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	<title>Zingari - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Zingari - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Ruggero Leoncavallo &#8211; Zingari</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ruggero-leoncavallo-zingari-une-fille-de-carmen-fleana/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cinq enregistrements intégraux depuis 1963, y compris ce dernier, de 2021, quelques productions, pourquoi ce dramma lirico est-il si rare, tant sur nos scènes qu’au disque ? Les moqueries de Puccini et d’Annuzzio ? La réputation de facilité, d’esprit bravache et de vulgarité parfois associée aux ouvrages véristes ? En 2014, Michele Mariotti nous avait révélé Zingari au &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cinq enregistrements intégraux depuis 1963, y compris ce dernier, de 2021, quelques productions, pourquoi ce <em>dramma lirico</em> est-il si rare, tant sur nos scènes qu’au disque ? Les moqueries de Puccini et d’Annuzzio ? La réputation de facilité, d’esprit bravache et de vulgarité parfois associée aux ouvrages véristes ? En 2014, Michele Mariotti nous avait révélé <em>Zingari </em>au Festival Radio-France Montpellier (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/zingari-montpellier-festival-mefiez-vous-des-tenors-jaloux">Méfiez-vous des ténors jaloux</a>), en version de concert.</p>
<p>La genèse du <em>dramma lirico</em> est singulière. Vingt ans après <em>Paillasse</em>, Leoncavallo est sollicité par l’Hippodrome de Londres (cirque devenu salle de spectacle) pour y diriger une version condensée du drame vériste, réduite à une demi-heure. Le succès est tel qu’il se voit commander un nouvel ouvrage. Bien que pas moins de quatorze opéras aient été écrits sur des livrets puisant à la même source, il va user de son incontestable expérience lyrique et orchestrale pour métisser ce qui reste d’expression forte, et italienne, du vérisme à l’inspiration tzigane. Véritable synthèse des situations et des passions du monde bohémien, on y trouvera bien des thèmes familiers (bivouac, chaudronniers battant le métal, le feu, l’amour plus fort que la mort etc.). Le livret s’inspire d’un des « poèmes byroniens » de Pouchkine, écrit avant <em>Boris Godounov</em>. Rachmaninov s’en était déjà emparé (<em>Aleko</em>) dès 1893. Aleko, romanisé en Radu, jeune noble de Saint-Pétersbourg est un révolté, transfuge de la société policée, admis à partager la vie libre, simple et naturelle des tziganes. Il y épouse Fleana (Zemphyra chez Rachmaninov). Dans un accès de jalousie, il la tue avec son amant, le poète Tamar, en incendiant la cabane où ils ont rendez-vous. Son beau-père, chef de la communauté, sauve Radu en le bannissant (« il est fou »). Concis, resserré à l’extrême, le livret ménage de beaux moments, airs, duos et chœurs, sans oublier le splendide nocturne orchestral. A signaler la reconstruction de la partition originale de 1912, qui se traduit notamment par un final du premier épisode où le duo d’amour paraît amplifié, sans jamais accuser quelque longueur, tant l’expression en est juste.</p>
<p>Malgré cette brièveté, l’ouvrage est d’une rare exigence à l’endroit de ses interprètes, des solistes tout particulièrement. <strong>Krassimira Stoyanova</strong> n’a plus rien à prouver. Elle nous vaut une Fleana, sincère, naturelle, fière, énergique, volontaire. Tour à tour juvénile, passionnée, moqueuse, voluptueuse et cruelle, c’est bien une fille de Carmen. A moins qu&rsquo;Azucena soit sa tante. Dès son « addormentarmi, accarezzarmi », elle déploie une voix somptueuse, large et longue, au service d’une diablesse. Son « La, la, la… amor, amor » mériterait de figurer dans toutes les anthologies. Radu, attachant, sensible et digne, est confié au ténor <strong>Arsen Soghomonyan</strong>. Les moyens sont là, comme l’intelligence du rôle. La voix est ample et son timbre barytonnant convient au personnage. Pour autant, ses aigus clairs et bien projetés permettent un « Dammi un amore salvaggio e ribello » rayonnant, avec, pour contraire, son « M’attendevi », accablé, désespéré. Ses deux duos avec Fleana sont un régal. Les voix sont souples, longues et les timbres s’accordent remarquablement. Tamar, <strong>Stephen Gaertner</strong> est un beau baryton, L’émission est sonore, au timbre séduisant, les aigus sont mordants. Sa souffrance du début (« ah, taci… ») se mue en un chant rayonnant dans le « Canto notturno » du second épisode. Quant au Vieux, figure slave et sage, père aimant et blessé, noble et généreux, <strong>Lukasz Golinski, </strong>baryton-basse, lui donne l’autorité comme la tendresse, d’une voix solide, homogène dont la conduite traduit une profonde intelligence du personnage. Tout juste regrette-t-on que son timbre ne le distingue pas suffisamment de celui de Tamar.</p>
<p>Enfin personnage à part entière, le chœur intervient sous toutes ses formes pour exprimer l’unité du clan – encore qu’hommes et femmes s’en distinguent – avec les pulsions propres aux foules. La précision des attaques, les modelés, l’articulation n’appellent que des éloges. Jamais l’orchestre ni les choeurs ne sont banals ou ternes, Leoncavallo use avec un rare raffinement de toute la palette expressive, des dynamiques comme des couleurs. La séduction première ne doit pas masquer la richesse, la subtilité et l’élégance. L’orchestre, très extériorisé dans la polonaise d’ouverture, trouve les nuances et les fondus pour l’intermezzo, page admirable où la flûte, lascive, déroule ses arabesques sur un continuum pianissimo des cordes. L’atmosphère nocturne y est traduite merveilleusement.</p>
<p>Animée, contrastée, avec des équilibres subtils appelés par l’orchestration, c’est un plaisir constant que d’apprécier la direction de<strong> Carlo Rizzi</strong>. Sa longue expérience lyrique &#8211; il dirige depuis quarante ans presqu’uniquement le répertoire italien allant de Bellini et Donizetti à Puccini – nous vaut une écoute équilibrée au service du chant, qu’il soit confié aux solistes ou aux instruments.  Il est ici dans son élément, sachant éviter les pièges d’une lecture triviale, et conduit remarquablement les tensions dramatiques comme les pages poétiques ou tendres. Les cuivres, très sollicités, ne sont jamais criards et prennent des tons chambristes.</p>
<p>Opera Rara, label auquel les amateurs d’art lyrique doivent tant de découvertes, signe là une nouvelle réussite : La démonstration semble maintenant confirmée qu’en confiant la réalisation à des interprètes pleinement engagés, dotés de moyens indéniables, l’ouvrage mérite d’être défendu. Accessible au plus grand nombre par sa force dramatique comme par sa réalisation musicale, il faut de nouveau souhaiter qu’il retrouve la scène.</p>
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		<title>Opera Rara : Zingari et autres projets excitants</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/opera-rara-zingari-et-autres-projets-excitants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Nov 2021 11:11:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis la fin des années 1970, le label britannique Opera Rara redécouvre, restaure, enregistre et interprète des opéras rarement joués. Prochain titre sur la liste, Zingari. Cet ouvrage, le plus populaire de Ruggero Leoncavallo après Pagliacci, sera exhumé en décembre au Cadogan Hall de Londres. Un retour aux sources en quelques sorte puisque l&#8217;opéra a été &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la fin des années 1970, le label britannique Opera Rara redécouvre, restaure, enregistre et interprète des opéras rarement joués. Prochain titre sur la liste, <em>Zingari. </em>Cet ouvrage, le plus populaire de Ruggero Leoncavallo après<em> Pagliacci, </em>sera exhumé en décembre au Cadogan Hall de Londres. Un retour aux sources en quelques sorte puisque l&rsquo;opéra a été créé le16 septembre 1912 dans la même ville, à l&rsquo;Hippodrome Theatre. <strong>Carlo Rizzi</strong>, directeur artistique d’Opera Rara depuis 2019, dirigera le Royal Philharmonic Orchestra. <strong>Krassimira Stoyanova</strong>, <strong>Arsen Soghomonyan</strong>, <strong>Stephen Gaertner</strong> formeront le triangle amoureux du genre lyrique, tel que défini par George Bernard Shaw*.</p>
<p>Dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.artsindustry.co.uk/feature/2688-my-story-blood-and-wonder-of-the-gipsy-opera?fbclid=IwAR1-iFMvunWAEzJp6u2kSYMSvpZQU7uwCjNmhBEpjabeaDoZwfacyjDqPGk">une interview</a>, le chef d&rsquo;orchestre nous promet « beaucoup d’émotions fortes, à la fois dramatiquement et musicalement », d&rsquo;autant que d&rsquo;importantes recherches musicologiques ont permis la restauration de la partition originale. Quant à savoir si d&rsquo;autres œuvres de Leoncavallo attendent d&rsquo;être redécouvertes, Carlo Rizzi ne s&rsquo;engage pas mais révèle deux des prochains projets d&rsquo;Opera Rara : <em>Il Proscritto</em> de Mercadante et <em>La princesse de Trébizonde</em> d’Offenbach.   </p>
<p><em>* Un opéra, c&rsquo;est une histoire où un baryton fait tout pour empêcher un ténor de coucher avec une soprano.</em></p>
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		<title>Opera Rara : un nouveau directeur et de nouveaux projets</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/opera-rara-un-nouveau-directeur-et-de-nouveaux-projets/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jul 2019 06:45:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On ne présente plus Opera Rara, cette institution britannique qui s’emploie depuis presque un demi-siècle à redécouvrir, restaurer, enregistrer et interpréter les opéras oubliés des 19e et début du 20e siècles. Depuis sa création en 1970, 72 ouvrages rares ont fait l’objet d’un enregistrement, 53 d’une nouvelle édition critique, sans parler des quelque 57 récitals &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On ne présente plus Opera Rara, cette institution britannique qui s’emploie depuis presque un demi-siècle à redécouvrir, restaurer, enregistrer et interpréter les opéras oubliés des 19<sup>e</sup> et début du 20<sup>e</sup> siècles. Depuis sa création en 1970, 72 ouvrages rares ont fait l’objet d’un enregistrement, 53 d’une nouvelle édition critique, sans parler des quelque 57 récitals et compilations également au catalogue. A l’approche de son jubilé, le label change de directeur artistique. <strong>Carlo Rizzi</strong> succède à Sir <strong>Mark Elder</strong> qui, après avoir dirigé le mois dernier <strong>Albina Shagimuratova</strong> et <strong>René Barbera</strong> dans <em>Il paria</em> de Donizetti (sortie annoncée au printemps 2020), reste associé à l’enregistrement, prévu en mars 2023, de la version originale de <em>Simon Boccanegra</em>. Le premier projet de Carlo Rizzi dans ses nouvelles fonctions sera en mars 2021 l’exhumation d’<em>Il furioso all’isola di San Domingo</em> de Gaetano Donizetti, un opéra <em>semiseria</em> créé en 1833 à Rome, avec pour particularité un des plus grands rôles de baryton du répertoire donizettien. La distribution sera annoncée prochainement. Sont aussi planifiés <em>La Princesse de Trébizonde</em> d’Offenbach (septembre 2021), <em>Zingari </em>de Leoncavallo (septembre 2022) et, entre les deux en mars 2022, <em>Guido et Ginévra</em> de Fromental Halévy avec <strong>Michael Spyres </strong>dans le rôle de Guido. Le ténor américain avait proposé en 2017 deux extraits de cet opéra dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/espoir-si-ce-nest-lui-cest-donc">son album <em>Espoir</em></a>, déjà placé sous la direction de Carlo Rizzi. A ce programme s’ajoute en septembre 2020, un récital discographique d’une des artistes phares d’Opera Rara, <strong>Ermonela Jaho</strong>, conçu comme un hommage à Rosina Storchio, la créatrice de Madama Butterfy.  </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="329" src="/sites/default/files/styles/large/public/operarara.jpg?itok=BGglqDEw" width="468" /></p>
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		<title>LEONCAVALLO, Zingari — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/zingari-montpellier-festival-mefiez-vous-des-tenors-jaloux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2014 05:00:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fidèle à sa tradition de curiosité, le Festival de Radio-France Montpellier Languedoc-Roussillon nous offre un premier opéra presque totalement oublié, malgré trois enregistrements fort anciens et médiocres : Zingari, de Leoncavallo. Sans doute, la critique du temps, qui n’a voulu y voir que le décalque de I Pagliacci, n’est-elle pas étrangère à cet oubli, d’autant que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèle à sa tradition de curiosité, le Festival de Radio-France Montpellier Languedoc-Roussillon nous offre un premier opéra presque totalement oublié, malgré trois enregistrements fort anciens et médiocres : <em>Zingari</em>, de Leoncavallo. Sans doute, la critique du temps, qui n’a voulu y voir que le décalque de <em>I Pagliacci</em>, n’est-elle pas étrangère à cet oubli, d’autant que le vérisme semble passé de mode, avec son expressivité singulière, ses outrances aussi.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage lyrique est donné après une autre découverte, les <em>Scènes napolitaines</em> de Massenet, <em>Zingari</em> ne durant que 65 minutes.</p>
<p>Vingt mesures d’introduction et le décor est planté. Le chœur d’ouverture, hymne au soleil couchant, où les tziganes vont cesser leur travail de ferronnerie, est troublé par la découverte d’un couple qui s’embrasse au bord du fleuve, caché par les roseaux. Le Vieux, chef du clan, puis Tamar, dont on mesure déjà l’amour qu’il porte à Fleana, fille du chef, assistent à la prise des captifs : Fleana aime Radu, prince étranger, que le Vieux admet dans le groupe, malgré son rejet par la communauté. Les noces auront lieu le soir même. Auparavant, un magnifique duo d’amour, troublé par l’hostilité de Tamar, sera chanté par les deux amants. Un splendide nocturne orchestral, avec une flûte très poétique, conclut le premier tableau. Un an après, ce qu’omet de signaler le livret distribué, tout a changé. L’intermezzo instrumental tourmenté prélude au second tableau. Radu est jaloux, et ses soupçons croissent à mesure que Fleana lui exprime son détachement, puis son mépris. Fleana refuse les questions et Radu se lamente. Tamar, débordant d’amour chante un beau nocturne auquel la belle n’est pas insensible. Profitant du sommeil de son mari, elle le rejoint. Leur duo fait pendant à celui du premier tableau, aussi passionné et juste. Radu, réveillé, entraîne Fleana dans une cabane de branchages où est caché Tamar. Il en ferme la porte et l’enflamme. La conclusion, flamboyante dans tous les sens du terme, diffère quelque peu de la version première, éditée par Sonzogno. Dans celle-ci, le Vieux, d’une autorité bienveillante, bien que meurtri dans sa chair, s’oppose à son clan qui réclame la mort de Radu (« laissez-le ! Il est fou ! »). Ce soir, le suicide de Radu se substitue à cette scène. Si l’intensité dramatique y gagne, la magnanimité du père de Fleana, déjà soulignée, s’amenuise. Chacune des lectures se justifie.</p>
<p>Oserions-nous l’avouer : l’œuvre paraît supérieure à <em>I Pagliacci</em>. Si les similitudes apparentes sont multiples, l’action y est resserrée à l’extrême, ménageant des moments de grâce, de splendides pages belcantistes aussi, à l’expressionisme général, avec les emprunts à la musique tzigane qui se démarquent de la citation couleur locale. Le langage direct, propre à séduire un large public, n’ est pas moins fouillé, subtil, dans une orchestration somptueuse et raffinée.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/zingari-8_hd.jpg?itok=Pg7MyVVx" title="Zingari, Montpellier, 15 juillet 2014 © Marc Ginot" width="468" /><br />
	Zingari, Montpellier, 15 juillet 2014 © Marc Ginot</p>
<p><strong>Michele Mariotti, </strong>grand chef lyrique dont on lira <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/michele-mariotti-defendre-la-culture-cest-produire">l’interview par ailleurs</a><strong>,</strong> magnifie, cette partition : le dynamisme, le modelé qu’il obtient des chœurs et de l’orchestre sont exemplaires. Le courant passe. Il aime cette œuvre qu’il défend avec conviction. Aucun soliste ne démérite. Soulignons l’extraordinaire performance de <strong>Danilo Formaggia </strong>(Radu), ayant réussi en trois jours à apprendre son rôle &#8211; Steffano Secco ayant fait défaut – et à sauver ainsi cette exceptionnelle production.  Un engagement total, un beau timbre, une émission égale dans tous les registres, un sens dramatique naturel, tout est là (« Principe ! Radu io son »… « Ho, perduto la pace » sont des moments de grâce) . La Fleana de <strong>Leah Crocetto</strong> est puissante, d’un beau timbre, projection et longueur du souffle d’exception. Remarquable « Addormentarmi » du premier tableau, duos et récits non moins intéressants. Une forte femme, dans tous les sens du terme, dont la corpulence amoindrirait – hélas &#8211; la crédibilité du personnage dans une version scénique. <strong>Fabio Capitanucci</strong> est un Tamar convaincant, malgré une émission voilée, particulièrement dans son « Taci non dir », angoissé. Méforme ? Le « Canto notturno » du second tableau passe beaucoup mieux. <strong>Sergey Artamonov</strong> incarne le Vieux avec autorité et bonté : voix exceptionnelle, puissante, bien timbrée, d’un modelé et d’une projection admirables.</p>
<p>Quelle maison d&rsquo;opéra prendra maintenant le risque d’en réaliser une version scénique propre à séduire le plus large public ? L’œuvre le mérite pleinement.</p>
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