Forum Opéra

Schwanengesang und lieder nach Gedichten von Johann Gabriel Seidl — Schwarzenberg

Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Spectacle
27 juin 2019
La relève est assurée

Note ForumOpera.com

3

Infos sur l’œuvre

Détails

Andrè Schuen, baryton

Daniel Heide, piano

Franz Schubert

Schwanengesang D.957 première partie, sur des textes de Ludwig Rellstab

1. Liebesbotschaft

2. Kriegers Ahnung

3. Frühlingssehnsucht

4. Ständchen

5. Aufenthalt

6. In der Ferne

Herbst D.945

7. Abschied

Quatre lieder sur des textes de Johann Gabriel Seidl

Bei dir allein D.866/2

Der Wanderer an dem Mond D.870

Wiegenlied D.867

Am Fenster D.878

Schwanengesang deuxième partie, sur des textes de Heinrich Heine

8. Der Atlas

9. Ihr Bild

10. Das Fischermädchen

11. Die Stadt

12. Am Meer

13. Der Doppelgänger

Die Taubenpost (Seidl) D.965a

En bis :

Wandrers Nachtlied II (Goethe) D.768

Der Wanderer (F. v. Schlegel), D.649

Schwarzenberg, Angelika Kauffmann Saal, jeudi 27 juin 2019, 16h

Ce récital sera diffusé sur la première chaîne de la radio autrichienne le mardi 9 juillet à 14h05

C’est en enfant du pays qu’Andrè Schuen fait son entrée sur la scène des Schubertiades de Schwarzenberg. Le jeune baryton dont la carrière démarre en flèche (il était un Don Giovanni très convainquant dans la mise en scène de Sivadier aux théâtres de Nancy et de Luxembourg en 2017, rôle qu’il reprendra à Hambourg en octobre prochain – il sera également cet été en récital à Salzbourg) est déjà bien connu du public et très chaleureusement accueilli ici. Manifestement très à l’aise en scène, un rien nonchalant, le jeune homme a quelques solides atouts : une voix magnifiquement bien timbrée, chaude comme la braise, gouleyante comme du bon vin, une véritable présence physique, beaucoup de charme et un solide métier comme chanteur de lieder, acquis auprès de ses aînés : Thomas Allen, Brigitte Fassbaender ou Olaf Bär.

Son programme est centré autour du Schwanengesang de Schubert. On le sait, ce cycle n’en est pas un : ce sont les éditeurs qui ont ainsi regroupé après sa mort les dernières compositions de Schubert sur des textes de Rellstab et Heine, sans qu’on puisse parler d’élément cyclique dans la musique elle-même, et la tradition a ajouté en guise de conclusion le Taubenpost sur un texte de Seidl, sans lien apparent avec les autres pièces. Déjà à l’époque les impératifs commerciaux l’emportaient parfois sur la vérité musicologique. Schuen a encore étoffé le propos en y ajoutant Herbst, très beau poème naturaliste de Rellstab mis en musique par Schubert en 1828 également et quatre poèmes de Johann Gabriel Seidl qui formeront le début de la deuxième partie. Complété de la sorte, le Schwanengesang fournit assez de matière pour un récital entier avec deux parties bien équilibrées de 40 minutes chacune.

Schuen a le sens du lied, c’est évident. Il parvient en quelques instants seulement à créer des atmosphères très variées, et puise dans une très large palette de couleurs les éléments de son propos poétique. Les ressources de sa voix sont très larges, qu’il s’agisse d’exprimer l’engagement (Kriegers Ahnung), l’élégance (Frühlingssehnsucht), la délicatesse tendre (Wiegenlied), ou l’intériorité (Am Fenster). Il crée un climat poétique très pur et très précieux (Ihr Bild) avec de belles transparences dans la voix (Am Meer) ou au contraire dramatise son propos aux limites de la théâtralité (Der Atlas).

Tout cela est passionnant à suivre, mais est-ce à dire que tout est parfait ? Sans doute pas. Du côté du pianiste, la satisfaction est moins complète ; Daniel Heide est attentif à son partenaire, mais il ne propose guère plus qu’un accompagnement. Ses réalisations sont très conventionnelles, pas très élaborées et ne répondent pas toujours à la diversité des propositions du chanteur. Et du côté d’Andrè Schuen lui-même, la jeunesse se fait sentir ici ou là ; le chanteur à tendance à vouloir montrer l’ampleur, certes considérable, de ses moyens vocaux – c’est de son âge – et pousse à l’excès le volume de ses aigus comme on le ferait à l’opéra devant deux mille spectateurs. Lui pour qui chanter semble n’engager aucun effort pourrait soigner davantage quelques détails, donner un peu plus d’attention à certaines notes de passage, différencier encore plus la couleur des voyelles, affiner le legato, arrondir quelques angles. Mais l’essentiel y est, le sens de la poésie et du texte, une très belle présence en scène, le goût du lied, la connaissance de la tradition, qu’il semble parfois vouloir bousculer un peu, et une grande générosité vis à vis du public, qu’il gratifiera encore de deux bis.

Amateurs de lieder, dormez en paix, au pays de Schubert, la relève est assurée !

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.

Note ForumOpera.com

3

❤️❤️❤️❤️❤️ : Exceptionnel
❤️❤️❤️❤️🤍 : Supérieur aux attentes
❤️❤️❤️🤍🤍 : Conforme aux attentes
❤️❤️🤍🤍🤍 : Inférieur aux attentes
❤️🤍🤍🤍🤍 : À oublier

Note des lecteurs

()

Votre note

/5 ( avis)

Aucun vote actuellement

Infos sur l’œuvre

Détails

Andrè Schuen, baryton

Daniel Heide, piano

Franz Schubert

Schwanengesang D.957 première partie, sur des textes de Ludwig Rellstab

1. Liebesbotschaft

2. Kriegers Ahnung

3. Frühlingssehnsucht

4. Ständchen

5. Aufenthalt

6. In der Ferne

Herbst D.945

7. Abschied

Quatre lieder sur des textes de Johann Gabriel Seidl

Bei dir allein D.866/2

Der Wanderer an dem Mond D.870

Wiegenlied D.867

Am Fenster D.878

Schwanengesang deuxième partie, sur des textes de Heinrich Heine

8. Der Atlas

9. Ihr Bild

10. Das Fischermädchen

11. Die Stadt

12. Am Meer

13. Der Doppelgänger

Die Taubenpost (Seidl) D.965a

En bis :

Wandrers Nachtlied II (Goethe) D.768

Der Wanderer (F. v. Schlegel), D.649

Schwarzenberg, Angelika Kauffmann Saal, jeudi 27 juin 2019, 16h

Ce récital sera diffusé sur la première chaîne de la radio autrichienne le mardi 9 juillet à 14h05

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Merci de l’avoir réveillé !
CDSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Dossier

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Il ne faut jurer de rien
Donald RUNNICLES, Stefan HERHEIM, Clay HILLEY
Spectacle
Les tergiversations de la reine d’Egypte
Sandrine PIAU, Ann HALLENBERG, Arianna VENDITTELLI
Spectacle