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	<title>La Périchole - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>La Périchole - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, La Périchole &#8211; Saint-Etienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-la-perichole-saint-etienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On se souvient de l’ingénieuse et efficace mise en scène de l’Enlèvement au sérail, produite ici-même en juin dernier. Son réalisateur, Jean-Christophe Mast, nous revient, toujours flanqué de Jérôme Bourdin, qui signe décors et costumes, pour une Périchole réjouissante, riche en surprises et en trouvailles. Une mécanique bien huilée vous emporte, grisé, pour une soirée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On se souvient de l’ingénieuse et efficace mise en scène de <a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true"><em>l’Enlèvement au sérail</em>,</a> produite ici-même en juin dernier. Son réalisateur, <strong>Jean-Christophe Mast</strong>, nous revient, toujours flanqué de <strong>Jérôme Bourdin</strong>, qui signe décors et costumes, pour une <em>Périchole</em> réjouissante, riche en surprises et en trouvailles. Une mécanique bien huilée vous emporte, grisé, pour une soirée festive, rythmée à souhait. La direction d’acteur est soignée, parfois proche du music-hall, dont la gestique et la chorégraphie emportent l’adhésion. L’atmosphère foraine, carnavalesque, les travestissements réjouissent, même si cette lecture laisse peu de place à l’émotion que la musique recèle. L’ambiguïté sur laquelle repose l’ouvrage est occultée. Si le sourire est constant, la douce amertume est réduite à la portion congrue. Le ton de la farce, grotesque, l’emporte ce soir, évitant la caricature (les puissants ne sont antipathiques que par leurs actes) et la niaiserie. Pratiquement pas d’actualisation du livret ni de cause à défendre, la fidélité à l’esprit festif est pleinement assumée.</p>
<p>Le metteur en scène a-t-il été marqué par <em>le Temple du soleil</em> ? Son Pérou, de fantaisie, coloré à souhait, tourne autour d’une pyramide inca, avec des lamas emblématiques, et des costumes aussi caractérisés que cocasses. Un ingénieux dispositif sur plateau tournant évitera les changements de tableau, conférant unité renforcée et continuité au déroulé de l’œuvre. Riches en couleurs, les costumes, recherchés, sont drôles, particulièrement pour le Vice-roi et ses assistants. Pour ne parler que de Don Andrès, entre sa première et sa dernière apparition, les changements appropriés de tenue sont aussi comiques que justes. Cela va de son déguisement en docteur (couplets de l’incognito) à la tenue d’apparat du souverain, en passant par un séducteur mi catcheur-mi Monsieur Propre, et par un geôlier catcheur caricatural. On est bien dans le registre bouffe et la drôlerie est constante. L’univers forain et carnavalesque n’est pas très loin, avec ses manèges, attractions (lanceurs de couteaux) et buvette des Trois cousines. Ses tons crus et bigarrés, sa fantaisie, donnent le ton. La coiffure commune à Panatellas et Hinoyosa, dignitaires jumeaux et exécutants du Vice-roi, les tresses des Péruviennes, il n’est pas un détail qui ne participe à cette joyeuse débauche de formes et de tons. Un régal visuel que ce fouillis synthétique de clichés. Les  têtes de lamas couronnant chacune des faces de la pyramide, qui crachent de l’or si besoin, ne sont que l’affirmation de leur omniprésence : chevaux de bois-lamas, autos tamponneuses-lamas…</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" title="611632425_10239791210382038_4635132049990957492_n" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/611632425_10239791210382038_4635132049990957492_n-1294x600.jpg" alt="" />© Cyrille Cauvet - Opéra de Saint-Etienne</pre>
<p>La distribution, sans réelles inégalités, se caractérise par de nombreuses prises de rôle qui excluent toute routine : l’aisance constante des chanteurs-comédiens d’une troupe complice est manifeste. Notre Périchole affiche une santé rayonnante. Pour cette prise de rôle, <strong>Marie-Andrée Bouchard-Lesieur</strong>, déploie ce soir des moyens éblouissants, on pense à Régine Crespin, avec, en plus, un sens singulier de l’opéra-bouffe ; il est vrai qu’Offenbach lui est familier. La voix est sonore, aux graves assurés, colorée, ductile et articulée de façon exemplaire. Plus rebelle que soumise, elle nous réjouit et nous émeut, déchirée entre son amour pour le malheureux Piquillo et la misère de leur quotidien, que la mise en scène traduit de façon superficielle. Mais l’émotion attendue est bien là dans la scène de la lettre, la finesse aussi (« Ah ! quel dîner je viens de faire », sa griserie). Attendrissant sont le « Nigaud, nigaud, tu ne comprends donc rien », comme le « Je t’adore, brigand ». Les duos sont autant de moments de bonheur. Une grande voix.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" title="611336880_10239791211222059_1883902186151145014_n" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/611336880_10239791211222059_1883902186151145014_n-1294x600.jpg" alt="" />© Cyrille Cauvet - Opéra de Saint-Etienne</pre>
<p><strong>Kaëlig Boché </strong>(Pedrillo, dans <em>l’Enlèvement au Sérail</em> en juin), s’empare du rôle de Piquillo, écrasant, dans chacun des trois actes. Le chanteur de rue n’est ce soir ni trop gauche ou ballot, ni vulgaire. La voix est sûre et impressionne, l’éclat et le mordant sont au rendez-vous. La tendresse comme l’indignation, la jalousie et la peine sont traduites avec art, dans la lointaine descendance d’Alain Vanzo. Après la complainte de l’Espagnol à la jeune Indienne, le duetto du mariage est un excellent moment. Son suicide avorté est aussi convaincant que celui de Papageno. Sa dignité, sa droiture, comme sa peine (« On me proposait d’être infâme ») alors qu’il croupit sur la paille, ont le ton juste, avant la complainte des amoureux, dont l’émotion sera partagée par le Vice-roi comme par la salle. Un grand bravo. <strong>Florent Karrer</strong> nous vaut un Don Andrès de Ribeira imposant, athlétique, jeune et séduisant, l’un des Vice-rois les plus convaincants, les plus drôles, que l’on ait vus et écoutés. Ses costumes renouvelés et sa gestique le dispensent de toute bouffonnerie ajoutée. Ce n’est pas le despote concupiscent, calculateur et suffisant que l’on rencontre souvent, mais un homme, veuf, qui s’éprend sincèrement de la Périchole. Sa clémence finale n’est pas feinte, calculée, mais sincère. Le trio de la prison (« la jalousie et la souffrance »), où la constance de son amour est manifeste nous émeut. Dès les couplets de l’incognito, la voix s’impose, puissante, riche en couleurs, d’une intelligibilité constante. Chacune de ses apparitions est un morceau d’anthologie, vocale comme visuelle. Le public acclamera chaleureusement nos trois premiers rôles pour le bonheur de leur chant et de leur jeu.</p>
<p>Les courtisans serviles, voire obséquieux, et facétieux, forment un duo réussi. Don Miguel de Panatellas est confié à <strong>Flannan Obé</strong>, une présence, une voix et une diction d’exception, et Don Pedro de Hinoyosa à <strong>Jean-Gabriel Saint-Martin</strong>, également remarquable. « Les maris courbaient la tête » (boléro) où ils accompagnent Piquillo auprès du geôlier (Vice-roi) est abouti. Les trois cousines, les dames d’honneur (<strong>Amandine Ammirati, Mathilde Lemaire, Aliénor Feix</strong>), ont du chien, faisant preuve d’une assurance individuelle et collective remarquable, et répondant à toutes les attentes, musicales, dramatiques et chorégraphiques. Chacune de leurs interventions réjouit. On retiendra particulièrement les deux couplets du cancan, et la valse du troisième acte, truculente. On boit d’abondance dans l’ouvrage. Les deux notaires (<strong>Alix Varenne et Frédéric Bayle</strong>) sont impayables, dont l’ébriété (« Tenez-vous bien par le bras ») s’ajoute à la griserie de la Périchole, et à l’ivresse de Piquillo. Les voix sont bien assorties et leur jeu divertissant. Pour le marquis de Tarapote, le vieux prisonnier, <strong>Jean-Claude Calon</strong> ne convainc qu’à moitié : ses gestes sans équivoque se substituant à la demi-douzaine de baisers à la Périchole, renouvelés, s’imposaient-ils ? Les nombreux ensembles sont autant de réussites et de bonheur, et on ne les énumérera pas, sinon les trios du dernier acte (du joli geôlier, puis de la prison), d’une rare perfection vocale.</p>
<p>A la tête de l’orchestre symphonique Saint-Etienne Loire, et de son chœur, <strong>Laurent Touche</strong>, à la fois familier du répertoire et de ses interprètes, impose une direction aussi fouillée que dynamique et truculente. Dès l’ouverture, l‘<em>allegro non troppo</em> est pris dans le tempo juste, et le thème de la lettre, confié au hautbois, puis à l’alto solo, lyrique à souhait. Elégance, joie débridée, sensibilité, comme poésie et humour, souligné par les couleurs de l’orchestre sont au rendez-vous : les espagnolades (Séguedille, Boléro, « Il grandira… ») réjouissent tout particulièrement. La pesanteur appuyée du chœur des patrouilles, les finales endiablés des premier et troisième actes sont irrésistibles. L’attention constante portée au chant, la cohésion, la précision des ensembles n’appellent que des éloges. Est-il besoin de souligner les qualités du chœur, très sollicité, rayonnant, intelligible ? Le plus souvent mixte, signalons cependant le chœur des dames de la Cour, puis celui des Seigneurs, qui attestent l’équilibre des pupitres. Ses évolutions servent fort bien le propos, chaque chanteur se doublant d’un acteur engagé.</p>
<p>Malgré le seul – petit – bémol, relatif au manque d’ambiguïté de la lecture, la virtuosité débridée d’une vraie troupe, servie par une direction et une mise en scène de haut vol, sont longuement ovationnés par un public galvanisé, ce qui n’était que justice. Pour celles et ceux qui n’auraient eu le bonheur d’assister à cette <em>Périchole</em>, l’Opéra de Marseille en reprendra la production, succédant à celle d’Olivier Le Pelletier. A surveiller !</p>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, La Périchole &#8211; Paris 2022</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/offenbach-la-perichole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi imagine-t-on avec difficulté la Périchole dans une mise en scène « contemporaine », au milieu d’immondices, dans une décharge ou dans une favela ? Et pourquoi l’évocation d’une Amérique du sud folklorique est-elle bien souvent tout aussi insatisfaisante ? Et pourtant il faut bien choisir entre ces extrêmes, car si l’on en reste aux personnages, on risque d’être &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi imagine-t-on avec difficulté la Périchole dans une mise en scène « contemporaine », au milieu d’immondices, dans une décharge ou dans une favela ? Et pourquoi l’évocation d’une Amérique du sud folklorique est-elle bien souvent tout aussi insatisfaisante ? Et pourtant il faut bien choisir entre ces extrêmes, car si l’on en reste aux personnages, on risque d’être un peu gêné par la minceur de l’argument de base. De fait, cette œuvre d’Offenbach n’est pas des plus populaires, malgré le nombre croissant de productions théâtrales, et cela peut aussi expliquer la minceur du catalogue des enregistrements CD, avec le plus souvent des vedettes internationales inadaptées à ce répertoire.</p>
<p>La vidéo n’est pas mieux servie, puisque l’on n’en compte que deux : <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/gentiment-mignon/">celle de Compiègne en 1995, avec Lucile Vignon</a>, dont Laurent Bury disait « Ce DVD est la preuve que l’on ne peut plus jouer <em>La Périchole </em>comme on le faisait il y a deux siècles, ou même il y a 40 ans, quand l’œuvre faisait en 1969 les beaux soirs du théâtre de Paris, avec notamment Jane Rhodes et Jean Le Poulain. » Et quelques années plus tard, l’hilarant massacre à la tronçonneuse de Jérôme Savary avec sa « chanteuse et le dictateur » (1999-2007), dont on retiendra essentiellement la chute de la Périchole, « un peu grise », dans la fosse d’orchestre… Et depuis, quelques vidéos sur Internet, mais pas de nouveau DVD au catalogue officiel.</p>
<p>La présente édition se justifie donc de prime abord pour combler cette importante lacune vidéographique. Or on a tout lieu d’être inquiet quand on lit le compte rendu de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-perichole-paris-opera-comique-venez-voir-les-chiens-savants/">ce spectacle donné à l’Opéra-Comique le 17 mai 2022</a>, dans lequel Guillaume Saintagne soulignait « Malheureusement, la mise en scène de <strong>Valérie Lesort</strong> semble ne vouloir surligner que l’aspect bouffe de l’opéra, jusqu’à l’indigestion. » (…) « Ce soir, on croit plutôt assister à un spectacle de Jérôme Deschamps sur-vitaminé. »</p>
<p>Mais la captation des 17 et 19 mai, au lieu de laisser le spectateur se perdre en permanence dans l’ensemble de l’espace scénique, recadre tel personnage ou tel détail en gommant ce qu&rsquo;il peut y avoir de gênant ou de superflu. C’est le travail du réalisateur de la vidéo, et en l’occurrence de <strong>François Roussillon</strong>, un orfèvre en la matière. Et grâce à lui, même si l’on peut rester un peu agacé par quelques partis pris, par certains costumes et par le côté parfois un peu « opérette du passé », on finit par être globalement conquis par le spectacle qui se regarde avec plaisir, d’autant plus que la qualité de l’image et du son est tout à fait excellente.</p>
<p>La production repose sur une distribution sans failles, à commencer par <strong>Stéphanie d’Oustrac</strong>, qui campe une Périchole de haut vol. Sans être une spécialiste exclusive d’Offenbach, elle a tout particulièrement brillé dans <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-contes-dhoffmann-paris-bastille-et-pourtant-elle-tourne/">la Muse/Nicklausse des <em>Contes d’Hoffmann</em></a>, et dans le rôle-titre de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tout-en-elegance/"><em>La Belle Hélène</em> à Strasbourg (2010)</a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/respect/">à Montpellier (2012)</a>. Ici, elle mêle tous les éléments de son vaste registre, et apparaît tour à tour piquante, coquine, gourmande, espiègle, aguicheuse ou sentimentale. La voix chaude et ample dans tous les registres est à l’unisson, et le jeu scénique parfaitement en phase. Bref, voici une Périchole qui, à n’en pas douter, ne cessera pas de compter dans les filmographies du futur. Son Piquillo, <strong>Philippe Talbot</strong>, est de son côté un balourd sympathique, désarmant de naïveté, parfait contrepoint d’une compagne trop entreprenante. La voix est bien celle du rôle, avec des intonations bien en situation, et une belle ligne mélodique. Enfin, le vice-roi Don Andrès de Ribeira, est interprété par <strong>Tassis Christoyannis</strong> avec beaucoup de doigté, alternant les moments d’autorité avec ceux où il se laisse submerger par le destin. C’est dans les moments les plus dramatiques que sa voix se développe idéalement, pour camper ce personnage si ambigu.</p>
<p>Parmi les personnages de second plan, on retiendra surtout <strong>Éric Huchet </strong>et <strong>Lionel Peintre</strong>, qui n’ont plus besoin de confirmer leur compétence dans tous les domaines, du bien chanter au bien jouer et au bien dire, rendant parfaitement justice au moindre mot. La composition en travesti d’Éric Huchet, en particulier, avec sa poitrine en goguette, restera un morceau d’anthologie. Trois cousines un peu trop traditionnelles mais également bien présentes, et l’amusant prisonnier de <strong>Thomas Morris</strong> armé de son petit couteau complètent une distribution de très bon niveau. L’orchestre et les chœurs, menés tambour battant par <strong>Julien Leroy</strong>, donnent à l’ensemble un allant communicatif. On retiendra donc de cette production vidéo une lisibilité et une clarté parfaites du propos, dans un ensemble plein de lumière, d’humour et de tendresse. Cette captation occupe bien sûr la première place de la vidéographie actuelle de <em>La Périchole</em>.</p>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, La Périchole — Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-perichole-dijon-dijon-la-tendresse-et-lemotion-sont-dans-la-fosse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après le TCE en novembre, puis Toulon pour les fêtes, cette Périchole arrive à Dijon, avant que Liège l’inscrive à son calendrier. Le lecteur retrouvera avec bonheur les comptes-rendus déjà publiés de cette réalisation (Un spectacle revigorant, puis Deuxième distribution de premier choix). Le monde de la rue au premier acte, laid, vulgaire à souhait, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après le TCE en novembre, puis Toulon pour les fêtes, cette<em> Périchole</em> arrive à Dijon, avant que Liège l’inscrive à son calendrier. Le lecteur retrouvera avec bonheur les comptes-rendus déjà publiés de cette réalisation (<a href="/la-perichole-paris-tce-un-spectacle-revigorant">Un spectacle revigorant,</a> puis <a href="/la-perichole-2e-distribution-paris-tce-deuxieme-distribution-de-premier-choix">Deuxième distribution de premier choix</a>). Le monde de la rue au premier acte, laid, vulgaire à souhait, opposé à celui de l’aristocratie au deuxième, avec d’immenses miroirs mettant en valeur smokings et robes du soir (belles lumières de <strong>Michel Le Borgne</strong>), enfin une très large cellule carcérale et quelques treillis ajoutés pour faire bonne mesure. <strong>Chantal Thomas</strong> prouve une nouvelle fois son savoir-faire. La direction d’acteurs, millimétrée, concourt à l’efficacité de la mécanique dramatique. La distribution, aguerrie, se renouvelle pour part, avec quelques nouveaux solistes, comme avec les chœurs de l’Opéra de Dijon et l’orchestre Dijon Bourgogne.</p>
<p>Le spectacle est à la hauteur des attentes. L’approche de <strong>Laurent Pelly</strong>, cohérente, lisible, rend compte avec clarté et pertinence de l’action de <em>La Périchole</em>. L’idée fonctionne de transposer l’intrigue dans notre monde, avec un couple de marginaux qui fait la manche. C’est simple, efficace, virtuose souvent, quelque peu réducteur à défaut d’être fidèle. En effet, si la partition est respectée de façon scrupuleuse, les dialogues (adaptés par <strong>Agathe Mélinand</strong>) subissent un traitement visant à les actualiser. Certes, il est courant, particulièrement dans le genre, de pratiquer des coupures, des adaptations, mais, ici, le traitement auquel est soumis le livret en altère une dimension essentielle : la vérité de l’évolution psychologique de nos trois anti-héros, La Périchole, Piquillo et le Vice-Roi. Nombre de coupes ou de raccourcis nous font perdre cette richesse, cette subtilité. Même si cela échappe au spectateur découvrant l’ouvrage, on est également surpris par le parti pris de vulgariser, de trivialiser la langue de façon systématique, comme si nos loubards ne connaissaient que leur argot. D’autant que de souriantes allusions grivoises (« il est toujours gaillard, ce Vice-Roi… », par exemple) ont été censurées. Oublions la « bafouille » de La Périchole, qui a les « crocs » et cherche à « bouffer ».  « Putain de pays ! », « saloperie de journée ! », « qu’est-ce que ça peut vous foutre ? ». Tout ça dérange d’autant plus que la dimension douce-amère du livret et de la musique semble estompée pour l’aspect déjanté et les gags. La tentative de suicide de Piquillo n’est pas la simple reprise de la parodie de celui de Papageno : on devrait y croire.  A défaut de servir pleinement l’ouvrage, cette lecture, heureusement, ne fait pas obstacle au pouvoir expressif de la musique.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="246" src="/sites/default/files/styles/large/public/_mir2878_la_perichole_offenbach_opera_de_dijon_c_mirco_magliocca.jpg?itok=h9Lopuv2" title="Piquillo (Philippe Talbot) à la Cour © Mirco Magliocca" width="468" /><br />
	Piquillo (Philippe Talbot) à la Cour © Mirco Magliocca</p>
<p>De cette production on retiendra d’abord le lumineux Piquillo de <strong>Philippe Talbot</strong>. Familier du rôle, mais nouveau dans cette production, il nous vaut un amoureux touchant, sincère, toujours juste dans son jeu. Le deuxième acte, qu’il porte à bout de …voix, est admirable. Quant à l’émission, ample, épanouie, rossinienne, aux aigus naturels, elle n’appelle que des éloges. Il trouve pour son dernier air, « On me proposait d’être infâme », les accents sincères, émouvants, rares dans cette production. La Périchole d’<strong>Antoinette Dennefeld </strong>ne démérite jamais. La voix est solide, riche en couleurs. Dès l’air de la lettre, la démonstration est faite de la conduite de la ligne, de la longueur de voix, des qualités expressives. Cependant, le medium apparaît parfois un peu mince pour la salle la plus vaste où elle doive chanter le rôle. Son aisance scénique et son art de la diction lui permettent de camper une Périchole de grande qualité. <strong>Marc Barrard</strong> est impeccable en vice-roi, sous ses travestissements multiples, scéniquement irrésistible de drôlerie. Vocalement, il se montre exemplaire d’intonation, de diction et d’abattage. Dommage que la mise en scène amenuise la sympathie que devrait appeler l’émotion de la fin (« la jalousie et la souffrance »). Les trois cousines (<strong>Chloé Briot</strong>, <strong>Lucie Peyramaure</strong> et <strong>Valentine Lemercier</strong>), dans leur remorque-bar, chantent aussi trois dames d’honneur. Si le jeu est bien conduit, la projection fait quelque peu défaut quand elles chantent de l’intérieur de leur bar ambulant. Une mention spéciale au comédien <strong>Eddy Letexier</strong>, tour-à-tour Marquis de Tarapote puis vieux prisonnier : la voix, évidemment théâtrale, et le jeu sont convaincants. Tous les petits rôles sont excellents.</p>
<p>Le chœur, abondamment sollicité, se montre sous son meilleur jour, précis, équilibré, intelligible, assorti de mouvements scéniques complexes parfaitement synchronisés. <strong>Anass Ismat</strong>, qui le dirige, sera associé au chef lors des saluts, et l’aura bien mérité. Quant à l’orchestre, il sonne remarquablement sous la baguette experte de <strong>Laurent Campellone</strong>. Dès l’évocation de la lettre, dans l’ouverture, on sait que la soirée sera riche en émotions musicales. Energie, tonicité, franchise de ton font bon ménage avec le raffinement, des couleurs chatoyantes, et, surtout, des contrastes comme on entend peu. Un grand bravo à l’orchestre et à son chef, toujours attentif au plateau.</p>
<p>Un spectacle truculent, d’une approche soignée, d’où l’on sort heureux, mais quelque peu frustré par l’amenuisement de la dimension sensible et tendre. La réalisation, bientôt cinquantenaire, de Jérôme Savary avait fait son temps. Celle-ci sera-t-elle appelée à une longévité comparable ?</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-perichole-dijon-dijon-la-tendresse-et-lemotion-sont-dans-la-fosse/">OFFENBACH, La Périchole — Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>OFFENBACH, La Périchole — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-perichole-2e-distribution-paris-tce-deuxieme-distribution-de-premier-choix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2022 11:12:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est la fête avant les fêtes au Théâtre des Champs-Élysées. Deux distributions alternent dans une Périchole réglée au cordeau par Laurent Pelly et Marc Minkowski. Christian Peter nous racontait hier à l’issue de la première l’efficacité d’un « spectacle revigorant ». Que dire de plus sans le paraphraser si ce n’est également louanger l’à-propos scénique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est la fête avant les fêtes au Théâtre des Champs-Élysées. Deux distributions alternent dans une <em>Périchole</em> réglée au cordeau par <strong>Laurent Pelly</strong> et <strong>Marc Minkowski</strong>. Christian Peter nous racontait hier à l’issue de la première l’efficacité d’un <a href="/la-perichole-paris-tce-un-spectacle-revigorant">« spectacle revigorant »</a>. Que dire de plus sans le paraphraser si ce n’est également louanger l’à-propos scénique en parfait accord avec l’interprétation musicale, supérieure selon nous à <a href="https://www.forumopera.com/cd/la-perichole-la-chienne-ideale">l’enregistrement réalisé en 2018 par Marc Minkowski</a>, ne serait-ce qu’en raison de la version choisie, traditionnelle avec un troisième acte rétabli dans son intégrité. A peine le rideau levé, la salle glousse, puis vite conquise s’esclaffe, applaudit chaque numéro et pour finir frappe en rythme dans ses mains comme au bon vieux temps du French Cancan.</p>
<p>D’une affiche à l’autre, l’enthousiasme ne faiblit pas. Peut-on d’ailleurs vraiment parler de deuxième distribution puisque seuls deux interprètes diffèrent : la Périchole et le Vice-roi. Tous les autres chanteurs sont inchangés, y compris Piquillo – excellent <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong> qui, s’il ne s’inscrit pas dans l’arbre généalogique de José Dupuis, le créateur du rôle réputé pour sa souplesse et sa hauteur d’émission, offre une proposition gouailleuse où la vigueur compense les limites de l’aigu – ah, qu’ils sont difficiles à négocier ces « gno-gnol-gnol » voulus par Offenbach et ses librettistes comme un pied-de-nez aux origines de l’Impératrice Eugénie.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="301" src="/sites/default/files/styles/large/public/per24.jpg?itok=Et0S6Jkf" title="© Vincent Pontet" width="468" /><br />
	© Vincent Pontet</p>
<p>Deux nouveaux venus donc <strong>: Alexandre Duhamel</strong>, Vice-roi à l’énergie débridée, dont les récents Golaud se devinent à la manière gourmande de goûter le texte sans pour autant forcer le trait, ni abuser d’une voix de stentor désormais prête à négocier le virage wagnérien ; et <strong>Marina Viotti </strong>sur laquelle <a href="https://www.forumopera.com/cd/a-tribute-to-pauline-viardot-pauline-viardot-marina-viotti-fascinantes-divas">le récent hommage discographique à Pauline Viardot</a> a diésé l’attention. Sa Périchole façon punk à chien ne fait pas dans la dentelle et pourtant quelle étoffe, quelle ligne, quelle classe dans un air de la lettre saturé de couleurs ou subtilement irisé selon l’intention recherchée. Quelle imagination dans les couplets de la griserie où sur un orchestre titubant, la chanteuse lance des « chut » à chaque fois différents. Quel tempérament dans « Ah, Que les hommes sont bêtes » avec des « nigaud » en voix de poitrine qu’une commission de classification interdirait aux moins de seize ans et quels accents dans un « tu n’es pas beau » à punaiser sur la porte d’un placard à côté de la playmate du mois. Voilà d’un coup d’un seul la Périchole, sœur d’une Carmen dont on attend l’inévitable avènement.</p>
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		<title>OFFENBACH, La Périchole — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-perichole-paris-tce-un-spectacle-revigorant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 07:29:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année aura marqué le grand retour de La Périchole sur les scènes parisiennes où pas moins de trois productions se sont succédé, celle proposée par Les Tréteaux Lyriques au Théâtre du Gymnase en janvier, les représentations de l’Opéra-Comique en mai et enfin celles qui sont actuellement à l’affiche du Théâtre des Champs-Élysées. La partition est celle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année aura marqué le grand retour de <em>La Périchole</em> sur les scènes parisiennes où pas moins de trois productions se sont succédé, celle proposée par Les Tréteaux Lyriques au Théâtre du Gymnase en janvier, les représentations de l’Opéra-Comique en mai et enfin celles qui sont actuellement à l’affiche du Théâtre des Champs-Élysées. La partition est celle élaborée par le Palazzetto Bru Zane qui coproduit le spectacle et qui a publié un enregistrement discographique de l’œuvre, également dirigé par <strong>Marc Minkowski</strong>. Elle est majoritairement fondée sur la version de 1874, établie par Offenbach lui-même. Les dialogues parlés, astucieusement actualisés par <strong>Agathe Mélinand, </strong>s’insèrent parfaitement entre les parties chantées. Pour l’occasion le chef français retrouve son complice <strong>Laurent Pelly</strong> avec qui il a collaboré sur de nombreux ouvrages d’Offenbach, notamment <em>Orphée aux enfers</em> à Lyon en 1997 ainsi que <em>La Belle Hélène</em> et <em>La Grande Duchesse de Gerolstein</em> qui ont fait les beaux soirs du Châtelet en 2000 et 2004. C’est la première fois que les deux artistes travaillent ensemble sur <em>La Périchole</em> qu’ils avaient abordé chacun de leur côté, Pelly dès 2002 à Marseille et Minkowski lors des représentations bordelaises de 2018 qui ont servi à l’enregistrement du Palazetto.</p>
<p>L’action est située de nos jours. Lorsque le rideau se lève, les personnages portent des tenues d’été assez frustes, bermudas, chemisettes et T Shirts. Piquillo est en « marcel », La Périchole est vêtue d’un short en jean, d’un blouson en cuir sans manche et de bas en résille. A partir du deuxième acte, elle arbore une somptueuse robe du soir fuchsia. Le décor représente une place avec côté cour un immeuble vétuste dont la façade est taguée et aux fenêtres duquel on aperçoit du linge qui sèche ; côté jardin, trône un gigantesque portrait du vice-roi dont on ne voit que le bas du visage. Sur la place, des tables et des bancs devant une sorte de food truck où les trois cousines font commerce d’alcools et de victuailles. Au deuxième acte, des canapés noirs et de gigantesques miroirs amovibles représentent le palais du vice-roi, les courtisans et Piquillo sont en smokings, les dames en robes à crinoline argentées qui tranchent avec la robe « flashy » de la Périchole. Au troisième acte, la cellule de Piquillo est figurée par des grilles qui en constituent les parois et le plafond. La mise en scène est brillante, émaillée de quelques gags bienvenus. La direction d’acteurs, extrêmement précise, ne laisse aucun personnage livré à lui-même. Laurent Pelly s’est montré particulièrement inspiré par l’ouvrage, comme toujours lorsqu’il aborde Offenbach. Au salut final lui et son équipe ont été acclamés, ce qui n’est pas courant par les temps qui courent.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="287" src="/sites/default/files/styles/large/public/20221110-01vp_0.jpg?itok=um8snLMa" style="font-size: 11.2px;text-align: center" title="La Périchole (TCE) © Vincent Pontet" width="468" /><br />
	La Périchole (TCE) © Vincent Pontet</p>
<p class="legende"> La distribution réunie pour l’occasion est d’un niveau élevé jusque dans les seconds rôles. <strong style="font-size: 14px">Natalie Pérez</strong> est une Frasquinella pimbêche à souhait, <strong style="font-size: 14px">Chloé Briot</strong>, <strong style="font-size: 14px">Alix Le Saux</strong> et <strong style="font-size: 14px">Éléonore Pancrazi</strong> campent avec le même bonheur les trois cousines, malicieuses et pétillantes et le trio des courtisanes, hautaines et méprisantes. <strong style="font-size: 14px">Rodolphe Briand</strong> et <strong style="font-size: 14px">Lionel Lhote</strong> rivalisent de rouerie dans leur emploi de courtisans obséquieux et serviles et déclenchent les rires à chacune de leurs apparitions. <strong style="font-size: 14px">Laurent Naouri</strong> excelle dans son emploi de monarque veule et libidineux, avec sa voix rocailleuse et ses divers accoutrements. <strong style="font-size: 14px">Stanislas de Barbeyrac</strong> se glisse aisément dans la peau de cet amoureux transi, un peu benêt mais tellement attachant. La voix est claironnante et bien projetée et si la ligne de chant est par moment hachée, il interprète avec délicatesse et de jolies nuances son air « On me proposait d’être infâme » au dernier acte. De plus, le ténor français possède une diction impeccable et offre un jeu d’acteur pleinement convaincant. A ses côtés, <strong style="font-size: 14px">Antoinette Dennefeld</strong> tire son épingle du jeu en incarnant une Périchole piquante et volontaire, la voix est fraîche et bien conduite, le timbre est clair mais le volume demeure par moment confidentiel. Sa lettre est déclamée avec beaucoup de sensibilité, son air de la griserie avec toute la gouaille nécessaire, sans tomber dans la caricature. En revanche, l’on aurait souhaité un peu plus d’ironie voire de sensualité sur le refrain « Mon Dieu que les hommes sont bêtes ». L’air « Tu n’es pas beau » convainc davantage. Enfin, très à l’aise sur le plateau, la soprano se révèle fine comédienne.</p>
<p>Les Musiciens du Louvre qui viennent de fêter leur quarantième anniversaire, offrent des sonorités chatoyantes sous la baguette de Marc Minkowski qui adopte des tempos alertes propres à faire progresser l’action sans temps mort, tout en demeurant attentif à ses interprètes. Belle prestation des Chœurs de l’Opéra National de Bordeaux qui contribuent eux aussi à la réussite de ce spectacle revigorant.</p>
<p> </p>
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		<title>Stanislas de Barbeyrac, Marina Viotti et Antoinette Dennefeld, chanteurs d&#8217;avenue</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/stanislas-de-barbeyrac-marina-viotti-et-antoinette-dennefeld-chanteurs-davenue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 10:00:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>J moins 6, avant la première de La Périchole au Théâtre des Champs-Elysées. Laurent Pelly à la mise en scène et Marc Minkowski à la direction d’orchestre reforment un tandem offenbachien que l’on espère une nouvelle fois gagnant – Nul n’a oublié leur Orphée aux enfers à Lyon ou leur Belle Hélène au Châtelet au &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>J moins 6, avant la première de <em>La Périchole</em> au Théâtre des Champs-Elysées. <strong>Laurent Pelly</strong> à la mise en scène et <strong>Marc Minkowski</strong> à la direction d’orchestre reforment un tandem offenbachien que l’on espère une nouvelle fois gagnant – Nul n’a oublié leur <em>Orphée aux enfers</em> à Lyon ou leur <em>Belle Hélène</em> au Châtelet au tournant des années 2000. En attendant, le spectacle déborde dans la très chic avenue Montaigne le temps d’un <em>happening</em> où la réalité rejoint la fiction. Conformément à leur rôle, <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong>, l’interprète de Piquillo, <strong>Marina Viotti</strong> et <strong>Antoinette Dennefeld</strong>, les deux Périchole en alternance, se font chanteur des rues dans un remake parisien de la complainte et de la séguedille du premier acte. Quelques passants éberlués posent au sol leurs sacs d&#8217;emplettes Dior, Chanel ou Givenchy pour taper dans leurs mains. Bilan de l’opération : 6,55€. Pas de quoi renouveler sa garde-robe dans une des boutiques de luxe avoisinantes. Souhaitons les prochaines représentations, du 13 au 27 novembre, plus fructueuses.  </p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/jPeyCeQA6X8" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Marc Minkowski : « la maturité comme une première fois »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/marc-minkowski-la-maturite-comme-une-premiere-fois/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/marc-minkowski-la-maturite-comme-une-premiere-fois/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 07:04:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Périchole d’Offenbach mise en scène par Laurent Pelly au Théâtre des Champs-Elysées du 13 au 27 novembre ; les 40 ans des Musiciens du Louvre auxquels France Musique consacre une journée spéciale le 8 novembre avec, en point d’orgue, la diffusion du concert de gala enregistré le 19 octobre à l’Opéra royal de Versailles &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>La Périchole </em>d’Offenbach mise en scène par Laurent Pelly au Théâtre des Champs-Elysées du 13 au 27 novembre ; les 40 ans des Musiciens du Louvre auxquels France Musique consacre une journée spéciale le 8 novembre avec, en point d’orgue, la diffusion du<a href="/soiree-40e-anniversaire-des-musiciens-du-louvre-haendel-gluck-forty-is-the-new-thirty"> concert de gala enregistré le 19 octobre à l’Opéra royal de Versailles</a> ; un livre aux Editions Séguier… Cet automne, Marc Minkowski fait feu de tout bois.</strong><strong> </strong></p>
<hr />
<p><strong><em>Marc Minkowski, Chef d&rsquo;orchestre ou centaure</em></strong><strong>, tel est le titre d&rsquo;un livre confessionnel qui sort le 10 novembre aux Editions Séguier. Entretien ou biographie ? </strong></p>
<p>Entretien. Entretiens au pluriel, avec Antoine Boulay qui n’est ni journaliste ni musicien professionnel mais, comme on dit au piano, « grand amateur ». Et grand bosseur ! C’est lui qui a eu cette idée : profiter du double anniversaire de l’ensemble et du fondateur pour raconter l’histoire à quelqu’un qui aime sans être du sérail. Donc s’adresser à tous. L’histoire : celle d’un parcours pas très typique. Mais aussi évocation de mes maîtres et modèles, visite à mes deux familles : la dynastie colorée des Minkowski, et la branche maternelle, les Wade, historiquement la plus « musicienne ». C’est aussi une vraie confession, un recueil de souvenirs joyeux ou moins joyeux, une ode à la nature qui est mon milieu naturel et au cheval qui me complète au sens propre, un regard posé sur quelques expériences dont certaines pourraient servir aux collègues plus jeunes, une galerie de portraits que j’espère honnêtes et vivants.</p>
<p><strong>Les Musiciens du Louvre ont soufflé cette année à Versailles leurs 40 bougies dans un programme Gluck et Haendel. Après tant d&rsquo;années de redécouverte des répertoires baroque, classique et romantique sur instruments d’époque, comment parvenez-vous à maintenir intact l&rsquo;enthousiasme originel ?</strong></p>
<p>L’enthousiasme, vous prononcez le maître-mot. L’intermittence repose sur l’enthousiasme. Elle limite par définition les effets de la routine. Les ensembles de musiciens intermittents sont toujours en route, jamais arrivés. Ils voyagent plus que les autres, non seulement en train, en car et en avion, mais à travers les styles, les techniques, les éditions, les découvertes. Les effectifs eux-mêmes évoluent, se régénèrent… comme le fondateur. </p>
<p>Les Musiciens du Louvre sont aussi un havre pour les chanteurs, amis ou novices. Depuis quarante ans nous accompagnons les premiers pas puis les destinées de nombreux talents. Quel honneur pour nous de voir ce qu’est devenue la fine fleur du chant européen, notamment français, dont nous avons été en quelque sorte le parrain. Nous sentons cette mission comme une vocation. Notre gala d’anniversaire le montre : Laurent Naouri chantait un air de <em>La resurrezione</em>, oratorio de Haendel que nous avons enregistré ensemble il y a presque trente ans ; nous retrouvions aussi Magdalena Kozena dont nous avons guidé les premiers pas en Europe de l’Ouest à la même époque ; mais aussi la toute jeune Caroline Jestaedt, ou Marie Perbost qui se produisait avec nous pour la première fois. Retrouver Gaëlle Arquez et Stanislas de Barbeyrac en Armide et Renaud six ans après notre somptueuse production à Vienne, proposer à Aude Extrémo sa première Alceste et à Paul-Antoine Bénos son premier Dardano, admirer l’éclosion de Marina Viotti, pousser Florian Sempey vers les baryténors de Haendel si souvent confiés à des Evangélistes déroutés, suivre le chemin d’Alexandre Duhamel qui affirme une personnalité de plus en plus dramatique… ce compagnonnage intense, jamais en repos, avec des artistes capables à l’occasion d’une soirée d’anniversaire de prendre de vrais risques parce que la confiance règne : quelle récompense plus précieuse ?</p>
<p>Le même esprit court dans l’orchestre. Mercredi soir, Jean-Michel Forest, notre contrebassiste depuis les premiers jours, côtoyait de (tout) nouveaux venus. Le relais passe, la vie circule, tout le monde peut le sentir, à l’intérieur comme dans le public. </p>
<p><strong>Quel(s) univers vous reste-t-il à explorer ? </strong></p>
<p>Venus de Lully, Rameau, Haendel et Gluck, nous avons depuis longtemps élargi notre répertoire à Mozart, Haydn, Schubert, Mendelssohn, Offenbach, Bizet, Johann Strauss, Massenet et au-delà. Nous avons déjà enregistré <em>Le Vaisseau fantôme</em> : Wagner reviendra bientôt. Mais aussi le Grand opéra de Meyerbeer, Halévy et Verdi. Bruckner j’espère – que je dirige régulièrement avec des formations permanentes mais qui reste à conquérir pour l’ensemble. Comme Beethoven, que nous avons visité souvent et ne me quitte pas, mais dont j’ai toujours repoussé l’enregistrement. Certaines œuvres ont besoin de fraîcheur, d’autres doivent mariner, mûrir. La plupart aiment les deux. Si nous devions nous fixer un idéal, ce serait cela : la maturité comme une première fois. </p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="379" src="/sites/default/files/styles/large/public/minko2_0.jpg?itok=3Y18RqWf" title="Marc Minkowski © Edouard Brane" width="468" /><br />
	Marc Minkowski © Edouard Brane</p>
<p><strong>Vous retrouvez prochainement au Théâtre des Champs-Élysées votre complice offenbachien de toujours, Laurent Pelly, dans une nouvelle production de <em>La Perichole</em>. Pour quelle version de l’œuvre avez-vous opté : 1868, 1874, ou un peu des deux, comme en 2018 lors des représentations bordelaises ?</strong></p>
<p>Trois actes comme en 1874, donc une autre version que celle de 2018 qui fêtait le siècle et demi de… 1868. Cette année « 1868 » était le thème du festival organisé à Salzbourg par Cecilia Bartoli, à l’origine du premier projet, ceci expliquant cela. Nouvelle <em>Périchole</em> pour moi, nouvelle <em>Périchole</em> pour Laurent Pelly vingt ans après le spectacle qu’il avait monté à Marseille. Tout sera nouveau – hormis le Vice-Roi et Piquillo qui ont enregistré l’œuvre avec nous. En pleines répétitions, je ne peux rien dire, sinon que Laurent se déchaîne. Je me crois revenu à l’époque de nos <em>Orphée</em>, <em>Belle Hélène</em>, <em>Grande-Duchesse</em> et <em>Hoffmann</em>. La même rigueur millimétrée dans le délire complet, la même joie de sortir du studio épuisé, la même création collective où chacun donne tout ce qu’il a. Chut ! mais confiance…</p>
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		<title>OFFENBACH, La Périchole — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-perichole-paris-opera-comique-venez-voir-les-chiens-savants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 May 2022 15:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Périchole fait son retour et c’est tant mieux ! Après plusieurs villes françaises (Montpellier, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Avignon et Versailles), c’est enfin au tour de Paris de redécouvrir une des œuvres les plus inspirées et touchantes d’Offenbach. Ils ne sont en effet pas nombreux ces opéra-bouffes dont l’ouverture commence de façon si sévère, semblant montrer, derrière &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La Périchole</em> fait son retour et c’est tant mieux ! Après plusieurs villes françaises (Montpellier, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Avignon et Versailles), c’est enfin au tour de Paris de redécouvrir une des œuvres les plus inspirées et touchantes d’Offenbach. Ils ne sont en effet pas nombreux ces opéra-bouffes dont l’ouverture commence de façon si sévère, semblant montrer, derrière la gaudriole, à quel point la condition précaire des artistes de rues est cruelle, et qu’Offenbach a beaucoup d’empathie pour ses héros affamés.</p>
<p>Malheureusement, la mise en scène de <strong>Valérie Lesort</strong> semble ne vouloir surligner que l’aspect bouffe de l’opéra, jusqu’à l’indigestion. Dans son Pérou parodique, la moindre mesure se voit affublée d’une chorégraphie, d’un gag, de marionnettes, de n’importe quoi, comme si l’on craignait le vide et de laisser la musique convaincre seule. Les deux chansons du premier acte sont jouées de façon volontairement forcée et maladroite avec force gesticulations (ces mains marquant graduellement la hauteur sur « Il grandira »), l’air de la lettre est ruiné par des danseurs déguisés en plats, la police arrive sur des ballons rebondissant pour « Sautez dessus », l’interlude avant l’acte III prétend récapituler l’action des actes I et II en une oubliable pantomime. Ce qui devrait être rafraichissant est souvent parasite, détourne l’attention, et le critique de déplorer, comme la Périchole, que le public préfère admirer les chiens savants plutôt qu’écouter ses chansons. Les trouvailles visuelles ne manquent pourtant pas (les danseurs déguisés dont la perruque imite la queue des mules, les paniers des robes dans lesquelles s’effondrent les nobles dames du II), mais elles sont noyées dans une débauche de costumes et une direction d’acteurs omniprésente qui veut faire un sort à chaque mot (pénible scène où les 3 dirigeants cherchent à griser notaires, Périchole et Piquillo avec des alcools variés) sur des passages parlés largemment réecrits ou coupés. Cette outrance fait penser à un spectacle pour enfant, étonnant de la part d’une metteur en scène dont les autres spectacles dans ce même lieu brillaient par leur équilibre et leur délicatesse inventive. Ce soir, on croit plutôt assister à un spectacle de Jérôme Deschamps survitaminé.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/16_la_perichole_dr_stefan_brion.jpg?itok=TH-7q6Ez" title="DR Stefan Brion" width="468" /><br />
	© Stefan Brion</p>
<p>L’équilibre, c’est aussi ce qui manque au plateau. Tout le monde s’efforce de surjouer son texte et déploie une énergie colossale, ce qui suffit à faire vivre les seconds rôles, mais à part <strong>Eric Huchet</strong>, personne ne se signale par la qualité de son chant. <strong>Tassis Christoyannis</strong> est un vice-roi très libidineux et présent, dommage que le texte chanté soit si peu compréhensible. <strong>Philippe Talbot</strong> souffre toujours d’une émission irrégulière qui nuit également à l’intelligibilité de son texte, alors que sa prononciation est très soignée. Il réussit néanmoins à rendre le personnage très attachant dans son air de la prison. <strong>Stéphanie d’Oustrac </strong>enfin est une Périchole grand format aux graves magnifiques, à la projection souveraine et à la prononciation limpide mais qui aurait gagné à plus de simplicité : son air de la lettre est bien trop grandiloquent pour émouvoir, sauf dans le dernier couplet où une forme de sincérité dépouillée rayonne soudain ; l’air de la griserie manque d’abandon mais la voit très attentive à renouveler ses inflexions ébrieuses ; « Que les hommes sont bêtes » est assez réussi, même si elle abuse un peu de la voix parlée, et c’est finalement dans la déclamation de « Je t’adore Brigand » que son personnage est le plus naturel.</p>
<p>Ce qu’on ne peut qu’applaudir cependant, c’est la qualité des ensembles. Grace d’abord au formidable chœur<strong> Les Eléments</strong>, d’une cohésion et d’une justesse admirable (« Cher Seigneur revenez à vous » sonne ce soir comme un vrai morceau de Grand Opéra), et à la direction de<strong> Julien Leroy</strong> à la tête de l’Orchestre de Chambre de Paris : les rythmes sont vifs, les contrastes précisément rendus, on ne pourra leur reprocher que de jouer parfois un peu fort. Au moins cette énergie déployée par tous aura-t-elle été mise au service d’un spectacle très bien réglé, chaleureusement accueillir par le public.</p>
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		<title>Heureux événement et changement de distribution au TCE</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/heureux-evenement-et-changement-de-distribution-au-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 May 2022 04:32:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour cause d&#8217;heureux événement, Marianne Crebassa doit céder sa place à Marina Viotti dans la nouvelle production de La Périchole au Théâtre des Champs-Elysées en novembre prochain. Marc Minkowski dirige, Laurent Pelly met en scène et Piquillo reste interprété par Stanislas de Barbeyrac. Plus d&#8217;informations.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour cause d&rsquo;heureux événement, <strong>Marianne Crebassa</strong> doit céder sa place à <strong>Marina Viotti</strong> dans la nouvelle production de <em>La Périchole </em>au Théâtre des Champs-Elysées en novembre prochain. <strong>Marc Minkowski </strong>dirige, <strong>Laurent Pelly</strong> met en scène et Piquillo reste interprété par <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong>. <a href="https://www.theatrechampselysees.fr/saison-2022-2023/opera-mis-en-scene/la-perichole">Plus d&rsquo;informations</a>.</p>
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		<title>Palazzetto Bru Zane 2022-23 : Massenet, les compositrices et autres réjouissances</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/palazzetto-bru-zane-2022-23-massenet-les-compositrices-et-autres-rejouissances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 04:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2022-23, la saison du Palazzetto Bru Zane s’articulera comme à l’habitude autour de deux cycles. Le premier sera consacré à Jules Massenet avec, à Venise en septembre et octobre, des mélodies et œuvres pour piano, ainsi que 4 opéras : Hérodiade à Lyon et Paris en novembre, Ariane à Munich en janvier, Werther version baryton &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2022-23, la saison du Palazzetto Bru Zane s’articulera comme à l’habitude autour de deux cycles.</p>
<p>Le premier sera consacré à Jules Massenet avec, à Venise en septembre et octobre, des mélodies et œuvres pour piano, ainsi que 4 opéras : <em>Hérodiade</em> à Lyon et Paris en novembre, <em>Ariane</em> à Munich en janvier, <em>Werther</em> version baryton à Budapest en février, <em>Grisélidis</em> à Montpellier en juin et juillet à Paris.</p>
<p>Le second mettra en lumière des compositrices à travers diverses œuvres, notamment à Venise en avril et en mai, ainsi que 2 opéras : <em>La Sérénade</em> de Sophie Gail (co-écrit avec Manuel Garcia) à Avignon en fin d‘année et <em>Fausto</em> de Louise Bertin à Paris en juin.</p>
<p>Diverses parutions discographiques complèteront ce programme.</p>
<p>Hors cycle, deux nouvelles productions lyriques : <em>Ô Mon bel Inconnu</em> dans une mise en scène d’Émeline Bayart à Tours en décembre et à l’Athénée en avril ; <em>La Périchole</em> mise en scène par Laurent Pelly au TCE en novembre puis à Toulon pour les fêtes et Dijon en janvier.</p>
<p>Citons aussi, entre autres, <em>Dejanire</em> de Saint-Saens en version de concert à Monte-Carlo le 16 octobre, et la sortie en livre-CD de <em>Robert le Diable</em>, capté à Bordeaux en septembre dernier (septembre 2022), <em>Les Abencérages</em> de Cherubini (novembre 2022), <em>La Vestale</em> de Spontini (avril 2023) et <em>Hulda </em>de César Franck (2023).</p>
<p>Très attendu aussi : <em>Offenbach musicien européen</em>, un livre placé sous la direction de Jean-Claude Yon édité chez Actes Sud (automne 2022)</p>
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