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	<title>Buenos Aires - Ville - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 12 Nov 2024 17:06:25 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Buenos Aires - Ville - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, Orphée aux Enfers – Buenos Aires</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-buenos-aires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La capitale la plus européenne d’Amérique du Sud met à l’affiche l’opéra-féérie de Jacques Offenbach, avec une distribution exclusivement constituée d’interprètes du continent pour clore sa saison. C’est aussi un metteur en scène argentin qui signe la production. Pablo Maritano ne déparerait pas pour autant une scène européenne. Son travail se veut une synthèse de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La capitale la plus européenne d’Amérique du Sud met à l’affiche l’opéra-féérie de Jacques Offenbach, avec une distribution exclusivement constituée d’interprètes du continent pour clore sa saison.</p>
<p>C’est aussi un metteur en scène argentin qui signe la production. <strong>Pablo Maritano</strong> ne déparerait pas pour autant une scène européenne. Son travail se veut une synthèse de la verve comique et des gags qu’un Laurent Pelly pourrait concevoir avec une esthétique qui évoque celle d’un Damiano Michieletto. L’action se voit transposée dans les Trente glorieuses avec costumes et décors d’intérieurs d’appartement délicieusement surannés aux deux premiers actes (les Dieux semblent plus de retour d’une soirée costumée que dans leurs habits d’apparat). Le tout évoque en creux la nuit parisienne – surement pas si éloignée de ce qu’étaient celles de la bourgeoisie portègnes il y a quelques décennies – et sa folie relative. Acteurs et figurants viennent renforcer le jeu des solistes dans un ensemble relevé qui ne souffre d’aucun temps mort.</p>
<p>Dans la fosse, l’Orchestre Titulaire du Teatro Colón s’avère d’un niveau international irréprochable où chaque pupitre brille : les cuivres mats sont d’une précision redoutable, le violon solo particulièrement inspiré etc. <strong>Christian Baldini</strong> soigne les couleurs et la beauté du son tout du long de l’opéra, parfois peut-être au détriment de tempos plus relevés qui n’auraient pas juré avec la narration frénétique d’Offenbach et de ses librettistes. Le Chœur de l’institution rejoint la même excellence&nbsp;: homogénéité, puissance et aisance scénique tout à la fois.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="720" height="480" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/wp-header-logo-202.webp" alt="" class="wp-image-176697"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Lucía Rivero</sup></figcaption></figure>


<p>La distribution s’avère elle aussi d’un excellent niveau et présente l’intérêt de découvrir des interprètes inconnus sur nos rives et issus d’école de formation avec lesquelles le spectateur européen est peu familier. Bien que certains d’entre eux disposent d’un format vocal sous-dimensionné pour l’orchestre, l’acoustique prodigieuse de ce théâtre à l’italienne gigantesque – 2500 places assises et jusqu’à 3000 spectateurs en ajoutant les places debout – permet à chacun de se faire entendre sans mal, y compris dans les tutti. <strong>Rocío Arbizu</strong> croque un Cupidon loufoque d’un mezzo au grain un rien rugueux tout approprié. <strong>Montserrat Maldonado</strong> (Diane) et <strong>Constanza Díaz Falú</strong> (Euridice) rivalisent de pyrotechnie et savent aussi proposer d’élégantes nuances. La première gratifie la salle d’une <em>messa di voce</em> impressionnante lors de son entrée sur l’Olympe. <strong>Mairín Rodríguez</strong> (Opinion Publique) et <strong>Virginia Guevara</strong> (Junon) ne manquent aucunement d’abattage scénique et vocal pour rejoindre cet aéropage féminin très en verve. Il n’en fait pas plus défaut coté masculin. Alejandro Spies propose un Jupiter nigaud juste ce qu’il faut et <strong>Victor Torres</strong> un John Styx empathique. Ce sont nos deux ténors rivaux qui régalent le public. <strong>Reinaldo Samaniego</strong>, de par l’élégance d’un chant que l’on sent tout à fait mozartien et <strong>Andrés Cofré</strong>, par l’aisance d’une quinte aiguë où son timbre solaire se déploie. Tous deux l&#8217;emportent à l&rsquo;applaudimètre devant un public qui exulte sur les reprises du galop infernal pendant les saluts.&nbsp;</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-buenos-aires/">OFFENBACH, Orphée aux Enfers – Buenos Aires</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Le Teatro Colon ouvre le bal des annonces de saison</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-teatro-colon-ouvre-le-bal-des-annonces-de-saison/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 17:39:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les Portègnes avaient encore les oreilles bourdonnantes de la Tosca d’Anna Netrebko (qui faisait ses débuts au bord de la Plata), Jorge Teleman, le directeur du Teatro Colon de Buenos Aires annonçait la saison 2023 de la première institution lyrique latine. Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans un pays à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les Portègnes avaient encore les oreilles bourdonnantes de la Tosca d’Anna Netrebko (qui faisait ses débuts au bord de la Plata), <strong>Jorge Teleman</strong>, le directeur du Teatro Colon de Buenos Aires <a href="https://teatrocolon.dreamhosters.com/pdf/Temporada2023.pdf" rel="nofollow">annonçait la saison 2023 de la première institution lyrique latine</a>. Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans un pays à l’inflation galopante (probablement 100% en 2022), le Colon affiche  une santé de fer avec une quinzaine de titres programmés, en version scénique ou concertante , une saison symphonique riche comme à son habitude et des artistes invités dignes des plus grandes scènes. <strong>Charles Dutoit </strong>dirigera <em>The Rake’s Progress </em>où <strong>Ben Bliss</strong> interprètera Tom, <strong>Liparit Avetisyan</strong> et <strong>Xabier Anduaga</strong> côtoieront <strong>Maria Agresta</strong>, <strong>Irina Lungu</strong>, <strong>Elena Stikhina</strong> etc. On notera le retour du couple <strong>Netrebko-Eyvazov</strong> aux côtés de <strong>Anita Rachveslishvili</strong> en Aout 2023. Enfin, la saison s’ouvrira à la Rural, espace populaire du quartier de Palermo avec la <a href="https://www.forumopera.com/resurrection-aix-en-provence-les-vaincus-de-lhistoire"><em>Deuxième Symphonie</em> de Gustav Mahler, choc du dernier festival d’Aix-en-Provence</a>, pour célébrer les quarante ans du retour de la démocratie en Argentine.</p>
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		<item>
		<title>Ecole de Yoga de Buenos Aires : Domingo prend la parole</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ecole-de-yoga-de-buenos-aires-domingo-prend-la-parole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2022 10:21:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l’issue d’un concert à Monterey (Mexique), Plácido Domingo s’est exprimé sur ses liens avec l&#8217;Ecole de Yoga de Buenos Aires, organisation dont les nombreuses activités ont justifié récemment l&#8217;intervention de la police argentine (lire notre synthèse). Lors d’écoutes, la voix du chanteur avait été identifiée dans une conversation avec l&#8217;une des dirigeantes présumées de l&#8217;organisation. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’issue d’un concert à Monterey (Mexique), <strong>Plácido Domingo</strong> s’est exprimé sur ses liens avec l&rsquo;Ecole de Yoga de Buenos Aires, organisation dont les nombreuses activités ont justifié récemment l&rsquo;intervention de la police argentine (<a href="https://www.forumopera.com/actu/affaire-domingo-tentons-une-synthese">lire notre synthèse</a>). Lors d’écoutes, la voix du chanteur avait été identifiée dans une conversation avec l&rsquo;une des dirigeantes présumées de l&rsquo;organisation. Interviewé par TV Azteca, Domingo a confirmé qu’il s’agissait bien de sa voix et a déclaré qu’il avait été utilisé par ceux qu&rsquo;il considérait comme des amis proches depuis longtemps : « Bon, vous avez vu que tout est prouvé, qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien. Ce dont je suis vraiment désolé, c&rsquo;est que c&rsquo;était un groupe d&rsquo;amis que je considérais comme des musiciens. Je les ai invités pour travailler. Malheureusement ça n&rsquo;était pas le cas, mais bon, bien sûr, je n&rsquo;ai rien à voir avec ça ». S&rsquo;il semble légitime de donner le dernier mot à celui qui était accusé, nous ne rendrons plus compte de cette affaire en dehors des décisions judiciaires qui seront éventuellement prises. </p>
<p>Sources : <br />
<a href="https://www.tvazteca.com/aztecauno/placido-domingo-rompe-silencio-acusaciones-lmg-notas" rel="nofollow">TV Azteca</a><br />
<a href="https://www.perfil.com/noticias/actualidad/vinculan-a-placido-domingo-con-la-secta-de-villa-crespo-trata-de-personas-abuso-sexual-y-trafico-de-influencias.phtml" rel="nofollow">Perfil</a></p>
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		<item>
		<title>Sondra Radvanovsky et Anna Netrebko, entre autres, à Buenos Aires en 2022</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sondra-radvanovsky-et-anna-netrebko-entre-autres-a-buenos-aires-en-2022/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jan 2022 04:30:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Débuts in loco pour Sondra Radvanovsky en récital ; présence du couple Netrebko&#8211;Eyvazov en récital et à l&#8217;affiche de Tosca ; Nadine Sierra et Javier Camarena main dans la main à nouveau le temps d&#8217;un Elixir d&#8217;amour ; salutations de Placido Domingo pour une soirée de gala ; de même pour Roberto Alagna et Jakub &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Débuts <em>in loco</em> pour <strong>Sondra Radvanovsky</strong> en récital ; présence du couple <strong>Netrebko</strong>&#8211;<strong>Eyvazov</strong> en récital et à l&rsquo;affiche de <em>Tosca</em> ; <strong>Nadine Sierra</strong> et <strong>Javier Camarena</strong> main dans la main à nouveau le temps d&rsquo;un <em>Elixir d&rsquo;amour</em> ; salutations de <strong>Placido Domingo</strong> pour une soirée de gala ; de même pour <strong>Roberto Alagna</strong> et <strong>Jakub Józef Orliński</strong>&#8230; Si l&rsquo;on ajoute quelques raretés du répertoire (<em>Die sieben Todsünden</em> de Kurt Weill ou <em>The Consul </em>de Menotti) et la saison symphonique, le Teatro Colon de Buenos Aires affiche <a href="https://teatrocolon.org.ar/es/temporada">une très bonne santé pour sa saison 2022</a>. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>GIORDANO, Andrea Chénier — Buenos Aires</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/andrea-chenier-buenos-aires-fin-de-saison-au-teatro-colon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Dec 2017 06:52:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’approche l’été austral et qu’il fait déjà 35 degrés à l’ombre, Buenos Aires se prépare aux grandes vacances. Au Théâtre Colón la saison 2016-2017 s’achève le 16 décembre, avec la dernière représentation d’Andrea Chénier d’Umberto Giordano. On sait l’attachement passionnel des Argentins à leur théâtre lyrique national, l’une des plus belles salles à l’italienne &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu’approche l’été austral et qu’il fait déjà 35 degrés à l’ombre, Buenos Aires se prépare aux grandes vacances. Au Théâtre Colón la saison 2016-2017 s’achève le 16 décembre, avec la dernière représentation d’<em>Andrea Chénier</em> d’Umberto Giordano. On sait l’attachement passionnel des Argentins à leur théâtre lyrique national, l’une des plus belles salles à l’italienne qui soit, l’une des plus grandes aussi (elle peut accueillir plus de 2800 spectateurs) et celle dont l’acoustique est, de loin, la meilleure (même au septième étage du théâtre on ne se sent jamais loin de la scène). On connaît aussi leur attachement aux artistes lyriques internationaux les plus célèbres qui y ont chanté. On connaît moins la passion avec laquelle le public soutient ses chanteurs nationaux. D’ailleurs le théâtre est fier de pouvoir réunir pour la grande majorité des productions deux distributions, dont l’une totalement nationale toujours d’un très haut niveau et, par ailleurs, plus accessible aux spectateurs les moins fortunés.</p>
<p>C’est le cas pour cet <em>Andrea Chénier</em> qui a pourtant connu bien des vicissitudes dès le début des répétitions. La mise en scène confiée à la cinéaste Lucrecia Martel a fait polémique dès les premières interviews qu’elle a données.  La radicalité de son projet et le peu d’atomes crochus qu’elle disait avoir avec cet opéra ont beaucoup irrité. Là-dessus, elle tombe gravement malade à Los Angeles et doit renoncer, alors qu’au théâtre Colón les répétitions ont commencé. Le théâtre doit faire appel au metteur en scène maison, <strong>Matías Cambiasso</strong>, qui n’a plus que dix jours pour tout inventer. La dernière production mise en scène par Nicolas Joël remonte à 1996. On sort les costumes « historiques » (comme disent fièrement les Argentins), le décorateur <strong>Emilio Basaldúa</strong>, remarquable, adapte les éléments déjà construits à une mise en scène fidèle au livret original. Et, par bonheur, le résultat enchante les spectateurs (Plus question de guérilléros latino-américains, les personnages historiques sont bien là, ouf !). La mise en scène n’est pas sans rappeler par moments l’actuelle production de la Scala. Avec une plus grande sobriété (et un autre budget !) qui donne une certaine cohérence à une œuvre tellement inégale et surtout plus de grandeur. En particulier dans la scène finale, qui frôle le ridicule à Milan, et qui est si émouvante au Théâtre Colón.</p>
<p>Le ténor José Cura  campe le soir de la première un André Chénier de rêve tant vocalement que théâtralement aux côtés de Maria Pia Piscitelli. Triomphe absolu. Le 9 décembre c’est la deuxième distribution. Elle ne démérite en rien, bien au contraire. La jeune soprano argentine <strong>Daniela Tabernig</strong> emporte l’adhésion dès son entrée en scène. Elle est Madeleine de Coigny, la jeune fille romantique qui découvre soudain l’amour en pleine Révolution. La voix est divine, capable de pianissimi sublimes et de grand dramatisme, aux aigus amples et rayonnants. Quant au ténor <strong>Gustavo López Manzitti</strong>, il est peu connu en Europe mais les Argentins l’affectionnent.  Il a une couleur de voix plus claire que celle de José Cura et une technique plus belcantiste.  Une tenue de souffle exemplaire  lui permet une grande amplitude dans le phrasé et de splendides aigus qu’il ne force jamais. Du grand art. Aux saluts, le couple qu’il forme avec Tabernig est longuement acclamé par un public qui remercie à grands cris. On serait tenté de dire qu’il y a, ce soir-là,  un supplément d’âme dans leur triomphe!</p>
<p>Après Christan Badea, remarquable le soir de la première, c’est <strong>Mario Perusso </strong>qui est à la baguette. Une véritable mémoire du Théâtre Colón (il a 81 ans) où il a dirigé tous les opéras de Puccini sauf Edgar. Et cela s’entend. C’est un maître dans l’art d’accompagner les chanteurs et de faire sonner l’orchestre. Aux envolées lyriques et aux ruptures à la Puccini qui rythment l’œuvre, il parvient avec justesse à mêler des couleurs d’opéras français, avec des cordes au velouté rare, et les accents germaniques de la partition soutenus par l’excellent pupitre des vents.</p>
<p>La distribution très homogène est totalement investie. Citons <strong>Leonardo Estévez </strong>excellent Gérard,<strong> Mario de Salvo </strong>(Roucher) et la Madelon poignante de la mezzo-soprano<strong> Alejandra Malvino</strong>.</p>
<p>Le chœur du Colón est impressionnant : quelle belle couleur, quelle puissance. La pastorale du premier acte est même digne d’un opéra baroque ! La chorégraphie de <strong>Carlos Trunsky</strong> est autrement plus inventive qu’à la Scala. Coup de chapeau aussi aux éclairages de <strong>Rubén Conde</strong>.</p>
<p>Après une <em>Russalka (</em>Dvorak) décevante en novembre, cet <em>Andrea Chénier</em> termine brillamment la saison du Théâtre Colón que dirige depuis peu le chef d’orchestre mexicain Enrique Diemecke.</p>
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		<item>
		<title>Encore du rififi au Teatro Colon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/encore-du-rififi-au-teatro-colon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2017 05:42:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quelque chose qui cloche au Teatro Colon. Après Angela Georghiu en mars dernier puis Sofia Coppola, c’est au tour de Marcelo Alvarez de claquer la porte de la première institution lyrique d&#8217;Argentine. Le ténor devait chanter Andrea Chénier dans l’opéra du même nom mis en scène à la fin de l’année 2017 &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelque chose qui cloche au Teatro Colon. Après<strong> </strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/teatro-colon-angela-gheorghiu-accuse"><strong>Angela Georghiu</strong> en mars dernier</a> puis<strong> Sofia Coppola</strong>, c’est au tour de <strong>Marcelo Alvarez</strong> de claquer la porte de la première institution lyrique d&rsquo;Argentine. Le ténor devait chanter Andrea Chénier dans l’opéra du même nom mis en scène à la fin de l’année 2017 par <strong>Lucrecia Martel</strong>. Selon <a href="http://www.lanacion.com.ar/2018883-marcelo-alvarez-otra-baja-en-el-colon">le quotidien <em>La Nacion</em></a>, Alvarez était convenu pour des raisons d’agenda de n’arriver que dix jours avant la première. Sommé d’avancer sa venue, il aurait opposé un refus motivé qui, malgré ses demandes répétées, serait resté sans réponse, le conduisant à rompre son contrat. Le coup est d’autant plus dur pour le Teatro Colon que cette nouvelle production d’<em>Andrea Chénier</em> devait couronner la saison et que trouver un interprète du rôle-titre aussi renommé n’est pas évident.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Teatro Colón : Angela Gheorghiu accuse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/teatro-colon-angela-gheorghiu-accuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2017 06:37:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Angela Gheorghiu aurait-elle encore fait des siennes ? Invitée par le Teatro Colón à chanter le rôle-titre d’Adriana Lecouvreur, la soprano roumaine sur sa page Facebook accuse la fameuse institution lyrique de « manque de professionnalisme » et « d’impolitesse ». Raison de cette accusation : l&#8217;incapacité du Teatro Colón à respecter les conditions de son contrat. Difficile de démêler l’écheveau &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Angela Gheorghiu aurait-elle encore fait des siennes ? Invitée par le Teatro Colón à chanter le rôle-titre d’<em>Adriana Lecouvreur</em>, la soprano roumaine sur <a href="https://www.facebook.com/angelagheorghiuofficial/">sa page Facebook</a> accuse la fameuse institution lyrique de « <em>manque de professionnalisme</em> » et « <em>d’impolitesse</em> ». Raison de cette accusation : l&rsquo;incapacité du Teatro Colón à respecter les conditions de son contrat. Difficile de démêler l’écheveau de reproches mais il semble qu’avant même l’arrivée d’Angela Gheorghiu à Buenos Aires subsistait un certain nombre d’incertitudes contractuelles. La chanteuse a cependant entrepris le voyage, espérant que tout se réglerait dès son arrivée en Argentine, apparemment à tort. « <em>Je ne pouvais pas assister aux répétitions sans contrat signé</em>, proteste-t-elle. <em>J&rsquo;ai même essayé d&rsquo;avoir une conversation avec la directrice générale du Teatro Colón, Maria Victoria Alcaraz, mais, étonnamment, on me l&rsquo;a refusé. C&rsquo;est une situation très embarrassante et désagréable pour moi ».</em> Des sources proches du Teatro Colón racontent qu’à peine arrivée la chanteuse aurait demandé à changer d’hôtel, puis invoqué des problèmes de stress pour ne pas se présenter aux répétitions ce qui aurait conduit la direction, peu de jours avant la première, à retirer son nom de l’affiche. Qui croire ? « <em>J&rsquo;étais extrêmement désireuse de retrouver le public merveilleux et chaleureux de Buenos Aires, que je chéris, et je ne peux qu&rsquo;espérer revenir une autre fois, dans des conditions honorables</em> » regrette Angela Gheorghiu. En attendant, elle sera remplacée par <strong>Virginia Tola </strong>et pour les deux dernières présentations par <strong>Sabrina Cirera</strong>.</p>
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		<title>ORFF, Carmina Burana — Buenos Aires</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/carmina-burana-buenos-aires-profanes-festifs-et-grandioses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Mar 2017 09:09:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si la saison du Teatro Colon ne commence qu’aux alentours du 15 mars, les langueurs de l’été sud-américain finissant accueillent sur les rives du fleuve d’Argent un festival de musiques contemporaines (De Materie de Louis Andriessen était programmé deux jours consécutifs) et les débuts de la saison symphonique de l’Orquesta Filarmonica de Buenos Aires dont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si la saison du Teatro Colon ne commence qu’aux alentours du 15 mars, les langueurs de l’été sud-américain finissant accueillent sur les rives du fleuve d’Argent un festival de musiques contemporaines (<em>De Materie</em> de Louis Andriessen était programmé deux jours consécutifs) et les débuts de la saison symphonique de <strong>l’Orquesta Filarmonica de Buenos Aires</strong> dont l’illustre bâtiment est aussi la résidence. La salle comble, en grande partie sur abonnement, pour un programme incluant une œuvre contemporaine d’Esteban Benzecry et les<em> Carmina Burana</em> de Carl Orff, témoigne de la vigueur de l’engouement des portègnes. En cette soirée de reprise, le directeur musical mexicain <strong>Enrique Arturo Demiecke</strong> se fend d’un discours introductif de défense du financement de la culture (l’Argentine n’en finit pas de se remettre de la crise financière), et d’un hommage à Damian Ramirez, jeune contre-ténor de 31 ans décédé le 12 janvier 2017 et qui devait interpréter la partie du cygne dans l’œuvre d’Orff. <em>Madre Tierra</em>, diptique symphonique créée à Radio France dans le cadre du festival « Présences 2015 » (19 février 2015) lors de la saison inaugurale du nouvel Auditorium, permet à l’orchestre de se remettre dans le bain. L’œuvre « à programme » apparaît comme un patchwork entre une introduction atonale qui bascule dans un amoncellement de cellules laissant entendre toutes sortes d’influences : Chostakovitch, Wagner, Janacek… et des touches plus autochtones pour évoquer la Pacha Mama et Nuke Mapu. La grande transparence de l’orchestre et l’acoustique précise et chaude du Colon permettent d’apprécier cette introduction, même si l’on regrette une certaine monotonie avec peu de nuances et un volume presque toujours mezzo-forte.</p>
<p>	En deuxième partie, à l’image de son discours à la fois grave, plein d’humour et de saillies, Enrique Arturo Demiecke dirige <em>Carmina Burana</em> dans des tempi vifs et avec beaucoup de contrastes. Les crescendos de « fortuna » font entendre l’orchestre dans toute sa cohésion et sa force. Chaque pupitre brille par ses attaques mordantes et une grande souplesse pour suivre les ruptures de rythme et de nuances exigées par le chef. Les violoncelles et contrebasses charpentent la texture de la plupart des chants bien secondés par des percussions savamment dosées, que viennent colorer une petite harmonie fruitée et des cuivres mats. Les violons se saisissent quant à eux des contrechants et commentaires venant pimenter le discours qui se déploie dès lors. Celui-ci est moins européen et médiéviste que ce à quoi les canons de l’œuvre nous ont habitués. Les danses de la taverne regardent davantage la culture latino-ibérique et les chants d’amours déçues puis retrouvées lorgnent vers la milonga… avec toutes les exubérances que cela induit. La fresque globale en devient pittoresque et grandiose, pathétique et lyrique pour s’achever dans un triomphe.</p>
<p>	Un succès où le <strong>Coro estable del Teatro Colon</strong> et le <strong>Coro de Ninos del Teatro Colon</strong> jouent un grand rôle. Même dans les tempi endiablés voulus par le chef, ils gardent toute leur cohésion et surpassent, malgré leur position en fond de scène, la masse de l’orchestre dans les tutti. Si les sopranos concèdent une ou deux duretés dans les passages les plus tendus, basses, barytons et ténors sont irréprochables. Au delà de la technique, l’interprétation suit à la lettre et les ambiances de la partition et les partis pris du chef. Les jeunes chanteurs n’ont pas à rougir devant leurs ainés, ils marchent dans leur pas tant pour la rigueur que pour la beauté intrinsèque de leur chant.</p>
<p>	Enfin,<strong> Martin Oro</strong> nasalise son émission pour rendre toute la plainte du cygne. <strong>Laura Rizzo</strong> entame avec précaution sa partie ce qui nuit quelque peu à la ligne de son chant. Le cristal de son timbre trouve un bel emploi dans ses dernières interventions et la voix acquiert une belle agilité. <strong>Alfonso Mujica</strong> remporte la palme chez les solistes : douceur et rondeur du chant, style de la ligne et puissance lui permettent toutes les nuances et les affects qui culminent dans « circa mea pectora », triste et révolté.</p>
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		<title>Ça barde au Teatro Colón !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ca-barde-au-teatro-colon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 11:14:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec une inflation annuelle officielle de 25% (voire 40% si l&#8217;on en croit les économistes indépendants), les salaires argentins ont du mal à suivre l&#8217;augmentation galopante du coût de la vie. L&#8217;orchestre du Teatro Colón a choisi de manifester son mécontentement, non pas en faisant la grêve, comme dans d&#8217;autres capitales, mais en brandissant ses &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec une inflation annuelle officielle de 25% (voire 40% si l&rsquo;on en croit les économistes indépendants), les salaires argentins ont du mal à suivre l&rsquo;augmentation galopante du coût de la vie. L&rsquo;orchestre du Teatro Colón a choisi de manifester son mécontentement, non pas en faisant la grêve, comme dans d&rsquo;autres capitales, mais en brandissant ses revendications depuis la fosse (voir notre vidéo). Cette démarche respectueuse du public avait été initiée à la fin de la saison précédente et reprend donc pour la nouvelle qui ouvre ces jours-ci avec l&rsquo;<em>Elektra</em> de Richard Strauss. </p>
<p>Il faut croire que le sort s&rsquo;acharne sur les malheureux musiciens puisque, quelques minutes avant l&rsquo;heure prévue pour le lever de rideau de la représentation du 31 octobre, un morceau de frise est tombé du proscenium pour s&rsquo;écraser entre deux musiciens, évitant ceux-ci mais pas l&rsquo;un de violons.  Après le passage des femmes de ménage, les musiciens se sont prudemment éloignés de l&rsquo;impact pour la durée du spectacle ! <a href="https://www.youtube.com/watch?v=S92BWK6hyU4">Quelques images des artistes et des manifestants aux saluts</a></p>
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		<title>STRAUSS, Elektra — Buenos Aires</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-buenos-aires-femmes-entre-elles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 05:31:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l’ouverture de sa saison, le Teatro Colón affiche une nouvelle production d’Elektra, due à Pedro Pablo García Caffi. Le directeur général et artistique de l’institution propose une lecture marquée par l’oppression de la fatalité, l’heimarménè des grecs. Dans un décor cataclysmique de colonnes géantes à demi effondrées, signe d’une Mycènes décadente, le metteur en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’ouverture de sa saison, le Teatro Colón affiche une nouvelle production d’Elektra, due à<strong> Pedro Pablo García Caffi</strong>. Le directeur général et artistique de l’institution propose une lecture marquée par l’oppression de la fatalité,<em> </em>l’<em>heimarménè</em> des grecs. Dans un décor cataclysmique de colonnes géantes à demi effondrées, signe d’une Mycènes décadente, le metteur en scène argentin souligne la solitude des personnages principaux, tous féminins, qui nous apparaissent ici dérisoires et sans force, isolés. Mais ces colonnes sont aussi la symbolisation phallique d’un univers dominé par le masculin absent, en écho à l’impuissance de personnages féminins omniprésents. En effet, de même que Clytemnestre n’a pu assassiner Agamemnon qu’avec l’aide d’Egisthe, Electre n’envisage pas de se venger de sa mère sans l’aide d’Oreste ; comme si les héros masculins étaient les seuls moteurs possibles de l’action, et les femmes condamnées à ruminer leurs craintes, leurs aspirations ou leurs frustrations.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="284" src="/sites/default/files/styles/large/public/elektra_2014_-_foto_2_-_arnaldo_colombaroli_0.jpg?itok=NqnHAp36" title="© Prensa Teatro Colón / Arnaldo Colombaroli" width="468" /><br />
	© Prensa Teatro Colón / Arnaldo Colombaroli</p>
<p>C’est sans doute là qu’il faut chercher l’explication du jeu finalement assez sobre de <strong>Linda Watson</strong>, une Elektra plutôt hiératique, un peu passive, très éloignée d’interprétations plus passionnées comme celle d’Evelyn Herlitzius au Festival d’Aix-en-Provence dans la production de Patrice Chéreau, ou, si l’on remonte plus loin, des incarnations légendaires de Gwyneth Jones ou Leonie Rysanek, d’un histrionisme pleinement assumé. Vocalement, la soprano américaine assume crânement la totalité des difficultés du rôle, souvent avec subtilité (les invocations d’Agamemnon, pour une fois, ne sont pas criées mais chantées avec une sorte d’abandon nostalgique). Toutefois, la voix manque parfois un peu de projection et de la largeur, notamment au regard des moyens de ses partenaires. L&rsquo;allemande <strong>Manuela Uhl</strong>, belle voix charnue, aux aigus lumineux, puissante, au beau phrasé, campe une Chrysothemis perdue dans ses rêves d’épanouissement. L’histrionisme assumé, on le trouve en revanche chez<strong> </strong>sa compatriote<strong> Iris Vermillion</strong>, Klytemnestra complètement déjantée et décadente, d’un engagement vocal total, fût-ce au prix de quelques raucités (tous comptes faits en accord avec la composition dramatique). De nationalité argentine, <strong>Hernán Iturralde</strong> est une voix idéale pour Orest : belle projection, timbre sombre et sans laisser-aller en termes de style. Pour une fois, le rôle est continuellement bien chanté ! Dommage que son accoutrement le fasse ressembler à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mister_T.#mediaviewer/File:NancyReaganMrTChristmas1983.jpg">Mister T</a> (au contraire des éclairages, variés et sophistiqués, les costumes de la production sont assez hétéroclites). Mêmes remarques en ce qui concerne l’Aegisth d’<strong>Enrique Folger</strong>, souvent laissé à des ténors en fin de carrière : là encore, la voix est saine et le style irréprochable. Enfin, les cinq suivantes varient du correct au très bon et le jeune serviteur d’ <strong>Eduardo Bosio</strong> fait belle impression.</p>
<p>A la tête d’une formation digne des meilleur théâtres, <strong>Roberto Paternostro</strong> propose une interprétation très musicale et plutôt analytique de la partition. Le chef viennois fait ressortir les différents pupitres et les divers motifs et sous sa baguette l’orchestre semble véritablement « chanter »  plutôt qu’accompagner les situations dramatiques (à titre d’exemple, on est habitué à des coups d’archet des contrebasses plus secs pour l’arrivée de Clytemnestre). Il est rare d’offrir autant de beauté dans cette partition.</p>
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