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	<title>Pierre JOURDAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Pierre JOURDAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>La preuve par 10 : 10 extraits pour (re)découvrir Auber</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 May 2021 05:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Compositeur prolifique et populaire,  Daniel François Esprit Auber connait toujours une injuste traversée du désert. Pour commémorer le 150e anniversaire de sa disparition, nous vous proposons ces 10 extraits difficilement glanés sur la toile, pas toujours d&#8217;une grande qualité technique, mais dont nous espérons qu&#8217;ils vous aideront à mieux apprécier ce répertoire trop dédaigné. 1. Le 25 août 1830, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Compositeur prolifique et populaire,  Daniel François Esprit Auber connait toujours une injuste traversée du désert. Pour commémorer le 150<sup>e</sup> anniversaire de sa disparition, nous vous proposons ces 10 extraits difficilement glanés sur la toile, pas toujours d&rsquo;une grande qualité technique, mais dont nous espérons qu&rsquo;ils vous aideront à mieux apprécier ce répertoire trop dédaigné.</p>
<hr style="font-size: 14.000000953674316px;" />
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
	1. Le 25 août 1830, le Théâtre de la Monnaie affiche <em>La Muette de Portici</em>. C&rsquo;est la première représentation depuis que l&rsquo;ouvrage a été interdit par crainte de la réaction du public. A l&rsquo;acte II, le public a fait bisser le duo « Plutôt mourir que rester misérable », reprenant en coeur le refrain « Amour sacré de la patrie ». Quand le ténor français Jean-François Lafeuillade lance « Aux armes ! » à l&rsquo;acte III, le public est galvanisé et crie « Vive la liberté » « A bas le roi », « Mort aux Hollandais ». À la fin de la représentation, certains spectateurs continuent de crier « Vive la liberté ! ». À la sortie du spectacle, la foule gonfle : la révolution est lancée. On a souvent lu que la force de révolutionnaire de l&rsquo;ouvrage avait dépassé les intentions réelles de ses auteurs. C&rsquo;est oublier les sujets de prédilection habituels de Scribe et le besoin de contourner la censure, et surtout la force de la musique qui sublima le livret. Preuve de cette puissance, l&rsquo;ouvrage initialement prévu pour une reprise à la Monnaie en 2015 <a href="/spectacle/pourquoi-tant-de-huees">en coproduction avec l&rsquo;Opéra-comique</a> vit sa résurrection bruxelloise annulée par craintes de nouvelles réactions politiques. Ecoutons ici <strong>Alfredo Kraus </strong>et <strong>Jean-Philippe Lafont</strong>.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/W1FiMPAPo8c" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">L&rsquo;ouvrage récèle aussi de magnifiques moments de poésie, comme le superbe air du sommeil interprété par <strong>Nicolaï Gedda</strong>.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/rC5Y72eelhQ" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">2. Les vrais chefs d&rsquo;oeuvre se reconnaissent à ce qu&rsquo;ils résistent à tous les traitements, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de ceux des Warlinakov comme ceux des Tcherniakowki. Au contraire, ainsi revisité, un ouvrage peut même gagner en popularité.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/vYNMo8b_Ybg" title="YouTube video player" width="1096"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">3. La musique d&rsquo;Auber est souvent comparable à celle de Rossini en termes de virtuosité. Cet extrait de <em>Fra Diavolo</em>, interprété par <strong>Philippe Do</strong>, en témoigne.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/AY27T1vHCsU" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">Autre exemple praticulièrement remarquable avec <em>Le Lac des Féées</em> auquel l&rsquo;incomparable <strong>Michael Spyres </strong>sait pleinement rendre justice.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/X9-9so5iXJw" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">4. <em>Manon Lescaut </em>est l&rsquo;un des derniers ouvrages du compositeur et le premier inspiré du récit de l&rsquo;abbé Prévost. La postérité a surtout retenu le célèbre « Eclat de rire » où l&rsquo;héroïne se moque de son soupirant,  le marquis d&rsquo;Hérigny, qui remplace ici les nombreux amants de Manon, interprétée aussi par la <em>Stupenda</em>,<strong> Joan Sutherland</strong>.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/xYCd0z_ZiTs" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">5. Mais <em>Manon Lescaut</em> est surtout un opéra tragique et le compositeur de 74  ans sait y renouveler son style comme on peut le voir au dernier acte (accès directe ici : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=o7HQrNrk4NE&amp;t=8016s">https://www.youtube.com/watch?v=o7HQrNrk4NE&amp;t=8016s</a>). <strong>Elisabeth Vidal </strong>interpréta superbement le rôle-titre à Compiègne et à Favart.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/o7HQrNrk4NE" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">6. Auber est aussi l&rsquo;auteur d&rsquo;un <em>Gustave III ou le bal masqué </em>qui sera inspirera à Verdi un chef d&rsquo;oeuvre, <em>Un ballo in maschera.</em> Le livret de l&rsquo;opéra italien est intégralement pompé sur celui de Scribe. Si l&rsquo;opéra de Verdi est passé sans problème à la postérité après une période d&rsquo;oubli dans certains pays, celui d&rsquo;Auber ne doit qu&rsquo;au Théâtre Impérial de Compiègne sa brève résurrection, avec un exceptionnel <strong>Laurence Dale</strong> dans le rôle-titre et sous l&rsquo;excellente baguette de  Michel Swierczewski. Au petit jeu des comparaisons, la grande scène de Gustave, qui précède son assassinat, a notre préférence dans sa version originelle, en particulier sa cabalette pleine de nostalgie (accès direct ici : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=IA8oFgSCEpw&amp;t=8380s">https://www.youtube.com/watch?v=IA8oFgSCEpw&amp;t=8380s</a>). Appréciez la délicatesse du tempo di mezzo : alors que Gustave chante « »De ce bal qui commence / La joyeuse cadence », la tonalité choisie pour la musique de scène que nous entendons en arrière-plan exprime au contraire la tristesse du roi sous la fausse gaité de ses paroles.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/IA8oFgSCEpw" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;"> </p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">La dernière partie du final de l&rsquo;acte II est quant à lui particulièrement excitant. Il correspond, dans <em>Un ballo in maschera</em>, à la partie qui suit l&rsquo;extraordinaire ensemble <em style="font-size: 14.000000953674316px;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=qj4J0gpNLzA">E sherzo od è follia siffatta profezia</a></em> et qui, étonnament, est de facture plus conventionnelle chez Verdi : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=IA8oFgSCEpw&amp;t=4831s">https://www.youtube.com/watch?v=IA8oFgSCEpw&amp;t=4831s</a>.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">7. Comme Donizetti, Auber a su adapter ses ouvrages aux goûts d&rsquo;autres publics. Dans la version italienne de<em> Fra Diavolo</em>, il ajoute des récitatifs en remplacement des dialogues parlés, ainsi qu&rsquo;une cabalette à l&rsquo;air de Zerline (Compiègne et Favart la redonneront en adaptation française pour leurs productions respectives de 2006 et 2009), ici interprétée par<strong> Luciana Serra</strong>.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/E-vkusQY_Iw" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">8. Parmi les défenseurs d&rsquo;Auber, il faut impérativement mentionner le disque de <strong>Paul Paray </strong>édité dans la collection Mercury Living Presence qui fut longtemps un must des enregistrement en 33 tours.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/01sYaqRbOhU" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">9. En 2018, à Liège puis à Paris, salle Favart, <a href="/le-domino-noir-liege-0-de-matiere-grasse-100-de-plaisir"><em>Le Domino Noir</em> fit un triomphe</a>. Rendons hommage à <strong>Pierre Jourdan</strong> qui fut le premier à le remonter à, Compiègne.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/vPxVgvCt6JY" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">10. Saluons enfin la compagnie des <strong>Frivolités Parisiennes </strong>à qui l&rsquo;ont doit deux résurrections scéniques récentes : <em>La Sirène </em>(<a href="/cd/la-sirene-fretillante-sirene">en quasi intégrale chez Naxos</a>) et <em>L&rsquo;Ambassadrice</em>. Que ces efforts soient le signe d&rsquo;une prochaine sortie du purgatoire !</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/tp__IlhVELU" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;"> </p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;"> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Voix humaine / Une Éducation manquée</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-voix-humaine-une-education-manquee-double-incongru/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Dec 2018 11:10:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce DVD nous propose un bien curieux attelage : rien de commun en effet entre la tragédie moderne de Poulenc et la fantaisie de Chabrier, si ce n’est que les deux ouvrages étaient montés au Théâtre Impérial de Compiègne, respectivement pour le centenaire de la naissance du premier, et pour celui de la mort du second. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce DVD nous propose un bien curieux attelage : rien de commun en effet entre la tragédie moderne de Poulenc et la fantaisie de Chabrier, si ce n’est que les deux ouvrages étaient montés au Théâtre Impérial de Compiègne, respectivement pour le centenaire de la naissance du premier, et pour celui de la mort du second. A la scène, Compiègne proposait d’ailleurs un autre couplage, avec <em>La Colombe</em> de Gounod. L’avantage du DVD, c’est toutefois que l’on n’est pas obligé de les écouter à la suite !</p>
<p>La composition d’<strong>Anne-Sophie Schmidt</strong> dans <em>La Voix humaine</em>, est tout bonnement remarquable. Le timbre manque un peu de séduction, de couleurs, mais la diction est exemplaire, la musicalité impeccable. L’attention et le soin apportés à ce chanté-parlé, l’accentuation d’une parfaite justesse, le naturel enfin, sont difficiles à atteindre par des chanteurs non francophones. Une interprétation méconnue qui gagnerait à être largement diffusée pour faire comprendre ce qu’idiomatique veut dire. Mal capté, l’orchestre nous laisse un peu sur notre faim, malgré une bonne direction de <strong>Jean-Pierre Tingaud</strong>. La mise en scène de <strong>Pierre Jourdan </strong>est simple et émouvante, très bien filmée par celui-ci.</p>
<p><em>Une Éducation manquée </em>de Chabrier est proposée dans une version arrangée par Darius Milhaud. On doit à celui-ci des récitatifs en remplacement des textes parlés (musicalement un peu en rupture par rapport au style bonhomme de Chabrier) ainsi qu’un air supplémentaire pour Hélène (plus adéquat), inspiré d’une mélodie inédite de Chabrier. Le Théâtre Français de la Musique de Pierre Jourdan a toujours affiché des ambitions musicologiques, bénéficiant de plus de l’incomparable expérience d’<strong>Irène Aïtoff</strong>, véritable mémoire du chant français. On regrettera toutefois que le rôle de Gontran, originellement dévolu à un soprano, soit ici confié à un ténor. On y gagne en crédibilité, mais ce n’est pas ce que l’on doit chercher ici. On y perd cette espèce d’évanescence de deux voix féminines se répondant l’une à l’autre et Gontran n’est plus cette espèce de variation sur le personnage de Chérubin. La mise en scène de <strong>Pierre Jourdan</strong> essaie d’accentuer le côté comique de l’ouvrage, avec une amusante simulation de film muet en ouverture, mais la page la plus drôle, le duo entre Gontran et Pausanias, tombe un peu à plat. Ces réserves posées, <strong>Franck Cassard </strong>est un Gontran bien chantant et amusant. <strong>Mary Saint-Palais </strong>est une Hélène délicieuse, au timbre un peu suranné et d’une remarquable musicalité. En Pausanias, <strong>Philippe Fourcade</strong> est efficace mais le chant manque un peu de rondeur. Malheureusement, la prise de son dessert cette sympathique équipe. Dans ce type d’ouvrage, il faut allier un débit rapide mais toujours compréhensible et un accompagnement orchestral vif, discret mais présent. Or nous entendons plutôt ici une bouillie sonore qui n’est certainement pas le fait de l’excellent <strong>Michel Swierczewski </strong>(nous étions dans la salle). Il faut espérer que les archives du théâtre ont conservé une meilleure prise de son dans leurs caves.</p>
<p>Un DVD bonus propose de retracer l&rsquo;histoire du théâtre au travers de quelques interviews, ainsi que de nombreux extraits de vingt spectacles proposés sous la direction de Pierre Jourdan.</p>
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		<title>Le Songe d&#039;une nuit d&#039;été</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-songe-dune-nuit-dete-javais-ecrit-sur-le-sable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2018 05:46:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Il y a deux espèces de musique, la bonne et la mauvaise. Et puis il y a la musique d’Ambroise Thomas », a dit un jour Emmanuel Chabrier. Le bon mot a été répété à l&#8217;envi, et fait aujourd&#8217;hui figure de jugement définitif. Venant d&#8217;un wagnérophile au tempérament provocateur, il est pourtant à prendre avec des &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Il y a deux espèces de musique, la bonne et la mauvaise. Et puis il y a la musique d’Ambroise Thomas », a dit un jour Emmanuel Chabrier. Le bon mot a été répété à l&rsquo;envi, et fait aujourd&rsquo;hui figure de jugement définitif. Venant d&rsquo;un wagnérophile au tempérament provocateur, il est pourtant à prendre avec des pincettes et n&rsquo;est pas sans injustice. Le lyricomane curieux cherchera sans doute à découvrir le compositeur au travers de son titre le plus connu et le plus joué, <em>Mignon. </em>Malheureusement, ce n&rsquo;est pas nécessairement l&rsquo;ouvrage le plus accessible au public actuel, qui le juge souvent un peu mièvre. Mais Thomas est aussi l&rsquo;auteur d&rsquo;un <em><a href="/video/un-jour-une-creation-9-mars-1868-hamlet-dambroise-thomas-agite-depuis-150-ans">Hamlet</a></em>, défendu au disque par Sherril Milnes et Joan Sutherland d&rsquo;une part, Thomas Hampson et June Anderson d&rsquo;autre part, <a href="/spectacle/chapeau-bas-a-stephane-degout">et qui fit les beaux soirs du Théâtre de la Monnaie il y a quelques années</a>. Voilà qui n&rsquo;est pas mal pour une musique vouée aux gémonies. Cet opéra semble d&rsquo;ailleurs <a href="https://www.forumopera.com/liste-spectacles/compositeur/thomas-ambroise-4371">retrouver le chemin des scènes</a> et les spectateurs parisiens auront à leur tour la chance de le redécouvrir salle Favart en décembre, avec les excellents Stéphane Degout et Sabine Devieilhe. Les spectateurs messins ont quant à eux eu la chance d&rsquo;entendre la rare <em>Françoise de Rimini,</em> dernier opéra du compositeur, également dans une veine dramatique.</p>
<p>Avec<em> </em><em>Le Songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été</em>, Thomas renouvelle son style, faisant mentir ceux qui l&rsquo;accusaient de n&rsquo;être qu&rsquo;un faiseur routinier. Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;une comédie plaisante au livret étonnant. Le premier acte se passe dans une taverne où la reine Elizabeth a trouvé refuge avec sa suivante Olivia, après s&rsquo;être égarée. William Shakespeare en personne y est en train de faire la fête avec ses camarades. Elizabeth ne dévoile pas son identité et tente de convaincre le poète, qui n&rsquo;en a que faire, d&rsquo;être plus raisonnable. Quand celui-ci est ivre-mort,  elle ordonne à Sir John Falstaff, gouverneur de Richmond Palace, de transporter le dramaturge dans le parc voisin. Shakespeare se réveille dans une certaine confusion. La reine a pris l&rsquo;apparence d&rsquo;une muse et les sens du jeune homme s&rsquo;échauffent vite : pour sauver l&rsquo;honneur d&rsquo;Elizabeth, sa suivante va jusqu&rsquo;à se substituer à elle. Cela n&rsquo;est pas du goût de Latimer, le soupirant d&rsquo;Olivia, qui se croit trahi. Il provoque Shakespeare en duel. Latimer s&rsquo;effondre et, croyant l&rsquo;avoir tué, Shakespeare le jette dans la Tamise. La plus grande confusion règne d&rsquo;autant qu&rsquo;Olivia a accidentellement dévoilé l&rsquo;identité de la reine. De retour à Whitehall Palace, Elizabeth donne l&rsquo;ordre à Falstaff et à tous les acteurs de l&rsquo;imbroglio nocturne d&rsquo;oublier les événements. Ramené devant la reine, Shakespeare redevient ardent, convaincu de son amour. Celle-ci le repousse en lui expliquant que toute l&rsquo;aventure ne fut que le songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été. « Le songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été&#8230; », répète le dramaturge qui s&rsquo;imagine déjà attelé à un nouvel ouvrage&#8230;. L&rsquo;apothéose finale associe pour l&rsquo;éternité le poète national et la Reine d&rsquo;Angleterre. La musique de Thomas ne se départit pas d&rsquo;un certain académisme, mais elle est constamment enjouée, un brin savante pour ce genre si léger. L&rsquo;orchestration est soignée à défaut d&rsquo;être novatrice (on devra me croire sur parole car le son de cette captation n&rsquo;est pas à la hauteur du spectacle en salle). Ici, pas de mélodies faciles : l&rsquo;ouvrage se laisse plus facilement apprivoiser par une seconde écoute, même si la première séduit par son caractère de gaité française typique de cette époque. Le temps passe vite malgré quelques trois heures et quart de musique !</p>
<p>La distribution est une des meilleures réunies par le Théâtre Français de la Musique de Pierre Jourdan. <strong>Ghyslaine Raphanel</strong> est superbe, offrant sans effort apparent les coloratures de la reine Elizabeth. L&rsquo;Olivia de <strong>Cécile Besnard</strong> offre un timbre rond avec de beaux pianisssimi. Dramatiquement juste, <strong>Alain Gabriel</strong> trouve ici l&rsquo;un de ses meilleurs emplois. <strong>Jean-Philippe Courtis</strong> offre un Falstaff bonhomme, tout en rondeur, mais son n&rsquo;entendra pas cette fois <a href="https://youtu.be/gb2aoKtu9OI?t=39">les incroyables trilles de son grand air</a>. <strong>Franco</strong> <strong>Ferrazzi</strong> offre une belle voix de ténor léger et sa légère gaucherie scénique convient parfaitement au personnage. La basse <strong>Gilles Dubernet</strong>, à qui l&rsquo;on doit également de magnifiques décors très traditionnels (qui rappellent le <em>Falstaff</em> de Franco Zeffirelli) est impeccable vocalement et scéniquement. <strong>Michel Swierczewski</strong> dirige avec ardeur, métier et amour cette partition surprenante.</p>
<p>La production de <strong>Pierre Jourdan</strong> est on ne peut plus traditionnelle. Aux décors de Gilles Dubernet déjà cités, s&rsquo;ajoutent les somptueux costumes de la Royal Skakespeare Company. Tout ici flatte l&rsquo;oeil et les adeptes des relectures modernes grinceront des dents à juste titre (on est très loin de la production un brin déjantée de <em><a href="/dvd/noe-jouissif">Noé</a></em>, mais aussi de celle de <em><a href="/dvd/henry-viii-a-laube-de-la-renaissance-de-lopera-francais">Henry VIII</a></em>, classique mais très sobre). Le travail de Jourdan est ici essentiellement sur le jeu des acteurs, la fluidité des mouvements. Seule surprise, le clin d&rsquo;oeil final (dont nous ne dirons pas plus) qui déclenche les applaudissements jusqu&rsquo;à la conclusion de la musique. Enfin, la captation vidéo est bonne pour l&rsquo;époque. Ce <em>Songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été</em> restera comme l&rsquo;une des plus belles réussites du Théâtre Français de la Musique pendant cette période passionnante du Théâtre Impérial de Compiègne, éphémère comme les rêves. </p>
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		<title>Henry VIII</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/henry-viii-a-laube-de-la-renaissance-de-lopera-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Oct 2018 19:12:10 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Voulu par Napoléon III mais inachevé du fait de la défaite de 1870, le Théâtre Impérial de Compiègne, œuvre de Gabriel-Auguste Ancelet, dut attendre la fin des années 1980 pour être terminé par Renaud Bardon (connu comme co-responsable de la reconversion de la gare d’Orsay en musée). On devra cette résurrection à <strong>Pierre Jourdan</strong> qui, à partir de 1987 et au travers de l’association « Pour le Théâtre impérial de Compiègne » mène la campagne pour la restauration.  À la suite, il crée une autre association, « le Théâtre Français de la Musique », qui sera responsable de la programmation des spectacles. La salle est inaugurée le 21 septembre 1991 avec une rareté bien oubliée, le <em>Henry VIII</em> de Camille Saint-Saëns. Le pari est audacieux, car l’ouvrage est un peu aride, long (même si le ballet est coupé), moins séduisant à l’oreille que le classique <em>Samson et Dalila</em>. Saint-Saëns y fait un usage habile et discret des leitmotive, utilise quelques effets archaïsants pour donner une couleur « Renaissance » et renouvelle globalement le modèle en vogue du grand opéra. L’ouvrage est également politique : la loi sur le divorce sera en effet votée l’année suivant la création, en 1884 (et Saint-Saëns en profitera). A Compiègne, le spectacle est accueilli par un triomphe, auquel n’est tout de même pas indifférent la surprise de découvrir un superbe et vaste théâtre (la scène est aussi large que celle du Châtelet) et l’une des plus belles acoustiques qui soit. Et puis, il y avait un sacré cocktail !</p>
<p>Le rôle-titre est dévolu à <strong>Philippe Rouillon</strong> qui en a la prestance et l’autorité naturelle. La voix n’éprouve aucune difficulté à servir cette partition, l’émission est homogène, et la diction impeccable. L’air « Qui donc commande ? » au répertoire de quelques barytons curieux, a rarement été aussi bien servi. À ses côtés, <strong>Michelle Command</strong> est une Catherine d&rsquo;Aragon tout aussi remarquable vocalement (et encore plus impressionnante <em>in vivo</em>) qui transforme en morceau de bravoure la grande scène du Concile (« Rendez-moi l&rsquo;époux que j&rsquo;aime »). Malheureusement, et comme le reste de la distribution, la diction est peu claire. L’Anne de Boleyn de <strong>Lucile Vignon</strong> ne joue pas dans la même catégorie : les moyens sont insuffisants pour apporter le supplément d’âme et d&rsquo;énergie, attendu par exemple dans ses duos avec Catherine. Ce n’est pas le cas du Don Gomez de Feria d’<strong>Alain Gabriel</strong>, d’une prestance plus convaincante, mais malheureusement très fâché avec la justesse. Les seconds rôles sont globalement bien tenus.</p>
<p>Les <strong>Chœurs du Théâtre des Arts de Rouen</strong> sont vaillants à souhait. Sous la baguette professionnelle, à la fois énergique et attentive d’<strong>Alain Guingal</strong>, l’<strong>Orchestre Lyrique Français</strong>, créé semble-t-il pour l’occasion, est d’un bon niveau. La production de Pierre Jourdan est classique dans la forme, les scènes de foules étant un peu négligées. Pour mémoire, <a href="https://www.forumopera.com/v1/concerts/henry.htm">la production sera reprise à Barcelone pour Montserrat Caballé</a>. La captation vidéo accuse son âge, avec notamment un son de qualité moyenne.</p>
<p>Avec cet <em>Henry VIII</em>, Pierre Jourdan inaugurait une quinzaine d’années de programmation passionnante, à la découverte d’ouvrages lyriques français parfois rarissimes. Cette aventure devait s’achever brutalement lorsqu’en mai 2007, le Conseil général de l&rsquo;Oise, représenté par son responsable de la culture, arbitre de foot amateur, réduisit brutalement sa subvention (il se disait à l’époque qu’il s’agissait d’une punition envers la ville de Compiègne qui avait « mal voté »). Contraint d’annuler sa saison, Pierre Jourdan succomba rapidement à la maladie contre laquelle il luttait. Aujourd&rsquo;hui, seul l&rsquo;Opéra-comique a repris le flambeau de cette programmation ambitieuse.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/henry-viii-a-laube-de-la-renaissance-de-lopera-francais/">Henry VIII</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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