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	<title>Asnières - Ville - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 24 Mar 2025 13:37:28 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Asnières - Ville - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, Orphée aux enfers &#8211; Asnières</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-asnieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 06:37:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 1858, Orphée aux Enfers est la première grande œuvre d’Offenbach, qui peut-être ne maîtrise pas encore toutes les ficelles qui lui permettront par la suite de jongler avec des éléments opposés qui, réunis, créeront des ensembles cohérents. C’est peut-être pour cette raison que le début semble un peu vide et plat. Les plus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé en 1858, <em>Orphée aux Enfers</em> est la première grande œuvre d’Offenbach, qui peut-être ne maîtrise pas encore toutes les ficelles qui lui permettront par la suite de jongler avec des éléments opposés qui, réunis, créeront des ensembles cohérents. C’est peut-être pour cette raison que le début semble un peu vide et plat. Les plus grands s’y sont heurtés, et ce soir ne fait pas exception. Après un prologue un peu laborieux entre Orphée et Eurydice en plusieurs épisodes mimés devant le rideau pendant l’ouverture, racontant leur coup de foudre et la lente dégradation de leur relation, le couple se retrouve dans un décor contemporain fait de tables de mixage, caisses de branchement et magnétophones. Orphée, compositeur, se désespère tandis qu’Eurydice s’ennuie. Nous aussi, et on a envie que l’action avance. Mais tout va s’arranger, les chanteurs et les chœurs vont vite trouver leurs marques en ce soir de première un peu tendu, et on assite à une rapide et fort réjouissante montée en puissance.</p>
<p>Globalement, cette production dirigée par des professionnels mais réunissant sur scène essentiellement des amateurs (à quelques exceptions près), est au plus haut niveau. La troupe <strong>Oya Kephale</strong> qui existe depuis 30 ans est, avec Les Tréteaux Lyriques, la plus importante troupe française de ce type. Elle monte tous les ans un opéra-bouffe d’Offenbach, et c’est la deuxième fois qu’elle se frotte à <em>Orphée aux Enfers</em>. Une mention particulière doit tout de suite concerner les chœurs, tout à fait remarquables, aussi bien vocalement que scéniquement. Les moutons d’Aristée sont irrésistibles, mais aussi les grands ensembles attendus, le menuet de Jupin, et bien sûr le galop infernal. Mais il y a aussi des figures marquantes, difficiles à trouver aujourd’hui chez les professionnels, qui portent la représentation vers les haut.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/7-OyaOrphee-Preroll©OlivierLdp-22-corr-texte.jpg" alt="" class="wp-image-185632" width="910" height="542"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Le duo de la Mouche © Photo Olivier LdP / Oya Kephale</sup></figcaption></figure>


<p>C’est le cas pour la figure très particulière de l’Opinion publique. Des Opinions publiques, on en a vu des dizaines en tous genres, de celle handicapée en fauteuil roulant à l’inénarrable dame-pipi de la production historique d’Herbert Wernicke à La Monnaie de Bruxelles en 1997. L’opinion publique de ce soir n’a rien à envier à ses illustres devancières : <strong>Ruben Bissoli</strong>, qui s’est donné l’apparence de Max Schreck dans le film Nosferatu le vampire de Murnau, campe un personnage étonnant, longue et effrayante figure noire filiforme aux longs doigts crochus. Sa voix de haute-contre surprend de prime abord dans ce rôle créé par la mezzo Marguerite Macé-Montrouge, mais elle donne au personnage un côté plus inquiétant encore, d’autant qu’elle est fort bien menée. Son texte d’entrée de même que l’air célèbre de la fin du premier acte sont parfaitement en situation.</p>
<p>C’est le cas aussi pour le rôle habituellement secondaire de Junon, que <strong>Laetitia Beau</strong> campe d’une manière vraiment extraordinaire, entre Zouc et Marie Berto (Arlette Carmouille des Petits Meurtres). Sans jamais forcer le trait, elle est irrésistible de retenue et de mimiques, bref c’est le genre d’actrice-chanteuse qui sait capter l’attention, on adore. Et c’est le cas enfin de <strong>Théo Le Masson</strong>, farfadet malicieux et virevoltant, épatant John Styx qui joue de tous ses atouts, une voix claire et précise, une tenue en scène irréprochable et un sens parfait de la danse.</p>
<p>Aristée/Pluton et Jupiter étaient créés en 1858 respectivement par Léonce et Désiré, deux des acteurs fétiches de la troupe d’Offenbach. Ce soir, on retrouve dans le rôle du berger et gardien des « sombres bords » <strong>Thierry Mallet</strong> (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-lile-de-tulipatan-paris-salle-rossini/">récent Hermosa de <em>L’Île de Tulipatan</em> avec la compagnie Les Bavards</a>), qui pratique en même temps la fumette de manière irrésistible (exemple bien sûr à ne pas suivre). L’acteur a un jeu sûr et un sens musical parfait, joints à une voix de ténor joliment adaptée à ce type de répertoire. Le personnage est particulièrement bien équilibré avec celui de Jupiter, chanté par <strong>Franz Lavrut</strong> d’une fort agréable voix barytonnante, et avec une bonne autorité mise à mal, comme il se doit, par une révolte de palais. Et il est fort drôle dans le duo de la mouche. Le Mercure amusant de <strong>Pierre-Guy Plamondon</strong> distribue le courrier à toute une administration, <strong>Cécile Dargein</strong> chante une jolie Diane, et <strong>Béatrice Beaupère</strong> interprète un Cupidon plein d’allant.</p>
<p>Orphée est chanté par <strong>Thibaud Mercier</strong>, avec autant d’allant que le rôle peut le lui permettre, face à l’Eurydice d’<strong>Alice Marzuola</strong>. Celle-ci, loin de certaines de ses consœurs souvent nymphomanes et hystériques, serait presque trop sage, malgré une allure générale et des gestes qui ne sont pas sans rappeler Camille Cottin. Mais il y a quand même un petit clin d’œil dans le duo de la mouche où les vocalises prennent, comme c’est maintenant devenu de règle, une connotation sexuelle affirmée. La voix, qui s’affirme tout au long de la représentation, est légère, jolie, et bien dans le style.</p>
<p>La mise en scène d’<strong>Emmanuel Ménard</strong>, qui signe également une adaptation plutôt respectueuse de l’esprit sinon de la lettre, transpose l’ensemble dans notre monde contemporain. L’enfer est ainsi le monde du SM cuir (d’autres diront que c’est le paradis…), et les moutons hilares paissent dans les vapeurs de hash. Le fond de scène est occupé par la porte d’un ascenseur dont la flèche à l’américaine montre les divers étages et leur destination. Tout cela est plutôt amusant, et fonctionne assez bien. Côté orchestre, <strong>Pierre Boudeville</strong> dirige avec esprit un orchestre qui manque un peu du liant. Surtout, il conviendrait qu’il allège un ouverture un peu lourde, mais aussi le moment où certains solistes, moins aguerris et à découvert, sont écrasés par la masse orchestrale. À noter un surtitrage français-anglais des parties chantées.</p>
<p>Courrez applaudir cette belle production, prochaines représentations les 27, 28 et 29 mars 2025. Les bénéfices sont reversés à deux associations caritatives.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-asnieres/">OFFENBACH, Orphée aux enfers &#8211; Asnières</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>OFFENBACH, Les Brigands &#8211; Asnières</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-les-brigands-asnieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 May 2023 03:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la troisième fois (après 1997 et 2014), Les Brigands d’Oya Kephale reviennent sur les traces de leurs précédents forfaits. La troupe bien connue, fidèle à ses idéaux, est formée d’amateurs solidement encadrés par des professionnels. Mais au fil des ans, les choses ont beaucoup évolué : récent changement de chef, soin plus approfondi de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la troisième fois (après 1997 et 2014), <em>Les Brigands</em> d’Oya Kephale reviennent sur les traces de leurs précédents forfaits. La troupe bien connue, fidèle à ses idéaux, est formée d’amateurs solidement encadrés par des professionnels. Mais au fil des ans, les choses ont beaucoup évolué : récent changement de chef, soin plus approfondi de la mise en scène, et renouvellement quasi-total des participants. En allant aussi plus au-devant des publics, comme un mini concert gare Saint-Lazare. Et toujours, à l’instar des brigands qui apportaient leur argent à Offenbach, ceux d’Asnières reversent une part de leurs bénéfices à une association caritative. Et puis c’est un vrai plaisir de voir – contrairement aux vénérables grands opéras – une salle remplie de jeunes, alors que l’on dit trop qu’ils sont allergiques au genre lyrique.</p>
<p>Bien sûr, les moyens ne sont pas les mêmes que les super productions qui ont fait date et relancé l’intérêt pour cette œuvre longtemps oubliée (Genève 1986 dans l’étonnante mise en scène d’Alain Marcel, Lyon 1989 dirigée par John Eliot Gardiner, et bien sûr Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff à La Haye en 1992, Paris Bastille en 1993, et ses nombreuses reprises entre 2009 et 2011, notamment à Bordeaux, Toulon et Paris). Dans le beau théâtre Armande Béjart, le metteur en scène <strong>Emmanuel Ménard</strong> a choisi un parti-pris de décors plutôt minimalistes qui laissent la part belle aux nombreux interprètes. Au premier acte, une espèce de bar clandestin dans une grange, au second un restaurant avec ses nappes Vichy, et au troisième un grand espace moderne. Les costumes sont actuels, et les carabiniers sont bien sûr des gendarmes qui tirent plus vers les Deschiens que vers ceux de Saint-Tropez. Mais la mise en scène lyrique a aussi ses contraintes et ses limites : ce qui ne pose pas de problème au théâtre peut devenir délicat à l’opéra, comme cette chanteuse les yeux bandés qui ne peut pas voir le chef pour démarrer, ou Fiorella qui commence son premier air à l’arrière-plan, derrière un bar, d’où on ne l’entend guère.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="920" height="615" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Oya_Brigands_2023_com_pehavey_022-1.jpg" alt="" class="wp-image-131571" /><figcaption class="wp-element-caption">© photo pehavey&nbsp;</figcaption></figure>


<p>La fidélité à l’œuvre est parfaite, même si quelques ajouts contemporains viennent pimenter une partition qui n’en a certes pas besoin, dont un intermède sur « La taca-taca-taca-tac-tactique du carabinier » façon Bourvil qui fait toujours rire le public. Surtout, les glissements &#8211; prévus par les librettistes &#8211; de personnages qui se remplacent les uns les autres sont fort bien vus et rendus. La représentation se déroule à une cadence soutenue, mais ne trouve qu&rsquo;après l&rsquo;entracte son meilleur rythme. En effet, au premier acte, il y a encore de nombreux blancs de quelques secondes qui constituent autant de microcoupures interrompant l&rsquo;action entre les parties chantées et parlées. Mais on n’en est qu’à la deuxième représentation, et pour sûr les choses vont se roder lors des prochaines. Du côté de l’orchestre dirigé par <strong>Pierre Boudeville</strong>, on aurait attendu également plus de velouté, plus de légèreté, moins de stridences et d’accentuations brutales. À l’opposé d’attaques tonitruantes, les moments les plus réussis sont justement ceux où l’orchestre devient un véritable accompagnement, comme dans la scène des mendiants au deuxième acte avec son lent crescendo, qui apporte en même temps une note inquiétante tout à fait décalquée sur la scène, équivalente de <em>La Force du Destin</em>. Autre moment où l’orchestre est en parfaite adéquation avec la scène, l’inénarrable entrée des Espagnols.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="565" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Oya_Brigands_2023_com_pehavey_009corr-1-1024x565.jpeg" alt="" class="wp-image-131572" /><figcaption class="wp-element-caption">© photo pehavey&nbsp;</figcaption></figure>


<p>Sur le plateau, l’ensemble des brigands bras-cassés et de leurs contacts est bien sympathique. Car chacun chante avec ses moyens, mais surtout de tout son cœur. Comme toujours, ceux qui ont l’art des planches se distinguent spontanément, et donnent à leur rôle un relief particulier. C’est le cas en premier rang, du Falsacappa de <strong>Thierry Mallet</strong>, qui a la voix idéale du rôle et une autorité naturelle qui le propulse de prime abord à la tête de ses malfrats. A ses côtés, on remarque tout particulièrement <strong>Adrien Gorez</strong>, un Domino vif-argent virevoltant avec efficacité dans l’espace. <strong>Audrey Maignan</strong> (Fiorella) et <strong>Marguerite Brault</strong> (Fragoletto) n’ont pas des voix immenses, mais se tirent fort bien de leurs rôles un peu ambigus – on a parfois vu le rôle de Fragoletto tenu par un homme (notamment par Léonard Pezzino). <strong>Thibaud Mercier</strong> (le comte de Gloria-Cassis), <strong>Daniel Ladaurade</strong> (Pietro), <strong>Benoît Valentin</strong> (le duc de Mantoue), <strong>Mathieu Fourticq-Tire</strong> (le caissier), <strong>Frédéric Ernst</strong> (le baron de Campo-Tasso) et <strong>Paul le Calvé</strong> (le chef des carabiniers) jouent parfaitement des rôles souvent courts mais pleins d’embûches. Le public a fait une longue ovation méritée à tous les interprètes.</p>
<p>Prochaines représentations les mercredi 17 mai 2023 à&nbsp;20 h 30, jeudi 18 mai à&nbsp;17 h et vendredi 19 mai à 20 h 30.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-les-brigands-asnieres/">OFFENBACH, Les Brigands &#8211; Asnières</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, La Périchole — Asnières</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-perichole-asnieres-oya-kephale-au-perou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2019 05:49:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Grand moment d’émotion au théâtre Armande Béjart d’Asnières où l’on vient d’apprendre que cette dernière représentation de La Périchole signait également la fin de la collaboration entre la cheffe d’orchestre Laëtitia Trouvé et l’association Oya Kephale. Pendant 15 ans, en tant que directrice artistique de la troupe, elle a su insuffler une énergie à la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Grand moment d’émotion au théâtre Armande Béjart d’Asnières où l’on vient d’apprendre que cette dernière représentation de <em>La</em> <em>Périchole</em> signait également la fin de la collaboration entre la cheffe d’orchestre <strong>Laëtitia Trouvé</strong> et l’association <strong>Oya Kephale</strong>. Pendant 15 ans, en tant que directrice artistique de la troupe, elle a su insuffler une énergie à la fois musicale et d’exigence de qualité à tous les amateurs et professionnels qui sont passés sur le plateau et dans la fosse. Avec pour ligne de mire les grandes opérettes d’Offenbach, dont certaines ont connu sous sa baguette plusieurs productions. En cette année anniversaire, saluons donc bien bas son humanisme et souhaitons-lui encore bien des satisfactions dans les nouveaux généreux projets qu’elle entreprend.</p>
<p>	C’est évidemment un peu dommage que la troupe ne se soit jamais trouvé un metteur en scène permanent aussi talentueux. Car autant la qualité musicale a toujours été irréprochable, autant le côté scénique – pourtant très honorable – n’arrive pas au même niveau d’excellence. Et il faut dire qu’avec <em>La Périchole</em>, on mesure les limites de la démonstration. L’œuvre est-elle trop difficile et composite ? Laëtitia Trouvé la définit comme l’opérette la plus aboutie d’Offenbach : « Son écriture magistrale et ce dosage parfait entre humour, colère, bienveillance, tendresse, moquerie et amour fou, font de <em>La Périchole</em> une œuvre exceptionnelle où chaque numéro est un petit bijou d’intelligence musicale. » Mais, de fait, on a ce soir plus l’impression d’assister à une suite de perles formant un somptueux collier, plutôt qu’à un ensemble solidement structuré.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" height="234" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/11_photo_emeric_guyard_6_modifie-1.jpeg?itok=mDqq6BOE" width="468" /><br />
	© Photo Emeric Guyard<br />
	 </p>
<p>Comme à l’accoutumée, des personnalités se distinguent de l’ensemble. <strong>Sonia Jacobson</strong>, dont on avait apprécié la <a href="https://www.forumopera.com/la-grande-duchesse-de-gerolstein-asnieres-le-mystere-de-la-chambre-rouge">Grande Duchesse</a> l’an passé, est une solide Périchole, et même si elle n’en a pas tout à fait le côté mezzo, elle en assume avec brio toutes les facettes lyriques. Elle détaille très joliment ses trois airs, évidemment très attendus, « La lettre », « Je suis un peu grise » et « Mon dieu, que les hommes sont bêtes », sans aucune outrance ni vulgarité, et même peut-être un peu trop sur la retenue, mais c’est en tous cas de la très belle ouvrage. A ses côtés, <strong>Gabriel Marie d’Avigneau</strong> est un excellent Piquillo, à la voix à la fois claire et nuancée, à l’excellente diction et au jeu scénique accompli. <strong>Alexandre Lu Minh</strong> est paradoxalement desservi par son allure juvénile, alors que sa voix correspond plutôt bien au Vice-roi. Une mention spéciale pour les trois cousines, en regrettant quand même leur côté bien peu subversif…</p>
<p>	Cette nouvelle production de <em>La Périchole</em> présente donc la marque habituelle d’Oya Kephale, une qualité musicale exemplaire en un soin particulier de la prononciation, mais est entachée des mêmes faiblesses que certains des précédents spectacles, avec des costumes plutôt trop traditionnels et moins réussis que d’habitude, des scènes parlées trop longues et pas assez rapides, des chœurs (au demeurant très bons musicalement) coincés dans des attitudes et des mises en place stéréotypées, et certains personnages pas toujours assez clairement caractérisés. Quant à certaines voix un peu tendues, cela peut s’expliquer par le fait de chanter l’œuvre trois soirs de suite, ce que peu de professionnels oseraient envisager.</p>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, La Grande-duchesse de Gérolstein — Asnières</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-grande-duchesse-de-gerolstein-asnieres-le-mystere-de-la-chambre-rouge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 May 2018 08:37:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La chef d’orchestre Laëtitia Trouvé vient saluer à la fin la baguette entre les dents, symbole de la rage de vaincre qu’elle transmet à l’orchestre et au plateau. Son regard, incisif et malicieux à la fois, montre que l’on a affaire à une forte personnalité, ayant à cœur de réussir d’impossibles gageures. Car monter La &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La chef d’orchestre <strong>Laëtitia Trouvé</strong> vient saluer à la fin la baguette entre les dents, symbole de la rage de vaincre qu’elle transmet à l’orchestre et au plateau. Son regard, incisif et malicieux à la fois, montre que l’on a affaire à une forte personnalité, ayant à cœur de réussir d’impossibles gageures. Car monter <em>La Grande Duchesse</em> (titre original <em>La Chambre rouge</em>), production entière musicale et scénique dans un temps très limité de répétitions, est bien l’un des paris les plus difficiles qui soient. Celui-ci est pourtant mené à bien par la troupe d’Oya Kephale qui mêle professionnels et amateurs et se maintient au niveau des meilleures. La tradition française de ce type de troupe, qui a périclité avec le temps contrairement au monde anglo-saxon, n’en compte plus aujourd’hui que moins d’une dizaine. Et pourtant quelle richesse musicale et humaine que ce travail rigoureux menant musiciens, choristes, solistes et spectateurs vers  les chemins du grand opéra.</p>
<p>	Certes, <em>La Grande Duchesse</em> est une œuvre particulièrement difficile. De sordides questions de droits, rappelées dans le programme, empêchent pour des raisons financières d’utiliser les versions les plus récentes de Monsieur Keck. Il est curieux de constater qu’aucune dérogation ne soit prévue pour des troupes d’amateurs dont les quelques bénéfices sont reversés à des associations caritatives. C’est donc la version de la création qui est utilisée ce soir, avec quelques coupures et aménagements. Ainsi, la seconde partie de la soirée, avec son interminable souterrain, trouve-t-elle une forme qui restructure le propos et le rend beaucoup plus intelligible et agréable que les actuelles versions « revues » qui réintègrent notamment ce qu’Offenbach avait lui-même déjà coupé.  En revanche, la suppression du délicieux air du Prince Paul au premier acte (« La Gazette de Hollande ») n’est pas une erreur, c’est une faute.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" height="248" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/1_e._guyart_-_oya_kephale-_3_preview.jpeg?itok=s8ws4Ks-" width="468" /><br />
© Photo E. Guyart/Oya Kephale</p>
<p>Les solistes s’en tirent globalement très bien. Bien sûr, il faut déjà une Grande Duchesse, et elle est bien là. <strong>Sonia Jacobson</strong> apporte une décontraction scénique toute britannique, sémillante et malicieuse, sans lourdeur ni vulgarité. Même si elle n’a pas les graves profonds dont on pourrait rêver (on en a vu d’autres – et des plus grandes – être confrontées au même problème), elle joue sans truquer, aussi à l’aise dans les parties parlées que chantées.  Le couple Fritz et Wanda  est tout à fait convaincant, <strong>Matthieu Ségot</strong> chantant un Fritz à la voix sonore et particulièrement bien projetée, tout en jouant le personnage d’une manière un peu lunaire, et <strong>Ombeline Ségot </strong>prêtant à Wanda son allant et sa jolie voix. Le prince Paul de <strong>Gabriel Marie d’Avigneau</strong>, ténor léger très musical, est presque trop séduisant, au point que l’on ne comprend plus très bien pourquoi la Grande Duchesse hésite tant à l’épouser. <strong>Vianney Boyer</strong> est un baron Puck bien enferré dans ses convictions, tandis que <strong>Mathieu Guigue</strong> campe un général Boum qui, à défaut de panache, se fait entendre d’une voix forte. Outre le personnage un peu monolithique du baron Grog de <strong>Thibault van der Stichel</strong>, les comparses <strong>Stéphanie Rivage, Marie-Andine Bouvattier </strong>et <strong>Thibault Néron Bancel</strong> complètent agréablement la distribution.</p>
<p>	Les costumes colorés et drôles réalisés collectivement arrivent à faire oublier parfois une mise en scène un peu irrégulière, et si l’on salue la direction d’acteurs de <strong>Clémence de Vimal</strong>, on note que la collégialité du travail scénique fait regretter la patte d’un maître d’œuvre responsable de l’ensemble de la production. En effet, paradoxalement, alors que la première partie de l’œuvre, qui contient les airs les plus célèbres, avait connu un immense succès à la création, et la seconde un relatif insuccès, c’est tout le contraire qui se passe ce soir : on assiste à une première partie au premier degré, sans allant (trop grande lenteur des échanges parlés pourtant allégés), dans une mise en scène plutôt fade et statique, où les chœurs ressemblent à des automates sans âme, et où les solistes – privés de tout élément de décor et de mobilier même simplifié – en sont encore à chanter leur air plantés sans bouger au milieu de la scène. Tout bascule dans la seconde partie, où l’on retrouve la troupe dans sa forme idéale, avec de vrais éléments de décor, et des mouvements efficaces soigneusement mis en place. Comme toujours dans ce cas là, on mesure ce qu’il a pu manquer de temps pour parfaire et rééquilibrer l’ensemble du spectacle, qui a néanmoins ravi la nombreuse assistance présente lors des six représentations données dans la grande salle du beau théâtre Armande Béjart.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-grande-duchesse-de-gerolstein-asnieres-le-mystere-de-la-chambre-rouge/">OFFENBACH, La Grande-duchesse de Gérolstein — Asnières</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Geneviève de Brabant, un chef-d’œuvre à redécouvrir à Asnières</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/genevieve-de-brabant-un-chef-doeuvre-a-redecouvrir-a-asnieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 May 2017 06:36:24 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les critiques mitigées des dernières productions de <a href="https://www.forumopera.com/genevieve-de-brabant-montpellier-une-occasion-perdue">Montpellier</a> et de <a href="https://www.forumopera.com/genevieve-de-brabant-nancy-disparate-housewives">Nancy</a> pourraient laisser croire que la <em>Geneviève de Brabant</em> d’Offenbach est une œuvre mineure. Mais la série de représentations donnée au Théâtre Armande Béjart d&rsquo;Asnières par la troupe <strong>Oya Kephale</strong> prouve tout le contraire. En effet, la direction particulièrement exemplaire de <strong>Laetitia Trouvé</strong> fait miroiter toutes les trouvailles musicales et les pépites que l’œuvre contient. Tout d’abord en respectant (malgré quelques petites coupures dont certaines voulues par Offenbach lui-même, et une réduction fort bien faite des dialogues) l’intégralité de la version très homogène de 1867 (dont on fête donc les 150 ans), et qui est certainement celle qui présente la plus grande unité. Ensuite en ayant choisi des acteurs/chanteurs tous épatants dans leur genre, desquels se distinguent notamment <strong>Halidou Nombre</strong> et <strong>Jonathan Suissa</strong>, inénarrables Grabuge et Pitou dignes, tant scéniquement que vocalement, des plus grandes scènes, ou encore <strong>Nicolas Grienenberger</strong> (Sifroy). On comprend que certains airs aient été trissés à l’époque de la création, « Une poule sur un mur… », « Après le pâté, c’est bien bon le thé… », « L’excès en tout est un défaut, j’en ai mangé plus qu’il n’en faut… », le duo des hommes d’armes, ou encore « Allons Madame, il vous faut mourir… », dont certains rejoignent l’absurde du gril de <em>Pomme d’Api</em>, des petites cuillères de <em>L’Île de Tulipatan</em> ou du mal de dents de <em>La Princesse de Trébizonde</em>.<br />
	L’un des intérêts de cette opération (dont les bénéfices sont reversés à des œuvres caritatives), c’est aussi de permettre à de jeunes interprètes professionnels de goûter à l’art lyrique en scène. C’est le cas de <strong>Raphaël Duléry</strong> (Narcisse), une voix, un physique, une présence que son père Antoine est venu applaudir ce soir, certes encore brut de décoffrage, mais très prometteur dans tous les genres qu’il a la curiosité d’explorer.<br />
	Une mise en scène inventive et professionnelle de<strong> Clémence de Vimal </strong>nous livre certainement le meilleur spectacle qu’il nous ait été donné de voir de cette compagnie d’amateurs et de semi-professionnels solidement encadrés. Des costumes frais et bien en situation, des éléments de décor suffisamment évocateurs, des éclairages soignés, des chœurs impeccables et un rythme soutenu, le spectacle se déroule comme un rêve, pour la plus grande joie des spectateurs. Tout au plus regrettera-t-on que la fidélité au propos n’ait pas été un peu transgressée par des incursions plus marquées pour Geneviève sur les terres de Gotlib, et pour Narcisse sur celles de Goscinny et Uderzo (Assurancetourix). Mais la soirée jubilatoire mérite une reprise.<br />
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