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	<title>Le Bourgeois gentilhomme - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Le Bourgeois gentilhomme - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>LULLY, Le Bourgeois gentilhomme — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-bourgeois-gentilhomme-versailles-orientaliste-sans-le-savoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jun 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La production de Denis Podalydès a dix ans cette année. Acclamée dès sa création en 2012, elle est devenue un classique, montée maintes fois en France – y compris à Chambord où la comédie-ballet fut initialement créée – ainsi qu’à l’étranger, tandis qu’une captation est sortie en DVD en 2014. Dix ans plus tard, on &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La production de Denis Podalydès a dix ans cette année. Acclamée dès sa création en 2012, elle est devenue un classique, montée maintes fois en France – y compris à Chambord où la comédie-ballet fut initialement créée – ainsi qu’à l’étranger, tandis qu’une captation est sortie en DVD en 2014.</p>
<p>Dix ans plus tard, on peut dire que cette production est toujours aussi théâtralement efficace. La puissance comique et poétique de <strong>Denis Podalydès</strong>, secondé par <strong>Laurent Podalydès</strong> et <strong>Emmanuel Bourdieu</strong>, illumine l’œuvre de part et d’autre, lui qui fait du Bourgeois un être certes ridicule mais aussi sincèrement admiratif des arts et curieux de tout. À cet égard, chaque scène et chaque réplique recèlent une petite trouvaille qui regorge d’intelligence ou de comique, dans un art du rythme et de la précision.</p>
<p>L’aménagement de l’espace, que l’on doit au scénographe <strong>Eric Ruf</strong>, assisté par <strong>Delphine Sainte-Marie</strong>, impose en arrière-plan l&rsquo;intérieur en bois de la maison de la famille Jourdain qui se révèle efficacement imbriqué aux déplacements des acteurs de par ses divers étages. Le travail des lumières de <strong>Stéphanie Daniel</strong> convoque parfois celles de la salle même de l’Opéra, induisant un brouillage intéressant des frontières entre scène et spectateurs.  Enfin, les costumes de <strong>Christian Lacroix</strong>, secondé par <strong>Jean-Philippe Pons</strong>, sont somptueux, en particulier ceux du Maître de musique et du Maître de danse, trouvant un bel équilibre entre la réalisme historique et la créativité poétique. Les maquillages et coiffures de <strong>Véronique Soulier-Nguyen</strong> sont du même acabit et concourent au grand soin apporté à l’aspect visuel du spectacle.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="320" src="/sites/default/files/styles/large/public/6846-60c9c7a365af6-diaporama_big-1.jpg?itok=8TmkqqVC" title="© Pascal Victor" width="468" /><br />© Pascal Victor</p>
<p>L’ensemble de la distribution est particulièrement homogène, malgré le grand nombre d’acteurs. Le Monsieur Jourdain de <strong>Pascal Rénéric</strong> crève la scène ; débordant d’énergie, son sens du rythme et du comique le trouvent toujours sur un subtil équilibre qui ne verse pas dans l’excès. <strong>Isabelle Candelier</strong> incarne de son côté une excellente Madame Jourdain, touchante dans ses récriminations et jalousies bien fondées. <strong>Thibaut Vinçon</strong> et <strong>Leslie Menu</strong> campent à la perfection le couple de jeunes premiers Cléonte-Lucile, qui brillent notamment lors de leur scène de qui pro quo, que Podalydès propose de répéter en boucle, jouant sur un comique de répétition très efficace.</p>
<p>La Nicole de <strong>Manon Combes</strong> est dotée d’une puissance comique dévastatrice et vole la vedette à plus d’une reprise. En Covielle et Maître tailleur, <strong>Jean-Noël Brouté</strong> est également très convaincant, même si le couple formé par lui et Combes n’est pas des plus crédibles. De son côté, <strong>Julien Campani</strong> est un aussi magnifique Maître de Musique qu’un espiègle Dorante, tandis qu’<strong>Elodie Huber </strong>propose une Dorimène alliant subtilité et débordements maîtrisés, notamment lors de la scène du dîner. Le reste de la distribution est tout aussi juste, les maîtres de philosophie et d’armes <strong>Francis Leplay</strong> et <strong>Nicolas </strong><strong>Orlando</strong> se démarquant eux aussi par la force de l’interprétation, tout comme les interventions de <strong>Laurent Podalydès</strong> ou d’<strong>Olivier Lugo</strong>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/6849-60c9c7a47b56e-diaporama_big-1.jpg?itok=PKXYzbWy" title="© Pascal Victor" width="468" /><br />© Pascal Victor</p>
<p>Dix ans plus tard, l’alchimie entre théâtre, danse et chant est toujours aussi radieuse, ce qui n’est pas rien, pour une comédie dont le premier acte met justement en scène un dialogue et une confrontation entre les arts. Le directeur musical <strong>Christophe Coin</strong> offre une vision éminemment enjouée et enthousiaste de l’œuvre : notamment, la Marche pour la Cérémonie des Turcs est sobre et enlevée, plus que solennelle et martiale, comme on peut parfois l’entendre, ce qui est davantage raccord avec l’esprit de l’œuvre. L’orchestre est situé sur scène, ce qui l’ancre dans le dispositif théâtral de façon organique. Les <strong>solistes de l’Ensemble La Révérence</strong> déploient une performance étonnante de précision et de beauté tandis que leurs quelques interactions avec les acteurs apportent une belle valeur ajoutée comique. Les quatre chanteurs, <strong>Romain Champion</strong>, <strong>Cécile Granger</strong>, <strong>Marc Labonnette </strong>et <strong>Jean-François Novelli</strong> se distinguent à la fois par une belle présence scénique ainsi que la totale maîtrise du style. En particulier l’émission de Cécile Granger est la définition de la voix typiquement et parfaitement baroque.</p>
<p>De son côté, la dimension ballet est constamment incarnée sur scène, par la présence quasi permanente des trois danseuses <strong>Windy Antognelli</strong>, <strong>Flavie Hennion</strong> et <strong>Artemis Stavridis</strong>. Les chorégraphies de <strong>Kaori Ito</strong> allient mouvements classiques et danses contemporaines tout en prévoyant également de très bienvenues interactions avec les acteurs, pour pousser encore plus loin les liens entre les arts. On en vient ainsi finalement à se demander comment il est d’ailleurs même possible de ne représenter que le texte sans les parties chantées ou dansées.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/6852-60c9c7a52fc8d-diaporama_big-1.jpg?itok=56NaUcj3" title="© Pascal Victor" width="468" /><br />© Pascal Victor</p>
<p>Dix ans plus tard toutefois, la société a quelque peu changé et nous aussi. Rappelons que le <em>Bourgeois Gentilhomme</em> est ce qu’on appelle une « turquerie », œuvre typique de l’orientalisme en France et en Europe au XVIIe siècle. Plus encore, dans le contexte de la rivalité entre l’Empire français et l’Empire Ottoman, cette comédie a été précisément conçue pour tourner en dérision le peuple et la culture turques, à la suite la visite de Soliman Aga, ambassadeur turc, dont les réflexions sur l’habit du Roi auraient été perçues comme humiliantes et insultantes par le Roi Soleil. Et pendant toute la seconde partie de l&rsquo;oeuvre, certains personnages, pour tromper Monsieur Jourdain, se font passer pour Turcs de façon grotesque, « parodient » la langue turque et multiplient les représentations rabaissantes pour faire rire.</p>
<p>Or la mise en scène de Denis Podalydès s’engouffre dans une approche très premier degré du burlesque et de la parodie, sans rien faire de la dimension orientaliste du texte qui n’est jamais véritablement questionnée, remise en perspective ou retournée face à ces personnages « se déguisant » en Turcs et pratiquant, dans cette mise en scène, le <em>black face. </em>Il n&rsquo;est pas vraiment mis en évidence que le texte traduit la conception d&rsquo;une époque et aucune réflexion sur ce point n&rsquo;est ainsi proposée. Corriger les mœurs en riant, disait Molière : avec cette production, nous avons le rire, et c&rsquo;est tout. C’est dommage car il n’y aurait qu’un pas pour que nous puissions aussi parvenir à nous moquer des moqueurs&#8230;</p>
<p>Il n’est bien sûr pas question de dire qu’il ne faut pas représenter cette pièce, mais les quelques rires gênés dans la salle laissent deviner qu’il y a ici un impensé et, <em>in fine</em>, une forme de perte de sens. Or passer sous silence cette dimension n’est en l’espèce pas possible car le contexte de création de l’œuvre rattrape évidemment quiconque veut mettre en scène la deuxième partie du spectacle. La tâche est loin d’être impossible et l’Opéra de Paris a d’ailleurs brillamment démontré, en 2019, avec ses <em>Indes Galantes </em>qu’il était justement parfaitement possible de représenter une œuvre « orientaliste » en mettant en perspective cette dimension de façon réfléchie et artistiquement aboutie, le tout sous les applaudissements du public.</p>
<p> </p>
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		<title>Le Bourgeois Gentilhomme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-bourgeois-gentilhomme-un-gentilhomme-en-fete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les enregistrements intégraux du Bourgeois Gentilhomme sont rares (il n’y en avait que deux jusqu’ici, les versions de Gustav Leonhardt et de Hugo Reyne). Et pour cause, les comédies-ballets impliquent une alternance entre chant et parole qui ne se prête pas forcément à l&#8217;écoute d&#8217;un CD. Alors que la version de Reyne conservait justement la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les enregistrements intégraux du <em>Bourgeois Gentilhomme </em>sont rares (il n’y en avait que deux jusqu’ici, les versions de Gustav Leonhardt et de Hugo Reyne). Et pour cause, les comédies-ballets impliquent une alternance entre chant et parole qui ne se prête pas forcément à l&rsquo;écoute d&rsquo;un CD. Alors que la version de Reyne conservait justement la parole, cette nouvelle captation se concentre uniquement sur la musique, ce qui fonctionne à merveille et permet une écoute particulièrement fluide.</p>
<p>Faire appel à <strong>Vincent Dumestre</strong> relevait de l’évidence, auteur d&rsquo;un spectacle itinérant de l&rsquo;œuvre particulièrement marquant au cours de la décennie 2000. La direction témoigne de sa connaissance particulièrement fine de l’ouvrage, ample, ciselée et fidèle à l’esprit si créatif de Lully et Molière. Sa «&nbsp;Cérémonie des Turcs&nbsp;» est plus martiale que celle d’un Jordi Savall mais possède toute la solennité escomptée. Les musiciens du <strong>Poème Harmonique</strong> démontrent une fois de plus, s’il en était besoin, leur excellence baroque et en particulier leur maîtrise totale de l’œuvre. Le «&nbsp;Ballet des Nations&nbsp;» résonne avec magnificence et s’impose comme un résumé brillant de leur art.</p>
<p>De son côté, le plateau vocal est particulièrement prestigieux. Tandis que dans les trois parties de haute-contre,&nbsp;<strong>Paul-Antoine Benos-Djian</strong>, <strong>David Tricou</strong> et <strong>Nicholas Scott</strong> nous gratifient de leur doucereux aigus d’égale qualité, <strong>Eva Zaïcik</strong>, <strong>Cyril Auvity</strong> et <strong>Thibault de Damas</strong> suspendent le temps durant leur superbe trio «&nbsp;Aimable ardeur&nbsp;», l’un des plus beaux airs de l’œuvre sans aucun doute. <strong>Zachary Wilder</strong>, <strong>Virgile Ancely</strong> et <strong>Serge Goubioud</strong> développent une exquise verve tirant vers le comique, très équilibrée et mesurée. Enfin, <strong>Claire Lefilliâtre</strong>, excellente dessus, <strong>Marc Mauillon </strong>et <strong>Geoffroy Buffière</strong> complètent avec talent cette distribution remarquablement homogène.</p>
<p>Cet enregistrement arrive bien sûr à point nommé pour l&rsquo;année qui célèbre les 400 ans de la naissance de Molière, tandis que<em>&nbsp;Le Bourgeois &nbsp;Gentilhomme</em> sera joué à l&rsquo;Opéra Royal de Versailles à compter du 9 juin.&nbsp;</p>
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		<title>Armonica&#124;Wesendonck Lieder&#124;Le Bourgeois gentilhomme — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-de-lorchestre-de-lopera-national-de-paris-paris-philharmonie-avec-kent-nagano-ekaterina/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Mar 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>… Et bouleversée ! Le voyage narratif des Wesendonck Lieder ne peut laisser de marbre. A la Philharmonie de Paris, la soprano russe investit ces pages de son timbre cuivré et chatoyant et d’un recueillement extrême. Sont-ce les réminiscences de ses Brangäne, est-ce le contexte si troublant pour tout interprète russe aujourd’hui ? Avant Im &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>… Et bouleversée ! Le voyage narratif des <em>Wesendonck Lieder</em> ne peut laisser de marbre. A la Philharmonie de Paris, la soprano russe investit ces pages de son timbre cuivré et chatoyant et d’un recueillement extrême. Sont-ce les réminiscences de ses Brangäne, est-ce le contexte si troublant pour tout interprète russe aujourd’hui ? Avant<em> Im Treibhaus</em>, elle prend une longue minute, les yeux fermés, avant d’à peine esquisser un hochement de tête vers le chef qui la couvait du regard. Si <strong>Ekaterina Gubanova</strong> est bouleversée, son chant ne défaille pas et atteint une justesse interprétative profonde. Le souffle, le phrasé sont souverains. La beauté du timbre se maintient même quand la ligne se tend ou que son centre de gravité se déporte vers l’aigu, comme justement dans la première partie d&rsquo;<em>Im Treibhaus</em>. Surtout le texte vit, sans effet ostentatoire. Chaque piano, chaque rugosité trouve sa juste place alors que l’orchestre bruisse ou souligne le geste vocal en symbiose, signe de la maestria du chef. Ekaterina Gubanova, fidèle aux scènes parisiennes depuis de nombreuses années, sera accueillie par des bravi mérités.</p>
<p>Le retour de <strong>Kent Nagano</strong> dans le fosse de l’Opéra de Paris, après bien des années d’absence, faisait déjà l’événement autour <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/a-quiet-place-paris-garnier-place-des-grands-hommes">de l’entrée au répertoire de <em>A quiet place</em></a>, dans son ultime orchestration. Judicieuse idée de programmation que de lui avoir proposé de diriger l’orchestre de l’Opéra le temps d’une soirée à la Philharmonie. Le concert s’ouvre par une curiosité où les amoureux de <em>Lucia di Lammermoor</em> retrouvent l’harmonica de verre dans une œuvre diaphane et inquiétante de Jörg Widmann où ces étranges disques de verre tiennent la vedette. Les gestes millimétrés de Kent Nagano permettent à l’orchestre de trouver un mordant et un son compact impressionnant dans cette œuvre créée à Salzbourg en 2007.</p>
<p><em>Ariadne auf Naxos </em>ne se donne presque plus, à l’exception de quelques festivals cherchant à se démarquer, que dans sa version avec le prologue lyrique. Pourtant, à sa création, on donnait <em>Le Bourgeois gentilhomme</em> agrémenté d’intermèdes du même Richard Strauss. C&rsquo;est cette suite orchestrale que le chef américain choisit en deuxième partie, manière de faire de l’opéra sans le vouloir. Il ne s’agit pas des pages les plus mémorables ou inspirées du compositeur mais elle permettent aux solistes de l’Orchestre de l’Opéra de Paris de briller – hautbois et violoncelle en tête – cependant que la formation se frotte avec bonheur aux diverses viennoiseries et pastiches XVIII<sup>e</sup> en épousant le geste toujours aussi épuré et juste du chef.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Diffusion du Bourgeois Gentilhomme en direct de Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/diffusion-du-bourgeois-gentilhomme-en-direct-de-bordeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 15:53:01 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/diffusion-du-bourgeois-gentilhomme-en-direct-de-bordeaux/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 14 janvier à 21h, France 5 et France.tv retransmettent en direct de l&#8217;Opéra national de Bordeaux Le Bourgeois gentilhomme mis en scène par Jérôme Deschamps et dirigé pour la partie musicale par Thibault Noally (plus d&#8217;information). </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce vendredi 14 janvier à 21h, France 5 et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.france.tv/spectacles-et-culture/theatre-et-danse/963709-le-bourgeois-gentilhomme-de-moliere.html">France.tv</a> retransmettent en direct de l&rsquo;Opéra national de Bordeaux<em> Le Bourgeois gentilhomme </em>mis en scène par <strong>Jérôme Deschamps</strong> et dirigé pour la partie musicale par <strong>Thibault Noally</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.opera-bordeaux.com/opera-le-bourgeois-gentilhomme-17843">plus d&rsquo;information</a>). </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Bourgeois gentilhomme à l&#8217;Opéra Comique intégralement annulé</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-bourgeois-gentilhomme-a-lopera-comique-integralement-annule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 08:43:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A la suite d&#8217;un cas de Covid-19 au sein de l’équipe artistique, l&#8217;Opéra Comique avait été contraint d’annuler les cinq premières représentations du Bourgeois Gentilhomme, les 28, 29, 30 septembre, 1er et 2 octobre (voir brève du 29 septembre dernier). Las, ce sont à présent les cinq autres et dernières représentations, les 3, 5, 6, 7 et 8 octobre &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A la suite d&rsquo;un cas de Covid-19 au sein de l’équipe artistique, l&rsquo;Opéra Comique avait été contraint d’annuler les cinq premières représentations du<em> Bourgeois Gentilhomme</em>, les 28, 29, 30 septembre, 1er et 2 octobre (voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/le-bourgeois-gentilhomme-a-lopera-comique-victime-du-covid">brève du 29 septembre dernier</a>). Las, ce sont à présent les cinq autres et dernières représentations, les 3, 5, 6, 7 et 8 octobre qui font les frais de la pandémie. Aucune information sur un éventuel report n&rsquo;est à ce jour communiquée. </p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Bourgeois gentilhomme à l&#8217;Opéra Comique victime du Covid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-bourgeois-gentilhomme-a-lopera-comique-victime-du-covid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2020 07:01:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Rouen, c&#8217;est au tour de l&#8217;Opéra Comique d&#8217;annuler plusieurs représentations du Bourgeois Gentilhomme en raison d&#8217;un cas de Covid-19 dans l&#8217;équipe artistique (voir communiqué ci-après). Les représentations annulées sont celles que devait diriger Marc Minkowski. Cinq dates sont pour le moment maintenues : 3, 5, 6, 7, 8 octobre. Plus d&#8217;informations. Suite à un &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/le-bourgeois-gentilhomme-a-lopera-comique-victime-du-covid/"> <span class="screen-reader-text">Le Bourgeois gentilhomme à l&#8217;Opéra Comique victime du Covid</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/tannhauser-a-rouen-annulation-de-la-generale-et-de-la-premiere">Rouen</a>, c&rsquo;est au tour de l&rsquo;Opéra Comique d&rsquo;annuler plusieurs représentations du <em>Bourgeois Gentilhomme</em> en raison d&rsquo;un cas de Covid-19 dans l&rsquo;équipe artistique (voir communiqué ci-après). Les représentations annulées sont celles que devait diriger Marc Minkowski. Cinq dates sont pour le moment maintenues : 3, 5, 6, 7, 8 octobre. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/bourgeois-gentilhomme">Plus d&rsquo;information</a>s.</p>
<hr />
<p>Suite à un cas de Covid-19 au sein de l’équipe artistique, nous sommes malheureusement contraints d’annuler les représentations du Bourgeois Gentilhomme les 28, 29, 30 septembre à 20h et 1er, 2 octobre à 20h.</p>
<p>Nous allons procéder au remboursement de vos places. Pour traiter votre dossier au plus vite, nous avons besoin de recevoir votre RIB, par mail (<a href="mailto:billetterie@opera-comique.com">billetterie@opera-comique.com</a>) ou par courrier ( Opéra Comique – Billetterie / Remboursement – Place Boieldieu – 75002 Paris).</p>
<p>Nous sommes désolés de cette situation et vous remercions par avance de votre compréhension.</p>
<p>L’équipe de l’Opéra Comique</p>
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		<title>STRAUSS, Le Bourgeois gentilhomme — Martina Franca</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-borghese-gentiluomo-martina-franca-la-prime-a-lorchestre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2020 14:53:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Chevalier à la Rose était en quelque sorte le constat de la fin d’une société, avec la disparition inéluctable des valeurs aristocratiques qui l’avaient justifiée. Mais l’œuvre n’avait pas épuisé le sujet, qui tenait à cœur à Hugo von Hofmannsthal, et il proposa à Richard Strauss de le reprendre en adaptant la comédie-ballet de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Chevalier à la Rose </em>était en quelque sorte le constat de la fin d’une société, avec la disparition inéluctable des valeurs aristocratiques qui l’avaient justifiée. Mais l’œuvre n’avait pas épuisé le sujet, qui tenait à cœur à Hugo von Hofmannsthal, et il proposa à Richard Strauss de le reprendre en adaptant la comédie-ballet de Molière <em>Le Bourgeois gentilhomme. </em>Loin d’une évocation nostalgique du « grand siècle » ce serait l’occasion d’une création originale : le grand dîner offert par Monsieur Jourdain à la marquise dont « les beaux yeux (le) font mourir d’amour » serait remplacé par une création musicale. Cela permettrait un effectif réduit, un orchestre à la taille d’une demeure privée. Or quoi de plus fastueux qu’une représentation privée du nouveau genre à la mode, l’opéra ? Le thème serait donc mythologique, c’est le sujet « noble » par excellence. Monsieur Jourdain fait la moue : il voudrait bien y voir des comiques italiens, ils l’amusent. Ainsi voit le jour en 1912 au théâtre de Cour de Stuttgart, cette œuvre expérimentale où le désespoir d’une princesse abandonnée voisine avec les facéties de saltimbanques. La froideur du public montre clairement que la greffe n’a pas pris. De cet insuccès que confirmeront d’autres représentations naîtront une suite pour orchestre et une version revue et corrigée qui est l’œuvre que nous connaissons comme <em>Ariadne auf Naxos</em>.</p>
<p>La pandémie compliquant beaucoup les productions musicales, du fait des contraintes liées aux précautions sanitaires, l’effectif de 37 musiciens a peut-être été déterminant dans le choix de la direction du festival de Martina Franca de proposer la musique de scène sauvegardée et complétée par Richard Strauss en 1917. Trois personnages solistes, le berger et la bergère rescapés de la pastorale destinée au divertissement des invités pendant le dîner, et Monsieur Jourdain réduit à une chansonnette qui aurait plu à Bartolo. Un chœur d’hommes représente la suite du pseudo-fils du Grand Turc dans la cérémonie d’intronisation de Monsieur Jourdain comme Mamamouchi. Comment intéresser le spectateur sans les fastes d’une mise en scène ? La mise en espace de <strong>Davide Gasparro </strong>s’y ingénie, à partir d’un agencement où des tribunes à l’arrière de la scène créent des plans superposés et permettent allées et venues pour animer la représentation en tenant compte le plus souvent des mesures de distanciation. On imagine la somme de travail et de discipline qu’il a fallu pour atteindre ce résultat. La suite d’orchestre se composant de numéros, à partir de la leçon de danse une ballerine, <strong>Metilde Gherardi</strong>, puis un danseur, <strong>Fabrizio Di Franco</strong>, font leur apparition, ce dernier mimant une leçon d&rsquo;escrime avec justesse et conviction. Plus tard, est-on dans l&rsquo;erreur en le voyant prendre des poses de <em>L&rsquo;après-midi d&rsquo;un faune </em>? Leurs interventions récurrentes contribueront vraiment beaucoup à donner vie à la scène. A base de mouvements indépendants ou en miroir très bien synchronisés, la chorégraphie inventive épouse les rythmes musicaux et anime l’espace bien mieux, pour notre goût, que les courses aux quatre coins ressassées avec les pupitres et les chaises. </p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="245" src="/sites/default/files/styles/large/public/pnfsmvtg_vue_densemble_0.jpeg?itok=QazMPSS8" title="Les Pseudo-Turcs en ambassade chez Jourdain © clarissa lapolla" width="468" /><br />
	Les Pseudo-Turcs en ambassade chez Jourdain © clarissa lapolla</p>
<p>Dans la difficile mise au point de la construction de l’œuvre entre le librettiste et le compositeur, dans la version de 1912 une brève intervention de Monsieur Jourdain devait servir de transition entre le théâtre et l’opéra. Est-ce ce qui a autorisé <strong>Stefano Massini </strong> à assaisonner l’ouvrage de trois longues interventions qui sont ce soir lues par Davide Gasparro ? On sait depuis l’Antiquité que le théâtre n’est pas né pour être un simple divertissement, et Molière reprenait à son compte cette leçon en désirant « instruire et plaire ». Mais pour lui c’est le spectacle qui devait fournir matière à réflexion, et quand un personnage soutenait une thèse il en était un autre pour le contredire, de façon que si cet échange avait pour fin l’édification du spectateur, c’était à ce dernier qu’il revenait d’en tirer la leçon. Rien de tel dans la proposition de Stefano Massini qui nous inflige trois longs monologues destinés à stigmatiser les riches au nom de la défense des artistes et de leur utilité sociale, particulièrement à l&rsquo;épreuve avec la crise du covid-19. Pour autant qu’on souscrive à la cause, ni le moyen ni le contexte ne nous ont semblé appropriés. Certes Richard Strauss déplorait déjà l&rsquo;influence des marchands, mais il ne blâmait que le mauvais usage de la richesse. L’inventivité de son oeuvre ne suffisait-elle pas, sans l’alourdir de ces exposés idéologiques ?</p>
<p>Que retiendrons-nous de cette représentation, plutôt frustrante compte tenu de la menue part dévolue au chant ? L’agrément pris aux interventions de la bergère et du berger, respectivement <strong>Barbara Massaro </strong>et <strong>Ana Victoria Pitts, </strong>la parfaite tenue du chœur dans la cérémonie turque, et l’autorité de la voix sonore de <strong>Vittorio Prato </strong>en mufti chargé de vérifier les qualités de l’impétrant à la dignité de mamamouchi alors qu’il incarne jusque-là un Monsieur Jourdain dont la passion pour la noblesse semble aller jusqu’au fétichisme, avec sa collection de costumes de cour. Surtout, évidemment, la séduction d’une partition où les mouvements alternent citations de la musique de Lulli et création de Richard Strauss, où se mêlent échos du <em>Chevalier à la Rose,</em> anticipations sur <em>Ariadne auf Naxos </em>et maintes mini-citations que les musicologues ont repérées, de Wagner à Strauss lui-même. On peut affirmer sans risques que cette partition ne fait pas partie du répertoire des musiciens de l’orchestre du Petruzzelli de Bari. On n’en est que plus heureux de constater qu’ils savent atteindre le léger, le brillant, le séducteur qui se succèdent ou s’allient dans la pâte straussienne. Le courant semble toujours passer très fort entre eux et Michele Spotti, dont la direction très précise reste aussi lyrique que possible. Ils recueillent la plus large part des applaudissements généreux qui saluent le spectacle, et c’est bien ainsi.</p>
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		<title>LULLY, Le Bourgeois gentilhomme — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-bourgeois-gentilhomme-versailles-le-bourgeois-gentillet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 22:00:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Bourgeois gentilhomme est une farce, un divertissement sans grande conséquence qui moque la prétention d’une certaine bourgeoisie, mais avec beaucoup moins de finesse et de cruauté que Molière n’a pu le faire dans d’autres pièces (Monsieur de Pourceaugnac par exemple, pour citer une autre comédie-ballet conçue avec Lully). Ce qu’il faut à ce bourgeois &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Bourgeois gentilhomme</em> est une farce, un divertissement sans grande conséquence qui moque la prétention d’une certaine bourgeoisie, mais avec beaucoup moins de finesse et de cruauté que Molière n’a pu le faire dans d’autres pièces (<em>Monsieur de Pourceaugnac</em> par exemple, pour citer une autre comédie-ballet conçue avec Lully). Ce qu’il faut à ce bourgeois pour vraiment fonctionner, c’est du rythme ! Or ce spectacle en manque réellement. Pour sa mise en scène, <strong>Jérôme Deschamps</strong> privilégie l’épaisseur du trait à sa cursivité, surlignant les faiblesses du texte et étouffant sa férocité. Les extravagants costumes (superbes perruques façon algues fines des danseurs !) aussi chatoyant que volontairement cheap, l’astucieux décor avec ses hauts pans truffés de trappes, les accessoires vivants (souris, porcelet…), rien de très neuf chez ce metteur en scène, mais tout cela fonctionne bien. Non, ce qui pêche c’est bien la direction d’acteurs trop appuyée, énergique et pourtant assez peu imaginative, notamment pour Monsieur Jourdain lui-même. Certes nous n&rsquo;avons pas ce soir le prétentieux de service, mais le gentil bourgeois aussi vulgaire que naïf, qui veut copier les divertissements des nobles, lesquels transpirent le mépris et l&rsquo;arrogance.  Cependant son répertoire d&rsquo;expressions est bien trop court pour susciter la sympathie. Le seul qui réussisse à trouver une forme d’équilibre dans cette pesante gaudriole est Jean-Claude Bolle Reddat, le Maître de Philosophie. Les autres acteurs sont loin de démériter, mais sont parfois peu intelligibles à force d’être poussés à exagérer le moindre effet et à forcer le stéréotype.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/marie_clauzade_4.jpg?itok=afWJ4a_3" title="© Marie Clauzade" width="468" /><br />
	© Marie Clauzade</p>
<p>Heureusement que les <strong>Musiciens du Louvre </strong>dirigés par <strong>Marc Minkowski</strong> sont là pour insuffler l’allant qui manque à ce spectacle. Leur jeu très puissant et rapide contribue beaucoup à rendre la farce grisante dans les turqueries. Une partie de l’orchestre joue même debout. Le divertissement du premier acte est donné avec sérieux et même un certain luxe qui tranche singulièrement avec le sabotage parodique auquel on assiste sur scène. Tant et si bien que la suite de gags lasse aussi vite qu’elle empêche de trouver de l’intérêt dans la fosse. Difficile d’être pénétré par le jeu du hautbois quand la bergère plume un poulet, ou d’apprécier le solo du violoncelle quand elle fait la vaisselle.  Hélas, la musique n’occupe qu’une place très limitée et intermittente dans la première partie, et l’on s’ennuie ferme entre leurs interventions. Pour justifier le luxe d’un tel ensemble, on a inséré le Prélude du <em>Te Deum</em> de Charpentier pour l’entrée du bourgeois (un pied de nez au monopole de Lully sans doute !) et une cacophonie pour le premier baisser de rideau.</p>
<p>Pour le chant, la limite entre comique et tragique est subtilement et régulièrement franchie. On vantera surtout la classe et l’éloquence de <strong>Jérôme Varnier</strong>, parfois un peu mis à mal par la tessiture abyssale du Mufti, mais ne cédant jamais à un expressionisme de facilité. Les autres chanteurs sont moins aguerris mais leurs partitions moins exigeantes, et en tout cas très attentifs à la veine comique de leur rôle. On notera tout de même qu’ils sont bien plus à l’aise pour chanter en français qu’en italien, langue dans laquelle leur émission semble se pincer.  </p>
<p>Un spectacle un peu long qui devient finalement agréable. Vous ne verrez pas un gentil bourgeois, mais un bourgeois gentillet.</p>
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		<title>Le Bourgeois gentilhomme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-bourgeois-gentilhomme-certains-baptistes-sont-plus-egaux-que-dautres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2015 05:10:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous aimez Lully mais vous ne supportez pas les spectacles éclairés à la bougie ? Vous aimez Molière mais la prononciation restituée du français du XVIIe siècle vous hérisse ? Alpha a pensé à vous. Alors qu’il possédait déjà à son catalogue Le Bourgeois gentilhomme mis en scène par Benjamin Lazar et dirigé par Vincent Dumestre (2005), &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez Lully mais vous ne supportez pas les spectacles éclairés à la bougie ? Vous aimez Molière mais la prononciation restituée du français du XVII<sup>e</sup> siècle vous hérisse ? Alpha a pensé à vous. Alors qu’il possédait déjà à son catalogue <em>Le Bourgeois gentilhomme</em> mis en scène par Benjamin Lazar et dirigé par Vincent Dumestre (2005), le label français propose une nouvelle version de la comédie-ballet des deux Baptistes. Le spectacle monté par <strong>Denis Podalydès</strong> pourrait ainsi apparaître comme un juste milieu. Du point de vue de la durée, d’abord : là où la pièce vue par Lazar-Dumestre durait trois heures et demie, le présent spectacle n’excède pas deux heures quarante-cinq. Hélas, ce raccourcissement ne tient pas seulement au rythme de la représentation, mais aussi aux coupes pratiquées dans la musique. S’il est infiniment plus respecté que ce n’est généralement le cas, même à la Comédie Française, Lully a quand même dû subir quelques outrages. « Il vous faudra trois voix : un dessus, une haute-contre, et une basse, qui seront accompagnées d’une basse de viole, d’un théorbe, et d’un clavecin pour les basses continues, avec deux dessus de violon pour jouer les ritournelles » déclare le Maître de musique à Monsieur Jourdain, lorsque celui-ci décide d’avoir chez lui un concert chaque semaine, comme les gens de qualité. L’effectif qui participe au présent spectacle est à peu de choses près celui-là : si vous attendiez la Galerie des glaces, il faudra vous contenter des petits appartements. Quant aux morceaux et intermèdes musicaux prévus par Molière et Lully, ils sont bien là, même le Ballet des nations de la fin, mais celui-ci est tout de même très amputé (moins de 20 minutes ici contre 40 chez Lazar-Dumestre). Et pour cause : avec trois chanteurs, il serait bien difficile de respecter le texte de la Première Entrée, qui fait intervenir deux hommes du bel air, deux femmes du bel air, deux Gascons, un Suisse, un vieux bourgeois babillard et une vieille bourgeoise babillarde. Toute la Cinquième Entrée disparaît, avec ses Poitevins. Attention, pour qui cesserait de visionner dès les premiers applaudissements, la Sixième Entrée est interprétée lors des saluts ! Et trois danseurs, c’est un peu maigre pour évoquer les fastes louisquatorziens, surtout avec la chorégraphie contemporaine peu inspirante de <strong>Kaori Ito</strong>.</p>
<p>On l’a dit, les chanteurs ne sont que trois (ou plutôt quatre si l’on inclut le gambiste <strong>Francisco Mañalich </strong>qui prête aussi ses services en tant que ténor). <strong>Marc Labonnette</strong> est bien connu des amateurs de musique baroque, pour sa participation à divers spectacles et enregistrements ; il est ici un Mufti assez réjouissant. Un peu moins médiatique, <strong>Romain Champion</strong> n’en possède pas moins une fort belle voix de haute-contre à la française. Découverte en revanche dans le cas de <strong>Cécile Granger</strong>, toute jeune soprano à la diction sans doute moins nette que celle de Claire Lefilliâtre dans la version Lazar-Dumestre, mais au timbre nettement plus chaleureux. A la tête des sept solistes de l’Ensemble baroque de Limoges, <strong>Christophe Coin</strong> propose une interprétation souvent plus vivante que celle de Vincent Dumestre, qu’on pouvait trouver parfois un peu lente et surtout surchargée d’ornements dans l’interprétation vocale.</p>
<p>Quant aux acteurs, ils sont bons, pour la plupart. Vu en récitant dans le <em>Manfred</em> de Schumann proposé en 2013 Salle Favart, <strong>Pascal Rénéric</strong> est un Jourdain très remuant, qui trouve un bon contrepoint dans la Madame Jourdain d’<strong>Emeline Bayart</strong>, à la belle voix (parlée) de mezzo. Les mélomanes seront plus particulièrement sensibles au travail de Denis Podalydès lorsqu’il traite le texte de Molière comme une partition, procédé qui atteint son comble lors de la dispute des jeunes amoureux, où certains groupes de répliques sont répétés trois, quatre, cinq fois de suite, donnant à ce passage un aspect musical digne d’une scène d’opéra-comique. Habillée par <strong>Christian Lacroix</strong> et décorée par <strong>Eric Ruf</strong>, la pièce remporte un vif succès auprès du public réuni à l’Opéra royal de Versailles, mais il est permis de rêver encore d’une interprétation qui en donnerait plus pleinement à entendre la musique sans rien sacrifier de sa force théâtrale.</p>
<p>Ce spectacle est repris pour cinq représentations du 8 au 12 avril 2015 à l&rsquo;Opéra royal de Versailles, où il a été filmé en 2012 (pour plus d&rsquo;informations, cliquer <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.chateauversailles-spectacles.fr/spectacles/2015/lully-moliere-le-bourgeois-gentilhomme">ici</a>).</p>
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		<title>LULLY, Le Bourgeois gentilhomme — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-dernier-triomphe-mais-royal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 21:36:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Le Bourgeois Gentilhomme, création mythique s’il en est, a suscité nombre de reprises tout aussi mythiques. Après Raimu, Louis Seigner l’a joué plus de 500 fois à la Comédie Française, dans une production qui n’avait rien de baroque, mais avec orchestre et chanteurs lyriques (filmée dans une version musicalement réduite, et enregistrée sur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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<p><em>Le Bourgeois Gentilhomme</em>, création mythique s’il en est, a suscité nombre de reprises tout aussi mythiques. Après Raimu, Louis Seigner l’a joué plus de 500 fois à la Comédie Française, dans une production qui n’avait rien de baroque, mais avec orchestre et chanteurs lyriques (filmée dans une version musicalement réduite, et enregistrée sur vinyle dans une version plus complète avec Jean Giraudeau, André Mallabrera, Jean-Christophe Benoit et Jocelyne Chamonin). Par la suite, Jacques Charon a eu droit à la musique de Richard Strauss, tandis que Jérôme Savary préférait les petits marquis jouant au petit train et les téléphones à la Max Linder. Quant au merveilleux Michel Robin, c’est sur la <em>Marche funèbre d’une marionnette</em> qu’il danse le menuet<em>…</em> Côté musical, Gustav Leonhardt et sa <em>Petite Bande</em> ont enregistré la partition, d’une manière qui paraît aujourd’hui un peu datée, avec notamment Siegmund Nimsgern, Rachel Yakar et René Jacobs.</p>
<p> </p>
<p>C’est dire que les références ne manquaient pas, dans des genres très divers, quand la bombe Dumestre/Lazar a éclaté. Aujourd’hui, après des années de représentations, le spectacle n’a pas pris une ride ; chaque artiste (les mêmes qu’à la création) a – bien – vieilli, ayant gagné en humanité, voire en rondeur. L’ensemble s’est donc bonifié si besoin était. Il a certainement gagné en fluidité, chaque acteur connaissant parfaitement les réactions des spectateurs, les préparant et s’en délectant à l’avance. On notera, malgré la petitesse de la scène, la perfection des positions, la perfection également de la gestuelle (ah, les mains de <strong>Benjamin Lazar</strong> et de <strong>Jean-Denis Monory</strong>, qui n’ont rien à envier à celles d’un Michel Robin…), et la perfection de la diction tant parlée que chantée, d’autant que le public s’est habitué à la manière de prononcer le français d’alors. Car l’Opéra Royal constitue vraiment l’écrin idéal pour un tel joyau. Seule entrave imposée par la sécurité, la représentation est curieusement donnée avec un éclairage électrique (encore que vacillant) et non les habituelles chandelles, ce qui laisse l’avant-scène dans une obscurité quasi totale. </p>
<p> </p>
<p>Les choix du metteur en scène, qui entraîne souvent le spectacle vers la <em>commedia dell’arte</em>, peuvent surprendre : mais certainement a-t-il raison. Ainsi, le Monsieur Jourdain d’<strong>Olivier Martin Salvan</strong> est-il plus soupe au lait qu’à l’habitude, et plus souvent encore ridicule : quand il chante <em>Jeanneton</em>, quand il essaie de suivre les danseurs dans une ronde endiablée, quand il s’essaie à danser le menuet qui se termine à terre, ou à l’escrime dont la leçon est un modèle du genre, un grand moment de théâtre. Ridicule aussi quand il envoie avec insistance son chapeau dans la figure de Dorimène. Mais on apprécie également un moment de tendresse avec le maître de philosophie (extraordinaire <strong>Benjamin Lazar</strong>), quand il soulève de terre et étreint avec passion à la fin de la leçon une petite chose toute ratatinée. <strong>Nicolas Vial</strong> (Madame Jourdain), <strong>Louise Moaty</strong> (Lucile), <strong>Anne-Guersande Ledoux</strong> (Dorimène), <strong>Lorenzo Charoy</strong> (Dorante), <strong>Alexandra Rübner</strong> (Nicole), <strong>Jean-Denis Monory</strong> (Covielle) sont tous absolument épatants, au point que l’on ne sait ce qu’il faut le plus admirer, la performance individuelle de chaque acteur, ou la cohésion de l’ensemble. C’est d’ailleurs ce qui a permis à la troupe de remplacer au pied levé <strong>Julien Lubek</strong>, à qui nous souhaitons un prompt rétablissement, dans les quatre rôles qu’il devait interpréter.</p>
<p> </p>
<p>Contrairement à certaines représentations en tournée, où l’orchestre paraissait perdre toute consistance dans des espaces trop grands ou trop sonores, il est ici à la fête, parfaitement adapté au lieu, car la sonorité, dans ce théâtre tout en bois, est tout à fait exceptionnelle, marquée par la clarté de tous les pupitres audibles individuellement. Bien sûr, par rapport à des interprétations plus anciennes, l’auditeur néophyte sera surtout surpris par la faiblesse des basses, par l’importance des ornementations, et par le rythme plutôt rapide que donne son excellent chef <strong>Vincent Dumestre</strong>. La symbiose entre la fosse et la scène est parfaite, tant en ce qui concerne les acteurs, les chanteurs que les danseurs, qui participent joyeusement à ce « spectacle total ». La chorégraphie de <strong>Cécile Roussat</strong> paraît toujours aussi spontanée, et sa plus grande qualité est certainement l’intégration parfaite dans le spectacle, rendant particulièrement naturels les passages des parties parlées aux parties dansées et à celles chantées.</p>
<p> </p>
<p>La cérémonie turque, qui est bien sûr à la fois l’origine et l’aboutissement du spectacle, est parfaitement mise en place malgré l’exigüité du plateau. C’est peut-être là que l’on peut observer la quintessence du spectacle, et admirer l’équilibre des trois spécialités que Monsieur Jourdain voulait tout particulièrement apprendre, la prose, la musique et la danse. Tous les chanteurs sont excellents, bénéficiant eux aussi des conditions privilégiées apportées par le lieu. Ainsi, nulle faiblesse à relever, mais surtout des ensembles particulièrement bien équilibrés entre la fosse et la scène, et entre les pupitres vocaux. <strong>Arnaud Marzorati, Claire Lefilliâtre, François-Nicolas Geslot, Serge Goubioud, Jan Van Elsacker, Emmanuel Vistorky </strong>et<strong> Arnaud Richard</strong> sont tous excellents, alliant des dons de présence scénique à un art consommé du chant baroque qui se développe plus encore dans le divertissement final, le <em>Ballet des Nations</em>. </p>
<p> </p>
<p>Revoir cette production qui ne sera plus redonnée, et dont c’était ce soir l’une des ultimes représentations, génère une émotion partagée par tout le public. Saluons donc une dernière fois cette réalisation exceptionnelle, et pour ceux qui n’auraient pu la voir, rappelons qu’un excellent DVD (captation 2004) est disponible.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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