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	<title>Marvão - Ville - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 03 Aug 2026 22:03:29 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Marvão - Ville - Forum Opéra</title>
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		<title>SCHUMANN, Récital Valentin Lee et Juliane Banse &#8211; Marvão</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/schumann-recital-valentin-lee-et-julian-banse-marvao/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si Marvão s&#8217;enorgueillit de faire entendre pendant ces dix jours de festival plus de 120 compositeurs, cette année, indéniablement, est en partie dédié à Schumann avec plusieurs programmes de belle tenue. L&#8217;occasion d&#8217;applaudir le Quatuor Arete, intense et passionné ou encore formidable Dimitri Kalashnikov au piano . Le talent d&#8217;accompagnateur d&#8217;Aleksandar Madžar éclatait déjà il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si Marvão s&rsquo;enorgueillit de faire entendre pendant ces dix jours de festival plus de 120 compositeurs, cette année, indéniablement, est en partie dédié à Schumann avec plusieurs programmes de belle tenue. L&rsquo;occasion d&rsquo;applaudir le Quatuor Arete, intense et passionné ou encore formidable Dimitri Kalashnikov au piano .</p>
<p>Le talent d&rsquo;accompagnateur d&rsquo;<strong>Aleksandar Madžar</strong> éclatait déjà il y a deux jours avec le concert des <em>Frauenliebe und Leben</em> données avec Juliane Banse. Il débute ce concert en soliste par une superbe interprétation des<em> Trois Noveletten</em>.<br />
Il accompagne ensuite <strong>Valentin Lee</strong> dans les <em>Dichterliebe</em>, un moment rare tant l&rsquo;artiste coréen s&rsquo;est magnifiquement imprégné de l&rsquo;esprit germanique. Il prononce parfaitement l&rsquo;allemand, en saisit toutes les nuances, le raffinement. Le cycle débute d&rsquo;une manière extrêmement recueillie, avec un tempo assez lent qui nous permet de plonger avec délicatesse dans cette musique somptueuse.</p>
<p>En dépit de quelques micro-soucis de soutien dans « Aus meinen Tränen sprießen » ou encore « Ich hab’ im Traum geweinet », la performance du jeune homme n&rsquo;appelle que des éloges. La projection est nette, la ligne vocale conduite avec brio comme dans « Ich will meine Seele tauchen », ou encore dans le superbe « Im Rhein, im heiligen Strome » où la lumière de la voix fait merveille. Il en est de même dans « Und wüßten’s die Blumen, die kleinen », où là encore, l&rsquo;accompagnement au piano plein de délicatesse sublime le propos.</p>
<p>Le ténor fait montre ici d&rsquo;une palette de couleurs particulièrement riche, comme dans « Das ist ein Flöten und Geigen » ou dans « Ich grolle nicht ». Si l&rsquo;on souhaiterait plus de souplesse dans l&rsquo;incarnation physique, l&rsquo;implication émotionnelle, elle, se révèle généreuse. Le pianiste rend pleinement justice aux lignes merveilleuses de Schumann, en particulier dans ces postludes qui culminent comme il se doit avec le dernier morceau, « Die alten, bösen Lieder ».</p>
<p>Si les aigus sont aussi larges que flamboyants, les graves ne sont pas en reste, richement texturés dans « Im Rhein, im heiligen Strome » notamment. Les piani sont délicats, le sens de la narration indéniable sur l&rsquo;ensemble du cycle. La gestion des contrastes est remarquablement intelligente avec des moments extrêmes tout en retenue comme dans « Am leuchtenden Sommermorgen » qui contrastent merveilleusement avec « Ein Jüngling liebt ein Mädchen » ou « Aus alten Märchen winkt es ». L&rsquo;émission est franche, la ligne sinueuse d&rsquo;une grande élégance. Les aigus pianissimo, superbes.</p>
<p>Après avoir proposé le fameux cycle offert par Robert à Clara à l&rsquo;occasion de leur mariage, <strong>Juliane Banse</strong>, directrice artistique du festival avec son époux, clôt ce concert avec une nouvelle incursion chez Schumann et ses <em>Maria Stuart Lieder</em> précédés d&rsquo;une composition du violoniste <strong>James Cuddeford</strong> : un <em>Ave Maria</em> en quatre parties dont les seconde et troisième – « Ora Pro Nobis » et « Sancta » – sont particulièrement prenantes. La prosodie très hachée exige beaucoup de la chanteuse qui bénéficie heureusement d&rsquo;un immense métier. Les jeux d&rsquo;assonances et de dissonances entre les deux instruments sont assez séduisants d&rsquo;autant plus que le timbre particulier de l&rsquo;artiste, riche en harmoniques graves, se prête bien à une écriture qui n&rsquo;est pas évidente.</p>
<p>Le format festival se prête bien à ce type de digression, offrant d&rsquo;excellentes occasions d&rsquo;expérimenter, de découvrir un répertoire peu connu et contemporain. Les quatre Lieder qui parachèvent le concert vont comme un gant à la cantatrice, très impliquée, tant vocalement que scéniquement, avec de beaux aigus et toujours un tuilage du texte impeccable. Son art de la narration est particulièrement patent dans « Nach der Geburt ihres Sohnes ». La ligne vocale retenue, tout en dignité, est saisissante dans « An die Königin Elisabeth » tandis qu&rsquo;« Abschied von der Welt » flatte le sombre de la voix, avec toujours cet accompagnement au piano d&rsquo;une grande sensibilité. Le concert s&rsquo;achève avec « Gebet », intense et recueilli.</p>
<p>Si vous ne connaissiez pas le festival de Marvão et que vous aimez les lieux de beauté, de convivialité autour de la musique, nous ne saurions trop vous conseiller de l&rsquo;inscrire dans vos tablettes 2027.</p>
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		<title>BERG, KORNGOLD, récital Sumi Hwang &#8211; Marvão</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/berg-korngold-recital-sumi-hwang-marvao/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Marvão fait partie de ces festivals qui fédèrent tout un village autour d&#8217;un projet incroyablement ambitieux au regard de sa population. Avec moins de 100 habitants, à plus de deux cent kilomètres de Lisbonne, perdue et perchée dans les montagnes de l&#8217;Alentejo, cette adorable bourgade dominant à 360 degrés le Portugal d&#8217;un côté, l&#8217;Espagne de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Marvão fait partie de ces festivals qui fédèrent tout un village autour d&rsquo;un projet incroyablement ambitieux au regard de sa population. Avec moins de 100 habitants, à plus de deux cent kilomètres de Lisbonne, perdue et perchée dans les montagnes de l&rsquo;Alentejo, cette adorable bourgade dominant à 360 degrés le Portugal d&rsquo;un côté, l&rsquo;Espagne de l&rsquo;autre, vit pendant dix jours à la pulsation de près de 40 concerts.</p>
<p>Une redoutable équipe de bénévoles gèrent l&rsquo;accueil, la logistique mais également la cantine où les artistes, les directeurs artistique du festival – Juliane Banse et son époux Christoph Poppen – côtoient les bénévoles de toutes générations et la presse dans de grandes tablées conviviales.</p>
<p>Dans les paisibles petites ruelles blanches, l&rsquo;on croise les participants à la classe de dessin matinale gratuite tandis que s&rsquo;interpellent les habitués venus de l&rsquo;Europe entière. Ils échangent leurs impressions sur le dernier concert.</p>
<p>De l&rsquo;avis général, découvrir Marvão c&rsquo;est l&rsquo;adopter ; y venir, c&rsquo;est la promesse d&rsquo;y revenir souvent. Grâce à une direction artistique ambitieuse, au réseau exceptionnel, le niveau des prestations musicales s&rsquo;avère excellent pour une politique tarifaire plus que raisonnable à 25 euros la place.</p>
<p>Ce soir, les festivaliers sont rassemblés autour de <strong>Sumi Hwang</strong> – lauréate du concours Reine Elisabeth 2014 et invitée de la cérémonie d&rsquo;ouverture des Jeux Olympiques d&rsquo;hiver en 2018 – pour une nouvelle soirée consacrée à la musique vocale germanique.</p>
<p>La jeune femme propose un programme pléthorique avec pas moins de 19 morceaux, souvent extrêmement exigeants, à la progression chronologique tout à fait séduisante pour l&rsquo;oreille.</p>
<p>Avec Franz Schubert et trois airs archi connus, elle impose immédiatement sa présence aussi lumineuse que son timbre qui ne manque pas de caractère. La diction restera excellente tout au long de la soirée, quelle que soit la langue – allemand, italien ou anglais. Dès « An Sylvia », les attaques sont d&rsquo;une grande élégance, les finales souples. « Nur wer die Sehnsucht kennt » valorise une émission naturelle bien canalisée. La nostalgie sied tout autant à l&rsquo;artiste que la joie. Le ruban mélodique se déroule avec aisance et fluidité dans « An die Musik » comme dans les second et troisième sonnets de Pétrarque de Franz Liszt.</p>
<p>Avec ce second compositeur, Le pianiste <strong>Tae-Hyung Kim</strong>, un peu en retrait jusqu&rsquo;alors s&rsquo;affirme un peu plus. Il faut dire que l&rsquo;acoustique de cette église, relativement plus grande que les autres édifices de la communes flatte moins la voix et laisse le piano un peu en arrière. Si l&rsquo;on aurait apprécié plus de puissance dans la première partie de « I’ vidi in terra Angelici costumi », dans la transition comme dans le postlude, le piano est joliment perlé.</p>
<p>La chanteuse, de son côté, a enregistré les trois sonnets en 2019 chez Deutsche Gramophon. Elle fait montre d&rsquo;une intéressante théâtralité avec des interventions presque opératiques qui laissent imaginer combien elle doit s&rsquo;épanouir dans le belcanto. Les aigus sont glorieux dans « Pace non trovo » comme plus tard dans le « Nachtigall » de Berg. Seules les attaques pianissimo des aigus resteront un peu fragiles.</p>
<p>Sumi Hwang maîtrise parfaitement le style allemand, ce que confirme après l&rsquo;entracte les sept <em>Frühe Lieder</em> de Berg. L&rsquo;artiste assume aisément le large ambitus de la première intervention, « Nacht », même si le grave pourrait être plus sonore. Elle en offre une version incarnée, habitée, tout comme dans « Die Nachtigall » où les aigus sont magnifiques et l&rsquo;histoire bien joliment racontée. On trouve de même de très jolies couleurs dans « Traumgekrönt », où les aigus pianissimo sont mieux posés. « Liebesode » contraste superbement avec le passionné« Sommertage » qui clôt le cycle.</p>
<p>Moins fréquemment interprétés, les <em>Songs of the Clown</em> d&rsquo;Erich Wolfgang Korngold parachèvent en beauté cette soirée pléthorique. La fatigue y est à peine perceptible tant la technique est solide. Le médium est sonore dans « Come Away, Death », le lyrisme épanoui dans « For the Rain, It Raineth Every Day », la ligne toujours conduite avec intelligence et finesse. « O Mistress Mine » va comme un gant à l&rsquo;artiste, flirtant délicieusement avec la séduction juvénile de Broadway. « Adieu, Good Man Devil » éclate d&rsquo;humour musical, tout comme « I hate music ! » de Leonard Bernstein qui compose un bis plein d&rsquo;esprit.</p>
<p>Rare en France – comme un grand nombre des artistes programmés à Marvão – c&rsquo;est en Allemagne ou en Corée qu&rsquo;il faudra vous rendre pour applaudir Sumi Hwang.</p>
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		<title>BRITTEN, Portrait d&#8217;un compositeur &#8211; Marvão</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/britten-portrait-dun-compositeur-marvao/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quinze ans, lors d&#8217;une randonnée à vélo, Christoph Poppen et son épouse Juliane Banse découvrirent un peu par hasard le site magique de Marvão. La qualité du silence, la sublime vue à la fois sur le Portugal et l&#8217;Espagne du haut du château moyenâgeux, s&#8217;imposa à eux comme une évidence : là, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quinze ans, lors d&rsquo;une randonnée à vélo, Christoph Poppen et son épouse Juliane Banse découvrirent un peu par hasard le site magique de Marvão. La qualité du silence, la sublime vue à la fois sur le Portugal et l&rsquo;Espagne du haut du château moyenâgeux, s&rsquo;imposa à eux comme une évidence : là, la musique devait résonner. Ils créèrent ainsi le festival qui célèbre aujourd&rsquo;hui sa douzième édition.</p>
<p>Christoph Poppen travaille au sein de multiples structures: violoniste fondateur du Quatuor Cherubini, enseignant à Hochschule de Munich comme à la reine Sofia de Madrid, il dirige le Cologne Chamber orchestra comme la Hong Kong Sinfonietta. De son propre aveu, il a ainsi l&rsquo;opportunité de rencontrer une multitude d&rsquo;artistes qui viennent jusqu&rsquo;ici proposer pendant dix jours, au cœur de l&rsquo;été, une programmation souvent unique. L&rsquo;opportunité de travailler ensemble, de créer de nouveaux compagnonnages ; l&rsquo;occasion aussi de proposer des répertoires rares à un public fidèle et passionné.</p>
<p>C&rsquo;est ainsi que cet après-midi, l&rsquo;hommage rendu à Benjamin Britten – dont on commémore le cinquantième anniversaire de la disparition – se divise en quatre chapitres dont la qualité ne cesse de s&rsquo;affirmer au fil de la représentation.</p>
<p>La toute jeune <strong>Carla Isabel</strong> ouvre le bal avec ces mélodies de Britten qui mettent en valeur son joli timbre aux aigus un peu verts. L&rsquo;anglais, malheureusement, manque d&rsquo;intelligibilité mais la conduite de la ligne vocale est nette et la jeune espagnole – pianiste de formation – fait montre d&rsquo;une grande musicalité, en particulier dans « Seascape ». Un peu plus de soutien ne nuirait pas aux finales, défaut de jeunesse qui s&rsquo;améliorera rapidement, sans aucun doute. Elle termine son tour de chant avec « As it is, plenty », rythmique, plein d&rsquo;esprit qui lui sied à ravir.</p>
<p>Lui succède une <em>Suite pour violon et piano</em>, fort réussie, éclairée de très beaux jeux de couleurs de <strong>Ruifeng Lin</strong> et <strong>Aleksandar Madžar</strong>, notamment dans le troisième mouvement, tout en contrastes et en délicatesse.</p>
<p>L&rsquo;excellent pianiste, subtil, très à l&rsquo;écoute, accompagne ensuite la remarquable prestation de<strong> Martin Mitterrutzner</strong> que l&rsquo;on peut entendre en soliste généralement à Francfort ou Hambourg. Apprécié par notre collègue Dominique Joucken dans le disque consacré à la musique sacrée écrites par les Mendelssohn (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fanny-et-felix-mendelssohn-musique-sacree/">chroniqué</a> en décembre dernier), le ténor fait montre aujourd&rsquo;hui encore d&rsquo;un grand sens de la narration, d&rsquo;une science du crescendo/decrescendo qui nourrit l&rsquo;interprétation, d&rsquo;une belle unité des registres et d&rsquo;une impeccable diction. Dans « When You’re Feeling Like Expressing Your Affection », le velouté du timbre fait merveille tandis que « Not Even Summer Yet » met en valeur la projection assumée. Broadway n&rsquo;est pas loin dans « The Red Cockatoo » et « Cradle Song » où les graves sont habilement négociés bien que la partition soit légèrement trop grave sans doute pour sa voix. L&rsquo;artiste clôt son intervention avec « Um Mitternacht » en allemand, alliant sobriété et élégance.</p>
<p>La concert s&rsquo;achève en beauté avec la <em>Simple Symphony</em>, dans une version pour quintette à cordes qui associe le contrebassiste <strong>Florian Poppen</strong>, fils des fondateurs du festival, au non moins brillant<strong> quatuor Goldmund</strong>. Ils donnent à entendre cette œuvre d&rsquo;un jeune Britten de 20 ans où résonnent encore des échos de l&rsquo;enfance puisqu&rsquo;y sont insérés des éléments écrits avant son adolescence. Le second mouvement uniquement en pizzicati, avec un merveilleux jeu de nuances, éclate de fantaisie, contrastant très efficacement avec le troisième mouvement lyrique, sérieux, qui valorise la plénitude du son des cinq musiciens.</p>
<p>Crée pour le festival, ce programme composite s&rsquo;avère donc aussi intelligemment construit qu&rsquo;interprété, avec une alternance très efficace entre voix et instruments. Il constitue comme un écho au très joli cadre composite de l&rsquo;église São Tiago où les éléments gothiques se marient aux teintes pastel des tapisseries contemporaines créées dans le grand centre de Portalegre tout proche, tandis que ces dernières répondent au plafond stuqué de violine et vert d&rsquo;eau du XVIIIè siècle.</p>
<p>Ce goût du florilège se prolonge le soir venu car la journée s&rsquo;achève dans une autre église, associant cette fois une version très réussie de l&rsquo;<em>adagio pour clarinette,</em> <em>violon et piano</em> d&rsquo;Alban Berg et un <em>Pierrot Lunaire</em> d&rsquo;Arnold Schoenberg assez saisissant. L&rsquo;<strong>ensemble Ars Ad Hoc</strong> comme la chanteuse <strong>Ana Caseiro</strong> y font merveille. L&rsquo;interprétation de la chanteuse, très incarnée, s&rsquo;enrichit d&rsquo;une belle liberté physique et vocale, d&rsquo;aigus libres et brillants sans oublier un Sprechgesang parfaitement assumé et une diction impeccable.</p>
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