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	<title>La Caravane du Caire - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 11 Jun 2023 14:51:19 +0000</lastBuildDate>
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	<title>La Caravane du Caire - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>GRÉTRY, La Caravane du Caire &#8211; Versailles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jun 2023 06:36:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La voilà enfin cette Caravane du Caire, sans doute le plus grand succès de l&#8217;opéra français à l&#8217;aube de la Révolution, mêlant tous les genres avec un bonheur constant : opéra-comique, opéra-ballet, opéra seria, voire tragédie lyrique consciente de la révolution gluckiste. Ce succès devint international et se maintint durant toute la période napoléonienne au &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La voilà enfin cette <i>Caravane du Caire</i>, sans doute le plus grand succès de l&rsquo;opéra français à l&rsquo;aube de la Révolution, mêlant tous les genres avec un bonheur constant : opéra-comique, opéra-ballet, opéra <em>seria</em>, voire tragédie lyrique consciente de la révolution gluckiste. Ce succès devint international et se maintint durant toute la période napoléonienne au point que les armées impériales entonnaient régulièrement « La victoire est à nous » (morceau de 55 secondes, c&rsquo;est dire la popularité de la moindre minute !) et que l&#8217;empereur lui-même décerna la légion d&rsquo;honneur au compositeur belge, pourtant inactif depuis des années, mais resté idolâtré par toute une génération, sans rancune pour sa proximité avec une cour renversée. Sans doute parce que son style très inventif à la mélodie aisée et parfaitement adaptée à la prosodie française s&rsquo;est conservé jusque sur la scène royale. Cette <i>Caravane du Caire</i> en est l&rsquo;un des plus brillants exemples : turquerie rondement propulsée par une ouverture explosive (Napoléon aurait même demandée qu&rsquo;elle fut jouée avant que son navire n&rsquo;abordât au port du Caire !), orchestration très riche, danses aux teintes exotiques irrésistibles, airs italianisants mais sachant aussi retrouver l&rsquo;authenticité simple du style français, vaillance, scènes dramatiques, élégiaques ou comiques, c&rsquo;est un véritable kaléidoscope de ce qui fait de mieux en Europe dans les années 1780. De plus, s&rsquo;il ne présente pas un intérêt majeur, le livret d&rsquo;Etienne Morel de Chédeville a au moins le mérite de la clarté et surtout de la vivacité.</p>
<p>La voilà enfin donc, car bien qu&rsquo;elle ait déjà le luxe de deux très bons enregistrements, l’œuvre n&rsquo;avait jamais été portée à la scène moderne. Après <i>Richard Cœur de Lion</i> du même Liégeois, la même équipe rend à Grétry les honneurs qui lui sont dus. Déjà représentée à Tours l&rsquo;an passé, cette production est bien rodée scéniquement et assume l&rsquo;aspect grand spectacle de l’œuvre. Si l&rsquo;on est sensible à l&rsquo;esthétique zeffirellienne, on est ce soir gâtés : contrairement à la norme dans ce genre de production, débauche de costumes et toiles peintes ne servent pas à faire oublier l&rsquo;absence de direction d&rsquo;acteur. <strong>Marshall Pynkoski</strong> sait animer son plateau : les chanteurs sont dirigés avec verve (le pacha pendant les airs des esclaves au bazar) et précision (l&rsquo;air de Tamorin et la grande scène seria d&rsquo;Almaïde sont presque chorégraphiées) jusque sur le proscenium qui renforce la proximité avec le public, déjà excellente dans l&rsquo;intimité de cette salle. Sans compter les ballets très bien réglés par <strong>Jeannette Lajeunesse Zingg</strong> : ici aussi rien de révolutionnaire, simplement un soin et une qualité d’exécution trop rares dans ces mise-en-scène dites « traditionnelles ». Avec la même visée esthétique pour une œuvre de la même époque, la production d&rsquo;<i>Amadis de Gaule</i> présentée il y a une dizaine d&rsquo;année à Paris échouait bien plus loin du but. Ce soir, le sens de l&rsquo;<i>entertainment</i> triomphe au profit de l’œuvre. </p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="660" height="440" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/C94HD©MariePetry-scaled-1.jpg" alt="" class="wp-image-133551" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Marie Pétry</sup></figcaption></figure>


<p>Cette musique qui donne l&rsquo;illusion de la facilité requiert néanmoins des chanteurs hors pair capable de répondre à une écriture exigeante sans révéler leur effort, ce qui en ruinerait le « naturel ». En incluant de très bons seconds rôles (notamment l&rsquo;Osmin très vif de <strong>Benoît Descamps</strong>), les nombreux artistes sont tous très investis mais parfois victimes de cette illusion. A commencer par l&rsquo;esclave française de <strong>Lili Aymonino</strong>, piquante comme la décrit le livret, agile et au medium solide mais dont l&rsquo;aigu est insuffisamment brillant. L&rsquo;esclave italienne de <strong>Chantal Santon-Jeffery</strong> a de la gouaille napolitaine à revendre, mais même si les notes sont bien là et sonores, son air métastasien à vocalises sent trop l&rsquo;effort pour convaincre et révéler sa nature parodique. <strong>Enguerrand de Hys</strong> joue un Tamorin diablement bouffon, au point de parfois trop acidifier l’émission dans son air du papillon. <strong>Robert Gleadow</strong> incarne un pacha très présent scéniquement mais un peu limité dans le grave, son français exotique malmène parfois la liquidité des phrases de Grétry mais reste très compréhensible. <strong>Hélène Guilmette</strong> est une Zélime emportée et élégante, tandis que <strong>Jean-Gabriel Saint-Martin</strong> incarne avec bonheur un arlequinesque marchand d&rsquo;esclave puis le noble père <em>deus ex machina</em> avec le même impeccable a propos stylistique. Si <strong>Pierre Derhet</strong> est un Saint-Phar bouillonnant et très bien chantant, c&rsquo;est pourtant bien <strong>Marie Perbost</strong> qui domine la distribution : grâce à son ambitus d&rsquo;abord qui lui permet de jouer le dessus française comme la prima donna italienne, deux typologies vocales que la partition se plaît à fondre, son jeu d&rsquo;actrice ensuite qui rend crédible son air de vengeance « Je souffrirai qu&rsquo;une rivale » sans se départir d&rsquo;un délicieux second degré, et sa prononciation gourmande enfin qui nous fait déguster son texte.</p>
<p>La déception (relative) vient de l&rsquo;orchestre : alors que le chœur marie constamment précision et animation, l&rsquo;orchestre du <strong>Concert spirituel</strong> est ce soir trop emporté, avec parfois des solistes en difficulté (le hautbois de l&rsquo;ouverture). Ainsi par exemple le délicat chœur « Après un long voyage » qui devrait offrir un contraste plaisant avec la tonitruante ouverture (aux timbales bizarrement discrètes derrière ces glissandi de trompette) est-il entonné avec la même énergie fruste qu&rsquo;une bourrée paysanne. Ce n&rsquo;est pas la première fois que l&rsquo;on se demande si <strong>Hervé Niquet</strong> n&rsquo;accélère pas volontairement les tempi par crainte de lasser, comme s&rsquo;il ne faisait pas confiance à l&rsquo;ouvrage. Sans doute pour la même raison, dommage également qu&rsquo;une demi-heure de musique (au ballet du II surtout) ait été sacrifiée pour une œuvre qui n&rsquo;en dure pourtant que deux. Au moins ne tombe-t-on pas dans le stéréotype de préciosité qui colle à ce siècle et enterrerait cette musique : la scène de bataille est lancée avec la même énergie que le bon peuple de Paris déferlant sur la Bastille. Louons aussi le sens de la danse de cet ensemble : difficile de ne pas taper du pied voire de se dandiner pendant les nombreux morceaux à la rythmique entraînante. Terminons également en mentionnant l&rsquo;effectif qui témoigne du soin accordé à cette résurrection : 40 musiciens placés autour du chef (les vents de dos), dont 2 chapeaux chinois et 30 choristes. Espérons que cette luxueuse <i>Caravane</i> continuera longtemps sa route.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gretry-la-caravane-du-caire/">GRÉTRY, La Caravane du Caire &#8211; Versailles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Les cadeaux de Noël de la rédaction</title>
		<link>https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-4/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-4/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2014 05:52:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel cadeau de Noël offrir à son meilleur ami ? Et à son meilleur ennemi ? Nos rédacteurs se sont creusé les méninges pour trouver des idées, parfois évidentes, parfois originales, mais toujours judicieuses.   Le choix de : Sylvain Fort A mon meilleur ami, j’offrirai sans aucune hésitation la version magnifiquement repackagée par les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel cadeau de Noël offrir à son meilleur ami ? Et à son meilleur ennemi ? Nos rédacteurs se sont creusé les méninges pour trouver des idées, parfois évidentes, parfois originales, mais toujours judicieuses.  </strong></p>
<p>Le choix de :</p>
<hr />
<p><strong>Sylvain Fort</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/noel0.png?itok=pax3sjyQ" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, j’offrirai sans aucune hésitation la version magnifiquement repackagée par les éditions de la Philharmonie de Berlin de la <em>Passion selon Saint-Matthieu</em> mise en scène par <strong>Peter Sellars</strong>, dirigée par <strong>Simon Rattle </strong>et captée en 2010. Rarement l’intensité de la passion christique aura à ce point marqué les visages, les gestes, les voix, dans un rituel confondant d’intensité et de vérité.<br /><strong>Jean-Sebastian Bach, <em>Passion selon Saint-Matthieu</em>  &#8211; DVD Berliner Philharmoniker</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/francemusique_1.jpg?itok=R_9xm4G6" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A son meilleur ennemi, il est vain d’offrir les nanars discographiques parus cette année ou un abonnement à un théâtre féru de Regietheater : je me contenterai de lui adresser sur une clef USB l’intégrale podcastée des matinées de France-Musique. Machiavélique, non ?</p>
<hr />
<p><strong>Guillaume Saintagne</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/semiramide-anna-bonitatibus_0.jpg?itok=9dy20yBO" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, qui ne comprend toujours pas cette manie baroque de mettre en musique quinze fois les mêmes livrets, j&rsquo;offre le superbe récital d’<strong>Anna Bonitatibus</strong> consacré au personnage de Sémiramis. Non seulement il y entendra la variété de style des différents compositeurs, de Caldara à Paisiello, mais il verra que les romantiques aussi, au premier rang desquels Rossini, ont cédé à cette mode.</p>
<p><strong>Anna Bonitatibus : Semiramide, la signora regale &#8211; CD Sony Music</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/cd/anna-bonitatibus-semiramide-la-signora-regale-et-anna-inventa-le-recital">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/written.jpg?itok=9VWfOZZ5" style="width: 100px;height: 133px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, qui est persuadé que l’opéra n’est qu’un ennuyeux musée, j’offre le DVD de <em>Written on Skin</em> qui devrait le convaincre – aussi bien pour la musique que le livret ou les interprètes – , que l’histoire de l’opéra n’est pas close et que la création y a toute sa part.</p>
<p><strong>George Benjamin, <em>Written on skin</em> – DVD Opus Arte</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/dvd/sur-les-ailes-dun-desir-ecorche-vif">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Laurent Bury </strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/206_0.jpg?itok=bikkh3kL" style="width: 100px;height: 99px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Mon meilleur ami a bon goût, sinon il ne serait pas mon meilleur ami, mais sa culture musicale ne remonte pas au-delà des cinq dernières années. Sans le moins du monde lui servir la rengaine du « C’était mieux avant », je lui offrirai les disques de la série <em>La Troupe de l’Opéra de Paris</em>, dans laquelle le label Malibran ne cesse de nous proposer d’éblouissantes pépites, grands noms restés dans les mémoires (Bacquier, Crespin, Vanzo) ou immenses artistes scandaleusement oubliés, comme Denise Scharley.</p>
<p><strong>Denise Scharley, <em>La Troupe de l&rsquo;Opéra de Paris</em> &#8211; CD Malibran</strong> (<a href="http://Mon meilleur ami a bon goût, sinon il ne serait pas mon meilleur ami, mais sa culture musicale ne remonte pas au-delà des cinq dernières années. Sans le moins du monde lui servir la rengaine du « C’était mieux avant », je lui offrirai les disques de la série La Troupe de l’Opéra de Paris, dans laquelle le label Malibran ne cesse de nous offrir d’éblouissantes pépites, grands noms restés dans les mémoires (Bacquier, Crespin, Vanzo) ou d’immenses artistes scandaleusement oubliés, comme Denise Scharley.">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/51avsfwj7pl1.jpg?itok=6XN1Ktq9" style="width: 100px;height: 156px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Cette année, je serai bon avec mon meilleur ennemi. Pour les fêtes, je lui suggère de ne plus faire ses courses de Noël au BHV, mais au PBZ (Palazzetto Bru Zane, alias Centre de musique romantique française). Au lieu des abominables « disques de Noël », il y trouvera des cadeaux sortant vraiment des sentiers battus : ouvrages rares de compositeurs connus (<em>Le Mage</em> de Massenet, <em>Les Barbares </em>de Saint-Saëns) et exhumations totales, comme <em>Les Bayadères</em> de Catel ou l’admirable <em>Dimitri</em> de Victorin Joncières. Aucun risque de doublon : il n&rsquo;existe aucune version concurrente de ces oeuvres.</p>
<p><strong>Victorin Joncières, <em>Dimitri</em> &#8211; 2 CD Palazzetto Bru Zane</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/cd/le-tsar-malgre-lui">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Nicolas Derny</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/foi_cadeau_1.jpg?itok=TxeiABiP" style="width: 100px;height: 95px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Fais-toi beau, mon ami, je te sors ! Et pas n’importe où : à La Monnaie, fleuron culturel de la capitale de l’Europe. Comme tu le lisais <a href="http://www.forumopera.com/breve/le-gouvernement-belge-frappe-la-monnaie">ici</a> fin octobre, le gouvernement fédéral belge voudrait supprimer l’eau qui accompagne son pain sec – le ministre « compétent » a néanmoins assuré, avec un temps de retard, qu’on s’est ému pour rien et qu’il ne laissera pas faire ; on ne demande qu’à le croire. J’accompagne pour ma part le champagne de ton réveillon d’un chèque-cadeau à valoir sur les spectacles de la maison. De 5 à 739 euros, on en trouve pour toutes les hottes.</p>
<p><strong>La Monnaie, chèques cadeaux, abonnements Duo, Maestro, Donna.</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/foi_cadeau_2.jpg?itok=ma1Nduao" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Kitsch, la pochette ultra-photoshopée de ce cadeau de saison ? Tu as beau aimer Renée Fleming avec passion, mon pauvre ennemi, tu n’es pas au bout de ta déconvenue. Car n’est pas Ella qui veut. Arrangements en toc et swing douteux (ou l’inverse), Papa Noël t’a manifestement sur sa grosse dent. A moins qu’il ne devienne dur la feuille, c’est de son âge. Non parce que, franchement, ce duo « popopéra » avec Rufus Wainwright…</p>
<p><strong>Renée Fleming , </strong><strong><em>Christmas in New York &#8211;</em></strong><strong> CD Decca</strong> (<a href="/breve/lhiver-avec-renee-fleming-na-rien-de-lyrique">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Christophe Rizoud</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/stelladinapoli_0_0.jpg?itok=JvBB1t4y" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Nous avons, avec mon meilleur ami, écumé les théâtres du monde entier afin d&rsquo;applaudir ces opéras italiens du premier <em>ottocento </em>que Paris n&rsquo;aime pas représenter. En souvenir des moments de joie et d&rsquo;émotion alors partagés, je lui offre <em>Stella di Napoli</em>, l&rsquo;album que Joyce DiDonato consacre à ce répertoire, trop souvent dédaigné, et qui en vaut d&rsquo;autres quand il est comme ici chanté dans les règles de l&rsquo;art.</p>
<p><strong>Joyce DiDonato, Stella di Napoli &#8211; CD Erato</strong> (<a href="/cd/joyce-didonato-stella-di-napoli-pistes-aux-etoiles">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/belair.png?itok=j5fwy1nf" style="width: 100px;height: 156px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" />Pour enterrer la hache d&rsquo;une guerre somme toute infructueuse, j&rsquo;invite mon meilleur ennemi à voir et revoir l&rsquo;<em>Elektra</em> du Festival d&rsquo;Aix (bien) captée en DVD par BelAir Classiques. A l&rsquo;issue de deux heures d&rsquo;un spectacle sans concession, les dernières images de Patrice Chereau acclamé au milieu des artistes par un public enthousiaste nous précipiteront dans les bras l&rsquo;un de l&rsquo;autre, réconciliés.</p>
<p><strong>Richard Strauss, <em>Elektra</em> &#8211; DVD BelAir Classiques<em> </em></strong>(<a href="http://www.forumopera.com/dvd/mythologique">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Christian Peter</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cosi_1.jpg?itok=qdkyeUZ2" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami qui a été impressionné par <em>Les Noces de Figaro</em> dirigées par Teodor Currentzis, j’offrirai sans hésiter le nouvel enregistrement Mozartien du chef grec, <em>Così fan tutte</em>, qui d’après les extraits que nous en avons entendus, promet d’être aussi spectaculaire que le précédent.</p>
<p><strong>Wolfgang Amadeus Mozart<em>, Così fan tutte</em> &#8211; 3 CD Sony Classical</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trovatore_0.jpg?itok=cDBRLx8z" style="width: 100px;height: 131px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi qui apprécie au plus haut point les productions modernes, voire le <em>regietheater </em>le plus abscons dont il se pique d’avoir compris le message caché du metteur en scène, j’offrirai le DVD du <em>Trovatore</em> de Tcherniakov, ou comment transformer une intrigue complexe où se mêlent rivalité amoureuse et conflit politique sur fond de guerre civile en une sorte de jeu de rôle familial où les personnages s’affrontent autour d’une table. Il va adorer.</p>
<p><strong>Giuseppe Verdi, <em>Il Trovatore</em> &#8211; Théâtre Royal de la Monnaie &#8211; 1 DVD BelAir Classiques</strong>  (<a href="http://www.forumopera.com/dvd/il-trovatore-un-cluedo-qui-vire-au-drame">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Maurice Salles</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/aida_0.jpg?itok=DQyBhsrK" style="width: 100px;height: 103px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami j’offre un bon pour un week-end à Rome où la trinité Jonas Kaufmann, Anja Harteros et Ludovic Tézier devrait faire de l’<em>Aïda</em> en version de concert sous la direction d’Antonio Pappano un moment d’élection !</p>
<p><strong>Giuseppe Verdi, <em>Aida</em> &#8211; Accademia de Santa Cecilia, Roma, le 27 février 2015 à 19h30</strong></p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/rameau_1.jpg?itok=P-ggg6VQ" style="width: 100px;height: 159px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, qui bâille au seul nom de Rameau, j&rsquo;offre la somme savante mais pétrie d’amour que  Sylvie Bouissou a consacrée à ce génie encore trop rare sur nos scènes !</p>
<p><strong><em>Jean-Philippe Rameau</em>, par Sylvie Bouissou, aux Editions Fayard, 1024 pages, 39 euros</strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<hr />
<p><strong>Fabrice Malkani</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/nozze.jpg?itok=ZrlL6h_9" style="width: 100px;height: 97px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />À mon meilleur ami, je voudrais offrir, pour le réconforter en cette morne fin d’année, la transparence et la folle allégresse de l’interprétation des <em>Noces de Figaro</em> par Theodor Currentzis. Il ne devrait pas se lasser d’écouter et de réécouter ce fantasque printemps au cœur de l’hiver, avec la Comtesse inattendue de Simone Kermes, le Comte magistral d’Andrei Bondarenko, le Figaro léger de Christian van Horn et la juvénile Suzanne de Fanie Antonelou, sans omettre le charme de Mary-Ellen Nesi en Cherubino.</p>
<p><strong>Wolfgang Amadeus Mozart<em>, Le Nozze di Figaro</em> – coffret CD Sony </strong>(<a href="/cd/du-genie">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/parsifal.jpg?itok=Jaso6MRE" style="width: 100px;height: 133px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Mon meilleur ennemi feint d’ignorer Wagner, mais apprécie les épopées en moyen-haut-allemand. Je me réjouis donc de lui offrir le DVD du <em>Parsifal</em> dirigé par Daniele Gatti au Met dans la mise en scène de François Girard tout en lui parlant du <em>Parzival</em> de Wolfram von Eschenbach : sa curiosité n’y résistera pas. Le spectacle est tellement grandiose et l’interprétation tellement exceptionnelle (Jonas Kaufmann, René Pape, Peter Mattei) qu’il pourrait bien réviser son jugement sur Wagner. En tout cas, c’est tout le mal que je lui souhaite.</p>
<p><strong>Richard Wagner,<em>Parsifal</em> &#8211; 2 DVD Sony</strong> (<a href="/dvd/le-graal-nouveau-est-arrive">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Brigitte Cormier</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/coote.jpg?itok=90CC9__Q" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, dont je partage l’amour des opéras de Haendel, j’offre un délicieux récital par la mezzo anglaise Alice Coote. Une merveille d’équilibre entre virtuosité, précision, et douceur extrême. Ce partenariat exemplaire entre un chef et une chanteuse a pour sommet la scène de folie de Dejanira dans <em>Hercules.</em> Cerise sur le gâteau : un cor confondant de naturel.</p>
<p><strong>ALice Coote, <em>Handel Arias</em> &#8211; CD Hyperion </strong>(<a href="http://www.forumopera.com/cd/alice-coote-handel-arias-haendel-dans-un-fauteuil">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hoff_0.jpg?itok=gGPUHvIz" style="width: 100px;height: 133px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Que cela lui plaise ou non, je ne renonce pas à convaincre mon meilleur ennemi des vertus théâtrales du genre « opéra »<em>.</em> Je lui offre <em>Les </em><em>Contes d&rsquo;Hoffmann</em> par Laurent Pelly. Comment pourrait-il être insensible à l’incarnation de Michael Spyres, Hoffmann criant de vérité ; rester de marbre devant l’extraordinaire présence de Laurent Naouri dans chacun des quatre diables ; ne pas être fasciné par la poupée Olympia de Kathleen Kim ; enfin, se montrer indifférent au pétillant Nicklaus androgyne de Michèle Losier ?</p>
<p><strong>Jacques Offenbach, <em>Les Contes d&rsquo;Hoffmann</em> &#8211;  DVD Virgin</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/dvd/les-trois-femmes-coupees-en-deux-plus-une">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Clément Taillia</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/staatstheater-wiesbaden-03.jpg?itok=5ZhsMtiu" style="width: 100px;height: 59px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Mon meilleur ami aime l’opéra, probablement, mais aussi la nature, les promenades, l’air frais, le confort bourgeois des cités thermales désuètes et la politique monétaire. Je m’attacherai son indéfectible reconnaissance en lui offrant quelques jours à Wiesbaden au moment des <em>Maifestspiele </em>qui s’y déroulent chaque printemps. A quelques encablures de Francfort et de la Banque Centrale Européenne, il s’installera dans le petit théâtre où il pourra entendre des récitals d’Anja Harteros et de Christian Gerhaher, la Norma d’Edita Gruberova, la Tosca d’Adina Aaron, le Lohengrin de Klaus Florian Vogt ou l’Ortrud de Waltraud Meier. Sauf si je décide de conserver ce beau cadeau pour moi…</p>
<p><strong>Maifestspiele, Wiesbaden, du 1<sup>er</sup> au 31 mai 2015</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/netrebko_strauss.jpg?itok=WyVQgRVx" style="width: 100px;height: 91px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Mon meilleur ennemi n’aime pas Anna Netrebko. Les quelques cheveux gras qui parsèment encore son crâne épais se hérissent à l’évocation même de la chanteuse. Sa popularité le scandalise. Son glamour l’horripile. Sa beauté l’indiffère. Alors, comme il est parfois utile de complaire même à ceux qui vous sont le plus odieux, j’offrirai à mon meilleur ennemi un plaisir lâche et facile en déposant, sous son sapin de plastique vert, un exemplaire du dernier album d’Anna Netrebko consacré aux <em>Quatre derniers Lieder </em>de Strauss. Il reviendra vers moi, heureux de dire tout le mal qu’il pense de son interprétation, soulignant une par une chaque erreur de prononciation, conscient que, cette fois-ci, je ne pourrai que lui donner raison…</p>
<p><strong>Richard Strauss, <em>Vier letzte Lieder</em> par Anna Netrebko – 1 CD Deutsche Grammophon</strong> (<a href="/richard-strauss-anna-netrebko-a-cote-de-la-plaque">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Jean-Marcel Humbert</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91l9tmjmmsl_sl1500__0.jpg?itok=PEg8xwKQ" style="width: 100px;height: 155px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, contraint de remettre sans cesse son prochain voyage en Égypte et qui ne s’en remet pas, j’offre un charmant livre-disque, <em>La Caravane du Caire</em>, de Grétry. Non seulement il s’agit d’une très bel objet, joliment présenté, mais les thèmes orientalisants et la Marche égyptienne apporteront du baume à son cœur meurtri. Couché sur des coussins, fumant le narguilé, il ne lui restera, à l’écoute de cette musique à redécouvrir, qu’à se laisser porter par les vapeurs d’encens.</p>
<p><strong>André Ernest Modeste Grétry, <em>La Caravane du Caire</em>, 2 CD Ricercar</strong> (<a href="/cd/la-caravane-du-caire-au-serail-du-turc-genereux">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/81kmwqs-iqlbd.jpg?itok=Qvjmvve9" style="width: 100px;height: 146px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, fan de Maria Callas, j’offre le roman d’Alain Duault, <em>Dans la peau de Maria Callas</em> : écrit à partir de souvenirs déjà édités et cent fois ressassés, ce nouvel ouvrage n&rsquo;apporte rien de nouveau ni d&rsquo;intéressant à la biographie de la diva. Mon plus cher ennemi devra donc y superposer ses propres souvenirs et connaissances pour y trouver le moindre intérêt. Nul doute qu’à l’arrivée il ne soit gagné d’une migraine bien méritée.</p>
<p><strong>Alain Duault, <em>Dans la peau de Maria Callas</em>, éd. Le Passeur, 2014 </strong>(<a href="http://www.forumopera.com/breve/moi-maria-c-53-ans-trompee-abandonnee">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<hr />
<p><strong>Bernard Schreuders</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/zamponi.jpg?itok=XOmBRfsu" style="width: 100px;height: 154px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />Vous pensez sans doute que mon meilleur ami doit être le plus ardent des belgicains. Loin de là ! Si j’ai choisi de lui offrir l’enregistrement d’<em>Ulisse all’Isola di Circé </em>de Gioseffo Zamponi, ce n’est pas parce qu’il s’agit du premier opéra composé et créé à Bruxelles (1650), mais bien d’un superbe spectacle de cour dont Leonardo Garcia Alarcón et sa fine équipe savent exalter la magnificence et la théâtralité.</p>
<p><strong>Gioseffo Zamponi, <em>Ulisse all’Isola di Circé</em>. 2 CD Ricercar </strong>(<a href="http://www.forumopera.com/cd/quand-les-petits-maitres-ont-du-genie">plus d&rsquo;information</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/bjork.jpg?itok=zeDWVexP" style="width: 100px;height: 93px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, séparatiste rabique, qui en sabrant dans le budget de la Monnaie s’attaque au glorieux symbole d’une Belgique honnie, j’offre une place pour <em>Medúlla</em>. Des solistes aguerris, dont Roberta Alexander et Frode Olsen, revisiteront avec des enfants et adolescents issus des chœurs de l’Opéra l’album du même nom que Björk publiait en 2004. Interpellée par le regain de nationalisme et de racisme apparu après les attentats du 11 septembre, l’artiste cherchait à renouer avec une humanité païenne et ancestrale qui ignorait encore les tensions ethniques, religieuses et politiques.</p>
<p><strong>Björk<em>, Medúlla</em>, intergenerational opera. Théâtre royal de la Monnaie, les 4, 5, 7 et 8 février 2015</strong></p>
<hr />
<p><strong>Claude Jottrand</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/goerne.jpg?itok=7gsZvB5g" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, j’offre l’enregistrement du <em>Winterreise</em> de Schubert, chanté par Matthias Goerne avec Christoph Eschenbach au piano. Ultime volume de la série enregistrée par le baryton chez Harmonia Mundi, cet album d’une surprenante intensité vient en concurrencer deux autres faits par le même chanteur mais avec des pianistes différents (Alfred Brendel et Graham Johnson) plus tôt dans sa carrière. Il les surpasse largement : sans effets et sans manières, d’une parfaite sobriété, sombre et muri par le temps, Goerne creuse en lui même et explore les limites de la raison, du côté de ceux qui ont tout compris parce qu’ils ont accepté de tout perdre.</p>
<p><strong>Franz Schubert, <em>Die Winterreise</em>, Matthias Goerne, Christoph Eschenbach &#8211; CD Harmonia Mundi</strong></p>
<p>	<img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/votter.jpg?itok=8XeCF7m-" style="width: 100px;height: 113px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, j’offre deux places pour le  prochain récital de Anne-Sofie von Otter à la Monnaie, le 15 décembre.  Ne lui dites pas que la mezzo-soprano suédoise a annulé !</p>
<p> </p>
<hr />
<p><strong>Thierry Bonal</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/anita.jpg?itok=utJmAHKG" style="width: 100px;height: 75px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami j&rsquo;offre deux places à l&rsquo;une des représentations d&rsquo;<em>Aïda </em>de Verdi à la Scala de Milan en février prochain dans laquelle se produit dans le rôle d&rsquo;Amnéris ma nouvelle égérie : Anita Rachvelishvili.</p>
<p><strong>Giuseppe Verdi, <em>Aida</em>, Scala de Milan, du 15 février au 15 mars 2015</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/miel2.jpg?itok=o-_TmcOO" style="width: 100px;height: 96px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi j&rsquo;offre ce miel, soi-disant récolté dans les ruches placées sur le toit du palais Garnier à Paris, afin d&rsquo;adoucir les vilains propos qu&rsquo;il tient au sujet de mes artistes de prédilections.</p>
<p> </p>
<hr />
<p><strong>Julien Marion </strong></p>
<p>Puisque partout l’heure est à la morosité, mes cadeaux de Noël auront cette année en commun le même répertoire heureux, léger et avenant.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cd_jk_du_bist_die_welt_copie_0.png?itok=-MVW5rqt" style="width: 100px;height: 88px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, j’offre sans hésiter le dernier récital de Jonas Kaufmann, <em>Du bist die Welt für mich</em>, consacré à la musique légère allemande des années 1925-1935. En CD ou DVD, comme il lui plaira, c’est un festival qui trouve le beau Jonas à son meilleur, enjôleur comme rarement, prodiguant de sa voix de bronze mille caresses dans ce répertoire si attachant, servi ici dans son jus, pour une fois débarrassé de ses oripeaux kitchissimes. C’est irrésistible, cela irradie d’une bonne humeur conquérante : ce récital devrait être remboursé par la sécurité sociale.</p>
<p><strong>Jonas Kaufmann, <em>Du bist die Welt für mich</em> &#8211; Sony Classical</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/cd/jonas-kaufmann-du-bist-die-welt-fur-mich-donnons-lui-notre-coeur">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/vogt_2_0_0.jpg?itok=qMxFvP27" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, j’offre, chez le même éditeur, dans un répertoire similaire (quoique bien moins intelligemment composé) le récital guimauve de Klaus Florian Vogt, intitulé (on se demande pourquoi) « Favorites ». Il devra ainsi subir, tout au long de ce programme sans queue ni tête, une débauche de mièvrerie, à grand renfort de sons blanchis et de poses faussement langoureuses. On veut bien croire qu’en scène, l’intéressé puisse séduire par sa prestance, mais enfin, tout ceci ne doit pas rendre sourd.</p>
<p><strong>Klaus Florian Vogt, <em>Favorites</em> – Sony Classical</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/cd/favorites-pacotille">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
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		<title>La Caravane du Caire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2014 12:21:09 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Enfin Grétry traité comme il le mérite ! En 2010, Hervé Niquet nous avait révélé le versant tragique de la production du compositeur liégeois, avec une <em>Andromaque</em> de toute beauté. La ville natale de Grétry lui a récemment rendu hommage, pour le bicentenaire de sa mort, en programmant son opéra-comique <em>Guillaume Tell</em>, et l’on a pu voir à Versailles et à Paris <em>L’Amant jaloux </em>en 2009-2010, mais il restait à redécouvrir les partitions qui, sans être des tragédies lyriques, n’en sont pas moins intégralement chantées : <em>La Caravane du Caire</em> est l’une d’elles. L’œuvre n’était pourtant pas inconnue, puisque Marc Minkowski l’avait enregistrée en 1991, avec une distribution mi-française (Gilles Ragon, Isabelle Poulenard), mi-belge (Guy de Mey, Jules Bastin), mais ce disque paru – déjà – chez Ricercar n’était peut-être pas une réussite totale, faute de théâtralité. La nouvelle version qui nous arrive, sous le même label, mais avec pour seul point commun le Chœur de chambre de Namur, a bénéficié de la série de concerts donnée à l’automne 2013, ce qui confère à cette interprétation une tout autre respiration.</p>
<p><strong>Guy Van Waas</strong> n’a pas toujours été aussi inspiré lorsqu’il dirige son compatriote : son <em>Céphale et Procris</em> n’avait guère trouvé grâce aux yeux de notre collègue Hugues Schmitt. Cette fois, en revanche, le chef semble avoir mangé du lion et il mène son orchestre, <strong>Les Agrémens</strong>, avec une vigueur qui arrache définitivement Grétry au style compassé qu’on a pu lui reprocher. Les danses, en particulier, séduisent par leur allant, et l’on en savoure mieux que jamais les belles couleurs orientalisantes, bien plus convaincantes que tout ce qui s’écrivait à la même époque (ou même plus tard) ; on citera en particulier la « Marche égyptienne » et la séduisante « Danse des femmes » à la harpe. Dès l’ouverture, on est saisi par l’éclat, la vivacité et la grâce de cette musique, dont on comprend enfin pourquoi elle fut tant appréciée en son temps.</p>
<p>Sur le plan vocal, l’équipe réunie plus de vingt ans après la première version Ricercar possède de nombreux atouts, à commencer par le magnifique Saint-Phar de <strong>Cyrille Dubois</strong>, plus mozartien que jamais, avec une fermeté d’accent qui ravit et la vaillance qu’exige l’air très gluckiste qui conclut le deuxième acte. Formant avec lui un duo tout à fait équilibré mais présentant des qualités bien distinctes, <strong>Katia Vellétaz</strong> nous semble décidément à sa place dans le répertoire du XIXe siècle et de la toute fin du XVIIIe, où son timbre confère plus de chair aux héroïnes d’opéra-comique. <strong>Jennifer Borghi </strong>écope une fois de plus d’un rôle de « méchante », mais son Almaïde n’en est pas moins noble. <strong>Julien Véronèse</strong> réussit à être à peine moins truculent que Jules Bastin, pacha de la version 1991. <strong>Alain Buet</strong> a suffisamment de personnalité pour s’imposer en Husca, et grâce à l’allant de la musique, <strong>Reinoud Van Mechelen</strong> est un peu dépouillé des afféteries que nous avons pu lui reprocher chez Rameau.<strong> Tassis Christoyannis</strong> n’apparaît qu’au troisième acte, mais Grétry lui a réservé un morceau de choix avec l’air « Ah ! si pour la patrie… », comparable au « Dieux qui me poursuivez » d’Oreste dans <em>Iphigénie en Tauride</em>. Soliste du Chœur de chambre de Namur, <strong>Caroline Weynants</strong> est une voix qu’on aimerait réentendre dans un rôle de premier plan : ses deux airs sont un régal, « Ne suis-je pas aussi captive ? » et « Nous sommes nées pour l’esclavage ». <strong>Chantal Santon </strong>n’a qu’un air pour briller, mais elle en profite pleinement, et son Esclave italienne est reine de la virtuosité, mais avec une voix plus timbrée que n’en ont souvent les pures coloratures. On remerciera, une fois encore, le Centre de musique baroque de Versailles et le Palazzetto Bru Zane d&rsquo;avoir uni leurs forces pour soutenir cette entreprise. Voilà donc encore une œuvre dont on aimerait vérifier la validité théâtrale par le biais d’une version scénique, même si le livret n’est pas des mieux ficelés. Avis aux directeurs de théâtre !</p>
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