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	<title>Jeanne d&#039;Arc au bûcher - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jeanne d&#039;Arc au bûcher - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Bruxelles (La Monnaie)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 06:12:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une production de janvier 2017 à l’opéra de Lyon qui vient d’établir ses quartiers pour le mois de novembre au Théâtre Royal de la Monnaie. Elle arrive précédée d’un lourd nuage de souffre (la polémique a peut-être été attisée par le département communication de la maison pour attirer le spectateur) : Castellucci présenterait une vision de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une <a href="https://www.forumopera.com/jeanne-darc-au-bucher-lyon-la-force-nue-du-depouillement">production de janvier 2017 à l’opéra de Lyon</a> qui vient d’établir ses quartiers pour le mois de novembre au Théâtre Royal de la Monnaie. Elle arrive précédée d’un lourd nuage de souffre (la polémique a peut-être été attisée par le département communication de la maison pour attirer le spectateur) : Castellucci présenterait une vision de Jeanne d’Arc iconoclaste et scandaleuse, s’attirant les foudres des ligues de vertu et de la manif pour tous, lesquelles auraient bien voulu faire interdire le spectacle. Un service d’ordre est même disposé à l’entrée du théâtre pour assurer le bon déroulement de la soirée.</p>
<p>Vu depuis Bruxelles, disons le d’emblée, toute cette polémique paraît complètement ridicule et ce pour de multiples raisons. D’abord, le visuel du spectacle ne présente rien de scandaleux et traite la figure centrale avec beaucoup d’humanité et de respect. Le fait de présenter Jeanne comme un personnage au genre mal défini ou de lui faire quitter ses vêtements au cours du spectacle ne constitue ni une offense ni un outrage et s’il y a scandale dans la production de Castellucci, ce n’est certainement pas là qu’il se trouve, nous y reviendrons.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/jeanne_darc_au_bucher_a._bonnet_12_cb.uhlig_.jpg?itok=LDRf2Xkb" title="Audrey Bonnet (Jeanne)© Bernd Uhlig" width="468" /><br />
	Audrey Bonnet (Jeanne)© Bernd Uhlig</p>
<p>Ensuite, la figure de Jeanne d’Arc n’a pas hors de France la portée symbolique qu’on lui a forgé au fil du temps dans l’hexagone, en particulier comme symbole politique de la résistance nationale après la défaite de 1870 et plus récemment comme figure emblématique de l’extrême droite contemporaine dans son combat contre l’invasion migratoire. (Sur le plan purement historique, signalons aussi au passage que les provinces belges faisaient partie, au XVe siècle, des Etats bourguignons en lutte contre la France, ceux-là mêmes qui capturèrent Jeanne à Compiègne en 1430 et la vendirent aux Anglais. Ce n’est certes pas un acte de gloire, mais cela établit sans conteste qu’à Bruxelles, elle serait plutôt en territoire ennemi…). Sainte et martyre (elle fut béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920), Jeanne reste cependant une figure religieuse respectée dans les milieux chrétiens, et devient aujourd’hui, c’est à la mode, un.e emblème féminicidé.e, victime de la barbarie masculine. Cette évolution fort intéressante montre à quel point les vues de l’histoire sont changeantes selon les regards et au fil du temps, le même mythe servant de support et de démonstration aux idéologies émergeantes ou dominantes de chacune des époques qu’il traverse et qui le ravivent.</p>
<p>La partition d’Honegger est un oratorio un peu grandiloquent mais qui comprend des pages musicales de grande beauté et d’une écriture très riche à côté de nombreux passages simplement récités. Le livret de Claudel, lui, a mal résisté au temps. Certains tableaux, comme le procès mené par des animaux au simple prétexte que l’évêque s’appelait Cauchon, sont d’une affligeante puérilité ; le propos ambitieux mais dégoulinant de mysticisme et la langue ampoulée constituent certainement la principale faiblesse de l’œuvre. Vouloir la mettre en scène, c’est à dire transformer l’oratorio en opéra, est une vraie gageure que Castellucci réussit cependant admirablement. La force de son théâtre est telle qu’elle emporte tout sur son passage, transcende les genres et s’impose sans conteste.</p>
<p>Car c’est en effet un spectacle extrêmement fort qui est donné ici à voir, reposant principalement sur la performance scénique d‘<strong>Audrey Bonnet</strong> (Jeanne), mais aussi sur la vision du metteur en scène qui parvient à intégrer le personnage de Jeanne dans un univers contemporain ou presque – celui d’une école des années ’50 – à donner sens à son martyr et à émouvoir le spectateur par des images percutantes et belles. Tout le reste, décors, chanteurs et comédiens, n&rsquo;est qu&rsquo;accessoire. C’est là toute la force de Castellucci, tout son art, son génie. Et c’est la raison pour laquelle il faut absolument aller voir ce spectacle, mais le voir pour ce qu’il est, du théâtre. Car il y a un prix à payer, et il est lourd : la scène ne montrera que les comédiens, eux seuls ont droit à la lumière. Tous les chanteurs, qu’il s’agisse des chœurs, des chœurs d’enfants ou des solistes sont placés dans le noir absolu, cachés dans les oreilles de scène ou au poulailler, cette disposition particulièrement humiliante et périlleuse entrainant d’ailleurs de nombreux décalages avec la fosse et rendant le texte chanté, français et latin confondus, très largement incompréhensible. Heureusement, il y a des surtitres…</p>
<p>Le chef d’orchestre <strong>Kazushi Ono</strong>, qui retrouve après plus de 10 ans un orchestre qu’il a contribué à moderniser (il fut à Bruxelles directeur musical de 2002 à 2008), consent à ces dispositions peu propices à l’épanouissement de la musique et du chant, et donne de la partition une version malgré tout très soignée, colorée et enthousiaste, très dramatique, soutenu par l’orchestre en très grande forme et une distribution de chanteurs de bonne qualité et homogène.</p>
<p>Dans la lutte menée ces 20 dernières années entre le théâtre et la musique – et qui constitue de loin le fait le plus marquant de l’évolution récente de l’opéra, privilégiant sans cesse davantage ce qui se voit sur ce qui s’entend –, le spectacle de Castellucci franchit donc une étape supplémentaire qui est celle de la disparition du chanteur. Il y a longtemps que lui-même et ses camarades avaient relégué les chœurs dans la fosse, dans les coulisses ou dans le noir, mais personne encore n’avait osé faire subir le même sort aux chanteurs, à tous les chanteurs. C’est maintenant chose faite et cette évolution fait frémir. Que la direction de la Monnaie se réjouisse de voir ainsi l’opéra mourir à petit feu, que personne ne s’en émeuve, fait frémir encore davantage.</p>
<p>Au moment des saluts, le spectateur est donc invité à applaudir des visages qu’il n’a pas vu, ce qu’il fait pourtant bien docilement, de sorte qu’il est impossible de dire qui est qui, le critique lui-même y renonce. Les chanteurs dépouillés de leur personnalité resteront irrémédiablement dans l’ombre, puisque telle est la volonté du metteur en scène.</p>
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		<title>Honegger : Jeanne d&#039;Arc au bûcher</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/honegger-jeanne-darc-au-bucher-il-y-eut-une-fille-appelee-jeanne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 19:54:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jeanne d’Arc au bûcher pourrait passer aujourd’hui pour une œuvre problématique. Si les années trente étaient propices à l’exaltation d’une France libre et chrétienne, les quelques enjeux sociaux des dernières décennies (ainsi que les exclamations plus récentes de politiciens illuminés) ont fait de la pucelle d’Orléans un personnage presque sulfureux. Tout cela ne vaut que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Jeanne d’Arc au bûcher </em>pourrait passer aujourd’hui pour une œuvre problématique. Si les années trente étaient propices à l’exaltation d’une France libre et chrétienne, les quelques enjeux sociaux des dernières décennies (ainsi que les exclamations plus récentes de politiciens illuminés) ont fait de la pucelle d’Orléans un personnage presque sulfureux.<br />
	Tout cela ne vaut que si l’on lit le livret de Paul Claudel au pied de la lettre, exercice qui n’est jamais bien concluant. Après plus ample réflexion, on découvre derrière le patriotisme exacerbé une touchante considération sur l’amour dans tout ce qu’il a de plus universel : « Personne n’a un plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’il aime » nous rappelle la maxime conclusive de l’œuvre. A ce stade là, qu’il s’agisse d’un être, d’une cause ou d’un pays importe peu.</p>
<p>La récente production semi-scénique du Royal Concertgebouw Orchestra faisait intervenir un spécialiste de la musique française. Alors que sa carrière explose à l’étranger (cette production en est un exemple), <strong>Stéphane Denève</strong> peine curieusement à devenir prophète dans son propre pays. Pourtant, la lecture orchestrale de cet oratorio ne manque pas de richesse : l’impeccable section des vents du RCO nous comble dans le « Jeu de cartes », ainsi que dans les interventions solistes, souvenirs des hallucinations de Domrémy. L’austérité apparente de la musique de Honegger et de son orchestration ne présentent aucune difficulté pour le chef qui parvient à les sublimer dans une messe orchestrale chatoyante.</p>
<p>La place du chant dans <em>Jeanne d’Arc</em> n’est pas large, et il est d’autant plus difficile pour les solistes de convaincre rapidement. <strong>Claire de Sévigné</strong> se taille probablement la part du lion : la partie de la Vierge n’est pas la plus gratifiante, mais son timbre rayonnant et puissant convient tout à fait au personnage. Plus sombre et plus ample, la voix de <strong>Judit Kutasi</strong> peint une Sainte Catherine inspirée et passionnée. On émet plus de réserve quant à la prestation de <strong>Christine Goerke</strong> : à côté des grands rôles wagnériens dont elle a l’habitude, celui de Sainte Marguerite paraît presque trop léger pour elle. Assez haut perchée, sa ligne vocale souffre d’un timbre vacillant et de quelques défauts d’intonation. <strong>Jean-Noël Briend</strong> souffre d’un problème similaire : l’écriture franchement ingrate du rôle de Cauchon le met progressivement en difficulté, tant et si bien que les faiblesses vocales apparaîssent davantage dans le rôle du Clerc.<br />
	L’excellent <strong>Rotterdams Symphony Chorus</strong> peut se targuer d’une intonation impeccable, et fait également preuve d’une minutieuse préparation musicale, faisant de cette masse chorale un personnage à part entière.</p>
<p>Des rôles parlés, on retiendra avant tout ceux de Frère Dominique et de Jeanne. Le premier est confié à <strong>Jean-Claude Drouot</strong>, qui nous en donne une lecture passionnée, presque désespérée. Le choix peut surprendre, alors qu’on s’attendait justement à plus de réserve pour dépeindre un tel personnage (l’absence du visuel explique probablement notre étonnement). A l’inverse <strong>Judith Chemla</strong> incarne le personnage principal  avec beaucoup de candeur et d’innocence. Le choix n’est certainement pas malvenu, mais l’on vient à se demander si cette jeune fille qu’est Jeanne ne porte pas en elle une passion plus charnelle pour sa mission divine. Les interprétations récentes de Marion Cotillard (en français) ou de Johanna Wokalek (en allemand) semblent aller dans ce sens-là. Résoudre de telles questions théologiques n’est cependant pas nécessairement le rôle du critique ni du public, et l’on peut tout à fait se réjouir de la proposition touchante portée par cette production.</p>
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		<title>Une pétition contre Jeanne d&#8217;Arc à Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/une-petition-contre-jeanne-darc-a-lyon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 06:17:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Choc théâtral, émerveillement musical » selon notre confrère Fabrice Malkani, Jeanne d&#8217;arc au bûcher dans la mise en scène de Romeo Castellucci à Lyon, est loin de faire l&#8217;unanimité. On ne s&#8217;attaque pas impunément à la Pucelle d&#8217;Orléans. La représentation « transgenre et pornographique » de notre héroïne nationale suscite une vague d&#8217;indignation qui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Choc théâtral, émerveillement musical</em> » selon notre confrère Fabrice Malkani, <em>Jeanne d&rsquo;arc au bûcher</em> dans <a href="http://www.forumopera.com/jeanne-darc-au-bucher-lyon-la-force-nue-du-depouillement">la mise en scène de<strong> Romeo Castellucci</strong> à Lyon</a>, est loin de faire l&rsquo;unanimité. On ne s&rsquo;attaque pas impunément à la Pucelle d&rsquo;Orléans. La représentation « <em>transgenre et pornographique</em> » de notre héroïne nationale suscite une vague d&rsquo;indignation qui se traduit par <a href="http://petit.io/petition/federation-pro-europa-christiana/stop-au-spectacle-transgenre-et-pornographique-qui-salit-l-image-de-sainte-jeanne-d-arc">une pétition en ligne</a> adressée à la ministre de la culture, Audrey Azoulay. Stop à un « <em>spectacle sans nom </em>» qui « <em>salit l’image de sainte Jeanne d’Arc ! </em>» ? La question paraît d&rsquo;autant moins justifiée que Romeo Castellucci, vraisemblablement soucieux d&rsquo;éviter ce genre de réaction, avait préalablement prévenu les spectateurs en leur demandant d’« <em>oublier tout ce que l’on connaît à propos de Jeanne</em> ». Insuffisante précaution, la pétition a déjà recueilli plus de 15000 signatures.</p>
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		<title>HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-darc-au-bucher-lyon-la-force-nue-du-depouillement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jan 2017 04:36:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Spectacle hybride et inclassable, ni opéra ni oratorio au sens traditionnel, Jeanne d’Arc au bûcher pose le problème de l’articulation entre voix parlée, musique et voix chantées. L’idée de la danseuse et actrice Ida Rubinstein, magnifiée par la rencontre entre Paul Claudel et Arthur Honegger, avait débouché en 1938 sur cette « synthèse de tous les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Spectacle hybride et inclassable, ni opéra ni oratorio au sens traditionnel, <em>Jeanne d’Arc au bûcher </em>pose le problème de l’articulation entre voix parlée, musique et voix chantées. L’idée de la danseuse et actrice Ida Rubinstein, magnifiée par la rencontre entre Paul Claudel et Arthur Honegger, avait débouché en 1938 sur cette « synthèse de tous les éléments du théâtre avec le texte parlé », selon les termes du compositeur. Qui mieux que <strong>Roméo Castellucci</strong>, soucieux d’une perception intégrale de l’ensemble des expressions artistiques à l’œuvre, pouvait mettre en scène de façon neuve cet « oratorio dramatique » ? C’est une lecture dramatiquement magistrale, radicalement dépouillée qu’il nous offre à l’Opéra de Lyon.</p>
<p>Choc théâtral, émerveillement musical, le spectacle est fort et intense. Non pas mise en scène d’une figure emblématique, chargée du poids de la tradition, mais irruption de l’invisible dans le quotidien, de l’inouï au sein de l’existence la plus prosaïque. Soit une salle de classe à l’ancienne, avec tableau noir, craies, institutrice d’autrefois et jeunes filles sagement habillées. Le spectateur cherche Jeanne – fausse piste –, guette la musique qui ne vient pas. Le cours se termine, la salle est déserte. Un concierge factotum vient nettoyer la salle, ranger les chaises, les tables. C’est lui qui bientôt, saisi d’un appel qui nous échappe et d’une frénésie progressive, entend des voix qui le conduisent à faire le vide – au sens propre – dans la salle et à s’y enfermer, pour se dépouiller de tout : de son être, de ses vêtements, de sa vie. Il devient Jeanne, il est Jeanne. Et l’on ne voit plus qu’elle. Extraordinaire performance d’<strong>Audrey Bonnet</strong>, sur le plan théâtral bien sûr mais aussi vocal, en symbiose avec la direction musicale du chef, dès lors que la musique a commencé, au bout d’une longue plage de silence, de ce silence qui précède les bouleversements les plus profonds.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/operajeanneaubucher39_copyrightstofleth_0.jpg?itok=Tni_OF8h" title="Arthur Honegger, Jeanne d’Arc au bûcher, Opéra de Lyon 2017 © Stofleth" width="468" /><br />
	Arthur Honegger, Jeanne d’Arc au bûcher, Opéra de Lyon 2017 © Stofleth</p>
<p>Côté jardin, le couloir de l’école laisse apparaître l’incompréhension de la direction devant ce scandale, ainsi qu’un Frère Dominique en costume trois pièces incarné par <strong>Denis Podalydès</strong>, convaincant dans sa sobriété (loin des déclamations grandiloquentes entendues parfois dans ce rôle) malgré une sonorisation qui a tendance à brouiller la projection. Conformément à l’idée centrale, aucun chanteur n’est visible, Jeanne est seule en scène avec ses voix, c’est elle qui occupe tout l’espace. Regroupés au niveau -2, dans l’amphithéâtre de l’opéra, les chœurs et les solistes sont sonorisés, leur chant nous parvenant par les haut-parleurs situés de part et d’autre de la scène. Le théâtre et la musique priment sur la vocalité musicale. C’est là sans doute le seul regret que puisse exprimer l’amateur de chant lyrique, tout en reconnaissant la cohérence et la force de cette proposition sur le plan général. En dépit de leur excellence, les <strong>Chœurs et la Maîtrise de l’Opéra de Lyon</strong>, tout autant que les solistes <strong>Ilse Eerens</strong> (sopano solo), <strong>Valentine Lemercier</strong> (Marguerite), <strong>Marie Karall</strong> (Catherine), <strong>Jean-Noël Briend</strong> (ténor solo) entre autres ne peuvent capter l’attention auditive autant que le permettrait leur présence sur scène. Ils demeurent des voix qu’entend Jeanne et que nous ne percevons que de manière indirecte. Au moment des saluts, par un effet dramatique inattendu, ces solistes apparaissent en costumes médiévaux, comme si nous était donné à voir alors ce qui jusque là était invisible.</p>
<p>C’est avant tout la musique qui dialogue de manière saisissante avec le texte parlé de Jeanne. Dès les premières mesures de la partition, <strong>Kazushi Ono</strong> affirme sa maîtrise souveraine de la partition de Honegger, avec ses passages d’un style à l’autre, tantôt insensibles, tantôt inopinés, dans le chatoiement des timbres et avec ces moments de lyrisme comme suspendus entre les effets bruitistes, dans une diversité d’expression puissamment servie par l’<strong>Orchestre de l’Opéra de Lyon</strong>.</p>
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		<title>Vingt spectacles incontournables de la saison 2016-2017</title>
		<link>https://www.forumopera.com/vingt-spectacles-incontournables-de-la-saison-2016-2017/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/vingt-spectacles-incontournables-de-la-saison-2016-2017/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Sep 2016 05:36:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En dehors des sentiers trop évidents (non, vous ne trouverez pas dans cette liste Andrea Chénier à Munich avec Jonas Kaufmann et Anja Harteros, ou Otello dirigé par Antonio Pappano à Londres avec encore Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier ou, toujours au Royal Opera House, Norma avec Anna Netrebko – et pour cause, elle a annulé &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En dehors des sentiers trop évidents (non, vous ne trouverez pas dans cette liste <em>Andrea Chénier</em> à Munich avec Jonas Kaufmann et Anja Harteros, ou <em>Otello</em> dirigé par Antonio Pappano à Londres avec encore Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier ou, toujours au Royal Opera House,<em> Norma</em> avec Anna Netrebko – et pour cause, elle a annulé !), sélection par l&rsquo;équipe de rédaction des vingt spectacles à ne pas manquer la saison prochaine. Cette liste a été établie à partir du <a href="http://www.music-opera.com/fr/produits/80024-guide-musique-opera-2016-2017.html">guide Musique &amp; Opéra 2016-2017</a>.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/manon_.jpg?itok=I3vLmWMK" style="width: 100px;height: 87px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Jules Massenet, <em>Manon &#8211; </em>Grand Théâtre de Genève<em>, </em>du 12 au 27 septembre 2016 </strong>(<a href="https://www.geneveopera.ch/programmation/saison-16-17/manon/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Retrouver le duo Petibon-Py est une raison suffisante de se presser à Genève ce mois de septembre, les retrouver pour <em>Manon </em>rend l&rsquo;évènement incontournable ! Partition majeure de Massenet, <em> Manon </em>dresse un portrait intemporel de la femme luttant pour sa liberté, intemporel mais souvent ringardement mis en scène&#8230; On espère tant de Py et de sa capacité à revisiter les mythes pour en réveiller l&rsquo;absolument juste et l&rsquo;absolument moderne. Quant à Petibon, rousse Manon, elle ne peut qu’éblouir&#8230; [Jonathan Parisi]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/monteverdi_02_0.jpg?itok=BHBXRmDo" style="width: 100px;height: 116px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Claudio Monteverdi, <em>L’Orfeo  </em>&#8211; Opéra de Dijon, Auditorium, 30 septembre, 2 et 4 octobre 2016 </strong>(<a href="http://www.opera-dijon.fr/fr/spectacle/l-orfeo/464">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Rare à la scène – on se souvient de la production germanique importée à Lille la saison passée &#8211; l’<em>Orfeo</em> de Monteverdi inaugure l&rsquo;année commémorative et ouvre la saison dijonnaise. Après l’événement que constitua la résurrection d’une <em>Pellegrina</em> en 2014, Etienne Meyer, à la tête de ses Traversées baroques, a réuni la fine fleur du chant baroque français : Marc Mauillon sera Orfeo, Emmanuelle de Negri la Musica. On est impatient d’écouter le Platon de Frédéric Caton, sans oublier la Speranza de Kangmin Justin Kim, et tous les autres …. Yves Lenoir, qui suppléa Barry Kosky dans un mémorable <em>Castor et Pollux</em>, signera une mise en scène originale plaçant Orphée «<em> type même de l’artiste génial oscillant entre exaltation et angoisse dans la chambre d’un Chelsea Hotel peuplé de créatures tout droit sorties de la Factory d’Andy Warhol</em> ». Servie par nos meilleurs artistes, une relecture  radicale du mythe à ne pas laisser passer ! [Yvan Beuvard]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/farnese.jpg?itok=vuYJtLIf" style="width: 100px;height: 91px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>Giovanna d&rsquo;Arco</em> &#8211; Parme, Teatro Farnese, du 2 au 20 octobre 2016</strong> (<a href="http://www.teatroregioparma.it/Pagine/default.aspx?IdPagina=293">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><em>Giovanna d&rsquo;Arco</em> reste un ouvrage très rarement donné à l&rsquo;époque actuelle. Il faut dire qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas franchement d&rsquo;une oeuvre passionnante, même pour un opéra de jeunesse de Verdi. Le livret est passablement abracadabrantesque (Jeanne d&rsquo;Arc, amoureuse de Charles VII, est accusée de sorcellerie par son père. Elle meurt sur le champ de bataille dans les bras de son amant). La distribution à Parme n&rsquo;a pas non plus les fastes des <a href="http://www.forumopera.com/giovanna-darco-milan-la-chevalerie-nest-pas-morte">la récente production scaligère</a>. Pourquoi signaler alors cette production ? Parce que c&rsquo;est une occasion rarissime d&rsquo;assister à une représentation d&rsquo;opéra dans le magnifique Teatro Farnese, le théâtre de la cour des ducs de Parme, inauguré en 1618. Et ça, ça ne se loupe pas ! [Jean Michel Pennetier]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/de-munt-capriccio-1-mji4mzcymjkwmq.jpg?itok=9d0SoR1-" style="width: 100px;height: 66px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Richard Strauss, <em>Capriccio</em> &#8211; Bruxelles, Palais de la Monnaie, du 3 au 16 novembre  2016 à Bruxelles.</strong></p>
<p>Dernier opéra de Richard Strauss, quasi contemporain du <em>Liebe der Danae</em> vu récemment à Salzbourg, créé à Munich en 1942, <em>Capriccio</em> est une véritable conversation mise en musique, qui explore la rivalité entre texte et musique dans la composition d’un opéra : en choisissant l’un, on perd l’autre. La production de la Monnaie, qui fut présentée à Lyon en 2014, est confiée pour la direction musicale à Lothar Koenigs et pour la mise en scène à David Marton. Elle réunira une belle brochette de chanteurs, parmi lesquels Sally Matthews (La Comtesse), Dietrich Henschel (Le Comte) et Stéphane Degout (Olivier). Ce spectacle, hélas, se fera encore sous chapiteau, les travaux de rénovation de la salle étant loin d’être terminés. [Claude Jottrand]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jephta.jpg?itok=b1YA2yg1" style="width: 100px;height: 56px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Georg Friedrich Haendel, <em>Jephta</em> &#8211; Amsterdam, De Nationale Opera, du 9 au 27 novembre 2016</strong> (<a href="http://www.operaballet.nl/nl/opera/2016-2017/voorstelling/jephtha" target="_blank" rel="noopener">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;on ne ferait pas pour applaudir <a href="/actu/richard-croft-le-noble-eclat-du-tourment">Richard Croft</a> ? Absent des scènes parisiennes depuis un <i>Idomeneo</i> en 2011, c&rsquo;est ailleurs en Europe qu&rsquo;il faut aller chercher le merveilleux ténor américain. A Amsterdam en novembre, il endossera le rôle-titre dans <i>Jephta</i>, dernier oratorio de Haendel. Dans une nouvelle mise en scène de Claus Guth, il côtoiera les tout aussi délicats Bejun Mehta et Anna Prohaska. On nous annonce par dessus le marché une co-production avec l&rsquo;Opéra de Paris : un spot peut être déjà tout trouvé pour une saison prochaine ! [Maximilien Hondermarck]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pm1_0.jpg?itok=tHlm2XGe" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Gioachino Rossini, <em>Ermione</em> – Opéra de Lyon, 13 novembre 2016 ; Paris, Théâtre des Champs-Elysées, 15 novembre 2016</strong> (<a href="http://www.opera-lyon.com/spectacle/ermione">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>« <em>Ecrite pour la postérité</em> » aurait prophétisé Rossini après l’échec d’<em>Ermione</em> à Naples en 1819. Avec cette version de concert dirigée par le Yoda de l’art lyrique – Alberto Zedda – et interprétée par la réincarnation vocale du légendaire Andrea Nozzari – Michael Spyres –, la prophétie pourrait se réaliser. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/salieri-940x440.jpg?itok=O4SF1qLT" style="width: 100px;height: 47px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Antonio Salieri, <em>La scuola dei gelosi </em>– Legnago </strong>(11 novembre 2016), <strong>Belluno</strong> (27 novembre 2016), <strong>Chieti </strong>(20 novembre 2016), <strong>Vérone </strong>( 2 décembre 2016), <strong>Jesi </strong>(13 et 15 janvier 2017), <strong>Florence, du 19 au 25 mars 2017</strong> (<a href="http://www.operadifirenze.it/events/la-scuola-de-gelosi/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Une comédie en trois actes créée à Venise en 1778 sur un livret de Caterino Mazzolà (<em>La Clemenza di </em>Tito) et qui fit le tour de l’Europe une trentaine d’années durant. Goethe y prit du plaisir et Haydn, qui la dirigea à Esterhazà, écrivit un air pour basse qui fut conservé par Da Ponte quand il remania le livret en 1783. Des patronages célèbres qui piquent la curiosité pour cette tranche de vie où trois couples appartenant aux trois classes sociales (noblesse, bourgeoisie, prolétariat) sont cahotés par la jalousie. Le septième personnage annonce l’Alfonso de <em>Cosi fan tutte.</em> La première aura lieu dans la ville natale de Salieri [Maurice Salles]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/porpora_0.jpg?itok=ZdlLzxod" style="width: 100px;height: 77px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Nicola Porpora, <em>Il Trionfo della Divina Giustizia</em> &#8211; Versailles, Opéra Royal, 3 décembre 2016</strong> (<a href="http://www.chateauversailles-spectacles.fr/spectacles/2016/porpora-il-trionfo-della-divina-giustizia" target="_blank" rel="noopener">Plus d&rsquo;informations</a>) </p>
<p>Cette saison, nous aurons la chance d&rsquo;explorer plus avant l&rsquo;œuvre encore largement inconnue de Porpora avec <em>Il Trionfo della Divina Giustizia</em> , oratorio de jeunesse, drame allégorique à la musique virtuose dans la même veine que les premiers oratorios de Handel. Pour le défendre, rien moins que <a href="http://www.forumopera.com/airs-pour-farinelli-par-vivica-genaux-et-les-musiciens-du-louvre-paris-gaveau-mieux-que-farinelli" target="_blank" rel="noopener">Thibault Noally</a> à la baguette, avec pour divines solistes <a href="http://www.forumopera.com/actu/blandine-staskiewicz-une-nouvelle-galatee" target="_blank" rel="noopener">Blandine Staskiewicz</a>, <a href="http://www.forumopera.com/recital-delphine-galou-et-ottavio-dantone-paris-alto-e-organo-sullinferno" target="_blank" rel="noopener">Delphine Galou</a> et Emmanuelle de Negri. Si vous êtes conquis, vous pourrez ensuite aller à Vienne assister à la récréation du <em><a href="http://www.forumopera.com/breve/max-emanuel-cencic-germanico-en-germanie" target="_blank" rel="noopener">Germanico in Germania</a></em>. [Guillaume Saintagne]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/rosenkav.jpg?itok=g19LGa0U" style="width: 100px;height: 66px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Richard Strauss, <em>Der Rosenkavalier</em> &#8211; Londres, Royal Opera House, du 17 décembre 2016 au 24 janvier 2017</strong> (<a href="http://www.roh.org.uk/productions/der-rosenkavalier-by-robert-carsen">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Certes, <i>Der Rosenkavalier</i> est classique, battu, rebattu que l&rsquo;on peut entendre chaque année ou presque dans nos contrées, et, force fois dès que l&rsquo;on traverse le Rhin. C&rsquo;est la Manche qu&rsquo;il faudra franchir au moment des fêtes de fin d&rsquo;année. La raison : Andris Nelsons dirigera avec toute sa sensualité les adieux européens au rôle de Renée Fleming, dans l&rsquo;écrin de Covent Garden. [Yannick Boussaert]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/lesamants3.jpg?itok=-bxMnfpi" style="width: 100px;height: 71px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Jean-Baptiste Lully,<em> </em></strong><em><strong>Les Amants magnifiques</strong></em><strong> – Opéra de Massy, les 21 et 22 janvier 2017 ; Opéra de Rennes, du 26 au 29 janvier 2017 ; Opéra Grand Avignon, les 19 et 21 février 2017 ; Opéra de Reims, le 20 mai</strong> (<a href="http://www.opera-massy.com/fr/les-amants-magnifiques.html?cmp_id=77&amp;news_id=459&amp;vID=61">plus d&rsquo;informations</a>)<strong> </strong></p>
<p>Ces <em>Amants Magnifiques</em>, fruits de la collaboration de Lully et Molière au service de la gloire du roi Soleil, sont une rareté. Louis XIV a sans doute dansé pour la derniere fois lors de la création de l&rsquo;oeuvre en 1670. Il incarnait naturellement Apollon à cette occasion. Le cru 2017 s&rsquo;annonce réjouissant sous la baguette d&rsquo;Hervé Niquet et de son Concert Spirituel, tandis que Vincent Tavernier à la mise en scène nous garantit du beau, de l&rsquo;inventif, sans rien de compassé ni de poussiéreux… Pour ne point faire de jaloux, la tournée réjouira les spectateurs de Massy à Avignon en passant par Rennes et Reims . La capitale bretonne accueillera même un colloque sur le thème des divertissements royaux à cette occasion. [Tania Bracq]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/joyce_didonato.jpg?itok=h0qqX3l6" style="width: 100px;height: 75px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Gioachino Rossini, <em>Semiramide</em> &#8211; Munich, Bayerische Staatsoper, du 12 février au 3 mars 2017 </strong>(<a href="https://www.staatsoper.de/en/staatsoper/productioninfo/semiramide/2017-02-12-18-00.html?tx_sfstaatsoper_pi1%5BfromSpielplan%5D=1&amp;tx_sfstaatsoper_pi1%5BpageId%5D=545&amp;cHash=9c5317fbbed02c10b698aa8f649c0d91">Plus d’informations)</a></p>
<p>Cette saison, les amoureux de Rossini feront le détour par Munich afin de ne pas manquer la première Sémiramis de Joyce DiDonato que propose le Bayerische Staatsoper. La mezzo-soprano américaine qui a fait de Rosine et d’Angelina deux de ses principaux chevaux de bataille et qui s’est brillamment illustrée dans <em>La Donna del lago</em> à Paris, Londres et New-York, poursuit son exploration du Rossini sérieux en incarnant la reine de Babylone, une prise de rôle qui promet d’être excitante, d’autant plus qu’elle sera entourée de Daniella Barcellona et de Lawrence Brownlee tandis qu’Alex Esposito affrontera le rôle écrasant d’Assur. David Alden, un habitué de la maison, se chargera de la mise en scène et, cerise sur le gâteau, l’orchestre sera dirigé par l’un des plus éminents spécialistes de ce répertoire, Michele Mariotti. [Christian Peter]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/13-photo_site_web_nathalie_stutzmann.jpg?itok=ec7xv_ba" style="width: 100px;height: 115px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Richard Wagner, <em>Tannhäuser </em>&#8211; Opéra de Monte-Carlo, du 19 au 28 février 2017 </strong>(<a href="http://www.opera.mc/fr/saison/tannhaeuser-92">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Quand on donne <em>Tannhäuser</em>, c&rsquo;est à peu près toujours dans la version de Paris. Sauf que c&rsquo;est toujours dans sa retraduction vers l&rsquo;allemand. Pour une fois, on va pouvoir réentendre le texte même de l&rsquo;œuvre qui fit tant scandale en 1861, puisque l&rsquo;Opéra de Monte-Carlo a l&rsquo;excellente idée de programmer <em>Tannhäuser</em> en français. José Cura sera Tannhäuser, Jean-François Lapointe Wolfram, Aude Extrémo Vénus et Meagan Miller Elisabeth. Ultime curiosité : c&rsquo;est Nathalie Stutzmann qui dirigera les forces maison. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/acte-iv.jpg?itok=IRk2mU5V" style="width: 100px;height: 141px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>Ernani</em> &#8211; Théâtre du Capitole, Toulouse, du 10 au 21 mars 2017 </strong>(<a href="http://www.theatreducapitole.fr/1/saison-2016-2017/opera-612/ernani.html">Plus d’informations</a>)</p>
<p>Une distribution de qualité (Michele Pertusi, Vitaliy Bilyy&#8230;) dirigée par Daniel Oren, une mise en scène respectueuse de l’œuvre par Brigitte Jaques-Wajeman et des décors élégants signés Emmanuel Peduzzi, voilà de quoi justifier un déplacement dans la ville rose pour se délecter du trop rare <em>Ernani</em>, cet éloge verdien du bandit en héros romantique… [Catherine Jordy]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trompelamort.jpg?itok=HbDyHv8n" style="width: 100px;height: 89px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Luca Francesconi, <em>Trompe-la-mort</em> – Opéra national de Paris, du 13 mars au 5 avril 2017</strong> (<a href="https://www.operadeparis.fr/saison-16-17/opera/trompe-la-mort">Plus d’informations</a>)</p>
<p>C’est elle, la première et très attendue création de l’ère Lissner à l’opéra de Paris. Immanquable, parce qu’une création est un témoin de son temps ; immanquable, parce qu’un personnage légendaire de la Comédie humaine surgit dans l’opéra ; immanquable, parce qu’une femme – trop rare dans l’enceinte de cette illustre maison – en assure la direction musicale. Immanquable, enfin, parce que la fine fleur du chant français – Julie Fuchs, Cyrille Dubois – en compose quasi entièrement le plateau vocal. [Sonia Hossein-Pour]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/l-ops-orchestre-philharmonique-de-strasbourg-en-pl-20322-237-0.jpg?itok=sk5Y3Ywx" style="width: 100px;height: 67px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Hector Berlioz, <em>Les Troyens </em></strong>en concert <strong>&#8211; Strasbourg, Palais de la musique, 15 avril et 17 avril 2017 </strong>(<a href="http://www.philharmonique-strasbourg.com/affiche_concerts.php?mois=201704">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Avec John Nelson qui possède la partition sur le bout des doigts et une distribution de rêve – Joyce DiDonato (Didon), Michael Spyres (Énée), Stéphane Degout (Chorèbe), Marie-Nicole Lemieux (Cassandre), Marianne Crebassa (Ascagne)… –, on peut s’attendre à des <em>Troyens </em>exceptionnels que les amoureux de cette œuvre grandiose de 240 minutes ne voudront pas manquer. Bon à savoir : il s’agit d’un enregistrement <em>live</em> pour Warner. [Brigitte Cormier]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot_mehul_css.png?itok=t3WPLIo_" style="width: 100px;height: 62px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Etienne Nicolas Méhul, <em>Le jeune sage et le vieux fou</em> – Opéra de Reims, le 27 et 28 avril 2017</strong> (<a href="http://www.operadereims.com/spip.php?page=evenement&amp;id_rubrique=239">plus d’informations</a>)</p>
<p>Même si le Palazzetto Bru Zane fêtera dignement dès janvier le bicentenaire de la mort de Méhul, le plus grand compositeur d’opéra durant la Révolution française, cet évènement semble avoir été quelque peu oublié des maisons d’opéra. C’était sans compter Reims qui prend même le risque d&rsquo;exhumer <em>Le jeune sage et le vieux fou, </em>un des spectacles lyriques les plus singuliers du musicien. Cette comédie en un acte et en prose, dont le livret a été conçu par un autre pilier de l’époque, François-Benoît Hoffman, reprendra vie avec Les Monts du Reuil, ensemble en résidence « longue durée » à l’Opéra de Reims. [Charlotte Saulneron-Saadou]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kunde_5.jpg?itok=2HzQV6VT" style="width: 100px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Umberto Giordano, <em>Andrea Chénier</em> &#8211; Bilbao, ABAO, du 20 au 29 mai 2017</strong> (<a href="http://www.abao.org/fr/Op%C3%A9ra/lire%20la%20suite/94/Andrea%20Ch%C3%A9nier.html" target="_blank" rel="noopener">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Encore Gregory Kunde ! Après <em>Roberto Devereux</em> la saison dernière – <a href="http://www.forumopera.com/roberto-devereux-madrid-un-miracle-nomme-devia">qui a tenu toutes ses promesses</a> – nouvelle prise de rôle du ténor américain. Gageons que son engagement légendaire et sa puissance tellurique feront de son révolutionnaire français une nouvelle incarnation majeure. Il sera fort bien entouré d’Anna Pirozzi (la soprane verdienne qui monte, elle sera notamment Abigaille cette saison à la Scala) en Maddalena et Ambrogio Maestri en Carlo Gérard. Pour une représentation qui vous mettra à feu et à sang, direction Bilbao ! [Antoine Brunetto]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/marion_cotillard_-_jeanne_darc.png?itok=0iVXsnxa" style="width: 100px;height: 63px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Claude Debussy, <em>La damoiselle élue </em>et Arthur Honneger,<em> Jeanne d’Arc au bûcher</em> &#8211; Oper Frankfurt, du 11 juin 2017 au 1er juillet 2017</strong> (<a href="http://www.oper-frankfurt.de/en/season-calendar/la-damoiselle-elue-/-jeanne-darc-au-bucher/?id_datum=448">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Doublé historique pour l’Opéra de Francfort, puisque ces deux perles du répertoire français n’ont jamais été représentées ensemble auparavant. Nous nous nous réjouissons tout d&rsquo;abord de voir <em>La damoiselle élue</em> apparaître sur le programme, petit bijou d’un Debussy encore juvénile, souvent boudé des grandes maisons. On attend également beaucoup de cette <em>Jeanne d’Arc au bûche</em>r, imaginant déjà vers quel monde poétique (ou politique) la mise en scène d’Àlex Ollé pourra nous mener. Côté plateau, ce répertoire coule naturellement dans les veines de Marc Soustrot, mais c’est surtout l’interprétation de Marion Cotillard qui s’annonce incandescente. [Alexandre Jamar]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/fo_spot_2017.jpg?itok=dhu9w834" style="width: 100px;height: 99px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Wolfgang Amadeus Mozart, <em>La Clemenza di Tito</em> – Baden-Baden, Festspielhaus, les 6 et 9 juillet 2017 </strong>(<a href="http://www.festspielhaus.de/veranstaltung/baden-baden-gala-2017-la-clemenza-di-tito-06-07-2017-1900/">Plus d’informations</a>)</p>
<p>Rien ne résiste à Yannick Nézet-Séguin, et ce n’est pas Mozart qui vous dira le contraire. Encore tout émerveillé de la brillante prestation du quadra québécois dans les <em>Noces </em>fraîchement parues chez DG, on guette déjà la suite de son exploration des opéras de maturité du divin Wolfgang avec l’Orchestre de Chambre d’Europe. Patience. Cela se passera début juillet à Baden-Baden : Rolando Villazón sera Titus, Joyce DiDonato Sextus, et Sonya Yoncheva Vitellia. Cette fois, c’est du sérieux ! [Nicolas Derny].</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/carmen_3.jpg?itok=6Cg3C1g8" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Georges Bizet,<em> Carmen</em> &#8211; Festival de Bregenz 2017,du 19 juillet au 20 août 2017</strong><em> </em>(<a href="http://bregenzerfestspiele.com/de/termine_preise2017">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><em>Carmen</em> se prête plutôt bien aux grands espaces, mais la chaleur du personnage ne risque-t-elle pas d&rsquo;être un peu refroidie par l&rsquo;humidité de la scène lacustre du lac de Constance ? Sans doute non, vu le tempérament de feu de l&rsquo;équipe venue des brumes nordiques, le metteur en scène danois Kasper Holten, la créatrice de costumes danoise Anja Vang Kragh, et la décoratrice anglaise Es Devlin spécialisée, entre autres, dans des show de pop stars : nul doute qu&rsquo;Escamillo y trouvera son compte. [Jean-Marcel Humbert]</p>
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		<title>Jeanne d’Arc au bûcher</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jeanne-darc-au-bucher-don-de-larmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2015 09:35:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le DVD de la version concertante de Jeanne d’Arc au bûcher, sobre et magnifique oratorio d’Arthur Honegger, sort alors qu’on a la possibilité de voir la reprise de cette même production ces jours-ci (dans une tournée qui inclut Toulouse, Monaco, la Philharmonie de Paris et New York, voir la brève de Laurent Bury). Marion Cotillard &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le DVD de la version concertante de <em>Jeanne d’Arc au bûcher</em>, sobre et magnifique oratorio d’Arthur Honegger, sort alors qu’on a la possibilité de voir la reprise de cette même production ces jours-ci (dans une tournée qui inclut Toulouse, Monaco, la Philharmonie de Paris et New York, voir la <a href="http://www.forumopera.com/breve/marion-cotillard-redevient-pucelle">brève de Laurent Bury</a>). <strong>Marion Cotillard </strong>est une habituée du rôle de la Pucelle d’Orléans qu’elle a endossé en 2005 pour la première fois, à la suite de sa mère. Si la captation en DVD peut quelquefois s’avérer frustrante par la perte de l’immersion dans le spectacle vivant, rien de tel ici ; on se fond instantanément de façon quasi fusionnelle avec les protagonistes dans cette mise à mort où l’imaginaire de chacun est sollicité auditivement et émotionnellement. La mise en scène ne s’impose donc pas pour cette œuvre d’ailleurs difficile à mettre en espace (voir la <a href="http://www.forumopera.com/jeanne-darc-au-bucher-paris-philharmonie-marion-cotillard-jette-les-armes">critique de Clément Taillia</a>) ; en revanche, les recherches sonores titillent les sens en permanence, entre passéisme et modernité, des psalmodies ou polyphonies anciennes aux sonorités inattendues des Ondes Martenot ou de la tringle, merveilleusement valorisées par le chef <strong>Marc Soustrot</strong>, habité et enflammé par cette œuvre.</p>
<p>Le spectacle fixé sur le DVD est celui donné à Barcelone en 2012, déjà proposé sur Medici.tv <a href="http://www.forumopera.com/breve/la-mome-au-bucher-sur-medicitv">pendant 90 jours</a>. Certes, les chœurs catalans ne font pas toujours preuve d’une diction irréprochable, mais ce défaut minime est compensé par les évolutions d’une caméra constamment à l’affût de mimiques et d’expressions passionnées. Les interprètes sont formidables, à commencer par <strong>Yann Beuron</strong>, inénarrable et percutant en Porcus, fort à son aise, très bien entouré notamment par <strong>Maria Hinojosa</strong>, en Vierge consolatrice jusque dans la moindre intonation, et un duo délicatement assorti entre la soprano <strong>Marta Almajano </strong>et le contralto <strong>Aude Extrémo</strong>. Le reste de la distribution est à l’avenant et l’équilibre entre les voix chantées et parlées stimulant et réussi.</p>
<p>Pour les rôles parlés, on se souviendra longtemps de <strong>Xavier Gallais</strong>, remarquable de justesse en Frère Dominique, et de son beau visage grave, intense et pur, en écho à la jeune et naïve Jeanne, dont Marion Cotillard transcende la foi et la ferveur. Toute simple dans sa petite robe gris sombre, la môme semble ne pas être maquillée, en tout cas loin du glamour hollywoodien ; son visage ardent capte pourtant admirablement la lumière et les invisibles flammes d’un bûcher qu’on se représente sans peine grâce à elle. Quand deux larmes roulent sur ses joues, comme au cinéma, sans rougeur des yeux et justement délivrées au moment fatal, tandis qu’à ses côtés, Xavier Gallais, visiblement ému, s’essuie la face, on se souvient qu’elle est actrice et excellente comédienne. Mais c’est de loin l’émotion qui l’emporte sur le possible artifice et les gros plans rappellent ceux, inoubliables, de Renée Falconetti dans le chef-d’œuvre de Dreyer, la <em>Passion de Jeanne d’Arc</em>. On ne saurait faire plus beau compliment à notre formidable star et à ce DVD dont on regrettera tout de même, alors que les 81 minutes ont défilé en un éclair, qu’il n’y ait pas de suppléments pour mieux approcher cette œuvre fascinante, intense concentré d’émotion pure.</p>
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<p><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00TA2DKRY/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00TA2DKRY&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21&amp;linkId=PVZ5XK2XEM2LNVJV">Commander ce DVD !</a><img decoding="async" alt="" border="0" height="1" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=forumopera-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B00TA2DKRY" style="border:none !important; margin:0px !important;" width="1" /></strong></p>
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		<title>HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-darc-au-bucher-paris-philharmonie-marion-cotillard-jette-les-armes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2015 06:40:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui découvre par le disque Jeanne d’Arc au bûcher a des chances de ne pas trop regretter la rareté sur les planches de cette œuvre déroutante qui évoque, pêle-mêle, oratorio, mystère, opéra, symphonie avec chœurs, solistes et récitants. Il en faut, de l’imagination et de la bonne volonté, pour voir dans la scène du procès, que Paul &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui découvre par le disque<em> Jeanne d’Arc au bûcher </em>a des chances de ne pas trop regretter la rareté sur les planches de cette œuvre déroutante qui évoque, pêle-mêle, oratorio, mystère, opéra, symphonie avec chœurs, solistes et récitants. Il en faut, de l’imagination et de la bonne volonté, pour voir dans la scène du procès, que Paul Claudel leste de lourdes sentences didactiques et d’un terrible calembour sur le nom de Pierre Cauchon, la matière d’un grand moment de théâtre. Pour les trouvailles et les richesses de l’orchestration d’Arthur Honegger, une version de concert suffit. Quand le Festival Saito Kinen de Matsumoto lui a passé commande, <strong>Côme de Bellescize</strong> a dû penser à peu près la même chose, qui s’évertue à faire oublier, dès que possible, l’existence de sa mise en scène : les interventions des enfants et la partie de cartes sont presque les seuls passages où la rampe installée devant l’orchestre est utilisée. Le reste du temps, Jeanne et Frère Dominique sont immobiles en fond de scène, sur les planches dont la décoratrice <strong>Sigolène de Chassy</strong> a habillé la Philharmonie. Tout cela n’explose que rarement le cadre d’une simple illustration, qui fait pâle figure quand l’œuvre se veut onirique ou symbolique, mais qui reste digne dans des scènes de dialogue où rien ne vient entraver les solistes.</p>
<p>Ceux-ci, quand ils sont chanteurs, franchissent généralement sans encombre l’obstacle d’une acoustique que l’on sait désormais peu favorable aux voix. <strong>Anne-Catherine Gillet</strong>, Vierge d’une impressionnante longueur de souffle, <strong>Thomas Blondelle</strong>, sonore et percutant dans ses interventions,<strong> Steven Humes</strong>, moins clair de diction mais déjà maître d’un bas registre éloquent, prodiguent de grands moments de chant, à l’instar des chœurs, dont l’effectif particulièrement fourni n’empêche pas la cohésion.</p>
<p>Les acteurs sont, quant à eux, sonorisés. Pourquoi pas, puisqu’ils doivent ici composer avec une masse orchestrale qu’ils n’ont pas été formés pour franchir ? Mais, même dans une œuvre imprégnée de ferveur religieuse, l’écho très prononcé de l’amplification pose problème, tant il brouille les élocutions les plus claires : celle des deux sociétaires de la Comédie Française, <strong>Christian Gonon </strong>et <strong>Eric Génovèse</strong>, ne peut être suspecte de relâchement, et <strong>Marion Cotillard</strong> elle-même, plus familière des plateaux de cinéma que des scènes de théâtre, fait de remarquables efforts pour calquer son texte sur les rythmes de l’orchestre. Après un début timide, sa Jeanne retrouve, au fil de la soirée, des accents guerriers, un orgueil qu’il n’était pas facile d’insuffler à un texte qui s’attache avant tout à souligner la fraîcheur enfantine de l’héroïne.</p>
<p>Ancien assistant de Seiji Ozawa, qui signa il y a quelques années pour Deutsche Grammophon l’un des meilleurs enregistrements de l’œuvre, <strong>Kazuki Yamada</strong> obtient de l’Orchestre de Paris des sonorités d’une beauté enchanteresse qui nous tiennent longtemps sous leurs charmes. L’on se demande, une fois leur effet dissipé, si cet hédonisme sans taches, sans âpreté, sans rudesse et sans violence est bien celui qu’Arthur Honegger voulait pour narrer le supplice de Jeanne d’Arc. Comme dans toute vraie version de concert, en somme, le théâtre cède à la musique…</p>
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		<title>Marion Cotillard redevient Pucelle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/marion-cotillard-redevient-pucelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2015 06:55:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2005, à Orléans, Marion Cotillard interprétait pour la première fois le rôle-titre parlé de la Jeanne d’Arc au bûcher d’Arthur Honegger. Cette expérience semble s’être avérée concluante pour l’actrice, puisqu’elle la réitéra en novembre 2012, à Barcelone. Et surtout, elle s’est engagée cette saison à participer à une grande tournée qui la mènera de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2005, à Orléans, <strong>Marion Cotillard </strong>interprétait pour la première fois le rôle-titre parlé de la <em>Jeanne d’Arc au bûcher </em>d’Arthur Honegger. Cette expérience semble s’être avérée concluante pour l’actrice, puisqu’elle la réitéra en novembre 2012, à Barcelone. Et surtout, elle s’est engagée cette saison à participer à une grande tournée qui la mènera de Monte-Carlo à New York, avec une équipe de solistes quasi inchangée, mais avec des orchestres et des chœurs différents d’un lieu à l’autre. L’actrice aura à ses côtés deux sociétaires de la Comédie Française, Eric Génovèse et Christian Gonon, et on remarque notamment dans la distribution vocale Anne-Catherine Gillet dans le rôle de la Vierge. Une mise en espace sera assurée par Côme de Bellescize, production réglée en août 2012 pour le festival Saito Kinen (Jeanne était alors Isabelle Karajan). Le 8 février, à l’Auditorium Rainier III, Kazuki Yamada, déjà présent au Japon, dirigera l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo et le Chœur de l’Orchestre de Paris. Le 14 février, à la Halle aux grains de Toulouse, ce sera le tour de l’orchestre et des chœurs du Capitole, sous la même baguette. Les 4 et 5 mars à la Philharmonie de Paris, l’Orchestre de Paris sera réuni à son chœur. Enfin, du 10 au 13 juin, au Lincoln Center, Alan Gilbert dirigera le New York Philharmonic pour quatre concerts consécutifs.</p>
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		<title>La Môme au bûcher sur medici.tv</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-mome-au-bucher-sur-medicitv/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Nov 2012 07:05:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Jeanne d’Arc aurait vu le jour il y a six siècles environ à Domrémy ; l’incertitude de sa date de naissance explique peut-être la discrétion des célébrations entourant cette année la Pucelle d’Orléans (qui sera bien plus à l’honneur en 2013, notamment au Festival de Salzbourg). Le prétexte est en tout cas excellent pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Jeanne d’Arc aurait vu le jour il y a six siècles environ à Domrémy ; l’incertitude de sa date de naissance explique peut-être la discrétion des célébrations entourant cette année la Pucelle d’Orléans (qui sera bien plus à l’honneur en 2013, notamment au <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=4387&amp;cntnt01returnid=34">Festival de Salzbourg</a>). Le prétexte est en tout cas excellent pour redonner <em>Jeanne d’Arc au bûcher</em>. Le chef-d’œuvre d’Honegger (1938), jadis monté à l’Opéra-Bastille avec Isabelle Huppert, se passe fort bien de réalisation scénique, mais il y a quelque chose d’éminemment théâtral dans cet oratorio, et il est bon de pouvoir suivre de près le jeu de la comédienne choisie pour être « la bonne Lorraine ». Medici.tv nous le permet, en diffusant le concert donné le 17 novembre à Barcelone avec une des actrices françaises qui font une carrière internationale : Marion Cotillard, qui n’en est plus à sa première expérience dans ce domaine, mais qui aborde le personnage de Jeanne avec une fraîcheur toujours renouvelée. Xavier Gallais lui donne la réplique en Frère Dominique plein de jeunesse et de ferveur. Autour des voix parlées, le chef français Marc Soustrot dirige l’Orquestra Simfonica de Barcelona i Nacional de Catalunya dans une musique qu’il connaît bien et dont il sait mettre en relief les sonorités insolites et percutantes. On sera peut-être un peu moins enthousiasmé par la prestation des trois chœurs réunis pour ce concert, les deux cents choristes présents n’ayant pas toujours la netteté de diction qui permettrait de goûter pleinement le texte de Claudel. Ce texte, on le savoure en revanche lorsqu’il est interprété par un Yann Beuron en grande forme, excellent en Porcus, ou par la belle voix de basse d’Eric Martin-Bonnet. Autour d’eux, on relève notamment la présence de la soprano baroqueuse Marta Almajano ou le contralto impressionnant d’Aude Extrémo. A voir pendant 90 jours sur <a href="http://fr.medici.tv/#!/jeanne-d-arc-au-bucher-honegger-obc-barcelona-marion-cotillard">medici.tv</a>.</p>
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