<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Gioseffo ZAMPONI - Compositeur - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/compositeur/zamponi-gioseffo/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/compositeur/zamponi-gioseffo/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:27:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Gioseffo ZAMPONI - Compositeur - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/compositeur/zamponi-gioseffo/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Les cadeaux de Noël de la rédaction</title>
		<link>https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-4/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-4/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2014 05:52:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-4/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quel cadeau de Noël offrir à son meilleur ami ? Et à son meilleur ennemi ? Nos rédacteurs se sont creusé les méninges pour trouver des idées, parfois évidentes, parfois originales, mais toujours judicieuses.   Le choix de : Sylvain Fort A mon meilleur ami, j’offrirai sans aucune hésitation la version magnifiquement repackagée par les &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-4/"> <span class="screen-reader-text">Les cadeaux de Noël de la rédaction</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-4/">Les cadeaux de Noël de la rédaction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel cadeau de Noël offrir à son meilleur ami ? Et à son meilleur ennemi ? Nos rédacteurs se sont creusé les méninges pour trouver des idées, parfois évidentes, parfois originales, mais toujours judicieuses.  </strong></p>
<p>Le choix de :</p>
<hr />
<p><strong>Sylvain Fort</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/noel0.png?itok=pax3sjyQ" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, j’offrirai sans aucune hésitation la version magnifiquement repackagée par les éditions de la Philharmonie de Berlin de la <em>Passion selon Saint-Matthieu</em> mise en scène par <strong>Peter Sellars</strong>, dirigée par <strong>Simon Rattle </strong>et captée en 2010. Rarement l’intensité de la passion christique aura à ce point marqué les visages, les gestes, les voix, dans un rituel confondant d’intensité et de vérité.<br /><strong>Jean-Sebastian Bach, <em>Passion selon Saint-Matthieu</em>  &#8211; DVD Berliner Philharmoniker</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/francemusique_1.jpg?itok=R_9xm4G6" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A son meilleur ennemi, il est vain d’offrir les nanars discographiques parus cette année ou un abonnement à un théâtre féru de Regietheater : je me contenterai de lui adresser sur une clef USB l’intégrale podcastée des matinées de France-Musique. Machiavélique, non ?</p>
<hr />
<p><strong>Guillaume Saintagne</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/semiramide-anna-bonitatibus_0.jpg?itok=9dy20yBO" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, qui ne comprend toujours pas cette manie baroque de mettre en musique quinze fois les mêmes livrets, j&rsquo;offre le superbe récital d’<strong>Anna Bonitatibus</strong> consacré au personnage de Sémiramis. Non seulement il y entendra la variété de style des différents compositeurs, de Caldara à Paisiello, mais il verra que les romantiques aussi, au premier rang desquels Rossini, ont cédé à cette mode.</p>
<p><strong>Anna Bonitatibus : Semiramide, la signora regale &#8211; CD Sony Music</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/cd/anna-bonitatibus-semiramide-la-signora-regale-et-anna-inventa-le-recital">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/written.jpg?itok=9VWfOZZ5" style="width: 100px;height: 133px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, qui est persuadé que l’opéra n’est qu’un ennuyeux musée, j’offre le DVD de <em>Written on Skin</em> qui devrait le convaincre – aussi bien pour la musique que le livret ou les interprètes – , que l’histoire de l’opéra n’est pas close et que la création y a toute sa part.</p>
<p><strong>George Benjamin, <em>Written on skin</em> – DVD Opus Arte</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/dvd/sur-les-ailes-dun-desir-ecorche-vif">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Laurent Bury </strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/206_0.jpg?itok=bikkh3kL" style="width: 100px;height: 99px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Mon meilleur ami a bon goût, sinon il ne serait pas mon meilleur ami, mais sa culture musicale ne remonte pas au-delà des cinq dernières années. Sans le moins du monde lui servir la rengaine du « C’était mieux avant », je lui offrirai les disques de la série <em>La Troupe de l’Opéra de Paris</em>, dans laquelle le label Malibran ne cesse de nous proposer d’éblouissantes pépites, grands noms restés dans les mémoires (Bacquier, Crespin, Vanzo) ou immenses artistes scandaleusement oubliés, comme Denise Scharley.</p>
<p><strong>Denise Scharley, <em>La Troupe de l&rsquo;Opéra de Paris</em> &#8211; CD Malibran</strong> (<a href="http://Mon meilleur ami a bon goût, sinon il ne serait pas mon meilleur ami, mais sa culture musicale ne remonte pas au-delà des cinq dernières années. Sans le moins du monde lui servir la rengaine du « C’était mieux avant », je lui offrirai les disques de la série La Troupe de l’Opéra de Paris, dans laquelle le label Malibran ne cesse de nous offrir d’éblouissantes pépites, grands noms restés dans les mémoires (Bacquier, Crespin, Vanzo) ou d’immenses artistes scandaleusement oubliés, comme Denise Scharley.">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/51avsfwj7pl1.jpg?itok=6XN1Ktq9" style="width: 100px;height: 156px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Cette année, je serai bon avec mon meilleur ennemi. Pour les fêtes, je lui suggère de ne plus faire ses courses de Noël au BHV, mais au PBZ (Palazzetto Bru Zane, alias Centre de musique romantique française). Au lieu des abominables « disques de Noël », il y trouvera des cadeaux sortant vraiment des sentiers battus : ouvrages rares de compositeurs connus (<em>Le Mage</em> de Massenet, <em>Les Barbares </em>de Saint-Saëns) et exhumations totales, comme <em>Les Bayadères</em> de Catel ou l’admirable <em>Dimitri</em> de Victorin Joncières. Aucun risque de doublon : il n&rsquo;existe aucune version concurrente de ces oeuvres.</p>
<p><strong>Victorin Joncières, <em>Dimitri</em> &#8211; 2 CD Palazzetto Bru Zane</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/cd/le-tsar-malgre-lui">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Nicolas Derny</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/foi_cadeau_1.jpg?itok=TxeiABiP" style="width: 100px;height: 95px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Fais-toi beau, mon ami, je te sors ! Et pas n’importe où : à La Monnaie, fleuron culturel de la capitale de l’Europe. Comme tu le lisais <a href="http://www.forumopera.com/breve/le-gouvernement-belge-frappe-la-monnaie">ici</a> fin octobre, le gouvernement fédéral belge voudrait supprimer l’eau qui accompagne son pain sec – le ministre « compétent » a néanmoins assuré, avec un temps de retard, qu’on s’est ému pour rien et qu’il ne laissera pas faire ; on ne demande qu’à le croire. J’accompagne pour ma part le champagne de ton réveillon d’un chèque-cadeau à valoir sur les spectacles de la maison. De 5 à 739 euros, on en trouve pour toutes les hottes.</p>
<p><strong>La Monnaie, chèques cadeaux, abonnements Duo, Maestro, Donna.</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/foi_cadeau_2.jpg?itok=ma1Nduao" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Kitsch, la pochette ultra-photoshopée de ce cadeau de saison ? Tu as beau aimer Renée Fleming avec passion, mon pauvre ennemi, tu n’es pas au bout de ta déconvenue. Car n’est pas Ella qui veut. Arrangements en toc et swing douteux (ou l’inverse), Papa Noël t’a manifestement sur sa grosse dent. A moins qu’il ne devienne dur la feuille, c’est de son âge. Non parce que, franchement, ce duo « popopéra » avec Rufus Wainwright…</p>
<p><strong>Renée Fleming , </strong><strong><em>Christmas in New York &#8211;</em></strong><strong> CD Decca</strong> (<a href="/breve/lhiver-avec-renee-fleming-na-rien-de-lyrique">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Christophe Rizoud</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/stelladinapoli_0_0.jpg?itok=JvBB1t4y" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Nous avons, avec mon meilleur ami, écumé les théâtres du monde entier afin d&rsquo;applaudir ces opéras italiens du premier <em>ottocento </em>que Paris n&rsquo;aime pas représenter. En souvenir des moments de joie et d&rsquo;émotion alors partagés, je lui offre <em>Stella di Napoli</em>, l&rsquo;album que Joyce DiDonato consacre à ce répertoire, trop souvent dédaigné, et qui en vaut d&rsquo;autres quand il est comme ici chanté dans les règles de l&rsquo;art.</p>
<p><strong>Joyce DiDonato, Stella di Napoli &#8211; CD Erato</strong> (<a href="/cd/joyce-didonato-stella-di-napoli-pistes-aux-etoiles">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/belair.png?itok=j5fwy1nf" style="width: 100px;height: 156px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" />Pour enterrer la hache d&rsquo;une guerre somme toute infructueuse, j&rsquo;invite mon meilleur ennemi à voir et revoir l&rsquo;<em>Elektra</em> du Festival d&rsquo;Aix (bien) captée en DVD par BelAir Classiques. A l&rsquo;issue de deux heures d&rsquo;un spectacle sans concession, les dernières images de Patrice Chereau acclamé au milieu des artistes par un public enthousiaste nous précipiteront dans les bras l&rsquo;un de l&rsquo;autre, réconciliés.</p>
<p><strong>Richard Strauss, <em>Elektra</em> &#8211; DVD BelAir Classiques<em> </em></strong>(<a href="http://www.forumopera.com/dvd/mythologique">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Christian Peter</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cosi_1.jpg?itok=qdkyeUZ2" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami qui a été impressionné par <em>Les Noces de Figaro</em> dirigées par Teodor Currentzis, j’offrirai sans hésiter le nouvel enregistrement Mozartien du chef grec, <em>Così fan tutte</em>, qui d’après les extraits que nous en avons entendus, promet d’être aussi spectaculaire que le précédent.</p>
<p><strong>Wolfgang Amadeus Mozart<em>, Così fan tutte</em> &#8211; 3 CD Sony Classical</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trovatore_0.jpg?itok=cDBRLx8z" style="width: 100px;height: 131px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi qui apprécie au plus haut point les productions modernes, voire le <em>regietheater </em>le plus abscons dont il se pique d’avoir compris le message caché du metteur en scène, j’offrirai le DVD du <em>Trovatore</em> de Tcherniakov, ou comment transformer une intrigue complexe où se mêlent rivalité amoureuse et conflit politique sur fond de guerre civile en une sorte de jeu de rôle familial où les personnages s’affrontent autour d’une table. Il va adorer.</p>
<p><strong>Giuseppe Verdi, <em>Il Trovatore</em> &#8211; Théâtre Royal de la Monnaie &#8211; 1 DVD BelAir Classiques</strong>  (<a href="http://www.forumopera.com/dvd/il-trovatore-un-cluedo-qui-vire-au-drame">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Maurice Salles</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/aida_0.jpg?itok=DQyBhsrK" style="width: 100px;height: 103px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami j’offre un bon pour un week-end à Rome où la trinité Jonas Kaufmann, Anja Harteros et Ludovic Tézier devrait faire de l’<em>Aïda</em> en version de concert sous la direction d’Antonio Pappano un moment d’élection !</p>
<p><strong>Giuseppe Verdi, <em>Aida</em> &#8211; Accademia de Santa Cecilia, Roma, le 27 février 2015 à 19h30</strong></p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/rameau_1.jpg?itok=P-ggg6VQ" style="width: 100px;height: 159px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, qui bâille au seul nom de Rameau, j&rsquo;offre la somme savante mais pétrie d’amour que  Sylvie Bouissou a consacrée à ce génie encore trop rare sur nos scènes !</p>
<p><strong><em>Jean-Philippe Rameau</em>, par Sylvie Bouissou, aux Editions Fayard, 1024 pages, 39 euros</strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<hr />
<p><strong>Fabrice Malkani</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/nozze.jpg?itok=ZrlL6h_9" style="width: 100px;height: 97px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />À mon meilleur ami, je voudrais offrir, pour le réconforter en cette morne fin d’année, la transparence et la folle allégresse de l’interprétation des <em>Noces de Figaro</em> par Theodor Currentzis. Il ne devrait pas se lasser d’écouter et de réécouter ce fantasque printemps au cœur de l’hiver, avec la Comtesse inattendue de Simone Kermes, le Comte magistral d’Andrei Bondarenko, le Figaro léger de Christian van Horn et la juvénile Suzanne de Fanie Antonelou, sans omettre le charme de Mary-Ellen Nesi en Cherubino.</p>
<p><strong>Wolfgang Amadeus Mozart<em>, Le Nozze di Figaro</em> – coffret CD Sony </strong>(<a href="/cd/du-genie">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/parsifal.jpg?itok=Jaso6MRE" style="width: 100px;height: 133px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Mon meilleur ennemi feint d’ignorer Wagner, mais apprécie les épopées en moyen-haut-allemand. Je me réjouis donc de lui offrir le DVD du <em>Parsifal</em> dirigé par Daniele Gatti au Met dans la mise en scène de François Girard tout en lui parlant du <em>Parzival</em> de Wolfram von Eschenbach : sa curiosité n’y résistera pas. Le spectacle est tellement grandiose et l’interprétation tellement exceptionnelle (Jonas Kaufmann, René Pape, Peter Mattei) qu’il pourrait bien réviser son jugement sur Wagner. En tout cas, c’est tout le mal que je lui souhaite.</p>
<p><strong>Richard Wagner,<em>Parsifal</em> &#8211; 2 DVD Sony</strong> (<a href="/dvd/le-graal-nouveau-est-arrive">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Brigitte Cormier</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/coote.jpg?itok=90CC9__Q" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, dont je partage l’amour des opéras de Haendel, j’offre un délicieux récital par la mezzo anglaise Alice Coote. Une merveille d’équilibre entre virtuosité, précision, et douceur extrême. Ce partenariat exemplaire entre un chef et une chanteuse a pour sommet la scène de folie de Dejanira dans <em>Hercules.</em> Cerise sur le gâteau : un cor confondant de naturel.</p>
<p><strong>ALice Coote, <em>Handel Arias</em> &#8211; CD Hyperion </strong>(<a href="http://www.forumopera.com/cd/alice-coote-handel-arias-haendel-dans-un-fauteuil">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hoff_0.jpg?itok=gGPUHvIz" style="width: 100px;height: 133px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Que cela lui plaise ou non, je ne renonce pas à convaincre mon meilleur ennemi des vertus théâtrales du genre « opéra »<em>.</em> Je lui offre <em>Les </em><em>Contes d&rsquo;Hoffmann</em> par Laurent Pelly. Comment pourrait-il être insensible à l’incarnation de Michael Spyres, Hoffmann criant de vérité ; rester de marbre devant l’extraordinaire présence de Laurent Naouri dans chacun des quatre diables ; ne pas être fasciné par la poupée Olympia de Kathleen Kim ; enfin, se montrer indifférent au pétillant Nicklaus androgyne de Michèle Losier ?</p>
<p><strong>Jacques Offenbach, <em>Les Contes d&rsquo;Hoffmann</em> &#8211;  DVD Virgin</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/dvd/les-trois-femmes-coupees-en-deux-plus-une">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Clément Taillia</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/staatstheater-wiesbaden-03.jpg?itok=5ZhsMtiu" style="width: 100px;height: 59px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Mon meilleur ami aime l’opéra, probablement, mais aussi la nature, les promenades, l’air frais, le confort bourgeois des cités thermales désuètes et la politique monétaire. Je m’attacherai son indéfectible reconnaissance en lui offrant quelques jours à Wiesbaden au moment des <em>Maifestspiele </em>qui s’y déroulent chaque printemps. A quelques encablures de Francfort et de la Banque Centrale Européenne, il s’installera dans le petit théâtre où il pourra entendre des récitals d’Anja Harteros et de Christian Gerhaher, la Norma d’Edita Gruberova, la Tosca d’Adina Aaron, le Lohengrin de Klaus Florian Vogt ou l’Ortrud de Waltraud Meier. Sauf si je décide de conserver ce beau cadeau pour moi…</p>
<p><strong>Maifestspiele, Wiesbaden, du 1<sup>er</sup> au 31 mai 2015</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/netrebko_strauss.jpg?itok=WyVQgRVx" style="width: 100px;height: 91px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Mon meilleur ennemi n’aime pas Anna Netrebko. Les quelques cheveux gras qui parsèment encore son crâne épais se hérissent à l’évocation même de la chanteuse. Sa popularité le scandalise. Son glamour l’horripile. Sa beauté l’indiffère. Alors, comme il est parfois utile de complaire même à ceux qui vous sont le plus odieux, j’offrirai à mon meilleur ennemi un plaisir lâche et facile en déposant, sous son sapin de plastique vert, un exemplaire du dernier album d’Anna Netrebko consacré aux <em>Quatre derniers Lieder </em>de Strauss. Il reviendra vers moi, heureux de dire tout le mal qu’il pense de son interprétation, soulignant une par une chaque erreur de prononciation, conscient que, cette fois-ci, je ne pourrai que lui donner raison…</p>
<p><strong>Richard Strauss, <em>Vier letzte Lieder</em> par Anna Netrebko – 1 CD Deutsche Grammophon</strong> (<a href="/richard-strauss-anna-netrebko-a-cote-de-la-plaque">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Jean-Marcel Humbert</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91l9tmjmmsl_sl1500__0.jpg?itok=PEg8xwKQ" style="width: 100px;height: 155px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, contraint de remettre sans cesse son prochain voyage en Égypte et qui ne s’en remet pas, j’offre un charmant livre-disque, <em>La Caravane du Caire</em>, de Grétry. Non seulement il s’agit d’une très bel objet, joliment présenté, mais les thèmes orientalisants et la Marche égyptienne apporteront du baume à son cœur meurtri. Couché sur des coussins, fumant le narguilé, il ne lui restera, à l’écoute de cette musique à redécouvrir, qu’à se laisser porter par les vapeurs d’encens.</p>
<p><strong>André Ernest Modeste Grétry, <em>La Caravane du Caire</em>, 2 CD Ricercar</strong> (<a href="/cd/la-caravane-du-caire-au-serail-du-turc-genereux">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/81kmwqs-iqlbd.jpg?itok=Qvjmvve9" style="width: 100px;height: 146px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, fan de Maria Callas, j’offre le roman d’Alain Duault, <em>Dans la peau de Maria Callas</em> : écrit à partir de souvenirs déjà édités et cent fois ressassés, ce nouvel ouvrage n&rsquo;apporte rien de nouveau ni d&rsquo;intéressant à la biographie de la diva. Mon plus cher ennemi devra donc y superposer ses propres souvenirs et connaissances pour y trouver le moindre intérêt. Nul doute qu’à l’arrivée il ne soit gagné d’une migraine bien méritée.</p>
<p><strong>Alain Duault, <em>Dans la peau de Maria Callas</em>, éd. Le Passeur, 2014 </strong>(<a href="http://www.forumopera.com/breve/moi-maria-c-53-ans-trompee-abandonnee">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Bernard Schreuders</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/zamponi.jpg?itok=XOmBRfsu" style="width: 100px;height: 154px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Vous pensez sans doute que mon meilleur ami doit être le plus ardent des belgicains. Loin de là ! Si j’ai choisi de lui offrir l’enregistrement d’<em>Ulisse all’Isola di Circé </em>de Gioseffo Zamponi, ce n’est pas parce qu’il s’agit du premier opéra composé et créé à Bruxelles (1650), mais bien d’un superbe spectacle de cour dont Leonardo Garcia Alarcón et sa fine équipe savent exalter la magnificence et la théâtralité.</p>
<p><strong>Gioseffo Zamponi, <em>Ulisse all’Isola di Circé</em>. 2 CD Ricercar </strong>(<a href="http://www.forumopera.com/cd/quand-les-petits-maitres-ont-du-genie">plus d&rsquo;information</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/bjork.jpg?itok=zeDWVexP" style="width: 100px;height: 93px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, séparatiste rabique, qui en sabrant dans le budget de la Monnaie s’attaque au glorieux symbole d’une Belgique honnie, j’offre une place pour <em>Medúlla</em>. Des solistes aguerris, dont Roberta Alexander et Frode Olsen, revisiteront avec des enfants et adolescents issus des chœurs de l’Opéra l’album du même nom que Björk publiait en 2004. Interpellée par le regain de nationalisme et de racisme apparu après les attentats du 11 septembre, l’artiste cherchait à renouer avec une humanité païenne et ancestrale qui ignorait encore les tensions ethniques, religieuses et politiques.</p>
<p><strong>Björk<em>, Medúlla</em>, intergenerational opera. Théâtre royal de la Monnaie, les 4, 5, 7 et 8 février 2015</strong></p>
<hr />
<p><strong>Claude Jottrand</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/goerne.jpg?itok=7gsZvB5g" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, j’offre l’enregistrement du <em>Winterreise</em> de Schubert, chanté par Matthias Goerne avec Christoph Eschenbach au piano. Ultime volume de la série enregistrée par le baryton chez Harmonia Mundi, cet album d’une surprenante intensité vient en concurrencer deux autres faits par le même chanteur mais avec des pianistes différents (Alfred Brendel et Graham Johnson) plus tôt dans sa carrière. Il les surpasse largement : sans effets et sans manières, d’une parfaite sobriété, sombre et muri par le temps, Goerne creuse en lui même et explore les limites de la raison, du côté de ceux qui ont tout compris parce qu’ils ont accepté de tout perdre.</p>
<p><strong>Franz Schubert, <em>Die Winterreise</em>, Matthias Goerne, Christoph Eschenbach &#8211; CD Harmonia Mundi</strong></p>
<p>	<img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/votter.jpg?itok=8XeCF7m-" style="width: 100px;height: 113px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, j’offre deux places pour le  prochain récital de Anne-Sofie von Otter à la Monnaie, le 15 décembre.  Ne lui dites pas que la mezzo-soprano suédoise a annulé !</p>
<p> </p>
<hr />
<p><strong>Thierry Bonal</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/anita.jpg?itok=utJmAHKG" style="width: 100px;height: 75px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami j&rsquo;offre deux places à l&rsquo;une des représentations d&rsquo;<em>Aïda </em>de Verdi à la Scala de Milan en février prochain dans laquelle se produit dans le rôle d&rsquo;Amnéris ma nouvelle égérie : Anita Rachvelishvili.</p>
<p><strong>Giuseppe Verdi, <em>Aida</em>, Scala de Milan, du 15 février au 15 mars 2015</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/miel2.jpg?itok=o-_TmcOO" style="width: 100px;height: 96px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi j&rsquo;offre ce miel, soi-disant récolté dans les ruches placées sur le toit du palais Garnier à Paris, afin d&rsquo;adoucir les vilains propos qu&rsquo;il tient au sujet de mes artistes de prédilections.</p>
<p> </p>
<hr />
<p><strong>Julien Marion </strong></p>
<p>Puisque partout l’heure est à la morosité, mes cadeaux de Noël auront cette année en commun le même répertoire heureux, léger et avenant.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cd_jk_du_bist_die_welt_copie_0.png?itok=-MVW5rqt" style="width: 100px;height: 88px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, j’offre sans hésiter le dernier récital de Jonas Kaufmann, <em>Du bist die Welt für mich</em>, consacré à la musique légère allemande des années 1925-1935. En CD ou DVD, comme il lui plaira, c’est un festival qui trouve le beau Jonas à son meilleur, enjôleur comme rarement, prodiguant de sa voix de bronze mille caresses dans ce répertoire si attachant, servi ici dans son jus, pour une fois débarrassé de ses oripeaux kitchissimes. C’est irrésistible, cela irradie d’une bonne humeur conquérante : ce récital devrait être remboursé par la sécurité sociale.</p>
<p><strong>Jonas Kaufmann, <em>Du bist die Welt für mich</em> &#8211; Sony Classical</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/cd/jonas-kaufmann-du-bist-die-welt-fur-mich-donnons-lui-notre-coeur">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/vogt_2_0_0.jpg?itok=qMxFvP27" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, j’offre, chez le même éditeur, dans un répertoire similaire (quoique bien moins intelligemment composé) le récital guimauve de Klaus Florian Vogt, intitulé (on se demande pourquoi) « Favorites ». Il devra ainsi subir, tout au long de ce programme sans queue ni tête, une débauche de mièvrerie, à grand renfort de sons blanchis et de poses faussement langoureuses. On veut bien croire qu’en scène, l’intéressé puisse séduire par sa prestance, mais enfin, tout ceci ne doit pas rendre sourd.</p>
<p><strong>Klaus Florian Vogt, <em>Favorites</em> – Sony Classical</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/cd/favorites-pacotille">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-4/">Les cadeaux de Noël de la rédaction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-4/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ulisse all&#039;isola di Circe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/quand-les-petits-maitres-ont-du-genie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 May 2014 05:19:55 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/quand-les-petits-maitres-ont-du-genie/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Parmi les œuvres toujours plus nombreuses qui émergent des oubliettes de l’Histoire, l’intérêt de certaines ne saute pas d’emblée aux oreilles et, avouons-le, il nous arrive de penser qu’elles auraient tout aussi bien pu continuer à y sommeiller. Esprit de lucre surfant sur la mode, snobisme, passéisme, quelquefois teinté de nationalisme, semblent motiver plus &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/quand-les-petits-maitres-ont-du-genie/"> <span class="screen-reader-text">Ulisse all&#039;isola di Circe</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/quand-les-petits-maitres-ont-du-genie/">Ulisse all&#039;isola di Circe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Parmi les œuvres toujours plus nombreuses qui émergent des oubliettes de l’Histoire, l’intérêt de certaines ne saute pas d’emblée aux oreilles et, avouons-le, il nous arrive de penser qu’elles auraient tout aussi bien pu continuer à y sommeiller. Esprit de lucre surfant sur la mode, snobisme, passéisme, quelquefois teinté de nationalisme, semblent motiver plus d’une résurrection que des qualités strictement musicales n’auraient guère pu fonder. Ces entreprises pour le moins discutables ont même fini par susciter la méfiance des mélomanes à l’égard des prétendus chefs-d’œuvre que le marketing tente de leur vendre. En l’occurrence, si vous n’avez probablement jamais entendu parler de Gioseffo Zamponi, rassurez-vous, son <em>Ulisse all’Isola di Circe</em> méritait largement d’être exhumé. Le premier opéra joué et conçu dans les Pays-Bas du Sud (1650), lequel aurait également, s’il faut en croire la légende, éveillé le goût de Christine de Suède quelques années plus tard, offre beaucoup plus qu’un intérêt historique ou anecdotique. C’est là une partition inventive, luxuriante et charmeuse à souhait qui, observe <strong>Leonardo Garcia Alarcón</strong>, constitue aussi « une habile synthèse des genres romain et vénitien ». Dès 2004, ce dernier encourage Stéphanie de Failly, qui vient de fonder son ensemble Clematis, à l’étudier tandis que le musicologue italien Jolando Scarpa en assure la première édition moderne à partir de l’unique manuscrit conservé à Vienne. Le 29 avril 2006, le Festival du Printemps Baroque du Sablon accueille sa recréation le temps d’un concert placé sous la direction d’Alarcón. Mais il faudra encore attendre six ans pour qu’<em>Ulisse</em> soit remonté et enregistré par Ricercar.</p>
<p>
			Pour célébrer les noces de sa nièce, Marie-Anne, avec le roi d’Espagne Philippe IV, l’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg, gouverneur des Pays-Bas, s’adresse au danseur à la mode qui vient de rejoindre sa cour, Giovan-Antonio Balbi, lequel chorégraphiait, un an plus tôt, à Paris, l’<em>Orfeo</em> de Rossi, et lui commande un spectacle à la hauteur de l’événement. Le baladin recrute à son tour le scénographe Angelini, puis le librettiste Ascanio Amalteo et développe, peut-être sur une musique de Bernardino Grassi, hélas disparue, <em>Le Ballet du Monde</em>. Celui-ci fournit les intermèdes dansés du drame mythologique de Gioseffo Zamponi, compositeur d’origine romaine entré au service de l’archiduc en 1648 dont, par ailleurs, nous savons très peu de choses.</p>
<p>			Grand opéra à machine, avec ses neuf changements de décor et force prodiges (chars de Neptune et de Vénus, nuées de Mercure, vaisseau d’Ulysse, aigle de Zeus, etc.), <em>Ulisse all’Isola di Circe</em> devait aussi bénéficier d’un tout autre effectif instrumental que celui mis à la disposition des compositeurs dans les théâtres publics vénitiens. C’est du moins l’hypothèse retenue – et argumentée – par les artisans de cette redécouverte. S’appuyant sur les archives de la cour et la participation de musiciens urbains aux cérémonies officielles de l’époque, ils complètent les treize cordes et un opulent continuo (luths, gambes, guitare, lirone, harpe, clavecin, épinette et orgue) avec des percussions variées et surtout une foisonnante section de vents (flûtes, cornets à bouquin, cornet muet, bassons, trombones et chalemies [hautbois]). Non seulement Leonardo Garcia Alarcón colore ritornelle et sinfonie, associant les protagonistes à un timbre particulier pour mieux les caractériser (Neptune par les trombones, Mercure par les flûtes aiguës, …), mais il écrit aussi plusieurs accompagnements absents du manuscrit et improvisés par les interprètes lors de la création. A la tête de l’ensemble <strong>Clematis </strong>et de sa <strong>Cappella Mediterranea</strong>, le jeune chef argentin peint à fresque ou à l’aquarelle avec la même dextérité et restitue l’ouvrage dans la plus somptueuse des parures.</p>
<p>			L’écriture d’<em>Ulisse all’Isola di Circe</em> évoque irrésistiblement celle de Cavalli et Zamponi en a probablement subi l’influence, même si nous ne savons rien de son parcours entre 1642 et 1648. Toutefois, loin d’être un imitateur servile, il sait innover et enrichit son <em>recitar cantando</em>, remarquablement souple et expressif, de nombreux ariosi à la manière de Rossi, de duetti, trios et ensembles, voire de brefs, mais brillants épisodes polyphoniques (les divinités réunies au III ou le chœur final). Ses joutes animées (Vénus et Mercure) ne sont pas sans rappeler la vigueur du <em>stile concitato</em> d’un Monteverdi et Zamponi excelle aussi bien dans le pathétique (l’enivrant duo d’Ulysse et Circé sur basse obstinée) que dans le registre bouffe, Argesta, truculente et redoutable servante de la magicienne, offrant un rôle en or à <strong>Dominique Visse</strong> qui se surpasse. Certes, Neptune s’incline devant « Philippe le Grand » dans le prologue et l’épilogue fête l’union du souverain espagnol avec Marie-Anne d’Autriche, mais l’essentiel de l’opéra se concentre sur les mésaventures d’Ulysse, convoité, puis séduit par Circé et objet d’une âpre rivalité entre les dieux jaloux.</p>
<p>			Son délicieux soprano encore emperlé de rosée semble fait pour incarner l’Amour, cependant, <strong>Mariana Flores</strong>, l’inoubliable Rad d’<em>Il Diluvio Universale</em> de Falvetti, sait adopter le ton impérieux qui sied à Vénus et nous convainc de sa détermination face au Mercure, tout aussi juvénile et agile, de <strong>Zachary Wilder</strong>, applaudi cette saison dans l’<em>Elena</em> de Cavalli (Iro) et dont le grain encore tendre en 2012 a depuis lors mûri. Quant au vétéran <strong>Furio Zanasi</strong>, il prête les reflets ondoyants de son baryténor et sa déclamation raffinée au trop humain héros de l’Odyssée. Une telle leçon de chant et de rhétorique surexpose les fins de phrase souvent inaudibles et l’italien atone de <strong>Céline Scheen</strong>, touchante mais précaire Circé, sans parler de l’alto flageolant et cotonneux de <strong>Fabian Schofrin</strong> (Satiro). Heureusement, la verve des instrumentistes compense ses carences et rend justice au savoureux ballet burlesque sur lequel se referme le premier acte. Parmi les autres rôles secondaires, dans l’ensemble fort bien tenus, signalons encore l’Euryloque plein de sève et de mâle assurance de <strong>Fernando Guimarães</strong> et le majestueux Neptune campé par <strong>Sergio Foresti</strong>. Espérons qu’<em>Ulisse all’Isola di Circe</em> retrouvera les planches, car il recèle un formidable potentiel dramatique qu’Alarcón et sa fine équipe laissent bien plus qu’entrevoir.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/quand-les-petits-maitres-ont-du-genie/">Ulisse all&#039;isola di Circe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAMPONI, Ulisse all&#039;isola di Circe — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/heureux-qui-comme-leonardo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Feb 2012 18:52:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/heureux-qui-comme-leonardo/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  C’était le 29 avril 2006, le Printemps Baroque du Sablon organisait dans les anciens studios de la RTBF à Flagey (Bruxelles) un événement aussi improbable que risqué : un jeune chef argentin, inconnu au bataillon (Leonardo Garcia-Alarcón),ressuscitait le premier opéra de style italien joué dans les Pays-Bas du Sud, un drame obscur dû à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/heureux-qui-comme-leonardo/"> <span class="screen-reader-text">ZAMPONI, Ulisse all&#039;isola di Circe — Liège</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/heureux-qui-comme-leonardo/">ZAMPONI, Ulisse all&#039;isola di Circe — Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			C’était le 29 avril 2006, le Printemps Baroque du Sablon organisait dans les anciens studios de la RTBF à Flagey (Bruxelles) un événement aussi improbable que risqué : un jeune chef argentin, inconnu au bataillon (<strong>Leonardo Garcia-Alarcón</strong>),ressuscitait le premier opéra de style italien joué dans les Pays-Bas du Sud, un drame obscur dû à la plume non moins obscure du Romain Gioseffo Zamponi. Malgré l’enthousiasme de la critique et des artistes, au premier rang desquels <strong>Stéphanie De Failly</strong>, violoniste et fondatrice de l’<strong>ensemble Clématis </strong>à qui nous devions sa redécouverte, <em>Ulisse all’Isola di Circé</em> est vite retombé dans l’oubli. Le 26 février dernier, au terme d’une semaine de prises pour les micros du label Ricercar qui explique sans doute l’effervescence régnant sur le plateau, la Salle Philharmonique de Liège accueillait une autre version de concert. En six ans, Leonardo Garcia-Alarcón s’est forgé un nom et a su imposer sa <strong>Cappella Mediterranea </strong>dans le microcosme surpeuplé de la musique ancienne. Explorateurs des temps modernes, ils ont investi le patrimoine européen, exhumé Matheo Romero ou Giovanni Giorgi puis conquis le monde en assurant la recréation d’un chef-d’œuvre inconnu, <em>Il Diluvio Universale</em>, oratorio épique du Sicilien Falvetti (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2985&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=55">recension</a>). Alarcón a décidément du flair car cet <em>Ulisse all’Isola di Circé</em> soutient la comparaison avec les meilleurs opéras de Cesti et de Cavalli.</p>
<p>			Pour célébrer les noces de sa nièce, Maria-Anna d’Autriche, avec le roi d’Espagne Philippe IV, le gouverneur des Pays-Bas se tourne naturellement vers le danseur à la mode qui vient de rejoindre sa cour : Giovan-Antonio Balbi, lequel chorégraphiait un an plus tôt l’<em>Orfeo </em>de Rossi monté à Paris (1647). Notre baladin recrute à son tour le scénographe Angelini puis le librettiste Ascanio Amalteo et compose, probablement sur une musique de Bernardino Grassi, <em>Le Ballet du Monde</em>, qui fournira les intermèdes dansés du drame mythologique de Zamponi. Ce grand opéra à machines, avec ses neuf changements de décor et moult prodiges (chars de Neptune et de Vénus, nuées de Mercure, vaisseau d’Ulysse, aigle de Zeus, etc.), bénéficie en outre des effectifs instrumentaux de la cour de Bruxelles, bien plus riches que ceux des théâtres publics de Venise. Le spectacle est créé le 24 février 1650 et rejoué deux jours plus tard, « personne ne pouvant se lasser ni assez voir une si rare merveille » (lit-on dans les <em>Relations véritables</em>) dont la réputation excitera la curiosité d’un hôte de marque : Christine de Suède. La reine, passionnée de musique et qui était allée jusqu’à conclure, en pleine guerre, une trêve avec le roi de Pologne pour qu’il laissât le sopraniste Baldassare Ferri se produire à sa cour, se convertit au catholicisme à Bruxelles, en 1652. A sa demande, <em>Ulisse all’Isola di Circé </em>est remonté en 1655, elle en raffole et le fait rejouer deux jours plus tard, l’Histoire produisant un de ces bégaiements qui ne doivent rien au hasard.</p>
<p>			De Gioseffo Zamponi, nous ne savons rien ou presque. Né à Rome entre 1600 et 1610, il gagne Bruxelles en 1648 pour entrer au service de l’archiduc Léopold-Guillaume. En 1661, il aurait été nommé maître de musique de l’Electeur de Cologne avant de s’éteindre l’année suivante. Il a composé des divertissements, de la musique de chambre ainsi que de la musique sacrée. A un <em>recitar cantando</em> d’une étonnante plasticité Zamponi mêle de nombreux <em>ariosi</em> à la manière de Rossi, il insère des chœurs puissamment expressifs, un duo poignant mais aussi des joutes animées (Vénus et Mercure) dont l’éclat rappelle Monteverdi et alterne en virtuose le pathétique et le burlesque, opérant une « habile synthèse des genres romain et vénitien » (Alarcón). L’écriture se révèle constamment inventive, sensuelle, l’action joliment troussée et ses protagonistes plus vrais que nature. Le héros de l’<em>Odyssée</em>, noble et sensible, affronte une triade presque aussi redoutable que les Parques : Vénus, divinité impérieuse et colère, Circé, la duplicité incarnée, et Argesta, sa truculente mais impitoyable servante.</p>
<p>			Pour l’enregistrement en première mondiale et la création liégeoise d’<em>Ulisse all’Isola di Circé</em>, Alarcón renoue avec les fastes qui accompagnaient sa naissance : un opulent continuo (luths, guitare, gambes, harpe, orgue et clavecin), pas moins de treize cordes, une section de vents d’une exubérance inédite dans ce répertoire (flûtes, cornets à bouquin et cornet muet, bassons ténor et basse, trombones alto, ténor et basse, piffaro) et des percussions variées, une abondance de biens dont Leonardo Garcia-Alarcón s’enivre et tire des tableaux de toute beauté. Il y a du Titien, mais aussi du Vlaminck et du Soutine chez ce coloriste visionnaire qui dessine dans la matière, d’un trait vigoureux ou délicat, selon l’atmosphère recherchée, mais d’une égale dextérité. Il peut compter sur un atelier de haut vol où le mélomane reconnaît d’ailleurs, ici et là, des visages familiers – <strong>Thomas Dunford</strong> au luth, <strong>Jérémie Papasergio </strong>au basson. Quelques approximations et de menus décalages, sans doute à mettre sur le compte de la fatigue et de l’excitation, n’entament guère notre plaisir. En amont de cette performance jubilatoire, le chef a réalisé un travail admirable. En effet, l’unique manuscrit d’<em>Ulisse all’Isola di Circé</em>, conservé à la Bibliothèque Nationale de Vienne, est incomplet et il a fallu reconstituer l’accompagnement de plusieurs airs, tâche délicate qui n’est pas, loin s’en faut, à la portée du premier venu.</p>
<p>			 </p>
<p>			La mise en espace, énergique, drôle voire potache (les Satires, corniauds affublés de ballons colorés, semblent échappés d’un asile), égaie et trouble parfois aussi un concert que les solistes abordent avec des bonheurs divers. L’Ulysse statique de <strong>Furio Zanasi</strong>, musicien raffiné mais les yeux rivés sur la partition dès qu’il déclame, offre un contraste singulier avec le Mercure ailé et bondissant de <strong>Zachary Wilder</strong>, ténor aigu au groove inattendu autant qu’irrésistible. <strong>Mariana Flores </strong>a la fraîcheur d’un matin encore emperlé de rosée et paraît d’abord si juvénile, d’allure comme de ramage, que nous croyons entendre Amour et non Vénus. La soprano argentine réussit pourtant à nous convaincre et campe avec un aplomb surprenant la déesse outragée. Circé est un rôle en or et réclame une étoffe, une plénitude, mais aussi une italianité dont <strong>Céline Scheen</strong> la prive trop souvent. Si ses charmes n’agissent pas, en revanche, nous sommes touchés par le désarroi de l’amante confrontée à son impuissance et à sa propre vulnérabilité. <strong>Dominique Visse</strong> (Argesta) nous régale, une fois encore, en vieille harpie, avec la complicité de membres de l’ensemble Clématis qui, le temps d’une œillade musicale, répondent à ses facéties. Enfin, parmi les nombreuses figures qui peuplent l’île de la magicienne, Euryloque, le compagnon d’Ulysse, retient d’autant plus l’attention que <strong>Fernando Guimaraes </strong>lui prête ses accents pénétrants. Originaire de Porto, ce fringant ténor qui incarnait déjà Noé dans <em>Il Diluvio Universale</em>, est un fidèle d’Alarcón mais se produit également avec l’Arpeggiata ou avec les Arts Florissants (Orphée dans <em>La Descente d’Orphée aux Enfers</em> de Charpentier en janvier à la Cité de la Musique et à l’Opéra de Versailles).</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/heureux-qui-comme-leonardo/">ZAMPONI, Ulisse all&#039;isola di Circe — Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
