. La basse <strong>Michael Leibundgut</strong> est un Lucifer maléfique à souhait, après avoir été un père inflexible lors de l’évocation de l’enfance du héros. Spécialiste du répertoire contemporain, <strong>Anu Komsi</strong> plie sa voix à toutes les exigences de la partition, et pas seulement dans le suraigu ; par ailleurs, la mise en scène nous la présente constamment au bord de l’accouchement (on la voit même perdre les eaux au dernier acte). Après avoir babillé avec sa mère puis découvert l’amour avec la femme idéale – qui joue du cor de basset –, <strong>Peter Tantsits</strong> continue à jouer son rôle au deuxième acte, même s’il n’a plus à ouvrir la bouche. Quant à <strong>Rolf Romei</strong>, qui interprète les autres soirs le rôle lourd de Paul dans <em>La Ville morte</em>, on saluera autant le brio avec lequel il campe le Prophète adulé par des adolescentes que la vaillance avec laquelle il interprète Michael jusque dans les ultimes minutes du spectacle.</p>
<p>A l’issue de ce spectacle-choc (Prix Opernwelt 2016), le public sortant du théâtre est escorté par les « Adieux » de trompettistes invisibles, qui donnent l’étrange impression que le son vient de partout et de nulle part.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-bale-tel-quen-lui-meme-enfin-leternite-le-change/">STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Bâle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Stockhausen en streaming&#8230; si tout va bien</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/stockhausen-en-streaming-si-tout-va-bien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2016 05:23:07 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/stockhausen-en-streaming-si-tout-va-bien/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Premier des sept opéras du cycle Licht: die sieben Tage der Woche, (Lumière : les sept jours de la semaine), Donnerstag aus Licht (Jeudi de Lumière) fut créé le 15 mars 1981 à la Scala. Dans cette partition avant-gardiste, Karlheinz Stockhausen proposait un voyage en compagnie de Michael, nouvelle incarnation du mythe d’Orphée, à la rencontre &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/stockhausen-en-streaming-si-tout-va-bien/"> <span class="screen-reader-text">Stockhausen en streaming&#8230; si tout va bien</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/stockhausen-en-streaming-si-tout-va-bien/">Stockhausen en streaming&#8230; si tout va bien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Premier des sept opéras du cycle <em>Licht: die sieben Tage der Woche</em>, (<em>Lumière : les sept jours de la semaine</em>), <em>Donnerstag aus Licht</em> (<em>Jeudi de Lumière</em>) fut créé le 15 mars 1981 à la Scala. Dans cette partition avant-gardiste, Karlheinz Stockhausen proposait un voyage en compagnie de Michael, nouvelle incarnation du mythe d’Orphée, à la rencontre d’Ève. L’ouvrage fut ensuite uniquement représenté à Londres en 1985. En juin dernier, le Theater Basel décida courageusement de remonter <em>Donnerstag</em>, en confiant la mise en scène à l&rsquo;Américaine <strong>Lydia Steier</strong>. Après le succès remporté cet été, le spectacle est repris pour trois représentations les 29 septembre, 1<sup>er</sup> et 2 octobre. Si tout va bien, la deuxième sera retransmise en direct sur <a href="https://sonostream.tv/live/donnerstag-aus-licht-2016-10-01?l=fr">sonostream.tv</a> à 16h (attention, s’enregistrer afin de disposer d’un accès gratuit à la plateforme, valable 24h). Si tout va bien, parce qu&rsquo;un litige oppose actuellement la Stockhausen Stiftung au Theater Basel. Certains des ayant-droits estiment en effet que cette production ne respecte pas les volontés du compositeur ; Suzanne Stephens, co-responsable de la fondation avec la flûtiste Katinka Passveer, a pourtant rappelé que lors de la création en 1981, le metteur en scène avait suggéré des aménagements et que Stockhausen les avait validés, ce qui laisse entendre que ces indications scéniques figurant sur la partition sont susceptibles d&rsquo;être interprétées. La fondation Stockhausen pourrait opposer son veto à la diffusion par sonostream.tv. Seule consolation dans ce cas-là : lire le compte rendu du spectacle que nous publierons, et attendre <a href="http://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2017/chronique-donnerstag-aus-licht">les ateliers pédagogiques de l’Opéra Comique</a>, proposés l’an prochain en prévision de représentations Salle Favart en 2018.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/stockhausen-en-streaming-si-tout-va-bien/">Stockhausen en streaming&#8230; si tout va bien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
