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	<title>Fiddler on the Roof - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Fiddler on the Roof - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>BOCK, Fiddler on the Roof — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-violon-sur-le-toit-strasbourg-tombe-la-neige/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Dec 2019 22:05:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour son spectacle de fin d’année, l’Opéra national du Rhin propose la version française de Fiddler on the Roof, comédie musicale initialement produite à New York en 1964, puis adaptée au cinéma en 1971 par Norman Jewison. Un violon sur le toit est le résultat d’une collaboration avec le Komische Oper Berlin, où l&#8217;on avait &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour son spectacle de fin d’année, l’Opéra national du Rhin propose la version française de <em>Fiddler on the Roof</em>, comédie musicale initialement produite à New York en 1964, puis adaptée au cinéma en 1971 par Norman Jewison. <em>Un violon sur le toit</em> est le résultat d’une collaboration avec le Komische Oper Berlin, où l&rsquo;on avait pu découvrir <a href="https://www.forumopera.com/anatevka-berlin-komische-oper-quand-le-shtetl-sort-du-placard">ce beau spectacle</a> (en allemand) l’année passée. C’est donc en français et avec une autre distribution que le musical est repris à Strasbourg, l’occasion de se familiariser avec le petit monde du shtetl Anatevka, autour du laitier Tevye, dont on ne connaît souvent que le fameux air « Ah si j’étais riche ».</p>
<p>Puisqu’il s’agit avant tout d’un théâtre musical, c’est le décor de <strong>Rufus Didwiszus</strong> et la mise en scène de <strong>Barrie Kosky</strong> qui interpellent de prime abord. Et pour ces deux aspects, le spectacle est une réussite éclatante. Le travail sur le décor est particulièrement intéressant : Barrie Kosky ne souhaitait pas montrer un shtetl proche des visions de Chagall ou des scènes de village caricaturales du <em>Bal des vampires</em>, mais voulait quelque chose de plus intemporel qui résonne en tout un chacun. Et de fait, le décor consiste essentiellement en armoires empilées qui habillent l’espace et servent tour à tour de lits ou de maisons, les battants utilisés pour les entrées et les sorties. Le résultat est du plus bel effet mais ce qui pourrait tourner au vaudeville avec des portes qui claquent se teinte de nostalgie et de mélancolie pour ensuite tendre vers l’intemporel, notamment vers la fin où la neige tombe drue et sans discontinuer sur un plateau nu. Au rejet des traditions des filles de Tevye qui aiment selon leur cœur plutôt que de céder aux alliances imposées par la marieuse Yente, aux tensions entre la communauté juive et les goys russes, aux pogroms qui s’annoncent et contraignent nos héros à l’exil s’ajoutent des dialogues teintés d’ironie et d’humour noir qui masquent à peine le désespoir sous-jacent à l’intrigue. Le metteur en scène australien sait de quoi il parle, son grand-père ayant fui un shtetl en 1905. Et pourtant, le sens de la fête, la gaieté de la musique et la force de vie sont constamment présentes. Difficile de résister, en particulier, aux accents klezmer de la tradition musicale yiddish qui contribuent à énergiser ce spectacle de trois heures où l’on ne s’ennuie pas une seconde. Il faut notamment saluer le travail remarquable du chorégraphe <strong>Otto Pichler</strong> et des merveilleux danseurs qui ont rencontré un succès mérité au cours de la première.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/a_acte_2_violon_sur_le_toit_gp5852_photoklara_beck.jpg?itok=BFmV-bW1" title="© Klara Beck" width="468" /><br />
	© Klara Beck</p>
<p>Du côté des voix, il faut s’habituer à la sonorisation, quasi systématiquement de mise pour les comédies musicales, et surtout prendre en considération le fait que la pièce a été écrite pour des comédiens chanteurs et non l’inverse. Oublions donc momentanément le Tevye d’Ivan Rebroff ou encore celui de Bryn Terfel qui s’en donnait à cœur joie à <a href="https://www.forumopera.com/gala-2016-anja-harteros-ekaterina-gubanova-jonas-kaufmann-et-bryn-terfel-baden-baden-le-diable-a">Baden-Baden</a> dans un « If I were a Rich Man » d’anthologie pour écouter <strong>Olivier Breitman</strong>, magnifique comédien dont la voix bien timbrée met en valeur ses monologues ou plutôt ses conversations avec l’Éternel. Son épouse Golde, maîtresse femme dont la lassitude cache une force et un courage intacts est magistralement interprétée par <strong>Jasmine Roy</strong>. Les trois filles à marier se complètent avec grâce et <strong>Neïma Naouri</strong> (fille de Natalie Dessay) affiche une belle maturité fièrement acquise dans le rôle de Tzeitel, secondée par une vaillante Hodel (<strong>Marie Oppert</strong>) et une très touchante Chava (<strong>Anaïs Yvoz</strong>). Les maris tirent aussi leur épingle du jeu, en particulier le doux rêveur qu’est le tailleur Motel Kamzoil dont le rôle va comme un gant à <strong>Alexandre Faitrouni</strong>, sans oublier le volontaire voire exalté Perchik habité par <strong>Sinan Bertrand</strong>, ou encore le serein mais volontaire Lazar Wolf (<strong>Denis Mignien</strong>). Tous les autres soutiennent bravement les rôles principaux, avec une mention spéciale pour la formidable marieuse Yente (<strong>Cathy Bernecker</strong>). Les chœurs, quant à eux, sont à leur meilleur, très à l’aise également dans le jeu théâtral et l’occupation de l’espace, tout comme dans les chorégraphies. Ils savent décidément tout faire…</p>
<p>L’Orchestre symphonique de Mulhouse semble se régaler des sonorités d’Europe centrale et le plaisir de jouer qui émane de la fosse provoque de furieuses envies de gigoter chez les spectateurs. Nul doute que le chef <strong>Koen Schoots</strong> y ait également trouvé son compte.</p>
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		<title>BOCK, Fiddler on the Roof — Berlin (Komische Oper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/anatevka-berlin-komische-oper-quand-le-shtetl-sort-du-placard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Feb 2018 07:27:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La comédie musicale Un violon sur le toit au Komische Oper de Berlin ? En proposant ce titre, Barrie Kosky ne recherche pas un succès facile, après le triomphe du West Side Story monté en 2013. D’abord, le musical de Jerry Bock créé à Broadway en 1964 est inscrit dans l’histoire du lieu : après la première &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La comédie musicale <em>Un violon sur le toit</em> au Komische Oper de Berlin ? En proposant ce titre, <strong>Barrie Kosky</strong> ne recherche pas un succès facile, après le triomphe du <em>West Side Story </em>monté en 2013. D’abord, le <em>musical </em>de Jerry Bock créé à Broadway en 1964 est inscrit dans l’histoire du lieu : après la première allemande à Hambourg en 1968, le grand Walter Felsenstein mit en scène au Komische Oper cette œuvre qui allait connaître quelque cinq cents représentations entre 1971 et 1988, sous le titre <em>Der Fielder auch dem Dach</em>. En remontant cette comédie musicale, l’Australien Barrie Kosky rend aussi hommage à ses propres ancêtres, originaires d’un shtetl assez semblable au village imaginaire d’Anatevka, inventé par l’écrivain Cholem Aleikhem (1859-1916), le « Mark Twain russe ». Autour du personnage de Tevye le laitier et de l’intrigue sans grande surprise de ses filles qui refusent d’épouser les prétendants désignés par la marieuse et par la tradition, la pièce introduit une note de gravité à travers l’évocation des pogroms. L’affrontement entre juifs et chrétiens dépasse bientôt la simple rivalité entre kipas et casquettes, barbes et papillotes contre moustaches, <em>hora</em> contre kazatchok. Pas de bain sang, toutefois, et même s’il faut quitter Anatevka à la fin, l’espoir luit sous la forme de l’émigration vers les Etats-Unis.</p>
<p>Néanmoins, par rapport à <em>West Side Story</em>, dont il avait tenté de renouveler l’esthétique en la rapprochant de notre temps, Barrie Kosky jouit ici d’une liberté beaucoup moins grande. Pas seulement parce que l’œuvre est moins connue (à part « Ah si j’étais riche », aucun air de la partition n’est vraiment inscrit dans les mémoires), mais parce qu’elle est inscrite dans des circonstances historiques précises, et se prête difficilement à la transposition. Nous sommes donc bien en Russie vers 1905, même si le décor, sorte de mur d’armoires monté sur tournette, s’efforce d’échapper au naturalisme. Et bien sûr, la scène du rêve est l’occasion d’une brusque évasion loin de la réalité, où l’on bascule dans un univers bariolé peuplé de joyeux squelettes dansants.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/kob_anatevka_2794_c_ikofreese_drama_berlin.de_.jpg?itok=gDqletRY" title=" © Iko Freese" width="468" /><br />
	 © Iko Freese</p>
<p>Evidemment, qui dit comédie musicale dit désormais sonorisation, et pas seulement des chanteurs puisque des micros sont également placés dans l’orchestre. Comme l’explique dans le programme de salle le chef d’orchestre <strong>Koen Schoots</strong>, le <em>musical</em> est un genre qui fait appel à des acteurs sachant chanter, et à un style de chant très éloigné de l’opéra. Confier le rôle de Tevye à un comédien plutôt qu’à une basse (en France, <em>Un violon sur le toit</em> fut porté de 1968 à 1971 par Ivan Rebroff, de son vrai nom Hans Rolf Rippert) arrache donc l’œuvre à une – fausse ? – tradition et remet le théâtre en avant. Heureusement, <strong>Max Hopp</strong> n’est pas Rex Harrison, il sait réellement chanter ; après un premier instant de surprise en entendant « Ah si j’étais riche » interprété par une voix plus proche du ténor que de la basse, on se laisse tout à fait convaincre par son incarnation. Dans le rôle de sa femme, Golde (créé en France par Maria Murano, récemment disparue), <strong>Dagmar Manzel </strong>est elle aussi d’abord actrice, mais c’est déjà à elle que Barrie Kosky avait fait appel en 2016 pour l’opérette <em>Die Perlen der Cleopatra</em> (compte rendu prochainement publié ici même).</p>
<p>Autour d’eux, tous jouent le jeu à fond. Les danseurs ne s’épargnent pas, alors que les acteurs/chanteurs sont aidés par les omniprésents micros. On se demande cependant comment étaient chantés les <em>musicals</em> avant l’invention de la sonorisation : les théâtres de Broadway étaient-ils plus petits ? Ou tout simplement les chanteurs des années 1950 et 1960 avaient-ils une manière de chanter qui leur permettait de projeter leur voix sans se fatiguer d’un soir à l’autre ? </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/anatevka-berlin-komische-oper-quand-le-shtetl-sort-du-placard/">BOCK, Fiddler on the Roof — Berlin (Komische Oper)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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