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	<title>Fabrice DI FALCO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Fabrice DI FALCO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>GERSHWIN, Porgy and Bess &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gershwin-porgy-and-bess-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 04:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un vrai opéra populaire américain, voilà ce que veut créer George Gershwin au début des années trente alors qu’il vient de finir le roman de Dorothy Heyward, Porgy and Bess, dont les personnages pittoresques évoluent entre misère, alcool, drogue et galères variées dans le quartier de Catfish Row à Charleston, Virginie du Sud. Le travail &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un vrai opéra populaire américain, voilà ce que veut créer George Gershwin au début des années trente alors qu’il vient de finir le roman de Dorothy Heyward, <em>Porgy and Bess</em>, dont les personnages pittoresques évoluent entre misère, alcool, drogue et galères variées dans le quartier de Catfish Row à Charleston, Virginie du Sud. Le travail sur le livret co-écrit par le mari de la romancière à partir de leur pièce de théâtre (même titre), et le frère de George, Ira Gershwin se poursuit alors que le compositeur mettra trois ans à faire aboutir son « folk opera », avant sa création en 1935. Ce dernier a même vécu quelque temps à Charleston pour s’imprégner de la culture orale et musicale afro-américaine. Le résultat est incroyablement riche et inouï à l’opéra pour l’époque avec sa vingtaine de solistes noirs, son chœur imposant, son orchestre symphonique à l’instrumentarium grandiose à la fois quasi wagnérien (ne veut-il pas composer un opéra « entre <em>Carmen</em> et <em>Les Maîtres-chanteurs </em>» ? sans oublier l’usage de leitmotive) et folklorique avec son banjo, son piano de bastringue, entre autres. La partition, qui fait coexister plusieurs esthétiques en abolissant la frontière entre musiques savante et populaire, déroule pendant plus de trois heures ses danses, ses gospels, ses negro-spirituals, son blues des villes du sud, ses chants traditionnels des champs de coton, son écriture jazz (fox-trot, ragtimes…), ses passages instrumentaux impressionnants (comme la scène de l’ouragan), ses récitatifs chantés et ses arias, dont certaines deviendront des standards absolus grâce à Billie Holliday, Ella Fitzgerald ou Miles Davis (« Summertime », « It ain’t necessarily so  »). Pourtant seul opéra de Gershwin, en trois actes et quelques tableaux, qui fait passer le public instantanément du rire aux larmes et requiert des chanteurs solides mais souples et un orchestre swinguant.</p>
<p>Sous la direction de <strong>Quentin Hindley</strong>, l’<strong>Orchestre Lamoureux</strong> fera entendre de belles couleurs et de beaux moments (la scène de l’orage, la marche militaire), mais sans doute aussi un petit manque de répétitions. Les passages sans solution de continuité entre les scènes aux climats et musiques quasi agoniques, à coup sûr prolixes voire incendiaires, sont parfois un peu abrupts. Mais le ballet des percussionnistes volant d’un instrument à l’autre, de même que les assauts de la pianiste ou les éclats sismiques des vents et cuivres sont un spectacle en soi.</p>
<p>Par l’entremise de <strong>Carine Chassol</strong>, le livret est transposé en Martinique, car ne s’agit-il pas de faire connaître et briller les lauréats du Concours des Voix des Outre-Mer, une association créée par Fabrice di Falco en 2019 ? Catfish Row devient dans les textes humoristiques des récitants (le contre-ténor créole lui-même et la comédienne Claudia Tagbo) la Rue Case-Nègres, celle-là même qui menait au quartier des esclaves, rendue célèbre par le roman de Joseph Zobel et le film d’Euzhan Palcy – les personnages demeurant comme dans le livret original pêcheurs, cueilleurs de coton ou mendiants. Dans la triste histoire des amours contrariées de la faible Bess et de l’infirme Porgy, ce seront les femmes qui tiendront le haut du pavé, la distribution étant de haut vol. <strong>Pumeza Matshikiza</strong> est une Bess superlative qui fait de l’ombre à <strong>Kevin Short</strong> (un Porgy souvent à bout de souffle ou en décalage) remplaçant, il est vrai, au pied levé Bongani Justice Kubheka. Le baryton-basse soignera cependant son grand air plusieurs fois repris (« Oh, I got plenty o’ nuttin’ ») et nous touchera avec le métier qui est le sien. La soprano sud-africaine née dans un township offre un spiritual de toute beauté (« Oh, we’re leavin’ for the Promise Land ») et un magnifique duo dès le premier acte avec le Crown bien campé de <strong>Luthando Qave</strong>. Ce baryton sait faire exister vocalement et scéniquement son personnage de débardeur gros bras, se hissant à la hauteur de ses camarades féminines pour cette version de concert. <strong>Marie-Laure</strong> <strong>Garnier </strong>apporte à Serena, la veuve de Robbins (<strong>Johnny Mutombo</strong>) la rondeur moelleuse de son soprano (« My man’ gone now ») et soulève toute une salle avec sa grande plainte à l’acte II (« Oh, Doctor Jesus ») accompagnée d’un chœur très engagé, passionné même, en tous points remarquable. C’est l’<strong>Ensemble vocal Voix d’Outre-Mer</strong> aux membres issus entre autres de l’Académie de l’association. Omniprésent, le chœur est vraiment l’âme de l’opéra, à l’instar des grandes célébrations des offices des temples évangéliques, jusqu’au bout de l’histoire en doublant l’air ultime de Porgy partant à New York sauver sa Bess. <strong>Axelle Saint-Cirel</strong> est une splendide Maria, de fort tempérament, au mezzo agile et bien timbré, qui tient la dragée haute au vendeur de drogue Sportin’life interprété par le lauréat du concours 2026 des Voix des Outre-Mer, <strong>Joseph DeCange</strong>. Grand escogriffe au talent certain de danseur, le baryton nous propose ce soir-là une version du personnage tirant un peu trop vers la comédie musicale, et souffrant quelque peu d’un manque de projection. Mais son grand air (« It ain’t necessarily so ») emporte l’adhésion sans peine. Le « Summertime » de <strong>Livia Louis-Joseph-Dogué </strong>(Clara) met en valeur la berceuse dès l’entrée et nous fait presque oublier ses illustres devancières (telle Leontyne Price) avec un soprano fruité et une musicalité limpide. S’illustre également le baryton haïtien <strong>Auguste Truel</strong> en Jake le pêcheur (« It take a long pull to get there »), mais aussi <strong>Ludivine Turinay</strong> (Annie), <strong>Boris Mvuezolo</strong> en Peter qui entend la Mort frapper à la porte et <strong>Axel Trival</strong> (notamment Crab Man), sans oublier <strong>Naïma Wanshe</strong> (Lily) et <strong>Sébastien Tonnel</strong> (le Croque-Mort) venus du chœur, lors de cette belle soirée dédiée à nos superbes talents ultramarins.</p>
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		<title>GLASS, Akhnaten &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/glass-akhnaten-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Akhénaton, ce n’est pas seulement le pseudonyme d’un célèbre rappeur marseillais (Philippe Fragione), c’est surtout le second nom du pharaon Amenhotep [Aménophis] IV (XVIIIe dynastie, vers 1371/1365 à vers 1338/1335 avant Jésus-Christ), qui n’a pas atteint au caractère icônique de Néfertiti, Toutankhamon ou Cléopâtre. Pourtant, il a mérité une place particulière parmi les pharaons de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Akhénaton, ce n’est pas seulement le pseudonyme d’un célèbre rappeur marseillais (Philippe Fragione), c’est surtout le second nom du pharaon Amenhotep [Aménophis] IV (XVIII<sup>e</sup> dynastie, vers 1371/1365 à vers 1338/1335 avant Jésus-Christ), qui n’a pas atteint au caractère icônique de Néfertiti, Toutankhamon ou Cléopâtre. Pourtant, il a mérité une place particulière parmi les pharaons de l’Égypte antique, en imposant vers la 5<sup>e</sup> année de son règne (vers 1350/1347) une rupture multiforme, que les égyptologues ont intitulée « hérésie amarnienne ». Celle-ci a touché la religion (volonté de remplacer le polythéisme populaire par le culte officiel d’un dieu unique, Rê-Horakhty, le disque solaire <em>Aton</em>), l’art par une esthétique plus naturaliste, et la politique avec une nouvelle capitale, Akhetaton (actuelle Tell el-Amarna). L’expérience, pour n’avoir pas rencontré l’adhésion populaire, resta sans suite.</p>
<p>Le plus intéressant est la mise à l’écart du clergé d’Amon thébain par le pharaon, devenu l’intermédiaire direct avec le nouveau dieu. Il se trouve ainsi seul détenteur des pouvoirs temporel et spirituel, mais crée en même temps un noyau de résistance religieuse de ce clergé qui va conspirer à sa perte. Alors que l’Aïda de Verdi se débattait également dans un contexte de lutte d’influence entre le clergé et le pharaon, sur un sujet imaginé par l’égyptologue Auguste Mariette, chez Philip Glass ce sont des textes antiques qui constituent en eux-mêmes la trame de l’œuvre, qu’aucune intrigue amoureuse ne sous-tend. Et si Verdi avait tenté, plutôt infructueusement, de recréer une musique antique, Philip Glass propose essentiellement une atmosphère basée sur une musique « minimaliste » ou « répétitive », d’une infinie subtilité, dans la forme de longues mélopées qui sont certainement plus évocatrices de ce que l’on peut imaginer de la musique égyptienne antique.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="568" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20251025_OBertrand_Philharmonie_6668-corr-MARGEE-1-1024x568.jpg" alt="" class="wp-image-202544"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Photos Philharmonie de Paris / Ondine Bertrand&nbsp;/ Cheeese</sup></figcaption></figure>


<p>On se trouve en présence d’une œuvre faite d’une succession de tableaux plus que d’une action véritable, qui s’apparente donc plus à un oratorio qu’à un véritable opéra, dont les sources historiques sont essentiellement issues du livre controversé <em>Œdipe et Akhenaton, mythe et histoire</em> (1967) du psychiatre Immanuel Velikovsky, que Glass souhaitait voir participer au livret, ce que sa mort empêcha. Néanmoins prévue pour être jouée sur scène, avec décors et costumes, elle trouve dans l’exécution en concert une force et un intérêt qui paraissent curieusement décuplés par rapport aux représentations scéniques, sans doute du fait que l’attention des spectateurs se concentre sur les parties musicales et vocales.</p>
<p>L’œuvre, créée en France à Strasbourg en 2002, est souvent représentée à travers le monde (en ce moment même au Liceu de Barcelone). Le chef <strong>Léo Warynski </strong>dirigeait déjà <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/akhnaten-nice-le-pharaon-au-masque-dor-streaming/">en 2020 la production de l’Opéra de Nice</a> (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=jSAOrULT-F4&amp;t=627s">captation vidéo sans public à cause du covid</a>), puis à nouveau la <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/akhnaten-nice-le-triomphe-du-pharaon/">reprise de 2021 toujours à Nice</a>, dont on retrouve ce soir pratiquement la même distribution. Sa direction a gagné en unité, dans une sorte de sérénité menant à l’envoûtement quasi hypnotique des spectateurs, qui n’empêche pas une dynamique forte dans les moments importants. L’orchestre de Nice, maintenant bien rodé à ce type de musique, fait merveille (tout particulièrement les percussions et les cuivres), de même que les chœurs, d’une grande précision et aux sonorités bien étudiées.</p>
<p>Le plateau des solistes est dominé par la haute stature toute de noir vêtue du contre-ténor sopraniste martiniquais <a href="https://www.forumopera.com/v1/5questions/di_falco.html"><strong>Fabrice Di Falco</strong></a>, dont l’interprétation est saisissante dès sa première intervention. Ce chanteur à l’activité et au répertoire protéiformes conserve une voix d’une puissance et d’une souplesse infinies, rendant particulièrement impressionnante son incarnation du pharaon hérétique, dont la quête idéaliste a certainement des résonnances contemporaines. Son « Hymne au soleil », en particulier, est d’une totale perfection et son duo avec son épouse Néfertiti d’une grande douceur. Cette dernière est interprétée par <strong>Julie Robard-Gendre</strong>, longue robe rouge vif là où l’on aurait plutôt attendu un bleu pâle qui aurait évoqué sa fameuse coiffure du buste de Berlin. Cette mezzo, qui chante aussi bien Mozart qu’Offenbach, est tout à fait à son aise dans ce rôle, avec une voix riche en harmoniques se mariant parfaitement bien avec celle de son partenaire. Enfin, on a plaisir à retrouver <strong>Patrizia Ciofi</strong> dans le rôle de la reine mère Tiyi, qu’elle personnifie à merveille couverte de bijoux scintillants, dans une robe du dernier chic. Mais chose plus importante encore, elle apporte grâce à ses aigus parfaitement émis et projetés, une légèreté équilibrant l’ensemble des principaux rôles.</p>
<p>Les autres personnages historiques sont bien défendus par d’excellents chanteurs,  notamment <strong>Frédéric Cornille</strong> (Horemheb),<strong> Frédéric Diquero</strong> (le grand prêtre d’Amon) et<strong> Vincent Le Texier</strong> (Aÿ). Seul bémol à ce concert d’une très grande qualité, le rôle parlé du scribe qui commente l’action en anglais a été confié à la danseuse, chorégraphe et metteuse en scène de cette production à Nice, <strong>Lucinda Childs</strong>, qui transforme un texte important en une espèce de logorrhée insipide et surtout difficilement audible, là où un(e) acteur(trice) et diseur(seuse) professionnel(le) aurait pu donner une meilleure articulation, et pourquoi pas en français ? Mais peut-être a-t-elle été desservie par une sonorisation médiocre, et peut-être aussi cette manière de dire est-elle liée au style musical, et à une volonté du compositeur qu’elle connaît bien, puisqu’elle travaille avec lui depuis 1976 ?</p>
<p>La fin de l’œuvre mêle les spectres des personnages historiques aux hordes de touristes inattentifs envahissant les sites archéologiques. Ayons en complément une pensée pour l’un des fils d’Akhenaton absent de l’opéra de Philip Glass, qui lui a préféré six de ses filles : Toutankhaton, qui après la mort de son père met fin au culte d’Aton, restaure le culte thébain d’Amon et règne brièvement sous un nom universellement connu aujourd’hui, Toutankhamon…</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/glass-akhnaten-paris-philharmonie/">GLASS, Akhnaten &#8211; Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Gala des 20 ans d&#8217;ODB Opéra &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de ses 20 ans, le site ODB Opéra organisait un splendide concert lyrique, une occasion de découvrir ou de redécouvrir des jeunes chanteurs, mais aussi des artistes plus expérimentés, dans une ambiance festive. Difficile, voire impossible de citer l&#8217;ensemble des participants et leurs multiples interventions : un tel compte-rendu serait d&#8217;ailleurs par trop &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion de ses 20 ans, le site <a href="https://www.odb-opera.com">ODB Opéra</a> organisait un splendide concert lyrique, une occasion de découvrir ou de redécouvrir des jeunes chanteurs, mais aussi des artistes plus expérimentés, dans une ambiance festive. Difficile, voire impossible de citer l&rsquo;ensemble des participants et leurs multiples interventions : un tel compte-rendu serait d&rsquo;ailleurs par trop fastidieux ! <strong>Eve-Maud Hubeaux</strong>, qui triomphe actuellement dans la Reine Gertrude <em>d&rsquo;Hamlet</em> à l&rsquo;Opéra-Bastille offre une délicieuse Séguedille en prélude à ses débuts en Carmen à l&rsquo;Opéra de Vienne. <strong>Sahy Ratia</strong>, qui sera Tonio de <em>La Fille du régiment</em> en concert au Théâtre des Champs-Elysées les 3 et 5 avril prochains, &nbsp;dispense une délicieuse romance de Nadir, pleine de nuances, et d&rsquo;un style très français. <strong>Claire de Monteil</strong> crée la surprise avec un « Vissi d&rsquo;arte », finement ciselé, tout à fait impressionnant. Son timbre, sombre, assez unique, fait également merveille dans le <em>Youkali</em> de Weill. <strong>Marlène Assayag </strong>interprète l&rsquo;air d&rsquo;entrée de Lucia di Lammermoor dans sa version originale : la voix, charnue et large, n&rsquo;y rencontre aucune difficulté et impressionne peut-être encore plus dans un « Der Hölle Rache&nbsp;»&nbsp;de <em>Die Zauberflöte</em>, confondant d&rsquo;assurance. Membre du&nbsp;Mozarteum Orchester Salzburg et l&rsquo;Orchestre Les Siècles, l&rsquo;altiste <strong>Alexandre Baldo</strong> est aussi un baryton-basse plein de charisme, particulièrement charmeur dans ses extraits des<em> Nozze di Figaro</em>. Camille Chopin assume crânement l&rsquo;air de la&nbsp;Comtesse Adèle du <em>Comte Ory</em>, « En proie à la tristesse », d&rsquo;une grande virtuosité : les vocalises sont précises sans que la prononciation ne soit jamais sacrifiée. Le timbre de&nbsp;<strong>Lucie Louvrier</strong> est très séduisant : elle&nbsp;interprète un difficile extrait de <em>Semiramide </em>aux côtés d&rsquo;un efficace&nbsp;<strong>Jacques François Loiseleur des Longchamps </strong>qu&rsquo;on n&rsquo;attendait pas nécessairement dans ce répertoire.&nbsp;<strong>Blerta Zhegu&nbsp;</strong>est une Juliette vive et pleine d&rsquo;allant, à l&rsquo;aise également dans « Après un rêve », la mélodie intimiste de Gabriel Fauré demandant pourtant des qualités très différentes. <strong>Nadège Meden </strong>offre un « My man&rsquo;s gone now&nbsp;» de <em>Porgy and Bess</em> d&rsquo;une émotion à fleur de peau. <strong>Juliette Gauthier </strong>est un délicieux Cherubino. <strong>Raluca Vallois</strong>&nbsp;est désopilante dans l&rsquo;étonnant « It&rsquo;s my wedding! », extrait de&nbsp;<em>The Enchanted Pig</em>, avec un timbre original et un chant maîtrisé.&nbsp;<strong>Yara Kasti </strong>est une Musetta prête pour les grandes scènes et son «&nbsp;Somewhere », extrait de <em>West Side story</em>, est très émouvant. <strong>Anouk Defontenay&nbsp;</strong>offre un&nbsp;«&nbsp;J’ai perdu mon Eurydice » bien en place. <strong>Ziyan Wang</strong> est plus qu&rsquo;une promesse pour de futurs rôles de grands mezzos avec une&nbsp;«&nbsp;Acerba voluta », d&rsquo;<em>Adriana Lecouvreur</em>, plein de mordant, et un&nbsp;«&nbsp;Mon cœur s&rsquo;ouvre à ta voix » de <em>Samson et Dalila</em> d&rsquo;une belle sensualité. Extrait de<em> Così fan tutte</em>, le difficile&nbsp;«&nbsp;E amore un Ladroncello&nbsp;» est parfaitement maîtrisé par&nbsp;<strong>Ania Wozniak. </strong>La chanson «&nbsp;Aatini Al Naya Wa Ghanni »,&nbsp;interprétée par <strong>May</strong>&nbsp;<strong>Chedi</strong>, est un moment de grâce par la pure magie du son. Du côté des artistes plus expérimentés, <strong>Kristian Paul </strong>est impressionnant en Rigoletto comme en Escamillo et en Zurga : la voix est puissante, la musicalité jamais en défaut et l&rsquo;interprétation remarquable. On notera les talents décidément très divers d&rsquo;<strong>Adrian Salman</strong>, belle voix de basse aux graves profonds, également à l&rsquo;aise dans le <em>Zapateado&nbsp;</em>du Flamenco. C&rsquo;est effectivement une des caractéristiques plaisantes de ce concert : les artistes n&rsquo;y viennent pas seulement défendre l&rsquo;art lyrique. Un jeune garçon vient ainsi faire une démonstration de Hip-Hop,&nbsp;<strong>Isabelle Carrar </strong>défend avec émotion Gainsbourg et&nbsp;Barbara, et quand <strong>Fabrice di Falco&nbsp;</strong>chante, d&rsquo;une splendide voix de velours, le célébrissime <em>Air du froid</em> (<em>Cold song)</em>, extrait de<em> King Arthur</em>, il est accompagné d&rsquo;une danseuse contemporaine,&nbsp;<strong>Cynthia Dariane</strong>, dans une envoûtante chorégraphie. Le spectacle est animé avec humour et énergie par <strong>Stéphane Sénéchal</strong>, assisté de <strong>Marie Vasconi, </strong>dans un style à la Michel Fau, en plus débridé, mais aussi avec certains moments d&rsquo;émotion. On saluera le talent discret des trois pianistes, unanimement impeccables, <strong>Guillem Aubry</strong>,&nbsp;<strong>Maxime Neyret</strong> et&nbsp;<strong>Genc Tukici</strong>.</p>
<p>On espère que l&rsquo;événement puisse devenir annuel car il offre, avec l&rsquo;appui de chanteurs expérimentés, une exposition de choix à de jeunes artistes pour la plupart peu connus du grand public, et ce dans des conditions plus détendues que celles d&rsquo;un concours, ce qui leur permet de donner sans risque le meilleur d&rsquo;eux-mêmes. Précisons enfin que les bénéfices du concert ont été reversés à la <em>Ligue contre le cancer</em>.</p>
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		<title>Le concert des 20 ans d&#8217;ODB Opéra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-concert-des-20-ans-dodb-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 03:46:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le site de discussion des passionnés d&#8217;art lyrique ODB Opéra fêtera ses 20 années d&#8217;existence avec un concert parisien affichant une impressionnante brochettes d&#8217;artistes : Marlène Assayag,&#160;Alexandre Baldo,&#160;Charlotte Bonnet,&#160;Marie Andrée Bouchard-Lesieur,&#160;Isabelle Carrar,&#160;Géraldine Casey,&#160;Camille Chopin,&#160;Fabienne Conrad,&#160;Anouk Defontenay,&#160;Fabrice Di Falco,&#160;Faustine Egiziano,&#160;Juliette Gauthier,&#160;Eve-Maud Hubeaux,&#160;Yara Kasti,&#160;Jacques-François Loiseleur des Longchamps,&#160;Lucie Louvrier,&#160;Kristian Paul,&#160;Sahy Ratia,&#160;Hanna Rees,&#160;Adrian Salman,&#160;Stéphane Sénéchal,&#160;Marie Vasconi,&#160;Zyuang Wang,&#160;Ania Wozniak et&#160;Blerta &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le site de discussion des passionnés d&rsquo;art lyrique <a href="https://www.odb-opera.com">ODB Opéra</a> fêtera ses 20 années d&rsquo;existence avec un concert parisien affichant une impressionnante brochettes d&rsquo;artistes : Marlène Assayag,&nbsp;Alexandre Baldo,&nbsp;Charlotte Bonnet,&nbsp;Marie Andrée Bouchard-Lesieur,&nbsp;Isabelle Carrar,&nbsp;Géraldine Casey,&nbsp;Camille Chopin,&nbsp;Fabienne Conrad,&nbsp;Anouk Defontenay,&nbsp;Fabrice Di Falco,&nbsp;Faustine Egiziano,&nbsp;Juliette Gauthier,&nbsp;Eve-Maud Hubeaux,&nbsp;Yara Kasti,&nbsp;Jacques-François Loiseleur des Longchamps,&nbsp;Lucie Louvrier,&nbsp;Kristian Paul,&nbsp;Sahy Ratia,&nbsp;Hanna Rees,&nbsp;Adrian Salman,&nbsp;Stéphane Sénéchal,&nbsp;Marie Vasconi,&nbsp;Zyuang Wang,&nbsp;Ania Wozniak et&nbsp;Blerta Zhegu accompagnés au piano par&nbsp;Guillem Aubry, Denis Dubois, Maxime Neyret et Genc Tukiçi. Le spectacle sera donné à la Salle Rossini de la Mairie du IXe arrondissement,&nbsp;<span style="font-size: 16px;font-style: normal">6 rue Drouot,&nbsp;</span>le 18 mars à 14h30. Le tarif est de&nbsp;25 € (8 € pour les moins de 28 ans) et les recettes seront reversées à la Ligue contre le cancer.</p>
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		<title>Hommage aux grandes divas noires à Paris le 1er novembre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/hommage-aux-grandes-divas-noires-a-paris-le-1er-novembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 10:16:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Depuis ma tendre enfance j&#8217;ai toujours utilisé ma voix aiguë pour imiter les femmes dans tous les styles musicaux et partager avec ma mère ma part de féminité. Mais quand j&#8217;ai constaté que je pouvais aussi imiter les chanteuses d&#8217;opéras alors ma passion est née.  C’est en découvrant les grandes divas noires que j&#8217;ai compris &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Depuis ma tendre enfance j&rsquo;ai toujours utilisé ma voix aiguë pour imiter les femmes dans tous les styles musicaux et partager avec ma mère ma part de féminité. Mais quand j&rsquo;ai constaté que je pouvais aussi imiter les chanteuses d&rsquo;opéras alors ma passion est née.  C’est en découvrant les grandes divas noires que j&rsquo;ai compris que ma couleur ne serait jamais et ne devrait jamais être un frein pour chanter aussi de l&rsquo;opéra », explique <strong>Fabrice di Falco </strong>en guise de présentation de son concert au Bal Blomet le mardi 1er novembre à 20h. Avec <strong>Kazuko Iwashima</strong> au piano et<strong> Richard Martet</strong> à la narration, le contre-ténor rendra hommage à Jessye Norman, Christiane Eda-Pierre, Barbara Hendricks et autres « femmes de sa vie » à travers un programme d&rsquo;extraits d’opéras (<em>Carmen</em>, <em>Samson et Dalila</em>…) et de mélodies (<em>Canciones negras</em> de Montsalvatge…). Informations et réservations sur <a href="https://4u1j9.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/hpFaRoCiZKvPd06UmGmTZ8lYiaYD8-vJhsFc4sNTdLHC_FsIsTurPLbndZLQDPs5YKgspm6jz7ll9FjVCVCI0n9vaHSU81NfgZe2Ea35QmlShQoZWB-4YVw-TeK-kT3kkBqNygtrXxBrYzFKWWDyr_zDQeRJcHIQxNr79AcCZKybKLvzKDkxzhHfbV6eruJLOsNy2Ak5ZynRbttZ" rel="nofollow">balblomet.fr</a></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/difalco2.jpg?itok=zOR0sYfZ" width="331" /></p>
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		<title>Concert Voix des Outre-Mer : Hommage à Christiane Eda-Pierre — Paris (Amphi Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-voix-des-outre-mer-hommage-a-christiane-eda-pierre-paris-amphi-bastille-a-la-memoire-dune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 02:55:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sous le haut patronage de Karine Deshayes, et de Fabrice di Falco, respectivement marraine et co-fondateur du concours Voix des Outre-Mer,  les jeunes lauréats et finalistes des trois éditions, ont rendu, ce soir, un vibrant hommage à la soprano Christiane Eda-Pierre. A l&#8217;occasion de ce récital à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, avec la participation de Richard &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous le haut patronage de <strong>Karine Deshayes</strong>, et de <strong>Fabrice di Falco</strong>, respectivement marraine et co-fondateur du concours Voix des Outre-Mer<strong>,  </strong>les jeunes lauréats et finalistes des trois éditions,<strong> </strong>ont rendu, ce soir, un vibrant hommage à la soprano <strong>Christiane Eda-Pierre</strong>. A l&rsquo;occasion de ce récital à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, avec la participation de <strong>Richard Martet</strong>, en narrateur d’un soir, la soirée s’est imposée d’emblée non comme un concert, mais comme  un roman lyrique,  presque opératique, autour de Christiane Eda-Pierre, cette « âme vaillante » (le nom d’un mouvement de jeunesse catholique fréquenté dans son enfance) « au bon caractère de bélier » disait-elle, qui a su tirer des épreuves de sa traversée artistique  une force sereine qui sublimait dans une apparente aisance tout ce qu’elle faisait. Dans cet hommage en effet de miroir, les voix, au fil des mots distillés par Richard Martet, se font tour à tour diseuses du roman d’une vie et interprètes du cheminement artistique de Christine Eda-Pierre dans toute sa versatilité, des rives mozartiennes au répertoire français (son éblouissante Antonia dans les fameux <em>Contes d’Hoffmann</em> mis en scène par Patrice Chéreau la propulsera sur les cimes de la notoriété et aura, grâce à la télévision, un retentissement sur le grand public). La grande soprano n’a pas non plus négligé le répertoire baroque (son hallucinante Alcina d’Aix en Provence) et les créations contemporaines (son ange au parfum d’éternité du <em>Saint François d’Assise</em> de Messiaen aux cotés de José van Dam). Et il allait dès lors de soi que les répertoires de prédilection de l’artiste nourrissent le programme-hommage d’un soir à travers une galerie de personnages que Christiane Eda-Pierre a défendus avec brio.</p>
<p>Sur scène, en solo et en duo, pour conjuguer ce glorieux passé au temps présent, les lauréats et finalistes du Concours Voix des Outre-Mer, ont tous ouvert, avec talent, une fenêtre sur de belles et prometteuses perspectives futures. <strong>Clara Bellon</strong>, en Olympia, voix agile aux envolées faciles, est dotée d’un  timbre clair et d’une maîtrise souveraine de la nuance dans l&rsquo;écrin d&rsquo;une ligne de chant impeccable. <strong>Axelle Saint-Cirel</strong> se taille un beau succès personnel en Sesto de la <em>Clemenza di Tito</em>, en occupant l’espace d’une voix puissante, charnue, opulente, servie par une diction ferme et un timbre séduisant. Son tempérament dramatique fait déjà bel effet. <strong>Candice Albardier</strong> révèle un timbre séduisant lequel, nourri et travaillé, pourrait faire éclore de belles possibilités. Mais les attractions sont sans nul doute les deux barytons. <strong>Edwin Fardini</strong>  fait rutiler la puissance de sa voix grave avec une aisance de professionnel averti dans l’air d’Antenor « Monstre affreux, monstre redoutable » du <em>Dardanus</em> de Rameau. Avec sa voix ronde et chaleureuse, projetée avec autorité et panache, son excellente diction, sa présence scénique aux justes intentions dramatiques, <strong>Aslam Safla</strong> fait preuve déjà d’un bel aplomb et place la barre très haut. Quant à <strong>Marie-Laure Garnier</strong>, qu’on ne présente plus, elle se taille la part du lion, dans l’air périlleux de Vitellia « Ecco il punto… » de La Clemenza di Tito qui sollicite tous les registres de la voix, des gouffres caverneux aux cimes vertigineuses. Elle fait  ici la démonstration de ses impressionnants moyens vocaux où un grave mirifique côtoie des aigus puissants. Doté d’une présence saisissante, elle habite viscéralement le personnage de Vitellia. Aux jeunes voix, se sont unis les talents aguerris, soutiens actifs du concours des voix des Outre-Mer, terreau fertile de découvertes. Outre Karine Deshayes, interprétant pour la première fois la Comtesse Almaviva des <em>Nozze di Figaro</em> et le contre-ténor Fabrice di Falco, audacieuse et hallucinante Alcina de Haendel toute de noir vêtue, <strong>Patrizia Ciofi</strong> était aussi de la célébration, ouvrant celle-ci avec une délicate et émouvante Leïla des <em>Pêcheurs de Perles.</em></p>
<p>De par son élégance habituelle, le pianiste <strong>Jeff Cohen</strong> accentue davantage encore la mise à nu des émotions de cet hommage à la fois festif et poignant.  A cet égard, la grande complicité entre artistes, n’est pas étrangère à la réussite de cette soirée. On sent ici un accord parfait portant une vision commune de ce poème musical dédié au parcours d’une vie. Le  bouquet de mots teintés d’humour et d’émotions du contre-ténor Fabrice di Falco à Christiane Eda-Pierre, rappelant que l’illustre chanteuse n’aimait pas les voix masculines aigues, a conféré au récital une conclusion bouleversante. Sous le signe d’un bonheur partagé, la soirée est une magnifique offrande à une interprète qui tout au long de son cheminement artistique s’est distinguée par sa générosité et sa combattivité.</p>
<p> </p>
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		<title>Concours des voix des Outre-mer : finale en ligne le 22 janvier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/concours-des-voix-des-outre-mer-finale-en-ligne-le-22-janvier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2021 06:17:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;initiative du contre-ténor Fabrice di Falco, la finale du concours Voix des Outre-mer, ouvert aux talents ultramarins ou affiliés, sera diffusée en direct sur le portail Outre-mer La 1ère et france.tv/culturebox le 22 janvier 2021 de 19h30 à 22h (voir communiqué ci-après).  Les candidats de cette 3e édition : Waaydah-Hydjrat BAKARY et Kamar BOURA (Mayotte) Edwin FARDINI, Clémence HAUSERMANN, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14px">A l&rsquo;initiative du contre-ténor <strong>Fabrice di Falco</strong>, la finale du concours Voix des Outre-mer, ouvert aux talents ultramarins ou affiliés, sera diffusée en direct sur le portail <a href="https://la1ere.francetvinfo.fr/">Outre-mer La 1ère</a> et <a href="https://www.france.tv/spectacles-et-culture/">france.tv/culturebox</a> le 22 janvier 2021 de 19h30 à 22h (voir communiqué ci-après). </p>
<p style="font-size: 14px">Les candidats de cette 3e édition :</p>
<ul>
<li style="font-size: 14px">Waaydah-Hydjrat BAKARY et Kamar BOURA (Mayotte)</li>
<li style="font-size: 14px">Edwin FARDINI, Clémence HAUSERMANN, Ludivine TURINAY et Moanna LAOU (Martinique),</li>
<li style="font-size: 14px">Toni CATHERINE et Cédric NOURRY (La Réunion),</li>
<li style="font-size: 14px">Coretta MOUEZA, Lesly-Aniel MOUILA, Axelle SAINT-CIREL et Carole DORLIPO (Guadeloupe),</li>
<li style="font-size: 14px">Véronika NUGENT et Jess RODRIGUES (Guyane),</li>
<li style="font-size: 14px">Tinalei MAHUTA (Polynésie-Francaise)</li>
<li style="font-size: 14px">Auguste TRUEL (Haiti)</li>
</ul>
<hr />
<p>Depuis 2018, le contre-ténor martiniquais Fabrice di Falco et l’association Les Contres Courants organisent le concours Voix des Outre-mer pour former les talents ultramarins de demain et leur permettre de rencontrer les acteurs culturels. France Télévisions propose un dispositif exceptionnel, en diffusant en direct, depuis l&rsquo;Opéra Bastille, sur le portail Outre-mer La 1ère et france.tv/culturebox la finale de la 3ème édition du concours des Voix des Outre-mer.</p>
<p>Sous le haut patronage du ministère des Outre-Mer, le parrainage du ministère de la Culture et le soutien de la Fondation Orange, le concours est ouvert aux voix ultramarines.  18 candidats, originaires des Outre-mer, sont formés et préparés à accéder à une visibilité au niveau national grâce au concours « Voix des Outre-mer ». Fabrice di Falco, chanteur lyrique de renommée internationale, sera tel un parrain, l’intermédiaire entre les professionnels et les lauréats pour instaurer dans le futur une habitude de formation aux concours nationaux et internationaux.</p>
<p>Pour cette édition 2021, les territoires participants sont la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion, la Martinique, Mayotte, la Polynésie française et l’Île-de-France.</p>
<p>Fabrice di Falco et l’association Les Contres Courants créent Voix des Outre-mer pour découvrir les grandes voix ultramarines et ainsi lutter contre les discriminations dans la musique et notamment à l’opéra. Grâce à ce concours, les talents artistiques des Outre-mer sont formés et préparés pour maîtriser les codes de la culture hexagonale et accéder à une réelle visibilité au niveau national. Aujourd’hui, les départements et régions d’Outre-mer ne disposent pas de conservatoires, à l’exception de La Réunion et de la Guyane, impliquant une discrimination de fait quant à l’accès aux formations lyriques pour les habitants de ces territoires.<br />
	 <br />
	Les membres du jury de l&rsquo;édition 2021</p>
<p>Roselyne Bachelot, ministre de la Culture<br />
	George Pau-Langevin, ancienne ministre des Outre-Mer <br />
	Alain Lanceron, Président de la maison de disque Warner Classics<br />
	Jean-Philippe Thiellay, Président du Centre National de la Musique<br />
	Marc Voinchet, directeur de France Musique<br />
	Hugues Rameau, directeur Artistique et Marketing Manager chez Music &amp; Opera <br />
	Richard Martet, rédacteur en chef d&rsquo;Opéra Magazine<br />
	Karine Deshayes, chanteuse lyrique, Victoire de la musique classique 2020 de la meilleure artiste lyrique<br />
	Alexander Neef, directeur de l&rsquo;Opéra de Paris<br />
	Raymond Duffaut, président du centre français de promotion lyrique<br />
	Frédéric Lodéon, musicien<br />
	Julien Leleu, président de l&rsquo;association Les Contres Courants<br />
	Jean-Michel Dhuez, journaliste Radio Classique</p>
<p>La grande finale sera diffusée en direct sur le portail Outre-mer La 1ère et france.tv/culturebox le 22 janvier 2021 de 19.30 à 22.00.</p>
<p>Et prochainement sur les chaînes du Réseau des 1ère et France 5.</p>
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		<title>GLASS, Akhnaten — Nice</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/akhnaten-nice-le-pharaon-au-masque-dor-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 04:56:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/le-pharaon-au-masque-d-or-streaming/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rarissime, toute production d’Akhnaten – ou même d’un opéra de Philip Glass – est toujours un événement, à fortiori lorsque la mise en scène est signée Lucinda Childs, elle qui déjà chorégraphiait Einstein on the Beach à Avignon en 1974 aux côtés de Bob Wilson. Malgré des conditions de répétitions difficiles – à distance, depuis &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rarissime, toute production d’<em>Akhnaten</em> – ou même d’un opéra de Philip Glass – est toujours un événement, à fortiori lorsque la mise en scène est signée <strong>Lucinda Childs</strong>, elle qui déjà chorégraphiait <em>Einstein on the Beach</em> à Avignon en 1974 aux côtés de Bob Wilson. Malgré des conditions de répétitions difficiles – à distance, depuis New York, en visioconférence pour Lucinda Childs – et une annulation de la première en raison du confinement, le spectacle a pu bénéficier d’une captation sans public aujourd’hui disponible en streaming.</p>
<p>Mettre en scène un opéra de Glass n’est pas chose aisée, puisque le livret ne propose pas d’intrigue ni de véritable narration à proprement parler. <em>Akhnaten</em>, tout comme les deux autres opéras de la trilogie dont il fait partie, axée autour des figures historiques célèbres, aborde le règne du célèbre Pharaon, connu pour avoir tenté, pendant une décennie, d’instaurer un monothéisme autour de Râ, dieu du soleil. L’approche de Lucinda Childs est, heureusement, éminemment symbolique. Le décor du scénographe <strong>Bruno de Lavenère</strong> présente au centre de la scène un immense disque couleur de feu, inclinable à volonté et pivotant sur lui-même, et sur lequel les personnages principaux évoluent. Au fond de la scène, des vidéos, signées <strong>Etienne Guiol,</strong> montrent tantôt d’étranges motifs, des figures fantomatiques dansantes ou encore des images rappelant la symbolique égyptienne antique, à grand renfort de hiéroglyphes ou de scarabées géants.</p>
<p>Si ce dispositif a l’avantage d’être non seulement symboliquement bien pensé – le disque représentant le soleil qu’Akhénaton vénère –, il est aussi particulièrement esthétique, le disque s’embrasant parfois d’un néon blanc de tout son pourtour, créant une atmosphère irréelle, sublimée par les jeux de lumière de <strong>David Debrinay</strong>. Les costumes de Bruno de Lavenère font référence à la période historique telle qu’on peut l’imaginer, tout en restant très sobre, ce qui s’insère avec cohérence au sein de cette approche somme toute assez minimale. Les chorégraphies des danseuses et danseurs, de même que la gestuelle des chanteurs, sont également minimalistes, rappelant parfois l’approche Bob Wilson. Toutefois, revers de la médaille, la direction d’acteurs en pâtit : la plupart du temps malheureusement, les chanteurs sont bien trop statiques. « The Window of Appearances » présente les trois rôles titres alignés tout du long ; « Akhnaten and Nefertiti » montre les chanteurs alternativement l’un devant l’autre puis face à face, sans qu’aucune tension dramatique n’émerge. Pire encore, le pinacle de l’opéra, « Hymn », arrive à ennuyer le spectateur, Akhnaten se contentant de tourner en rond sur son disque. Il en ressort une forme de pauvreté, ou peut-être, d’inaboutissement.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="293" src="/sites/default/files/styles/large/public/dominique_jaussein.jpg?itok=NDaSq_TE" title="© Dominique Jaussein" width="468" /><br />© Dominique Jaussein</p>
<p>Musicalement, la performance est réussie. <strong>Léo Warynski</strong> propose une approche très solide de cet opéra si difficile à jouer, tant la répétition des motifs peut devenir mécanique. Peut-être est-ce pour éviter cet écueil, le chef d’orchestre impose un tempo très rapide, qui ne nous convaincra pas tout à fait, surtout dans les moments plus intimes ou d’autres plus solennels de l’opéra, comme « The Coronation of Akhnaten » qui exigent de savoir prendre son temps. Enfin, l’orchestre a parfois tendance à couvrir quelque peu les chanteurs, comme dans « Funeral of Akhenaten&rsquo;s father Amenophis III ». <strong>L’orchestre de l’Opéra de Nice</strong> se plie aisément aux belles inflexions qu’imprime Léo Warynski à la partition et, de même, le <strong>Chœur de l’Opéra de Nice</strong> témoigne d’une belle musicalité sans perdre en précision. Surprise, certains chanteurs du choeur chantent masqués, parés d&rsquo;un très beau masque or et noir qui ne nuit pas du tout à la mise en scène, au contraire, le mystère de la période n&rsquo;en est que redoublé.</p>
<p>Dans le rôle-titre, <strong>Fabrice di Falco</strong> relève le défi et campe un Akhnaten vocalement très convaincant, aux aigus parfois étonnamment puissants. Pour une prise de rôle, le contreténor témoigne d’une maîtrise remarquable de cette partition si redoutable. En revanche, l’approche scénique est un peu moins réussie, le chanteur ne proposant pas d’évolution de ton, d’émotion ou de posture, alors que l’opéra s’étend pourtant sur de nombreuses années, et même, à la fin, millénaires. En Nefertiti, <strong>Julie Robard-Gendre</strong> offre une très belle prestation. Ses médiums et ses graves flattent particulièrement l’oreille, tandis que son charisme lui permet de s’approprier pleinement le rôle.  <strong>Patrizia Ciofi</strong> est une excellente Reine Tye, dont les aigus sont d’un naturel déconcertant et la présence scénique parfaitement adaptée au rôle d’une souveraine.</p>
<p>Enfin, en Amon, <strong>Frédéric Diquero</strong> a toute l’autorité d’un grand prêtre ; de même, le Horemhab de<strong> Joan Martín-Royo</strong> déploie la belle stature d’un général, aidé par de beaux et profonds graves. En revanche, l’approche de <strong>Vincent Le Texier </strong>est étonnamment bien trop agressive pour le rôle d’Aye, qui n’est jamais qu’un conseiller du Pharaon. Lucinda Childs elle-même incarne le rôle parlé d’Amenhotep III et c’est une excellente idée : dotée d’une très belle voix, sa déclamation très sobre apporte une touche supplémentaire de poésie, très conforme à l’esprit originel de l’œuvre.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Diffusion d&#8217;Akhnaten capté à Nice</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/diffusion-dakhnaten-capte-a-nice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 16:18:07 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/diffusion-dakhnaten-capte-a-nice/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comme expliqué par Bertrand Rossi, le nouveau directeur général de l&#8217;Opéra de Nice, dans l&#8217;interview qu&#8217;il nous a accordé, Akhnaten, l&#8217;opéra de Philip Glass, mis en scène et chorégraphié par Lucinda Childs, dirigé par Léo Warynski avec le contre-ténor Fabrice Di Falco dans le rôle-titre, a été capté le 1er novembre et sera diffusé à &#8230;</p>
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<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/diffusion-dakhnaten-capte-a-nice/">Diffusion d&rsquo;Akhnaten capté à Nice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme expliqué par Bertrand Rossi, le nouveau directeur général de l&rsquo;Opéra de Nice, dans <a href="https://www.forumopera.com/actu/akhnaten-a-huis-clos-chronique-du-confinement-a-lopera-de-nice">l&rsquo;interview qu&rsquo;il nous a accordé</a>, <em>Akhnaten</em>, l&rsquo;opéra de Philip Glass, mis en scène et chorégraphié par<strong> Lucinda Childs</strong>, dirigé par <strong>Léo Warynski</strong> avec le contre-ténor<strong> Fabrice Di Falco</strong> dans le rôle-titre, a été capté le 1er novembre et sera diffusé à partir de vendredi 20 novembre, 16h sur <a href="https://www.opera-nice.org">le site de l&rsquo;opéra</a> et de <a href="https://cultivez-vous.nice.fr">la ville</a> (voir communiqué ci-après).</p>
<hr />
<p>L’Opéra de Nice a dû fermer ses portes mais son site Internet reste ouvert au public pour la présentation de la première grande production de la saison 20/21, <em>Akhnaten</em>, de Philip Glass, mis en scène et chorégraphié en visio conférence depuis New-York par Lucinda Childs. </p>
<p>	La technologie avait déjà permis de créer ce spectacle à distance, elle va permettre aussi d’ouvrir en grand le rideau de la scène virtuelle de l&rsquo;Opéra.<br />
	 <br />
	La captation a été réalisée le 1er novembre et sera en diffusion à partir du 20 novembre à 16h sur le site de l’Opéra Nice Côte d’Azur <a href="https://www.opera-nice.org et">https://www.opera-nice.org et</a> sur le site de la Ville de Nice <a href="https://cultivez-vous.nice.fr">https://cultivez-vous.nice.fr</a>.</p>
<p>	Cette production d&rsquo;<em>Akhnaten</em> ouvrira la saison lyrique 2021/2022 de l&rsquo;Opéra de Nice. </p>
<p>Akhenaton fut l’un des pharaons les plus marquants de l’Égypte ancienne. Il réussit à imposer l’un des premiers monothéismes de l’histoire, faisant de Râ, le dieu soleil, la seule et unique divinité de son royaume. </p>
<p>	À partir du livret de Philip Glass, l&rsquo;Orchestre Philharmonique de Nice dirigé par Léo Warynski jouera Akhnaten accompagné par le Chœur de l&rsquo;Opéra de Nice dans une chorégraphie et une mise en scène de Lucinda Childs.</p>
<p>	Réunissant chant, danse et musique, Akhnaten est un spectacle complet, à voir en famille.<br />
	 </p>
<p>Opéra en trois actes <br />
	(avec prologue et épilogue)<br />
	 <br />
	Livret de Philip Glass, Shalom Goldmann, Robert Israël et Richard Ridell<br />
	Création au Württembergisches Staatstheater Stuttgart le 24 mars 1984<br />
	Orchestre Philharmonique de Nice<br />
	Direction musicale : Léo Warynski</p>
<p>	Chœur de l’Opéra de Nice<br />
	Directeur : Giulio Magnanini</p>
<p>	Participation des élèves du Pôle National de Danse Rosella Hightower<br />
	 <br />
	Mise en scène et chorégraphie : Lucinda Childs<br />
	Collaboration à la chorégraphie : Eric Oberdorff<br />
	Scénographie et costumes : Bruno De Lavenère<br />
	Lumières : David Debrinay<br />
	Vidéo : Etienne Guiol<br />
	 <br />
	Distribution : <br />
	Akhnaten : Fabrice Di Falco<br />
	Nefertiti : Julie Robard-Gendre<br />
	Reine Tye : Patrizia Ciofi<br />
	Horemheb : Joan Martín-Royo<br />
	Grand Prêtre d’Amon : Frédéric Diquero<br />
	Aye : Vincent Le Texier<br />
	Amenhotep (rôle parlé) : Lucinda Childs<br />
	6 filles d’Akhnaten : Karine Ohanyan,<br />
	Rachel Duckett*, Mathilde Lemaire*<br />
	Vassiliki Koltouki*, Annabella Ellis*,<br />
	Aviva Manenti *<br />
	 <br />
	(*Artistes du CALM, Centre Art Lyrique de la Méditerranée)<br />
	 </p>
<p>Quand Philip Glass, considéré comme l’un des compositeurs contemporains les plus influents du siècle, décide de consacrer plusieurs opéras à de grandes figures de l’histoire, Akhnaten s’impose à lui avec évidence.</p>
<p>Ce pharaon est celui qui parvint, pendant quelques années, à imposer le premier monothéisme de l’histoire en faisant du dieu soleil l’unique divinité de l’Egypte.</p>
<p>Créé en 1984, Akhnaten vient clore une trilogie d’ouvrages inspirés de grandes personnalités ou de grands moments de l’histoire, les deux autres titres étant Einstein on the Beach (1976), consacré à l’itinéraire du célèbre physicien, et Satyagraha (1980) lequel retrace le combat du Mahatma Gandhi.</p>
<p>Utilisant des textes de l’époque, dont un poème du pharaon lui-même, Akhnaten parcourt le règne du monarque, aussi brillant qu’original, depuis son accession au trône après la mort de son père Aménophis III, jusqu’à sa chute. L’œuvre recèle quelques moments phare de la musique minimaliste, comme la géniale scène du couronnement.</p>
<p>La mise en scène et la chorégraphie sont signées de la célèbre chorégraphe américaine Lucinda Childs, une fidèle de la première heure de Philip Glass puisqu’elle dansait déjà lors de la création d’Einstein on the Beach !</p>
<p>L’Orchestre Philharmonique de Nice est placé sous la direction de Léo Warynski, l’un des grands spécialistes de la musique de notre temps.</p>
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		<title>Akhnaten à huis-clos, chronique du confinement à l&#8217;Opéra de Nice</title>
		<link>https://www.forumopera.com/akhnaten-a-huis-clos-chronique-du-confinement-a-lopera-de-nice/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/akhnaten-a-huis-clos-chronique-du-confinement-a-lopera-de-nice/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 05:04:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La saison lyrique de l’Opéra de Nice aurait dû ouvrir dimanche 1er novembre avec Akhnaten de Philip Glass dans une nouvelle mise en scène de Lucinda Childs. Le reconfinement de l’Hexagone en décide autrement… Retour sur la situation avec le nouveau directeur général de l’Opéra de Nice, Bertrand Rossi.   Pour votre première saison à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La saison lyrique de l’Opéra de Nice aurait dû ouvrir dimanche 1<sup>er</sup> novembre avec </em>Akhnaten<em> de Philip Glass dans une nouvelle mise en scène de Lucinda Childs. Le reconfinement de l’Hexagone en décide autrement… Retour sur la situation avec le nouveau directeur général de l’Opéra de Nice, Bertrand Rossi.</em><br />
	 </p>
<hr />
<p>
	<strong>Pour votre première saison à la tête de cette belle institution, on ne peut pas dire que vous ayez eu la tâche facile…</strong></p>
<p>En effet, la situation sanitaire n’a cessé de reconfigurer notre programmation ! Le tout premier rendez-vous que j’avais imaginé avec le public, « Réunion de famille », début septembre, devait être l’occasion de présenter la saison 2020-2021 avec, sur scène, toutes les forces vives de notre institution : orchestre, ballet, chœur, et quelques artistes invités – des chanteurs bien entendu, mais aussi une comédienne du Théâtre national de Nice pour lire quelques textes précisément choisis en fonction de leur lien avec les œuvres de la saison… Bref, nous avons été obligés d’annuler ce premier rendez-vous. Mais globalement, le début de la saison aura été extrêmement positif : nous avons donné un concert pour le départ du Tour de France, nous avons fait salle comble à chaque lever de rideau, que ce soit pour l’Orchestre, le Ballet ou le lyrique – on a donné deux opérettes en octobre, qui ont fait un tabac. Cet engouement du public a eu un impact très positif sur le moral des troupes !</p>
<p><strong>Quelles ont été les mesures sanitaires que vous avez prises à ce moment-là ?</strong></p>
<p>Côté « maison », nous avons mis en place un dispositif sanitaire extrêmement poussé. Nous nous sommes inspirés du protocole du Festival de Salzbourg, avec un code couleurs selon les corps de métiers. Par exemple, les « rouges + » sont ceux qui ne peuvent pas faire autrement que de se toucher (les chanteurs, les danseurs). Il fallait donc s’assurer qu’ils ne croisent que les personnes essentielles à leur travail (certains techniciens, maquilleurs, habilleurs etc., qui étaient quant à eux équipés d’une combinaison spéciale en plus du masque) et on a mis en place un dépistage hebdomadaire. Pour les autres groupes, comme les musiciens de l’Orchestre et les artistes du Chœur, on a organisé une distanciation qui permette à chacun de travailler en toute sécurité. Les autres (les membres de l’administration, moi-même…) avaient l’interdiction de s’approcher ! Je dois dire qu’on a eu la chance de travailler main dans la main avec le CHSCT (comité hygiène et sécurité) et les services de la Mairie, qui ont été très réactifs chaque fois.</p>
<p><strong>Et pour le public ?</strong></p>
<p>Là encore, on a mis en place une série de mesures drastiques : des groupes de 10, puis de 6 personnes au maximum, prise de température à l’entrée, gel hydroalcoolique en libre-service un peu partout, suppression des entractes (et donc modification à la marge des programmes symphoniques, et légères coupures prévues pour l’opéra afin de réduire le temps passé assis en salle), sens de circulation pour entrer et sortir du bâtiment… J’ai même enregistré une annonce pour expliquer tout cela au public ! Et plus récemment, nous avons modifié les horaires des représentations, à partir du moment où le couvre-feu a été instauré.</p>
<p><strong>Vous avez pu répéter <em>Akhnaten</em> sans problème ?</strong></p>
<p>Cela ne s’est pas fait dans les conditions habituelles, mais oui, tout s’est déroulé de la meilleure manière possible, grâce à l’implication, à la bonne volonté et aux compétences techniques de chacun ici. En effet, j’ai voulu éviter à <strong>Lucinda Childs</strong>, qui fait partie de la population à risque, de risquer de tomber malade. Nous avons donc imaginé de lui permettre de faire sa mise en scène tout en restant chez elle, à New York. Ce fut un tour de force humain et technique – et j’en profite pour remercier ici tout ceux qui ont contribué à cet exploit ! Cela n’aurait pas été possible sans le formidables équipes qui nous ont épaulés, les collaborateurs de Lucinda Childs d’un côté<sup>1</sup>, et les équipes de l’Opéra de Nice, qui ont fait preuve d’une capacité d’adaptation unique. Très vite, on ne se rendait plus compte que Lucinda était à quelques milliers de kilomètres de là : on lui parlait comme si elle était à coté de nous, parmi nous… Tous les artistes – et vous savez qu’il y en a beaucoup sur cette production : danseurs, chanteurs, choristes, musiciens – ont été merveilleux, jouant pleinement le jeu de ce processus nouveau.</p>
<p><strong><em>Akhnaten</em> aurait donc dû être le premier opéra de votre mandature à la tête de cette institution…</strong></p>
<p>Oui, et comme pour le concert d’ouverture de début septembre, je suis contraint de fermer la Maison au public. Mais nous avons pris la décision de ne pas laisser se perdre le travail de ces cinq semaines : nous jouerons dimanche comme prévu, et nous enregistrerons la représentation ! Certes, nous jouerons donc à huis-clos, mais nous aurons ainsi pu faire aboutir tout ce travail, et nous pourrons le proposer au public. Certains médias culturels étaient intéressés, comme <em>Arte</em> par exemple, mais étant donné les délais très courts et la situation un peu compliquée, nous avons pris la décision de faire ça nous-mêmes, en interne. J’ai la chance d’avoir ici une équipe vidéo exceptionnelle, qui va se charger de filmer le spectacle avec quatre caméras. Nous diffuserons ensuite sur le réseau dédié de la Ville de Nice, « Cultivez-vous », et sur nos propres réseaux (notre site internet, nos page Facebook et Instagram). Rien ne remplace le contact humain, la présence du public et des artistes, mais ce sera une belle manière de montrer que nous ne nous laissons pas abattre.</p>
<p><strong>Votre enthousiasme et votre énergie contrastent avec la morosité ambiante ! </strong></p>
<p>J’avoue que je suis galvanisé par les retours de chacun, ici. Cette expérience aura eu le mérite de révéler l’incroyable potentiel de cette maison : tous les employés ont montré le meilleur d’eux-mêmes dans ces moments peu communs. Les difficultés nous ont soudés, et je dois dire que la noblesse et l’abnégation avec lesquelles Lucinda Childs a géré cette situation ont été des leçons pour nous tous. Et savoir que tout ce travail ne va pas avorter, mais que le public va pouvoir profiter de ce spectacle si beau, si généreux, avec cette musique hypnotique de Glass, avec une distribution géniale – je ne peux les citer tous mais on retrouvera sur le plateau <strong>Patrizia Ciofi</strong>, <strong>Fabrice Di Falco</strong>, <strong>Vincent Le Texier</strong>, <strong>Julie Robard-Gendre</strong>, <strong>Joan Martin-Royo</strong>…</p>
<p> </p>
<p>Notes<br />
	1. <strong style="font-size: 14px">Bruno de Lavenère</strong> à la scénographie et aux costumes, <strong style="font-size: 14px">David Debrinay</strong> aux lumières, <strong style="font-size: 14px">Etienne Guiol</strong> à la vidéo, <strong style="font-size: 14px">Jean-Michel Criqui</strong> comme assistant à la mise en scène, et <strong style="font-size: 14px">Éric Oberdorff</strong> comme collaborateur à la chorégraphie</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/akhnaten-a-huis-clos-chronique-du-confinement-a-lopera-de-nice/">Akhnaten à huis-clos, chronique du confinement à l&rsquo;Opéra de Nice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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