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	<title>The Pirates of Penzance - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>The Pirates of Penzance - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Dix opérettes pour les fêtes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2016 06:48:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Charmante, gaie, joyeuse, légère, exquise, sentimentale, vive, entrainante,  affriolante&#8230; L’opérette, cette fille de l’opéra-comique qui selon Saint-Saëns aurait mal tourné, suscite autant d’adjectifs délicieux qu’elle offre de visages, selon les pays et les époques. Née officiellement en France au milieu du 19e siècle, elle se développe et se répand ensuite en Europe durant plus d’un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Charmante, gaie, joyeuse, légère, exquise, sentimentale, vive, entrainante,  affriolante&#8230; L’opérette, cette fille de l’opéra-comique qui selon Saint-Saëns aurait mal tourné, suscite autant d’adjectifs délicieux qu’elle offre de visages, selon les pays et les époques. Née officiellement en France au milieu du 19<sup>e</sup> siècle, elle se développe et se répand ensuite en Europe durant plus d’un siècle avant de donner à son tour naissance à une fille qui, depuis, a également mal tourné : la comédie musicale. Aujourd’hui, synonyme de fêtes, l’opérette revit sur nos scènes, entre Noël et le Jour de l’An, avec trop souvent les mêmes titres. Et si nous profitions de cette fin d’année pour en découvrir de nouveaux ?</strong></p>
<hr />
<p><strong>1. Jacques Offenbach, <em>Monsieur Choufleuri restera chez lui</em> (1861)</strong></p>
<p>On oublie qu&rsquo;avant de virer fleur bleue sous la III<sup>e </sup>République, l&rsquo;opérette fut d&rsquo;abord satirique. Les ouvrages les plus fameux d&rsquo;un des fondateurs du genre – Jacques Offenbach – n&rsquo;avaient d&rsquo;autre intention que de brocarder les mœurs et coutumes de leur temps. Si leur dimension parodique nous échappe aujourd&rsquo;hui car liée intimement à une époque que nous n&rsquo;avons pas connue, le snobisme raillé dans <em>Monsieur Choufleuri</em>, lui, demeure intemporel. Et le pastiche d&rsquo;opéra italien que comporte la partition reste jubilatoire pour tout mélomane un tant soit peu familier des ouvrages de Bellini ou Donizetti. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/0T6a3f6ti9E" width="560"></iframe></p>
<p><strong>2. Gilbert &amp; Sullivan, <em>The Pirates of Penzance </em>(1879)</strong></p>
<p>Réponse britannique à Offenbach, sir Arthur Sullivan avait trouvé ses Meilhac et Halévy en la personne de William S. Gilbert. A eux deux, ils produisirent quatorze opérettes entre 1871 et 1896, avec pour cible favorite l&rsquo;incompétence des autorités. Sur les livrets délicieusement absurdes de son aîné Gilbert, Sullivan sut composer une musique pleine d&rsquo;entrain, l&rsquo;union des mots et des notes trouvant peut-être son apogée dans le « patter song », air à interpréter aussi rapidement et distinctement que possible, lointain descendant du chant syllabique rossinien. [Laurent Bury]</p>
<p><em></em></p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/R1dy44jV8EM" width="560"></iframe></p>
<p><strong>3. Claude Terrasse, <em>La Botte secrète </em>(1903)</strong></p>
<p>Compositeur de musique de scène pour <em>Ubu</em> <em>roi</em>, beau-frère de Pierre Bonnard, Claude Terrasse fut vers 1900 le maître incontesté de l&rsquo;opérette, souvent sur des livrets concoctés par Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet, auxquels on doit la version française de <em>La Veuve joyeuse</em>. C&rsquo;est sur un texte de Franc-Nohain, librettiste de <em>L&rsquo;Heure espagnole</em>, qu&rsquo;il composa <em>La Botte secrète</em>, qui réunit calembours, grivoiserie, satire sociale et parodie musicale (avec, dans ce duo, des citations du <em>Sigurd</em> d&rsquo;Ernest Reyer). [Laurent Bury]</p>
<p><em></em></p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QzfSmTtegxg" width="560"></iframe></p>
<p><strong>4. Maurice Yvain, <em>Ta bouche</em> (1922)</strong></p>
<p>Premier volet de ce qu&rsquo;avec <em>Pas sur la bouche</em> et <em>Bouche à Bouche</em> on appelle la trilogie buccale de Maurice Yvain, <em>Ta Bouche</em> avec ses mélodies enjouées posées follement sur des rythmes alors à la mode rappelle que Paris fut une fête. La critique ne s&rsquo;y trompa pas. «<em>Toute la fadasserie sentimentale qui fait l’ignominie du genre a ici disparu. Il ne reste que comique et grâce vive</em> », put-on lire au lendemain de la première. Reste à comprendre pourquoi aujourd&rsquo;hui ce chef d&rsquo;œuvre d&rsquo;esprit et de légèreté n&rsquo;est pas plus souvent représenté. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/RSLx4vwQ-IA" width="560"></iframe></p>
<p><strong>5. André Messager, <em>L&rsquo;Amour masqué</em> (1923)</strong></p>
<p>Epoux en deuxièmes noces d&rsquo;Yvonne Printemps, Sacha Guitry eut l&rsquo;intelligence de s&rsquo;assurer les services des meilleurs compositeurs pour concevoir des oeuvres qui  mettraient en valeur son épouse autant que lui-même. Dans <em>L&rsquo;Amour masqué</em>, il est donc convenu que le rôle principal masculin parle sur la musique (le grand Sacha ne savait pas chanter) tandis que l&rsquo;héroïne lui donne la réplique en chantant. Même si cette opérette est devenue trop rare à la scène, bien peu de chanteuses ont pu résister à l&rsquo;air « J&rsquo;ai deux amants » où, comme dans <em>La Périchole</em>, on disserte sur la bêtise des hommes. [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Jo9NfMGQFMA" width="560"></iframe></p>
<p><strong>6. Reynaldo Hahn, <em>O mon bel inconnu</em> (1933)</strong></p>
<p><em>Ô mon bel inconnu</em> est à l&rsquo;opérette ce que <em>Théorème</em>, le film de Pasolini, est au cinéma : l&rsquo;irruption du désir amoureux trouble la vie quotidienne des membres d&rsquo;une même famille. Mais ce trouble, mis en mots par Sacha Guitry et en musique par Reynaldo Hahn, ne peut qu&rsquo;être charmant. « Qu’est-ce qu’il faut pour être heureux ? » chante la bonne Félicie, interprétée lors de la création par Arletty. La réponse tient en trois actes et une quinzaine de numéros – dont le fameux trio qui donne son nom à la pièce –, tous plus délicieux les uns que les autres. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ES2qmLTfcMo" width="560"></iframe></p>
<p><strong>7. Franz Lehar, <em>Giuditta </em>(1934)</strong></p>
<p>Qui dit opérette viennoise, dit Franz Lehár, <em>La Veuve joyeuse</em> et une vingtaine d&rsquo;autres titres composés entre 1896 et 1934. À défaut d&rsquo;être la plus connue, la dernière d&rsquo;entre elles, <em>Giuditta</em>, est la plus ambitieuse.  Il n&rsquo;y a pas loin d&rsquo;ailleurs entre l&rsquo;opéra et cette<em> musikalische Komödien</em> inspirée à la fois de <em>Carmen</em>, le chef-d&rsquo;œuvre de Bizet, et de <em>Morocco</em>, le film avec Marlene Dietrich et Gary Cooper. La fin tragique, étonnante pour un ouvrage supposé léger est une des surprises que réserve la partition. Le sex-appeal affolant de « Meine Lippen, sie küssen so heiß » lorsqu’il est interprété par des grandes voix – Teresa Stratas hier, Anna Netrebko en concert à Baden-Baden il n&rsquo;y a pas si longtemps –, en est une autre. (Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/7tUq8Q_b8Lg" width="560"></iframe></p>
<p><strong>8. Moïses Simons, <em>Toi c&rsquo;est moi </em>(1934)</strong></p>
<p>Longtemps, <em>Toi c’est moi</em> n’aura survécu qu’à travers son adaptation cinématographique, où brillent les chanteurs duettistes Pills et Tabet, mais aussi des acteurs comme Saturnin Fabre, Simone Simon (bien connue des cinéphiles pour <em>La Bête humaine</em> ou <em>La Féline</em>) ou l’incomparable Pauline Carton. La reprise de l’œuvre par Les Brigands il y a quelques années a pourtant montré que la partition de Moïses Simons mérite sa place au panthéon des opérettes et inclut bien d’autres numéros savoureux que l’ineffable duo des Palétuviers. [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/SrPrZqzwCcM" width="560"></iframe></p>
<p><strong>9. Pablo Sorozábal, <em>La tabernera del puerto</em> (1936)</strong></p>
<p>Aucune des vingt-mille zarzuelas recensées depuis la naissance du genre au 18e siècle n&rsquo;a franchi les Pyrénées. Cette forme d&rsquo;opérette, cousine espagnole de notre opéra-comique et du <em>singspiel</em> allemand, n&rsquo;a en effet jamais réussi à prendre racine en dehors du monde ibérique, <em>La tabernera del puerto</em> pas plus qu’une autre. À défaut d&rsquo;être représenté dans nos contrées – ce qui est fort dommage tant il contient de pages séduisantes –, cet ouvrage s&rsquo;invite souvent sur nos scènes en récital par l&rsquo;intermédiaire de son air le plus connu – popularisé par Placido Domingo puis par Rolando Villazón – : l&rsquo;incendiaire « No puede ser ». [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/EKH2ccqS6Ew" width="560"></iframe></p>
<p><strong>10. Francis Lopez, <em>Le Chanteur de Mexico </em>(1951)</strong></p>
<p>Même ceux qui sont allergiques à Luis Mariano doivent reconnaître que Francis Lopez fut le dernier grand compositeur d&rsquo;opérettes, dont le succès reposa non seulement sur l&rsquo;immense popularité de son ténor star, mais aussi sur une intarissable veine mélodique qui lui permit de multiplier les tubes au fil des décennies. Plutôt que l&rsquo;immortel « Mexico, Mexiiiiiiico », glissons une oreille vers un autre air du <em>Chanteur de Mexico</em>, avec une pensée pour Florian Laconi qui est sur le point d&rsquo;en porter le sombrero à l&rsquo;Opéra d&rsquo;Avignon. [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/EzKJ-b0z9m4" width="560"></iframe></p>
<p> </p>
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		<title>SULLIVAN, The Pirates of Penzance — Caen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-pirates-de-penzance-caen-pirates-pour-rire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2015 05:09:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi a-t-il fallu attendre 136 ans pour assister ce soir à la première représentation française des Pirates de Penzance, l’un des opéras comiques les plus célèbres de tout le monde anglo-saxon ? Avant tout en raison de la politique de l’agent de Gilbert &#38; Sullivan et directeur de troupe, Richard D’Oyly Carte, qui exigeait de garder &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi a-t-il fallu attendre 136 ans pour assister ce soir à la première représentation française des <em>Pirates de Penzance</em>, l’un des opéras comiques les plus célèbres de tout le monde anglo-saxon ? Avant tout en raison de la politique de l’agent de Gilbert &amp; Sullivan et directeur de troupe, Richard D’Oyly Carte, qui exigeait de garder le contrôle sur toute représentation d’œuvre de ses auteurs favoris et bloqua ainsi pour près d’un siècle toute autre initiative privée. Mais aussi à cause du non-sens tout à fait typique et particulier de cette œuvre qui est profondément ancrée dans l’humour anglo-saxon, et de la langue truffée de jeux de mot intraduisibles.</p>
<p>La musique de Sullivan pastiche volontiers le grand opéra et les opérettes françaises très goûtées à l’époque à Londres (quelques réminiscences d’Offenbach et de <em>La Fille de Madame Angot</em>), mais l’originalité de la partition est entière et certainement la plus achevée du compositeur, avec des ensembles qui sont devenus de véritables tubes sociaux (le « trio du Paradoxe », ou encore l’air du sergent et les réponses en chœur de ses collègues : « When constabulary duty’s to be done (to be done), a policeman’s lot is not a happy one (happy one) ».</p>
<p>De son côté, la galerie des personnages n’est pas sans rappeler <em>Les Brigands </em>d’Offenbach : la brigade de bobbies dubitatifs fait penser aux carabiniers qui arrivent toujours trop tard, et les pirates anglais au grand cœur qui se font sans cesse flouer par des « orphelins » sont cousins germains des brigands français. Quant au livret, il accumule le second degré, le non sens et l’humour,  jonglant avec les mots mal prononcés (pilote et pirate, orphan et often, etc.) et les situations hors normes (le contrat de pirate de Frédéric doit durer jusqu’à son 21<sup>e</sup> anniversaire, mais comme il est né un 29 février, cela va le mener au-delà de ses 80 ans…)</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="318" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/1_18739761271_ac108fbc11_o.jpg?itok=T1igEyWH" width="468" /><br />
	© ENO / Tristram Kenton</p>
<p>Le triomphe qu’a connu ce soir la troupe de l’ENO à Caen, après deux représentations aussi couronnées de succès à Luxembourg, montre que l’immense potentiel comique de l’œuvre est intact et tout à fait susceptible d’être totalement apprécié par un public francophone. Il faut dire que les excellents surtitres ne laissent aucun spectateur sur la touche, comme le montrent les rires du public parfaitement synchronisés  avec l’action. Donc, combien il est dommage d’avoir attendu aussi longtemps pour présenter en France cette œuvre que l’on aimerait voir un jour à Paris.</p>
<p>Évidemment, les anglophones et anglophiles connaissent bien ces <em>Pirates</em>, très souvent joués outre Manche et dans les pays anglo-saxons, et gâtés par le CD et le DVD avec nombre de versions historiques. Parmi elles, celle de Joseph Papp (avec Linda Ronstadt, Kevin Kline et Rex Smith) a marqué en 1981 un tournant dans l’histoire de l’œuvre, avec près de 800 représentations à Broadway puis 600 à Londres, et encore nombre d’autres en tournée. Une autre version notable est celle, australienne, de 1994 avec Jon English et Simon Gallaher. L’une et l’autre versions (toujours disponibles en DVD) font la part belle à une révision orchestrale tendance pop avec synthétiseur, et à une chorégraphie agressive.</p>
<p>Ce soir, c’est le retour à la version originale qui a été imposée par le cinéaste <strong>Mike Leigh</strong>. Celui-ci, qui n’avait jamais mis en scène d’opéra, a résisté plusieurs années avant d’accepter l’invitation de l’ENO. Très connaisseur de l’œuvre de Gilbert &amp; Sullivan, comme le montre son film à succès <em>Topsy-Turvy</em> (1999), il a respecté la tradition au point que le spectacle en paraît sage, ne s’appuyant que sur la folie du texte, des personnages et des situations, là où bien d’autres ajoutent une agitation scénique frôlant l’hystérie. Le décor d’<strong>Alison Chitty</strong>, seule touche de modernisme, est particulièrement simple (sauf l’arrivée spectaculaire du navire pirate), marqué par de larges aplats de couleurs bleue, verte et rouge. Les beaux costumes, au contraire, sont très proches de ceux de la création. De son côté, le chef <strong>Timothy Henty</strong> a choisi des tempi plus lents qu’à l’habitude, qui parfois font piaffer les chœurs des pirates qui visiblement aimeraient l’entraîner plus vite. Mais il ressort de tous ces partis pris une unité de conception qui laisse la part belle au texte et à l’histoire, rendus particulièrement clairs,</p>
<p>La distribution est en tous points exemplaire, malgré les quelques modifications par rapport à celle de la création à l’ENO au printemps dernier. Et tout d’abord le roi Pirate de <strong>Joshua Bloom</strong> est extraordinaire autant dans sa conception du rôle rappelant les pirates du cinéma, que dans son expression musicale, vocale  et scénique, qui lui permet de dominer nettement l’espace scénique à chacune de ses interventions. <strong>Claudia Boyle</strong>, à la belle technique vocale, poursuit une carrière importante dans des rôles plus classiques. Elle est une délicieuse Mabel, mêlant la tradition à une conception bien actuelle de ce personnage plein à la fois de contradictions et de sex-appeal. <strong>Robert Murray</strong> est un Frederic tout aussi traditionnel et bien chantant ; son duo en forme de madrigal avec Mabel au second acte est notamment une perfection musicale.  Et la Ruth de <strong>Rebecca de Pont Davies</strong> est également une grande réussite ; son personnage à la Calamity Jane, loin des habituelles nourrices plantureuses, est particulièrement touchant, surtout à la fin quand elle se retrouve délaissée par tous sans même recevoir du sergent la traditionnelle rose lui signifiant son intérêt. On remarque aussi la délicieuse Edith de <strong>Tereza Andrasi</strong>, à la très jolie voix. Enfin, le Major-general Stanley d’<strong>Adrian Powter</strong> et le Sergent de police de <strong>Mark Richardson</strong> se situent eux aussi dans la grande tradition. Les autres interprètes et les choristes sont également excellents.<br />
	 </p>
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		<title>Les spots de la saison 2015-2016</title>
		<link>https://www.forumopera.com/les-spots-de-la-saison-2015-2016/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2015 05:53:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur quelle vague lyrique surfer, de septembre à juin prochain, s&#8217;il fallait n&#8217;en choisir qu&#8217;une ? Cette année encore, nos rédacteurs livrent leur sélection des spectacles phares de la saison 2015-2016.  Cette sélection a été établie à partir de Musique &#38; Opéra autour du Monde 2015-2016 (en savoir plus) Gaetano Donizetti, Roberto Devereux &#8211; Teatro Real de Madrid &#8211; Du 22 &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sur quelle vague lyrique surfer, de septembre à juin prochain, s&rsquo;il fallait n&rsquo;en choisir qu&rsquo;une ? Cette année encore, nos rédacteurs livrent leur sélection des spectacles phares de la saison 2015-2016. </strong> <strong>Cette sélection a été établie à partir de <em>Musique &amp; Opéra autour du Monde 2015-2016</em> </strong>(<a href="/breve/guide-musique-opera-2015-1016-toute-la-nouvelle-saison-en-un-volume">en savoir plus</a>)</p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/devereux_taillee.jpg?itok=7FfQgz3w" style="width: 100px; height: 103px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Gaetano Donizetti, <em>Roberto Devereux &#8211;</em> Teatro Real de Madrid &#8211; Du 22 septembre au 8 octobre 2015 </strong>(<a href="http://www.teatro-real.com/en/whats-on/opera/roberto-devereux-15-16" target="_blank" rel="noopener">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Que diriez-vous d’un petit tour à Madrid pour débuter votre saison lyrique ? Le Teatro Real propose en effet l’opéra le moins représenté de la trilogie Tudors, <em>Roberto Devereux</em>. Une œuvre excitante, à condition de réunir une soprano capable de rendre justice à un des plus beaux mais aussi un des plus éprouvants rôles écrits par Donizetti (ah, cette aria finale !), un ténor loin de faire de la figuration, une mezzo et un baryton de grande classe. La distribution A proposée par l’opéra madrilène répond de belle façon à ce challenge avec rien moins qu’une légende du bel canto, Mariella Devia, en Elisabetta, le ténor du moment, Gregory Kunde, dans le rôle-titre et en duc et duchesse de Nottingham tout simplement Mariusz Kwiecien et Silvia Tro Santafé. Avouez que ça en jette ! Pour les plus gourmands, la distribution B aligne des noms moins connus mais également prometteurs. [Antoine Brunetto]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot2.jpg?itok=HilkPWpS" style="width: 100px; height: 63px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>Aida</em> &#8211; Munich, Bayerische Staatsoper &#8211; du 25 septembre au 7 octobre 2015</strong> (<a href="https://www.staatsoper.de/stueckinfo/aida/2015-09-25-19-00.html?tx_sfstaatsoper_pi1[fromSpielplan]=1&amp;tx_sfstaatsoper_pi1[pageId]=527&amp;cHash=5266357e91d9d215ecdd02e337fea072">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Que vous aimiez ou non <em>Aida</em>, cet automne vous n’y échapperez pas. Alors que Warner Classics annonce en octobre la parution de l&rsquo;enregistrement intégral réalisé à <a href="http://www.forumopera.com/aida-rome-succes-pharaonique">Rome il y a quelques mois</a>, Munich affiche l&rsquo;opéra de Verdi à peu près en même temps. Peu importe de savoir qui met en scène (Christof Nel), qui dirige (Dan Ettinger) ou qui chante le rôle-titre (Krassimira Stoyanova) puisqu&rsquo;avec Jonas Kaufmann en Radamès, cette <em>Aida</em> sera forcément céleste. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/visuel_xerse_small.jpg?itok=JaNe435l" style="width: 100px; height: 66px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Francesco Cavalli/ Jean-Baptiste Lully, <em>Xerse</em> &#8211; Opéra de Lille &#8211; Du 2 au 10 octobre 2015</strong> (<a href="http://www.opera-lille.fr/fr/saison-15-16/bdd/sid/99557_xerse">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>A priori, cela ressemble au mariage de la carpe et du lapin : le foisonnant théâtre musical de Cavalli peut-il intégrer le ballet à la française ? Créé à Venise en 1646 et remanié 14 ans plus tard pour les noces de Louis XIV, <em>Xerse</em> doit accueillir six intermèdes écrits et guidés par Lully, qui entend ainsi flatter le goût de l’aristocratie. Pour savoir si la greffe prend, rendez-vous à Lille où, dès le 2 octobre, Emmanuelle Haïm et le metteur en scène flamand Guy Cassier tenteront de redonner vie à cet hybride fascinant. Affiche plus que prometteuse avec Emöke Barath, Carlo Allemano ou encore Emiliano Gonzalez-Toro. [Bernard Schreuders]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/vasco_de_gama.jpg?itok=o_Xel4ox" style="width: 100px; height: 78px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Giacomo Meyerbeer, <em>Vasco de Gama</em> &#8211; Deutsche Oper Berlin &#8211; du 4 au 24 octobre 2015 </strong><a href="http://www.deutscheoperberlin.de/en_EN/calendar/vasco-da-gama.12676790">(plus d&rsquo;informations)</a></p>
<p>En 2013, l’Opéra de Chemnitz proposait en première mondiale, sous le titre <em>Vasco de Gama</em>, une nouvelle version de <em>L’Africaine</em> plus conforme au projet voulu par Meyerbeer qui mourut en laissant son opéra inachevé. L’année suivante, paraissait sous l’étiquette CPO, une intégrale en CD, écho de ces représentations, qui fut saluée dans nos colonnes. En octobre prochain le Deutsche Oper de Berlin reprend l’ouvrage avec une distribution internationale réunissant Nino Machaidze et Sophie Koch autour de Roberto Alagna qui, après son triomphe dans <em>Le Roi Arthus</em> à l’Opéra Bastille, effectue là une nouvelle prise de rôle qui promet d’être mémorable. [Christian Peter]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/onr_faure_penelope.jpg?itok=tWY8Mo5d" style="width: 100px; height: 66px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Gabriel Fauré, </strong><em><strong>Pé</strong></em><em><strong>nélope</strong></em><strong> &#8211; Opéra National du Rhin &#8211; du 23 octobre au 3 novembre 2015 à Strasbourg, les 20 et 22 novembre 2015 à Mulhouse </strong>(<a href="http://www.operanationaldurhin.eu/opera-2015-2016--penelope.html">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Composée en 1913 et donnée cent ans plus tard en version de concert à Paris, la <em>Pénélope </em>de Fauré a droit maintenant à une version scénique, dans une nouvelle production signée Olivier Py. On l’espère inspiré en attendant avec impatience de voir comment il va diriger les interprètes, Anna Caterina Antonacci en tête&#8230; [Catherine Jordy]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/38penzance1105abd.jpg?itok=f7xkfYCs" style="width: 100px; height: 67px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>William S. Gilbert et Arthur Sullivan, <em>Les Pirates de Penzance</em> &#8211; Théâtre de Caen &#8211; 24 et 25 octobre 2015</strong> (<a href="http://theatre.caen.fr/Spectacles/les-pirates-de-penzance-0">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><em>Les Pirates de Penzance</em> est, de toutes les œuvres de Gilbert &amp; Sullivan, l’une des plus célèbres, mais aussi la plus universelle. Humour anglais déjanté et non-sens propres à Gilbert sous-tendent une des partitions les plus achevées de Sullivan. Cette nouvelle production de l’English National Opera (Londres) a été confiée au cinéaste Mike Leigh, dont la mise en scène offre une vision « cinématographique » très actuelle. Une conception qui, après la version historique de Broadway en 1981, renouvelle la vision de l’œuvre. [Jean-Marcel Humbert]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pape.jpg?itok=046YUQCA" style="width: 100px; height: 95px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Arrigo Boito, <em>Mefistofele</em> &#8211; Munich, Bayerische Staatsoper &#8211; du 24 octobre au 15 novembre 2015 puis les 21 et 24 juillet 2016</strong> (<a href="https://www.staatsoper.de/stueckinfo/mefistofele/2015-10-29-19-00.html?type=0%27A%3D0%27A%3D0&amp;tx_sfstaatsoper_pi1[fromSpielplan]=1&amp;tx_sfstaatsoper_pi1[pageId]=527&amp;cHash=a66243234b9f2f7605e5d0d17ceff624">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Une œuvre rare interprétée par des artistes fameux : voilà deux des conditions suffisantes à un spectacle d’opéra pour figurer dans les incontournables de la saison. A Munich, l’étonnant <em>Mefistofele</em> d’Arrigo Boito, moins connu comme compositeur que comme librettiste – <em>Otello </em>et <em>Falstaff </em>de Verdi, c’est lui ! – sera défendu par René Pape dans le rôle-titre et Joseph Calleja en Faust. Avec deux chanteurs de ce calibre, même la Margherita de Kristine Opolais ne saurait décourager de prendre son billet.  </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/operaspot.jpg?itok=KaRXCJKK" style="width: 100px; height: 56px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Carl Maria von Weber, <em>Der Freischütz</em> &#8211; Théâtre Royal Danois, Copenhague &#8211; du 7 au 29 novembre 2015</strong> (<a href="https://kglteater.dk/en/whats-on/season-2015-2016/opera/der-freischutz/#cast">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Si l&rsquo;on n&rsquo;a pas froid aux yeux, les raisons ne manquent pas d’être tenté par Der Freischütz mis en scène à Copenhague par Kasper Holten, le fougueux et belliqueux directeur danois de Covent Garden. Côté chanteurs c’est plutôt rassurant : le fameux ténor Michael Schade dans le rôle de Max, la soprano suédoise Gisela Stille (grande Lulu à Oslo) dans celui d’Agathe et la jeune et jolie soprano allemande, Anke Briegel dans Anna. On peut aussi compter sur le professionnalisme du chef Dirk Kastan pour assurer le respect de la partition. Enfin, sans oublier le charme particulier de la ville, la majesté très contemporaine du somptueux bâtiment devrait amortir le choc d’un spectacle diabolique qui promet d’être sanglant. [Brigitte Cormier]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/thebassarids.jpg?itok=dZY7BnY0" style="width: 100px; height: 78px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Hans Werner Henze, <em>The Bassarids &#8211; </em>Opéra de Rome &#8211; du 27 novembre au 10 décembre 2015</strong> (<a href="http://www.operaroma.it/ita/opera-bassarids-2015.php">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Jamais représentée à Rome, quel accueil y recevra <em>The Bassarids </em>? La direction de l&rsquo;Opéra semble avoir, sur le papier, mis beaucoup de chances de son côté : un chef, Stefan Soltesz, qui fut l&rsquo;assistant de Karl Böhm, Christoph von Dohnànyi et Herbert von Karajan, un metteur en scène, Mario Martone, des plus réputés en Italie, et une distribution  solide, du Penthée de Russel Braun au capitaine d&rsquo;Andrew Schroeder, en passant par l&rsquo;Agave de Veronica Simeoni et le Dyonisos du lumineux Ladislav Elgr. On ne pourra guère oublier, derrière les murs dorés de l&rsquo;Opéra, les éloquentes traces du destin sur La Ville Eternelle. [Maurice Salles]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/c._naglestad2.jpg?itok=KEJJCrpT" style="width: 100px; height: 84px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><b>Richard Strauss, <i>Salomé</i> &#8211; Deutsche Oper Berlin &#8211; du 24 janvier au 6 avril 2015</b> (<a href="http://www.deutscheoperberlin.de/de_DE/calendar/salome.12676842#">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>La nouvelle production de <i>Salomé</i> avec Catherine Naglestad en rôle titre, Alain Altinoglu à la baguette, dans une mise en scène de Claus Guth (qui avait signé <i>Les noces de Figaro</i> de Salzbourg en 2006), est d&rsquo;autant plus attendue qu&rsquo;elle s&rsquo;inscrit dans un cycle Strauss susceptible de justifier un séjour berlinois. En effet on pourra entendre sur une même semaine d&rsquo;avril :   <i>Salomé</i>, <i>Elektra</i>, <i>Hélène d&rsquo;Egypte</i>, <i>l&rsquo;Amour de Danae</i> et <i>Le chevalier à la rose</i>. De quoi s&rsquo;immerger dans l&rsquo;univers du maître de Garmisch. [Thierry Bonal]</p>
<p>	<img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/220px-florian_leopold_gassmann_by_wintter_after_hickel.jpg?itok=PMa37SZ3" style="width: 100px; height: 156px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Florian Leopold Gassmann, <em>L&rsquo;Opera Seria</em> &#8211; Bruxelles, La Monnaie &#8211; du 9 au 16 février 2016</strong> (<a href="http://www.lamonnaie.be/fr/502/573/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Plus de 15 ans après les triomphes remportés à Schwetzingen, Innsbruck, Berlin puis au <a href="http://www.forumopera.com/v1/concerts/opera_seria_tce.htm">Théâtre des Champs-Elysées en 2003</a>, René Jacobs revient à <em>L&rsquo;Opera Seria </em>de Gassmann, désopilante parodie du genre que le compositeur pratiquait lui-même et sur un livret du grand réformateur que fut Calzabigi (<em>Alceste</em>). Tous les clichés y passent : ténor crétin, soprano dramatique capricieuse, compositeur et librettiste ennemis, impressario véreux, préciosité des danseurs, sujet exotique cherchant la nouveauté jusque dans <a href="https://www.youtube.com/watch?v=8Yo6vyztXB8">une splendide aria <em>di paragone</em></a> dans lequel la chanteuse doit imiter les frétillements d&rsquo;un dauphin passant au travers d&rsquo;un banc de thons. A Patrick Kinmonth la lourde tache de succéder à l&rsquo;hilarante mise-en-scène de Martinoty, il devrait y être aidé par des chanteurs tels que Alex Penda, Pietro Spagnoli et Mario Zeffiri, déjà présents à Paris, ou Sunhae Im et la prometteuse Robin Johannsen. [Guillaume Saintagne]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hqdefault.jpg?itok=E086JU3N" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Luigi Rossi, </strong><em><strong>Orfeo</strong></em><strong> – Opéra national de Lorraine, Nancy, du 4 au 10 février / Opéra royal de Versailles, les 19 et 20 février 2016</strong> (<a href="http://www.opera-national-lorraine.fr/spectacles/orfeo-luigi-rossi">plus d’informations</a>)</p>
<p>Revenons aux origines du genre avec le tout premier opéra jamais représenté en France : l’<em>Orfeo </em>de Luigi Rossi (1647). On peut compter sur Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion pour ressusciter les fastes de cette musique, mais on ignore encore tout de ce que sera le spectacle mis en scène par Jetske Minjssen, où l’on retrouvera dans de petits rôles l’inusable Dominique Visse et l’inimitable Marc Mauillon. Et si vous ratez ce spectacle, il sera repris la suivante à Bordeaux et à Caen, ses coproducteurs. [Hélène Mante]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jean_leon_gerome_le_roi_candaule_1859.jpg?itok=s7PRICwd" style="width: 100px; height: 65px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Alexander von Zemlinsky, <em>Der König Kandaules (Le Roi Candaule)</em> &#8211; Opéra des Flandres à Anvers et à Gand &#8211; du 25 mars au 24 avril 2016</strong> (<a href="https://operaballet.be/en/programme/2015-2016/der-konig-kandaules">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Trop méconnu en France, Zemlinsky n’est pas seulement le compositeur d’<em>Une Tragédie florentine</em> et du <em>Nain</em>, mais de bien d’autres opéras, dont ce <em>Roi Candaule</em> d&rsquo;après André Gide. L’orchestration, inachevée – on assurait à Zemlinsky qu’aucune scène lyrique n’accepterait la scène de nu du 2<sup>e</sup> acte –, a été complété par Anthony Beaumont pour aboutir à sa création en 1996 à Hambourg. Dmitri Jurowski se mettra au service de cette musique envoûtante, à la croisée de Strauss, Mahler et Schönberg. Le ténor Dmitry Golovnine, remarqué en Andreï dans <em>La Khovantchina</em> à Anvers, donnera la réplique à la soprano Elisabet Strid (Freia à Bayreuth en 2014), tandis que le baryton-basse Gidon Saks chantera le rôle de Gygès. On peut s’attendre à quelques images fortes de la part du metteur en scène ukrainien Andriy Zholdak. Une rareté à ne pas manquer ! [Fabrice Malkani]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/020-sacha-guitry-theredlist.jpg?itok=r4DUVidW" style="width: 100px; height: 141px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Louis Beydts, <em>La Société Anonyme Des Messieurs Prudents </em>et Leonard Bernstein, <em>Trouble in Tahiti</em> &#8211; Opéra de Tours &#8211; du  25 au 29 mars 2016 </strong>(<a href="http://www.operadetours.fr/la-s-a-d-m-p">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Curiosité(s) ! Saluons l&rsquo;audace de l&rsquo;Opéra de Tours pour cette proposition décalée et&#8230; excitante. Le savoureux <em>Trouble in Tahiti</em> de Bernstein, quarante minutes d&rsquo;engueulade conjugale dans une cuisine Moulinex, croisera l&rsquo;encore plus rare <em>Société Anonyme Des Messieurs Prudents</em>, première collaboration de Guitry et du compositeur Beydts, dont on nous dit qu&rsquo;elle est un bijou loufoque des années 30.  « <em>En France, on méprise la musique légère, on n’aime que la musique ennuyeuse </em>», disait Beydts ; avec ce dyptique et une <em>Belle Helène </em>attendue (avec Karine Deshayes dans le rôle-titre), Tours prouve cette saison le contraire ! [Maximilien Hondermarck]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/affichedoncesar.jpg?itok=KWCDXGJ_" style="width: 100px; height: 141px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Jules Massenet, </strong><em><strong>Don César de Bazan &#8211;</strong></em><strong> Saint-Dizier &#8211; le 28 février 2016 ; Dreux, le 22 avril 2016 ; Reims, le 29 avril 2016 </strong>(<a href="http://www.lesfrivolitesparisiennes.com/site2/doncesar.html">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Après <em>Le Mage </em>enfin ressuscité à Saint-Etienne en 2012, vous pensiez peut-être qu’il ne restait plus à redécouvrir dans l’œuvre de Massenet que le mythique <em>Bacchus </em>? Erreur, car à l’autre bout de sa carrière, il y avait aussi <em>Don César de Bazan. </em>Les Frivolités Parisiennes, jamais à court de bonnes idées, remonteront la saison prochaine cet opéra-comique jamais revu ni entendu depuis 1872, et ont eu la bonne idée de confier la mise en scène à Damien Bigourdan (on se rappelle sa brillantissime production du <em>Balcon</em> de Peter Eötvös). Le spectacle tournera, et c’est tant mieux, mais l’on attend encore que soit fixée la date de son passage par Paris. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/doustrac.jpeg?itok=x65DpqH7" style="width: 100px; height: 72px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Hector Berlioz, <em>Béatrice et Bénédict</em> &#8211; Bruxelles, Théâtre Royal de la Monnaie &#8211; du 24 au 30 mars 2016</strong> (<a href="http://www.lamonnaie.be/fr/opera/575/Beatrice-et-Benedict">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Dernier opéra d’Hector Berlioz, créé en août 1862, <em>Béatrice et Bénédict</em> est une partition étonnante à plus d’un titre : librement inspirée de <em>Beaucoup de bruit pour rien</em> de Shakespeare, elle est la seule œuvre délibérément comique de Berlioz avec pour principal enjeu le mariage de deux personnages que tout semble opposer. Au plan musical, elle passe pour particulièrement intéressante et occupe dans l’œuvre de Berlioz une place équivalente à celle de <em>Falstaff</em> dans l‘œuvre  de Verdi, celle d’un aboutissement et dans le même temps, celle d’une ouverture vers de nouveaux horizons. Rarement enregistrée, elle est peu connue du grand public. La production de la Monnaie, confiée pour la direction musicale à Jérémie Rohrer, réunira une belle brochette de jeunes chanteurs, parmi lesquels Michèle Losier et Stéphanie d’Oustrac dans le rôle de Béatrice. Ce spectacle, qui devait inaugurer la salle après restauration (mais les travaux ont pris du retard), se fera finalement sous chapiteau. [Claude Jottrand]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot2016_yannick.jpg?itok=IrcSoJ6i" style="width: 100px; height: 133px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>Simon Boccanegra</em> &#8211; New York, Metropolitan Opera </strong>&#8211;<strong> du 1er au 16 Avril 2016 </strong>(<a href="https://www.metopera.org/Season/2015-16-Season/simon-boccanegra-verdi-tickets/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Ce n’est pas une nouvelle production certes… Déjà Placido Domingo interprétait Gabriele Adorno au Met en 1995. En 2012, au même endroit, il chantait le Doge pour la première fois. L’y voici de nouveau entouré cette fois de Lianna Haroutounian, Joseph Calleja et Ferruccio Furlanetto. Dans la fosse, c’est James Levine dont le nom associé à Verdi laisse présager le meilleur. Ajoutez à cela le voisinage d’<em>Elektra</em> (Chereau avec Nina Stemme de retour outre-Atlantique) ; le <em>Roberto Devereux</em> (Sondra Radvanovsky, Elīna Garanča) ; une <em>Bohème</em> (Maria Agresta, Bryan Hymel) et il devient presque impensable, pour qui le peut, de ne pas prendre un vol pour les USA ! [Yannick Boussaert]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/fuchs_2.jpg?itok=BDt48BCi" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Gaetano Donizetti, <em>Lucia di Lammermoor</em> &#8211; Opéra Grand Avignon &#8211; les 24 et 26 avril 2016</strong> (<a href="http://operagrandavignon.fr/spectacles/lucia-di-lammermoor/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>La fine fleur du jeune chant français réunie dans l’un des blockbusters du répertoire italien, <em>Lucia di Lammermoor</em> : Julie Fuchs (Lucia), Jean-François Borras (Edgardo), Florian Sempey (Edgardo), Julien Dran (Arturo). Quoi d’autre ? Une mise en scène d’<a href="http://www.forumopera.com/spectacle/une-etoile-est-nee">une lisibilité déjà éprouvée à Marseille</a> et la direction idoine de Roberto Rizzi-Brignoli. En avril, c’est à Avignon que nous serons.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/medee_image.jpg?itok=2ZfgFOYi" style="width: 100px; height: 113px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Médée © Cleveland Museum" /><strong>Luigi Cherubini, <em>Médée</em> (version originale française) &#8211; Opéra de Dijon, Auditorium &#8211; 17, 19 et 21 mai 2016 </strong>(<a href="http://www.opera-dijon.fr/fr/spectacle/medee/397">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Aurait-on oublié que <em>Médée</em> existait avant que Maria Callas n’en chante l’adaptation italienne ? «<em> Nous ne saurons véritablement ce qu’est Médée, que le jour où une équipe d’artistes aptes autant à la jouer  et la chanter qu’à la dire sera enfin réunie autour d’une édition critique de la mouture originale</em> » écrivait Piotr Kaminski en 2003. La première tentative, due à Christophe Rousset et à Krzysztof Warlikowski, remonte à 2008 (La Monnaie, puis TCE en 2012), très controversée pour sa mise en scène et ses dialogues réécrits, crus. Dijon tente une nouvelle expérience, puisqu’autour de Jean-Yves Ruf qui en assurera la mise en scène, nous découvrirons Tineke van Ingelgem dans le rôle titre, avec Nicolas Krüger  à la direction musicale. Une manière de conjuguer musique et théâtre redoutablement efficace pour une histoire pleine de bruit et de fureur. [Yvan Beuvard]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/anna-netrebkopiot.jpg?itok=obnhAOBG" style="width: 100px; height: 70px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Richard Wagner, <em>Lohengrin &#8211;</em> Semperoper, Dresde &#8211; du 19 au 29 mai 2016 </strong>(<a href="https://www.semperoper.de/spielplan/stuecke/stid/Lohengrin/166.html">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Tout wagnérien est un frustré : son amour de l’œuvre d’art totale, de sa grandeur et de son intégrité l’oblige bien évidemment à lever un sourcil sévère quand l’approche du prochain Radamès de Jonas Kaufmann, de la nouvelle Tosca d’Anja Harteros ou du 3 867<sup>e</sup> Comte Almaviva de Juan Diego Florez plonge les autres mélomanes dans la surexcitation juvénile d’une ménagère de moins de 50 ans à la sortie du dernier album de Patrick Bruel. Pourtant, donnez à l’une de ses œuvres favorites un casting de <em>Bohème</em>, et vous le verrez à son tour battre des mains avec allégresse. Dresde, l’année prochaine, sera peut-être pour lui un pèlerinage plus important encore que celui de Bayreuth : le premier Lohengrin de Piotr Beczala, la première Elsa d’Anna Netrebko, entourés par un casting émérite (Evelyn Herlitzius et Tomasz Konieczny) et par Christian Thielemann, lui permettront enfin d’accéder à des discussions de haut vol sur la qualité d’une <em>mezza di voce </em>et la beauté d’un trille… mais en allemand ! [Clément Taillia]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/fo_spot_juliette.jpg?itok=BgV7Sla4" style="width: 100px; height: 75px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Bohuslav Martinů, <em>Juliette ou la clé des songes</em> &#8211; Staatsoper Unter den Linden, Berlin &#8211; du 28 mai au 18 juin 2016</strong> (<a href="http://www.staatsoper-berlin.de/de_DE/repertoire/juliette.1051177">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><em>Juliette ou la clé des songes </em>a beau commencer à coloniser les plus grandes scènes du monde, elle ne fut encore jamais servie par une telle brochette de stars. Imaginez donc : c’est guidé par Daniel Barenboim que Rolando Villazón ira chercher Magdalena Kožená au village des gens sans mémoire. La manière dont le généralement brillant Claus Guth interprétera les rêves surréalistes de Bohuslav Martinů pourrait bien, elle, achever de rendre la production inoubliable. L’occasion, peut-être, de réaliser le DVD dont on rêve… [Nicolas Derny]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/alagna_5.jpg?itok=fKljrhkw" style="width: 100px; height: 89px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Jacques-Fromenthal Halévy,</strong> <em><strong>La Juive</strong></em><strong> &#8211; Bayerische Staatsoper, Munich</strong> – <strong>Du 26 juin au 8 juillet 2016</strong> (<a href="https://www.staatsoper.de/en/opera-festival/schedule-tickets/schedule/festival/opera-festival-2015.html" target="_blank" rel="noopener">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Les occasions d’entendre <em>La Juive</em>, chef d’œuvre du grand opéra français, sont trop rares pour laisser passer celle-ci : d’autant que la distribution affichée à tout pour nous séduire sur le papier. Roberto Alagna y retrouve un répertoire où il excelle. John Osborn ne devrait faire qu’une bouchée d’un rôle particulièrement aigu. Aleksandra Kurzak est la colorature idéale pour Eudoxie. Quant à Kristine Opolais, son expérience de Puccini devrait lui permettre de nous émouvoir dans le rôle-titre. On peut également compter sur l’énergie de Bertrand de Billy pour apporter la tension nécessaire à ce long ouvrage. Enfin, la mise en scène de Calixto Bieito ne devrait pas laisser indifférent. Ceci dit, il n&rsquo;y a pas loin de « spot » à « flop » : version coupée, chanteurs en méforme ou dépassés, production tapageuse, nous ne saurons qu’au dernier moment si notre choix était le bon ! [Jean Michel Pennetier]</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/les-spots-de-la-saison-2015-2016/">Les spots de la saison 2015-2016</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Les Pirates de Gilbert &#038; Sullivan triomphent au cinéma</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-pirates-de-gilbert-sullivan-triomphent-au-cinema/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2015 14:00:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vous l’annoncions il y a un mois, le Théâtre de Caen accueillera les 24 et 25 octobre prochain la production des Pirates of Penzance présentée à l’English National Opera depuis le 9 mai et jusqu’au 27 juin. Détail intéressant, ce spectacle, qui marque les premiers pas à l’opéra du cinéaste Mike Leigh, vient de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vous l’annoncions <a href="http://www.forumopera.com/breve/caen-la-saison-lyrique-2015-2016-en-avant-premiere">il y a un mois</a>, le Théâtre de Caen accueillera les 24 et 25 octobre prochain la production des <em>Pirates of Penzance </em>présentée à l’English National Opera depuis le 9 mai et jusqu’au 27 juin. Détail intéressant, ce spectacle, qui marque les premiers pas à l’opéra du cinéaste <strong>Mike Leigh</strong>, vient de faire un véritable carton lors de sa diffusion, mardi 19 mai, dans les cinémas britanniques, avec une recette de 600 000 livres en un soir ; le record établi en Angleterre par <em>La Veuve joyeuse</em> en direct du Met de New York est battu, puisque le chef-d’œuvre de Lehar n’avait rapporté « que » 504 000 livres, et encore, en plusieurs diffusions. Réalisateur de <em>Topsy Turvy</em>, admirable vocation de la génèse de <em>The Mikado</em>, Mike Leigh connaît son Gilbert et Sullivan, la question n’est pas là, mais le public français sera-t-il aussi sensible aux charmes difficilement exportables de l’opérette anglaise ? Réponse à Caen cet automne.</p>
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