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	<title>Steuart BEDFORD - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Steuart BEDFORD - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Décès de Steuart Bedford</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deces-de-steuart-bedford/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2021 09:29:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef d&#8217;orchestre britannique, né à Londres le 31 juillet 1939, est décédé ce 15 février à l&#8217;âge de 81 ans. Spécialiste de Benjamin Britten, il avait dirigé la première mondiale de Death in Venice en 1973, un ouvrage qu&#8217;il a également enregistré pour Decca. Il enregistre également The Turn of the Screw chez Collins Classics (réédité chez Naxos) ou encore les oeuvres &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le chef d&rsquo;orchestre britannique, né à Londres le 31 juillet 1939, est décédé ce 15 février à l&rsquo;âge de 81 ans. Spécialiste de Benjamin Britten, il avait dirigé <a href="/actu/cinq-cles-pour-death-in-venice">la première mondiale de <em>Death in Venice</em></a> en 1973, un ouvrage qu&rsquo;il a également enregistré pour Decca. Il enregistre également<em> </em><em>The Turn of the Screw </em>chez Collins Classics (réédité chez Naxos) ou encore les oeuvres chorales et les mélodies du compositeur britannique. Il dirige pour Opera North, le Scottish Opera, l&rsquo;English National Opera, Garsington, Covent Garden&#8230; Sa carrière internationale est également appréciable : le Metropolitan et le New York City Opera, le Bolshoï, La Monnaie, Lausanne, Santa Fé, Vancouver, Boston ou encore le Colón de Buenos Aires et des tournées en Australie et en Nouvelle-Zélande. Bedford est régulièrement présent sur les scènes françaises, tant pour le répertoire lyrique que symphonique (Bordeaux, Montpellier&#8230;). En 1994, il participe à la célébrissime production Robert Carsen d&rsquo;<em>A Midsummer Night&rsquo;s Dream</em> au Festival d&rsquo;Aix-en Provence. En 1996 à Monte-Carlo, il dirige la première mondiale de l&rsquo;opéra de Lowell Liebermann, <em>The Picture of Dorian Gray</em>. En 2003, il dirige <a href="https://www.forumopera.com/v1/concerts/vanessa_strasbourg.htm">la rare <em>Vanessa </em>pour l&rsquo;Opéra du Rhin</a>. Il est à Toulon pour<em> <a href="/spectacle/faisons-un-reve" style="font-size: 14px">A Midsummer Night&rsquo;s Dream</a></em><em> </em>en 2008. En 2011, on a pu l&rsquo;apprécier<a href="/spectacle/redecouverte-dun-grand-oratorio"> à la Philharmonie de Paris dans <em>A Child of our Time</em></a> de Michael Tippett (2011). A l&rsquo;Opéra de Paris, il n&rsquo;aura dirigé que <em>Le Nozze di Figaro</em> en 1994, en alternance avec Ivan Fisher (les archives étant particulièrement mal fichues, on ne connait pas les dates). Le chef britannique ne se consacrait pas uniquement à la musique du XX<sup>e</sup> siècle puisqu&rsquo;il aura également dirigé <em>Il Maestro di Capella</em> de Domenico Cimarosa  à l&rsquo;Opéra-comique en 1983 (couplé avec les <em>Sept pêchés capitaux</em> de Kurt Weill il est vrai) ou, plus près de nous, <a href="/spectacle/une-creation-sans-lendemain"><em>Linda di Chamounix</em> à Toulon</a>. </p>
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		<title>TIPPETT, A Child of Our Time — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/a-child-of-our-time-paris-pleyel-redecouverte-dun-grand-oratorio/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 07:00:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un concert du Philharmonique c’est avant tout une belle expérience humaine. Une atmosphère bon enfant qui invite au partage, un public plus chaleureux et tellement moins guindé qu’ailleurs, plus jeune aussi, plus mélangé. La recette ? Fort simple au demeurant: l’excellence (le « Philar » est en ce sens dans les premiers), une entente et une cohésion entre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Un concert du Philharmonique c’est avant tout une belle expérience humaine. Une atmosphère bon enfant qui invite au partage, un public plus chaleureux et tellement moins guindé qu’ailleurs, plus jeune aussi, plus mélangé. La recette ? Fort simple au demeurant: l’excellence (le « Philar » est en ce sens dans les premiers), une entente et une cohésion entre les musiciens (ils en parlent d’ailleurs avec enthousiasme) et, du coup, une belle complicité avec le public. Le soir du 1er avril, il n’est que d’écouter les spectateurs scander une fanfare finale de l’orchestre en hommage à Elisabeth Balmas, le remarquable violon solo qui prend sa retraite, pour comprendre qu’il existe un esprit « Philhar » et qu’il est précieux. Voilà pourquoi, sans doute, cet orchestre est capable d’attirer une salle aussi garnie pour un programme aussi peu « grand public ». Car il faut bien l’avouer, Tippett et Barber à l’affiche, ça ne rameute pas forcément les foules.</p>
<p> </p>
<p>Mais le public est venu en nombre et il comprend, dès le début du concerto, sous la direction attentive de <strong>Steuart Bedford</strong>, qu’il va vivre un moment exceptionnel. Quelle musique, et quel soliste ! Le jeune violoniste Nemanja Radulovic (il a 26 ans) attaque la sublime phrase qui ouvre l’œuvre de Barber avec un lyrisme et une rage de vivre saisissants. Et la nostalgie poignante avec laquelle il répond au bouleversant lamento du hautbois solo (Olivier Doise) n’est que le prélude à l’incendie qu’il allume dans le feu d’artifice du presto final, hymne échevelé à la vie envers et contre tout, qui exige du soliste une virtuosité à toute épreuve. L’une des plus belles interprétations de ce concerto qu’il nous ait été donné d’entendre. La salle est comme suspendue, avant de clamer son émotion et d’ovationner l’artiste qui, avec la complicité de plusieurs chefs de pupitres, nous gratifie du thème si justement choisi de <em>La Liste de Schindler</em> d’Itzahk Perlman et d’un 3e Caprice de Paganini, ébouriffé, qui met la salle en délire. </p>
<p> </p>
<p>Après l’entracte, on attend avec impatience <em>A Child of our Time,</em> un oratorio monumental rarement interprété, composé par Michael Tippett, en hommage à un jeune résistant juif dont l’action fut le prétexte à la Nuit de Cristal. Dans les années 80, l’œuvre était encore synonyme de musique contemporaine complexe mais accessible à un large public, grâce aux negro-spirituals que Tippett a arrangés et orchestrés et qui terminent chaque partie comme les chorals de Bach dans les Passions. Qu’en est-il aujourd’hui ? Dans l’ensemble, l’œuvre a gardé toute sa vigueur, malgré la complexité et l’enchevêtrement de certains épisodes orchestraux où le propos se délaye et où on perd le fil. En cet écheveau, les negro-spirituals sonnent alors comme une action de grâce et la musique de Tippett s’épure. Le superbe humanisme qui s’en dégage est chanté de manière bouleversante par le chœur de Radio France. En ce sens <em>A Child of our Time</em> reste le chef d’œuvre du compositeur anglais, avec, sans doute, son <em>King Priam</em> qu’Antoine Bourseiller avait fait triompher à l’Opéra de Nancy en 1988. Il a composé, par la suite, des œuvres infiniment plus compliquées et hermétiques, comme l’opéra <em>The Knot Garden</em>, où musique « savante » rime hélas avec ennui.</p>
<p> </p>
<p>Dans son oratorio, Tippett fait la part belle aux chanteurs, tout en ne leur facilitant pas la tâche : orchestre énorme, tessitures redoutables pour la soprano et le ténor, qui requièrent des voix larges et aiguës. Le quatuor vocal réuni pour l’occasion relève fièrement le défi: la basse<strong> Jonathan Lemalu</strong>, la mezzo <strong>Nora Gubisch</strong> dont le timbre et la personnalité font merveille dans cette musique, <strong>Kim Begley</strong>, ténor dramatique aux aigus éclatants et <strong>Indra Thomas</strong>, soprano lumineux dont la voix s’épanouit jusque dans la tessiture la plus tendue. Une soirée rare à marquer d’une pierre blanche.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>DONIZETTI, Linda di Chamounix — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/une-creation-sans-lendemain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Mar 2011 14:23:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De Fanchon la vielleuse, vaudeville de 1805, à Linda de Chamounix la route n’est pas directe : Gaetano Rossi s’inspira de La Grâce de Dieu ou La Nouvelle Fanchon, un autrevaudeville à la création duquel Donizetti assista en 1841 et dont le succès perdura presque tout le XIXe siècle. L’intrigue serait digne aujourd’hui de la collection &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          De <em>Fanchon la vielleuse, </em>vaudeville de 1805, à <em>Linda de Chamounix </em>la route n’est pas directe : Gaetano Rossi s’inspira de <em>La Grâce</em><em> de Dieu ou La Nouvelle Fanchon,</em> un autrevaudeville à la création duquel Donizetti assista en 1841 et dont le succès perdura presque tout le XIXe siècle. L’intrigue serait digne aujourd’hui de la collection Harlequin et aurait pu alors paraître, comme la mode en était lancée, en roman feuilleton. </p>
<p> </p>
<p>Au centre une belle héroïne sur qui vont s’accumuler les épreuves. Pauvre, pieuse et virginale, elle est tour à tour menacée par la concupiscence d’un aristocrate libertin, contrainte à quitter son monde et les siens, obligée de rabrouer l’ardeur de celui qu’elle aime mais auquel le sacrement de mariage ne l’a pas unie, victime d’apparences qui la font méconnaître puis maudire par son père, enfin lâchement trahie par le bien-aimé. Il y a bien de quoi devenir folle ! C’est dans le cadre naturel de ses Alpes natales que les vicissitudes de l’innocente trouveront, Dieu aidant, leur heureuse conclusion. Si l’on ajoute que la cohérence reste lâche à cause des artifices – les revirements de l’invisible mère de Carlo et du marquis sont aussi mystérieux qu’improbables – et des obscurités – pourquoi Linda aurait-elle gagné sa vie à Paris en chantant dans les rues ? – sans oublier l’inconsistance du personnage de Carlo, il n’est pas étonnant que l’œuvre soit rarement représentée. </p>
<p> </p>
<p>Or la partition vaut largement mieux que le livret ; entre réminiscences de <em>Lucia </em>et anticipations de <em>Don Pasquale</em>, elle aligne airs pour soprano, ténor et mezzo soprano virtuoses, duos pour voix d’hommes et ensembles des plus intéressants. On ne pouvait donc que se réjouir du courage de l’opéra de Toulon, qui fait entrer l’œuvre à son répertoire.</p>
<p> </p>
<p>Première déconvenue, la défection de trois des principaux interprètes prévus, aux noms prometteurs,  n’est que partiellement palliée par la qualité des remplaçants. <strong>Luigi De Donato</strong> (Le Préfet) chante avec goût et exprime justement la bienveillance du prêtre, mais par instants sa voix profonde semble atteindre ses limites. L’émission de <strong>Giorgio Casciarri</strong> (Carlo), qui ressemble étonnamment à Giuseppe Sabbatini, manque de fluidité et le registre aigu sonne plus tendu que charmeur. <strong>Majella Cullagh</strong>, qui déjà chanté Linda à Bergame, est dans un bon jour ; la voix s’est agréablement étoffée, les requis techniques sont suffisants et l’incarnation digne de respect sinon électrisante. De la distribution annoncée <strong>Stella Gregorian</strong> impressionne : de sa voix souple et ambrée elle donne vie au délicat Pierotto, l’adolescent qui veille comme il peut sur Linda. <strong>Marcello Lippi</strong> ne démérite pas non plus, vocalement, même si son Marquis de Boisfleury manque de relief – le rôle est vraiment ingrat, il faut être odieux et rester sympathique, voire comique. Restent deux chanteurs dont la participation plombe l’ensemble. La voix d’<strong>Isabelle</strong> <strong>Vernet</strong>, dans le rôle de Maddalena, semble se dérober à son contrôle et à ses intentions au cours du premier acte. Heureusement, le rôle est succinct. En revanche, celui d’Antonio ne l’est pas ; <strong>Roberto</strong> <strong>Servile</strong> nous inflige une émission boueuse, engorgée en permanence, accompagnée d’attitudes scéniques qui semblent inspirées des outrances expressives du cinéma muet. </p>
<p> </p>
<p>L’homogénéité, c’est à l’orchestre qu’on la trouve ; <strong>Steuart Bedford</strong> renouvelle avec les musiciens le partenariat réussi deux ans plus tôt dans Britten : la cohésion, l’expressivité, l’équilibre avec le plateau… Il s’agit là vraiment une réussite globale, de détail et d’ensemble, où les climats successifs sont rendus avec justesse et subtilité. Seul un décalage des chœurs au troisième acte révèle une mise au point peut-être inachevée.</p>
<p> </p>
<p>Il faut dire que l’ouvrage est présenté dans une mise en espace, ce qui permet d’éviter l’investissement lourd d’une production scénique complète mais entraîne un temps de préparation réduit. <strong>Jean-Philippe</strong> <strong>Delavault</strong> choisit, par une vue des Alpes aux actes I et III et par un espace sobrement meublé à l’acte II, de représenter les lieux de l’action. Les protagonistes sont définis par des costumes que les lumières de <strong>Marc-Antoine Vellutini</strong> contribuent à mettre en valeur. Ainsi n’est- on pas loin d’une mise en scène et la découverte de l’œuvre en est facilitée. Le public réagit, du reste, et la représentation est ponctuée d’applaudissements.</p>
<p> </p>
<p>Pourtant cette rareté n’a pas fait le plein. Pourquoi ? Dans la même salle, <em>Semiramide </em>en version de concert avait attiré les foules, avec il est vrai des têtes d’affiche renommées. On se perd en hypothèses, en redoutant que le demi-succès de ces représentations ne sonne le glas de la programmation ambitieuse qui donne tout son sel aux saisons de l’Opéra de Toulon.</p>
<p> </p>
<p><strong>Maurice Salles</strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>BRITTEN, A Midsummer Night&#039;s Dream — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/faisons-un-reve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2008 01:02:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa première apparition à l’affiche de l’Opéra de Toulon A Midsummer Nigth’s Dream a bénéficié des meilleurs atouts : une production dont la qualité a été signalée lors des représentations à Nancy et à Caen, une distribution très satisfaisante et surtout la direction amoureuse de Stuart Bedford, déjà interprète de Benjamin Britten du vivant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Pour sa première apparition à l’affiche de l’Opéra de Toulon <em>A Midsummer Nigth’s Dream</em> a bénéficié des meilleurs atouts : une production dont la qualité a été signalée lors des représentations à Nancy et à Caen, une distribution très satisfaisante et surtout la direction amoureuse de Stuart Bedford, déjà interprète de Benjamin Britten du vivant du compositeur.</p>
<p> </p>
<p>
Le décor représente la forêt, vestige de la nature primordiale. Les humains vivent à sa lisière ; les aristocrates s’y adonnent à des jeux de société réglés comme des rites, et la plèbe à des passe-temps destinés à briller aux yeux des premiers. S’ils s’aventurent dans la forêt les humains se trouvent sans le savoir à la merci des puissances invisibles qui y résident et les observent, peuple innombrable et bariolé des fées – aux costumes extravagants &#8211; soumis à un roi et une reine aux relations tumultueuses car l’un comme l’autre n’ont d’autre loi que leur désir. Comme les humains, du reste, mais ils s’en accommodent beaucoup mieux. Obéron, s’il pousse Titania à l’erreur, n’en fait pas pour autant une faute. Mais Obéron est un bon génie, et seules les bévues de son factotum retarderont le dénouement où « tout est bien qui finit bien ».</p>
<p>Nous ne reviendrons pas sur l’ingéniosité de l’adaptation dramatique conçue par Britten et Pears de la comédie de Shakespeare ; on sait que le résultat de leur travail a fourni matière à Britten pour un langage musical d’une invention inépuisable, toujours en phase avec les situations, les personnages. On va de trouvailles sonores en réminiscences, parodiques ou non, d’une veine mélodique grisante ou savoureuse jusqu’aux tensions et grincements malicieux qui font de l’orchestration une suite incessante de délices. Les musiciens suivent sans faillir la direction vibrante et précise d’un chef qui adhère si intimement à l’œuvre qu’elle semble émaner de lui. Equilibres parfaits, subtilité, raffinement, c’est de la bien grande musique que <strong>Stuart Bedford</strong> a fait entendre à Toulon.</p>
<p>Un seul point noir, ou plutôt gris, le choix pour les parties chorales de l’effectif maison quand les voix d’une maîtrise auraient eu la fraîcheur et les couleurs désirables. A cela près, le plateau était très honorable. Côté couples, <strong>Rachid Ben Abdeslam</strong> est un Obéron bien chantant malgré une voix plutôt monochrome et <strong>Maïra Kerey</strong>, Titania efficace et désinvolte, fait bonne figure dans les agilités qui lui sont dévolues. Le ténor <strong>Jonathan Boyd</strong> et le baryton <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> jouent à plein le jeu des rivaux amoureux , tout comme la mezzo <strong>Delphine Galou</strong> et la soprano <strong>Marjorie Muray</strong>, survoltées dans la dispute qui les oppose, sans rien sacrifier de la beauté, de la clarté et de l’expressivité du chant. Plus en retrait le dernier couple, Theseus et Hippolyta, malgré une belle tenue scénique, elle sacrifiée par la partition, lui à cause d’une voix rogue.</p>
<p>Le groupe des artisans n’appelle que des éloges, mais les plus favorisés par leurs rôles sont évidemment <strong>Iain Paterson</strong>, Bottom tout à la fois bonhomme et plein de son sujet et <strong>François Piolino</strong>, qui fait de Flûte incarnant Thisbé à la Isadora Duncan un hybride d’Yvette Chauviré mâtiné de Robert Hirsch. Une performance ! Sa prestation, comme celle de ses partenaires, fait rêver de ce qu’ils donneraient dans des opérettes de Gilbert et Sullivan. Enfin <strong>Scott Emerson</strong> dans le rôle de Puck le gaffeur se révèle comédien convaincant.</p>
<p>L’œuvre se termine, on le sait, par une fête ; elle était aussi dans la salle, dans la joie du public qui a longuement remercié les artistes, chaudement ovationnés. Une fois encore, les absents auront eu tort ! </p>
<p> </p>
<p>
 </p>
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