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	<title>Montpellier (Festival) - Ville - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 09 Mar 2026 13:58:12 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Montpellier (Festival) - Ville - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>En 2026, un Festival Radio France Montpellier Occitanie en forme de déclaration d&#8217;amour</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/en-2026-un-festival-radio-france-montpellier-occitanie-en-forme-de-declaration-damour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 06:43:38 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est par une version de concert de <em>Tristan und Isolde </em>que Mikko Franck, en remplaçant Myung-Whun Chung souffrant, avait tapé dans l&rsquo;oeil et dans l&rsquo;oreille du Philharmonique de Radio France qui devait le nommer directeur musical quelque temps plus tard. A l&rsquo;heure où son successeur, <strong>Jaap van Zweden</strong>, s&rsquo;apprête à prendre pleinement ses fonctions, à son tour de passer par le philtre wagnérien : épaulé par une solide distribution (<strong>Anja Kampe</strong> et <strong>Stuart Skelton</strong> dans les rôles éponymes, <strong>Kwangchul Youn </strong>en Marke&#8230;) le chef néerlandais fera le 11 juillet ses débuts montpellierains à l&rsquo;occasion d&rsquo;une soirée pivot pour la prochaine édition du Festival Radio France Montpellier Occitanie.</p>
<p>En présentant cette nouvelle édition à la presse, Michel Orier, directeur de la musique et de la création à Radio France, confirme l&rsquo;influence de cette soirée d&rsquo;exception sur la construction de tout le programme : en filant la métaphore amoureuse est venue l&rsquo;idée de ce <em>Dido &amp; Aeneas </em>de Purcell représenté comme un <em>mask </em>anglais, dans la mise en scène de <strong>Pierre Lebon</strong> et avec une distribution incluant <strong>Blandine de Sansal</strong> et <strong>Grace Durham</strong> dans les rôles principaux et dirigée <strong>Louis-Noël Bestion de Camboulas</strong> à la tête de l&rsquo;Ensemble les Surprises.</p>
<p>Plus évident encore est le cousinage musical entre <em>Tristan</em> et cette soirée de l&rsquo;Orchestre National de France qui verra <strong>Thomas Guggeis</strong> faire dialoguer la Cinquième Symphonie de Gustav Mahler avec les <em>Wesendonck-Lieder </em>de Wagner par <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong>. Les rivages du romantisme nous mènerons vers d&rsquo;autres belles soirées vocales, à l&rsquo;image de ce <em>Winterreise </em>de Schubert certes à contre-courant en plein festival d&rsquo;été, mais qui permettra d&rsquo;entendre <strong>Matthias Goerne</strong> (et <strong>Mikhail Pletnev</strong> au piano) alors que <strong>Stéphane Degout </strong>reprendra quelques lieder orchestrés du même Schubert sous la baguette de<strong> Raphael Pichon </strong>et que <strong>Marianne Crebassa</strong> chantera <em>L&rsquo;Amour et la vie d&rsquo;une femme </em>de Schumann avec <strong>Alphonse Cemin</strong>.</p>
<p>Les amoureux des voix pourront également se pencher vers ce concert de l&rsquo;Orchestre National de Montpellier dirigé par <strong>Roderick Cox</strong> où la Sixième Symphonie de Tchaikovski succèdera aux <em>Rückert-Lieder</em> de Mahler interprétés par <strong>Jamie Barton</strong> ou vers ces Cantates de Bach jouées par l&rsquo;Ensemble A Nocte Temporis et <strong>Reinoud van Mechelen</strong>.</p>
<p>Parmi les programmes purement instrumentaux, on guettera également l&rsquo;invitation d&rsquo;<strong>Hilary Hahn</strong>, la venue du Budapest Festival Orchestra et d&rsquo;<strong>Ivan Fischer</strong>, l&rsquo;originalité du programme préparé par <strong>Bertrand Chamayou</strong> mêlant Mendelssohn, Ives, Clara Schumann, Kurtag et John Lennon ou la rencontre entre Bach et Glass sous les doigts de <strong>Vanessa Wagner</strong>.</p>
<p>En dehors de ces concerts et récitals, l&rsquo;opéra <em>Momo le clown </em>de Pascal Dusapin s&rsquo;adressera plus particulièrement au jeune public, la série « Jeunes solistes &#8211; découverte » sera l&rsquo;occasion de dénicher des talents prometteurs tandis que le jazz restera bien présent, tout comme les débats à travers les traditionnelles Rencontres de Pétrarque. Comme de coutume désormais, le Festival proposera plusieurs dates gratuites dans la métropole de Montpellier, ainsi que deux concerts gratuits consacrés aux musiques de films.</p>
<p>En tout, plus de 100 manifestations seront proposées du 5 au 18 juillet. Les réservations ouvrent le 12 mars sur le <a href="https://lefestival.eu/">site du Festival.</a></p>
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		<title>HAENDEL, Il trionfo del Tempo e del Disinganno &#8211; Montpellier (Festival Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-montpellier-festival-radio-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Premier et ultime oratorio, puisque repris en anglais au terme de la vie créative de Haendel, c’est la version originale, italienne, que restitue ce soir William Christie. On chercherait vainement quel grand chef baroque, en dehors de lui, ne l’a pas inscrit à son répertoire tant l’ouvrage se prête à une exécution captivante, en mobilisant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Premier et ultime oratorio, puisque repris en anglais au terme de la vie créative de Haendel, c’est la version originale, italienne, que restitue ce soir <strong>William Christie</strong>. On chercherait vainement quel grand chef baroque, en dehors de lui, ne l’a pas inscrit à son répertoire tant l’ouvrage se prête à une exécution captivante, en mobilisant des moyens relativement limités (4 solistes seulement). Cependant, bien que fin connaisseur de Haendel, c’est la première fois que le jeune octogénaire l’aborde pour une tournée des festivals (1), et l’on se réjouissait à la perspective du concert qu’il nous offre, respectueux de la forme de l’oratorio, qui rend aux textes et à la musique toute leur force expressive (2). La vaste salle du Corum, qui n’est pas spécifiquement dédiée aux œuvres baroques, est comble. Elle sera comblée, les ovations d’une salle enthousiaste, seront justifiées par la quasi-perfection de la réalisation orchestrale et vocale. <em>Les Arts Florissants</em> ont-ils été plus disciplinés, plus virtuoses et plus malléables, à l’égal des <em>Berliner Philharmoniker</em> sous la férule de Karajan ? Le souvenir de la <em>Kleine Nachtmusik</em> de Mozart, confiée aux cordes de la formation berlinoise, avec ce que cela comportait d’admirable mais hors-sujet, nous vient à l’esprit. Car c’est à une véritable symphonie baroque que l’on assiste. Le sur-effectif des cordes (3), la disposition « traditionnelle », avec les bois derrière celles-ci, et quelque peu occultés par cet écran et le déséquilibre créé, un chef au pupitre, alors qu’on l’attendait au clavecin (quasi inaudible) et à l’orgue, c’est un peu comme Boulez dirigeant <em>Water Music</em> (il y a 50 ans). William Christie se montre très attentif au chant de ses solistes, il prononce silencieusement le texte, ostensiblement.</p>
<p>On ne peut qu’admirer la parfaite cohésion, la sophistication, le souci du moindre détail (4), l’indéniable unité de l’ensemble forgé au fil des décennies. Mais où sont l’imagination, la fantaisie, la liberté et l’improvisation, sinon celles fixées dans l’écriture qu’impose le chef ? Ajoutez à cela la basse continue, aux instrumentistes dispersés dans l’orchestre (tout comme le concertino où brillent particulièrement Emmanuel Resche-Caserta, et David Simpson), basse continue aussi sage, véloce, proprette, qu’insignifiante et terne nonobstant sa dynamique, et vous aurez compris que, malgré les possibles imperfections de formations plus légères et authentiques, on en préfère la verdeur, la liberté, la force expressive à une réalisation millimétrée, ciselée, dont l’homogénéité du son, la fusion des timbres (que la prise de son de Radio-France a certainement corrigée) nous privent du fruité comme de l’alacrité des couleurs.</p>
<p>La Beauté, livrée au Plaisir, sera convertie par les propos moralisateurs du Temps et de la Désillusion pour choisir le couvent, un cilice et les épines sans les fleurs. Avec deux duos, deux quatuors et quelques pages instrumentales, particulièrement l’ouverture et l’ample Sonata que Haendel a insérées dans l’oratorio, ce sera une succession d’airs (pas loin de 25), plus ou moins développés et de récitatifs de liaison, généralement brefs.</p>
<p>Après les réserves du début sur l’approche orchestrale de l’ouvrage, place aux éloges. On ne présente plus la délicieuse <strong>Julie Roset</strong>, révélée par <em>le Jardin des Voix</em>. Sa Bellezza a la séduction, la fraîcheur attendues. On est ébloui par la pureté d’émission, la délicatesse de la ligne, la sûreté des moyens comme la finesse de l’ornementation. Rayonnante, mutine, dès son deuxième air, son évolution psychologique a-t-elle été jamais mieux traduite ? L’adagio <em>Io sperai</em>, avec le hautbois solo, où le doute la ronge, est chargé de sensibilité. Pour ne pas faire plus long, allons à son ultime air, <em>Tu del ciel ministro,</em> sur lequel s’achève l’ouvrage. Avec le violon solo, admirable, on atteint un sommet d’émotion juste, d’une beauté suprême, lumineuse dont on cherche l’équivalent. Mentionnons aussi son air <em>Un pensiero nemico di pace</em>, qui impressionne par son incroyable virtuosité, dont le da capo est pris à la cravache, sans jamais la mettre en péril. Lister ses qualités appellerait un trop long développement. L’émission chaude, charnue et pleine, la longueur de souffle, la légèreté et la projection, tout force l’admiration. Certainement une des plus grandes voix de notre temps.</p>
<p>Les trois autres jeunes chanteurs que nous retrouvons à cette occasion nous viennent de la Juilliard School, avec laquelle notre chef a noué des liens solides. <em>Lascia la spina</em>, que chante Piacere, est la page la plus connue, lacrymatoire, quand elle n’est pas larmoyante (5). Mais il serait injuste de réduire le rôle qu’incarne <strong>Rebecca Leggett</strong> à ce seul air, au demeurant fort bien chanté. Nous retiendrons <em>Un leggiadro giovinetto</em>, comme son merveilleux duo avec Bellezza, <em>Il voler nel fiol</em>. Dans ce dernier, l’accord des voix est idéal, servi par des traits impeccables de précision, de souplesse et de légèreté. C’est dans son dernier air, <em>Come nembo</em>, figuraliste (les nuages orageux, le vent&#8230;), qu’elle culmine, impressionnante de souffle et de virtuosité. Avec l’ajout d’un zeste de sensualité, de séduction, et de rondeur, nous tenons là une Piacere de grande qualité. <strong>Jasmin White</strong>, tout de noir vêtue, chante Disinganno. Servie par une voix ample, égale, bien timbrée, conduite avec art, notre contralto impressionne par ses qualités. Chacun de ses cinq airs est un moment de bonheur. Puisqu’il est impossible de les commenter individuellement, citons, avec les flûtes, le <em>Crede l’uom</em>, et le <em>Più non cura</em>, sans oublier le précédent <em>l’Uomo sempre</em>, dont le quatrain est merveilleusement illustré. Le registre grave, sans poitrinage, est plein, rond, à l’égal de toute la tessiture. Du bonheur.Tempo, confié à<strong> James Way</strong>, s’impose dès son premier air, dramatique, <em>Urne voi !.</em> Le timbre est riche, comme la palette expressive, le chant est sonore, d’une projection et d’une articulation exemplaires. Si le deuxième souffre d’un orchestre impérieux, où les flûtes se joignent sans raison aux hautbois, le suivant, rageur, permet au chanteur de faire montre d’une virtuosité rare. Un grand ténor, promis à une belle carrière. Les deux quatuors sont remarquables, notre préférence allant au second, riche et ample, annonciateur du dénouement. Mentionnons enfin les récitatifs confiés aux chanteurs, qui valent par leur réelle expressivité</p>
<p>Ne boudons pas notre plaisir, car il fut réel. Malgré les réserves liées au choix d’un orchestre surdimensionné et aux quelques observations qui interrogent, la qualité exemplaire de l’ensemble – puissant, virtuose, contrasté, léché mais aseptisé – et des voix, superlatives, nous a valu une soirée que la plupart des auditeurs garderont longtemps en mémoire.</p>
<pre>(1) Après la Grange au Lac, Saint-Michel en Thiérache et avant que le même programme soit repris à Bad Kissinger (le 10) puis à Peralada (le 12).

(2) Malgré sa destination et l’absence d’action de cette allégorie moralisante, metteurs en scène et chorégraphes se sont appropriés l’ouvrage, de Bieito à Warlikowski, en passant par Ted Huffmann et d’autres. 

(3) 5 violons I, 4 violons II, 3 altos, 4 violoncelles et une contrebasse. C’est presqu’autant que dans <em>le Concert d’Astrée</em>, que dirigeait Emmanuelle Haïm à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-aix-en-provence-papa-maman-le-plaisir-et-moi/">Aix-en-Provence</a> – avec l’excuse qu’il s’agissait de la réalisation scénique de Warlikowski. C’est plus que la totalité des musiciens d’Ottavio Dantone à<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-beaune-le-triomphe-de-la-beaute-du-plaisir-et-de-lemotion/."> Beaune</a>, en 2021  Ajoutons à cela le fait que la partition a été écrite pour deux instrumentistes jouant à la fois le hautbois et le traverso. Ici, les deux timbres sont souvent mêlés. 

(4)Lle premier air de Disinganno, sur une ligne de basse obstinée confiée au violoncelle solo et à l’orgue avec le théorbe. Autre exemple, plus discutable, le travail d’orchestration auquel s’est livré le chef pour le duo <em>Il bel pianto</em> (Disinganno-Tempo), dont Haendel ne nous offre de nouveau que la partie de basse – quasi obstinée - pour accompagner les deux voix. Confiée au seul violoncelle solo pour commencer, elle va s’amplifier démesurément pour gagner tout l’orchestre. Pourquoi pas ? Encore que la nudité de la ligne de basse peut paraître suffisante sans qu’il soit besoin d’ajouter cet effet, manifestement spectaculaire. 

(5) Réemploi dans <em>Rinaldo</em> (1711) avec les paroles « <em>Lascia ch’io pianga</em> . Gérard Corbiau dans son « Farinelli » (1994) participera à la popularité de cette page.</pre>
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		<title>Festival Radio France Occitanie Montpellier : chiffres réjouissants, réalité plus nuancée</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-radio-france-occitanie-montpellier-chiffres-rejouissants-realite-plus-nuancee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 06:00:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La 39e édition du Festival Radio France Occitanie Montpellier, rebaptisé « Nouveau », est close et l’heure du bilan a sonné. Les chiffres sont particulièrement encourageants qu’il s’agisse de la fréquentation croissante (25 %), du nombre de manifestations et de lieux, de la diffusion la plus large : 85 % de hausse pour l’ensemble grands &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La 39<sup>e</sup> édition du Festival Radio France Occitanie Montpellier, rebaptisé « Nouveau », est close et l’heure du bilan a sonné. Les chiffres sont particulièrement encourageants qu’il s’agisse de la fréquentation croissante (25 %), du nombre de manifestations et de lieux, de la diffusion la plus large : 85 % de hausse pour l’ensemble grands concerts symphoniques, jazz et musique de chambre, et, corrélativement, des recettes de la billetterie (47 %, avec le maintien des conditions tarifaires). Les grands noms, les grandes formations sont toujours au rendez-vous et drainent le plus nombreux public. Les jeunes artistes, toujours bien présents, favorisent de multiples révélations. Une académie d’orchestre avec le Philharmonique de Radio-France a porté ses fruits. Seul bémol à ce tableau encourageant : la disparition de la production lyrique centrée sur la redécouverte d’œuvres tombées dans l’oubli, qui était dans les gènes du Festival depuis ses origines. <strong>Michel Orier</strong>, son directeur, aime-t-il l’opéra ?</p>
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		<title>MAHLER, Kindertotenlieder &#8211; Montpellier (Festival Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-kindertotenlieder-montpellier-festival-radio-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On ne présente plus ni les Kindertotenlieder, ni la Quatrième symphonie de Gustav Mahler. Pratiquement contemporaines (1901 et1904), les deux œuvres ont été couplées pour un concert qui fera appel à Marianne Crebassa en première partie, Melody Louledjian lui succédant pour le dernier mouvement de la symphonie (Das Himmlische Leben [La vie céleste]). On se &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On ne présente plus ni les <em>Kindertotenlieder</em>, ni la Quatrième symphonie de Gustav Mahler. Pratiquement contemporaines (1901 et1904), les deux œuvres ont été couplées pour un concert qui fera appel à <strong>Marianne Crebassa</strong> en première partie, <strong>Melody Louledjian</strong> lui succédant pour le dernier mouvement de la symphonie (<em>Das Himmlische Leben</em> [La vie céleste]).</p>
<p>On se souvient avec émotion qu’en juillet dernier, la première incarnait déjà une mère qui vient de perdre son enfant (à Aix-en-Provence, lors de la création de <em>Picture a Day Like This</em>, de George Benjamin). Dans les <em>Kindertotenlieder</em>, la mélancolie douloureuse, contenue, désincarnée, prend des formes très différenciées au fil de chacun des cinq lieder sur des poèmes de Rückert. Dès le premier, « Nun will die Sonn’ so hell aufgehen » [Maintenant, dans sa clarté, le soleil se lève], la palette de notre mezzo est large&nbsp;: les couleurs, les graves de velours sombre, la conduite de la ligne, la longueur de voix, les inflexions sont au rendez-vous. La maturité est manifeste pour aborder le cycle : l’intelligence de la langue, son intelligibilité sont au service d’un chant exemplaire, à l’égal des plus grandes voix. Quant au Philharmonique de Radio France, augmenté d’instrumentistes de l’Académie d’orchestre, l’homogénéité des pupitres comme l’excellence des solistes lui permet de restituer les atmosphères changeantes, sous la direction attentive de <strong>Mikko Franck</strong>. « Nun seh’ ich wohl warum&#8230; » [Je vois bien maintenant pourquoi] nous gratifie d’infinies nuances, animé et retenu. Au centre du drame, « Wenn dein Mütterlein tritt zur Tür herein » [Quand ta maman apparaît sur le seuil], nous étreint d’émotion. Le chant, d’essence populaire, mais raffiné, se garde de tout pathos ajouté, les épanchements et effusions sont contenus : l’illusion de la présence est rendue avec pudeur. Marianne Crebassa imprime à la ligne un traitement quasi instrumental, sans jamais se départir de ce sens dramatique qui l’habite. « Oft denk’ich, sie sind nur ausgegangen » [Souvent je pense qu’ils ne sont que sortis] est beau à en pleurer : le medium et l’aigu, chantés piano, porteurs d’une émotion juste, sont inouïs. « In diesem Wetter, in diesem Braus, nie hätt’ ich gesendet die Kinder hinaus » [Avec ce temps, avec cette averse, jamais je n’aurais fait sortir les enfants], les enfants sont sortis, mais ne reviendront pas. L’angoisse, la fébrilité, l’intense douleur sont remarquablement traduites, faisant place à la résignation, à l’apaisement. Le sens dramatique de notre mezzo est manifeste, où elle rivalise avec un orchestre tumultueux, passionné. Parler de prise de rôle paraît incongru tant l’expression est sincère. L’enfant du pays (Marianne Crebassa, bien que née à Béziers, est montpellieraine de cœur) affectionne de plus en plus Mahler, qu’elle chantera à Salzbourg en août, puis à Paris en octobre (La 3<sup>ème</sup> symphonie, avec Gustavo Dudamel). Ce soir fut un très grand moment, dont on ne détaillera pas le jeu orchestral, renouvelé sans cesse, le plus souvent chambriste, qui excelle à suggérer les états successifs et mouvants causés par la disparition des enfants.</p>
<p>Après cette page magistrale, la quatrième symphonie paraît d’un tout autre intérêt, avec ses débordements, ses rythmes de marche, ses effluves de valse, son orchestration colorée, parfois populaire, savoureusement triviale. Equivoque, malgré une écriture très différenciée du cycle précédent, elle captive par son apparente instabilité, par ses mixtures (les quatre flûtes du premier mouvement, les associations de timbres qui prévalent fréquemment), par sa dynamique et ses rythmiques subtiles, par ses incroyables nuances (ainsi, des bois triple forte sur des cordes pianissimo&#8230;). Nous n’en retiendrons que le dernier mouvement, annoncé par un formidable tutti du <em>Ruhevoll </em>précédent. Les « joies du paradis » semblent bien terrestres, vaste programme, alléchant par toutes les promesses concrètes, y compris gustatives, comme de joies plus raffinées (*). La soprano, au « ton d’enfant », doit « éviter tout effet parodique », écrit Mahler. Et c’est là, essentiellement, que réside la difficulté : comment traduire la danse, le chant, suggérer l’ivresse, les jouissances terrestres, si proches de celles promises par le paradis, avec la naïveté requise ? Souriante, épanouie, manifestement heureuse, Melody Louledjian, si elle ne peut évidemment se faire passer pour une enfant – mission impossible – trouve la fraîcheur comme les couleurs pour transmettre ce texte d’inspiration populaire. Familière du répertoire germanique (de Mozart à Krenek et Ullmann, en passant par Wagner et Strauss), c’est la première fois, semble-t-il, qu’elle aborde Mahler. Son aisance est manifeste dès les premières notes, comme sa maîtrise de la langue. Sans le secours de la partition, qu’elle conserve par sécurité, elle nous vaut un chant inspiré, ample, aux inflexions renouvelées, avec de superbes modelés, une expression exemplaire. Toujours la fraîcheur sensuelle, la vivacité, assorties d’un somptueux medium : un second moment de bonheur.</p>
<p>Alors qu’on présumait un bis rassemblant nos deux solistes et l’orchestre, seul ce dernier sera sollicité pour une fort belle Chanson de Solveig de <em>Peer Gynt</em>, de Grieg, mais anecdotique au regard des moments d’exception que nous avions vécus auparavant.</p>
<p><em>&nbsp;</em></p>
<pre>(*) La conclusion, « Kein' Musik ist ja nicht auf Erden, Die unsrer verglichen kann werden. » [Nulle musique sur terre n'est comparable à la nôtre], s’achève par une promesse de joie : « ... alles für Freuden erwacht » [tout s’éveille à la joie].</pre>
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		<item>
		<title>Marianne Crebassa &#8211; Alphonse Cemin — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/marianne-crebassa-alphonse-cemin-montpellier-festival-une-chaleur-mediterraneenne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jul 2022 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En dehors des pièces pour piano seul et des merveilleuses Chansons de Bilitis, qui introduisent la soirée, comme des Cinq mélodies populaires grecques, de Ravel, qui la concluent, le programme reprend l’essentiel du dernier enregistrement de notre diva (le velours de la voix) qu’avait justement apprécié Charles Sigel. Déjà, Alphonse Cemin, son fidèle complice de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En dehors des pièces pour piano seul et des merveilleuses <em>Chansons de Bilitis</em>, qui introduisent la soirée, comme des <em>Cinq mélodies populaires grecques</em>, de Ravel, qui la concluent, le programme reprend l’essentiel du dernier enregistrement de notre diva (<a href="/marianne-crebassa-seguedilles-le-velours-de-la-voix">le velours de la voix</a>) qu’avait justement apprécié Charles Sigel. Déjà, <strong>Alphonse Cemin</strong>, son fidèle complice de longue date, participait à l’enregistrement, où Ben Glassberg dirigeait l’orchestre du Capitole de Toulouse. Ce soir, y compris au niveau des commentaires, le pianiste fait jeu égal avec sa partenaire, et leur intelligence comme leur engagement rayonnant offriront le plus beau des cadeaux à une salle comble et ravie. Il est vrai que chaque apparition de <strong>Marianne Crebassa</strong> à Montpellier, auquel tant de souvenirs l’attachent, prend la forme d’un événement.</p>
<p>On le sait, l’une de nos plus grandes mezzos sera privée de <em>Périchole</em> à la rentrée : la perspective de l’heureux événement, clairement visible, semble avoir ajouté à son bonheur de chanter pour un public qui l’aime depuis ses débuts. Plus épanouie que jamais, ce sera un feu d’artifice que ce récital, où l’émotion se décline dans tous les registres.</p>
<p>Même en ayant adoré son dernier disque, malgré la somptuosité de l’orchestre conduit par Ben Glassberg, la beauté de la guitare de Thibaut Garcia, on est en droit de lui préférer encore les mélodies dotées de leur accompagnement original, au piano. D’autant qu’Alphonse Cemin est orfèvre en la matière (*). Ses soli, Lavapiès (d’<em>Iberia</em> d’Albeniz) comme <em>La Soirée dans Grenade</em> (des Estampes, de Debussy) participent à notre bonheur : du grand piano, clair, animé comme mystérieux, dont le chant souple et la progression séduisent et captivent.</p>
<p>Dès la première phrase de <em>La flûte de Pan</em>, nous avons la promesse d’une belle soirée. La rondeur du timbre, la plénitude de l’émission, l’égalité des registres, l’articulation sont au rendez-vous. Tel Pan, Debussy avait le pouvoir de transformer les sensations en sonorités allusives. Les <em>Chansons de Bilitis</em>, si elles sont sans rapport direct à l’Espagne, ont le mérite de nous révéler la moire de la voix de Marianne Crebassa, tout autant que son esprit. La sensualité, l’onirisme, tout est là, évanescent, d’une pureté d’émission exemplaire, jusqu&rsquo;au <em>Tombeau des Naïades</em>. Bouleversante introduction.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/crebassa_1_0.jpg?itok=Oplvt-rY" title="Alphonse Cemin et Marianne Crebassa © Marc Ginot" width="468" /><br />
	Alphonse Cemin et Marianne Crebassa © Marc Ginot</p>
<p>Comme dans le CD, nous n’écouterons que quatre des <em>Six chansons catalanes</em> de Jesus Guridi, absolument splendides, ainsi que Charles Sigel l’a souligné. On s’explique d’autant moins que la sombre « Sereno ! » et la gracieuse « Ilamale con el pañuelo » en soient retranchées. La musique vocale de Federico Mompou reste à découvrir, pour l’essentiel. Sachons gré à nos interprètes de s’en faire les meilleurs défenseurs. Les mélodies de <em style=", verdana, arial, sans-serif;font-size: 14px">Combat del somni</em>, incantatoires, âpres, dépouillées, sont autant de réussites, fascinantes. Nous partageons pleinement les commentaires de notre confrère auxquels nous renvoyons le lecteur.</p>
<p>Les espagnolades (<em>Nuit d’Espagne</em>, de Massenet, la <em>Chanson espagnole</em>, de Ravel, enfin la <em>Séguidille</em> de Falla) sont parmi les plus réussies de la soirée.</p>
<p>L’entracte aura permis la mue vestimentaire de notre chanteuse : à la fraîcheur du bleu azur succèdent l’or rouge et les paillettes, pour la suite d’un programme chaleureux.</p>
<p>Dans l’extrait de <em>la Vide breve</em>, de Falla, c’est à une <em>cantaora</em> plus vraie que nature que nous avons affaire pour l’air de Sala (« Vivan los que rien ») : Des graves impressionnants, naturels, un medium velouté, des aigus insolents qui savent se faire chuchotés, avec, toujours, un incroyable raffinement.</p>
<p>Le récital s’achève sur les <em>Cinq mélodies populaires grecques</em>, de Ravel, d’une extrême concision. La simple <em>Chanson de la mariée</em>, dont la fraîcheur naïve et l’invention nous ravissent, suivie de <em>Là-bas vers l’église</em> relèvent de ce folklore imaginaire que nourriront bien des contemporains. <em>La chanson des cueilleuses de lentisques </em>, où le temps semble suspendu, puis le <em>Tout gai</em>  bondissant de joie confirment tout l’art du phrasé et de la dynamique, assortis d’un legato et d’une diction exemplaires, avec les couleurs les plus variées de Marianne Crebassa comme celui d’Alphonse Cemin. Deux bis (dont la séguédille de <em>Carmen</em>) répondront aux longues acclamations du public.</p>
<p>(*) prisé de nombre de grandes voix de la nouvelle génération, outre Marianne Crebassa, on le connaît aussi comme pianiste de prédilection de Julie Fuchs, de Kate Lindsey, de Damien Pass…</p>
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		<title>Venise et la création féminine — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/venise-et-la-creation-feminine-montpellier-festival-les-belles-venitiennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jul 2022 03:59:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/les-belles-vnitiennes/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rôle des musiciennes de l’Italie baroque est encore mal connu. Certes, l’Ospedale della Pietà – où officia Vivaldi, après tant d’autres – est dans tous les esprits, mais Venise, l’orgueilleuse, l’émancipée, berceau de l’édition musicale, joua un rôle essentiel dans l’accès et la formation à la musique des femmes. Le chant au luth, plus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rôle des musiciennes de l’Italie baroque est encore mal connu. Certes, l’<em>Ospedale della Pietà </em>– où officia Vivaldi, après tant d’autres – est dans tous les esprits, mais Venise, l’orgueilleuse, l’émancipée, berceau de l’édition musicale, joua un rôle essentiel dans l’accès et la formation à la musique des femmes. Le chant au luth, plus que la polyphonie, correspondait à la tradition musicale vénitienne la plus authentique (deux livres de Francisco Bossinensis publiés dès 1509 et 1511 par Petrucci).</p>
<p>Le programme original élaboré par <strong>William Shelton</strong>, à côté de la figure de Barbara Strozzi, maintenant reconnue comme une personnalité majeure, permet de découvrir d’autres compositrices d’un égal intérêt. Ainsi Maddalena Casulana de Mezari, dont on ne sait que peu de choses, sinon qu’elle édita à Venise ses deux livres de madrigaux (chez Girolamo Scotto, en 1568 et 1570), première femme à accéder à cette diffusion (*). Ainsi Antonia Bembo, élève de Cavalli, comme Barbara Strozzi, qui quitta son mari violent pour gagner la France, où, protégée de Louis XIV, elle chanta et composa une œuvre considérable (conservée à la BnF). Quant à Anna Bon di Venezia (1739-1767 ?), née de parents musiciens, virtuose formée à l’<em>Ospedale della Pietà</em>, elle  exerça ses talents en Allemagne (Bayreuth, puis en Saxe). Chanteuse, claveciniste, elle nous laisse des sonates pour clavecin, des sonates en trio. A ces figures représentatives de l’apport des femmes à la vie musicale baroque, ont été associés deux extraits d’opéras de Francesco Cavalli (<em>Apollo e Dafne</em>, et <em>l’Erismena</em>). Enfin, des pièces instrumentales (Robert de Visée, Corbetta, Kapsberger) représentatives de la littérature pour luth ou guitare du temps, permettent de renouveler le matériau sonore et d’apprécier le talent de <strong>Léo Brunet</strong> jouant des deux instruments.</p>
<p>Sans entrer dans le détail de chaque pièce, il faut souligner les qualités de dynamique que nos deux complices leur impriment. L’équilibre et la connivence gouvernent leur rapport : la clarté des lignes, y compris instrumentales, la beauté des timbres suffisent à séduire l’auditeur, fût-il étranger à ce répertoire. La variété des pièces concourt à cette réussite : de la vivacité primesautière de <em>La fanciulla semplice</em> (Barbara Strozzi) à la plainte émouvante du <em>Lamento della Vergine</em> (la plus connue des œuvres d’Antonia Bembo, publiée dans son recueil <em>Produzioni Armoniche…40 Pezzi sacri</em>), c’est un constant bonheur. Les chaleureux applaudissements du nombreux public lui vaudront un bis, qui, bien que contemporain, s’inscrit dans le propos : « Elegia a Venezia », une pièce fort bien venue de Marina Valmaggi, Vénitienne de notre temps.</p>
<p>William Shelton présente chacune des pièces et des compositrices avec pertinence et simplicité. Seul – petit – regret : les textes chantés ne sont pas communiqués, alors que, faute de leur édition papier, leur projection aurait permis au public de s’approprier davantage cette dimension essentielle des mélodies chantées, et de les apprécier encore davantage.</p>
<p>Léo Brunet, disciple d’Hopkinson Smith, est un remarquable luthiste. Son jeu, délié, clair et virtuose tant du théorbe que de la guitare baroque, en fait un des plus brillants jeunes interprètes de sa catégorie. Les trois pièces qu’il nous offre en soliste confirment son art, celle de Corbetta, virtuose, tout particulièrement.</p>
<p>Sonore, chaleureuse, aux graves solides, ductile, au soutien constant, d’une rare pureté d’émission, aux colorations séduisantes, toujours au service du texte et de sa musique, la voix de William Shelton, découverte à l’occasion de concours prestigieux dont il a été le lauréat, s’est épanouie, a gagné en assurance. L’ornementation subtile et appropriée, les finales, d’une incroyable longueur et douceur de voix forcent l’admiration. L’intelligence profonde des œuvres et de leur style par nos deux interprètes n’appellent que des éloges.</p>
<p>La relève la plus brillante de la première génération des contre-ténors, comme des luthistes, est assurée.</p>
<p> </p>
<p>(*) Dans une préface, elle déclare « Je veux montrer au monde, autant que je le peux dans cette profession de musicienne, l’erreur que commettent les hommes en pensant qu’eux seuls possèdent les dons d’intelligence et que de tels dons ne sont jamais donnés aux femmes. »</p>
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		<title>Festival Radio France Occitanie Montpellier : bilan à la hausse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-radio-france-occitanie-montpellier-bilan-a-la-hausse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jul 2022 14:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival Radio France Occitanie Montpellier annonce un bilan à la hausse. Sa 38e édition a accueilli au total 58.000 spectateurs, dont 15% de moins de 30 ans, soit une augmentation de fréquentation de presque 50% par rapport à 2021. Des chiffres qui concluent en beauté la mandature de Jean-Pierre Rousseau, auquel succède à compter du mois &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Festival Radio France Occitanie Montpellier annonce un bilan à la hausse. Sa 38e édition a accueilli au total 58.000 spectateurs, dont 15% de moins de 30 ans, soit une augmentation de fréquentation de presque 50% par rapport à 2021. Des chiffres qui concluent en beauté la mandature de Jean-Pierre Rousseau, auquel succède à compter du mois prochain Michel Orier. Tous nos voeux les accompagnent dans leurs nouvelles fonctions et projets.  </p>
<blockquote>
<p>
	Le Festival 2022 en chiffres</p>
<ul>
<li>111 événements dont 58 à entrée libre (Montpellier-Métropole-Région)</li>
<li>58 000 spectacteurs</li>
<li>57 lieux et salles</li>
<li>65 manifestations à Montpellier pour 46 848 spectateurs</li>
<li>3 jours de Master Class</li>
<li>5 Tea time &#8211; rendez-vous à 17h30 (dont un concert au Musée Fabre)</li>
<li>5 Rencontres de Pétrarque</li>
<li>4 soirées Tohu-Bohu</li>
<li>18 concerts en Région = 3467 spectateurs</li>
<li>28 concerts en Métropole = 5000 spectateurs</li>
<li>6 Orchestres, 4 Chœurs, 57 chefs et solistes, 707 artistes accueillis à Montpellier</li>
</ul>
</blockquote>
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		<title>BRAHMS, Die schöne Magelone — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-belle-maguelone-montpellier-festival-retour-a-maguelone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jul 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/retour-maguelone/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Seuls le Steinway, deux pupitres et, latéralement deux tables et leurs chaises sont éclairés depuis les cintres. On les attendait tous quatre, et ce sont cinq qui entrent en scène. On avait oublié la tourneuse, discrète et efficace comme il se doit. Alain Planès gagne sa banquette, suivi de cette dernière. Stéphane Degout et Marielou &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Seuls le Steinway, deux pupitres et, latéralement deux tables et leurs chaises sont éclairés depuis les cintres. On les attendait tous quatre, et ce sont cinq qui entrent en scène. On avait oublié la tourneuse, discrète et efficace comme il se doit. <strong>Alain Planès</strong> gagne sa banquette, suivi de cette dernière. <strong>Stéphane Degout</strong> et <strong>Marielou Jacquard </strong>rejoignent le guéridon de droite alors que <strong>Roger Germser</strong>, le narrateur, s’approche du micro pour introduire l’ouvrage. Las, son propos est inaudible de la salle, qui se fait entendre. On enregistre, et tant pis pour la panne de micro : notre conteur haussera le ton pour être intelligible.</p>
<p>Moins de 15 km séparent Montpellier de Villeneuve lès Maguelone. Hasard de l’histoire ou heureuse rencontre ? Le récit que conte Ludwig Tieck y trouve sa source et son aboutissement. Pierre, fils du comte de Provence, valeureux chevalier est tenté par l’aventure. Il gagne Naples où il participe à un tournoi organisé par le roi en l’honneur de sa fille. Pierre et Maguelone s’éprennent l’un de l’autre. Après échanges de poèmes et de mots tendres et passionnés, ce sont des bijoux qu’ils s’offrent réciproquement, avant de se rencontrer en secret. Pour éviter le mariage convenu par le père de Maguelone, Pierre et elle s’enfuient. Durant son sommeil, un corbeau dérobe les trois bagues offertes par Pierre, qui poursuit l’oiseau, toujours plus loin.  Il affronte la tempête, puis captif de corsaires, est livré au sultan de Babylone. Sa fille, Sulima, s’éprend de lui, mais Pierre parvient à s’échapper, pour rejoindre Maguelone retirée au couvent et à l’hospice pour indigents qu’elle a fondés, l’attendant fidèlement. L’inspiration s’inscrit dans ce courant romantique où le retour à un Moyen-Âge fantasmé avait déjà produit nombre d’ouvrages, fondés sur des romans de chevalerie. Il y avait là matière à écrire un opéra, dont le livret comme la musique n’auraient pas eu à rougir de la comparaison avec <em>Euryanthe</em> ou <em>Lohengrin</em> (*). Le compositeur retient quinze des dix-huit poèmes insérés dans la narration, qu’ils illustrent et ponctuent. Chaque Lied est un véritable tableau lyrique, de vastes dimensions, auquel le piano participe fortement.</p>
<p>Mieux que toute autre œuvre, ce cycle résume tout Brahms, couronnement de l’art du Lied, avec le piano le plus renouvelé, le plus varié dans ses modes de jeu comme dans son expression. On est en droit de considérer que les grands cycles de Schubert et Schumann ne sont que les annonciateurs de cet épanouissement brahmsien. Il n’est pas anecdotique de rappeler qu’il accompagna Dietrich Fischer-Dieskau durant sa longue carrière, y compris après son retrait de la scène : au moins cinq gravures en témoignent, depuis 1952 (avec Weissenborn, Demus, Richter, Moore, Barenboïm, …, excusez du peu). Bien connu des brahmsiens comme des amoureux du Lied, l’ouvrage, souvent enregistré (**), est rarissime au concert, du moins en France. Les raisons en sont multiples. Si les chanteurs germaniques – et quelques anglo-saxons – se le sont approprié, avant Stéphane Degout, sauf erreur (***), aucun de notre culture n’a osé le donner dans son intégralité. La langue, essentielle, est ici merveilleusement maîtrisée, au point que rien ne distingue son articulation de celle des meilleurs chanteurs d’Outre-Rhin.  La difficulté en est extrême : des mélodies d’une longueur rare, tendues autour des notes de passage, exigeant une souplesse, une extraordinaire longueur de souffle, la plus large palette expressive, du murmure mezza-voce à la projection héroïque, tout ce que possède maintenant notre merveilleux chanteur. Une autre difficulté pour son appropriation par le public réside dans la narration du récit – souvent omise au disque – et dans le fait de confier au seul baryton l’ensemble des 15 Lieder. Ce soir (comme l’avaient fait Prégardien et Demus en leur temps), le chanteur abandonne à une voix de femme les textes qui sont confiés par le poète à Maguelone (et au troubadour, comme à l’évocation de Sulima). Ainsi les interventions bienvenues de Marielou Jacquard permettent-elles de coller au texte de la narration et de varier l’émission vocale. Même si on la connaît davantage dans le baroque ou le contemporain (Questionnaire de Proust : Marielou Jacquard), notre mezzo – formée à la <em>Musikhochschule Hanns Eisler</em> de Berlin – est chez elle dans ce répertoire qu’elle chante avec une grande aisance comme avec un engagement absolu.  La voix est au format de ces Lieder : ductile, bien timbrée, sincère et juste, c’est-à-dire dépourvue d’effets ajoutés. C’est elle qui ouvre l’ouvrage, endossant les habits du troubadour dont le récit va enflammer Pierre. « Liebe kam aus fernen Landen » [l’amour vint de pays lointains] est un magnifique chant d’amour, tendre et passionné, aux incroyables richesses harmoniques. Notre mezzo lui donne l’expression la plus authentique. Nous retiendrons encore, dans un style très différent (nous sommes chez le Sultan) « Sulima », frémissante, palpitante d’un amour léger, capricieux.</p>
<p>Que n’entend-on davantage Alain Planès ? Après avoir cultivé de longue date le répertoire romantique avec brio, on découvre ce soir un merveilleux brahmsien, répertoire qu’il ne semble pas avoir enregistré, on se demande bien pourquoi, car il y excelle. Son jeu, fluide, très nuancé, puissant comme rêveur s’accorde idéalement à la voix tout en faisant chanter toutes ses parties. Du grand piano, partenaire rêvé des solistes. </p>
<p>Malgré les dimensions et la durée du cycle, jamais l’ennui ne guette. Le tour populaire – empreinte du <em>V</em><em>olkslied</em>, dans le droit fil de Schumann – s’y marie parfaitement au lyrisme dramatique de la partition. Aucune mélodie ne laisse indifférent et il faudrait toutes les citer. Arbitrairement, retenons « Sind es Schmerzen » [Sont-ce des peines…], merveilleux chant d’amour, pris très legato, mezza voce, expression idéale du romantisme, lyrique, résolu, contrasté, avec des oppositions de registre. La huitième, « Wir müssen uns trennen » [nous devons nous séparer], le piano se faitant luth,  la suivante «  Ruhe Süssliebchen » où à la berceuse succède l’épisode du vol des bagues par le corbeau, la dixième, « Verzeiflung » [Désespoir], tourmentée en diable, avec l’évocation de la tempête… et l’ultime, « Treue Liebe dauert lange » [L’amour fidèle dure longtemps], d’une vérité relevant de l’évidence, dont la première phrase, retenue, d’un souffle infini, impose les couleurs de la félicité au chant du baryton. La passion profonde de Maguelone le relaie avant que Pierre reprenne l’incise, mezzo-voce, extatique, émue et rayonnante. L’émotion aura été rarement si intense que celle de ce Lied (mué en duo).</p>
<p>La salle est maintenant conquise, et à ses chaleureuses acclamations répond un bis bienvenu,  <em>Die Nonne und der Ritter</em> [la nonne et le chevalier], sur un poème d&rsquo;Eichendorff, duo qui ouvre l’opus 28, en quelque sorte anticipation de l’ample fresque déroulée ce soir. Un moment inoubliable que ce merveilleux concert, servi par des interprètes exemplaires d’engagement et d’expression.</p>
<p> </p>
<p>(*) On sait que Brahms, comme Mendelssohn et Schumann, à part un <em>Rinaldo</em>, mué en cantate n’a pas laissé d’opéra.<br />
(**) sans prétention à l’exhaustivité, plus d’une vingtaine de gravures intégrales ont été réalisées, depuis 1952 (la première des cinq de Fischer-Dieskau), dont deux inattendues, par des voix de femmes (I. Seefried, Br. Fassbaender), sans compter les innombrables extraits (dont H. Hotter et K. Ferrier…). Tous les interprètes sont germanophones ou anglo-saxons.<br />
(***) Depuis la rédaction de ce compte-rendu, nous avons découvert que Vincent Le Texier avait chanté <em>La belle Maguelone </em>dans son intégralité, en 2007. Mea culpa.</p>
<p> </p>
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		<title>Jean-Pierre Rousseau : « Je n’ai aucun regret sauf celui de n&#8217;avoir pu étancher une soif inextinguible de répertoires méconnus »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/jean-pierre-rousseau-je-nai-aucun-regret-sauf-celui-de-navoir-pu-etancher-une-soif/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/jean-pierre-rousseau-je-nai-aucun-regret-sauf-celui-de-navoir-pu-etancher-une-soif/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2022 07:54:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/jean-pierre-rousseau-je-nai-aucun-regret-sauf-celui-de-navoir-pu-etancher-une-soif/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avant de clore l’édition 2022 du Festival Radio France Occitanie Montpellier et d’en passer les clés à son successeur Michel Orier*, Jean-Pierre Rousseau partage bilan et perspectives d’une des manifestations phares de l’été lyrique.   Après 8 années passées à la tête du Festival Radio France Occitanie Montpellier, quelles sont les réalisations dont vous êtes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avant de clore l’édition 2022 du Festival Radio France Occitanie Montpellier et d’en passer les clés à son successeur Michel Orier*, Jean-Pierre Rousseau partage bilan et perspectives d’une des manifestations phares de l’été lyrique.  </strong></p>
<hr />
<p><strong>Après 8 années passées à la tête du Festival Radio France Occitanie Montpellier, quelles sont les réalisations dont vous êtes le plus fier?</strong></p>
<p>Difficile de dire parmi ses enfants celui que l&rsquo;on préfère ! Quelques dates peut-être : la relance opérée en 2015 pour les 30 ans du festival, un <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-montpellier-festival-jai-envie-de-prendre-pour-maitresse-une-fille-dopera">Fantasio chanté par Marianne Crebassa</a>, ou <a href="https://www.forumopera.com/la-jacquerie-montpellier-festival-une-dose-de-lalo-pour-quatre-volumes-de-coquard"><em>La Jacquerie </em>de Lalo</a> ; en 2016, les <em>Goldberg</em> de Beatrice Rana ou <a href="https://www.forumopera.com/iris-montpellier-festival-sonya-yoncheva-ressuscite-iris"><em>Iris</em> de Mascagni</a> avec Sonya Yoncheva ; en 2017, la cantate <em>Octobre </em>de Prokofiev avec le vétéran Fedosseiev et à nouveau avec Yoncheva <a href="/siberia-giordano-montpellier-festival-un-authentique-chef-doeuvre"><em>Siberia</em> de Giordano</a> ; en 2018, l&rsquo;intégrale des 555 sonates de Scarlatti ; en 2019, Kremer, Neeme et Krystian Järvi et <a href="/fervaal-montpellier-festival-plus-fort-que-wagner"><em>Fervaal </em>avec Michael Spyres</a> ; en 2020 et 2021, des concerts malgré la pandémie et 2022 la révélation Jodie Devos dans <a href="/hamlet-montpellier-festival-etre-hamlet"><em>Hamlet </em>version ténor</a> ou l&rsquo;Eurovision des jeunes musiciens.</p>
<p><strong>Avez-vous des regrets ?</strong></p>
<p>Aucun regret sauf celui de n&rsquo;avoir pu étancher une soif inextinguible de répertoires méconnus, comme cette année sur une thématique « So British » de n&rsquo;avoir fait qu&rsquo;entrevoir la richesse du répertoire choral, lyrique et symphonique britannique. Peut-être aussi l&rsquo;idée d&rsquo;avoir un orchestre du festival composé des meilleurs jeunes éléments de la région. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="415" src="/sites/default/files/styles/large/public/image1_4.jpeg?itok=jnK4QxZ3" title="Après une Sea Symphony perturbée (malaise de Jodie Devos sur scène pendant le 1er mouvement) avec de gauche à droite, Sibyle Veil, Jean-Pierre Rousseau, Jodie Devos, Gerald Finley, Cristian Macelaru © Fo" width="468" /><br />
	Après une Sea Symphony perturbée (malaise de Jodie Devos sur scène pendant le 1er mouvement) avec de gauche à droite, Sibyle Veil, Jean-Pierre Rousseau, Jodie Devos, Gerald Finley, Cristian Macelaru © DR</p>
<p><strong>Quels conseils donneriez-vous à votre successeur ? </strong></p>
<p>Je me suis toujours gardé de porter une appréciation sur ceux qui m&rsquo;ont succédé dans mes différents postes, encore moins de leur donner des conseils – sauf s&rsquo;ils me les demandent ! En l&rsquo;occurrence, Michel Orier m&rsquo;avait déjà succédé à la direction de la musique de Radio France, il me succède à nouveau à la direction du Festival. Je précise, pour éviter les mésinterprétations, que cette transition a été préparée et annoncée en plein accord entre nous&#8230; et de mon plein gré ! </p>
<p><strong>Le Festival annonce vouloir se recentrer sur la ville de Montpellier. Comment interprétez-vous cette volonté ?</strong></p>
<p>C&rsquo;est en réalité un retour à la source : le Festival a été fondé en 1985 par la volonté de deux hommes : Georges Frêche maire de Montpellier et Jean-Noël Jeanneney, alors PDG de Radio France. Il s&rsquo;est ensuite étendu en Languedoc-Roussillon, puis dans la grande région Occitanie à partir de 2017, mais le cœur battant du Festival est toujours resté à Montpellier. Ce qui est neuf dans le projet annoncé pour 2023-2025, c&rsquo;est un réinvestissement massif des forces de Radio France, après plusieurs périodes d&rsquo;hésitation des PDG successifs de la Maison ronde quant à l&rsquo;opportunité de demeurer au sein du Festival.</p>
<p><strong>Ce recentrage n&rsquo;est-il pas antinomique avec le souhait formulé de renouveler et rajeunir le public ? </strong></p>
<p>Non, je sens au contraire la volonté des « piliers » du Festival, la Ville et la Métropole de Montpellier, la région Occitanie et bien entendu Radio France d&rsquo;amplifier un mouvement déjà amorcé notamment depuis la sortie de la pandémie. La gratuité pour les moins de 30 ans que j&rsquo;ai décidée cet été pour les soirées du Festival – celles qui pouvaient peut-être éloigner ou rebuter les plus jeunes – s&rsquo;est révélée un fantastique accélérateur : plus de 15% du public avait moins de 30 ans!</p>
<p><strong>Nonobstant des problèmes de santé qui vous ont contraint à renoncer à votre mandat de directeur, quels sont vos projets ?</strong></p>
<p>Il est vrai qu&rsquo;après l&rsquo;accident cardiaque que j&rsquo;ai subi à la fin de l&rsquo;année dernière, les médecins m&rsquo;avaient imposé d&rsquo;arrêter.. en me laissant achever le festival 2022 ! Il faut dire que, depuis très jeune, j&rsquo;ai toujours eu des postes à responsabilité, que j&rsquo;ai sans doute « pris trop à cœur » comme me le disait le cardiologue qui m&rsquo;a opéré ! Le 1er août s&rsquo;ouvre pour moi une période de grande liberté, sans contrainte. Un cher ami organiste me disait l&rsquo;autre soir à Montpellier : « je ne te vois pas t&rsquo;arrêter ». Je n&rsquo;arrête donc pas, et comme par exemple <em>Forum Opéra</em> a eu la bonté, ou l&rsquo;inconscience, de me confier quelques chroniques, je vais être plus libre pour m&rsquo;y consacrer davantage. J&rsquo;aimerais « confesser » – sous forme de podcasts – les chefs d&rsquo;orchestre que je connais bien, et peut-être aider le lecteur/auditeur à mieux comprendre le dessous des cartes (et des quartes), la fabrique de la musique. </p>
<p>* Voir <a href="https://www.forumopera.com/breve/nouvelle-ambition-pour-le-festival-radio-france-occitanie-montpellier">brève du 23 juillet dernier</a></p>
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		<title>Nouvelle ambition pour le Festival Radio France Occitanie Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/nouvelle-ambition-pour-le-festival-radio-france-occitanie-montpellier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Jul 2022 06:59:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fondé en 1985, le  Festival Radio France Occitanie Montpellier annonce être « amené à évoluer dans son projet artistique, son format et sa gouvernance ». Cette nouvelle ambition se traduit notamment par un recentrage sur la métropole de Montpellier, de nouvelles conventions de partenariat, un renouvelement du public avec « une plus forte inclusion de la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fondé en 1985, le  Festival Radio France Occitanie Montpellier annonce être « amené à évoluer dans son projet artistique, son format et sa gouvernance ». Cette nouvelle ambition se traduit notamment par un recentrage sur la métropole de Montpellier, de nouvelles conventions de partenariat, un renouvelement du public avec « une plus forte inclusion de la jeunesse » ainsi qu&rsquo;une révision de la répartition financière et la nomination du Michel Orier, Directeur de la musique et de la création de Radio France depuis 2016, qui succède à Jean-Pierre Rousseau. </p>
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