<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>San Giovanni Battista - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/oeuvre/san-giovanni-battista/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/san-giovanni-battista/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 03 Sep 2024 07:00:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>San Giovanni Battista - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/san-giovanni-battista/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>STRADELLA, San Giovanni Battista &#8211; Viterbe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stradella-san-giovanni-battista-viterbe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maxime de Brogniez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=171589</guid>

					<description><![CDATA[<p>Compositeur aujourd’hui plutôt confidentiel, Alessandro Stradella mena pourtant une vie dont l’invraisemblance forge des légendes. De Bologne à Gênes, en passant par Venise, Turin et bien sûr Rome, il multiplia les conquêtes amoureuses et les rivalités que celles-ci ne manquèrent pas d’engendrer. De cavales en intrigues, il mourut assassiné à Gênes en 1682, laissant une &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/stradella-san-giovanni-battista-viterbe/"> <span class="screen-reader-text">STRADELLA, San Giovanni Battista &#8211; Viterbe</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stradella-san-giovanni-battista-viterbe/">STRADELLA, San Giovanni Battista &#8211; Viterbe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Compositeur aujourd’hui plutôt confidentiel, Alessandro Stradella mena pourtant une vie dont l’invraisemblance forge des légendes. De Bologne à Gênes, en passant par Venise, Turin et bien sûr Rome, il multiplia les conquêtes amoureuses et les rivalités que celles-ci ne manquèrent pas d’engendrer. De cavales en intrigues, il mourut assassiné à Gênes en 1682, laissant une œuvre résolument novatrice. Tous les genres musicaux du 17<sup>e</sup> siècle y passèrent : opéra, concertos, motets, madrigaux, cantates, airs, oratorios. Des six oratorios qui nous sont parvenus, <em>San Giovanni Battista</em> est certainement le plus connu. Composé à Rome, ce saint Jean-Baptiste tient assurément plus du théâtre que de l’église. Et pour cause : à Rome, le pouvoir papal voyait alors l’opéra d’un œil méfiant – pour ne pas écrire franchement hostile –, censurant largement le genre. On sait pourtant que les livrets inspirés de thèmes bibliques sont nombreux à l&rsquo;opéra, si bien que la frontière entre ce genre et l’oratorio peut parfois ne tenir qu’à un mot.</p>
<p style="font-weight: 400;">S’il n’appelle <em>a priori </em> pas de mise en scène, le saint Jean-Baptiste de Stradella plonge l’auditeur au cœur d’un drame vécu directement : les personnages s’expriment en première personne, sans même qu’un narrateur ne serve de médiation entre le public et les protagonistes. </p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_005811-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-171591"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© DR</sup></figcaption></figure>


<p style="font-weight: 400;">L’intrigue est connue – peut-être particulièrement des amateurs d’opéra (la <em>Salomé </em>de Richard Strauss repose sur le même épisode) : saint Jean-Baptiste est à la cour du roi Hérode pour blâmer l’union de ce dernier à Hérodiade, la femme de son frère. Salomé, la fille d’Hérodiade (d’ailleurs désignée dans le livret utilisé par Stradella comme « Hérodiade la fille »), subit les avances de son oncle/beau-père. Elle y résiste à peine, minaude un peu, et cherche finalement une manière de s’assurer une emprise sur le roi, mais aussi sur le royaume. En tel cas, rien ne vaut le conseil avisé d’une mère attentive : « Ma fille, si tu souhaites obtenir un grand trésor de l’affection royale, demande simplement la tête de l’hautain Baptiste, un don plus grand que quelque empire que ce soit ; car si la langue tombe sur le sol, tranchée nette, Hérode restera le trophée de nos armes, et qui triomphe d’un roi, jouit d’un royaume ». Facile à convaincre, la fille entonne quelques vocalises qui suffiront à faire trancher la tête du saint, toutes affaires cessantes.</p>
<p style="font-weight: 400;">Sur le plan orchestral, Stradella consolide le dispositif du <em>concerto grosso</em>, soit une forme où deux ensembles se répondent : le <em>concertino </em>composé d’instruments solistes et le <em>ripieno</em>, composé du reste de l’orchestre. Cette écriture permet des jeux d’échos et des effets de volume qui confèrent à la partition une dynamique singulière, participant résolument à la théâtralité de l’œuvre.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_008212-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-171592"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© DR</sup></figcaption></figure>


<p style="font-weight: 400;">Ces possibilités expressives sont pleinement exploitées par <strong>Andrea De Carlo </strong>et l’<strong>Ensemble Mare Nostrum</strong>. Après quatre jours d’enregistrement (un CD est annoncé début 2025), la pièce a manifestement atteint sa maturité. Les articulations sont ciselées, les basses et continuos (clavecin, orgue positif, théorbe, violoncelle baroque…) insufflent une dynamique qui confine parfois à l’emportement (toujours maîtrisé) et à la jubilation. Sur le plan spatial, les deux parties de l’orchestre ne sont pas distinctes. Il en résulte une belle homogénéité sonore que l’acoustique suffisamment sèche de l’église Santa Maria Nuova de Viterbe sert avantageusement : les choix de <em>tempi</em> et la vivacité extrême de certains passages ne se seraient pas accommodés d’une réverbération trop importante. Ici c’est net, tranchant même – pouvait-il en être autrement&nbsp;?</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_010113-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-171593"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© DR</sup></figcaption></figure>


<p style="font-weight: 400;"><strong>Dorota Szczepańska </strong>est une «&nbsp;Hérodiade la mère&nbsp;» chatoyante. Dès sa première intervention, on la sent séductrice et manipulatrice ce qui, vocalement, se traduit par une sensualité certaine que certains ports de voix d’abord étonnants (ils donnent une direction presque dansante à certaines phrases) mais, en fait, très à propos, expriment. La voix est riche et colorée. Lorsque le propos est plus directif (s’adressant à Hérode&nbsp;: «&nbsp;Oui, seconde les vœux de ton Hérodiade, de tous ceux qui te sont dévoués&nbsp;»), le ton change du tout au tout et cette sensualité vocale disparaît au profit d’une projection nette et toujours efficace.</p>
<p style="font-weight: 400;">«&nbsp;Hérodiade la fille&nbsp;» tient assurément le rôle le plus exigeant, vocalement mais aussi dramatiquement, de la partition. <strong>Silvia Frigato</strong> parvient à rendre compte de l’évolution rapide mais extraordinairement intense de la psychologie du personnage. Abordé dans un premier temps avec une certaine retenue vocale – timbre sobre, projeté sans excès ni fioritures, avec une grande attention au phrasé –, le rôle évolue rapidement vers des sommets d’expressivité. Alors qu’elle demande à Hérode la tête du Baptiste, les aigus un peu coincés du début de la partition s’élargissent, les vocalises sont menées intelligemment et les chromatismes justement soulignés pour, peu à peu, atteindre le <em>climax </em>de la partition.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_010414-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-171594"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© DR</sup></figcaption></figure>


<p style="font-weight: 400;">À l’incandescence de cette Salomé répond la gravité de saint Jean-Baptiste. En 1675, à la création de l’œuvre, le rôle était tenu par le castrat Giovanni Francesco Grossi, dit Siface. L’écriture aurait dès lors pu faire droit aux démonstrations de virtuosité que l’on retrouve pour ce type de voix dans les opéras de Cavalli ou, plus tard, Scarlatti et Vivaldi. Rien de tout cela chez Stradella. Jean-Baptiste incarne l’autorité calme et vertueuse. <strong>Danilo Pastore</strong>, contre-ténor, parvient à trouver un équilibre entre ce que son timbre lui permet et la posture que demande le livret. Claire et bien projetée, la voix n’est pas toujours timbrée et un excès d’air la voile parfois encore un peu plus. Il n’empêche que les vocalises sont intelligemment menées et que l’interprétation est idéale. Après l’envolée diabolique d’Hérodiade la fille, la sérénité qu’il dégage ne peut qu’être lacrymale.</p>
<p style="font-weight: 400;">La basse de <strong>Masashi Tomosugi</strong> (Hérode) est large et profonde, même si le chanteur ne parvient pas toujours à insuffler au son les harmoniques aigues qui lui confèrent son éclat (et, parfois aussi, sa justesse). Théâtralement l’investissement est total, confinant parfois à la carricature avec un étrange <em>marcato </em>dans certaines vocalises (singulièrement dans le «&nbsp;Tonerà tra mille turbini…&nbsp;»).</p>
<p style="font-weight: 400;">Dans le rôle du conseiller, <strong>Roberto Manuel Zangari </strong>est exemplaire. Le phrasé est impeccable, de même que la projection. La voix est claire et lumineuse. Dans le «&nbsp;Anco in cielo il biondo auriga…&nbsp;», les attaques dans l’aigu – redoutables à bien des égards – sont parfaites.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette distribution de solistes forme aussi des ensembles remarquables d’homogénéité, tant sonore qu’interprétative, lors des quelques interventions du « chœur ». Quand le conseiller, la mère et la fille forment un trio pour s’adresser à Hérode (« Que les liens d’une si douce servitude ne se dénouent jamais, que son âme ne se tourne jamais ailleurs, ni que mon roi ne m’aime plus »), on ne sait plus si c’est le roi qui cherche à séduire ou l’inverse. On ne sait plus qui est la mère, ni qui est la fille (les lignes de chant des deux sopranos ne sont-elles pas largement interchangeables ?). On ne sait plus où sont les frontières, ni si on est à l’église ou à l’opéra.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stradella-san-giovanni-battista-viterbe/">STRADELLA, San Giovanni Battista &#8211; Viterbe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>San Giovanni Battista</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/san-giovanni-battista-le-miracle-se-renouvelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2020 19:18:32 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/san-giovanni-battista-le-miracle-se-renouvelle/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Créé en novembre 2018 dans le cadre propitiatoire de la Chapelle Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Nantes, le spectacle que Vincent Tavernier et Damien Guillon ont tiré de San Giovanni Battista aurait mérité une captation vidéo et les honneurs d’un DVD. Cette version scénique était non seulement un ravissement pour les yeux, mais elle rendait pleinement justice aux qualités dramatiques du &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/san-giovanni-battista-le-miracle-se-renouvelle/"> <span class="screen-reader-text">San Giovanni Battista</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/san-giovanni-battista-le-miracle-se-renouvelle/">San Giovanni Battista</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé en novembre 2018 dans le cadre propitiatoire de la Chapelle Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Nantes, le spectacle que <strong>Vincent Tavernier </strong>et <strong>Damien Guillon </strong>ont tiré de <a href="https://www.forumopera.com/san-giovanni-battista-nantes-lincandescence-retrouvee-de-stradella"><em>San Giovanni Battista </em></a>aurait mérité une captation vidéo et les honneurs d’un DVD. Cette version scénique était non seulement un ravissement pour les yeux, mais elle rendait pleinement justice aux qualités dramatiques du plus populaire des oratorios de Stradella. Cette production devrait être reprise l’été prochain à Noirlac, Saintes et Périgueux, mais dans le contexte actuel, l’incertitude demeure quant au maintien des festivals. En revanche, une chose est sûre : grâce au disque, cette interprétation de <em>San Giovanni Battista</em> est appelée à devenir une référence et gageons qu’elle fera aussi des émules chez les musiciens qu’anime le feu du théâtre. <em>A contrario</em>, le manque d’engagement et l’absence d’une vision solidement architecturée, comme chez <a href="https://www.forumopera.com/san-giovanni-battista-amsterdam-christophe-dumaux-fend-larmure-et-nous-etreint">Vaclav Luks</a> récemment, nous paraissent plus que jamais rédhibitoires. </p>
<p>Si l’enregistrement n’a pas été réalisé en <em>live</em>, il a néanmoins vu le jour après plusieurs représentations et cette expérience irremplaçable fait toute la différence. Les artistes ont réussi à retrouver devant les micros installés à l’abbaye royale de Fontevraud l’urgence du direct, cette immédiateté troublante qui nous saisit et nous tient captif dès que Jean-Baptiste ouvre la bouche. Et le miracle de se renouveler, servi par une prise de son magistrale qui flatte en premier lieu la riche pâte sonore du <strong>Banquet Céleste</strong> et en particulier des basses somptueuses. Comme à Nantes en 2018, Damien Guillon et sa fine équipe innervent le drame, magnifient et exacerbent les affects qui motivent ou taraudent les protagonistes, depuis l’angoisse qui agite les disciples à l’idée que Jean se rende à la cour pour sermonner Hérode jusqu’à ce finale oppressant, faux duo et vrai dialogue de sourds où l’allégresse de Salomé se superpose à l’inquiétude du souverain dévoré par les remords. </p>
<p>Avec la fille d’Hérodiade, <strong>Alicia Amo</strong> hérite d’un rôle en or, certes exigeant sur le plan technique comme rhétorique, qui préfigure la virtuosité belcantiste et certaines héroïnes haendéliennes. Léger et pur, mais à l’émission ferme, son soprano affiche une flexibilité à toute épreuve. La chanteuse se donne sans compter et n’élude aucune dimension du personnage, sirène et diablesse, tour à tour enjôleuse et rageuse. Son triomphe sadique dévoile la laideur de son âme après un numéro de séduction extraordinairement maîtrisé, « Queste lagrime e sospiri », l’une des pages les plus inventives de la partition dont les tonalités changeantes achèvent de nous tourner la tête. Si la basse encore verte et tendre d&rsquo;<strong>Olivier Déjean </strong>semble avoir gagné en assurance depuis la création nantaise, il traduit mieux les failles que la majesté d’Hérode, jouet fragile des femmes dont le désarroi pudique ne peut laisser indifférent.</p>
<p>Le Conseiller d’Antipas hérite du ténor incisif d<b>&lsquo;</b><b>Artavazd Sargsyan</b> qui a de l&rsquo;autorité à revendre. En  revanche, la plus douée des cantatrices aurait toutes les peines du monde à exister à travers les répliques fugaces d’Hérodiade la Mère. <strong>Gaia Petrone</strong> ne démérite pas et joue les utilités dans les quelques ensembles qui la sollicitent. Si, sous la plume de l’Abbé Ansaldi et de Stradella, elle se contente de suggérer à Salomé de réclamer la tête du Baptiste, Hérodiade était omniprésente dans la dramaturgie de Vincent Tavernier et tirait manifestement les ficelles. Difficile de concevoir un Baptiste moins céleste et plus incarné que celui de <a href="https://www.forumopera.com/actu/paul-antoine-benos-djian-je-ne-me-fixerai-aucune-limite-de-repertoire"><strong>Paul-Antoine Bénos-Djian</strong>.</a> La profession de foi du saint en prison (« Io per me, non cangerei ») inspire au chanteur des accents indicibles qui feraient pleurer les pierres. C’est ce que nous écrivions, mot pour mot, il y a deux ans et c’est exactement ce que nous ressentons aujourd’hui. Peut-être parce que, au-delà ou plutôt en-deçà des accents et des inflexions, la chair si personnelle de cette voix recèle quelque chose qui nous désarme et nous émeut, intimement. L’indéchiffrable mystère du timbre.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/san-giovanni-battista-le-miracle-se-renouvelle/">San Giovanni Battista</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STRADELLA, San Giovanni Battista — Amsterdam</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/san-giovanni-battista-amsterdam-christophe-dumaux-fend-larmure-et-nous-etreint/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Feb 2020 19:03:11 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/christophe-dumaux-fend-l-armure-et-nous-treint/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chef-d’œuvre méconnu : le titre pourrait être décerné au San Giovanni Battista de Stradella (1675), si peu joué alors qu’il recèle tant d’invention et de beautés saisissantes. La saison dernière, elles retrouvaient leur lustre et leur vibrante théâtralité grâce à Damien Guillon et à son Banquet Céleste. Nous attendions sans doute trop de Václav Luks et de l’excellent Collegium 1704 qui étaient &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/san-giovanni-battista-amsterdam-christophe-dumaux-fend-larmure-et-nous-etreint/"> <span class="screen-reader-text">STRADELLA, San Giovanni Battista — Amsterdam</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/san-giovanni-battista-amsterdam-christophe-dumaux-fend-larmure-et-nous-etreint/">STRADELLA, San Giovanni Battista — Amsterdam</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Chef-d’œuvre méconnu : le titre pourrait être décerné au <em>San Giovanni Battista</em> de Stradella (1675), si peu joué alors qu’il recèle tant d’invention et de beautés saisissantes. La saison dernière, elles retrouvaient leur lustre et leur vibrante théâtralité grâce à <a href="https://www.forumopera.com/san-giovanni-battista-nantes-lincandescence-retrouvee-de-stradella">Damien Guillon</a> et à son Banquet Céleste. Nous attendions sans doute trop de <strong>Václav Luks</strong> et de l’excellent Collegium 1704 qui étaient invités au Concertgebouw d’Amsterdam samedi dernier.</p>
<p>Tout est en place, mais le souffle du théâtre vient trop souvent à manquer qui transformerait la lecture en interprétation et l&rsquo;énergie, en urgence. Force est de reconnaître que sur le plan des solistes, avec le forfait d’Arianna Venditelli, tombée malade quelques jours après avoir incarné Salomé au Rudolfinum de Pragues, la version de concert perdait un de ses principaux attraits. De fait, toute anti-héroïne qu’elle soit, la fille d’Hérodiade domine nettement ses partenaires, à la fois musicalement et vocalement. Doté d’un large ambitus et assez virtuose pour l’époque, le rôle ne fraie pas seulement la voie aux développements belcantistes, il exige aussi un organe pénétrant et charnel pour donner corps à la volupté comme à l’empire que l’intrigante exerce sur un monarque à la merci de ses pulsions.</p>
<p>L’étoffe, les couleurs, le mordant, la présence d’Arianna Venditelli promettaient beaucoup quand le soprano précis, mais étroit et excessivement prudent de <strong>Giulia Semenzato</strong> nous prive de l’essentiel : la passion, qui dévore cette créature détestable et en même temps fascinante. La rhétorique affûtée, la sensibilité et l&rsquo;engagement dramatique que nous avions appréciés dans le répertoire du Seicento (<a href="https://www.forumopera.com/lorfeo-paris-tce-mieux-quune-creme-de-beaute">Monteverdi</a>, <a href="https://www.forumopera.com/leritrea-venise-lequivoco-stravagante">Cavalli,</a> <a href="https://www.forumopera.com/orfeo-versailles-lorfeo-ou-leuridice-de-rossi">Rossi)</a> comme chez <a href="https://www.forumopera.com/saul-vienne-theater-an-der-wien-ceci-nest-pas-saul">Haendel</a> ont laissé place à un quant-à-soit déroutant. Le remplacement de dernière minute pourrait expliquer le manque d’audace, sinon d’imagination, mais en partie seulement, car l’artiste chantait le rôle à Salzbourg en 2018, sous la direction de Luks et avec ses musiciens. Faire-valoir de luxe véritablement sous-employé, <strong>Gaia Petrone</strong> n&rsquo;a que quelques répliques à donner en Hérodiade qu&rsquo;elle tenait déjà pour Damien Guillon et participe aux magnifiques chœurs dévolus aux solistes.</p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/orlando-paris-tce-dumaux-furioso">Roland furieux</a> ou <a href="https://www.forumopera.com/ariodante-paris-philharmonie-un-salaud-magnifique">salaud magnifique</a>, <strong><a href="https://www.forumopera.com/actu/christophe-dumaux-je-nai-plus-envie-de-faire-mes-preuves-quon-aime-ou-pas-ce-que-je-fais-tant">Christophe Dumaux</a></strong> a les moyens de ses ambitions et une vocalité à l’image de son tempérament : ardente. Même dans le rôle-titre nettement moins spectaculaire de <em>San Giovanni Battista</em>, le feu couve, d’une intensité idoine pour exprimer toute la ferveur du Baptiste. Elle n’en jure que davantage avec la tiédeur du suave mais fragile tenorino de <strong>Luca Cervoni</strong> (le Conseiller d’Hérode) et la relative mollesse du tétrarque de Galilée et de Pérée, décidément veule et trop humain, de <strong>Krešimir Stražanac</strong>. En revanche, si les coloratures s’avèrent appliquées, le baryton-basse rend palpables, au gré de récits très investis, le désarroi puis les remords qui s’emparent du roi dans son duo final avec Salomé.</p>
<p>Mais c’est la profession de foi de Jean en prison, joyau absolu de la partition (« Io per me, non cangerei »), qui nous ravit littéralement aux contingences de ce monde : l’alto dense et corsé de Christophe Dumaux s’éclaire et s’allège jusqu’au murmure, jusqu’au frémissement, inflexions irréelles et rubato souverain. Gérard Lesne, <a href="https://www.forumopera.com/actu/paul-antoine-benos-djian-je-ne-me-fixerai-aucune-limite-de-repertoire">Paul-Antoine Bénos-Djian</a>, Christophe Dumaux : il était écrit que l’interprète moderne de <em>San Giovanni Battista</em> serait français ou ne serait pas. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/san-giovanni-battista-amsterdam-christophe-dumaux-fend-larmure-et-nous-etreint/">STRADELLA, San Giovanni Battista — Amsterdam</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STRADELLA, San Giovanni Battista — Nantes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/san-giovanni-battista-nantes-lincandescence-retrouvee-de-stradella/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Nov 2018 04:50:05 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/l-incandescence-retrouve-de-stradella/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’instar de Damien Guillon, nous avions découvert le San Giovanni Battista de Stradella au disque avec Marc Minkowski (Erato), même s’il avait déjà été enregistré par Helmut Müller-Brühl (Schwann) puis Michael Schneider (Deutsche Harmonia Mundi), Alessandro De Marchi signant l&#8217;intégrale la plus récente pour les micros d&#8217;Hyperion (2007). Cependant, il aura fallu attendre la création de cette &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/san-giovanni-battista-nantes-lincandescence-retrouvee-de-stradella/"> <span class="screen-reader-text">STRADELLA, San Giovanni Battista — Nantes</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/san-giovanni-battista-nantes-lincandescence-retrouvee-de-stradella/">STRADELLA, San Giovanni Battista — Nantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’instar de <strong>Damien Guillon</strong>, nous avions découvert le <em>San Giovanni Battista </em>de Stradella au disque avec Marc Minkowski (Erato), même s’il avait déjà été enregistré par Helmut Müller-Brühl (Schwann) puis Michael Schneider (Deutsche Harmonia Mundi), Alessandro De Marchi signant l&rsquo;intégrale la plus récente pour les micros d&rsquo;Hyperion (2007). Cependant, il aura fallu attendre la création de cette version scénique en la Chapelle Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Nantes pour que le théâtre sacré de Stradella recouvre enfin son urgence et sa formidable incandescence. </p>
<p>Oratorio à la trame serrée et à l’écriture constamment inspirée, déroutante sur le plan rythmique et jalonnée de surprises harmoniques, <em>San Giovanni Battista</em> affiche une étonnante diversité de styles, caractéristique des périodes de transition : l’<em>historia sacra </em>modélisée par Carissimi, Mazzochi et Rossi voit se réduire l’importance des choeurs, confiés aux solistes, mais bénéficie de l’extrême malléabilité du récitatif de Cavalli, dont Stradella avait révisé le <em>Scipione Africano </em>et remaniera plus tard <em>Giasone</em>, tout en frayant la voie au développement belcantiste que le genre connaîtra chez Scarlatti et Haendel. Rien d’étonnant à ce que ce dernier ait détenu une copie de la partition. Damien Guillon rêvait déjà de la diriger alors qu’il venait de fonder le <strong>Banquet Céleste </strong>et il s’était probablement déjà forgé une idée relativement précise de la manière de la jouer quand Alain Surrans l&rsquo;a contacté pour ce projet, car il ne laisse rien au hasard et en détaille amoureusement la moindre invention. Non seulement les musiciens se saisissent de la musique de Stradella avec un geste très sûr et une acuité dramatique inouïe, mais ils rendent aussi pleinement justice au dialogue, si rare dans le répertoire vocal de l’époque, du <em>concerto grosso </em>et du <em>concertino</em>, et à la sensualité de la parure instrumentale. Il faut entendre les cordes caresser la voix de Baptiste ou accentuer les clairs-obscurs mélancoliques de la <em>sinfonia </em>sur laquelle se referme la première partie. Mais pour que le miracle advienne, encore faut-il que les solistes vivent dans leur chair et dans la chair de leur voix les affects qui animent leurs personnages. C’est peut-être un truisme, mais en théorie seulement car dans la pratique rien ne paraît moins évident, l’interprétation des oratorios de Stradella ayant rarement été habitée par ce frémissement qui est la vie même du théâtre.   </p>
<p>Les puristes s’insurgeront probablement à l’idée qu’un spectacle puisse être tiré de cet oratorio et, a fortiori, qu’il soit monté dans une église. Damien Guillon pourrait, de surcroît, donner l’impression que cette démarche est superflue lorsqu’il affirme que « <em>l’absence de mise en scène, dans le contexte originel </em>[le dimanche de la Passion (1675) en l’église San Giovanni dei Fiorentini de Rome] <em>est l’une des raisons qui explique que la musique soit aussi contrastée, théâtrale et imagée </em>». Or, le livret d’une performance ultérieure, à Modène, contient des indications de régie qui laissent penser que le chef-d’œuvre de Stradella fit à l’époque aussi l’objet d’une lecture scénique. Aujourd’hui, il se retrouve superbement enluminé par le décor de <strong>Claire Niquet</strong>, qui évoque autant Fra Angelico que le Raphaël des loges du Vatican, et les atours somptueux des très hiératiques silhouettes d’Hérodiade, d’Hérode et de son Conseiller dessinées par <strong>Erick Plaza-Cochet. </strong>Véritable enchantement pour les yeux, ces tableaux vivants ne détonnent pas dans le cadre la Chapelle Notre-Dame de l’Immaculée Conception et ils ne devraient pas davantage jurer dans la cathédrale de Rennes ni dans les <a href="http://banquet-celeste.fr/programme/san-giovanni-battista/">autres lieux consacrés </a>qui vont accueillir cette production jusqu’en mai 2019. </p>
<p>Loin de nous montrer la danse lascive de Salomé (« Hérodiade la Fille » dans le livret) ou la décollation de Baptiste, la dramaturgie de <strong>Vincent Tavernier </strong>ignore l’illustration réaliste et triviale et s&#8217;emploie plutôt à éclairer habilement les relations des protagonistes dont elle explicite également ou affermit les traits, à commencer par ceux d’Hérodiade (excellente <strong>Gaïa Petrone</strong>). Sous la plume de l’Abbé Ansaldi, la mère de Salomé ne s’exprime que fugacement et intervient pour l’essentiel dans les ensembles, or l’action procède de ses manigances et de l’ascendant qu’elle exerce sur sa progéniture. Tapie dans l’ombre ou se dressant fièrement face à Hérode, un sourire triomphal aux lèvres, narguant Baptiste dans sa geôle ou reprenant vivement le sceptre royal des mains du Conseiller en le toisant furieusement, la compagne du tétrarque de Galilée et de Pérée est omniprésente et veille jalousement sur ses intérêts. </p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/san_giovanni_battista-pa_benos-djian_aamo_43.jpg?itok=dwpeRpty" title="Paul-Antoine Benos Dijan (San Giovanni Battista) et Alicia Amo (Erodiade la Figlia)© Jean-Marie Jagu" width="468" /><br />Paul-Antoine Benos Dijan (San Giovanni Battista) et Alicia Amo (Erodiade la Figlia) © Jean-Marie Jagu</p>
<p>N’était sa malignité, Salomé aurait mérité de donner son nom à l’oeuvre, en vérité dominée par cette anti-héroïne dont <em>San Giovanni Battista </em>livre un portrait d’une étonnante férocité mais aussi d’une exceptionnelle richesse. Et dire que nous n’avons conservé aucune trace de la prise de rôle de Maria Callas, qui incarna cette diablesse à Pérouse en 1949 ! Il y a là de quoi stimuler notre imagination. Nous pouvions d’abord craindre que cette partie fort exigeante, en termes d’ambitus, de virtuosité mais aussi en matière de lyrisme, excède les moyens du soprano frais et pur, mais d’essence légère d’<strong>Alicia Amo. </strong>Or, aucune dimension, aucune posture de cette championne de la duplicité ne lui échappe, qu’elle implore les dieux, apparemment soumise, ou attise la colère d’Hérode avant de tomber le masque et de clamer victoire en exhalant sa haine à l’endroit de Jean-Baptiste. La composition culmine dans l’ultime numéro de séduction de la fille d’Hérodiade, prouesse rhétorique autant que technique, où la parfaite maîtrise de l’instrument autorise une irrésistible gradation des effets. Un homme moins vulnérable que le compagnon illégitime de sa mère – Antipas a épousé sa propre nièce, ce qui lui vaut les semonces de Jean-Baptiste – ne pourrait que rendre les armes, terrorisé par les menaces ou enjôlé par les inflexions captieuses de la belle aux larmes de crocodile (« Queste lagrime, e sospiri »). </p>
<p>Les rodomontades d’Hérode ne nous impressionnent pas vraiment ; nous avons connu coloratures plus percutantes que celles d’<strong>Olivier Déjean</strong>, jeune basse prometteuse mais au métal encore tendre et à l&rsquo;émission peu incisive, bien qu’en même temps sa prestation nous amène à réfléchir sur la sincérité du courroux du souverain qui ordonne l’emprisonnement de Jean-Baptiste. En tout cas, l’artiste nuance une figure parfois traitée de manière trop univoque. Physique avenant et de pied en cap rehaussé d’or, cet Hérode recherche avant tous les plaisirs et le pouvoir semble lui peser, il finira d’ailleurs par retirer sa couronne. Les doutes le travaillent et nous assistons à son asservissement, progressif, mais inéluctable, jusqu’à ce que le remords le taraude dans ce finale, abrupt et discordant, où son angoisse se superpose à la jubilation de Salomé. La partie du Conseiller, en vérité le complice docile d’Hérodiade et de sa fille, paraît d’abord un peu tendue pour la voix d’<strong>Artavazd Sargsyan</strong>, mais le fringant ténor gagne en assurance au fil de la soirée et remplit son office. <strong>Paul-Antoine Bénos-Dijan </strong>avait déjà retenu notre attention en <a href="https://www.forumopera.com/rinaldo-bruges-et-si-le-beau-sexe-etait-aussi-le-sexe-fort">Rinaldo</a>, mais son Jean-Baptiste devrait faire date. Le saint n’a plus rien de l’angélisme que lui confèrent certains contre-ténors, il appartient à notre monde et son humanité nous bouleverse. Mais pourrait-il en aller autrement avec une voix aussi chaude, aussi charnelle ? Le rôle tombe sans un pli sur cet alto ambré et incroyablement naturel. Du prédicateur, Paul-Antoine Bénos-Dijan possède également le charisme qui enflamme d’ailleurs ses disciples, dont le chœur n’a jamais résonné avec une telle ferveur. Climax de <em>San Giovanni Battista</em>, la profession de foi du saint en prison (« Io per me, no cangerei ») inspire au chanteur des accents indicibles qui feraient pleurer les pierres. Ce soir, il pleut sur Nantes, mais pas dans notre cœur, empli de gratitude. </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/san-giovanni-battista-nantes-lincandescence-retrouvee-de-stradella/">STRADELLA, San Giovanni Battista — Nantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
