<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Porgy and Bess - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/oeuvre/porgy-and-bess/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/porgy-and-bess/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:29:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Porgy and Bess - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/porgy-and-bess/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Simon Estes annonce son retrait des scènes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/simon-estes-annonce-son-retrait-des-scenes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 08:30:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/simon-estes-annonce-son-retrait-des-scenes/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’information nous est communiquée par nos confrères d’Opera Wire. Simon Estes annonce son retrait des scènes lyriques à l’issue des représentations de Porgy and Bess ce mois de juillet  au Des Moines Metro Opera dans l’Iowa. Le célèbre baryton-basse interprètera Frazier après avoir chanté dans le même opéra Porgy, au Metropolitan Opera en 1985 notamment. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/simon-estes-annonce-son-retrait-des-scenes/"> <span class="screen-reader-text">Simon Estes annonce son retrait des scènes</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/simon-estes-annonce-son-retrait-des-scenes/">Simon Estes annonce son retrait des scènes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’information nous est communiquée par nos confrères d’<em><a href="https://operawire.com/simon-estes-announces-final-role-retirement-from-opera-stage/">Opera Wire</a></em>. <strong>Simon Estes</strong> annonce son retrait des scènes lyriques à l’issue des représentations de <em>Porgy and Bess</em> ce mois de juillet  au Des Moines Metro Opera dans l’Iowa. Le célèbre baryton-basse interprètera Frazier après avoir chanté dans le même opéra Porgy, au Metropolitan Opera en 1985 notamment. Il s’agira de son 103<sup>e</sup> rôle en près de 60 ans de carrière. Né en 1938 dans l’Iowa, Simon Estes avait débuté en Ramfis dans <em>Aida</em> au Deutsche Opera Berlin en 1965. La suite de l’histoire appartient désormais à la légende.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/IbLTlA49Cvk" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/simon-estes-annonce-son-retrait-des-scenes/">Simon Estes annonce son retrait des scènes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Golda, Micaëla, Clara&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/golda-micaela-clara/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 23:56:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/golda-micaela-clara/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Micaëla au Staatsoper de Munich et avant Liù au Staatsoper de Vienne – aux côtés de Roberto Alagna –, la soprano Golda Schultz sera de retour au Metropolitan Opera pour deux représentations supplémentaires de Porgy and Bess, l’un des grands succès de la saison new-yorkaise. En attendant la représentation du 1er février qui sera &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/golda-micaela-clara/"> <span class="screen-reader-text">Golda, Micaëla, Clara&#8230;</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/golda-micaela-clara/">Golda, Micaëla, Clara&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après Micaëla au Staatsoper de Munich et avant Liù au Staatsoper de Vienne – aux côtés de Roberto Alagna –, la soprano <strong>Golda Schultz </strong>sera de retour au Metropolitan Opera pour deux représentations supplémentaires de <em>Porgy and Bess</em>, l’un des grands succès de la saison new-yorkaise.</p>
<p>En attendant la représentation du 1<sup>er</sup> février qui sera retransmise en direct au cinéma, un avant-goût est déjà disponible avec le célébrissime « <em>Summertime</em> » :</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/NghjBMn6ZJM" width="560">&amp;lt;br /&amp;gt;</iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/golda-micaela-clara/">Golda, Micaëla, Clara&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Porgy et Akhnaten : le Met vole de succès en succès</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/porgy-et-akhnaten-le-met-vole-de-succes-en-succes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Dec 2019 09:53:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/porgy-et-akhnaten-le-met-vole-de-succes-en-succes/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que tant de directeurs d&#8217;opéra s&#8217;inquiètent du taux de fréquentation de leur salle, Peter Gelb a toutes les raisons de jubiler : le Met vient d&#8217;annoncer que, face à l&#8217;énorme succès remporté par la production de Porgy and Bess, trois représentations supplémentaires du chef-d&#8217;œuvre de Gershwin vont être programmées. Bon courage à Eric Owens, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/porgy-et-akhnaten-le-met-vole-de-succes-en-succes/"> <span class="screen-reader-text">Porgy et Akhnaten : le Met vole de succès en succès</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/porgy-et-akhnaten-le-met-vole-de-succes-en-succes/">Porgy et Akhnaten : le Met vole de succès en succès</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que tant de directeurs d&rsquo;opéra s&rsquo;inquiètent du taux de fréquentation de leur salle, Peter Gelb a toutes les raisons de jubiler : le Met vient d&rsquo;annoncer que, face à l&rsquo;énorme succès remporté par la production de <em>Porgy and Bess</em>, trois représentations supplémentaires du chef-d&rsquo;œuvre de Gershwin vont être programmées. Bon courage à Eric Owens, à Angel Blue, la <a href="https://www.forumopera.com/tosca-aix-en-provence-mort-et-naissance-dune-diva">Tosca d&rsquo;Aix</a>, et à tous les autres artistes qui ont pu se rendre disponibles et qui ne se reposeront pas aussi tôt que prévu : ils reviendront sur scène les 4, 12 et 15 février (en fait, si la scène du Met est libre à ces dates, c&rsquo;est à cause de l&rsquo;annulation de trois représentations de <em>La Damnation de Faust, </em>la mise en scène de Robert Lepage, trop lourde, ayant été remplacée par une version de concert). Une bonne nouvelle n&rsquo;arrivant jamais seule, l&rsquo;autre grand succès du moment, <a href="https://www.forumopera.com/breve/en-direct-du-met-un-spectacle-envoutant"><em>Akhnaten</em> de Philip Glass</a>, sera repris dans deux ans, Peter Gelb l&rsquo;a promis. L&rsquo;information est d&rsquo;autant plus remarquable qu&rsquo;il s&rsquo;agit de deux ouvrages américains et du XXe siècle. On rêverait en France d&rsquo;un tel engouement pour notre répertoire national et moderne&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/porgy-et-akhnaten-le-met-vole-de-succes-en-succes/">Porgy et Akhnaten : le Met vole de succès en succès</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Porgy and Bess contesté et contestable en Hongrie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/porgy-and-bess-conteste-et-contestable-en-hongrie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Feb 2018 08:59:12 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/porgy-and-bess-conteste-et-contestable-en-hongrie/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si l’on refuse qu’Otello sur scène soit noir, pourquoi ne pas accepter que Porgy et Bess soient blancs ? Telle est la controverse alimentée par l&#8217;Opéra d&#8217;État hongrois avec une nouvelle production de l’opéra de Gershwin confiée à des chanteurs majoritairement caucasiens. L’action dans le même temps a été transposée de la Caroline du Sud en &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/porgy-and-bess-conteste-et-contestable-en-hongrie/"> <span class="screen-reader-text">Porgy and Bess contesté et contestable en Hongrie</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/porgy-and-bess-conteste-et-contestable-en-hongrie/">Porgy and Bess contesté et contestable en Hongrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si l’on refuse qu’Otello sur scène soit noir, pourquoi ne pas accepter que Porgy et Bess soient blancs ? Telle est la controverse alimentée par l&rsquo;Opéra d&rsquo;État hongrois avec une nouvelle production de l’opéra de Gershwin confiée à des chanteurs majoritairement caucasiens.</p>
<p>L’action dans le même temps a été transposée de la Caroline du Sud en 1920 à un centre de migrants en Europe aujourd’hui. Toute analogie avec les événements de la gare de Budapest Keleti en 2015, lorsque des réfugiés syriens se sont rassemblés pour monter à bord de trains en direction de l&rsquo;Allemagne, serait purement fortuite. C’est là où l’histoire de nauséeuse devient nauséabonde. D’après certains, cette transposition aurait été imaginée pour servir la cause de premier ministre Viktor Orbán à la veille d’élections générales en avril. On sait ce dernier en conflit ouvert avec l’Union européenne sur le système de quota de migrants. Ses propos sur « l&rsquo;homogénéité ethnique » comme facteur de croissance l’an passé avaient à juste titre scandalisé. Pris à parti, Szilveszter Ókovács, le directeur général de l&rsquo;Opéra d&rsquo;État hongrois, a démenti toute manipulation politique.</p>
<p>Reste que George et Ira Gershwin avaient  expressément émis le souhait que <em>Porgy and Bess</em> soit interprété par des artistes noirs. Certes, depuis que Mimì et Rodolfo tournent en orbite autour de la terre, tout est autorisé. Cependant, contrairement à<a href="/la-boheme-paris-bastille-trahison"><em> La Bohème</em> parisienne</a> où il n’a jamais été précisé que l’opéra de Puccini était librement adapté, l&rsquo;Opéra d&rsquo;État hongrois, après intervention des ayant-droits, a dû déclarer que cette production était « <em>non autorisée et contraire aux exigences de représentation de l&rsquo;œuvre</em> ». Justice non immanente : <em>Porgy and Bess</em> ainsi mis en scène s’est joué à guichets fermés.</p>
<p><iframe allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/3v7fAMavhRc" width="560"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/porgy-and-bess-conteste-et-contestable-en-hongrie/">Porgy and Bess contesté et contestable en Hongrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dix opéras américains pour une investiture réussie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-operas-americains-pour-une-investiture-reussie/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/dix-operas-americains-pour-une-investiture-reussie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2017 06:42:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/dix-operas-americains-pour-une-investiture-reussie/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au lieu de ramer pour trouver quelques vedettes de la chanson prêtes à donner de la voix pour sa cérémonie d’investiture, le vendredi 20 janvier, Donald Trump aurait pu proposer une représentation d’opéra : sans renoncer à la préférence nationale, le  nouveau président des Etats-Unis y aurait trouvé une belle occasion de rassurer l’opinion de ses &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/dix-operas-americains-pour-une-investiture-reussie/"> <span class="screen-reader-text">Dix opéras américains pour une investiture réussie</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dix-operas-americains-pour-une-investiture-reussie/">Dix opéras américains pour une investiture réussie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au lieu de ramer pour trouver quelques vedettes de la chanson prêtes à donner de la voix pour sa cérémonie d’investiture, le vendredi 20 janvier, Donald Trump aurait pu proposer une représentation d’opéra : sans renoncer à la préférence nationale, le  nouveau président des Etats-Unis y aurait trouvé une belle occasion de rassurer l’opinion de ses concitoyens et du monde entier. La preuve en dix exemples.</strong></p>
<hr />
<p><strong>1. Scott Joplin, <em>Treemonisha </em>(1913)</strong></p>
<p>Par un étonnant hasard, alors que l’Amérique dit adieu à son premier président non-blanc, le plus ancien opéra venu des Etats-Unis qui soit encore représenté de nos jours est l’œuvre d’un compositeur africain-américain. En y insérant des rythmes de ragtime, <em>Treemonisha</em> célébrait les noces réussies du genre lyrique occidental avec la musique du Nouveau Continent.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QwZ0pBT0W5Q" width="560"></iframe></p>
<p><strong>2. Virgil Thomson, <em>Four Saints in Three Acts</em> (1934)</strong></p>
<p>Monter un opéra composé sur le livret résolument avant-gardiste d’une auteur lesbienne et collectionneuse des peintres les plus audacieux de son temps, voilà qui montrerait à ses adversaires que Donald Trump a l’esprit plus ouvert qu’on le dit. Et s’il prend goût à <em>Four Saints in Three Acts</em>, il pourra ensuite passer à <em>The Mother of Us All</em> (1947), deuxième fruit de la collaboration entre Virgil Thomson et Gertrude Stein.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/YrneAej8rh4" width="560"></iframe></p>
<p><strong>3. George Gershwin, <em>Porgy and Bess</em> (1935)</strong></p>
<p><em>Porgy and Bess</em> n’est pas seulement un opéra dont la quasi-totalité des personnages sont noirs, c’est aussi celui dont le protagoniste central fait partie de ce qu’on appelle aujourd’hui les PMR. Malgré sa « mobilité réduite », Porgy est bien le héros de l’histoire. Voilà qui enverrait un signal positif, de la part de celui qu’on a accusé de moquerie envers un journaliste handicapé et qui promettait de restreindre l’accès aux soins de santé.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/apiq3VN2Ra8" width="560"></iframe></p>
<p><strong>4. Carlisle Floyd, <em>Susannah</em> (1955)</strong></p>
<p>Donald Trump a nommé ministre de l’éducation un créationniste, opposé à la théorie darwinienne de l’évolution ? Qu’à cela ne tienne : dénonciation acerbe du maccarthysme et deuxième opéra américain le plus représenté après <em>Porgy and Bess</em>, <em>Susannah </em> de Carlisle Floyd montrerait que le nouveau président est résolument hostile à l’obscurantisme.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Q-FPJ4IECd8" width="560"></iframe></p>
<p><strong>5. Leonard Bernstein, <em>Candide</em> (1956)</strong></p>
<p>Durant sa campagne, le candidat républicain a annoncé son intention de déporter plusieurs millions d&rsquo;immigrants illégaux. Il est temps d&rsquo;appeler à la rescousse Leonard Bernstein et son <em>Candide</em>, composé en pleine guerre froide comme occasion idéale de pourfendre l’intolérance politique et religieuse de bon nombre de ses compatriotes. L&rsquo;air de la Vieille constitue notamment un croustillant éloge de l&rsquo;assimilation des réfugiés.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/vFi-neN5H_0" width="560"></iframe></p>
<p><strong>6. Samuel Barber, <em>Antony and Cleopatra</em> (1966)</strong></p>
<p>Tandis que Poutine et Bachar el-Assad filent le parfait amour, Donald Trump s’apprêterait-il à remporter en Syrie une nouvelle bataille d’Actium ? <em>Antony and Cleopatra</em>, œuvre pharaonique commandée à Samuel Barber pour l’inauguration du nouveau Metropolitan Opera construit au Lincoln Center, offrirait peut-être une autre vision des problèmes politiques du Proche-Orient.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/SK6xUH_tzR0?list=PL7RXC41jR-HpAbqGHxIVKbBJhxBs8KzIP" width="560"></iframe></p>
<p class="rtejustify"><strong>7. Philip Glass, <em>Einstein on the Beach</em> (1976)</strong></p>
<p>La victoire inattendue de Donald Trump a provoqué comme une onde de choc dans le milieu scientifique et universitaire américain, que ses déclarations sur le financement de la recherche ont de quoi inquiéter. <em>Einstein on the Beach</em>, dont les liens avec la théorie de la relativité restent ténus, permettrait peut-être de noyer le poisson.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/slZt_8MmoeI" width="560"></iframe></p>
<p class="rtejustify"><strong>8. John Adams, <em>Nixon in China </em>(1987)</strong></p>
<p>Le nouveau president des Etats-Unis semble sur le point d’appliquer envers la Chine une politique radicalement opposée à celle de ses prédécesseurs, qui rappellera étrangement la guerre froide. Trump pourrait avantageusement s’inspirer de l’attitude de son prédécesseur Nixon, qui contribua au contraire à renouer les liaisons diplomatiques, comme le rappelait le premier opéra de John Adams.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/0mtMI_huRtY" width="560"></iframe></p>
<p class="rtejustify"><strong>9. Andre Previn, <em>A Streetcar Named Desire</em> (1998)</strong></p>
<p>Dans l’opéra tiré de la pièce de Tennessee Williams <em>Un Tramway nommé désir</em>, Blanche Dubois veut fuir la réalité et réclame de la magie : il va en falloir beaucoup au nouveau président, en plus du tour de passe-passe grâce auquel il a été élu, pour réenchanter une Amérique qui ne se fait plus guère d’illusions.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/byF3FKUryns" width="560"></iframe></p>
<p class="rtejustify"><strong>10. Charles Wuorinen, <em>Brokeback Mountain</em> (2014)</strong></p>
<p>Malgré des efforts tardifs pour se présenter comme un candidat « LGBT-friendly » (pour un Républicain, en tout cas), l’élection de Donald Trump sème la panique dans toute la communauté homosexuelle des Etats-Unis, qui redoute de perdre tous les acquis des dernières décennies. <em>Brokeback Mountain</em> aurait prouvé que ces craintes étaient infondées.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/T9pb3RP12YE" width="560"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dix-operas-americains-pour-une-investiture-reussie/">Dix opéras américains pour une investiture réussie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.forumopera.com/dix-operas-americains-pour-une-investiture-reussie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GERSHWIN, Porgy and Bess — Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/porgy-and-bess-massy-massy-harlem-a-massy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2015 01:16:21 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/harlem-massy/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Porgy and Bess est plus un opéra qu’une comédie musicale, la chose est entendue. Mais quelle est la part relative des solistes par rapport à la troupe ? La question se pose d’autant plus quand il s’agit d’une tournée, où malgré la solide présence des chœurs et des rôles secondaires, la démultiplication des rôles principaux en quatre, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/porgy-and-bess-massy-massy-harlem-a-massy/"> <span class="screen-reader-text">GERSHWIN, Porgy and Bess — Massy</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/porgy-and-bess-massy-massy-harlem-a-massy/">GERSHWIN, Porgy and Bess — Massy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Porgy and Bess</em> est plus un opéra qu’une comédie musicale, la chose est entendue. Mais quelle est la part relative des solistes par rapport à la troupe ? La question se pose d’autant plus quand il s’agit d’une tournée, où malgré la solide présence des chœurs et des rôles secondaires, la démultiplication des rôles principaux en quatre, voire cinq distributions, peut risquer de déséquilibrer l’ensemble. Aujourd’hui, c’est la cohésion qui l’emporte sur le vedettariat.</p>
<p>Le <strong>New York Harlem Theatre</strong> a parcouru avec ce spectacle une grande partie du globe entre 2007 et 2015. Bien sûr, la distribution change quasiment tous les jours et, à lire nos confrères d’autres pays, nous avons eu aujourd’hui beaucoup de chance. En tous cas le spectacle est hyper professionnel, malgré les décors peu originaux mais efficaces de <strong>Michael Scott</strong>. La direction de <strong>Richard Cordova </strong>est peu inventive et, malgré un orchestre de qualité, engendre un démarrage difficile et une fin un peu poussive (plombée il est vrai par l’arrêt du spectacle au milieu de la scène 4 de l’acte II à cause d’une fausse alerte d’évacuation du théâtre). Fort heureusement, la vitesse de croisière est rapidement atteinte, et l’entrain communicatif des interprètes fait le reste. Des surtitres surréalistes en termes de traduction, de fins de phrases escamotées et d’orthographe, et des coupures dans la partition d’une bonne demi-heure, dont une partie du pique-nique dans l’île de Kittiwah, sont regrettables, mais n’ont pas d’incidence majeure sur la qualité du spectacle.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="334" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/01_porgy1.jpg?itok=kXUdRgeT" width="468" /><br />
	© Photo New York Harlem Theatre</p>
<p>Car le plateau est de très grande qualité, tout particulièrement pour les rôles secondaires. On est subjugué, dès le départ, par la Clara de <strong>Brandie Sutton </strong>(« Summertime »), voix aérienne et impalpable, légère et frémissante : une magnifique interprétation. Vient peu après la Serena de <strong>Mari-Yan Pringle</strong>, qui fait entendre dans ses lamentations devant le corps inerte de son époux Robins tué par Crown, une voix chaude, charnue et puissante qui vous donne le frisson. La Maria de <strong>Marjorie Wharton </strong>est elle aussi exceptionnelle pour d’autres raisons ; avec des lambeaux de voix, cette vétérante du rôle (que l’on a vue par le passé à Paris) glapit et vocifère plus qu’elle ne chante, mais pour un résultat théâtralement irrésistible. Sans pouvoir citer tous les rôles secondaires, tous excellents, citons encore la Strawberry Woman de<strong> Karmesha Peake</strong>, et le Crabman de <strong>Taiwann Norris </strong>: ici, nul cabotinage, un chant exemplaire, des voix parfaitement adaptées, un rare régal.</p>
<p>Du côté des premiers rôles, rien d’exceptionnel, mais de solides interprétations. <strong>Ebony Preston Woods</strong> (Bess), surjoue d’une manière un peu vulgaire au début, mais trouve des accents touchants dans ses duos avec Porgy, et déploie, lors des éclats avec Crown, une voix de grand opéra correspondant à sa formation lyrique et aux autres rôles qu’elle interprète habituellement. <strong>Patrick Blackwell</strong>  (Porgy), sans avoir une voix très forte, campe un personnage naturel et humain, jamais outré, dont on suit avec sympathie le parcours difficile. <strong>Michael Redding</strong> (Crown), belle bête sauvage, rend particulièrement plausible le magnétisme sexuel qu’il exerce sur Bess, tout en chantant fort bien le rôle. Quant à <strong>Luther Lewis III</strong> (Sportin’ Life), il a l’élégance et le bagout de Larry Marshall (qui a marqué le rôle pendant près de trente ans et est l’assistant à la mise en scène de <strong>Baayork Lee</strong> pour la présente production), sans en avoir cependant la voix claironnante. Au total, une belle représentation, bien chantée (et totalement juste, ce qui aujourd’hui n’est plus si courant), justifiant la longue ovation qui est adressée par toute la salle à l’ensemble des interprètes, déjà partis en pensée vers la prochaine étape de leur tournée.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/porgy-and-bess-massy-massy-harlem-a-massy/">GERSHWIN, Porgy and Bess — Massy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lorin Maazel, un américain à Cleveland</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lorin-maazel-un-americain-a-cleveland/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2014 16:10:04 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/lorin-maazel-un-americain-a-cleveland/</guid>

					<description><![CDATA[<p>De nationalité américaine mais né à Neuilly, Lorin Maazel nous a quittés il y a quelques mois, en juillet 2014. Decca lui rend aujourd&#8217;hui hommage à travers les enregistrements réalisés du temps où il dirigeait l’Orchestre de Cleveland, une des phalanges les plus réputées au monde. L’art lyrique ne trouve que brièvement sa place dans &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/lorin-maazel-un-americain-a-cleveland/"> <span class="screen-reader-text">Lorin Maazel, un américain à Cleveland</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/lorin-maazel-un-americain-a-cleveland/">Lorin Maazel, un américain à Cleveland</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De nationalité américaine mais né à Neuilly, <strong>Lorin Maazel </strong>nous a quittés il y a quelques mois, en juillet 2014. Decca lui rend aujourd&rsquo;hui hommage à travers les enregistrements réalisés du temps où il dirigeait l’Orchestre de Cleveland, une des phalanges les plus réputées au monde. L’art lyrique ne trouve que brièvement sa place dans ce coffret de dix-neuf CD : quelques ouvertures d’opéra – <em>La gazza ladra</em>, <em>Rouslan et Ludmila</em> –, la <em>Grande Messe des morts</em> de Berlioz où <strong>Kenneth Riegel</strong> s’emploie à marcher sur les brisées de Gilbert Duprez (pour qui fut composé la partie de ténor), et l’intégrale de <em>Porgy and Bess</em> servie par une distribution prestigieuse : <strong>Willard White</strong>, <strong>Leona Mitchell</strong>, <strong>Barbara Hendricks</strong>, etc.</p>
<p>Tout cela est évidemment brillant. Cleveland, fidèle à réputation, rutile de mille feux mais on ne peut s’empêcher de trouver ces artistes de premier rang bien peu concernés par le drame qu’ils sont censés interpréter. La faute aussi à Maazel auquel Ravel convient décidément mieux que Gershwin. <em>Daphnis et Chloé</em>, également proposé dans ce coffret, en apporte une nouvelle preuve. Comment expliquer cette affinité évidente d&rsquo;un chef d’orchestre américain avec la musique française ? Par son lieu de naissance ?</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/lorin-maazel-un-americain-a-cleveland/">Lorin Maazel, un américain à Cleveland</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Porgy and Bess</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/porgy-and-bess-melo-sans-grande-emotion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2014 05:38:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/porgy-and-bess-melo-sans-grande-emotion/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Opéra ou comédie musicale ? Depuis la création de Porgy and Bess, les deux tendances ont cohabité, donnant naissance à de belles productions. La présente, réalisée par l’Opéra de San Francisco, se veut aller vers l’opéra, avec « la plus belle distribution du point de vue vocal depuis la création », selon le directeur du théâtre, David Gockley &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/porgy-and-bess-melo-sans-grande-emotion/"> <span class="screen-reader-text">Porgy and Bess</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/porgy-and-bess-melo-sans-grande-emotion/">Porgy and Bess</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Opéra ou comédie musicale ? Depuis la création de <em>Porgy and Bess</em>, les deux tendances ont cohabité, donnant naissance à de belles productions. La présente, réalisée par l’Opéra de San Francisco, se veut aller vers l’opéra, avec «<em> la plus belle distribution du point de vue vocal depuis la création</em> », selon le directeur du théâtre, David Gockley (auparavant directeur du Houston Grand Opera). En réalité, les voix ne sont pas aussi séduisantes qu’il le dit, et la production elle-même tire irrésistiblement vers la comédie musicale. A qui la faute ?</p>
<p>
	Tout d’abord, les personnages principaux sont considérablement déformés par rapport aux références accumulées au fil des décennies. Bess a toujours été une jeune femme sexy, mince et élégante, avec une chevelure sombre*. Dans la présente production, la Bess de <strong>Laquita Mitchell</strong> est plutôt mure et opulente, espèce de matrone plantureuse, qui déroute autant par son aspect physique que par sa voix aigre, son vibrato envahissant, ses aigus parfois approximatifs et son médium peu audible. L’âge du personnage, nettement plus élevé qu’à l’habitude, a été fixé par le metteur en scène à partir du texte de la fin de l’acte I dans l’île de Kittiwah, quand Bess retombe sous la coupe de Crown et lui dit : « <em>Qu’est-ce que t’attends d’Bess ? Elle se fait vieille maintenant, prends une fille plus fraîche, t’en seras plus content…</em> ». Quant à la couleur de ses cheveux, Crown évoque dans son dernier air une femme rousse, sans jamais nommer Bess ; peu importe, Bess sera affublée d’une perruque rouge flamboyante.</p>
<p>
	De son côté, Porgy est-il le bel homme claudiquant que l’on a si souvent vu sur sa charrette tirée par une chèvre ? Non, il sera ici un mastodonte mal léché (<strong>Eric Owens</strong>), avec quand même des éclairs de bonté et d’amour. Autant dire que l’on est loin des tourtereaux genre Roméo et Juliette… Et ni l’un ni l’autre ne touchent vraiment ; dans son rôle de femme soumise, Bess n’engendre guère de sympathie, et Porgy guère plus, sauf à la fin quand il réalise que Bess est partie.</p>
<p>
	Au-delà de ces questions, la qualité de la captation vidéo est tout aussi déroutante : on se rend compte ici combien un film médiocre peut plomber une réalisation scénique qui semblait en direct pourtant avoir nombre de qualités. Car la vidéo dirigée par <strong>Frank Zamacona</strong> est impitoyable, mettant en valeur en gros plan tous les défauts qui se fondaient certainement dans la vision générale, dont Christophe Rizoud avait donné un <a href="/opera/ideal-a-sa-maniere">compte rendu</a> plus que favorable.</p>
<p>
	L’orchestre pâtit également de l’enregistrement en direct, et la mauvaise qualité de la prise de son gomme tous les extrêmes, ce qui a pour résultat d’affadir la partition, de lui retirer ses côtés les plus incisifs. Quant au chef <strong>John DeMain</strong>, on ne peut lui contester une parfaite connaissance de l’œuvre, mais sa direction est devenue bien routinière… (Celle de Simon Rattle est à côté beaucoup plus intéressante.) Enfin, les « tubes » paraissent rabâchés, sans grand esprit, notamment la berceuse <em>Summertime</em> chantée par <strong>Angel Blue</strong>, qui en retire tout caractère aérien, voire impalpable.</p>
<p>
	Mais c’est la médiocrité et les incohérences de la mise en scène de <strong>Francesca Zambello</strong> (dont ce n’est pas le coup d’essai en termes de contresens) qui certainement ont la plus grande part de responsabilité dans le résultat final. Sous sa direction, tous les chanteurs jouent plus façon comédie musicale, manquent de naturel, ont des gestes stéréotypés, et cabotinent à l’envi (la marchande de fraises, et le vendeur de crabes farcis dont les pattes bougent pour montrer comme ils sont frais !). L’ensemble fait ringard, « province », dans le mauvais et ancien sens du terme. Les interprètes sont plus occupés à chanter qu’à être les personnages : on a l’impression qu’ils n’ont pas été dirigés théâtralement parlant, et qu’ils n’obéissent qu’à une simple mise en place sans invention. Il n’y a guère que <strong>Chauncey Packer</strong> (Sportin’ Life) qui suscite un peu d’intérêt malgré la répétitivité et l’inconsistance du personnage qu’il essaie de construire. Il a la voix du rôle et de l’abattage, mais il lui manque la suprême élégance vocale et physique de Larry Marshall, et son départ avec Bess à New York est d’une grande vulgarité. Surtout, toute la représentation manque d’émotion, et cette vidéo ne restera donc pas comme une version de référence.</p>
<p>	* Film d’Otto Preminger en 1959 (avec Dorothy Dandridge), dans les tournées du Houston Grand Opera et autres, en 1978 au Palais des Congrès Porte Maillot avec Wilhelmina Fernandez (avant le triomphe du film <em>Diva </em>de Jean-Jacques Beineix en 1981), en 1987 au Châtelet, en 1996-1997 à l’Opéra Bastille et en 2008 à l’Opéra Comique.</p>
<p>
	 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/porgy-and-bess-melo-sans-grande-emotion/">Porgy and Bess</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GERSHWIN, Porgy and Bess — Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/de-la-caroline-du-sud-a-lafrique-du-sud/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Angonin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jan 2014 22:43:38 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/de-la-caroline-du-sud-l-afrique-du-sud/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Suscitant de nombreuses interrogations concernant son genre, Porgy and Bess répond à la volonté de Georges Gershwin de s&#8217;illustrer dans un domaine qu&#8217;il considèrait comme sérieux, l&#8217;opéra. Si cette histoire d’amour rendue impossible par l’alcool et la drogue ne séduisit pas dans un premier temps, l&#8217;œuvre, grâce à une version plus concise, a pris &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/de-la-caroline-du-sud-a-lafrique-du-sud/"> <span class="screen-reader-text">GERSHWIN, Porgy and Bess — Bordeaux</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/de-la-caroline-du-sud-a-lafrique-du-sud/">GERSHWIN, Porgy and Bess — Bordeaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Suscitant de nombreuses interrogations concernant son genre, <em>Porgy and Bess</em> répond à la volonté de Georges Gershwin de s&rsquo;illustrer dans un domaine qu&rsquo;il considèrait comme sérieux, l&rsquo;opéra. Si cette histoire d’amour rendue impossible par l’alcool et la drogue ne séduisit pas dans un premier temps, l&rsquo;œuvre, grâce à une version plus concise, a pris depuis son envol et appartient désormais au répertoire. Après le Royaume-Uni et l&rsquo;Allemagne, la jeune compagnie du Cape Town Opera pose ses valises à Bordeaux pour une série de représentations exceptionnelles car digne de tous les éloges.<br />
			 </p>
<p>			De la Caroline du Sud aux townships sud-africains, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas. « <em>La pauvreté, le racisme, les différences de classe et le déplacement des populations sont des questions universelles&#8230;. Nous sommes confrontés quotidiennement à ces déséquilibres sociaux </em>» dit le metteur en scène <strong>Christine Crouse</strong> qui fait le choix pertinent d&rsquo;une transposition de l&rsquo;œuvre à la fois géographique et temporelle. Elle précise : « <em>Je fus frappée par certains parallèles entre la vie à Catfish Row et la société urbaine en Afrique du Sud </em>». Le décor conçu par <strong>Michael Mitchell </strong>s&rsquo;inspire ainsi de photographies de zones urbaines d&rsquo;Afrique du Sud réservées aux communautés noires durant l’apartheid, photographies réalisées par <strong>Jürgen Schadeber</strong> ou <strong>James Barnor</strong>. Le quartier de Catfish Row devient un immeuble insalubre des townships composé d&rsquo;un bâtiment en pierre fissuré, maintenu par quelques échafaudages. Des abris grossiers faits de taule et de bois complètent le décor. Sur le grillage qui délimite leur espace, sont accrochés de grandes affiches évoquant culture et préoccupations sociétales de la communauté noire caractéristiques de ces quartiers pauvres. Les lumières subtiles de <strong>Kobus Rossouw </strong>mettent en évidence les couleurs vives de ce pays tout comme la noirceur des tempêtes qui peuvent sévir. Par un système de rotation habile, les scènes intérieures et extérieures s&rsquo;enchaînent rapidement sans entraver l&rsquo;énergie du spectacle. Une énergie que l&rsquo;on doit aussi en grande partie aux chanteurs du Cape Town Opera dont certains, comme le souligne Christine Crouse : « <em>vivent toujours dans des townships</em> ». Nombreux, les artistes s&rsquo;illustrent individuellement tout en préservant l&rsquo;ambiance communautaire de l&rsquo;œuvre. Une réussite due à une direction d&rsquo;acteur fluide et précise ainsi qu&rsquo;aux chorégraphies de<strong> Sbo Ndaba</strong>.<br />
			 <br />
			Dotée d&rsquo;une voix pure et sonore, <strong>Carolina Mobida</strong> campe une émouvante Clara. Son interprétation toute en finesse de « Summertime » représente un beau moment de poésie lyrique. La bonhomie d&rsquo;<strong>Owen Metsileng</strong> souligne à propos les traits optimistes et insouciants de Jack. <strong>Miranda Tini </strong>en Maria remplit son rôle de personnage comique tant par la gouaille que par le jeu. Tel un serpent qui distille furtivement son venin,<strong> Tshepo Moagi </strong>en Sportin&rsquo;Life remplit son office. La chanteuse <strong>Tina Menne</strong> (Serena) surprend par d&rsquo;imposants moyens vocaux qui expriment aussi bien son violent chagrin de veuve « My man&rsquo;s gone now » que l&rsquo;espoir durant la prière de guérison « Oh doctor Jesus! ». Des graves aux aiguës, la voix ronde et généreuse se déploie sans effort. <strong>Mandla Mndebele</strong> n&rsquo;interprète pas mais incarne Crown, tant il y met de conviction. La maîtrise du chant s&rsquo;accompagne d&rsquo;un corps d&rsquo;athlète aux muscles saillants. Dépassant d&rsquo;une tête le reste de la troupe, il adopte la démarche d&rsquo;un voyou : tête droite, dos courbé, le bassin poussé vers l&rsquo;avant. Tiraillée au point qu&rsquo;elle ne s&rsquo;appartient pas vraiment, Bess trouve en <strong>Philisa Sibeko</strong> une interprète de premier choix. Tantôt femme fatale, tantôt vertueuse, le personnage traverse des hésitations et revirements incessants que la belle voix de la chanteuse, aux accents grivois ou angéliques, reflète avec justesse. Le duo qu&rsquo;elle forme avec <strong>Lindile Kenneth Kula </strong>en Porgy fonctionne à merveille. Son chant intelligent nuance sans excès et avec pudeur les airs de joies, de tristesse, ou encore d&rsquo;amour qui lui sont dévolus.<br />
			<br /><strong>Tim Murray </strong>dirige un Orchestre National de Bordeaux particulièrement en forme. Energique, précis dans les moindres détails, sa direction fait ressortir les différents styles qui se côtoient dans la partition (jazz, blues, gospel) tout en mettant en relief la dimension théâtrale de l&rsquo;opéra.</p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/de-la-caroline-du-sud-a-lafrique-du-sud/">GERSHWIN, Porgy and Bess — Bordeaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GERSHWIN, Porgy and Bess — San Francisco</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ideal-a-sa-maniere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 21:31:35 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/idal-sa-manire/</guid>

					<description><![CDATA[<p>George Gershwin (1898-1937)   Porgy and Bess Opéra en trois actes Livret de Ira Gershwin et de Edwin DuBose Heyward, basé sur la nouvelle de Edwin DuBose Heyward, Porgy (1925) Créé le 30 septembre 1935 à Boston           Mise en scène : Francesca Zambello Assistant à la mise en scène : &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/ideal-a-sa-maniere/"> <span class="screen-reader-text">GERSHWIN, Porgy and Bess — San Francisco</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/ideal-a-sa-maniere/">GERSHWIN, Porgy and Bess — San Francisco</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          <strong>George Gershwin (1898-1937)</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Porgy and Bess</strong></p>
<p>Opéra en trois actes</p>
<p>Livret de Ira Gershwin et de Edwin DuBose Heyward, </p>
<p>basé sur la nouvelle de Edwin DuBose Heyward, <em>Porgy</em> (1925)</p>
<p>Créé le 30 septembre 1935 à Boston</p>
<p> </p>
<p>  </p>
<p>   </p>
<p>  Mise en scène : Francesca Zambello</p>
<p>Assistant à la mise en scène : Rita D&rsquo;Angelo Tikador</p>
<p>Décors : Peter J. Davison</p>
<p>Costumes : Paul Tazewell</p>
<p>Lumières : Mark McCullough</p>
<p>Chorégraphie : Denni Sayers</p>
<p> </p>
<p>Bess : Laquita Mitchell</p>
<p>Porgy : Eric Owens</p>
<p>Sportin&rsquo; Life : Chauncey Packer</p>
<p>Crown : Lester Lynch</p>
<p>Clara : Angel Blue</p>
<p>Serena : Karen Slack</p>
<p>Maria : Alteouise deVaughn</p>
<p>Jake : Eric Greene</p>
<p>Mingo : Michael Bragg</p>
<p>Annie : Malesha Jessie</p>
<p>Strawberry Woman : Samantha McElhaney</p>
<p>Lily : Amber Mercomes</p>
<p>Robbins : Michael Austin</p>
<p>Crab Man : Ashley Faatoalia</p>
<p>Peter : Calvin Lee</p>
<p>Nelson : Frederick Matthews</p>
<p>Jim: Earl Hazell</p>
<p>Frazier : Kenneth Overton</p>
<p>Undertaker : Darren K. Stokes</p>
<p>Detective : Richard Farrell</p>
<p>Policeman : Louis Landman</p>
<p>Coroner : John Minágro</p>
<p> </p>
<p>Ensemble: Porgy and Bess Ensemble</p>
<p>San Francisco Opera Orchestra and Chorus</p>
<p> </p>
<p>Chef des Chœurs : Ian Robertson</p>
<p>Direction musicale : John DeMain</p>
<p> </p>
<p>San Francisco, le 24 juin 2009</p>
<p> </p>
<p><strong>Idéal à sa manière</strong></p>
<p> </p>
<p>Réunir une vingtaine de chanteurs avec la voix et le physique des rôles est une des premières prouesses du <em>Porgy and Bess</em> présenté par l’Opéra de San Francisco, même si l’exploit semble plus facile aux Etats-Unis qu’ailleurs. N’oublions pas : <em>Yes, we can</em> ! Une affiche de cette longueur relève, avant toute performance individuelle, de l’esprit de troupe. On sent chez les artistes réunis ici une cohésion, une même culture et, de fait, on entend des sonorités puissantes nourries de jazz et de gospel autant que d’art lyrique, avec – revers de la médaille – un certain manque de contours dans les ensembles.</p>
<p>   </p>
<p>Au-delà de l’effet collectif, chacun, à un moment ou un autre, tire son épingle du jeu. Certains de manière attendue – comment résister à la mélodie de « Summertimes » surtout quand elle est caressée par <strong>Angel Blue</strong> (le nom de la chanteuse même est porteur de promesses), au « My man’s gone now » sauvage de <strong>Karen Slack</strong> (Serena) ou au swing diabolique de<strong> Chauncey Packer </strong>(Sportin&rsquo; Life) <strong>– </strong>d’autres de façon plus surprenante : <strong>Ashley Faatoalia </strong>en Crab Man et <strong>Samantha McElhaney</strong> en Strawberry Woman font délirer la salle (les américains de la côte Ouest ont le bravo plus facile que les européens).</p>
<p>   </p>
<p>A côté de ces chanteurs « à numéro », <strong>Laquita Mitchell</strong>, qui fit ses armes en Clara (à l’Opéra Comique en 2007 notamment), incarne à présent une Bess très « chatte sur un toit brûlant », bien moins fille paumée que femme fatale à la silhouette classée X, au médium corsé et à l’aigu radieux. <strong>Eric Owens</strong> met un peu plus de temps à entrer dans le personnage de Porgy mais trouve le ton à partir d’un « I got plenty o’ nuttin » joyeusement débonnaire. La voix large mais mate correspond bien à la virilité tendre et blessée du rôle. Elle le place en retrait – et en toute logique – du Crown de <strong>Lester Lynch, </strong>l’autre baryton, brutal et conquérant, dont le duo avec Bess au II est un des moments les plus intenses de la soirée. </p>
<p>  </p>
<p><strong>John DeMain, </strong>à la tête d’un San Francisco Opera Orchestra dans son élément, propose une lecture lyrique (par opposition à symphonique), très proche de l’action. L’absence de scintillement tire définitivement la partition vers l’opéra plutôt que vers la comédie musicale. La question de savoir à quel genre appartient <em>Porgy and Bess</em> ne se pose plus depuis 1976, date à laquelle John DeMain précisément présenta l’œuvre dans sa version intégrale. Bien que Gershwin ait échoué dans sa volonté de fusionner les musiques traditionnelle et folklorique, son unique opéra en est bien un. Le seul reproche qu’on pourra faire à <strong>Francesca Zambello</strong> est de l’oublier. Sa mise en scène lorgne plus souvent du côté de Broadway que de la Caroline du Nord avec des options qui frisent le cliché. Le résultat n’en demeure pas moins d’une efficacité remarquable : décor intelligent – un dispositif refermé sur lui-même, à mi chemin entre le hangar et la prison, qui symbolise le ghetto et dont les parois ne se soulèveront qu’à la toute fin lorsque Porgy décidera de rejoindre Bess à New York – ; scénographie réglée au cordeau – et Dieu sait si l’opéra comporte de multiples scènes de foules, certaines pas évidentes à représenter d’ailleurs – ; lumières ; chorégraphie… Rien n’est le fruit du hasard. C’est bien l’histoire de <em>Porgy and Bess</em>, telle que l’a voulue Gershwin, celle d’une Amérique qui se délite, violente sur fond de sang et de drogue. Le parti pris se veut plus illustratif qu’interprétatif mais l’œuvre laisse-t-elle vraiment le choix ? </p>
<p> </p>
<p><strong>Christophe Rizoud</strong></p>
<p><strong>  </strong></p>
<p><strong>Réagissez à cet article, votre commentaire sera publié</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/ideal-a-sa-maniere/">GERSHWIN, Porgy and Bess — San Francisco</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
