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	<title>José BROS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>José BROS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Don Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/don-carlo-cui-bono-carlo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Aug 2017 07:59:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lors des représentations données à Parme à l’automne dernier, notre collègue Christophe Rizoud n’avait pas été insensible à l’esthétique sobre et majestueuse du Don Carlo réglé par Cesare Lievi. Faute de pouvoir rendre compte du DVD également publié par Dynamic, le CD qui fait écho à ce spectacle risque fort de conduire à un verdict &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lors des représentations données <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/don-carlo-parme-passage-de-flambeau">à Parme à l’automne dernier</a>, notre collègue Christophe Rizoud n’avait pas été insensible à l’esthétique sobre et majestueuse du <em>Don Carlo</em> réglé par Cesare Lievi. Faute de pouvoir rendre compte du DVD également publié par Dynamic, le CD qui fait écho à ce spectacle risque fort de conduire à un verdict plus sévère, le jugement des oreilles étant désormais libre de toute influence du plaisir offert aux yeux.</p>
<p>Quant aux voix, en tout cas, nos avis se rejoignent. Le baryton <strong>Vladimir Stoyanov</strong> domine la distribution, en termes de pure beauté vocale comme sur le plan de l’adéquation entre les moyens et le personnage. Voilà un Posa jeune et fougueux, qui n’est pas pour l’infant un mentor d’une génération plus âgé, mais bien un camarade un peu plus raisonnable.</p>
<p><strong>Michele Pertusi</strong>, qui figure en tête de la distribution sur le boîtier, a largement l’âge de Philippe II, mais ce n’est peut-être pas vraiment une qualité, puisque la voix de celui qui une fut grande basse rossinienne est désormais usée, qu’elle bouge beaucoup, et que les graves en sont peu audibles, voire faux, ce qui prive le roi d’une bonne partie de l’autorité qui devrait le rendre redoutable. Certes, le phrasé est là, mais cela ne suffit pas tout à fait.</p>
<p><strong>José Bros</strong>, qui interprète régulièrement le rôle de Carlo(s), n’a sans doute pas la voix la plus séduisante au monde : l’aigu est assez acide, ce qui peut coïncider avec la conception d’un personnage névrosé comme on peut en proposer certains metteurs en scène, mais qui n’est pas forcément très agréable à l’écoute seule. Surtout, après tant d’illustres titulaires qui ont légué des versions de référence, pourquoi ajouter cette incarnation-ci ?</p>
<p>C’est aussi la question qu’on est en droit de se poser pour les deux grands rôles féminins. <strong>Marianne Cornetti</strong> possède une voix large et sonore, mais ne serait-il pas grand temps que l’on cesse de confier Eboli à des mezzos qui n’ont pas, ou plus, la maîtrise de la vocalisation ? L’ardeur de l’actrice ne suffit pas à faire tout accepter, et certainement pas une chanson du Voile se concluant sur un aigu superbement faux, ni même les aigus redoutablement hululés par un vibrato envahissant dans « O don fatale ».</p>
<p>Voix intéressante, <strong>Serena Farnocchia</strong> est une Elisabetta plus extravertie, moins accablée que ce n’est souvent le cas. Moins de noble pudeur, moins de drapé majestueux, ce qui peut surprendre dans « Tu che le vanità », où l’adresse à Charles-Quint prend l’allure d’imprécations véhémentes plutôt que d’une supplique.</p>
<p>Quant au chœur, il paraît étonnamment léger pour ce qui était à l’origine un grand opéra à la française : problème lié à la prise de son, ou au nombre d’artistes réunis sur scène ? <strong>Daniel Oren </strong>dirige la partition avec des lenteurs inaccoutumées, qui certes permettent de mieux entendre quelques détails de l’orchestration, mais semblent par moments manquer un peu de nerf. En bridant son orchestre sur le plan du volume, il obtient néanmoins des résultats heureux, avec ceux de ses chanteurs qui veulent ou peuvent ne pas faire du volume à plaisir.</p>
<p>Autant le DVD peut se justifier, autant on s&rsquo;interroge sur la nécessité de publier cette énième <em>Don Carlo </em>en CD.</p>
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		<title>Paris, Barcelone, Vienne : encore des changements de distribution</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/paris-barcelone-vienne-encore-des-changements-de-distribution/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 06:06:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’hiver continue de sévir, sur les scènes lyriques notamment. Certaines productions sont plus frappées que d’autres. Lohengrin à Paris, par exemple. Si Jonas Kaufmann tient bon pour le moment, ses partenaires sont moins vaillants. Wolfgang Koch cède une nouvelle fois sa place à Tomasz Konieczny pour les deux prochaines représentations (27 et 30 janvier). Déjà &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’hiver continue de sévir, sur les scènes lyriques notamment. Certaines productions sont plus frappées que d’autres. <em>Lohengrin</em> à Paris, par exemple. Si <strong>Jonas Kaufmann</strong> tient bon pour le moment, ses partenaires sont moins vaillants. <strong>Wolfgang Koch</strong> cède une nouvelle fois sa place à <strong>Tomasz Konieczny</strong> pour les deux prochaines représentations (27 et 30 janvier). Déjà souffrante le 24 janvier, <strong>Martina Serafin</strong> sera encore remplacée ce soir, 27 janvier, par <strong>Edith Haller</strong>. <em>Werther</em> à Barcelone a aussi joué de malchance. Après <strong>José Bros</strong> (auquel<strong> Arturo Chacón Cruz* </strong>s’est substitué les 17 et 19 janvier), c’est <strong>Nora Gubisch</strong> qui a déclaré forfait le 24 janvier, permettant à <strong>Carol Garcia</strong> de faire ses débuts au Liceu. Les prochaines représentations de <em>Tosca </em>à Vienne prévues avec <strong>Adrianne Pieczonka</strong> et <strong>Thomas Hampson</strong> se feront sans l’une et l’autre. Le baryton vient d’annoncer sur sa page Facebook qu’une bronchite persistante l’obligeait à renoncer à Scarpia et un communiqué de presse nous apprenait il y a deux jours que la chanteuse canadienne cédait le rôle de Tosca à <strong>Sae-Kyung Rim</strong>, découverte en 2015 par le Wiener Staastoper dans <em>Madama Butterfly</em>.</p>
<p>* Arturo Chacón Cruz a aussi remplacé<strong> Jean-François Borras</strong> dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/manon-monte-carlo-pleurez-manon"><em>Manon</em> à Monte-Carlo le 22 janvier dernier</a></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="und" xml:lang="und"><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/hashtag/Lohengrin?src=hash">#Lohengrin</a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/hashtag/cast?src=hash">#cast</a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/hashtag/Telramund?src=hash">#Telramund</a><br />
		Tomasz Konieczny remplacera Wolfgang Koch, souffrant, pour les représentations du 27 et 30 janvier 2017.</p>
<p>	— Opéra de Paris (@operadeparis) <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/operadeparis/status/824651269902139394">26 janvier 2017</a></p>
</blockquote>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="fr" xml:lang="fr"><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/hashtag/Lohengrin?src=hash">#Lohengrin</a><br />
		Martina Serafin, souffrante, ne pourra assurer la représentation du 27 janv. : le rôle d’Elsa sera interprété par Edith Haller.</p>
<p>	— Opéra de Paris (@operadeparis) <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/operadeparis/status/824642309899882496">26 janvier 2017</a></p>
</blockquote>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">.<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/cgarciamezzo">@cgarciamezzo</a> will sing the role of Charlotte in tonight&rsquo;s Werther performance at the Liceu replacing Nora Gubisch. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/hashtag/castchange?src=hash">#castchange</a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://t.co/WJH6kZbzbC">pic.twitter.com/WJH6kZbzbC</a></p>
<p>	— Gran Teatre Liceu (@Liceu_cat) <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/Liceu_cat/status/823928303505600512">24 janvier 2017</a></p>
</blockquote>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">It is with true regret that I must cancel Tosca in Vienna next week. This bronchitis will not go away completely… <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://t.co/us1a415MnO">https://t.co/us1a415MnO</a></p>
<p>	— Thomas Hampson (@thomashampson) <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/thomashampson/status/824816367157248001">27 janvier 2017</a></p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Changement de températures, changement de distributions</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/changement-de-temperatures-changement-de-distributions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jan 2017 07:34:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les températures polaires en France le rappellent. Nous sommes au cœur de l’hiver avec tout ce que cela signifie de maladies infectieuses, souvent bénignes pour le commun des mortels, mais redoutables pour les chanteurs. A Barcelone, José Bros, Werther en alternance avec Piotr Beczala, a dû céder sa place à Arturo Chacón Cruz tandis qu’à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les températures polaires en France le rappellent. Nous sommes au cœur de l’hiver avec tout ce que cela signifie de maladies infectieuses, souvent bénignes pour le commun des mortels, mais redoutables pour les chanteurs. A Barcelone, <strong>José Bros</strong>, Werther en alternance avec <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/piotr-beczala-met-le-liceu-debout"><strong>Piotr Beczala</strong></a>, a dû céder sa place à <strong>Arturo Chacón Cruz</strong> tandis qu’à New York, ce sont les débuts de <strong>Sophie Koch</strong> dans Carmen qui sont reportés <em>sine die</em>. La mezzo-soprano française qui devait interpréter le rôle du 19 au 31 janvier sera remplacée par <strong>Clémentine Margaine</strong>. Enfin, plus près de chez nous, La première de <em>Lohengrin</em>, ce soir, 18 janvier, à l’Opéra national de Paris se fera sans <strong>Wolfgang Koch</strong> – qui n’a aucun lien de parenté avec la susnommée Sophie – mais avec <strong>Tomasz Konieczny</strong> en Telramund. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux chanteurs souffrants et bonne chance à leurs remplaçants.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="es" xml:lang="es">Arturo Chacón-Cruz cantará esta noche en el Liceu el rol de Werther en sustitución de Josep Bros, por indisposición. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://t.co/R8VPaEF48A">pic.twitter.com/R8VPaEF48A</a></p>
<p>	— Gran Teatre Liceu (@Liceu_cat) <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/Liceu_cat/status/821367328860467205">17 janvier 2017</a></p>
</blockquote>
<p><script async="" src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">The title role of Carmen on 1/19, 23, 27 &amp; 31 will be sung by Clémentine Margaine, replacing Sophie Koch, who is ill. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/hashtag/CastChange?src=hash">#CastChange</a></p>
<p>	— Metropolitan Opera (@MetOpera) <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/MetOpera/status/821402230519631872">17 janvier 2017</a></p>
</blockquote>
<p><script async="" src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="fr" xml:lang="fr">Wolfgang Koch, souffrant, ne pourra assurer la représentation du 18/01. Tomasz Konieczny le remplacera dans le rôle de Telramund. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/hashtag/Lohengrin?src=hash">#Lohengrin</a></p>
<p>	— Opéra de Paris (@operadeparis) <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://twitter.com/operadeparis/status/821069287146344450">16 janvier 2017</a></p>
</blockquote>
<p><script async="" src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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		<item>
		<title>VERDI, Don Carlo — Parme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/don-carlo-parme-passage-de-flambeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2016 21:20:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en français à Paris en mars 1867, Don Carlos fut repris en avril 1869 à Parme dans une version qui pose question car non référencée par les exégètes. La première version en langue italienne habituellement reconnue est en effet celle de Naples, datée de 1872. Pourtant, dès juin 1867, l&#8217;opéra était représenté en italien &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé en français à Paris en mars 1867, <em>Don Carlos</em> fut repris en avril 1869 à Parme dans une version qui pose question car non référencée par les exégètes. La première version en langue italienne habituellement reconnue est en effet celle de Naples, datée de 1872. Pourtant, dès juin 1867, l&rsquo;opéra était représenté en italien à Londres puis en octobre de la même année à Bologne où comme à Parme, Teresa Stolz, l&rsquo;égérie et selon certaines sources la maîtresse de Verdi, chantait Elisabetta. Elle devait créer peu d&rsquo;années après, en 1872, Aida à Milan – ce qui donne une idée de l&rsquo;étendue de son soprano, la vocalité de la reine d&rsquo;Espagne ayant peu à voir avec celle de l&rsquo;esclave éthiopienne. Représenté plus de vingt fois de suite, du 24 avril au 31 mai, <em>Don Carlo</em> (sans le « s » final donc) disparut de l&rsquo;affiche pour ne réapparaître qu&rsquo;à six reprises au Teatro Regio avec des distributions toujours prestigieuses. Citons pour le seul rôle de Filippo II, Cesare Siepi en 1951 et 1961, Boris Christoff en 1981 et Nicolai Ghiaurov en 1998 aux côtés de la regrettée Daniela Dessi en Elisabetta.</p>
<p>C&rsquo;est ce flambeau chargé d&rsquo;histoire que reprend l&rsquo;équipe réunie autour d&rsquo;une nouvelle production signée <strong>Cesare Lievi</strong>, metteur en scène les saisons dernières à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/la-wally-geneve-du-bon-usage-des-chromos-tyroliens">Genève</a> puis à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/la-wally-monte-carlo-eh-bien-nous-nous-en-irons-loin">Monte-Carlo</a> d&rsquo;une <em>Wally</em> dont nos confrères, Fabrice Malkani et Laurent Bury, avaient alors salué le traitement littéral. Une même approche scrupuleuse caractérise ce <em>Don Carlo</em>, d&rsquo;une fidélité irréprochable au livret dans un parti-pris esthétique qui ne néglige cependant pas le mouvement. Dissimulée derrière des parois de marbre coulissantes, représentation du tombeau de Charles Quint et métaphore décorative d&rsquo;une cour d&rsquo;Espagne claustrée, l&rsquo;Inquisition tire les fils d&rsquo;une intrigue où, contrairement à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/don-carlo-strasbourg-noir-cest-brun">Strasbourg en juin dernier</a>, le dénouement surnaturel est respecté. L&rsquo;Empereur supposé défunt surgit finalement de son tombeau pour tirer l&rsquo;Infant des griffes impitoyables de son père.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="309" src="/sites/default/files/styles/large/public/dcp3.jpg?itok=VIUF1KjO" title="© Roberto Ricci " width="468" /><br />
	© Roberto Ricci</p>
<p>A la baguette, <strong>Daniel Oren</strong> tente de discipliner les cuivres, seul pupitre dissident d&rsquo;un régiment instrumental et choral sinon en ordre de marche. Sans faire d&rsquo;étincelles si ce n&rsquo;est à la toute fin de l&rsquo;opéra, sa direction a le mérite de rester concentrée sur l&rsquo;essentiel, à savoir le drame et rien que le drame dans toutes ses composantes, humaines, religieuses, politiques et sentimentales.</p>
<p>Placé sur la première marche du podium par un public chaleureux, <strong>Michele Pertusi</strong> est un de ces Filippo II dont les fêlures l&#8217;emportent sur l&rsquo;orgueil. La silhouette altière du souverain d&rsquo;Espagne, que les costumes de <strong>Maurizio Balò</strong> rendent encore plus impérieuse, va à l&rsquo;encontre d&rsquo;une voix dont les griffures du timbre et le défaut d&rsquo;autorité participent à la caractérisation. Face à lui, le Grand Inquisiteur de <strong>Ievgen Orlov</strong>, limité dans l&rsquo;aigu et la largeur de la déclamation, n&rsquo;est pas un adversaire de poids. <strong>Serena Farnocchia</strong>, dont on avait aimé l&rsquo;interprétation irisée de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/madama-butterfly-lille-lart-depingler-le-papillon">Cio Cio San à Lille</a>, se débat dans les filets d&rsquo;une écriture trop grave, Elisabetta qu&rsquo;un léger vibrato montre plus humaine et plus fragile que ne l&rsquo;a imposée l&rsquo;usage. L&rsquo;insoumission et une certaine timidité scénique disent la  jeunesse de la Reine. Plus que dans « Tu che le vanità », c&rsquo;est dans un duo final extasié que son chemin de croix prend tout son sens. Transfiguré par l&rsquo;usage de la voix mixte, <strong>José Bros</strong> résout dans cet ultime numéro les problèmes posés auparavant par une émission claironnante. La vaillance de l&rsquo;infant se paye à coups d&rsquo;aigus exagérément ouverts qu’un effort de nuance parvient à tempérer. En Eboli, le tempérament de <strong>Marianne Cornetti</strong> l&#8217;emporte sur l&rsquo;absence d&rsquo;agilité dans une chanson du voile qu&rsquo;elle sait rendre sensuelle, malgré des vocalises approximatives, et plus encore dans un « Don Fatale » justement phrasé, pourvu de cet élan imparable dont seuls les grands verdiens ont le secret. A un Posa dépourvu de pugnacité enfin, <strong>Vladimir Stoyanov </strong>offre la douceur du timbre et la chaleur du legato qui fait le baryton violoncelle et constitue, en termes de chant pur, le meilleur de la représentation.</p>
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		<title>VERDI, Don Carlo — San Lorenzo de El Escorial</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/don-carlo-san-lorenzo-de-el-escorial-romantiquement-incorrect/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2015 20:33:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Très souvent, un Don Carlos, c’est comme une Ford T : de n’importe quelle couleur pourvu que ce soit noir. Luc Bondy l’avait fait en 1996 avec sa cour d’Espagne tout de noir vêtue, Willy Decker n’avait pas procédé autrement dans sa mise en scène conçue pour Amsterdam en 2004. Pour sa première mise en scène &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Très souvent, un <em>Don Carlos</em>, c’est comme une Ford T : de n’importe quelle couleur pourvu que ce soit noir. Luc Bondy l’avait fait en 1996 avec sa cour d’Espagne tout de noir vêtue, Willy Decker n’avait pas procédé autrement dans sa mise en scène conçue pour Amsterdam en 2004. Pour sa première mise en scène d’opéra, <strong>Albert Boadella</strong>, illustre homme de théâtre espagnol, a voulu aller à l’encontre de ce qu’on appelle la « légende noire » de son pays, dominée par l’Inquisition, la cruauté de ses rois, l’obscurantisme de ses prêtres. Et pour lutter contre des siècles de fiction, Schiller n’étant qu’un des relais de cette légende, il a choisi de revenir au plus près de la réalité historique, en nous montrant un Don Carlos atteint de divers maux congénitaux, difforme, boiteux, souffrant de démence. Bien entendu, cette décision modifie du tout au tout les relations entre les trois personnages centraux : Philippe II cesse d’être un monarque insensible et Elisabeth ne peut guère éprouver que pitié pour l’infant. Le résultat, pour être historiquement informé, n’en devient pas moins romantiquement incorrect, faute de héros idéalisé, faute d’idylle contrariée. Pas d’amour possible ici, et le duo du dernier acte devient même une sorte de dialogue de sourds, où chacun chante dans sa bulle. Plus gênant, le comportement de Posa et d’Eboli devient difficile à justifier : d’un être visiblement inapte à régner, pourquoi vouloir faire le sauveur de la Flandre ? d’un personnage clairement écarté du trône et au physique aussi disgracieux, pourquoi la belle princesse rêverait-elle d’être aimée ?</p>
<p>Visuellement, cette volonté de retour aux faits se traduit par le choix de somptueux costumes d’époque, celui d’Elisabeth reproduisant le célèbre portrait par Pantoja de la Cruz, et Philippe II échappant au noir, avec notamment une superbe tenue jaune pour l’Autodafé ; à l’inverse, dans un louable souci d’anti-zeffirellisme, le décor opte pour un dépouillement extrême, puisqu’il se réduit à un vaste sol dallé, dont un carré s’ouvre pour former le tombeau de Charles-Quint, ou dont les coins arrières se redressent pour conférer un peu d’intimité au cabinet du roi. Malgré la volonté de laver <em>Don Carlos</em> plus blanc, tout le fond du décor est…noir, et la fidélité historique impose la présence de quelques hérétiques torse nu et coiffés du san-benito, la fumée de leur bûcher asphyxiant les courtisans à la fin de l’acte II. Quant à la partition, c’est la version italienne qui a été retenue, avec néanmoins quelques coupes et ajouts dans l’Autodafé et le tableau de la prison.</p>
<p class="rtecenter"><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="304" src="/sites/default/files/styles/large/public/don4.jpg?itok=SaujEdO-" width="468" /></p>
<p class="rtecenter" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><font color="#000000" face="Calibri" size="3">© DR</font></p>
<p>En 1567, lorsqu’il aida le soulèvement des Pays-Bas, Carlos avait 22 ans et il devait mourir l’année suivante. <strong>José Bros</strong> n’a pas vraiment la silhouette d’un jeune homme à peine majeur, mais ce n’est en fait pas un problème dans la mesure où le personnage, criblé de névroses et de tics, n’a pas ici à séduire ; son timbre clair et sonore suffit à conférer jeunesse et ferveur à son Don Carlo. <strong>John Relyea</strong> est un Philippe II altier et à peine quadragénaire, et donc conforme à la réalité historique ; c’est aussi une vraie basse, habituée à incarner les figures maléfiques. Pour ce qui pourrait bien être une prise de rôle, il reste encore à creuser certains aspects du personnage, car l’intérêt du monarque pour l’art, souligné par la mise en scène, ne suffit pas tout à fait à le rendre plus humain et plus sympathique qu’à l’ordinaire. L’Elisabeth de <strong>Virginia Tola</strong> fait une entrée assez peu remarquable : on ne l’entend guère dans les ensembles, et ses adieux à la comtesse d’Aremberg passent inaperçus. A l’inverse, « Tu che le vanità » la montre parfaitement maîtresse de ses moyens vocaux et dramatiques, convaincante du grave à l’aigu. <strong>Ángel Ódena</strong> est un baryton très solide et sonore, même si la justesse semble parfois moins certaine. Scéniquement superbe, <strong>Ketevan Kemoklidze</strong> possède un beau timbre de mezzo, mais la diction pourrait parfois être plus claire. Même privé du premier acte (et de la scène de l’émeute dans la prison), le chœur de la Communauté de Madrid ne manque pas d’occasions de briller. A la tête de l’orchestre, le chef chilien <strong>Maximiano Valdés</strong> impose des tempos généralement rapides, y compris dans les moments les plus solennels.</p>
<p>Produit par les Teatros del Canal, de Madrid, le spectacle sera repris en février prochain dans la capitale, avec une distribution qu’on annonce 100% espagnole.</p>
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		<title>En juillet, Don Carlos sera à l&#8217;Escurial</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/en-juillet-don-carlos-sera-a-lescurial/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2015 17:11:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Franco Zeffirelli rêvait de le faire avec Leonard Bernstein, mais l’autorisation lui avait été refusée. Les 25, 27 et 29 juillet, Don Carlos sera donné à l’Escurial. Enfin, Don Carlo, plutôt, et pas exactement sous les voûtes de pierre des caveaux où Philippe II dort dans son manteau royal, mais à deux pas, au Teatro &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Franco Zeffirelli rêvait de le faire avec Leonard Bernstein, mais l’autorisation lui avait été refusée. Les 25, 27 et 29 juillet, <em>Don Carlos</em> sera donné à l’Escurial. Enfin, <em>Don Carlo</em>, plutôt, et pas exactement sous les voûtes de pierre des caveaux où Philippe II dort dans son manteau royal, mais à deux pas, au Teatro Auditorio de San Lorenzo de El Escorial, salle de 1200 places inaugurée en 2006. Le metteur en scène catalan <strong>Albert Boadella </strong>abordera pour la première fois le genre lyrique : il annonce son intention de revenir à la réalité historique, par-delà la « légende noire », mais sans changer ni le livret ni la partition (ouf). La distribution sera majoritairement hispanophone – José Bros en Carlo, Ángel Ódena en Posa, Virginia Tola en Elisabeth, Simón Orfila en moine – mais inclura aussi quelques prestigieux chanteurs non-ibériques : Ketevan Kemoklidze en Eboli et John Relyea en Philippe II. Max Valdés dirigera l’orchestre et le chœur de la Communauté de Madrid. Cette production sera ensuite présentée dans la capitale même, aux Teatros del Canal en février 2016. Mais en juillet, les spectateurs auront l&rsquo;avantage de pouvoir visiter l’Escurial juste avant la représentation, pour mieux s’imprégner du <em>genius loci</em>.</p>
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		<title>DONIZETTI, Lucia di Lammermoor — Rome</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lucia-di-lammermoor-rome-hommage-inacheve-a-luca-ronconi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2015 05:25:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette Lucia romaine devait être la première de Luca Ronconi. Mais hélas, le sort a voulu que ce soit son dernier travail pour l&#8217;opéra. Disparu le 21 février dernier, le grand metteur en scène n’a pas pu le mener jusqu’à son terme et ce sont ses disciples qui l’ont terminé pour le Teatro Costanzi. Un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette Lucia romaine devait être la première de <strong>Luca Ronconi</strong>. Mais hélas, le sort a voulu que ce soit son dernier travail pour l&rsquo;opéra. Disparu le 21 février dernier, le grand metteur en scène n’a pas pu le mener jusqu’à son terme et ce sont ses disciples qui l’ont terminé pour le Teatro Costanzi. Un hommage, très applaudi, lui a été rendu avant le lever de rideau.</p>
<p>Il est bien difficile de s’exprimer sur un travail qu’on devine inachevé et alors que Ronconi n’avait évidemment rien à prouver. Pour autant, il serait malhonnête de dire que cette mise en scène nous a enthousiasmé. Non pas qu’elle manque d’idées. Outre la classique transposition de l’œuvre au XIXe siècle, la plongée dans un univers clos, qui fait irrésistiblement penser à une prison ou un lieu d’enfermement d’une blancheur toute psychiatrique,  peut se concevoir pour cette œuvre qui renferme la scène de folie la plus célèbre de l’histoire de l’opéra. Certains jeux de lumière (la fontaine, l’orage) sont habiles et réussis. Mais on nous permettra de ne pas trouver tout cela d’une originalité folle, même si l’idée a au moins le mérite d’être assumée jusqu’au bout. Enrico et ses sbires sont évidemment les gardiens de ces lieux froids et sans âme. Derrière les barreaux, notamment en seconde partie, des prisonniers – ou des patients – observent hébétés la marche à la folie de l’infortunée Lucia. Tout cela est bien statique. Les nombreux changements de décors se font rideau levé et sont interminables et bruyants, cassant un rythme qui peine déjà beaucoup à s’installer.</p>
<p>Preuve supplémentaire de l’inachèvement de ce travail, la direction d’acteurs est assez sommaire.</p>
<p>Côté chanteurs, on peut saluer une certaine homogénéité du plateau, de bon niveau.</p>
<p>Le <strong>chœur</strong> d’abord, toujours bien préparé par <strong>Roberto Gabbiani</strong>, conserve sa belle unité et se montre souvent impressionnant.</p>
<p>Le Raimondo de <strong>Carlo Cigni</strong>, qui fait penser à une sorte de Bossuet à l’air constamment grave, ne manque pas d’une certaine noblesse et bénéficie d’un beau timbre, aux aigus très maîtrisés, moins à l’aise peut-être dans le registre le plus bas.</p>
<p><strong>Alessandro Liberatore</strong> donne à sa brève intervention une belle allure, grâce à une voix très assurée, bien projetée et parfaitement articulée. Mêmes remarques pour le Normanno un rien emprunté <strong>d’Andrea Giovannini</strong>.</p>
<p><strong>Marco Caria</strong> est un bon baryton, tout à fait adapté au rôle d’Enrico, très à l’aise dans les aigus, sonore sans écraser, mais assez peu nuancé et quelque peu fruste dans son jeu d’acteur, même si on lui demande de n’être qu’uniformément méchant.</p>
<p>L’Edgardo de <strong>José Bros</strong> est en la matière plus caricatural encore. Passe encore que le timbre du ténor soit assez désagréable. Très nasal, il n’en est pas moins très puissant et même un peu tonitruant dans son genre. Mais quel manque de nuances ! quel monolithe ! C’est un bloc qui semble toujours chanter <em>sforzando</em> même s’il ne rencontre aucun incident de parcours et remporte un succès qui nous a semblé excessif pour celui qui alternait avec Stefano Secco pour ces représentations.</p>
<p>Si l’Alisa de <strong>Simge Büyükedes</strong> se montre relativement discrète, c’est vers la Lucia de <strong>Maria Grazia Schiavo</strong> qu’ira le véritable triomphe de la soirée. Lucia d’un soir (les autres représentations étaient assurées par Jessica Pratt), elle nous a paru d’abord un peu sur la défensive, comme en retrait. Très vite, on admire la clarté et la facilité apparente de ses aigus dans la scène de la fontaine notamment. Mais c’est bien la scène de la folie, pour laquelle elle semble s’être économisée, qui va lui valoir de longues acclamations. Accompagnée par un orchestre aux petits soins – avec harmonica de verre, qui crée à lui seul une atmosphère surréaliste – la soprano se joue des difficultés meurtrières du rôle et se paie le luxe de finir cette longue scène par un suraigu tenu sans faiblir jusqu’à la dernière note du finale. Le tout d’un air hagard, tout à fait en phase avec la folie qui dévore le personnage.</p>
<p><strong>Roberto Abbado</strong> connaît sa Lucia, qu’il a dirigée partout et bien souvent. Il va droit à l’essentiel, sans traîner, attentif à ne pas couvrir les voix et les ensembles. Il est l’artisan de l’équilibre qui fait tout l’intérêt de cette représentation et qui consacre une fois de plus ce que l’on entend davantage que ce que l’on voit, même si dans l’ensemble on ne s’ennuie pas, ce qui reste tout de même l’essentiel…</p>
<p> </p>
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		<title>PUCCINI, La Bohème — Tel Aviv</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/david-face-a-un-goliath-du-repertoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 May 2014 15:08:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Aux débuts des années 1960, un jeune ténor en quête d&#8217;expériences formatrices rejoignait la troupe de l&#8217;Israeli Opera. Il y resta trois ans, avant de faire comme la Belle Hélène d&#8217;Offenbach mais non pour les mêmes raisons « quelque bruit dans le monde ». Son nom ? Placido Domingo. Depuis, la première – et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Aux débuts des années 1960, un jeune ténor en quête d&rsquo;expériences formatrices rejoignait la troupe de l&rsquo;Israeli Opera. Il y resta trois ans, avant de faire comme la Belle Hélène d&rsquo;Offenbach mais non pour les mêmes raisons « quelque bruit dans le monde ». Son nom ? Placido Domingo. Depuis, la première – et unique – institution lyrique israélienne brandit ce nom comme un talisman, voyant derrière ce que d&rsquo;autres prendraient pour une simple anecdote un signe du destin. C&rsquo;est que les symboles ont la vie dure au pays des saintes écritures. Puis l&rsquo;opéra a eu suffisamment de mal à s&rsquo;implanter en Terre Promise pour qu&rsquo;on ne traite pas à la légère tout ce qui peut aider à son établissement durable. Aujourd&rsquo;hui, avec 18 000 abonnés et un taux de remplissage égal à 100%, il n&rsquo;est plus question comme au début des années 1980 de couper les subsides. Hébergé dans le Tel Aviv Performing Arts Center, une salle moderne qui s&rsquo;apparente au Grand Théâtre de Provence par la taille et l&rsquo;architecture intérieure, l&rsquo;Israeli Opera propose une saison digne d&rsquo;intérêt couronnée en juin par la représentation d&rsquo;un tube du répertoire au pied du rocher de Massada. Encore un symbole, et non des moindres.</p>
<p>
			Avant d&rsquo;applaudir du 12 au 17 juin prochains sur les rives de la Mer Morte Elena Mosuc dans <em>La Traviata</em>, une série de représentations de<em> La Bohème </em>vient aligner au sud de la Méditerranée quelques noms qui font aussi les beaux soirs du nord.</p>
<p><strong>Stefano Mazzonis di Palafrera</strong>, directeur par ailleurs de l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie, signe comme on pouvait s&rsquo;y attendre une mise en scène figurative, que l&rsquo;on dirait respectueuse à la lettre du livret si un certain nombre d&rsquo;extrapolations ne venaient enjoliver le propos. Mimi écoute aux portes dès le début du premier acte, se fait débarquer sans plus de façon d&rsquo;une voiture au quatrième avant de grimper essoufflée les escaliers de la mansarde. Tout cela est bien imaginé mais quelle est l&rsquo;utilité de ces scènes parallèles, sinon détourner l&rsquo;attention d&rsquo;une direction d&rsquo;acteurs nourrie de conventions ?</p>
<p><strong>Jose Bros</strong>, ténor catalan connu pour son interprétation des grands rôles donizettiens, s&rsquo;aventure dans un répertoire étranger à sa vocalité. L&rsquo;émission haute, la projection claironnante, le timbre métallique sont-ils caractéristiques constitutives de Rodolfo ? Oui semblent affirmer les applaudissements d&rsquo;une assistance conquise. L&rsquo;aigu laborieux, la difficulté à insuffler au poète une ardeur juvénile viennent tempérer l&rsquo;enthousiasme.<strong> Ionut Pascu</strong> est moins connu du grand public. Son Marcello famélique en est sûrement l&rsquo;une des raisons. <strong>Noah Briger</strong> garde les yeux rivés sur le chef, comme s&rsquo;il découvrait la partition de Schaunard (que sauf erreur de notre part, il a déjà interprété six fois dans cette même production).<br />
			Mais <strong>Carlo Striuli </strong>chante la « Vecchia zimarra » avec cette noblesse débonnaire qui fait les justes Colline. <strong>Alla Vasilevitsky</strong> n&rsquo;est sans doute pas la plus grande voix du monde : Musetta n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas tant de prétentions. Le timbre accroche, le personnage s&rsquo;impose, mutin, désinvolte, bonne fille dans le fond. Le chant, nuancé et précis, obéit à la composition. Partageant l&rsquo;affiche avec Maria Agresta et Nuccia Focile,<strong> Ira Bertman</strong> est une Mimi plus dramatique que lyrique. La densité du médium, la solidité, l&rsquo;impact laissent entrevoir un tempérament qui ne saurait se satisfaire longtemps de broder des fleurs. L&rsquo;aigu, même, n&rsquo;a pas le rayonnement que l&rsquo;on attend du rôle. Il lui faut un temps de déclic pour qu&rsquo;il s&rsquo;épanouisse, intense et péremptoire. L&rsquo;émission sait cependant s&rsquo;alléger pour exprimer autant que possible la délicatesse des sentiments.</p>
<p><strong>Daniel Oren</strong> à sa <em>Bohème </em>en main, lui qui la dirigeait à Paris pas plus tard que le mois dernier. A la tête des forces orchestrales locales, il paraît davantage inspiré que sous le dôme glacé de Bastille. Les contrastes sont soulignés, la poésie évoquée, le tout avec une éloquence qui n&rsquo;a rien de convenu. L&rsquo;excellence de l&rsquo;<strong>Israeli Opera Chorus</strong> augmenté des jeunes voix du <strong>Young Efroni Choir</strong> témoigne de la bonne santé de la maison. La greffe lyrique semble avoir pris en Israël. Quand on sait le message de culture, de paix et de prospérité sous-tendu par l&rsquo;opéra, on ne peut que s&rsquo;en réjouir.<br />
			 <br />
			 </p>
<p>			 <br />
			 </p>
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		<title>BELLINI, Norma — Peralada</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/sondra-radvanovsky-allume-le-feu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Aug 2013 17:15:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Pionnier en Espagne de l’utilisation moderne des lumières au théâtre, Francesc Fontanals, décédé en juillet, fut l’un des fondateurs du Festival de Peralada, son directeur technique et le formateur d’une bonne partie de l’équipe technique actuelle. C’est tout naturellement que cette représentation de Norma lui est dédiée, et sans doute aurait-il été satisfait de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Pionnier en Espagne de l’utilisation moderne des lumières au théâtre, Francesc Fontanals, décédé en juillet, fut l’un des fondateurs du Festival de Peralada, son directeur technique et le formateur d’une bonne partie de l’équipe technique actuelle. C’est tout naturellement que cette représentation de <em>Norma</em> lui est dédiée, et sans doute aurait-il été satisfait de la manière dont elle se déroule, dans la synchronisation impeccable entre les fonds de scène et les éclairages et dans le silence le plus complet pendant l’entracte, mis à profit pour installer le dispositif nécessaire au final. Il est rare en effet que la mise en scène et la réalisation technique s’allient aussi efficacement et aussi harmonieusement. Hormis quelques accessoires nécessaires &#8211; sceptre d’Oroveso, gond, poignard &#8211; rien ne détourne l’attention des péripéties du discours musical et vocal puisque sur le plateau nu les lumières d’<strong>Alfonso Malanda</strong> les épousent étroitement, colorant diversement les fonds de scène de dimensions variables sur lesquels les personnages se détachent, ramenant sans fioritures le spectacle au drame essentiel. C’est bien le point fort de cette représentation que l’efficacité de cette conception de <strong>Susana Gomez</strong> déjà présentée à Oviedo et semble-t-il portée ici à son accomplissement définitif. Sur la scène nue jusqu’au deuxième acte avec au centre une éminence, d’abord refuge où Norma cache ses enfants, qui deviendra le bûcher fatal, dans les espaces libérés ou encadrés par Antonio Lopez, elle éclaire infailliblement les relations entre les personnages. En outre cette réalisation prend en compte les particularités des chanteurs – par exemple leur taille respective – pour les disposer sur le vaste plan incliné de telle manière que l’œil ne soit pas moins satisfait que le sens théâtral. Les costumes de Gabriela Salaverri s’accordent, par leur sobriété, à ce dédain du décoratif superflu : braies et saies stylisées uniformément sombres pour les Gaulois barbares, complets trois pièces pour les Romains civilisés, mais Adalgisa et Norma se trahissent malgré elles : la coupe de leur robe est romaine et celle de Norma, d’un rouge flamboyant, est déjà d’une Tosca.</p>
<p>			Pourquoi s’en offusquer ? Le personnage est bien une prima donna. Ce rang incontesté parmi les siens, elle découvre qu’elle l’a perdu dans le cœur de l’homme auquel l’unit depuis des années une liaison secrète. Si elle pardonne à sa jeune rivale qui lui révèle un éveil amoureux si semblable au sien propre, elle explose contre le traître, mais son ressentiment est celui des héroïnes de Racine, longtemps partagées entre la haine et l’amour. En renonçant, par sa confession finale, à son statut et à la vie, la prima donna révèle sa grandeur d’âme et devient la victime sublime. Cette palette d’émotions diverses, voire contradictoires, <strong>Sondra Radvanovsky</strong> la parcourt avec une intensité (étrangère à tout vérisme interprétatif) qui ôte aux pages les plus célèbres leur caractère de numéro à sensation et laisse à la musique le premier rôle, donnant à sa Norma une humanité touchante. La voix, homogène, bien projetée, à l’étendue nécessaire pour assumer aisément le rôle ; si les volées de notes étaient aussi maîtrisées que les sons filés, l’artiste aurait peu de rivales ! Son Adalgisa ne se situe malheureusement pas à la même hauteur. Appelée en suppléante, <strong>Marina Prudenskaya</strong> possède une voix assez souple et assez étendue pour être une digne partenaire ; mais son émission typiquement slave, les sons dans les joues et des résurgences d’accent russe entachent le plaisir que l’on a de sa musicalité pendant les duos avec Norma et de sa très convaincante participation théâtrale. Leur Pollione est à ses débuts dans le rôle. Cela suffit-il à expliquer une voix qui oscille dans les aigus forte jusqu’à frôler le naufrage ? <strong>Josep Bros</strong> méconnait-il encore ses limites ? La tradition a imposé peu à peu des forts ténors, mais qui en voudrait au ténor catalan de chanter avec sa voix et sa musicalité « naturelles », c’est-à-dire celles qu’on lui a souvent reconnues et pour lesquelles on l’admire ? Heureusement le deuxième acte est moins exigeant pour lui et il redevient le chanteur estimé. Oroveso, en revanche, trouve en <strong>Carlo Colombara</strong> un interprète chevronné, qui compense par la dignité de son allure un poids vocal un rien exigu dans le vaste espace de l’auditorium. Le sonore Flavio de <strong>Jon Plazaola </strong>et la discrète Clotilde de <strong>Mireia Pinto</strong> sont irréprochables.</p>
<p>
			Autour d’eux, des choristes en tous points remarquables de cohésion et de musicalité. Dans la fosse, l’Orchestre de Barcelone et de Catalogne (OBC) laisse parfois perplexe : certains musiciens sont signalés dans le programme par des astérisques. S’agit-il de supplémentaires ? De suppléants ? De stagiaires ? Certaines sonorités déconcertent par leur verdeur. Mais l’impression globale reste favorable, y compris pour la fanfare en coulisses. <strong>Carlo Montanaro</strong>, à leur tête, ne nous a pas semblé mériter les quelques condamnations sévères entendues à la sortie. Il a géré au mieux des éléments probablement disparates et sa lecture nous a plu par le souci de concilier rythmes et mélodies, les uns qui animent la partition, les autres qui en constituent la sève nourricière et dont les développements contrôlés doivent se dilater jusqu’à conduire l’auditeur à la volupté. Sommes-nous « facile » ? Sans atteindre à l’idéal, on s’en est souvent rapproché, grâce à Sondra Radvanovsky et, une fois n’est pas coutume mais réjouissons-nous d’autant, grâce à la conception théâtrale de Susana Gomez.<br />
			 <br />
			.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>
			 </p>
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		<item>
		<title>Il pirata</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/il-pirata-un-pirate-en-studio/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jun 2012 11:36:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Premier triomphe de Vincenzo Bellini, Il Pirata n’a jamais réussi à s’imposer aussi durablement que des ouvrages comme Norma ou I Puritani, sans parler d’I Capuleti ed i Montecchi, moins inspiré que les deux précédents mais autrement plus facile à monter. Plusieurs raisons viennent expliquer cette relative discrétion. D’abord, le livret ne permet aucun développement dramatique d’importance : quand notre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Premier triomphe de Vincenzo Bellini, <em>Il Pirata</em> n’a jamais réussi à s’imposer aussi durablement que des ouvrages comme <em>Norma </em>ou <em>I Puritani</em>, sans parler d’<em>I Capuleti ed i Montecchi</em>, moins inspiré que les deux précédents mais autrement plus facile à monter. Plusieurs raisons viennent expliquer cette relative discrétion. D’abord, le livret ne permet aucun développement dramatique d’importance : quand notre pirate débarque sur la côte, son ancien amour (Imogène) est dorénavant mariée et mère ; il ne lui reste qu’à attendre la fin du second acte pour se suicider, en alternant au passage des comportements très agités (menacer de tuer l’enfant, supprimer le mari). En son for intérieur, Imogène doit sans doute se féliciter d’avoir échappé à un tel fou-furieux. Ensuite, la musique est écrite pour des gosiers exceptionnels, pratiquement impossible à réunir. Créateur du rôle de Gualtiero, Giovanni Rubini offrait un mi bémol dès l’air d’entrée (la partition publiée abaisse l’aria d’un demi ton) : il sera le premier Arturo d’<em>I Puritani</em> quelques années plus tard. A ses côtés, Henriette Méric-Lalande avait déjà été la créatrice d’<em>Il Crociato in Egitto</em> de Meyerbeer et sera celle de la Lucrezia Borgia de Donizetti. Antonio Tamburini sera quant à lui le baryton le plus célèbre de son temps, aussi à l’aise dans le répertoire dramatique (création d’<em>I Puritani</em>) que comique (création de <em>Don Pasquale</em>). Il aura même droit à une parodie par Offenbach dans <em>Monsieur Choufleuri</em>. La musique, enfin, en partie recyclée d’ouvrages précédents, n’atteint qu’occasionnellement les sommets des chefs-d’œuvre de la maturité.</p>
<p>La discographie est à la hauteur de ces difficultés. Elle est surtout servie … par les pirates. Ceux-ci sont dominés par l’interprétation de Maria Callas au Carnegie Hall (malheureusement mal entourée). Dans une approche moins dramatique mais plus élégiaque, Montserrat Caballé y est au sommet de son art (là encore, les partenaires ne sont pas au niveau). Au studio, on retrouve Montserrat toujours mal servie. Il faut attendre les années 90 pour entendre un ténor digne de l’enjeu avec Stuart Neill, dirigé par le regretté Marcello Viotti : cette fois, c’est Lucia Aliberti qui n’est pas à sa place.</p>
<p>Dans un tel contexte, la parution de l’enregistrement d’Opera Rara, connu pour le soin et le scrupule apporté à ses réalisations, était particulièrement attendue. A défaut d’être exceptionnel, le résultat a le mérite de l’homogénéité. <strong>José Bros</strong> campe un Gualtiero de fière allure, au chant soigné, combinant les accents virils et la science belcantiste. Bien capté par les micros, le timbre perd certaines nasalités que l’on peut ressentir à la scène, mais le timbre reste un peu blanc. L’enregistrement vient malheureusement un peu tard dans la carrière du ténor : on sent quelques tensions dans l’extrême aigu, le contre-ré est à peine esquissé, les variations des reprises sont ornées dans le grave ou le medium, ce qui se révèle au global un peu frustrant. A ses côtés, la jeune <strong>Carmen Giannattasio</strong> campe une belle Imogène, avec ce qu’il faut d’investissement dramatique et une belle technique belcantiste. Le phrasé est impeccable, les variations de couleurs subtilement adaptées à la caractérisation du personnage. On note également une virtuosité certaine dans les vocalises. Néanmoins, l’instrument ne possède pas la largeur nécessaire pour ce rôle, ce qui conduit la chanteuse à gonfler artificiellement sa voix à plusieurs reprises (on sait ce que ça a donné chez Lucia Aliberti). Au studio, son Imogène convainc, mais à la scène il en serait autrement. <strong>Ludovic Tézier</strong> ne manque pas non plus d’arguments belcantistes : le timbre est superbement capté, le legato parfait, complété par une authentique science de la coloration. Le chanteur se retrouve toutefois en difficulté dès que la virtuosité est sollicitée : variations et suraigus ne sont pas son fort et si la vocalisation reste correcte, c’est avant tout parce qu’elle est prudente. A la tête du <strong>London Philharmonic Orchestra</strong>, <strong>David Parry</strong> défend cette musique avec passion, soutenant l’intérêt de l’ouvrage même dans ses passages les plus faibles. On regrettera néanmoins des percussions souvent trop appuyées qui viennent plomber les morceaux les plus vifs. Particulièrement motivé, le <strong>Geoffrey Mitchell Choir</strong> est également impeccable.</p>
<p>Comme d’habitude, le coffret est d’une présentation très soignée et les commentaires de Benjamin Walton très instructifs, mais un peu trop concentrés sur les sources littéraires du livret. Compte tenu de l’indigence de la discographie, ce nouvel enregistrement se place sans problème en tête de celle-ci. Pour imaginer une version idéale, on se tournera vers les enregistrements live de Callas et Caballé, mais pour apprécier la partition dans son ensemble, cette édition est absolument indispensable.</p>
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