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	<title>Wiener Staatsoper - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 05 Mar 2026 18:20:58 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Wiener Staatsoper - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Luisa Miller – Vienne (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-luisa-miller-vienne-staatsoper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 06:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Notre discographie idéale l’a souligné récemment : Luisa Miller est une mal-aimée et chaque apparition scénique mérite d’être soulignée. L’Opéra d’Etat de Vienne lui consacre une nouvelle production et réunit sur le plateau des interprètes de tout premier ordre. Reste encore à trouver une proposition scénique à même de donner chair à cet opéra un rien &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Notre discographie idéale l’a souligné récemment :<a href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-verdi-luisa-miller-maazel-dgg-1979/"> <em>Luisa Miller</em> est une mal-aimée</a> et chaque apparition scénique mérite d’être soulignée. L’Opéra d’Etat de Vienne lui consacre une nouvelle production et réunit sur le plateau des interprètes de tout premier ordre. Reste encore à trouver une proposition scénique à même de donner chair à cet opéra un rien engoncé dans le mélodrame et dans une écriture musicale de transition.<br /><strong>Philipp Grigorian</strong> relit l’œuvre avec des lunettes marxistes : Luisa et les villageois en bleu de travail, Wurm en directeur d’usine bras droit de l’aristocratie, qui elle, possède l’outil de production. Dans un tel univers, les incartades de Rodolfo (qui arrive sur un Fenwick) ne peuvent que conduire au drame. Las, le traitement des costumes, décors et de la direction scénique se font univoquement de manière risible au travers d’une esthétique d’un kitch consommé. Le bleu de travail ? Vous n’y songez pas, il sera rouge criard. D’ailleurs les murs de l’usine sont jaune d’œuf grossier. Rodolfo se voit tout d’abord affublé de l’uniforme du serveur chez McDonald, polo jaune sur pantalon rouge, avant de revêtir une armure aristocratique de pacotille. Le personnage se voit constamment rabaissé et ridiculisé. Comme si Freddie de Tommaso ne souffrait pas assez dans ses frusques, il faut en plus qu’il rivalise avec un décor pompeux qui s’illumine sans aucune raison dramatique derrière lui pendant sa grande scène. La pauvre duchesse hérite du même traitement : maitresse SM rose, elle débarque dans une limousine interminable digne d’un Tex Avery. Seul Wurm, peut-être le personnage le plus caricatural dans le livret, s’en sort avec sobriété. Si l’on ajoute une direction scénique réduite à la portion congrue et remplie d’effets éculés (les chœurs dodelinent de droite à gauche ; deux groupes  jouent au jeu de la corde avec un lit), on tient une mise en scène dont la seule ambition se veut de rater volontairement tout ce qu’elle fait semblant de proposer, à commencer par le concept du flash-back de Miller, éventé depuis trente ans. Cela n’augure pas de reprises fréquentes dans une maison qui pourtant fonctionne sur un système de répertoire.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Luisa-Miller_SIERRA_c_Susanne_Hassler-Smith_91-1294x600.jpg" />© Susanne Hassler-Smith</pre>
<p>Et pourtant la démonstration réalisée par les forces musicales réunies exigerait des reprises. Violetta accomplie, <strong>Nadine Sierra</strong> dispose des deux voix nécessaires à l’incarnation de Luisa. Son air d’entrée s’orne comme un modèle de précision belcantiste et se conclut dans une « fausse » strette relevée. L’agilité, l’absence d’effort sur toute la tessiture et des nuances constantes égaieront toute la soirée. Les deuxième et troisième actes lui permettent de puiser dans le volume et l’épaisseur que la voix a patiemment acquis ces dernières années pour donner chair au tragique qui va emporter le personnage. A ses côtés, <strong>Freddie de Tommaso</strong> – annoncé souffrant mais seulement en retrait dans les ensembles – fait montre d’un style châtié, au legato irréprochable et au squillo idoine. Il manque quelques demi-teintes à son grand air, peut-être dû à son refroidissement. Les clés de fa sont à la fête ce soir. <strong>George Petean</strong> brosse un portrait touchant de Miller, père aussi aimant qu’impuissant. Il coule un timbre un rien nasal dans un phrasé verdien léché. <strong>Marko Mimica</strong>, que l’on connait plus chez Rossini, dispose du volume nécessaire et de la noirceur qui siéent à Wurm. <strong>Roberto Tagliavini</strong> impose son Comte Walter par la puissance et le style. Le cisèlement nobiliaire des phrases se ponctue de traits et d’accents comme autant d’éructations de colère du personnage. Enfin, <strong>Daria Sushkova</strong> offre une Federica tout à fait satisfaisante malgré la brièveté du rôle quand<strong> Teresa Sales Rebordao</strong> (Laura) et <strong>Adrian Autard</strong> (un paysan) témoignent de la qualité de l’Opernstudios.<br />Valeurs sûres également, les forces vives du Wiener Staatsoper.  Les chœurs ne seront pris en défaut qu’une seule fois, à leur entrée en scène, avant de délivrer une interprétation remarquable dans chacune des scènes où ils sont sollicités. L’orchestre maison brille de toutes les qualités qu’on lui connait : chaleurs des cordes, précisions des vents, éclats des cuivres etc. Le temps de répétition supplémentaire alloué aux nouvelles productions aura été bénéfique pour M<strong>ichele Mariotti</strong>. Le chef a su donner une vraie patte sonore et stylistique italienne à la formation : léger rubato, changement brusque de tempi dans les codas des ensembles… c’est toute la tradition verdienne et belcantiste qui se voit fondue dans les trois actes du drame.</p>
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		<title>VERDI, Nabucco – Vienne (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-vienne-staatsoper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre représentations à cheval entre février et mars, en plein redoux printanier toujours propice aux refroidissements… il fallait viser juste pour entendre le Nabucco tel qu’annoncé par le Wiener Staatsoper et qui devait réunir autour du roi Assyrien d’Amartuvshin Enkhbat, entres autres, Anna Netrebko et Alexander Vinogradov. Après une première sans encombre le vendredi, c’est &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre représentations à cheval entre février et mars, en plein redoux printanier toujours propice aux refroidissements… il fallait viser juste pour entendre le <em>Nabucco</em> tel qu’annoncé par le Wiener Staatsoper et qui devait réunir autour du roi Assyrien d’<strong>Amartuvshin Enkhbat</strong>, entres autres, Anna Netrebko et <strong>Alexander Vinogradov</strong>. Après une première sans encombre le vendredi, c’est une heure avant la représentation que le service de presse nous avertit en ce lundi. Sur place, aucune affichette, rien sur le site ou les réseaux sociaux de l’Opéra. C’est donc par une annonce sur scène que la nouvelle tombe : souffrante, Anna Netrebko se voit contrainte de renoncer à chanter. Prévenue en début d’après-midi, <strong>Eliška Weissová</strong>, en troupe à Prague, a fait la route depuis la capitale tchèque et sauve la soirée.<br />
De fait, elle la sauve comme elle peut, dans un rôle chausse-trappe qu’elle semble ne pas avoir interprété sur scène depuis la saison 2020/2021. On l’imagine simplement briefée sur la mise en scène et par le chef d’orchestre. Toutes ces circonstances devaient permettre de jeter un voile pudique sur sa performance. Que des huées et des cris de « sortez- la ! » viennent perturber sa scène à peine le récitatif achevé témoigne de la goujaterie ostentatoire d’une partie du public viennois. Ce n’est qu’à la fin de la scène, que certains, moins nombreux mais ayant encore un minimum de connaissance des us, se réveillent pour encourager le pauvre soprano. S’ensuivent des échanges d’insultes entre les deux factions, altercations que nous croyions réservées aux commentaires sur la mise en scène.<br />
Pour le reste, il s’agit en définitive d’une soirée de répertoire, dans une vieille mise en scène sans topos aucun de <strong>Günter Krämer</strong>, où brille les deux clés de fa. Amartuvshin Enkbhbat impose tout d’abord un Nabucco marmoréen au sommet de sa puissance avant d’en sonder les affres psychologiques et de triompher dans une scène où les accents douloureux se lient à un phrasé princier avant d’exulter dans une strette à la puissance impressionnante. Alexander Vinogradov prête le marbre sombre et noble de sa voix à Zaccaria dans un portrait tout à fait convaincant. <strong>Ivan Magri</strong> (Ismaele) et <strong>Monika Bohinec</strong> assurent leur rôle sans brillant particulier à l’inverse des <em>comprimari</em> d’où se dégagent en particulier le noir Grand Prêtre de Baal de <strong>Dan Paul Dumitrescu</strong> et l’Anna agile de <strong>Maria Zherebiateva.</strong></p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Nabucco_ENKHBAT_VINOGRADOV_BOHINEC_DSC9549_C-Wiener-Staatsoper-Michael-Poehn-1294x600.jpg" />© Wiener Staatsoper / Michael Poehn</pre>
<p>Même <strong>Marco Armiliato</strong>, habitué du répertoire, conduit l’orchestre sans raffinement. Oublieux de ce que la partition doit encore à Rossini, il verse dans la fureur et le fracas. Alexander Vinogradov, pourtant peu avare de décibels, ne saura faire face à cette phalange ainsi lâchée dans l’ultime réplique de l’œuvre. Les chœurs du Staatsoper sont en revanche irréprochables dans cette œuvre qui les sollicite tout particulièrement et leur réserve une des pages les plus attendues du répertoire.<br />
A une époque où tout semble dû au public, on peut se demander pourquoi une doublure n’était pas prévue de longue date pour un rôle dont les titulaires au niveau international se font rares (<a href="https://www.forumopera.com/breve/nabucco-bisse-a-naples/">Marina Rebeka vient de l’ajouter à son répertoire</a>). En outre, les moyens de communication sont aujourd’hui démultipliés et les théâtres disposent de toutes les informations pour avertir directement les spectateurs d’une représentation en particulier. Il eut sans doute été préférable d’annoncer le remplacement à tous dès lors qu’il était connu, et pas uniquement à la presse alors même que les revendeurs s’en donnent à cœur joie devant le théâtre. Quoi qu’il en soit de ces bévues, rien ne saurait justifier le comportement agressif d’une partie du public viennois envers une interprète conspuée avant même d’avoir pu terminer, arrivée dans des conditions impossibles pour sauver une soirée. Aux saluts, en guise de soufflet adressé au public, aucun artiste ne viendra saluer seul. C’est toute la distribution et le chef qui paraissent devant le rideau, Eliška Weissová au centre d’un bloc solidaire.</p>
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		<title>Vienne 2025-26 : 5 nouvelles productions et 44 reprises</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/vienne-2025-26-5-nouvelles-productions-et-44-reprises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 14:32:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A Vienne, on ne fait pas les choses à moitié pour présenter la nouvelle saison 2025/26. Cela se passe un dimanche, à l’Opéra d’Etat, avec tout le tralala, presse, public, deux heures de retransmission en direct sur la chaîne de télévision nationale ORF et sur la chaîne Youtube de la maison (présentation que l’on peut &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A Vienne, on ne fait pas les choses à moitié pour présenter la nouvelle saison 2025/26. Cela se passe un dimanche, à l’Opéra d’Etat, avec tout le tralala, presse, public, deux heures de retransmission en direct sur la chaîne de télévision nationale ORF et sur la chaîne Youtube de la maison (présentation que l’on peut revoir intégralement <a href="https://www.youtube.com/watch?v=k4Rzfzj17wU">ici</a>), orchestre du Wiener Staatsoper dirigé en l’occurrence par <strong>Patrick Lange.</strong>&nbsp; Et de plus on est au concert : <strong>Benjamin Bernheim</strong> chante «&nbsp;Quando le sere al placido&nbsp;» (<em>Luisa Miller</em>)&nbsp;; <strong>Malin Byström</strong>, <strong>Ilia Staple</strong>, <strong>Günther Groissböck</strong> et <strong>Daniel Jenz</strong> interprètent le quatuor «&nbsp;Mir ist so wunderbar&nbsp;» de <em>Fidelio</em>, <strong>Clay Hilley</strong> un extrait de <em>Walkyre</em> («&nbsp;Winterstürme&nbsp;»), &nbsp;<strong>Cyrille Dubois</strong> et <strong>Florian Sempey</strong> &nbsp;sont le duo des <em>Pêcheurs de perles</em> et les spectateurs se voient gratifiés d’un fabuleux trio final du <em>Rosenkavalier</em> avec <strong>Camilla Nylund</strong>, <strong>Slávka Zámečníková </strong>&nbsp;et <strong>Patricia</strong> <strong>Nolz</strong>, excusez du peu.<br />
Pour autant, à Vienne comme dans d’autres grandes maisons, le nombre de nouvelles productions pour la nouvelle saison 2025/26 est à la baisse. Il y en aura cinq seulement&nbsp;: &nbsp;<em>La fiancée vendue</em>, déjà joué plus de 500 fois au Staatsoper mais qui n’avait jamais été repris depuis 1991. <em>Luisa Miller</em> sera mis en scène par <strong>Philipp Grigorian</strong> et interprété par <strong>Federica Lombardi</strong> et <strong>Freddie De Tommaso</strong>. <em>Fidelio</em>, dirigé par <strong>Franz Welser-Möst</strong> avec Malin Byström et <strong>David Butt Philip</strong>. <em>La Clemenza di Tito</em> sera dirigé par <strong>Pablo Heras-Casado</strong> et mis en scène par <strong>Jan Lauwers</strong>. <em>Les pêcheurs de perles</em> dirigé par <strong>Daniele Rustioni</strong> avec <strong>Kristina Mkhitaryan</strong>, <strong>Juan Diego Flórez</strong>, <strong>Ludovic Tézier.<br />
</strong>Si l’on compte donc peu de nouvelles productions, on se réjouira des 44 (!) reprises à l’affiche. Impossible de les citer toutes. Reprise de pièces longtemps absentes du répertoire (<em>Pelléas et Mélisande</em> avec <strong>Rolando Villazón</strong>), <em>L’Affaire Makropoulos</em>, <em>Wozzeck</em>, <em>Der Fliegende Holländer</em> (<strong>Konieczny</strong>,<strong> Schager</strong>), <em>Le Grand Macabre</em>. Il y aura des choses à ne pas manquer&nbsp;: Un <em>Otello </em>où on reconstituera le fabuleux duo Otello-Jago d’<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-otello-aix-en-provence/">Aix 2023</a> (<strong>Soghomonian</strong>-Tézier), un <em>Tannhäuser</em> au casting de rêve (<strong>Zeppenfeld</strong>, Tézier, Nylund, <strong>Gobanova</strong>), <em>Tosca</em> avec <strong>Stikhina</strong>, <strong>Tetelman</strong>, Tézier), <em>Parsifal</em> avec <strong>Finley</strong>, <strong>Selig</strong>, <strong>Vogt</strong>, le <em>Ring</em> de <strong>Bechtolf </strong>dirigé par Pablo Heras-Casado avec <strong>Volle</strong>, <strong>Nigl</strong>, <strong>Siegel</strong>, <strong>Spyres</strong>, Groissböck, Nylund.<br />
De grands artistes présents pendant la saison ont envoyé des capsules diffusées durant cette présentation de saison&nbsp;: Villazón, <strong>Sierra</strong>, Volle, <strong>Lindsey</strong>, <strong>Grigorian</strong>, <strong>Netrebko</strong>, <strong>Beczala</strong>, Tetelmann, <strong>Schrott</strong>, <strong>Kaufmann</strong>.<br />
A noter enfin le Opern Air concert qui ouvrira la saison début septembre au Burggarten avec un concert gratuit qui réunira entre autres <strong>Elina Garanča</strong>, <strong>Sonya Yoncheva</strong>, Benjamin Bernheim et Jonas Kaufmann.<br />
On retrouve toute la saison sur le site du <a href="https://www.wiener-staatsoper.at/">Staatsoper</a>.</p>
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		<item>
		<title>Anna Netrebko ne fera pas ses débuts dans Ariadne auf Naxos en janvier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-ne-fera-pas-ses-debuts-dans-ariadne-au-naxos-en-janvier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jan 2025 22:15:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le soprano russe a annoncé qu&#8217;elle renonçait à ses débuts en Ariadne à Vienne en janvier 2025. La chanteuse a mis en avant des problèmes de santé qui ont compromis sa préparation avant le début des répétitions. Elle ne renonce pas pour autant au rôle et réfléchit à de nouvelles dates avec l&#8217;administration de l&#8217;opéra. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le soprano russe a annoncé qu&rsquo;elle renonçait à ses débuts en Ariadne à Vienne en janvier 2025. La chanteuse a mis en avant des problèmes de santé qui ont compromis sa préparation avant le début des répétitions. Elle ne renonce pas pour autant au rôle et réfléchit à de nouvelles dates avec l&rsquo;administration de l&rsquo;opéra. Ce n&rsquo;est pas la première fois que le soprano annule ou reporte une prise de rôle : <em>Norma</em>&nbsp;à Londres (2014, remplacée par Sonya Yoncheva), Marguerite de <em>Faust </em>toujours à Londres (2016, remplacée par Sonya Yoncheva et Alexia Voulgaridou), <em>Manon Lescaut</em> à Munich en 2014 (Kristine Opolais, la prise de rôle ayant finalement eu lieu plus tard).</p>
<p><strong>STATEMENT FROM ANNA NETREBKO ABOUT ARIADNE AUX NAXOS IN VIENNA</strong></p>
<p>“I am regrettably obliged to withdraw from my January performances in <em>Ariadne auf Naxos</em> at the Wiener Staatsoper, which would have marked my role debut. Ill health this month compromised the preparation time required before starting rehearsals just after the New Year. I am sad that I will not be interpreting this incredible new role but, because of the time unexpectedly lost, I am unable to prepare it to the standard I demand of myself. I am sorry to disappoint everyone who planned on attending. Since beginning to study the role of Ariadne, I have fallen in love with it and looked forward to debuting it. Bogdan Roščić and I are working to find a new period as soon as possible for me to sing it in Vienna. I am grateful that Lise Davidsen accepted to give the performances and wish her all my best.” — Anna Netrebko</p>
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			</item>
		<item>
		<title>BRITTEN, Billy Budd &#8211; Vienne (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/britten-billy-budd-vienne-staatsoper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il a fallu un demi-siècle à Billy Budd, créé en 1951 à Covent Garden, pour s’amarrer en Autriche, au Staatsoper de Vienne, dans une mise en scène de Willy Decker encore à l’affiche cette saison. Cela explique un parti pris scénique que l’on peut trouver sage. S’agissant à l’époque d’une création, même tardive, il aurait &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/britten-billy-budd-vienne-staatsoper/"> <span class="screen-reader-text">BRITTEN, Billy Budd &#8211; Vienne (Staatsoper)</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il a fallu un demi-siècle à <em>Billy Budd</em>, créé en 1951 à Covent Garden, pour s’amarrer en Autriche, au Staatsoper de Vienne, dans une mise en scène de <strong>Willy Decker</strong> encore à l’affiche cette saison. Cela explique un parti pris scénique que l’on peut trouver sage. S’agissant à l’époque d’une création, même tardive, il aurait été malvenu de prendre à rebrousse-poil un public considéré – à tort ou à raison – comme conservateur. Aujourd’hui, un degré de lecture supplémentaire ne nuirait pas à la représentation d’une œuvre qui en ce premier quart du XXIe siècle ne fait plus figure de découverte.</p>
<p>Dans un décor claustrophobe, composé de panneaux qui se déplacent au gré de l’action pour matérialiser cale, ponts et quartiers du capitaine, la mer s’avère moins présente que ne le suggère la musique. Tout juste aperçoit-on un bout d’océan dans un angle en fond de scène. Importent d’abord le navire et ses hommes que les costumes de Wolfgang Gussmann aident à hiérarchiser – marins ou officiers – avec pour inconvénient majeur leur individualisation. C’est à leur silhouette, et non à leur tenue, que l’on distingue non sans mal les protagonistes. Seuls se détachent sans ambiguïté Billy Budd, en blanc, et John Claggart en noir – incarnation respective du bien et du mal. On ne saurait faire plus explicite.</p>
<p>Le premier bénéficie de la jeunesse de <strong>Huw Montague Rendall</strong>, atout non négligeable pour rendre crédible un rôle dont l’innocence est clé. Si le baryton parvient à incarner à l’évidence ce personnage d’idiot – au sens dostoïevskien du terme –, la matité du timbre ne l’aide pas dans les scènes de foule à se démarquer des autres hommes d’équipage. C’est dans sa dernière aria que le chanteur se hisse au niveau de sa réputation naissante, lorsque suspendue entre cordes et flûte, la musique lui offre, à la manière d’un lied, l’occasion de faire valoir l’intelligence d’un chant remarquable de ligne, d’égalité et d’intériorité.</p>
<p>A l’inverse, dès ses premières répliques, <strong>Brindley Sherratt</strong> investit intégralement l’âme damnée du Capitaine d’armes jusqu’en ses recoins les plus inavouables. La scène du 2<sup>e</sup> acte, souvent comparée au Credo de Iago dans <em>Otello</em>, glace littéralement le sang. Aucun adjectif mieux que noir ne peut décrire une voix qui compte à son palmarès les rôles les plus sépulcraux du répertoire&nbsp;: Sarastro, Gurnemanz, Hunding… Cette noirceur s’exerce sans effort, naturellement a-t-on envie d’écrire. C’est là, indépendamment de sa force de projection, la raison de l’effet qu’elle produit, effrayante car comme expurgée de tout artifice théâtral. Le mal fait chant, en quelque sorte.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Billy-Budd_14_KUNDE_SHERRATT-%C2%A9-Wiener-Staatsoper_Sofia-Vargaiova-1294x600.jpg">© Wiener Staatsoper / Sofia Vargaiová</pre>
<p>Sommet de ce triangle dramatique, Edward Fairfax Vere trouve en <strong>Gregory Kunde</strong> un interprète d’exception. A plus de 70 ans, à l’automne d’une carrière qui a exploré toutes les facettes de la voix de ténor – du <em>contraltino</em> rossinien au <em>lirico spinto</em> puccinien pour faire simple – le chanteur américain est de toute façon exception. Cette nouvelle prise de rôle le confirme. Il existe des affinités évidentes entre Kunde et le «&nbsp;starry Captain&nbsp;» penché sur le miroir de son passé. Mais celles-ci ne suffisent pas à expliquer sa présence – le pouvoir surnaturel car inexplicable par lequel l’artiste s’impose à une salle entière avant même d’avoir ouvert la bouche –, lorsque surgissant sur le côté de la scène, il traverse le prologue à pas de tortue, appuyé sur une canne, pour dès l’acte suivant, dans la force de l’âge et du pouvoir, se dresser sur ses certitudes face à un équipage magnétisé. Vere selon Kunde n’est pas la victime passive du combat entre le bien et le mal, mais un homme dans sa nuit, avec ses faiblesses et ses lâchetés, qui conformément aux vers de Hugo s’en va vers la lumière. Cette caractérisation magistrale s’accompagne d’une interprétation musicale sans peur et sans reproche, avec ce timbre argenté qui convient si bien aux tempes grises du Capitaine, le sens de la narration, l’autorité rugissante, la vaillance inaltérée dans l’aigu et, héritage du belcanto, l’utilisation du souffle comme vecteur d’expression.</p>
<p>Point n’est ensuite besoin d’entrer dans le détail de l’équipage. Tous, grades et tessitures confondus, remplissent les conditions de leur rôle&nbsp;; aucun ne dépare la qualité d’ensemble, du novice doucereux de <strong>Hiroshi Amako</strong> au Dansker bourru de <strong>Dan Paul Dumitrescu</strong>.</p>
<p>Orchestre et chœur du Staatsoper trouvent dans la partition matière à faire valoir leur excellence, ce dernier surtout auquel échoient les passages les plus spectaculaires, d’une puissance inégalée. Deux éléments sont clés dans l’orchestration de <em>Billy Budd</em>, selon <strong>Mark Wigglesworth</strong>, le directeur musical de cette reprise&nbsp;: les percussions, notamment les tambours, chargées d’exprimer les conflits, intérieurs et extérieurs&nbsp;; les couleurs sombres de la partition avec l’usage de bois graves, «&nbsp;comme si tout venait des profondeurs du navire&nbsp;». Cette compréhension du langage musical de Britten induit une absence de lyrisme au profit de la tension nerveuse et d’une angoisse sourde qui font accueillir les dernières mesures de l’œuvre avec soulagement.</p>
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		<title>DONIZETTI, Don Pasquale &#8211; Vienne (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-don-pasquale-vienne-staatsoper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 05:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aux contempteurs de l’opéra de répertoire, le Wiener Staatsoper oppose un argument irréfutable : Don Pasquale mis en scène par Irina Brook. Depuis 2015, cette production divertit le public avec le même bonheur. En renouveler entièrement la distribution, comme cette saison où tous les solistes font leurs débuts in loco dans leur rôle, est moyen &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Aux contempteurs de l’opéra de répertoire, le Wiener Staatsoper oppose un argument irréfutable : <em>Don Pasquale</em> mis en scène par <strong>Irina Brook</strong>. Depuis 2015, cette production divertit le public avec le même bonheur. En renouveler entièrement la distribution, comme cette saison où tous les solistes font leurs débuts<em> in loco</em> dans leur rôle, est moyen de déjouer le piège de la routine.</p>
<p>Les portes claquent et les tringles de rideaux tombent dans un décor de café viennois qui s&rsquo;égaie de rose une fois les clés de la maison confiée – imprudemment – à Norina. Les costumes mêlent les époques sans que l&rsquo;on comprenne la raison d&rsquo;un tel parti pris. Les deux domestiques multiplient gags et bévues mais, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/don-pasquale-vienne-staatsoper-vis-comica/">ainsi que le soulignait Thierry Verger en mai 2022</a>, ce sont d&rsquo;abord les chanteurs qui mènent le bal comique.</p>
<p>A commencer par <strong>Erwin Schrott</strong>, inénarrable dans un rôle à contremploi des matamores dont il est coutumier. Lesté d&rsquo;un ventre de buveur de bière, le cheveu gras et raréfié sur le crâne (ce qu&rsquo;il tente de dissimuler sous une moumoute), Don Pasquale n’est pas ici barbon grisâtre mais <em>mafioso</em> atrabilaire portant beau en dépit du ridicule des situations. Peut-il en être autrement lorsque le temps semble avoir le même effet bénéfique sur la voix du baryton-basse que sur un vin de bourgogne : longue, séveuse, vigoureuse ? De cet instrument exceptionnel, le chanteur joue avec une liberté déconcertante, parlant grognant, nasillant, ânonnant plus que chantant un personnage haut en couleurs qui aimante le regard autant qu’il réjouit l’oreille. Tout n’est pas orthodoxe, comme toujours avec Schrott, mais tout est d’une telle efficacité que l’on rend les armes devant tant de facilité, d’autant qu’à la superbe vocale s’ajoute l’agilité nécessaire pour dévider la bobine du <em>canto sillabando</em> à une vitesse vertigineuse.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Don-Pasquale_2_SCHROTT_LUCIANO-1294x600.jpg" />© Wiener Staatsoper / Michael Pöhn</pre>
<p><strong>Davide Luciano</strong> n’a que peu à lui envier, sur ce plan comme sur le reste. Le baryton possède aussi un timbre d’une mâle beauté, une ligne de chant impeccable et un abattage jubilatoire qui fait de Malatesta un épigone de Figaro, le barbier rossinien. Il est alors inévitable que le duo du 3e acte, devenu prétexte à surenchère de cabotinage, reçoive un triomphe si attendu que les deux chanteurs ne se font pas prier pour en bisser la cabalette.</p>
<p>Le couple d’amoureux s’engouffre dans la brèche de bonne humeur ouverte par les deux clés de fa, avec une moindre aisance. Ernesto voudrait ténor moins léger qu’<strong>Edgardo Rocha</strong>, qui se heurte à l’ampleur des cadences et aux aigus à pleine voix de « E se fia che ad altro oggetto », même s’il se montre d’une suavité irrésistible dans la sérénade « Com’è gentile » puis dans le duo suivant, en osmose enamourée avec sa partenaire. <strong>Pretty Yende</strong> se laisse surprendre par les multiples chausse-trapes belcantistes de l’aria <em>di sortita</em> de Norina, contournant <em>grupetti</em>, esquissant les trilles puis s’égarant dans un suraigu approximatif comme souvent, avant de discipliner peu à peu son chant pour délivrer un rondo final tourbillonnant qui referme l’opéra sur une meilleure impression qu’il n’avait été ouvert.</p>
<p><strong>Giacomo Sagripanti</strong> n’est sans doute pas étranger à cette discipline acquise au fil de la représentation. Dans un répertoire où il est souvent considéré comme secondaire – à tort –, l’orchestre occupe sa juste place, non « grande guitare » au service des voix mais protagoniste par la manière dont il structure le discours, accompagne l’action et campe le décor.</p>
<p>Peu sollicité mais pourvu de deux numéros à part entière au troisième acte, le chœur endosse sans difficulté son rôle de commentateur amusé d’une comédie sur laquelle le temps n’a décidément pas de prise.</p>
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		<title>PUCCINI, Madama Butterfly &#8211; Vienne (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-vienne-staatsoper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2024 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De Londres où elle fut créée en 2005 jusqu’à Vienne une nouvelle fois cette saison, Madama Butterfly mise en scène par Antony Minghella poursuit son parcours triomphal. En témoigne l’enthousiasme du public du Staatsoper à l’issue de la représentation. « Sold out » avertissait préalablement un panonceau devant la billetterie. Il est encore des pays où l’opéra &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De Londres où elle fut créée en 2005 jusqu’à Vienne une nouvelle fois cette saison, <em>Madama Butterfly</em> mise en scène par <strong>Antony Minghella</strong> poursuit son parcours triomphal. En témoigne l’enthousiasme du public du Staatsoper à l’issue de la représentation. « <em>Sold out</em> » avertissait préalablement un panonceau devant la billetterie. Il est encore des pays où l’opéra est roi.</p>
<p>Le temps ne semble pas avoir de prise sur cette production maintes fois commentée, où une recherche esthétique de chaque instant engendre des images d&rsquo;une grande force poétique, y compris au moment des saluts, lorsque l&rsquo;interprète de Cio-Cio-San surgissant du fond de la scène s&rsquo;avance vers le public, flanquée de deux longs rubans d&rsquo;étoffe rouge comme des ailes de papillon ensanglantées. Éclairages en accord avec les situations (<strong>Peter Mumford</strong>), costumes étourdissants de couleurs à la frontière du kitsch sans en outrepasser néanmoins la ligne de démarcation (<strong>Han Feng</strong>), chorégraphie en apesanteur (<strong>Carolyn Choa</strong>) : tout concourt à une impression permanente de beauté. Rythmé par des panneaux coulissants, le récit suit son cours implacable, fidèle au livret, entre réalisme et onirisme. Sa seule originalité est d&rsquo;user d&rsquo;une marionnette pour représenter le fils de Cio-Cio-San, avec pour conséquence une distance avec une réalité sinon insupportable. Les mouchoirs n&rsquo;en sont pas moins de sortie ; le retour de la lumière dans la salle à la fin de la représentation surprend bon nombre de paires d’yeux rougis.</p>
<p>L&rsquo;orchestre du Staatsoper, un des meilleurs au monde, trouve dans une partition prodigue matière à démonstration de sa luxuriance. Les timbres poudroient ; les cordes s’épanchent en un ruban ininterrompu ; les percussions scintillent, frissonnent ou assomment (ah ! Le grondement obsédant des timbales lorsque Cio-Cio-San prend conscience de la fatalité de son destin). L&rsquo;oreille parvient à saisir dans le même temps l&rsquo;ensemble et le détail. Ce serait prodigieux <em>si Madama Butterfly</em> était une symphonie et non un opéra. <strong>Giampaolo Bisanti</strong> peine à contrôler l&rsquo;équilibre des volumes, au détriment des voix. Ivresse de la puissance ou difficulté pour imposer sa volonté au pur-sang viennois ?</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Madama-Butterfly_2_SUSHKOVA_REBEKA_GUERRERO-1294x600.jpg" />© Wiener Staatsoper / Michael Pöhn</pre>
<p>De l’éblouissement instrumental jaillissent des bribes de conversation dont on s’évertue en vain à suivre le fil. Ce n’est donc pas à travers l’estampe – l’attention portée au mot et à la couleur – que s’impose la geisha de <strong>Marina Rebeka</strong>, mais par la maîtrise du legato lorsque la voix franchissant la barrière orchestrale, éploie des ailes d’acier : « Un bel di vedremo » évidemment, avec ses attaques si délicates résolues sans défaut d’intonation, mais aussi l’air d’entrée bien que privé de Ré bémol, un duo d’amour sur charbons ardents et à la fin de l’opéra « Tu, tu, piccolo iddio ! », giflé d’aigus, transpercé de traits tel le Saint Sébastien de Mantegna que l’on peut admirer au Kunsthistorisches Muséum, non loin de l’opéra. Autant de raisons de déplorer de n’entrevoir que voilé par l’orchestre le visage de cette Butterfly moins vulnérable que d’autres mais vibrante et sincère.</p>
<p>La tourmente sonore n’épargne pas davantage les autres protagonistes. C’est regrettable pour <strong>Daria Sushkova</strong> (Suzuki) et <strong>Stefan Astakhov </strong>(Sharpless) dont la lumineuse jeunesse rince l’empois tutélaire qui souvent engourdit leur personnage. Ce l’est moins pour <strong>Matthäus Schmidlechner</strong>, Goro en mal de perfidie, et pour <strong>Joshua Guerrero</strong>, Pinkerton batailleur qui achoppe sur une partition trop large le contraignant à violenter la ligne pour résoudre les tensions de l’écriture et ouvrir les sons à la limite du cri afin de surmonter les notes exposées.</p>
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		<title>Entrée au répertoire à Vienne (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/entree-au-repertoire-a-vienne-staatsoper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 04:10:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il a été créé le 15 novembre 2018 au Teatro alla Scala dans une mise en scène de Pierre Audi. Il a ensuite été présenté à Amsterdam en 2019 et est entré au répertoire de l’Opéra de Paris (Garnier) en avril 2022, dans la même mise en scène et sous la direction de Markus Stenz &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il a été créé le 15 novembre 2018 au <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fin-de-partie-streaming-milan-il-faut-vivre-avec-son-temps-streaming/">Teatro alla Scala</a> dans une mise en scène de <strong>Pierre Audi</strong>. Il a ensuite été présenté à Amsterdam en 2019 et est entré au répertoire de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fin-de-partie-paris-garnier-meme-joueur-joue-encore/">l’Opéra de Paris (Garnier) en avril 2022</a>, dans la même mise en scène et sous la direction de <strong>Markus Stenz</strong> . <em>Fin de partie</em>, opéra en un acte et à quatre personnages, musique et livret de György Kurtág, fait maintenant son entrée au répertoire de l’Opéra de Vienne. L&rsquo;ouvrage est aussi donné pour la première fois en Autriche.<br />
Quatre dates seulement sont programmées ; la première a lieu samedi 19 octobre 2024. C’est <strong>Simone Young</strong> qui dirige l’orchestre du Wiener Staatsoper, la mise en scène, les décors et les costumes étant assurés par <strong>Herbert Fritsch</strong>. Plus de renseignements sur <a href="https://kalender.wiener-staatsoper.at/kalender/detail/fin-de-partie/?mtm_campaign=mailing_findepartie">le site de l’Opéra de Vienne</a>.</p>
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		<title>Sortie enfin annoncée du Parsifal de la décennie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sortie-enfin-annoncee-du-parsifal-de-la-decennie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 05:32:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jonas Kaufmann, Elina Garanca, Ludovic Tézier, Wolfgang Koch, Georg Zeppenfeld, Kirill Serebrennikov, Philippe Jordan, le chœur et l’orchestre du Wiener Staatsoper&#8230; Parsifal enregistré live à Vienne en 2021, sans audience en raison de la pandémie, aligne les noms comme le joueur de tarot une poignée d’atouts. Longtemps attendue, longtemps repoussée, sa sortie devrait intervenir le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jonas Kaufmann</strong>, <strong>Elina Garanca</strong>, <strong>Ludovic Tézier</strong>, <strong>Wolfgang Koch</strong>, <strong>Georg Zeppenfeld</strong>, <strong>Kirill Serebrennikov</strong>, <strong>Philippe Jordan</strong>, le chœur et l’orchestre du Wiener Staatsoper&#8230; <em>Parsifal </em>enregistré <em>live</em> à Vienne en 2021, sans audience en raison de la pandémie, aligne les noms comme le joueur de tarot une poignée d’atouts. Longtemps attendue, longtemps repoussée, sa sortie devrait intervenir le 1<sup>er</sup> mars 2024. «&nbsp;Wagner occupe une place très spéciale dans mon cœur et dans mon histoire musicale personnelle, et c&rsquo;est un honneur d&rsquo;ajouter un nouvel enregistrement à la collection de<em> Parsifal</em> qui existe déjà ». s’est félicité sur les réseaux sociaux Jonas Kaufmann qui livre ainsi un deuxième témoignage de son « chaste fol » chez Sony, dix ans après <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-graal-nouveau-est-arrive/">la captation de la production de François Girard à New York</a>.</p>


<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/C0v7_9hM0Mk/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/p/C0v7_9hM0Mk/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank" rel="noopener"> <div style=" display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; margin-bottom: 6px; width: 100px;"></div> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; width: 60px;"></div></div></div><div style="padding: 19% 0;"></div> <div style="display:block; height:50px; margin:0 auto 12px; width:50px;"><svg width="50px" height="50px" viewBox="0 0 60 60" version="1.1" xmlns="https://www.w3.org/2000/svg" xmlns:xlink="https://www.w3.org/1999/xlink"><g stroke="none" stroke-width="1" fill="none" fill-rule="evenodd"><g transform="translate(-511.000000, -20.000000)" fill="#000000"><g><path d="M556.869,30.41 C554.814,30.41 553.148,32.076 553.148,34.131 C553.148,36.186 554.814,37.852 556.869,37.852 C558.924,37.852 560.59,36.186 560.59,34.131 C560.59,32.076 558.924,30.41 556.869,30.41 M541,60.657 C535.114,60.657 530.342,55.887 530.342,50 C530.342,44.114 535.114,39.342 541,39.342 C546.887,39.342 551.658,44.114 551.658,50 C551.658,55.887 546.887,60.657 541,60.657 M541,33.886 C532.1,33.886 524.886,41.1 524.886,50 C524.886,58.899 532.1,66.113 541,66.113 C549.9,66.113 557.115,58.899 557.115,50 C557.115,41.1 549.9,33.886 541,33.886 M565.378,62.101 C565.244,65.022 564.756,66.606 564.346,67.663 C563.803,69.06 563.154,70.057 562.106,71.106 C561.058,72.155 560.06,72.803 558.662,73.347 C557.607,73.757 556.021,74.244 553.102,74.378 C549.944,74.521 548.997,74.552 541,74.552 C533.003,74.552 532.056,74.521 528.898,74.378 C525.979,74.244 524.393,73.757 523.338,73.347 C521.94,72.803 520.942,72.155 519.894,71.106 C518.846,70.057 518.197,69.06 517.654,67.663 C517.244,66.606 516.755,65.022 516.623,62.101 C516.479,58.943 516.448,57.996 516.448,50 C516.448,42.003 516.479,41.056 516.623,37.899 C516.755,34.978 517.244,33.391 517.654,32.338 C518.197,30.938 518.846,29.942 519.894,28.894 C520.942,27.846 521.94,27.196 523.338,26.654 C524.393,26.244 525.979,25.756 528.898,25.623 C532.057,25.479 533.004,25.448 541,25.448 C548.997,25.448 549.943,25.479 553.102,25.623 C556.021,25.756 557.607,26.244 558.662,26.654 C560.06,27.196 561.058,27.846 562.106,28.894 C563.154,29.942 563.803,30.938 564.346,32.338 C564.756,33.391 565.244,34.978 565.378,37.899 C565.522,41.056 565.552,42.003 565.552,50 C565.552,57.996 565.522,58.943 565.378,62.101 M570.82,37.631 C570.674,34.438 570.167,32.258 569.425,30.349 C568.659,28.377 567.633,26.702 565.965,25.035 C564.297,23.368 562.623,22.342 560.652,21.575 C558.743,20.834 556.562,20.326 553.369,20.18 C550.169,20.033 549.148,20 541,20 C532.853,20 531.831,20.033 528.631,20.18 C525.438,20.326 523.257,20.834 521.349,21.575 C519.376,22.342 517.703,23.368 516.035,25.035 C514.368,26.702 513.342,28.377 512.574,30.349 C511.834,32.258 511.326,34.438 511.181,37.631 C511.035,40.831 511,41.851 511,50 C511,58.147 511.035,59.17 511.181,62.369 C511.326,65.562 511.834,67.743 512.574,69.651 C513.342,71.625 514.368,73.296 516.035,74.965 C517.703,76.634 519.376,77.658 521.349,78.425 C523.257,79.167 525.438,79.673 528.631,79.82 C531.831,79.965 532.853,80.001 541,80.001 C549.148,80.001 550.169,79.965 553.369,79.82 C556.562,79.673 558.743,79.167 560.652,78.425 C562.623,77.658 564.297,76.634 565.965,74.965 C567.633,73.296 568.659,71.625 569.425,69.651 C570.167,67.743 570.674,65.562 570.82,62.369 C570.966,59.17 571,58.147 571,50 C571,41.851 570.966,40.831 570.82,37.631"></path></g></g></g></svg></div><div style="padding-top: 8px;"> <div style=" color:#3897f0; 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margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/p/C0v7_9hM0Mk/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank" rel="noopener">Une publication partagée par Jonas Kaufmann (@tenorkaufmann)</a></p></div></blockquote> <script async="" src="//www.instagram.com/embed.js"></script>
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		<title>2 janvier 1843 : Wagner révélé à lui-même</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jan 2023 05:02:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des coups d’essai négligeables. Voilà comment Richard Wagner considérera ses deux premiers opéras (Die Feen et Das Liebesverbot). Le troisième, Rienzi, occupera une place à part, mais à peine plus positive, dans son esprit. C’est avec son quatrième opus, qu’il écrit en même temps que Rienzi dont il diffère pourtant beaucoup, que le compositeur compose &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Des coups d’essai négligeables. Voilà comment Richard Wagner considérera ses deux premiers opéras (<em>Die Feen</em> et <em>Das Liebesverbot</em>). Le troisième, <em>Rienzi</em>, occupera une place à part, mais à peine plus positive, dans son esprit. C’est avec son quatrième opus, qu’il écrit en même temps que <em>Rienzi </em>dont il diffère pourtant beaucoup, que le compositeur compose en quelque sorte l’ouverture de sa « vraie » destinée musicale.</p>
<p>Pourtant, ce <em>Vaisseau fantôme</em> (ou plutôt ce <em>Hollandais volant</em> selon une traduction plus littérale du titre original allemand, <em>Der fliegende Holländer</em>) serait-il né sans l’expérimentation par Wagner et sa femme Minna de terribles tempêtes, bien réelles celles-ci, sur les mers de leur exil ?</p>
<p>Tout commence à Königsberg, où le jeune compositeur de 23 ans atterrit en 1836 dans l’espoir d’obtenir un poste de directeur de l’opéra local. Il y avait suivi Minna Planner, jeune actrice qu’il épousera dans la foulée après avoir quitté Magdebourg, où il ne s’épanouissait pas et où on le regardait de travers, tout directeur musical de l’opéra qu’il était. Mais à Königsberg, il ne récolte que des dettes, les premières d’une longue série qui générera des armées de créanciers aux trousses des poches percées dont Wagner se fera toujours une spécialité. L’errance – premier point commun avec le Hollandais &#8211; devient donc une habitude qui attend Richard et Minna pour les décennies qui viennent, avec quelques périodes d’accalmie. Le couple fuit donc rapidement Königsberg pour Riga où Wagner obtient enfin un poste à l’opéra. Le voici un peu plus tranquille, malgré une très grosse crise conjugale, Minna le quittant temporairement pour un autre homme sans doute moins fauché mais qui la laisse bien vite tomber.</p>
<p>C’est sans doute durant ces deux grosses années lettones que Wagner prend connaissance de la légende d’un étrange personnage, moitié-marin, moitié-fantôme, après la lecture d’une œuvre de Heinrich Heine, <em>Mémoires de Monsieur de Schnabelewopski.  </em>Celle-ci reprend une vieille histoire écrite à la fin du siècle précédent sur la base d’une de ces superstitions que les marins aiment à se raconter au milieu des haubans et qui narre l’apparition fantomatique et inopinée au milieu des flots d’un navire hollandais qui avait pourtant coulé au milieu d’une tempête dantesque. Et gare à qui croise sa route ! Légende devenue si populaire qu’elle irrigue nombre d’histoires jusqu’aux <em>Pirates des Caraïbes</em>…</p>
<p>Ce conte sera couché par écrit au début des années 1820 sous forme de feuilleton dans les journaux anglais et Heine s’en inspirera donc dix ans plus tard. Il tire de la sombre histoire marine une évocation non moins romantique de l’amour maudit entre ce fantôme de marin, condamné à errer sur les mers jusqu’à ce qu’il trouve l’amour d’une femme, et celle qui le libérera de sa malédiction au prix de sa vie. L’ouvrage marque Wagner, mais il ne semble pas qu’il pense immédiatement à en tirer une nouvelle œuvre. C’est que les dettes les rattrapent et il faut à nouveau et avant toute chose, s’enfuir.</p>
<p>Cet énième départ se fait en catastrophe : comme on a privé le couple de ses passeports en raison des dettes qu’il a contractées, il fuit en cachette  vers le port de Pillau (actuelle Baltiïsk, dans l’enclave russe de Kaliningrad). Là, il embarque clandestinement sur un navire de commerce, le <em>Thétis</em>, qui fait voile vers l’Angleterre. Mais le voyage ne sera pas de tout repos. Une première tempête au large des côtes norvégiennes conduit le <em>Thétis </em>à s’abriter dans le port de Sandvike. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est que vous connaissez assez le futur <em>Vaisseau fantôme</em> pour savoir que c’est là que le navire de Daland s’abrite au début de l’opéra, et pour les mêmes raisons… Wagner y entend et y note des chants de marins sur le port et, paraît-il, entend également le mot « tjenta » (le service) qui lui inspirera le nom de sa future héroïne, Senta.</p>
<p>Une fois la tempête passée, le <em>Thétis </em>repart pour Londres, mais affronte bien vite un grain encore plus violent que le premier. Les Wagner ayant été découverts et plutôt mal accueillis par l’équipage, d’autant qu’ils ont avec eux leur énorme chien, Robber, un terre-neuve des plus encombrants, on peut aisément imaginer que la conjonction des éléments et de l’hostilité alentour a rendu le trajet particulièrement pénible.</p>
<p>Arrivés à bon port, cette fois, les Wagner partent pour Paris, Giacomo Meyerbeer ayant écrit à l’intention de la direction de l’Opéra, une lettre de recommandation pour son jeune confrère. Le couple désargenté s’installe d&rsquo;abord dans une maison de Meudon, plein d’un espoir qui va vite déchanter. Wagner n’est engagé nulle part et ils vont vivre très chichement de transcriptions de partitions de Donizetti pour l’éditeur Schlesinger.</p>
<p>Pour s’occuper malgré tout, Wagner va au concert, découvre Berlioz et écrit son opéra Rienzi. Parallèlement, toutes ces péripéties ont fini par lui souffler l’idée d’un livret autour de cette fameuse légende du Hollandais, qui lui revient bien vite après son expérience maritime. Le compositeur écrit donc le texte, comme il le fait et le fera toujours, mais en français. Son objectif est en effet de faire monter ses futures partitions à l’Opéra de Paris. Mais personne ne s’intéresse à ce crève-la-faim ascétique, même si l’idée plaît au directeur de l’Opéra, Léon Pillet. L’idée seulement. Pour le reste, il compte plutôt sur Paul Foucher (beau-père de Victor Hugo) et sur un autre compositeur Louis-Philippe Dietsch, chef de chœur à l’Opéra, pour la partition. Wagner se résout donc à vendre son argument pour 500 francs. On le sait, Dietsch n’en tirera aucun bénéfice car sa partition sera rapidement retirée de l’affiche et c’est d’ailleurs le même Dietsch, devenu chef principal de l’Opéra, qui dirigera Tannhaüser à Paris dix-neuf ans plus tard, tellement mal que Wagner le surnommera « la misérable andouille »… (voir notre article à ce sujet)</p>
<p>S’il vend le scénario de base, Wagner ne cesse pourtant pas d’écrire le livret intégral, qu’il termine au printemps 1841. Il compose la partition parallèlement et la termine en novembre, juste après son installation dans un appartement de la rue Jacob à Paris, par la fameuse ouverture, véritable tableau symphonique des fracassantes tempêtes de son voyage baltique. Comme personne ne veut de ses œuvres dans la capitale française, il a envoyé son <em>Rienzi </em>à Dresde, où le Théâtre royal accepte de le monter. Wagner fait donc le pari qu’il en ira de même pour son nouveau <em>Fliegende Holländer</em>, déjà rejeté par d’autres opéras allemands, et voici le couple reparti l’année suivante, pour un voyage enfin plus serein.</p>
<p>Dresde sera en effet un havre pour les Wagner, pendant près de 6 ans, notamment en raison des dons de chef d’orchestre de Richard, qui y font merveille. La création, en trois actes, séparés du <em>Fliegende Holländer</em> au Théâtre royal saxon, voici 180 ans ce 2 janvier, ne se passe cependant pas sous les meilleurs auspices : la distribution n’a pas du tout les qualités vocales ou dramatiques requises par la partition, à l’exception de la créatrice du rôle de Senta, Wilhelmine Schröder-Devrient, pour qui il avait écrit le rôle travesti d&rsquo;Adriano dans <em>Rienzi </em>et qui créera la Vénus de <em>Tannhaüser </em>moins de trois ans plus tard. S’il est accueilli fraîchement, l’opéra n’est pas un four abominable comme l’avait été <em>Das Liebesverbot</em> mais n’a rien non plus du triomphe de <em>Rienzi</em>, créé à peine 9 semaines auparavant. Pour autant, Wagner est nommé Kapellmeister dans la foulée.</p>
<p>La carrière de l’œuvre sera d’abord très chaotique, Wagner la retouchant – notamment la fin – en 1860, sans être reprise. C’est la décennie 1870 qui la consacrera partout dans le monde – et dans toutes les langues – pour ne plus jamais disparaître de l’affiche. On y trouve plusieurs des grands thèmes wagnériens : l&rsquo;errance, on l&rsquo;a dit, la malédiction, mais aussi le sacrifice, l&rsquo;aveuglement amoureux, l&rsquo;amour contrarié voire maudit ou encore la rédemption. Et bien sûr un peu d&rsquo;autobiographie !</p>
<p>L’un des points culminants auxquels Wagner a très tôt pensé, et qu’il a composé parmi les premiers &#8211; et retouchée dès le soir de la première &#8211; est la ballade de Senta, à l’acte 2, que voici en 2004 par l’une des grandes wagnériennes de notre temps, <strong>Nina Stemme</strong>. L’occasion de rendre un double hommage, à la grande soprano suédoise qui fêtera en 2023 ses 60 ans, mais aussi à l’immense chef <strong>Seiji Ozawa</strong>, qui dirige ici l’orchestre du Wiener Staatsoper, et qu’on a vu fin novembre, hélas très diminué et très ému, à la tête du Saito Kinen dans un extrait de l’ouverture Egmont  retransmis en direct au spationaute japonais Koichi Wakata, dans la Station spatiale internationale.</p>
<p> </p>
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