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	<title>John Eliot GARDINER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 18 Jun 2026 21:38:08 +0000</lastBuildDate>
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	<title>John Eliot GARDINER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>BACH, Cantates (Gardiner) &#8211; Leipzig</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bach-cantates-gardiner-leipzig/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est en apothéose que s&#8217;est achevée la série de concerts du Top 50 des cantates de Bach du Bachfest de Leipzig. À Sir John Eliot Gardiner revenait l&#8217;honneur de diriger les partitions classées de la 12e à la 9e place, puis les quatre premières. En huit cantates, le maestro et son nouvel ensemble ont déployé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">C&rsquo;est en apothéose que s&rsquo;est achevée la série de concerts du Top 50 des cantates de Bach du Bachfest de Leipzig. À </span><b>Sir John Eliot Gardiner</b><span style="font-weight: 400;"> revenait l&rsquo;honneur de diriger les partitions classées de la 12e à la 9e place, puis les quatre premières. En huit cantates, le maestro et son nouvel ensemble ont déployé toute l&rsquo;étendue de leur talent à travers des pages aux caractères extrêmement variés. Il est frappant de constater qu&rsquo;après des décennies passées au contact de ce répertoire, et parfois plusieurs enregistrements de certaines de ces œuvres, Gardiner parvient encore à se renouveler et à en proposer des lectures d&rsquo;une fraîcheur et d&rsquo;une inventivité remarquables.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En deux soirées à la Thomaskirche puis à la Nikolaikirche, le programme a offert un véritable tourbillon de sensations, de la plus pure dévotion (BWV 21) au spectaculaire (BWV 19). Les moments les plus intimistes ont également constitué de grandes réussites, comme dans la BWV 106 (</span><i><span style="font-weight: 400;">Actus Tragicus</span></i><span style="font-weight: 400;">), qui arrive largement en tête du Top 50, tandis que les deuxième et troisième places ont été attribuées, par comptage des voix, aux BWV 21 (« Ich hatte viel Bekümmernis ») et BWV 140 (« Wachet auf, ruft uns die Stimme »).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il faut dire qu&rsquo;avec les chanteurs du </span><b>Constellation Choir &amp; Orchestra</b><span style="font-weight: 400;">, Gardiner dispose d&rsquo;un instrument exceptionnel, capable de tout faire et de tout oser. Des envolées vers l&rsquo;aigu aux frottements harmoniques, des passages polyphoniques les plus élaborés aux moments où toutes les voix semblent se fondre en une seule, l&rsquo;ensemble impressionne par sa maîtrise et sa souplesse. Quant à la virtuosité dans la vocalise, il est difficile de trouver un chœur qui lui soit comparable parmi ceux entendus au cours de cette série du Top 50. Ce qu&rsquo;il réalise dans la BWV 4, que Gardiner choisit de lui confier intégralement sans faire appel aux solistes, est particulièrement remarquable. Il faut entendre ce « Den Tod niemand zwingen kunnt », adopté dans une lenteur hypnotique qui mettrait en difficulté les formations les plus aguerries. Pendant près de dix minutes, les sopranos et les altos du Constellation Choir, imperturbables – et quels trilles ! –, vous clouent littéralement à votre siège. L&rsquo;enchaînement avec un fulgurant « Jesus Christus, Gottes Sohn » produit alors un effet saisissant. Démarrée avec une Sinfonia d&rsquo;une intensité presque insoutenable, cette interprétation de « Christ lag in Todes Banden » constitue sans doute le sommet absolu de ce Top 50 leipzigois.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Parmi les solistes, dont certains sont issus du chœur, plusieurs ont marqué les esprits. Le ténor </span><b>Jonathan Haley</b><span style="font-weight: 400;">, aux aigus sûrs et lumineux, a déployé de splendides arias dans les BWV 1 et 19, ainsi qu’un arioso particulièrement inspiré dans la BWV 106. </span><b>Lenneke Ruiten</b><span style="font-weight: 400;"> s’est distinguée par des vocalises assurées dans la BWV 1 et une pureté remarquable dans la BWV 19. La basse solo </span><b>Alex Ashworth</b><span style="font-weight: 400;"> a, quant à lui, inondé la BWV 56 – seule cantate pour voix seule de ces deux concerts – d’un legato et d’une profondeur impressionnants. Enfin, </span><b>Marie Luise Werneburg</b><span style="font-weight: 400;"> a offert un bouleversant « Seufzer, Tränen, Kummer, Not » dans la BWV 21, en duo avec le hautbois solo.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les instrumentistes de l’ensemble contribuent largement à la réussite globale du projet. On notera d’ailleurs que les spécificités instrumentales ne sont pas gommées, contrairement à ce que l’on a parfois entendu ces derniers jours : chez Gardiner, les cors sonnent avec une franchise remarquable (</span><b>Anneke Scott, Peter Moutoussis</b><span style="font-weight: 400;">), sans parler des trompettes et des timbales. L’orchestre, dirigé depuis le premier violon par </span><b>Alice Piérot</b><span style="font-weight: 400;">, superbe notamment dans le duo de la BWV 140, conserve une grande clarté d’ensemble. Omniprésent, le hautboïste </span><b>Michael Niesemann</b><span style="font-weight: 400;">, fidèle parmi les fidèles de Gardiner, se distingue par un sens du dialogue constamment attentif aux chanteurs. On saluera également la violoncelliste </span><b>Kinga Gáborjáni</b><span style="font-weight: 400;">, dont le jeu solide et souple constitue une base indispensable à l’équilibre de l’exécution.</span></p>
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		<item>
		<title>Discothèque idéale : Mozart – La Clemenza di Tito (Gardiner, Archiv – 1991)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-mozart-la-clemenza-di-tito-gardiner-archiv-1991/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 14:27:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connait la suite : démission, contrition, et retour en catimini. Mais comme, dans une discographie, il n&#8217;est pas interdit de distinguer l&#8217;artiste de son œuvre, rendons à notre chef atrabilaire l&#8217;hommage qui lui revient de droit. La Clemenza de Gardiner est, de loin, la plus belle. On trouvera ténor plus chatoyant, plus coloré, plus &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On connait la suite : démission, contrition, et retour en catimini. Mais comme, dans une discographie, il n&rsquo;est pas interdit de distinguer l&rsquo;artiste de son œuvre, rendons à notre chef atrabilaire l&rsquo;hommage qui lui revient de droit. <em>La Clemenza</em> de Gardiner est, de loin, la plus belle. On trouvera ténor plus chatoyant, plus coloré, plus doué dans l’art subtil des coloratures, mais cela n&rsquo;est rien en comparaison de la profondeur et de la musicalité d&rsquo;<strong>Anthony Rolfe Johnson.</strong> Lui manquera une réelle autorité dans quelques pages, mais pour combien de moments d&rsquo;émotion paroxystique, y compris dans le récitatif le plus modeste ? Il suffit d&rsquo;entendre le ténor britannique dans le finale de l’œuvre pour mesurer la blessure que lui cause sa propre clémence. <br />En plein feu d&rsquo;artifice baroque, aller chercher <strong>Julia Varady</strong> – Mme Fischer-Dieskau – déjà plongée à l&rsquo;époque dans des emplois bien plus larges est un coup de génie. Elle ne fait qu&rsquo;une bouchée d&rsquo;un personnage réputé inchantable, en lui conférant la coloration sombre de sa voix mais sans jamais renoncer à sa réserve aristocratique. <br />Quant à <strong>Anne-Sofie von Otter</strong> ? Elle est, comme toujours, la perfection même. On la capte ici au sommet de ses capacités vocales. Chacune de ses apparitions est un enchantement. Gardiner et ses <strong>English Baroque Soloists</strong> ont l&rsquo;intelligence de se garder d&rsquo;ajouter du drame au drame. Le chef britannique, dramaturge inné, tisse un drame qui laisse aux larmes le temps de couler, ainsi celles de <strong>Sylvia McNair</strong> qui est, comme toujours, exemplaire. </p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></figure>
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		<item>
		<title>Questionnaire de Proust : Louis Langrée : « Mon pire souvenir fut d’arriver en retard à l’opéra alors que je devais être dans la fosse ».</title>
		<link>https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-louis-langree-mon-pire-souvenir-fut-darriver-en-retard-a-lopera-alors-que-je-devais-etre-dans-la-fosse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 05:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Louis LANGREE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra ? Pelléas et Mélisande à l’Opéra de Lyon, mis en scène par Pierre Strosser, et dirigé par John Eliot Gardiner. (mais aussi Written on skin de George Benjamin (Katie Mitchell) ou encore Elektra (Salonen/Chéreau) à Aix-en-Provence.   Mon pire souvenir dans un opéra ? À l’Opéra de Dresde, où je dirigeais une série &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><strong>Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra</strong> <strong>?</strong></span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i>Pelléas et Mélisande</i> à l’Opéra de Lyon, mis en scène par Pierre Strosser, et dirigé par John Eliot Gardiner. </span><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">(mais aussi <i>Written on skin</i> de George Benjamin (Katie Mitchell) ou encore<i> Elektra </i>(Salonen/Chéreau) à Aix-en-Provence.</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><strong>Mon pire souvenir dans un opéra</strong> ?</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><span style="color: black;">À</span> l’Opéra de Dresde, où je dirigeais une série de représentations de <i>Don Giovanni</i>. Entre deux représentations, je m’étais rendu à Londres ; au retour, j’ai oublié de changer l’heure de ma montre (il y a une heure de décalage en Londres et l’Europe occidentale). Un quart d’heure avant le début de la représentation, j’ai été appelé par le régisseur de la Staatskapelle, inquiet de ne pas me voir : « Maestro, vous dirigez l’Ouverture dans 15 minutes ». Stupeur, panique… J’ai enfilé ma queue de pie à toute allure, et ai foncé vers le théâtre. Je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie. Je suis arrivé hors d’haleine, et nous avons commencé avec trois minutes de retard… Au pupitre, mon taux d&rsquo;adrénaline était si haut que j’ai cassé deux baguettes pendant le premier acte, et ai fini la représentation à mains nues ! </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Le film qui a changé ma vie ?</span></strong></div>
<div><em><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Rocco et ses frères</span></em></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Le chanteur ou/et la chanteuse du passé que j’aurais aimé diriger.</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Mary Garden, Georges Thill, Robert Massard,</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><strong>Mon plus grand moment de grâce face à une œuvre d’art</strong>. </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">La Valse de Camille Claudel</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">La ville où je me sens chez moi ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Paris</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">La ville qui m’angoisse ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Tokyo</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Ce qui, dans mon pays, me rend le plus fier ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">L’attention portée par l’Etat à la culture</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Mon pire souvenir pendant une représentation ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Je dirigeais <i>Carmen</i> au MET. Les enfants devaient entrer en scène sur une tournette dont le moteur s’est bloqué. Entre eux et moi, un grand mur&#8230; Je n’entendais rien sur le plateau, et eux n’entendaient pas l’orchestre. Lorsqu’ils sont enfin arrivés à l&rsquo;avant-scène après avoir contourné le mur, j’ai réalisé que nous avions plus d&rsquo;une mesure de décalage… J’ai fait un signe rapide à l’orchestre et les musiciens ont immédiatement sauté, dans un ensemble parfait, une mesure et demie pour se raccorder au plateau !</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Le chef d’opéra qui m’a le plus appris en l’observant ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">James Levine </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">L’œuvre lyrique la plus périlleuse qu’il m’ait été donné de diriger ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Celle que je dirige en ce moment : <i>l’Heure espagnole</i> de Ravel</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Si je pouvais apprendre un instrument du jour au lendemain, lequel serait-il ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Le violoncelle</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Un opéra dont j’aurais rêvé d’être le créateur ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i>Pelléas et Mélisande</i> de Debussy</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Le compositeur auquel j’ai envie de dire “mon cher, ta musique n’est pas pour moi” ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Paul Hindemith</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><b>QUESTION AJOUTEE</b> : Une légende disparue que vous avez aimé diriger </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Renata Scotto (<i>La voix humaine</i>  à Amsterdam)</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><b>QUESTION AJOUTEE</b> : une œuvre que je n’ai jamais dirigée et que j’aimerais diriger</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i>Parsifal </i></span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i> </i></span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Si l’étais un Lied ou une Mélodie.</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i>L’invitation au voyage</i> d’Henri Duparc </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Mon plus fort souvenir historique des 40 dernières années.</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">La chute de Mur de Berlin.</span></div>
<div></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">L’œuvre que je ne dirigerai plus jamais ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i>L&rsquo;Élixir d&rsquo;amour</i> de Donizetti</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Ma devise ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Je n’en ai pas, mais j’ai grandi en passant chaque jour devant une devise peinte sur le clavecin de mon père : <i>Esse quam videri </i></span></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Sir John Eliot Gardiner, absence prolongée</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sir-john-eliot-gardiner-absence-prolongee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2024 15:24:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette annonce fait suite à l&#8217;incident survenu en août dernier à la fin d’une représentation des Troyens au Festival Berlioz. John Elliot Gardiner avait violemment pris à parti un de ses chanteurs et, après s’être publiquement excusé, avait annulé tous ses engagements. Dinis Sousa, son chef d’orchestre associé, l’avait alors remplacé. Ce dernier le remplacera &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette annonce fait suite à l&rsquo;incident survenu en août dernier à la fin d’<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/berlioz-les-troyens-la-cote-saint-andre/">une représentation des <em>Troyens</em> au Festival Berlioz</a>. John Elliot Gardiner avait violemment pris à parti un de ses chanteurs et, après s’être publiquement excusé, avait annulé tous ses engagements. Dinis Sousa, son chef d’orchestre associé, l’avait alors remplacé. Ce dernier le remplacera de nouvaau dans le cycle Beethoven programmé à la Philharmonie de Paris du 25 et 29 mai prochains tandis que Peter Whelan dirigera le Monteverdi Choir et les English Baroque Soloists lors de la prochaine tournée d&rsquo;<em>Israel in Egypt</em> (le 24 mars à Versailles)</p>
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			</item>
		<item>
		<title>BERLIOZ, Les Troyens &#8211; La Côte-Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/berlioz-les-troyens-la-cote-saint-andre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 06:11:53 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=140033</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vingt ans après la légendaire production du Châtelet, le retour de John Eliot Gardiner et son orchestre à l’ultime opéra de Berlioz est d’autant plus immanquable que la production voyagera ensuite à Versailles, Salzbourg, Berlin et Londres. Malgré l’incident qui entachera nécessairement la carrière du chef et l’a poussé à quitter le public dès le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vingt ans après la légendaire production du Châtelet, le retour de <strong>John Eliot Gardiner</strong> et son orchestre à l’ultime opéra de Berlioz est d’autant plus immanquable que la production voyagera ensuite à Versailles, Salzbourg, Berlin et Londres. Malgré <a href="https://www.forumopera.com/breve/john-eliot-gardiner-ne-dirigera-pas-la-seconde-partie-des-troyens-au-festival-berlioz/">l’incident</a> qui entachera nécessairement la carrière du chef et l’a poussé à quitter le public dès le premier soir, le résultat ne semble pas en souffrir. Il faut dire que <strong>Dinis Sousa</strong> qui a remplacé au pied levé Gardiner pour la seconde soirée est non seulement le chef associé de l’orchestre mais également, à en juger par les applaudissements des musiciens eux-mêmes, manifestement très doué. Certes l’<strong>Orchestre Révolutionnaire et Romantique</strong> a dû suffisamment répéter et respire une telle collégialité, que l’on pourrait penser le rôle du chef tout relatif pendant le spectacle, mais atteindre un tel niveau d’excellence pour une première dans une œuvre aussi exigeante, lorsque l’on est un chef aussi jeune arrivé dans l’urgence, cela relève de l’exploit. Et les deux chemises trempées du chef portugais témoignent son engagement.</p>
<p>L’exploit reste avant tout celui de l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique. C’est bien simple, on a le sentiment de redécouvrir l’œuvre, ou à tout le moins d’enfin l’entendre en couleurs voire en 3D. Or la spatialisation mouvante de certains pupitres (les saxhorns pendant la chasse royale par exemple) ou le spectacle en soit que constitue le groupe des percussions originales à Cour ne suffisent pas à l’expliquer. Nous n’avons pas le souvenir d’avoir entendu une marche des Troyens aussi barbare que digne, des flûtes aussi perçantes mais jamais criardes dans l’entrée des Constructeurs, un hautbois si chantant dans son solo du premier acte, des saxhorns aussi sensuels et jazzy dans la chasse royale. C’est grâce à leur fièvre que les scènes à Troie sont si angoissantes et celles à Carthage si chaleureuses.</p>
<p>Ajoutons le <strong>Monteverdi Choir</strong> qui tutoie toujours l’excellence : leur prononciation est parfaite, ils sont capables de variations de volumes saisissantes sans jamais sacrifier la beauté du son et les acteurs font preuve d’un engagement extraordinaire. Il faut les voir surgir sur scène dans un élan formidable qui électrise tout de suite le plateau dès les premières minutes de l’acte I, avant de devenir les statues chantantes d’un « Dieu protecteur » glaçant, puis mimer les soldats grecs dans le cheval, protégés par leur partition bouclier, ou incarner les quasi dansantes troyennes suicidaires à l’avant-scène. Avouons également avoir été ému par la prestation d’Andromaque : même dans les rôles muets, ces choristes sont remarquables ! Les scènes à Carthage leur donnent moins l’occasion de jouer mais se maintiennent au même firmament, jusque dans la danse nubienne aux sonorités bien peu habituelles pour un chœur spécialisé dans le baroque. Orchestre et chœur justifient à eux seuls d’assister à cette production.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="660" height="439" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/top-left-10.jpg" alt="" class="wp-image-140051"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Bruno Moussier</sup></figcaption></figure>


<p>Du coté des solistes, la distribution est moins brillante et souffre de la comparaison avec les chanteurs réunis en 2003. <strong>Alice Coote</strong> d’abord est une tragédienne assez gauche. Certes le français est clair et ses descentes dans le grave semblent enfoncer la porte du Ténare, mais son jeu est forcé et ses aigus aussi solides que blancs évoquent bien peu la jeune prêtresse. Son meilleur moment reste sa vision terrifiée. Il faut dire aussi que choisir cette large robe en lamé doré n’était pas très judicieux : obligée de la retrousser pour marcher, la prophétesse prend des allures de campagnarde perdue au milieu des violons. Son amant dans l’œuvre,<strong>&nbsp;Lionel Lhote</strong> n’est pas plus séduisant, souffre d’une prononciation pâteuse et d’une émission engorgée qui retirent tout relief à ses interventions. Il éprouve aussi des difficultés à suivre le rythme haletant que le chef lui impose dans «&nbsp;Quitte-nous dès ce soir&nbsp;». <strong>Michael Spyres</strong> rate quant à lui son récit de Laocoon : texte difficilement compréhensible, couverture excessive et aigus ternes. Heureusement le ciel d’Afrique le retrouve à son meilleur dès son entrée (« Reine ! ») fracassante, il livre ensuite un duo d’amour étourdissant et un grand monologue suprême (n’était la fatigue sur la fin qui le pousse à sécuriser ses aigus, les privant un peu d’éclat). La beauté du timbre, l’élégance de la diction, l’engagement dramatique en font un Enée mémorable. <strong>Paula Murrihy</strong> est clairement dépassée par son exigeant air d’entrée : peu à l’aise dans la puissance et les écarts de tessiture, elle consacre trop d’énergie à exister face au chœur et néglige son français et la coloration de son timbre, de nature assez mate. Heureusement, les morceaux plus intimes la montrent diseuse intelligente et raffinée. Sa mort sauve la mise : son expressivité est mobile dès le contraste entre le très impérieux « Je suis reine et j’ordonne » et le terriblement sensible « Laissez-moi seule, Anna », puis entre les adieux timides et les invocations infernales ou l’extase prophétique.</p>
<p>Parmi les seconds rôles, bien des réussites également. Passé <strong>Ashley Riches</strong> qui campe un tumultueux Panthée mais mâchonne ses mots et force sa projection, on ne sait qui louer en premier. L’Anna aux graves surprenants glissés dans le fourreau d’une diction ensorcelante de<strong> Beth Taylor</strong>&nbsp;? L’Hector racé et puissant d<strong>’Alex Rosen</strong>&nbsp;? L’Ascagne juvénile, bondissant et drôle («&nbsp;Je suis son fils&nbsp;» attendrissant) d’<strong>Adèle Charvet</strong>&nbsp;? Ou l’extraordinaire <strong>Laurence Kilsby</strong>, aussi à l’aise dans l’élégie solaire d’«&nbsp;O blonde Cérès&nbsp;» que dans la nostalgie mélancolique de «&nbsp;Vallon Sonore&nbsp;»&nbsp;: timbre clair, mots délectables, émission pure, ligne nette, un idéal de style français. En Narbal, <strong>William Thomas</strong> fait vibrer une voix caverneuse à la diction d’abord molle et incompréhensible, puis bien plus travaillée dans un superbe « De quel revers menaces-tu Carthage ? ».</p>
<p>Pour notre plus grande joie, c’est aussi une version quasi-complète à laquelle nous assistons. A part la scène de Sinon, et le (faible selon nous) final étendu « Fuit Troja ! », le chef-d’œuvre de Berlioz brille dans son intégrité.</p>
<p><em>Article modifié le 26 août à 12h36 par le conseil de rédaction.</em></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/berlioz-les-troyens-la-cote-saint-andre/">BERLIOZ, Les Troyens &#8211; La Côte-Saint-André</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>John Eliot Gardiner ne dirigera pas la seconde partie des Troyens au Festival Berlioz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/john-eliot-gardiner-ne-dirigera-pas-la-seconde-partie-des-troyens-au-festival-berlioz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 12:34:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hier soir, au Festival Berlioz de la Côte-Saint-André, John Eliot Gardiner a dirigé, sous une chaleur écrasante et avec grand succès, La Prise de Troie, première partie des Troyens de Berlioz. Le Festival vient d’annoncer que le chef anglais, souffrant, ne dirigera pas la deuxième partie de l’opéra, Les Troyens à Carthage, donnée aujourd’hui mercredi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Hier soir, au Festival Berlioz de la Côte-Saint-André, </span><b>John Eliot Gardiner</b><span style="font-weight: 400;"> a dirigé, sous une chaleur écrasante et avec grand succès, </span><i><span style="font-weight: 400;">La Prise de Troie, </span></i><span style="font-weight: 400;">première partie des </span><i><span style="font-weight: 400;">Troyens</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Berlioz.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Festival vient d’annoncer que le chef anglais, souffrant, ne dirigera pas la deuxième partie de l’opéra, </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Troyens à Carthage, </span></i><span style="font-weight: 400;">donnée aujourd’hui mercredi 23 août.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon le site </span><a href="https://slippedisc.com/2023/08/exclusive-sir-john-eliot-gardiner-quits-trojans-after-singer-incident/"><span style="font-weight: 400;">Slipped Disc</span></a><span style="font-weight: 400;">, un incident se serait déroulé lors de la représentation. Probablement victime de la chaleur et d’un apparent changement de traitement médical, Gardiner aurait été agacé que la basse anglaise </span><b>William Thomas</b><span style="font-weight: 400;">, 29 ans, quitte la tribune du mauvais côté. En coulisses, le chef l’aurait alors réprimandé, puis giflé.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La seconde partie des </span><i><span style="font-weight: 400;">Troyens</span></i><span style="font-weight: 400;"> se tiendra tout de même ce soir, sous la direction de </span><b>Dinis Sousa</b><span style="font-weight: 400;">, assistant de Gardiner. Le chanteur William Thomas y tiendra le rôle de Narbal aux côtés de Michael Spyres (Énée), Paula Murrihy (Didon), Beth Taylor (Anna) ou encore Lawrence Kilsby (Iopas, Hylas).</span></p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/William-Thomas-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-139888"/><figcaption class="wp-element-caption">William Thomas</figcaption></figure>
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		<title>Notre disque du mois : Sir John&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/notre-disque-du-mois-sir-john/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Mar 2023 09:38:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connaît l&#8217;amour que Sir John Eliot Gardiner nourrit pour Falstaff, l&#8217;ultime chef-d&#8217;œuvre de Verdi. Le coffret (au choix : 2 CD ou DVD Blueray) tout juste paru chez Dynamic nous en donne une nouvelle preuve. Une direction et un cast (Nicola Alaimo, Simone Piazzola, Ailyn Pérez, Sara Mingardo...) « élégantissimes » pour une version parmi les plus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On connaît l&rsquo;amour que Sir John Eliot Gardiner nourrit pour <em>Falstaff, </em>l&rsquo;ultime chef-d&rsquo;œuvre de Verdi. Le coffret (au choix : 2 CD ou DVD Blueray) tout juste paru chez <a href="https://www.forumopera.com/cd/falstaff-un-grand-sir-john-eliot-pour-un-grand-sir-john">Dynamic</a> nous en donne une nouvelle preuve. Une direction et un cast (<a href="https://www.forumopera.com/cd/falstaff-un-grand-sir-john-eliot-pour-un-grand-sir-john">Nicola Alaimo, Simone Piazzola, Ailyn Pérez, Sara Mingardo.</a>..) « <a href="https://www.forumopera.com/cd/falstaff-un-grand-sir-john-eliot-pour-un-grand-sir-john">élégantissimes</a> » pour une version parmi les plus belles et les plus justes de la discographie. Notre disque du mois. </p>
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		<title>Falstaff</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/falstaff-un-grand-sir-john-eliot-pour-un-grand-sir-john/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Gardiner et Falstaff, c&#8217;est toute une histoire. Que le chef britannique se trouve tellement à son aise dans ce chef-d&#8217;œuvre tardif de Verdi, comme l&#8217;attestait déjà un premier enregistrement chez Philips avec son Orchestre Révolutionnaire et Romantique (et avec un Jean-Philippe Lafont dominant un très bon cast), est-il dû à l&#8217;ombre de Shakespeare ? Aux &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Gardiner et Falstaff, c&rsquo;est toute une histoire. Que le chef britannique se trouve tellement à son aise dans ce chef-d&rsquo;œuvre tardif de Verdi, comme l&rsquo;attestait déjà un premier enregistrement chez Philips avec son Orchestre Révolutionnaire et Romantique (et avec un Jean-Philippe Lafont dominant un très bon cast), est-il dû à l&rsquo;ombre de Shakespeare ? Aux brumes de la Tamise ? Plus certainement, <strong>Gardiner</strong> est sensible à cette texture orchestrale d&rsquo;une finesse dentelière et dont l&rsquo;éloquence récitative lui rappelle peut-être les mânes de Monteverdi, à moins que la joie infusée partout ne lui fasse songer à l&rsquo;esprit qu&rsquo;il aima tant chez Offenbach ou Lehar. Toujours est-il que l&rsquo;ensemble de cette intégrale captée en public à Florence en novembre 2021 s&rsquo;impose par l&rsquo;invraisemblable démonstration de rythme, d&rsquo;alacrité, de virtuosité. Ou d&rsquo;autres parfois confondent vitesse et précipitation, énergie et ébriété (reproche que l&rsquo;on peut quand même faire un peu à Bernstein, reverenza gardée), Gardiner joue admirablement sur le dosage des tempi, installant au fil du temps une respiration profonde, vitale, modelant le propos avec une rare pertinence. Il n&rsquo;attend pas la fugue finale pour faire valoir la subtilité des timbres et la fine alchimie des enchaînements. Le <em>live</em> rend cette maîtrise peut-être plus impressionnante encore : la fosse ici palpite, bondit, joue et danse comme rarement.</p>
<p>La distribution se met au diapason de cette conception élégantissime. <strong>Francesca Boncompagni </strong>est la plus délicieuse des Nanetta face à un <strong>Matthew</strong> <strong>Swenson</strong> certes légèrement engorgé, mais charmant. <strong>Aylin Perez</strong> a d&rsquo;Alice Ford la grâce naturelle cependant que Meg Page (<strong>Caterina Piva</strong>) est plus plébéienne. Une Quickly tout à son affaire dans un rôle devenu usuel (<strong>Sara Mingardo</strong>), des comparses amusants, un Ford sonore (<strong>Simone Piazzola</strong>) obéissent au doigt et à l&rsquo;œil au maître de ballet.</p>
<p>Mais le chanteur le plus en symbiose avec le chef est aussi celui dont l&rsquo;interprétation est aussi la plus libre et la plus personnelle, comme s&rsquo;il trouvait dans l&rsquo;admirable mécanique organisée par Gardiner de quoi exprimer tout ce qu&rsquo;il sait et comprend du rôle de Falstaff. Or, il faut bien le dire, de ce rôle, <strong>Nicola</strong> <strong>Alaimo</strong> sait et comprend tout. Il n&rsquo;est pas une nuance qu&rsquo;il ne fasse valoir, pas un trait musical dont il ne sache faire quelque chose qui arrête l&rsquo;oreille, pas une phrase qu&rsquo;il n&rsquo;investisse de sens. Ce n&rsquo;est point là assemblage de détails, mais bien construction d&rsquo;un personnage de chair et d&rsquo;os, de souffle et de voix – incomparable. Jamais, du reste, le baryton (ni le chef) ne le fige dans un schéma unique. Tout ici est changeant, virevoltant, toujours neuf. Bref, éblouissant. </p>
<p> </p>
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		<title>Festival de Salzbourg 2023 : les metteurs en scène (&#8230;et les francophones) à l&#8217;honneur</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-de-salzbourg-2023-les-metteurs-en-scene-et-les-francophones-a-lhonneur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Dec 2022 13:11:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;édition 2023 du Festival de Salzbourg offrira une programmation mêlant raretés et classiques du répertoire. Côté lyrique, Le Nozze di Figaro seront dirigées par Raphaël Pichon dans une production de Martin Kušej. Macbeth sera dirigé par Franz Welser-Möst et la mise en scène assurée par Krzysztof Warlikowski.  Du côté des voix, on notera la présence d&#8217;artistes francophones tels &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;édition 2023 du Festival de Salzbourg offrira une programmation mêlant raretés et classiques du répertoire. Côté lyrique, <em>Le Nozze di Figaro </em>seront dirigées par <strong>Raphaël Pichon</strong> dans une production de <strong>Martin Kušej</strong>. <em>Macbeth</em> sera dirigé par<strong> </strong><strong>Franz Welser-Möst </strong>et la mise en scène assurée par <strong>Krzysztof Warlikowski</strong>.  Du côté des voix, on notera la présence d&rsquo;artistes francophones tels que <strong>Lea Desandre</strong> (Cherubino) et <strong>Sabine Devieilhe </strong>(Susanna). <strong>Asmik Grigoriam </strong>sera Lady Macbeth et<strong> Jonathan Tetelman</strong>, Macduff, face au Macbeth de <strong>Vladislav Sulimsky </strong>à la carrière jusqu&rsquo;ici discrète. <em>The Indian Queen </em>sera donnée en concert, avec <strong>Teodor Currentzis </strong>sur le podium. Concert également pour <em>Les Troyens </em>dirigés par <strong>John Eliot Gardiner </strong>avec <strong>Michael Spyres</strong> en Enée et concert toujours pour<em> I Capuleti e i Montecchi </em>avec <strong>Elsa Dreisig</strong>, <strong>Aigul Akhletshina</strong> et <strong>Pene Pati </strong>sous la baguette de <strong>Marco Armiliato</strong>. <strong>Cecilia Bartoli </strong>reprendra la production d&rsquo;<em>Orfeo</em> <em>ed Euridice</em> aux côtés de <strong>Mélissa Petit</strong>, spectacle créé pour le Festival de Pentecôte qu&rsquo;elle dirige. <strong>Christoph Marthaler</strong> proposera un nouveau <em>Falstaff </em>et la rare <em>Greek passion </em>de <strong>Bohuslav Martinů </strong>sera dirigée par <strong>Maxime Pascal </strong>dans une production de <strong>Simon Stone</strong>. <a href="https://www.salzburgerfestspiele.at/en/tickets/calendar?season=140" rel="nofollow">Programme complet ici</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les voix de la saison 2022 des Proms</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-voix-de-la-saison-2022-des-proms/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Apr 2022 03:43:54 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/les-voix-de-la-saison-2022-des-proms/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La nouvelle saison des Proms, les célèbres concerts-promenades londoniens, s’étendra du 15 juillet au 9 septembre 2022. Parmi les soirées mettant plus particulièrement en valeur la voix, on pourra citer les concerts suivants, sans chercher toutefois l’exhaustivité dans cette riche programmation. Le 15 juillet, le Requiem de Verdi affichera le jeune ténor Freddie De Tommaso &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/les-voix-de-la-saison-2022-des-proms/"> <span class="screen-reader-text">Les voix de la saison 2022 des Proms</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La <a href="https://www.bbc.co.uk/proms">nouvelle saison</a> des Proms, les célèbres concerts-promenades londoniens, s’étendra du 15 juillet au 9 septembre 2022. Parmi les soirées mettant plus particulièrement en valeur la voix, on pourra citer les concerts suivants, sans chercher toutefois l’exhaustivité dans cette riche programmation. Le 15 juillet, le <em>Requiem </em>de Verdi affichera le jeune ténor Freddie De Tommaso <a href="/actu/freddie-de-tommaso-deja-dans-la-cour-des-grands">qui avait récemment interviewé par notre confrère Sylvain Fort</a>. Alice Coote et James Newby chanteront <em>Dido and Aenas </em>le 19. L’opéra d’Ethel Smyth, <em>The Wreckers</em>, qui sera <a href="/breve/glyndebourne-feministe">recréé au Festival de Glyndebourne cet saison</a>, sera repris dans la foulée en concert le 24. Le <em>Deutsche Requiem </em>de Brahms sera donné le 28. Le concert du 30 juillet comprendra (entre autres) <em>Il Tabarro</em>, avec George Gagnidze sous la direction de Mark Elder. Le 31, Liudmyla Monastyrska participera à un concert avec l’Ukrainian Freedom Orchestra où elle chantera « Abscheulicher! », extrait de <em>Fidelio</em>. Le soprano Louise Alder interprétera les <em>Quatre derniers Lieder</em> de Richard Strauss et <em>Blumine </em>de Gustav Mahler sous la direction de Daniele Rustioni le 9 août. La Symphonie N<sup>o </sup>4 de Robert Schumann sera également au programme. A la tête du Chœur Monteverdi et de l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique, John Eliot Gardiner dirigera la <em>Missa solemnis </em>le 7 septembre. Lise Davidsen participera à la Dernière nuit des Proms le 9 septembre, mais là, c’est surtout le public qui chante ! </p>
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