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	<title>Pinocchio - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Pinocchio - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>BRUNI, Pinocchio &#8211; Lausanne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une salle d’opéra pleine d’enfants, accompagnés de leurs parents trentenaires, ou de grands-parents d’âges variés, c’est bruyant comme une volière, et ça fait magiquement silence dès l’entrée du chef… et ça ne bouge plus jusqu’à la fin.Ce Pinocchio est un ravissant spectacle, et c’est d’abord une initiative heureuse, plutôt rare semble-t-il : monter avec beaucoup &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une salle d’opéra pleine d’enfants, accompagnés de leurs parents trentenaires, ou de grands-parents d’âges variés, c’est bruyant comme une volière, et ça fait magiquement silence dès l’entrée du chef… et ça ne bouge plus jusqu’à la fin.<br>Ce Pinocchio est un ravissant spectacle, et c’est d’abord une initiative heureuse, plutôt rare semble-t-il : monter avec beaucoup de soin et de goût, pour ne pas dire avec luxe, un opéra ou une comédie musicale –&nbsp;on peut en discuter –&nbsp;pour un très jeune public. Un spectacle en vrai, loin des écrans et des tablettes, avec 33 musiciens, un chœur, des danseurs…<br>L’œuvre a été composée en 2008 par la chanteuse et compositrice allemande <strong>Gloria Bruni</strong>, sur un livret d’après Carlo Collodi, très adapté par <strong>Ursel Scheffler</strong>. Créée à Hambourg, elle fut donnée aussi à Parme et Naples dans une version italienne, c’est là qu’elle fut orchestrée (ou-réorchestrée) par <strong>Lauro Ferrarini</strong>. Puis ce fut le Bolchoi de Minsk, avant cette production lausannoise donnée huit fois à guichets fermés. Pour la première fois, Pinocchio est donné en français dans la version de <strong>Mathias Constantin</strong> et <strong>Antoine Schneider</strong>. Mis à part quelques rares passages parlés, tout sera chanté.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-11-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-127835" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean-Guy Python</sup></figcaption></figure>


<h4 style="text-align: left"><strong>Boîte de couleurs<br /></strong></h4>
<p>L’orchestration, qui fait souvent penser à Prokofiev, parfois à Chostakovitch ou à Nino Rota, et bien sûr aux musiques de tréteaux et de cirque, est pétillante, colorée, virevoltante, sollicitant beaucoup les souffleurs et trois percussionnistes, le xylophone et le vibraphone notamment. La goguenardise d’un basson, l’impertinence des flûtes, l’ironie d’un hautbois, la chaleur rêveuse des clarinettes, la cocasserie d’un glissando de trombone, on se prend à songer que ces enfants pour la plupart l’entendent en direct pour la première fois…</p>
<p>Le <strong>Sinfonietta de Lausanne</strong> dirigé avec beaucoup de précision et de saveur par <strong>François López-Ferrer</strong> (soit dit en passant fils de Jésus López-Cobos, qui le précéda dans cette salle, on ne l’a pas oublié) allait être pour beaucoup dans le plaisir de cette courte représentation (une petite heure et demie), à égalité avec la mise en scène pimpante et vive de <strong>Cédric Dorier</strong> et la scénographie mobile et joyeuse d’<strong>Adrien Moretti</strong> (les changements à vue font partie de la magie du théâtre, évidemment).</p>
<h4><strong>La solitude d’un SDF</strong></h4>
<p>Premier tableau : un long portique qui évoque une villégiature heureuse au bord de la mer, un <em>pier</em> comme à Brighton où passent quelques promeneurs 1900 ; un bonheur dont ne profite pas le vieux Geppetto, SDF solitaire et affamé (vieille chaise de camping et Caddie contenant tous ses maigres biens). <strong>Philippe Cantor</strong> dessine cette silhouette fragile et, dans un parlé-chanté que l’orchestre couvre parfois, dit la douleur du personnage : « Je n’ai plus rien à manger, je suis en difficulté »…<br />Une étoile filante passant dans le ciel, il fera le vœu que sa marionnette de bois, son Pinocchio, prenne vie, pour avoir enfin quelqu’un à qui parler. Une fée avec ombrelle, créature sortie de Whistler ou du Walt Disney de<em> Lady and the Tramp</em>, apparaîtra sur la passerelle et on connaît la suite…</p>
<div class="components-resizable-box__container has-show-handle"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-2-1024x693.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Pinocchio-%E2%80%A6-lOp%E2%80%9Ara-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-2-1024x693.jpg." />
<div style="text-align: center"><sup data-rich-text-format-boundary="true">Nuada Le Drève © Jean-Guy Python</sup></div>
<div> </div>
<div>Pinocchio, le vieux marionnettiste lui a fait une chemise d’un filet ramassé sur la plage et une chevelure d’un bouquet de varech. C’est <strong>Anne Sophie Petit</strong>, jeune soprano léger (elle a chanté Musetta et la Reine de la Nuit) qui lui prête sa silhouette bondissante. Vocalement, on aura le sentiment d’une balance parfois délicate entre sa voix d’opéra (elle lancera quelques-unes de ses notes les plus hautes lors du duo des retrouvailles, à la fin de l’opéra) et une voix de comédienne-chanteuse un peu moins affirmée.</div>
</div>
<p>A la Fée, <strong>Nuada Le Drève</strong>, la partition prête de longues lignes mélodiques tandis que le Grillon, qui sera la conscience de Pinocchio, Jiminy Cricket autrement dit, sera dessiné avec humour par <strong>Laure-Catherine Beyers</strong>. Elle assumera avec esprit et un drôle d’accent ses vocalises comiques et le tempo de valse de son premier air, qu’elle conclura par une interminable note tenue sur sa balançoire….</p>
<h4><strong>Jouer ou chanter</strong></h4>
<p>On aura parfois le sentiment avec tel ou tel des interprètes qu’il n’est pas facile de jouer la comédie, de sautiller et gambader, en accordant au chant tout le soin qu’il faudrait. A l’évidence c’est le jeu qui est ici privilégié, et les costumes d’<strong>Irène Schlatter</strong> sont un régal, que ce soient la redingote évasée verte, la perruque et les gants verts aussi du grillon, l’ambre robe tigrée du Chat ou le costume orange (et la coiffure en pétard assortie) du Renard. Dans ces deux derniers rôles (des aigrefins qui escroquent le crédule Pinocchio), <strong>Valentine Dubus</strong> et <strong>Baptiste Bonfante</strong> à l&rsquo;évidence s’amusent (et amusent) beaucoup. <strong>Romain Favre</strong>, belle voix de baryton, porte avec prestance sa tenue de Monsieur Loyal emplumé de rouge feu.</p>
<div class="components-resizable-box__container has-show-handle" style="text-align: center"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-9-1024x683.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Pinocchio-%E2%80%A6-lOp%E2%80%9Ara-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-9-1024x683.jpg." /><sup>©Jean-Guy Python</sup></div>
<h4><strong>Pointillisme et saveur dans la fosse</strong></h4>
<p>Des valses, des marches très carrées, des boléros, beaucoup de second degré (et même un chœur a cappella en coulisse pour une chanson de marins sur « Ô combien de marins, combien de capitaines… »), la partition joue de la citation, ne s’attarde pas, lance une phrase puis passe à autre chose, et le pointillisme de l’orchestration, très fruitée, ici un cornet, là un woodblock, ajoutent au multicolore du spectacle. Il y aura tour à tour le restaurant du Crabe d’or (avec chœur de pizzaiolos), il y aura une fête foraine avec un ballet très Broadway époque <em>All that jazz</em>, d’un kitch post-hippie assumé, il y aura une très jolie scène nocturne dans la forêt où l’orchestre, se souvenant peut-être de la scène du jardin de <em>L’Enfant et les sortilèges</em>, se teintera de couleurs sonores poétiques.</p>
<p class="components-resizable-box__container has-show-handle" style="text-align: center"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-10-scaled-e1680188291601-1024x683.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Pinocchio-%E2%80%A6-lOp%E2%80%9Ara-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-10-scaled-e1680188291601-1024x683.jpg." /><sup data-rich-text-format-boundary="true">Laure-Catherine Beyers, Valentine Dubus, Anne-Sophie Petit et Baptiste Bonfante © Jean-Guy Python</sup></p>
<h4 class="components-resizable-box__container has-show-handle"><strong>Quelques dissonances subtilement amenées</strong></h4>
<p>D’ailleurs, très habilement, la partition, tout à fait tonale et enjouée au début, s’offrira alors quelques dissonances et quelques chromatismes inspirant l’effroi, quelques acidités suggestives. C’est le moment où Pinocchio, à deux doigts d’être pendu sera finalement affublé d’oreilles d’âne, et on remarquera notamment un quatuor très grinçant, pour le coup beaucoup plus opéra que comédie-musicale, entre Pinocchio, le Cricket, le Renard et le Chat. « Ah, que c’est dur d’être un enfant », chantera le pantin de bois, avant son lamento « Je suis dans un grand désespoir », accompagné de cordes désolées et d’arpèges de harpes à la Bellini. Un peu plus tard c’est une clarinette très opéra-comique à la française (avec l’indispensable harpe) qui accompagnera l’air « Je viens de faire un très grand rêve ».</p>
<h4><strong>Réconciliation en majeur</strong></h4>
<p>Les vidéos de <strong>Francesco Cesalli</strong>, qui s’étaient bornées jusqu’ici à faire mouvoir des nuages et des cerfs-volants dans le ciel, auront brossé, dans une palette verte et bleue, une forêt enchantée de livre d’enfants, avant de faire déferler un ouragan (grandes vagues des cors et du trombone dans la fosse) et de descendre sous la mer (requins, baleines, bancs de sardines). Scène touchante où Pinocchio, à la recherche de Geppetto dont la barque aura sombré, se retrouvera dans le ventre d’une baleine (« C’est humide, c’est morbide, j’ai si mal à mon moral ! », mais l’apparition du vieil homme donnera lieu à un duo des retrouvailles, comme chez Verdi.</p>
<div class="components-resizable-box__container has-show-handle" data-wp-editing="1"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-12-1024x683.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Pinocchio-%E2%80%A6-lOp%E2%80%9Ara-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-12-1024x683.jpg." />
<div style="text-align: center"><sup data-rich-text-format-boundary="true">Anne-Sophie Petit et Philippe Cantor dans la baleine © Jean-Guy Python</sup></div>
<div> </div>
</div>
<p>La partition se fera de plus en plus consonante et mènera vers une scène finale, gentiment moralisante, et vers un accord en majeur résolument parfait ! Les dernières images, avec saltimbanques (ici souvenir des <em>Forains</em> de Sauguet et Roland Petit !) et couleurs de berlingots, se déploieront sur une mélodie facile justement faite pour être reprise en chœur par la salle.</p>
<p>On se prend à rêver que, la magie de l’opéra ayant joué, ce soient de nouvelles générations de spectateurs qui aient été conquises, qui viendront dans quelques années remplacer les têtes chenues dont nous faisons partie…</p>
<div class="components-resizable-box__container has-show-handle"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-1-1024x557.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Pinocchio-%E2%80%A6-lOp%E2%80%9Ara-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-1-1024x557.jpg." />
<div style="text-align: center"><sup data-rich-text-format-boundary="true">© Jean-Guy Python<br /></sup></div>
<div> </div>
<div style="text-align: center"> </div>
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			</item>
		<item>
		<title>BOESMANS, Pinocchio — Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pinocchio-streaming-aix-en-provence-ce-qui-sappelle-avoir-du-nez-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de Pinocchio  (visible jusqu&#8217;au 05 octobre 2020), nous vous proposons de retrouver ci-après le compte rendu de la représentation du 4 décembre 2019 . Après l’éclatante réussite d’Au monde, Philippe Boesmans aurait voulu poursuivre sa collaboration avec Joël Pommerat par une création ex nihilo, mais le dramaturge n’ayant &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>Pinocchio </em> (<a href="https://www.arte.tv/fr/videos/074650-000-A/pinocchio-de-philippe-boesmans/">visible jusqu&rsquo;au 05 octobre 2020</a>), nous vous proposons de retrouver ci-après le compte rendu de la représentation du 4 décembre 2019 .</strong></p>
<hr />
<p>Après l’éclatante réussite d’<em>Au monde</em>, Philippe Boesmans aurait voulu poursuivre sa collaboration avec Joël Pommerat par une création <em>ex nihilo</em>, mais le dramaturge n’ayant alors pas le temps nécessaire, il lui suggéra d’adapter plutôt une autre de ses pièces. Et comme le compositeur aspirait à une certaine légèreté, il s’agirait d’un conte pour enfants. L’idée n’était pas mauvaise, le succès de la première le confirme, et les deux complices ont bien senti le sens du vent, même si quelques questionnements viennent à l’esprit de l’auditeur.</p>
<p>Ce <em>Pinocchio</em> fait rire, il faut le dire, et pas seulement grâce au langage insolent du pantin (« T’as de l’eau de vaisselle dans les tuyaux ? » demande-t-il au vieil homme qui l’a fabriqué), mais aussi pour des motifs proprement musicaux : difficile de résister à la fanfare qui joue délicieusement faux au début de la deuxième partie, ou à ce réjouissant détournement de l’air de <em>Mignon</em>, qui devient ici « Connais-tu le pays où fleurit ton argent ? ». Encouragée par un texte qui pratique lui aussi la citation (deux vers du Purgatoire de Dante pour cette sirène qu’est la chanteuse de cabaret, par exemple), la partition multiplie les effets de ce genre, souvent à des fins comiques, peut-être aussi afin d’être moins ardue pour les jeunes oreilles auxquelles elle est en partie destinée ; et si <em>Au monde</em> contenait parfois des échos de Poulenc, les références oscillent ici entre Gounod et Richard Strauss en passant par Debussy. Que Philippe Boesmans se sente libre héritier de toute la tradition lyrique occidentale est une excellente chose, mais on en arrive presque, cette fois, à se demander où est sa voix personnelle au milieu de toutes ces allusions. Ainsi, par exemple, le compositeur explique que les fées à l’opéra sont toujours des sopranos coloratures et qu’il n’avait aucune raison d’aller à l’encontre de cette tradition : sans doute, mais il est dommage qu’il n’ait pas cherché à faire chanter sa fée autrement que celle de la <em>Cendrillon </em>de Massenet. Sans doute un peu plus de condensation n’aurait-il pas nui à l’intrigue, car l’effet accumulatif des aventures, voulu par le librettiste, finit par l’être un peu beaucoup et certains épisodes gagneraient à être un peu resserrés.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="336" src="/sites/default/files/styles/large/public/pinocchio-05113_0.jpg?itok=taOY7R_h" title="© Patrick Berger" width="468" /><br />
	© Patrick Berger</p>
<p>Sur le plan visuel, on retrouve bien sûr l’univers étrange et sombre de<strong> Joël Pommerat </strong>metteur en scène. Le directeur de théâtre qui narre et commente l’histoire a des allures de monstre de Frankenstein, et l’on pourrait en dire autant de Pinocchio lui-même. L’action se déroule de nos jours, et les « mauvais élèves » ressemblent fort à des ados de banlieue, mais la fée bénéficie d’un traitement plus onirique, juchée au sommet d’une crinoline haute de trois mètres. Les effets reposent avant tout sur les éclairages, du simple projecteur judicieusement braqué jusqu’aux lasers qui recréent la mer sous nos yeux.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Emilio Pomarico</strong> guide avec maestria le <strong>Klangforum Wien</strong> en petit effectif dans son dialogue avec les trois admirables instrumentistes participant à l’action sur scène.</p>
<p>Les responsables de la distribution vocale ont eux aussi eu du nez, et les six solistes qui assurent à eux seuls tous les personnages disposent de rôles sur mesure. C’est une évidence pour <strong>Chloé Briot</strong>, dont la voix est cette fois bien plus mise en valeur que dans <em>Little Nemo</em>, autre opéra « pour enfants » dont elle a récemment assuré la création. A l’écouter ici, on songe que cette abonnée des rôles de petit garçon ne devrait pas rester Yniold toute sa vie et que les belles couleurs de son timbre lui permettraient d’aborder bien d’autres figures. <strong>Marie-Eve Munger</strong> intervient essentiellement dans une tessiture extrême mais jamais agressive pour l’oreille, tandis que <strong>Julie Boulianne</strong> passe sans mal de la chanteuse de cabaret visiblement ivre au cancre tentateur. <strong>Yann Beuron </strong>enchaîne les personnages épisodiques ; au moins dispose-t-il de la parodie de <em>Mignon</em> pour laisser un instant s’épanouir sa voix. Le grave toujours aussi sonore, <strong>Vincent Le Texier</strong> est un Père aussi digne qu’il est un maître d’école ridicule. Mais ce qui impressionne surtout, c’est la prestation de <strong>Stéphane Degout</strong>, déjà protagoniste d’<em>Au monde</em> : son rôle de narrateur, auquel s’adjoignent quelques personnages plus anecdotiques, lui fait tenir le spectacle sur ses épaules, tâche dont il s’acquitte sans peine, et avec un véritable pouvoir de fascination sur l’auditoire. Passant avec une parfaite aisance du chanté au parlé, il est, en tant que commentateur, le seul dont le texte ne soit pas surtitré : ce serait d’ailleurs tout à fait inutile.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Philippe Boesmans / Pinocchio</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/philippe-boesmans-pinocchio-la-cruaute-et-la-grace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Mar 2018 06:03:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voici enfin l’enregistrement de la dernière œuvre lyrique de Philippe Boesmans, quelques mois après la création aixoise, les reprises à Bruxelles, Dijon. L’œuvre est indéniablement originale, marquant un tournant dans sa production. Après une collaboration assidue avec Luc Bondy, auquel on devait les quatre précédents ouvrages, vint Au monde, première collaboration avec Joël Pommerat, qui &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voici enfin l’enregistrement de la dernière œuvre lyrique de Philippe Boesmans, quelques mois après <a href="/pinocchio-aix-en-provence-ce-qui-sappelle-avoir-du-nez">la création aixoise</a>, les reprises à <a href="/pinocchio-bruxelles-la-monnaie-mise-en-scene-sans-couleur-partition-sans-lyrisme">Bruxelles</a>, <a href="/pinocchio-dijon-pas-tres-gai-nest-ce-pas">Dijon</a>. L’œuvre est indéniablement originale, marquant un tournant dans sa production. Après une collaboration assidue avec Luc Bondy, auquel on devait les quatre précédents ouvrages, vint <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/amer-kaleidoscope-miroir-de-notre-epoque">Au monde</a>,</em> première collaboration avec <strong>Joël Pommerat</strong>, qui lui offre maintenant <em>Pinocchio</em>, livret et  mise en scène.</p>
<p>Découvrir une œuvre lors de sa création, et en rendre compte immédiatement, est un exercice exigeant et périlleux. L’écoute de l’enregistrement, qui peut être reprise, interrompue à loisir, privée de sa dimension visuelle, est toute autre. Elle a pour corollaire la possibilité d’approfondir, de compléter, de nuancer voire de corriger une impression sur le vif. D’autant qu’elle s’accompagne ici d’un riche DVD, à découvrir de toute urgence, qui explicite la formation de la riche personnalité de Philippe Boesmans et son travail créateur à travers de nombreux et pertinents témoignages.</p>
<p>Le compositeur belge a assimilé toutes les musiques, se les est appropriées et les restitue en y imprimant sa marque. On va ainsi du baroque à l’Orient, en passant par Debussy, Stravinsky, le cabaret et  nos contemporains. Mais que l’auditeur ne s’y trompe pas : c’est toujours du Boesmans qu’il écoute, et cette musique colle toujours intimement à la situation dramatique comme à chacun des personnages. Conçu comme un spectacle itinérant, avec un nombre restreint d’acteurs, ceux-ci, à l’exception du pantin et de la fée, multiplient les rôles. Homme-clé, <strong>Stéphane Degout</strong> est tour à tour le directeur de troupe, sorte de présentateur-narrateur, un escroc et un meurtrier. L’emploi est d’autant plus éprouvant que les passages de la voix parlée à la voix chantée sont nombreux. C’est un bonheur renouvelé que chacune de ses interventions : la voix est sonore, colorée, d’une diction exemplaire. L’aisance avec laquelle notre Monsieur Loyal change de rôle est confondante. C’est également le cas de <strong>Vincent Le Texier</strong>, chaleureux père de l’ingrat pantin, qui incarne avec autant de justesse un meurtrier et le maître d’école. <strong>Yann Beuron</strong> chante les méchants, encore que la générosité du directeur de cabaret nous rappelle combien le compositeur aime ses personnages, si noirs puissent-ils être. La distribution féminine est également remarquable : l’impertinente <strong>Chloé Briot</strong> a la gouaille qui sied, <strong>Marie-Eve Munger</strong> est une fée magistrale, qui nous renvoie à l’opéra « traditionnel » avec sa virtuosité de colorature qui monte avec aisance au contre-mi bémol. Quant à <strong>Julie Boulianne</strong>, au mezzo coloré, elle use de toute sa palette expressive pour nous offrir une chanteuse de cabaret, puis un mauvais élève dont l’influence sur Pinocchio aura de fâcheuses conséquences. <strong>Patrick Davin</strong>, fidèle au compositeur qu’il connaît depuis longtemps, nous dit éprouver un bonheur physique à diriger son œuvre, tant son écriture est soignée. La petite formation (22 musiciens, dont trois en scène) sonne remarquablement, chaque instrument pouvant être soliste, dans une atmosphère qui tient à la fois de la musique de chambre, du cabaret et de la musique de film. La direction, lyrique et efficace, excelle à recréer les ambiances changeantes de chacune des scènes enchaînées.</p>
<p>L’enregistrement est accompagné d’un riche livret, bien documenté, qui reproduit naturellement le texte dramatique de Joël Pommerat. Pour autant il ne saurait remplacer l’incontournable DVD où les regards croisés des proches du compositeur, ses confidences aussi, constituent la meilleure introduction à l’écoute.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/philippe-boesmans-pinocchio-la-cruaute-et-la-grace/">Philippe Boesmans / Pinocchio</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>BOESMANS, Pinocchio — Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pinocchio-dijon-pas-tres-gai-nest-ce-pas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 05:35:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Aix-en-Provence, puis Bruxelles, avant Bordeaux, Dijon présente le dernier opéra de Philippe Boesmans, avec sa prestigieuse distribution originale. Le compositeur a apporté quelques modifications qui visent à resserrer l’action au premier acte, et ainsi faire l’économie de l’entracte. L’opéra conserve ses vingt-trois scènes, ouverture, prologue et épilogue, écourté de six minutes, correspondant à la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="https://www.forumopera.com/pinocchio-aix-en-provence-ce-qui-sappelle-avoir-du-nez">Aix-en-Provence</a>, puis <a href="https://www.forumopera.com/pinocchio-bruxelles-la-monnaie-mise-en-scene-sans-couleur-partition-sans-lyrisme">Bruxelles</a>, avant Bordeaux, Dijon présente le dernier opéra de Philippe Boesmans, avec sa prestigieuse distribution originale. Le compositeur a apporté quelques modifications qui visent à resserrer l’action au premier acte, et ainsi faire l’économie de l’entracte. L’opéra conserve ses vingt-trois scènes, ouverture, prologue et épilogue, écourté de six minutes, correspondant à la suppression de redites, sans altérer le livret ni la musique. Manifestement, l’œuvre dérange et ne peut laisser indifférent, On est fasciné par la beauté musicale, plastique, comme par la force du propos, malgré la langue triviale, parfois franchement vulgaire, voulue par le librettiste comme par le compositeur : Un formidable opéra de la misère.  </p>
<p>Pinocchio n’est pas Peter Pan. Si ce dernier veut rester enfant, Pinocchio n’a de cesse de devenir humain. La route sera longue et les aventures périlleuses, émouvantes, tragiques, cruelles, souvent désespérées. Avec le livret de <strong>Joël Pommerat</strong>, qui signe aussi la mise en scène, le sourire est rare, le plus souvent l’expression est grinçante, avec des pages à l’horreur grandissante, des voleurs, des meurtriers, l’injustice, la métamorphose en âne, battu, blessé, vendu, noyé… « <em>Pas très gai, n’est-ce pas ?</em> » comme nous prévient le directeur de la troupe, au prologue. Certes, les figures du père comme de la fée apportent un peu de lumière et de chaleur dans cet univers sinistre, mais l’accablement domine.</p>
<p>Le rythme imposé par la succession des nombreuses scènes est parfaitement maîtrisé. Les tableaux s’enchaînent de façon fluide, à la faveur  de tuilages orchestraux, de la virtuosité des machinistes, des magnifiques éclairages, parcimonieux comme éblouissants, ponctuels comme diffus, des effets d’une vidéo admirable, toujours juste. La scénographie autorise tout, servie par une musique ingénieuse et efficace, qui enjambe, associe, ou impose une rupture entre chacun des tableaux. L’univers sinistre, parfois glauque, surprend, dérange avant que l’on se l’approprie. La noirceur quasi constante, avec ses dégradés et ses contrastes ménagés par des éclairages magistraux relève d’un expressionnisme à la Murnau, que la vidéo suggère. On est plongé dans un monde impitoyable, dans des eaux-fortes cruelles. L’onirisme, le fantastique, bien présents, prennent une dimension singulière. Aucune scène ne laisse indifférent.</p>
<p>Philippe Boesmans use avec maestria d’autant de styles d’écriture que de tableaux, et d’aventures ; c’est un patchwork surprenant. De la caricature-pastiche du menuet classique à la mélopée moyen-orientale, en passant par le cabaret, chaque musique colle à sa scène. L’oreille se familiarise vite à ces ruptures délibérées, percevant aussi l’humour fréquent, malgré la noirceur de l’ensemble. Le lyrisme est réservé à quelques moments forts, à quelques phrases, que ce soit dans la bouche des solistes ou aux instruments. Ainsi, dès la chute de l’arbre foudroyé, d’où le bois de Pinocchio sera extrait, le chant est éloquent. Les airs sont rares : la chanteuse de cabaret avec sa rengaine (« Io son dolce serena dolce ») dont on entendra l’écho à la fin, quelques mesures du second escroc (avec la parodie de l’air de Mignon), la merveilleuse intervention de la fée (colorature)… Les ensembles (duo des escrocs, trio des meurtriers…) ne correspondent pas aux canons du chant lyrique traditionnel, mais n’en sont pas moins extrêmement efficaces, y compris dans le recours aux unissons. Le passage du parlé au chanté se fait avec naturel, une sorte de sprechgesang parfois (est-il noté ?). Toujours l’intelligibilité du texte prime, avec son expression la plus naturelle, servie par des interprètes exemplaires.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="308" src="/sites/default/files/styles/large/public/pinocchio-0581_festival_daix_en_provence_2017_c_patrick_berger_artcompress.jpg?itok=b8gwA9Cb" width="468" /><br />
	 © Patrick Berger &#8211; artcompress</p>
<p>On se souvient ici du travail accompli par <strong>Emilio Pomarico</strong> dans la direction d’un <em>Wozzeck</em> d’anthologie. Ce soir, avec Klangforum, la réussite n’est pas moindre : l’orchestre est d’une redoutable précision, d’un équilibre parfait, et excelle à rendre ces climats si différents et étranges voulus par le compositeur. La synchronisation avec le plateau, c’est-à-dire, non seulement chacun des chanteurs, mais les éclairages, la vidéo, la machinerie est parfaite. C’est un constant régal. Signalons aussi les musiciens ambulants (un violoniste, un accordéoniste et un saxophoniste) dont les improvisations renforcent la liberté de ton de l’ouvrage. Comme il a été signalé plus haut, les emprunts, la parodie, les détournements sont nombreux, cet  humour confortant ainsi la complicité avec le public adulte.</p>
<p>L’équipe de chanteurs se révèle de très haut vol. On perçoit leur joie de retrouver cette complicité des précédentes productions, l’épanouissement en plus. <strong>Stéphane Degout</strong>, le directeur de la troupe, est un peu le Monsieur Loyal du spectacle. Il est habité par son personnage, et l’on applaudit sa prouesse. Toujours intelligible, y compris dans les passages au débit rapide, voix sonore, puissante et chaleureuse, conteur ou chanteur, son jeu force l’admiration : sollicité d’abondance, la diction et le chant n’en conservent pas moins leur éclat malgré les incessants changements de registre. La voix est longue, conduite avec art. Le père de Pinocchio, l’un des meurtriers et le maître d’école sont confiés à <strong>Vincent Le Texier</strong> dont le chant et la présence sont aussi convaincants : force et délicatesse, servis par une émission chaude. Le troisième chanteur, <strong>Yann Beuron</strong>,  magnifique ténor, prête sa voix à toute une galerie de personnages le plus souvent peu reluisants. La réussite est manifeste. Aucun des personnages féminins ne démérite. <strong>Chloé Briot</strong> campe un Pinocchio attachant. Sa taille et sa voix conviennent bien  à la marionnette versatile, avec ce qu’il faut de vivacité et d’acidité dans l’émission. La chanteuse de cabaret , qui se mue en mauvais élève, dévoyé, est la mezzo canadienne <strong>Julie Boulianne</strong>. Voix puissante et agile, colorée que l’on a  plaisir à entendre. <strong>Marie-Eve Munger</strong>, sa compatriote, est une magistrale colorature, qui a tout pour camper une fée attentionnée, délicate. A travers ses prouesses vocales, on remercie Philippe Boesmans de nous avoir ménagé ce rayon de soleil dans un univers aussi amer et sombre.</p>
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		<title>BOESMANS, Pinocchio — Bruxelles (La Monnaie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pinocchio-bruxelles-la-monnaie-mise-en-scene-sans-couleur-partition-sans-lyrisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Sep 2017 05:23:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en présence du Roi et de la Reine des belges qu’on a célébré mardi soir la réouverture du Théâtre Royal de la Monnaie, après deux ans de travaux destinés à moderniser les installations et augmenter le confort des spectateurs. Et pour célébrer l’événement, c’est la dernière création de Philippe Boesmans, Pinocchio créé cet été &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en présence du Roi et de la Reine des belges qu’on a célébré mardi soir la réouverture du Théâtre Royal de la Monnaie, après deux ans de travaux destinés à moderniser les installations et augmenter le confort des spectateurs. Et pour célébrer l’événement, c’est la dernière création de Philippe Boesmans, <em>Pinocchio</em> <a href="https://www.forumopera.com/pinocchio-aix-en-provence-ce-qui-sappelle-avoir-du-nez">créé cet été même à Aix</a>, qui a été choisie. Souverains belges, compositeur belge, chef belge, le très international théâtre bruxellois jouait pour la circonstance la carte nationale.</p>
<p>Si l’image qui vous vient à l’esprit en entendant le nom de Pinocchio est celle d’un candide pantin aux yeux bleus avec une plume à son chapeau, oubliez-là bien vite ! Le livret de <strong>Joël Pommerat</strong>, écrit en 2008, retient du personnage de Collodi et de ses aventures une version beaucoup plus sombre que celle de Walt Disney, même si les ingrédients sont les mêmes : confronté à la cruauté du monde, le jeune héros finira par trouver la voie de la sagesse grâce à l’amour de son créateur, mais après bien des vicissitudes.</p>
<p>Bien sur, le propos du dramaturge dépasse de beaucoup la simple fable destinée à corriger les enfants menteurs ou à leur donner l’envie d’aller à l’école. Hélas, en voulant « moderniser » son langage, c’est à dire en adoptant le français très relâché qu’on parle dans les cours de récréation, Pommerat écrivain produit un livret particulièrement dépourvu de séduction poétique ou littéraire et qui ne s’accorde guère aux subtilités de la musique de Boesmans.</p>
<p>Très peu de lumière, pas de décor et pour ainsi dire pas de couleur, c’est un spectacle en noir et gris, comme souvent dans le théâtre de Pommerat, qu’il livre aux spectateurs ; et si certains tableaux font preuve d’une belle virtuosité de mise en scène, avec l’appui des vidéos de <strong>Renaud Rubiano</strong> notamment, d’autres échappent quasiment au regard tant la lumière est chichement dispensée. Cela n’empêche pas de susciter de très vives émotions visuelles lorsque les situations le permettent, mais ces moments réussis se trouvent un peu dilués dans l’ensemble du spectacle. Malgré sa durée limitée à moins de deux heures, on n’évite pas certaines longueurs.</p>
<p>Partition éminemment composite, kaléidoscope fait d’un peu tout sauf de véritable opéra, sorte d’apologie musicale de la mixité des genres – chacun des 25 tableaux (un prologue, 23 scènes et un épilogue) dans un style différent, certains très réussis – l’œuvre de Boesmans, malgré une dimension onirique assez séduisante et une grande originalité fantaisiste, pêche par un manque de cohérence et d’unité qui permettrait à l’auditeur de la considérer dans son ensemble. L’utilisation très à propos d’un séduisant leitmotiv primesautier pour le personnage de Pinocchio, la recherche permanente de couleurs orchestrales, en particulier aux vents et aux percussions, et les très abondantes citations, parfois cocasses, puisées principalement dans le répertoire français du XIXe siècle, ne suffisent pas tout à fait à en faire une réussite complète. Tenant du mélodrame par ses longs passages de récits parlés, du spectacle de tréteaux, de l’opéra comique, du music hall, mais aussi du répertoire de la variété, avec en plus l’incursion de musiques extra occidentales, la partition ne comporte pour ainsi dire aucun duo, aucun ensemble. Les interventions des chanteurs, hormis celles de la fée, sont dépourvues de lyrisme (est-ce délibéré ?), quand il ne s’agit pas tout simplement de dialogues parlés ou de <em>sprechgesang</em> avec un support orchestral réduit au stricte minimum. L’impression générale serait plutôt qu’il s’agit d’une pochade, une fantaisie écrite dans l’humour et la désinvolture, sans grand souci de formalisme. On en vient à regretter le lyrisme subtilement poétique de <em>Wintermärchen</em> ou le souffle dramatique intense de <em>Julie</em> (par exemple), des partitions qui, par comparaison, paraissent plus abouties.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="307" src="/sites/default/files/styles/large/public/de-munt-mzk1odewmtuxoa.jpg?itok=zsJIgxL7" title="Stéphane Degout (le directeur de la troupe) © Hofamnn" width="468" /><br />
	Stéphane Degout (le directeur de la troupe) © Hofmann</p>
<p>Malgré l’abondance des personnages, six chanteurs suffisent à compléter la distribution. C’est de très loin <strong>Stéphane Degout</strong> qui domine la troupe, tenant quasiment le spectacle sur ses épaules, par une présence scénique très intense, des interventions vocales d’une chaude sobriété et comme toujours chez ce chanteur une diction parfaite. A ses côtés, <strong>Vincent Le Texier</strong> se montre très émouvant dans le rôle du père. <strong>Yann Beuron</strong>, à qui on n’a confié que des rôles de mauvais, relève le défi avec humour, mais ne trouve guère d’occasion pour l’épanchement lyrique. Du côté des voix féminines, <strong>Chloé Briot,</strong> qui assure le rôle titre, y met ce qu’il faut de gouaille et d’entrain, avec une voix un peu aigre par moment (est-ce l’abondance des passages parlés qui fatigue ainsi l’instrument ?). Seul rôle véritablement lyrique de la partition, la fée, chantée par la soprano colorature <strong>Marie-Eve Munger</strong>, déploie avec brio une voix pleine de charme malgré quelques imprécisions de justesse et une diction moins claire. La jeune <strong>Julie Boulianne</strong> s’acquitte fort bien du rôle de la chanteuse de cabaret un peu pompette ; espérons la revoir bientôt dans des emplois de plus grande envergure.</p>
<p>L’orchestre réduit à dix-neuf musiciens plus leur chef et les trois musiciens de plateau, parvient à rendre la diversité des propositions musicales avec beaucoup de talent, s’adaptant à tous les genres, et mettant en lumière avec autant de conviction qu’il peut l’atmosphère onirique de la partition. <strong>Patrick Davin</strong> dirige ce petit ensemble avec beaucoup de précision et d’entrain, passe avec humour d’une citation à l’autre, et cherche manifestement lui aussi à assurer la cohérence globale de la partition, à travers la diversité des propositions du compositeur.</p>
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		<title>BOESMANS, Pinocchio — Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pinocchio-aix-en-provence-ce-qui-sappelle-avoir-du-nez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jul 2017 05:03:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’éclatante réussite d’Au monde, Philippe Boesmans aurait voulu poursuivre sa collaboration avec Joël Pommerat par une création ex nihilo, mais le dramaturge n’ayant alors pas le temps nécessaire, il lui suggéra d’adapter plutôt une autre de ses pièces. Et comme le compositeur aspirait à une certaine légèreté, il s’agirait d’un conte pour enfants. L’idée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après l’éclatante réussite d’<em>Au monde</em>, Philippe Boesmans aurait voulu poursuivre sa collaboration avec Joël Pommerat par une création <em>ex nihilo</em>, mais le dramaturge n’ayant alors pas le temps nécessaire, il lui suggéra d’adapter plutôt une autre de ses pièces. Et comme le compositeur aspirait à une certaine légèreté, il s’agirait d’un conte pour enfants. L’idée n’était pas mauvaise, le succès de la première le confirme, et les deux complices ont bien senti le sens du vent, même si quelques questionnements viennent à l’esprit de l’auditeur.</p>
<p>Ce <em>Pinocchio</em> fait rire, il faut le dire, et pas seulement grâce au langage insolent du pantin (« T’as de l’eau de vaisselle dans les tuyaux ? » demande-t-il au vieil homme qui l’a fabriqué), mais aussi pour des motifs proprement musicaux : difficile de résister à la fanfare qui joue délicieusement faux au début de la deuxième partie, ou à ce réjouissant détournement de l’air de <em>Mignon</em>, qui devient ici « Connais-tu le pays où fleurit ton argent ? ». Encouragée par un texte qui pratique lui aussi la citation (deux vers du Purgatoire de Dante pour cette sirène qu’est la chanteuse de cabaret, par exemple), la partition multiplie les effets de ce genre, souvent à des fins comiques, peut-être aussi afin d’être moins ardue pour les jeunes oreilles auxquelles elle est en partie destinée ; et si <em>Au monde</em> contenait parfois des échos de Poulenc, les références oscillent ici entre Gounod et Richard Strauss en passant par Debussy. Que Philippe Boesmans se sente libre héritier de toute la tradition lyrique occidentale est une excellente chose, mais on en arrive presque, cette fois, à se demander où est sa voix personnelle au milieu de toutes ces allusions. Ainsi, par exemple, le compositeur explique que les fées à l’opéra sont toujours des sopranos coloratures et qu’il n’avait aucune raison d’aller à l’encontre de cette tradition : sans doute, mais il est dommage qu’il n’ait pas cherché à faire chanter sa fée autrement que celle de la <em>Cendrillon </em>de Massenet. Sans doute un peu plus de condensation n’aurait-il pas nui à l’intrigue, car l’effet accumulatif des aventures, voulu par le librettiste, finit par l’être un peu beaucoup et certains épisodes gagneraient à être un peu resserrés.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="336" src="/sites/default/files/styles/large/public/pinocchio-05113_0.jpg?itok=taOY7R_h" title="© Patrick Berger" width="468" /><br />
	© Patrick Berger</p>
<p>Sur le plan visuel, on retrouve bien sûr l’univers étrange et sombre de<strong> Joël Pommerat </strong>metteur en scène. Le directeur de théâtre qui narre et commente l’histoire a des allures de monstre de Frankenstein, et l’on pourrait en dire autant de Pinocchio lui-même. L’action se déroule de nos jours, et les « mauvais élèves » ressemblent fort à des ados de banlieue, mais la fée bénéficie d’un traitement plus onirique, juchée au sommet d’une crinoline haute de trois mètres. Les effets reposent avant tout sur les éclairages, du simple projecteur judicieusement braqué jusqu’aux lasers qui recréent la mer sous nos yeux.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Emilio Pomarico</strong> guide avec maestria le <strong>Klangforum Wien</strong> en petit effectif dans son dialogue avec les trois admirables instrumentistes participant à l’action sur scène.</p>
<p>Les responsables de la distribution vocale ont eux aussi eu du nez, et les six solistes qui assurent à eux seuls tous les personnages disposent de rôles sur mesure. C’est une évidence pour <strong>Chloé Briot</strong>, dont la voix est cette fois bien plus mise en valeur que dans <em>Little Nemo</em>, autre opéra « pour enfants » dont elle a récemment assuré la création. A l’écouter ici, on songe que cette abonnée des rôles de petit garçon ne devrait pas rester Yniold toute sa vie et que les belles couleurs de son timbre lui permettraient d’aborder bien d’autres figures. <strong>Marie-Eve Munger</strong> intervient essentiellement dans une tessiture extrême mais jamais agressive pour l’oreille, tandis que <strong>Julie Boulianne</strong> passe sans mal de la chanteuse de cabaret visiblement ivre au cancre tentateur. <strong>Yann Beuron </strong>enchaîne les personnages épisodiques ; au moins dispose-t-il de la parodie de <em>Mignon</em> pour laisser un instant s’épanouir sa voix. Le grave toujours aussi sonore, <strong>Vincent Le Texier</strong> est un Père aussi digne qu’il est un maître d’école ridicule. Mais ce qui impressionne surtout, c’est la prestation de <strong>Stéphane Degout</strong>, déjà protagoniste d’<em>Au monde</em> : son rôle de narrateur, auquel s’adjoignent quelques personnages plus anecdotiques, lui fait tenir le spectacle sur ses épaules, tâche dont il s’acquitte sans peine, et avec un véritable pouvoir de fascination sur l’auditoire. Passant avec une parfaite aisance du chanté au parlé, il est, en tant que commentateur, le seul dont le texte ne soit pas surtitré : ce serait d’ailleurs tout à fait inutile.</p>
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		<title>Stéphane Degout franchit le cap Verdi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/stephane-degout-franchit-le-cap-verdi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2017 05:41:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si grand soit le chanteur, si accompli soit son art, une première fois reste une étape intimidante surtout s’agissant non seulement d’un rôle mais aussi d’un compositeur. Avec Rodrigue dans Don Carlos à Lyon du 17 mars au 6 avril 2018, Stéphane Degout ajoute Verdi à son répertoire, en français certes plutôt qu’en italien ce &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si grand soit le chanteur, si accompli soit son art, une première fois reste une étape intimidante surtout s’agissant non seulement d’un rôle mais aussi d’un compositeur. Avec Rodrigue dans <em>Don Carlos</em> à Lyon du 17 mars au 6 avril 2018, <strong>Stéphane Degout</strong> ajoute Verdi à son répertoire, en français certes plutôt qu’en italien ce qui ne signifie pas que la partition soit moins exigeante. Sur Twitter, le baryton français partage l’annonce de cette nouvelle production dont la mise en scène a été confiée à <strong>Christophe Honoré</strong> et la direction musicale à <strong>Daniele Rustioni</strong>. A leurs côtés, on relève en Don Carlos le nom de <strong>Sergei Romanovsky</strong> que l’on savait surtout ténor rossinien et, dans le rôle d’Eboli, celui d’<strong>Eve-Maud Hubeaux</strong>, jusqu’alors rossinienne et wagnérienne qui pourrait finalement s’avérer verdienne. Auparavant, Stéphane Degout aura participé en juillet au Festival d’Aix-en-Provence en Directeur de troupe, en escroc et en meurtrier à la création de <em>Pinocchio</em>, le nouvel opéra de Philippe Boesmans, rôles qu’il reprendra à La Monnaie en ouverture de saison 2017-18.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">Very happy to announce this great project and also quite intimidated as it will me my first Verdi ! <a href="https://twitter.com/operadelyon">@operadelyon</a> <a href="https://t.co/n1Y3FuuZde">https://t.co/n1Y3FuuZde</a></p>
<p>	— Stéphane Degout (@Stephdegout) <a href="https://twitter.com/Stephdegout/status/860388923922579457">5 mai 2017</a></p>
</blockquote>
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