<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Las Hijas del Zebedeo - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/oeuvre/las-hijas-del-zebedeo/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/las-hijas-del-zebedeo/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Wed, 12 Aug 2026 21:28:14 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Las Hijas del Zebedeo - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/las-hijas-del-zebedeo/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Concert Sara Blanch et Michael Spyres &#8211; Peralada</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-sara-blanch-et-michael-spyres-peralada/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 03:59:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=218761</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’affiche était pleine de promesses et le concert les a tenues. Sara Blanch et Michael Spyres ont comblé les auditeurs rassemblés dans la nef de l’église du Carme, pour ce quarantième anniversaire du festival de Peralada. Leur partenaire au piano était Giulio Zappa, que l’on ne présente plus, dans un programme qui panachait en trois &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/concert-sara-blanch-et-michael-spyres-peralada/"> <span class="screen-reader-text">Concert Sara Blanch et Michael Spyres &#8211; Peralada</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/concert-sara-blanch-et-michael-spyres-peralada/">Concert Sara Blanch et Michael Spyres &#8211; Peralada</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’affiche était pleine de promesses et le concert les a tenues. Sara Blanch et Michael Spyres ont comblé les auditeurs rassemblés dans la nef de l’église du Carme, pour ce quarantième anniversaire du festival de Peralada. Leur partenaire au piano était Giulio Zappa, que l’on ne présente plus, dans un programme qui panachait en trois langues opéra français, opéra italien, zarzuelas et chansons, de nature à satisfaire un public aux goûts éclectiques et à mettre en valeur la palette expressive des deux voix.</p>
<p>Pas de raretés, donc, plutôt des « chevaux de bataille », airs d’autant plus à risque qu’ils sont connus, font partie du répertoire des interprètes et que ces derniers peuvent être comparés à eux-mêmes. Premier à ouvrir le feu après l’introduction brillantissime du piano, <strong>Michael Spyres</strong> chante la légende de Kleinzach et à peine a-t-il commencé qu’il nous a déjà ravis, emportés, la rondeur de la voix, la précision de la projection, la fermeté du timbre, l’expansion aigüe qui semble aller de soi, les diminutions ou augmentations du son, tout comble. Il est évidemment superflu de louer la qualité de la diction du français, excellente – et il en sera de même pour l’italien et l’espagnol – qui restitue les plus infimes nuances du texte.</p>
<p>Cette maîtrise d’orfèvre, on la retrouve dans l’air d’entrée de Figaro du <em>Barbiere di Siviglia</em>, poussée à un tel point, quand Figaro contrefait les diverses voix qui le sollicitent, qu’ elle frôle le maniérisme, mais à ce degré de qualité on ne se donnera pas le ridicule de faire la moue. La vigueur de la voix est celle de la vitalité du personnage, la volubilité ébahit, et les mimiques qui accompagnent cet autoportrait ont la malice qui désarme et conquiert. L’air suivant « No puede ser » n’ a pas le brillant de celui de Rossini, mais ce n’est pas ce que cet extrait de la zarzuela  <em>La tabernera del puerto </em>requiert de l’interprète. Dans cette effusion douloureuse, le personnage exprime sa souffrance née du doute : la femme qu’il aime n’a pas pu le trahir, l’utiliser comme un pion dans une trame criminelle ! Il repousse cette idée, énumérant des arguments qui prouvent qu’elle est innocente dont il perçoit, au fond, la fragilité mais sans lesquels il ne pourrait vivre. L’air est propice à renchérir sur le pathétique, mais Michael Spyres nous en prive heureusement, et son chant vibre de l’ardeur des sentiments sans lui permettre de déborder, une sobriété qui respecte exactement l’élégance morale du personnage sans nous frustrer de l’étendue vocale de cet épanchement.</p>
<p>La qualité de la prononciation du français est très haute aussi dans les airs choisis par <strong>Sara Blanch, </strong>de la Juliette de Gounod à la jeune fille de Roberto Chapi en passant par la Lauretta de Puccini, dans la première partie du concert. On n’avait aucun doute sur les ressources vocales et techniques du beau soprano entendu pour la première fois à Bad Wildbad. Elle fait front et assure, tant les exigences de la tessiture que le contenu expressif, particulièrement touchant dans « O mio babbino caro » où la voix a un velouté nettement plus perceptible que dans la valse de Juliette, velouté qu’on savoure à nouveau dans la romance « Carceleras » extraite de la zarzuela comique <em>Las hijas del Zebedeo</em>, en français <em>Les filles de la guinguette</em>, chantée avec un mélange d’aplomb et de grâce des plus séduisants.</p>
<p>La première partie du concert se termine sur le duo Nemorino-Adina qui précède le trio avec Belcore. Il engendre l’euphorie du public, car la drôlerie de la situation et l’effervescence de la musique sont restitués par les mimiques et la vivacité vocale des chanteurs. Les voix se marient bien et cette séquence parait bien courte tant elle est agréable.</p>
<p>En deuxième partie du concert, le plan sera le même : du français avec deux extraits d’<em>Hamlet </em>d’ Ambroise Thomas, de l’ italien avec deux romances, et de l’espagnol avec une chanson et deux extraits de zarzuelas. Que font les chanteurs pendant les entractes ? La question se pose à nous parce que quand Michael Spyres attaque « O vin dissipe la tristesse » le charme immédiat qui nous avait saisi dans Offenbach n’opère pas ; rien n’altère sensiblement la qualité de l’émission mais pourquoi n’éprouve-t-on pas le même effet magique ? Ce n’est pas « Serenata » qui le renouvelle, cette chanson popularisée par Caruso nous semble réclamer surtout un étalage de puissance sonore, que Michael Spyres assure crânement. Le charme se reproduira pourtant avec le « tube » <em>Granada</em>, la chanson écrite par un Mexicain, comme si le timbre avait retrouvé alors son aura magnétique.</p>
<p>Quels échanges ont eu lieu pendant l’entracte ? Le piano de Giulio Zappa, au couvercle entièrement levé, déferlait parfois en vagues somptueuses menaçant d’engloutir la voix de Sara Blanch ; en deuxième partie l’intensité sonore de l’instrument est plus mesurée, il se fait moins protagoniste et davantage accompagnement et soutien. Y a-t-il un lien ? C’est une interprétation diaprée à l’impact émotif de plus en plus prégnant  que le soprano catalan nous distille de « A vos jeux mes amis », restituant la fragilité d’Ophélie, et accomplissant en même temps une pantomime à l’aide d’un bouquet de fleurs blanches qu’elle distribue çà et là avant de déchiqueter les dernières. Quand sa déambulation lui fait quitter le chœur pour la nef, la voix gagne aussitôt en puissance et en résonance, ce qui souligne éloquemment la difficile acoustique du lieu selon la place qu’on occupe. Et c’est victorieusement que Sara Blanch enchaîne les ascensions dans l’aigu qui font le succès de l’air.</p>
<p>Avec la romance « Musica proibita » elle retrouve une mélodie qui, comme celle de Lauretta, réclame le moelleux du timbre et de l’émission, et conquiert en douceur. Pour l’extrait de la zarzuela <em>El barbero de Sevilla</em>, un mélodrame sur fond de rivalités de cantatrices, elle arbore sa troisième tenue de la soirée – après deux robes blanches dont la première avait un bustier impressionnant projeté comme une proue – une robe à fleurs ornée d’un volant  pour l’air de la Primorosa, héroïne aussi gracieuse que coquette, à l’en croire, et à se laisser prendre à ses volutes vocales de séductrice.</p>
<p>Comme la première, la seconde partie se termine par un duo, extrait du drame <em>El gato montès. </em>Rafael se prépare à toréer et demande à Solea de l’aider à nouer sa cravate. Ils font assaut de compliments, lui loue sa beauté, elle exalte sa bonté, et leur exaltation ne cesse de croitre jusqu’à une fusion au paroxysme. La version originale implique une diction «  à l’andalouse » qui avale certaines voyelles et déforme certaines consonnes. Mais qui s’en soucie, quand l’ intensité croissante de l’ardeur entre les protagonistes et la sensualité de la danse esquissée par Sara Blanch, comme le prescrit le livret, ont fait des auditeurs des aficionados inconditionnels ?</p>
<p>Leur enthousiasme sera récompensé de trois bis, chacun soulevant à nouveau des vagues d’approbation et de remerciements : un « La donna è mobile » à laisser  béat, suivi d’un « Quando m’en vo » où l’autocélébration de Musetta est idéalement veinée d’incertitude, et le duo père-fille de <em>Rigoletto </em>« Addio, addio » dont l’ardeur emporte et donne l’estocade décisive ! Quand c&rsquo;est bon, c&rsquo;est toujours trop court !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/concert-sara-blanch-et-michael-spyres-peralada/">Concert Sara Blanch et Michael Spyres &#8211; Peralada</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Concert Claire de Monteil et Aymeric Gracia &#8211; Bagneux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-claire-de-monteil-et-aymeric-gracia-bagneux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 May 2024 04:54:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=162028</guid>

					<description><![CDATA[<p>Claire de Monteil avait créé la surprise à Milan en remplaçant au pied levé la titulaire du rôle de Médée. Nous la retrouvons ce soir pour un concert entre amis et presque en famille dans l&#8217;église de Bagneux où elle s&#8217;est déjà produite à plusieurs reprises accompagnée d&#8217;Aymeric Gracia, violoniste, pianiste, compositeur et chef d&#8217;orchestre &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/concert-claire-de-monteil-et-aymeric-gracia-bagneux/"> <span class="screen-reader-text">Concert Claire de Monteil et Aymeric Gracia &#8211; Bagneux</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/concert-claire-de-monteil-et-aymeric-gracia-bagneux/">Concert Claire de Monteil et Aymeric Gracia &#8211; Bagneux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Claire de Monteil</strong> avait créé la surprise à Milan <a href="https://www.forumopera.com/claire-de-monteil-je-nen-reviens-toujours-pas/">en remplaçant au pied levé la titulaire du rôle de <em>Médée</em></a>. Nous la retrouvons ce soir pour un concert entre amis et presque en famille dans l&rsquo;église de Bagneux où elle s&rsquo;est déjà produite à plusieurs reprises accompagnée d&rsquo;<strong>Aymeric Gracia</strong>, violoniste, pianiste, compositeur et chef d&rsquo;orchestre !</p>
<p>Le programme de la soirée s&rsquo;ouvre justement avec une de ses compositions. Après avoir étudié à La Sorbonne et au CRR de Rueil-Malmaison en tant que violoniste, Aymeric Gracia a intégré la Haute École de Musique de Genève où il a obtenu son Master d’Interprétation en 2015. Il a également reçu le Prix Spécial Adolphe Neuman de la ville de Genève. Le musicien a donné des concerts en soliste ou au sein de formations orchestrales (il est l&rsquo;un des premiers violon de l&rsquo;Orchestre Colonne) et il est également pianiste doué, comme on aura pu le voir au cours de ce concert. Gracia est aussi auteur, ayant appris la composition avec Francine Aubin*. Ce concert nous permet d&rsquo;apprécier quelques une de ses oeuvres. Dédié au danseur-étoile Jean-Guillaume Bart, présent dans la salle, artiste qu&rsquo;il découvrit en résidence à l’Académie de l’Opéra national de Paris, <em>Le Jardin éveillé</em> est un poème chorégraphique dont nous entendrons ici la délicate valse. Son cycle de <em>Cinq mélodies à la manière de Reynaldo Hahn</em> (auquel il a ajouté une ouverture-féérie) est d&rsquo;un charme délicieusement suranné avec une musique élégante au idéales pour ces poèmes d&rsquo;Armand Silvestre qui semblent avoir été écrits pour être chantés. On y appréciera cette distance faussement désengagée, très typique du style français de cette époque, où le je-ne-sais-quoi et le presque-rien l&#8217;emportaient sur la boursouflure romantique. Le cycle est dédié à Claire de Monteil qui l&rsquo;interprète avec goût, délicatesse et intelligence.</p>
<p>Le jeune soprano, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-il-trovatore-lucques/">qui se produit depuis quelques mois dans plusieurs villes italiennes dans une coproduction d&rsquo;<em>Il Trovatore</em></a><em>, </em>consacre l&rsquo;autre partie du concert à quelques grands airs d&rsquo;opéra. Bien sûr, la voix est encore verte, mais ces pages ambitieuses laissent déjà augurer de belles prises de rôles futures (à condition toutefois de savoir prendre son temps pour ne pas forcer ses moyens). Le « Casta diva » est chanté avec la délicatesse requise et le souffle est impeccablement géré tout au long de ce périlleux morceau. Après une délicate « Élégie » de Massenet, « Un bel di vedremo » offre une émotion sincère et retenue, et le soprano y fait la démonstration d&rsquo;un aigu généreux. Toutefois, c&rsquo;est surtout chez les compositeurs hispanophones (Astor Piazzola pour <em>Maria de Buenos Aires</em> et Ruperto Chapí pour la zarzuela <em>Las Hijas del Zebedeo</em>) que Claire de Monteil peut déployer ce registre grave naturel, coloré et profond, qui est une de ses spécificités <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/">comme nous l&rsquo;avions déjà souligné l&rsquo;année passée</a>. Deux bis viennent conclure la soirée : un endiablé « I Could Have Danced All Night » extrait de <em>My</em> <em>Fair</em> <em>Lady,</em> et une reprise des <em>Feuilles mortes</em>, avec un accompagnement très original d&rsquo;Aymeric Gracia au piano, qui achève d&rsquo;enthousiasmer un public qui sortira le sourire aux lèvres. Le programme est accompagnée par une belle phalange de jeunes artistes doués dont la visible complicité contribue au plaisir de la soirée.</p>
<ul>
<li>
<pre>* Francine Aubin, née Francine Agnès Gisèle Marie-Thérèse Tremblot de la Croix le 6 février 1938 à Paris et morte le 14 août 2016 à Boulogne-Billancourt, était une compositrice, chef d'orchestre, enseignante et artiste peintre française, connue pour être la première femme à avoir obtenu le certificat d'aptitude aux fonctions de directeur de conservatoire et en avoir occupé la fonction (source Wikipedia)</pre>
</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/concert-claire-de-monteil-et-aymeric-gracia-bagneux/">Concert Claire de Monteil et Aymeric Gracia &#8211; Bagneux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
